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Arrivée

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Le mont Fuji

Le mont Fuji

Le 22 Janvier 2019, après une arrivée plus que périlleuse à l’aéroport de Narita sans mes bagages, restés à la liaison à Moscou, je pouvais découvrir les premiers tableaux de vie qui deviendraient les images de mon quo dien pour plusieurs mois. Pas de chahut à la sor e des bagages, lors du passage de la douane et même une fi le d’a ente sur le quai du métro. Des policiers armés de longs bâtons perme ant à mon esprit de jeune occidental fraîchement débarqué dans l’archipel d’imaginer des scènes d’arresta ons dignent des grands fi lms de samouraïs. Cinq minutes de trains plus tard, les premiers rayons du soleil venaient frapper les vitres du train ainsi que la campagne Tokyoïte. Dépaysement garan , je pouvais commencer mes analyses d’étudiant en architecture et comprendre à quel point toute la concep on de l’espace était diff érente ici. Naturellement le paysage était formé d’une plaine extrêmement plane, ponctuée de collines semblant être apparues soudainement. Alors que sur la plaine les enchevêtrements d’infrastructures traduisaient une ac vité humaine très intense, les collines apparaissaient comme des îlots de nature restés intacts ou abritant des sanctuaires historiques. En observant la plaine qui défi lait sous mes yeux, je pouvais déjà constater un phénomène qui se confi rmerait tout au long de mon séjour au Japon : Les réseaux ne semblent pas faire l’objet de tenta ves d’enfouissement. Au contraire des paysages Européens où nous cherchons à minimiser l’impact visuel des réseaux électriques, rou ers ou ferroviaires, ici ils font pleinement par s du paysage et semblent être totalement assumés pour ce qu’ils sont. Ainsi la plaine de rizière est entrecoupée par des réseaux électrique passant au dessus des toitures des pavillons. Les autoroutes et les voies du shinkansen (TGV japonais) sont toujours surélevées et avancent sans détour dans les rizières. Des canaux d’évacua on des eaux de pluie en béton sont creusés ça et là. Ajoutez à cela des zones commerciales, des hangars industriels, des antennes téléphoniques, des pavillons et vous obtenez la campagne japonaise. Une campagne saturée bien loin de ce qu’on a l’habitude de voir en France. Puis le train s’enfonçait à grande vitesse dans des espaces de plus en plus urbains, c’est à dire 4

des bâ ments de plus en plus resserrés et hauts, de plus en plus de réseaux, des antennes également plus hautes. Le terme de jungle urbaine de Tokyo prenait alors tout son sens. Après une trentaine de minutes je suis arrivé à la sta on Honjo-Azumabashi et je me suis dirigé vers l’auberge où je resterai pour les deux semaines à venir.

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