4 14 Zeitschrift für Planung, Umwelt und Städtebau Périodique d’urbanisme, d’aménagement et d’environnement Publikation FSU
Zwischennutzungen – Zwischen Spontanität und Professionalisierung /Activités transitoires – entre spontanéité et professionnalisation THEMA
FORUM Raumplanung für die Nutzung des Untergrunds
Inhalt / Sommaire IMPRESSUM COLLAGE Zeitschrift für Planung, Umwelt und Städtebau (erscheint 6 mal pro Jahr) / Périodique d’urbanisme, d’aménagement et d’environnement (paraît 6 fois par année) Herausgeber / Edité par FSU (Fédération suisse des urbanistes / Fachverband der Schweizer Raumplanerinnen und Raumplaner / Federazione svizzera degli urbanisti / Federaziun Svizra d’Urbanists)
NEWS
4 Aktuelles aus Planung, Umwelt und Städtebau / L’actualité de l’urbanisme, de l’aménagement et de l’environnement
THEMA
7 To convert a place into a state of mind … (Marc Angst / Tabea Michaelis) 11 Les Grottes, un quartier sauvé par la détermination de ses habitants / Das Quartier «Les Grottes» überlebte dank engagierten Bewohnern (Nadine Bolle) 14 «Zwischennutzung hat keine direkte Rendite. Trotzdem macht sie Sinn.» (Andreas Steiger, Lea Bobst) 18 «3plus3» – Das Basler Modell für Zwischennutzungen setzt auf Vermittlung / «3plus3» – le modèle bâlois mise sur la médiation (Olivier Wyss) 21 Von der urbanen Initiative zur unterschätzten Pauschallösung – Ein kritischer Rück- und Ausblick / De l’initiative urbaine à la solution globale – un regard rétrospectif et prospectif (Philippe Cabane)
FORUM
26 Raumplanung für die Nutzung des Untergrunds (Alexander Ruch, Andres Flury, Peter Gresch)
INFO
29 Nachrichten FSU / Informations de la FSU / Informazioni della FSU
Redaktion / Rédaction Zentralkomitee /Comité central: Silvan Aemisegger, Denise Belloli, Léo Biétry, Dominik Frei, Andreas Gerber, Jenny Leuba, Henri Leuzinger, Isabelle Rihm, Stefanie Ledergerber Stahel, Barbara Wittmer; Westschweizer Komitee /Comité romand: Léo Biétry, Oscar Gential, Sandra Guinand, Magali Henry, Jenny Leuba, Laurent Matthey, Jean-Daniel Rickli, Urs Zuppinger; Redaktion News /Rédaction News: Lea Guidon Kontakt und Inserate /Contact et annonces COLLAGE, c/o Henri Leuzinger, Postfach 358, 4310 Rheinfelden 1, Tel. 061 831 70 05, henri.leuzinger@bluewin.ch Verlangen Sie unsere Inserattarife und Termine / Demandez nos tarifs d’annonces et nos échéances Redaktionsschluss / Délai de rédaction COLLAGE 5/14: 16.08.14 COLLAGE 6/14: 19.10.14 Abonnemente /Abonnements Mitglieder FSU: im Mitgliederbeitrag enthalten / Membres FSU: inclus dans le montant de la cotisation Einzelabonnemente Schweiz/Europa pro Jahr (inkl. Porto) / Abonnements individuels Suisse/ Europe, par année (y.c. frais de port) CHF 85.00 / € 64,00 Kollektivabonnemente Schweiz pro Jahr (inkl. Porto) /Abonnements collectifs Suisse, par année (y.c. frais de port) > 5 Ex.: CHF 75.00 > 20 Ex.: CHF 69.00 Kollektivabos Europa auf Anfrage / Abonnements collectifs Europe sur demande Einzelhefte Schweiz / Europa (exkl. Porto) / Exemplaires séparés Suisse /Europe (frais de port non compris) 1 Ex.: CHF 16.00/€ 10,50 2–6 Ex.: CHF 14.50/€ 9,50 Produktion / Production Konzept, Gestaltung / Graphisme, mise en pages: Hahn und Zimmermann, Bern (www.von-b-und-c.net) Druck / Impression: Stämpfli Publikationen AG, Bern (http://publikationen.staempfli.com) Hinweise / Avertissements Für unverlangt eingereichtes Text- und Bildmaterial wird keine Haftung übernommen. Artikel, Informationen sowie dem Heft beigelegte Prospekte, Initiativen und dergleichen können von der Meinung des FSU abweichen. Nachdruck nur mit Zustimmung der Autoren und Quellenangabe gestattet. Alle Text- und Bildrechte bleiben vorbehalten. / La rédaction dispose librement des textes et images envoyés spontanément. Les articles et informations publiés dans la revue ainsi que les encarts (prospectus, initiatives, etc.) ne reflètent pas forcément la position de la FSU. Toute reproduction requiert l’autorisation de l’auteur et la mention de la source. Tous les droits sont réservés. Titelblatt / Couverture Zwischennutzungen in Basel (Klybeckquai). (Foto: Domenico Sposato)
2
COLLAGE 4/14
Editorial
Silvan Aemisegger, Isabelle Rihm
Zwischennutzungen im Wandel
Activités transitoires – des pratiques en mutation
Der Versuch, Zwischennnutzung als Begriff zu fassen, hat im Redaktionsteam bereits intensive Diskussionen ausgelöst: Ist das Atelier im ehemaligen Güterschuppen des Bahnhofs bereits eine Zwischennutzung? Wo hört eine Besetzung auf, wo beginnt die Zwischennutzung? Versteht man als Zwischennutzung auch, wenn nach einer Aufzonung eine bestimmte Nutzung nicht mehr zonenkonform ist? Könnten wir nicht alle Bauten und Planungen als eine Art Zwischennutzung betrachten? Marc Angst umschreibt Zwischennutzung in seiner Publikation «zone imaginaire» folgenermassen: «Eine Zwischennutzung ist eine Nutzung, die zeitlich zwischen diejenige Nutzung, für die ein Areal ursprünglich angelegt wurde und eine intendierte neue und meist noch festzulegende Nutzung fällt.» Soviel zur Form. Nebst der Form interessiert in dieser Ausgabe primär die Frage, wie Zwischennutzungen entstehen, welche Rolle die verschiedenen Akteure dabei spielen und welche Motivationen sie antreiben. Dabei fokussieren wir auf eine These: Zwischennutzung befinden sich im Wandel. In jüngster Vergangenheit haben private Anbieter den «Zwischennutzungsmarkt» entdeckt. Angeboten werden zum Beispiel Beratungen für moderierte Verfahren oder Konzeptionen für temporäre Nutzungen. Zwischennutzungen sind längst keine «ziellosen» Nutzungen von Arealen mit politisch motivierten Botschaften mehr. Sie haben sich heute zu etablierten, professionell begleiteten Entwicklungsprozessen hin entwickelt, welche Grundeigentümer wie auch planende Behörden gezielt zur Umnutzung von Arealen einsetzen. Dass diese These nicht zu 100 Prozent zutrifft, haben uns die Ereignisse im Mai im Basler Hafen vor Augen geführt: Dort müssen drei Arten von Zwischennutzungen – wie sie unterschiedlicher fast nicht sein könnten – lernen, nebeneinander auszukommen: Menschen mit Forderungen nach Freiraum, die «klassische» Besetzerszene und Zwischennutzer-Profis. Dies zeigt auf, wie unterschiedlich die Auffassungen von Zwischennutzungen bereits unter den Hauptakteuren sind. Welches Verständnis von Zwischennutzungen haben Sie? Wir freuen uns, wenn Sie bei der Lektüre diese Frage im Hinterkopf haben!
La notion allemande de «Zwischennutzung», souvent traduite par «activité transitoire» ou «affectation intermédiaire», n’a pas de véritable équivalent en français. Or, même en allemand, la question de savoir ce que recouvre ce terme n’est pas toujours claire. L’atelier installé dans un ancien entrepôt ferroviaire entre-t-il déjà dans cette catégorie? Est-on aussi en présence d’une «Zwischennutzung» lorsqu’une activité n’est plus conforme à l’affectation de la zone suite à un reclassement? Dans la publication zone imaginaire, Marc Angst définit la «Zwischennutzung» comme l’activité qui s’exerce entre celle initialement prévue pour le périmètre concerné, et une affectation future qui reste encore souvent à définir. Outre la forme que les affectations intermédiaires peuvent prendre, la présente édition s’intéresse à la question de savoir comment elles se développent, quel rôle jouent les divers acteurs impliqués, et quelles motivations les animent. A cet égard, notre thèse est que les activités transitoires sont en pleine évolution, bien des entreprises privées ayant récemment découvert le marché qu’elles représentent. Ainsi certaines sociétés proposent-elles des conseils en matière de processus participatifs ou de conception d’activités temporaires. Ces dernières ne se limitent plus depuis longtemps à l’occupation informelle de sites désaffectés par des groupes porteurs de convictions politiques affichées. Il s’agit aujourd’hui de processus de développement gérés de manière professionnelle, auxquels recourent aussi bien les propriétaires fonciers que les autorités de planification pour reconvertir des secteurs frappés d’obsolescence. Que la thèse susmentionnée ne se vérifie pas entièrement, c’est ce que révèlent les événements dont le port de Bâle a été le théâtre en mai dernier. Ce sont ici trois types d’usagers on ne peut plus différents qui doivent apprendre à coexister: les personnes réclamant des espaces libres, les squatteurs «classiques» et les exploitants professionnels d’activités transitoires. Cela montre à quel point les principaux acteurs du domaine ont, eux-mêmes, une conception différente de ces activités. Quelle est la vôtre? Nous nous réjouirions que ce dossier contribue à alimenter votre réflexion sur le sujet!
Vorschau COLLAGE 5/14 «Verdichtungsstrategien – oder: Was ist innen?» – Das Thema der Siedlungsentwicklung nach innen ist in aller Munde. Strategien der Innenentwicklung werden jedoch häufig gleich gesetzt mit Verdichtung, seltener mit innerer Erneuerung oder Qualifizierung. Dazu kommt, dass in den meisten Fällen urbane Siedlungsräume im Fokus stehen, selten ländliche Räume oder Agglomerationsgemeinden. Die diesjährige Zentralkonferenz im November wird sich den bisher eher vernachlässigten Aspekten dieser Thematik widmen. Das Heft will zur Vorbereitung der offenen Fragen beitragen und die Vielfalt möglicher Perspektiven in den Blick nehmen. COLLAGE 4/14
3
Aktuelles aus Planung, Umwelt und Städtebau /L’actualité de l’urbanisme, de l’aménagement et de l’environnement NEWS
MANIFESTATION
A la rencontre du patrimoine La qualité de vie dans les villages et les villes est étroitement liée à l’espace public. Les places et les parcs, les centres et les rives des lacs sont des lieux où l’on se retrouve, où l’on se détend. Or ces espaces ouverts subissent une pression accrue avec la densification: ils sont négligés, surutilisés ou sacrifiés à la construction. Cette année, Patrimoine suisse et ses sections donnent un signal fort: plus de 50 manifestations permettront d’ouvrir le débat sur l’importance et la nécessité de préserver et de développer les espaces ouverts dans une Suisse qui se densifie toujours davantage. Patrimoine suisse vous invite à profiter de ce copieux programme. Les manifestations sont accessibles à tous.
4
––– Mobilité: Peut-on changer nos habitudes? Et si la mobilité douce devenait le principal moyen de transport dans la région morgienne? ––– Y a-t-il une place pour les zones industrielles et artisanales dans le modèle de la ville compacte? La densification est-elle compatible avec le maintien de zones d’activités dans les agglomérations? Enfin, la présence de nombreux membres des exécutifs et législatifs communaux, ainsi que de Nuria Gorrite et de Jaqueline De Quattro, conseillères d’Etat vaudoises en charge respectivement des infrastructures et de l’aménagement du territoire, conférera à cette journée une teinte politique permettant d’aborder la question de l’identité régionale dans une agglomération.
Dates: 23.08., 20/23.09., 11/18.10.2014 Lieux: La Neuveville, Sion, Genève (Ville haute et Ville basse) Informations: www.patrimoinesuisse.ch
Date: 13.09.2014 Lieu: Salle du Vieux-Moulin, St-Prex Informations: Région Morges, Guillaume Raymondon, tél. 079 720 12 92, guillaume.raymondon@regionmorges.ch, www.regionmorges.ch
MANIFESTATION
VERANSTALTUNG
1ère Conférence régionale de la région morgienne
Natur- und Heimatschutz: kein Stolperstein für die Energiewende!
Quel futur pour la région morgienne? – C’est en substance le message qui sera porté lors de la 1ère Conférence régionale des dix communes de Région Morges. Au travers d’une exposition ouverte au public, l’association présentera les grands projets et les planifications qui esquissent progressivement l’avenir de la région. Elle relèvera également le tournant décisif dans la prise en charge de l’aménagement du territoire depuis une dizaine d’années. En effet, l’apparition de la politique des agglomérations de la Confédération et les dynamiques de coordination régionales qui ont suivi transforment petit à petit et en profondeur les pratiques traditionnelles. Et la région morgienne, partenaire du projet d’agglomération Lausanne-Morges, est aux premières loges pour s’en apercevoir... L’après-midi, plusieurs tables rondes permettront aux visiteurs de débattre d’un sujet d’actualité. Les thèmes abordés seront notamment: ––– Quelle qualité de vie pour les nouveaux quartiers? Pour qui et pourquoi construit-on aujourd’hui?
Es braucht die Energiewende, unbestritten. Genau so wichtig ist die Bewahrung des kulturellen Erbes und des Natur- und Lebensraums. Die Förderung von erneuerbaren Energien und der Schutz von Natur und Kulturgütern sind öffentliche Interessen, die sich in der Praxis in die Quere kommen können. Diese unterschiedlichen Schutz- und Nutzinteressen bedürfen einer differenzierten Diskussion darüber, wo der Zubau von erneuerbaren Energien sinnvoll ist und wo der Schutz von Natur und Baudenkmälern Vorrang hat. Diese Diskussion spiegelt sich in der politischen Debatte wieder. Die parlamentarische Initiative von Ständerat Joachim Eder will bezwecken, dass das Gewicht der Gutachten der eidgenössischen Natur- und Heimatschutzkommission eingeschränkt werden. Von der Seite des Schweizerischen Heimatschutzes wird diese Aufweichung vehement bekämpft. An der Tagung werden die verschiedenen Interessenkonflikte analysiert und diskutiert. Konkrete Beispiele zeigen mögliche Wege zu ausgewogenen Lösungen, die beiden Anliegen gerecht werden.
COLLAGE 4/14
Datum: 10.09.2014 Ort: Landhaus, Solothurn Informationen: Praktischer Umweltschutz Schweiz Pusch, Tel. 044 267 44 11, mail@pusch.ch, www.pusch.ch
VERANSTALTUNG
8. UNIGIS-Tag Schweiz 2014: Alltags-Landschaften Thema des diesjährigen UNIGIS-Tages sind Alltags-Landschaften: GIS-Expertinnen und Experten berichten mit spannenden Inputreferaten aus ihren Alltags-Tätigkeitsfeldern bei Behörden, Privatbüros und aus dem Forschungsumfeld. Sie verbinden diese Alltagslandschaften mit den realen Landschaften durch Geodaten und GIS und zeigen neue Herausforderungen und Lösungen auf. Es werden verschiedene GIS-Workshops angeboten. Weiterbildungsinteressierte erhalten darüber hinaus die Möglichkeit, direkt mit den Lehrgangsverantwortlichen der HSR und der UNIGIS-Salzburg zu sprechen sowie sich bei aktiven und ehemaligen Studierenden aus erster Hand zu erkundigen. Datum: 19.09.2014 Ort: HSR Hochschule für Technik Rapperswil Informationen: HSR, Katja Leimbacher, Tel. 055 222 47 56, katja.leimbacher@hsr.ch, www.hsr.ch/unigis
VERANSTALTUNG
Innere Entwicklung als Chance: Siedlungsqualität in der Ortsplanung Die «Siedlungsqualität» ist in aller Munde. Sie ist ein Schlagwort in Diskussionen um die Entwicklung unserer Gemeinden und Städte. Die Bevölkerung wünscht diese Qualität, Raumplanungsfachleute und Planungsbehörden möchten sie schaffen. Die Siedlungsentwicklung nach innen, also die Erneuerung und Verdichtung der bestehenden Siedlungsgebiete, bietet die Chance dazu: Neue Qualitäten können geschaffen, Defizite behoben werden. Die VLP-ASPAN geht in diesem Seminar der grundsätzlichen Frage nach, was Siedlungsqualität eigentlich vor Ort bedeutet. In Workshops wird gezeigt, welche Möglichkeiten die kommunale Planung hat, um mehr Qualität zu schaffen.
Datum: 23.09.2014 Ort: Ref. Kirchgemeindehaus, Dietikon Informationen: Schweizerische Vereinigung für Landesplanung, Tel. 031 380 76 76, info@vlp-aspan.ch, www. vlp-aspan.ch
MANIFESTATION
Jusqu’où doit-on protéger la nature? Le Congrès annuel 2014 de l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) se déroulera sous le signe du 100 e anniversaire du Parc National Suisse, qui fut fondé à l’initiative de la SCNAT (qui s’appelait alors Société helvétique des sciences naturelles). Pendant la première journée, la contribution de la recherche et son importance pour les espaces protégés seront discutées sur la base des résultats de la recherche au Parc National. La seconde journée sera consacrée aux défis à relever à propos des nouveaux parcs et du système suisse de protection des espaces protégés. Le congrès se tiendra dans le cadre du Comptoir suisse, qui aura le Parc National Suisse comme invité d’honneur. Date: 25–27.09.2014 Lieu: Expo Beaulieu, Lausanne Informations: Académie suisse des sciences naturelles, tél. 031 310 40 20, info@scnat.ch, www.scnat.ch
NOUVELLES
Les urbanistes de France s’unissent Trois associations françaises d’urbanistes ont signé le 22 mai dernier une résolution commune plaidant pour un renforcement de leur profession dans les secteurs public et parapublic. En France, ingénieurs ou architectes de formation initiale tentent, depuis un changement des règles du jeu intervenu par décret en 2007, de prendre la place des experts de la maîtrise d’ouvrage issus de formations universitaires (généralement désignées par «aménagement du territoire» en Suisse). Ces derniers ne peuvent entres autres plus se présenter aux concours d’entrée (sur épreuves) d’accès de l’administration publique territoriale en France, à moins de suivre une formation administrative peu adéquate. Cette volonté de dévaloriser les compétences des urbanistes dans l’administration publique représente un réel danger dans le contexte actuel où d’importants changements nécessitent la contribution de spécialistes du territoire: d’une part la loi ALUR de 2014 (portant sur le logement et l’urbanisme) qui a pour but de favoriser l’intercommunalité, et d’autre part la réforme territoriale initiée sans concertation effective, visant à réduire les 22 régions actuelles à 14 entités parfois artificielles. En France, la profession d’urbaniste s’exerce dans trois secteurs: le public, le parapublic et le privé. Le Conseil Français des Urbanistes, qui chapeaute ces trois secteurs, regroupe à peu près l’équivalent français
de la FSU suisse et représente 10 à 20’000 professionnels, selon les critères retenus. Les associations propres à certains secteurs, plus actives que le Conseil, se regroupent aujourd’hui pour défendre leur profession. Parmi les urbanistes, 40 % sont actifs dans le domaine public. Ce secteur est représenté par l’association des Urbanistes des Territoires (UT). Le Collectif National des Jeunes Urbanistes (CNJU) défend les intérêts des diplômés en cours d’insertion dans le monde du travail, tandis que le Syndicat des Nouveaux Urbanistes (SNU) est en cours de regroupement des salariés des secteurs parapublic et privé. Si les urbanistes de la fonction publique ont des conditions de travail reconnues par leur statut, cela n’est aujourd’hui pas aussi simple pour les structures mixtes ou privées, où les employeurs ont un poids beaucoup plus grand. Les acteurs du secteur parapublic souhaitent désormais obtenir un meilleur équilibre employeurs/salariés. Pour les trois associations d’urbanistes liées directement à la maîtrise d’ouvrage, UT, CNJU et SNU, les priorités suivantes doivent être mises à l’agenda afin de consolider la profession: ––– La certification des diplômes d’urbanisme universitaires de manière équivalente à ceux des ingénieurs. ––– La reconnaissance des compétences spécifiques des urbanistes universitaires en leur (ré)ouvrant l’accès aux concours d’entrée dans la fonction publique. ––– Un meilleur équilibre pour les conditions de travail des acteurs du parapublic et du privé. Informations: www.urbanistesdesterritoires.com
naux compétents. Les derniers sites des deux cantons seront présentés au Conseil fédéral dans le courant de l’année 2015. L’inventaire de points, disponible sous http://map.geo.admin.ch, comporte les relevés des 1300 sites d’importance nationale. Les relevés des sites d’importance régionale et locale – qui ne font pas partie de l’Inventaire fédéral à proprement parler – peuvent toujours être commandés à l’adresse: isos@bak.admin.ch.
AUSBILDUNG
Zertifikatslehrgang (CAS) in Natur im Siedlungsraum Das Potenzial für die Biodiversität ist in der Stadt enorm! Im Zertifikatslehrgang «Natur im Siedlungsraum» lernen Sie ökologisch wertvolle Lebensräume und attraktive Stadtlandschaften zu gestalten sowie Smart Cities lebendige Vielfalt zu verleihen. Wer weiss wie, kann öffentliche und private Grundstücke, Bauwerke und Gebäudefassaden zu biodiversen Lebensräumen vernetzen. Der CAS richtet sich an Fachkräfte aus den Bereichen Architektur, Raumplanung, Stadtplanung, Geographie, Gartenbau, Immobilienverwaltung, Landschaftsarchitektur, Naturund Umweltschutz und Ingenieurwesen. Start: 21.11.2014 (bis Juli 2015) Anbieter: ZHAW Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften, Wädenswil & hepia Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture, Genf Informationen: www.iunr.zhaw.ch/naturimsiedlungsraum
NOUVELLES
WETTBEWERB
Liste des sites construits à protéger en Suisse modifiée
Jubiläumswettbewerb des Amtes für Verkehr des Kantons Zürich entschieden
Le Conseil fédéral a décidé d’une modification de l’ordonnance concernant l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (OISOS). L’Inventaire fédéral ISOS est désormais également actualisé dans une partie des cantons de Vaud et de Zurich. Selon un communiqué du Conseil fédéral, dans le canton de Vaud, les districts de la Broye-Vully, du Gros-de-Vaud, de Nyon, de Morges et de Lavaux-Oron perdent huit sites d’importance nationale, parmi lesquels Vallamand-Dessous, Gimel, Pampigny ou encore Pully, en raison des changements ayant affecté ces localités depuis le premier recensement. Dans le canton de Zurich, dans les régions de l’Oberland, de l’Unterland et du Limmattal, cinq nouveaux sites font leur entrée dans l’Inventaire fédéral, par exemple le village de Bachs, l’usine à gaz de Schlieren et la vallée industrielle d’Aatal, alors que neuf en sortent, notamment Neerach et Ottenhusen ou encore Wangen et Winikon. Les nouveaux relevés des sites d’importance nationale ISOS ont été élaborés en étroite collaboration avec les services canto-
Am 6. Juni 2014 wurden die Preise im Wettbewerb für Studierende und Absolventen «Innovative Ansätze zur Bewältigung der Zürcher Mobilität der Zukunft» verliehen. Alle drei ausgelobten Preise gingen an Studierende der Hochschule für Technik Rapperswil HSR; ein Anerkennungspreis ging an einen Absolventen der Zürcher Hochschule der Künste. Mit dem ersten Preis wurde die Projektarbeit im Masterstudiengang Public Planning der HSR «Umgang mit grossen Fussgängermengen» von Aurélie Dubuis gewürdigt. Sie entwickelt planerische Massnahmen, mit denen an Orten mit regelmässig grossen Fussgängermengen (wie z. B. die Zürcher Bahnhofbrücke) die Verkehrsqualität verbessert werden kann. Die Arbeit stärkt das Bewusstsein, dass nicht nur Autoverkehr, sondern auch Fussgängerströme mit der Leistungsfähigkeit des zur Verfügung stehenden Verkehrsraums abgestimmt werden müssen. Der zweite Preis (David Häggi) und der dritte Preis (Dario Erismann/Dominik S chärer) wurden für zwei Arbeiten im Studiengang Raumplanung an der HSR verliehen, die sich COLLAGE 4/14
5
beide mit dem Thema «Velobahnen» beschäftigen. Velobahnen sind möglichst hindernisfreie und breite Velorouten, die in Dänemark und den Niederlanden bereits etabliert sind und deren Einsatz im Kanton Zürich als neues Netzelement zur Förderung des Veloverkehrs geprüft werden soll. Für das Züricher Oberland hat David Häggi in seiner Bachelorarbeit ein Velobahnennetz mit detaillierter Linienführung erarbeitet, das als Grundlage für den kantonalen Veloplan und für die Revision des Regionalen Richtplans herangezogen werden kann. Dario Erismann und Dominik Schärer zeigen ihrer Projektarbeit in der Stadt Winterthur für die Route zwischen den Zentren Grüze/ Neuhegi und Winterthur-Mitte detailliert auf, wie eine «perfekte» Velobahn gestaltet werden müsste. Zu seinem 5-jährigen Bestehen hatte das Amt für Verkehr im Herbst 2013 Studierende und Absolventen von Studienrichtungen mit Bezug zu Verkehrsthemen von Schweizer Hochschulen und Fachhochschulen zur Teilnahme am Wettbewerb eingeladen. Es wurden Arbeiten eingefordert, die sich mit Themen der Mobilität und/oder ihrer Bestimmungsfaktoren auseinandersetzen und innovative – aber realisierbare – Ansätze zur Bewältigung der Mobilität der Zukunft beinhalten. Im Februar 2014 wurden 22 Arbeiten eingereicht. Informationen: Joachim Schöffel, Studiengangleiter Raumplanung HSR, joachim.schoeffel@hsr.ch, Tel. 055 222 45 51; Anselm Schwyn, Volkswirtschaftsdirektion des Kantons Zürich Amt für Verkehr, Tel. 043 259 54 32, anselm.schwyn@vd.zh.ch
PUBLICATION
Qualité urbaine, justice spatiale et projet Depuis les années 1980, la question de la qualité des espaces publics est devenue un objet significatif des débats et des pratiques d’aménagement. Mais au-delà de la mise en ordre et du lissage de l’espace, comment les usages, les pratiques et les représentations des habitants sont-ils pris en compte par les maîtres d’ouvrage et les concepteurs? La ville «juste», dont les qualités seraient équitablement partagées par tous, est-elle une utopie? Comment faire en sorte que les projets urbains reflètent les aspirations de l’ensemble des groupes sociaux? Au milieu de ces incertitudes, nous savons déjà que le futur de nos sociétés urbaines dépendra de notre capacité à changer de modèle énergétique, mais aussi à inventer des espaces urbains résilients où il fera bon vivre. Une telle rupture fera appel aux décideurs et à des portages politiques ambitieux. Elle nécessitera des investissements importants et la mobilisation de nouveaux savoirs. Elle exigera aussi une par6
COLLAGE 4/14
ticipation active de la société civile. A côté de la création de nouvelles formes et de la transformation des fonctions urbaines se dessine aujourd’hui la perspective de la création d’espaces livrés à l’expérimentation collective, plus écologiques, enchantés par des ambiances inédites, capables de condenser le lien social, de renforcer l’urbanité et de ménager la ville ordinaire. Qualité urbaine, justice spatiale et projet – Ménager la ville; publié sous la direction d’Antonio Da Cunha et Sandra Guinand, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2014
PUBLIKATION
Qualitätsvolle Innenentwicklung von Städten und Gemeinden durch Dialog und Kooperation Die haushälterische Bodennutzung und konsequente Siedlungsentwicklung nach innen sind erklärte politische Ziele der Schweiz. Hierfür ist in Städten und Gemeinden die Aktivierung innerer Nutzungsreserven – wie Baulücken, unternutzte Grundstücke oder Brachflächen – nötig. Diese stösst in der Umsetzung auf vielfältige Hindernisse. Die Komplexität der Rahmenbedingungen erfordert ein Denken, Planen und Handeln über einzelne Grundstücke hinaus, ein ortsspezifisches Vorgehen und den gezielten Einbezug der Akteure. Die vorliegende Publikation bietet konkrete Hilfestellung für die Praxis bei der Identifizierung und Aktivierung von inneren Nutzungsreserven. Sie zeigt ein modellhaftes Vorgehen zur Siedlungsentwicklung nach innen auf, das situativ anpassbar ist. Der Fokus liegt auf informellen und ortsspezifischen Schritten im Gesamtprozess als Grundlage für die Umsetzung. Fallbeispiele illustrieren unterschiedliche Ausgangslagen, Zielsetzungen, Strategien und Umsetzungen. Weiter liefert die Publikation einen Überblick über aktuelle Hilfsmittel zur Siedlungsentwicklung nach innen. Qualitätsvolle Innenentwicklung von Städten und Gemeinden durch Dialog und Kooperation – Argumentarium und Weg weiser; Kompetenzzentrum Regionalökonomie (CCRO), Hochschule Luzern, Kompetenz zentrum Typologie & Planung in Architektur (CCTP), Hochschule Luzern (Hrsg.); vdf Verlag, 2014; auch als eBook erhältlich
PUBLICATION
Identité, projet, changement: des représentations sociales aux leviers de l’action publique. Etude de cas: Canton du Jura Trente ans après l’entrée en souveraineté, force est de constater que la création du Canton du Jura n’a pas permis de répondre aux espérances de développement économique et démographique que l’indépendance politique devait entraîner dans son sillage. A travers une pluralité d’approches complémentaires, l’ouvrage examine d’une part la position du Canton dans son contexte territorial ainsi que sa structure et sa dynamique; d’autre part, les représentations que se font les acteurs du territoire et de son évolution, de même que les demandes (de débat, d’ouverture et de dépassement des clivages) à l’égard de son développement. Ces éléments augurent une transition vers un nouveau régime de territorialité et témoignent à la fois d’une exigence de réflexivité envers les institutions et les actions de l’Etat. L’analyse met en évidence le rôle central du couple identité-projet dans la dynamique de changement et identifie trois temps forts dans l’évolution récente du Canton. Une première phase (la création du Canton du Jura), au cours de laquelle s’est constituée une identité forte doublée d’un projet de société majeur (phase de territorialisation), suivie d’une phase au cours de laquelle l’identité collective s’est fragmentée en l’absence de projet mobilisateur (la phase de «gestion» de l’Etat, phase de déterritorialisation). Puis un moment paradoxal de rupture (l’échec du projet Jura Pays ouvert, censé redonner un second souffle au jeune Canton) et l’amorce d’une transition vers une nouvelle étape (de reterritorialisation), avec un questionnement lié aux contours d’une identité jurassienne renouvelée, à l’élaboration d’un projet de territoire partagé, et à l’action des pouvoirs publics en vue d’un repositionnement du Canton dans un contexte renouvelé (bénéficier des nouvelles opportunités du territoire). Identité, projet, changement: des représen tations sociales aux leviers de l’action publique. Pour un mode de gouvernance axé sur le développement territorial. Etude de cas: Canton du Jura; auteure: Sabine Jaquet; thèse de doctorat publiée dans Géovisions n° 42, Université de Lausanne, Institut de géographie et de durabilité, 2013 Commande: Institut de géographie et de durabilité de l’Université de Lausanne, Carole Oppliger, carole.oppliger@unil.ch, tél. 021 692 35 50; prix: CHF 40.– (plus TVA et frais de port). La publication peut être téléchargée gratuitement sur le site Internet de l’Université de Lausanne.
To convert a place into a state of mind … THEMA
MARC ANGST Forscht, zeichnet, schreibt, entwirft und werkt als Hausmann, Aktivist im Royal Baden und als Mitarbeiter bei NRS insitu an räumlichen und gemeinschaftlichen Ideen, Strukturen und Bauten. TABEA MICHAELIS Studium Landschaftsarchitektur HSR Rapperswil. Wissenschaftliche Mitarbeit im Institut IRAP der HSR, u.a. an «zone*imaginaire – Zwischennutzungen in Industriearealen». 2012 Masterstudium Urban Design, HafenCity Universität Hamburg. Seither Umsetzung von partizipativen Gestaltungsprozessen und «Projektsteuerung Lagerplatz Winterthur» bei Denkstatt-sarl Basel.
Beschreiben wir mit Zwischennutzung nicht nur die zeitlich befristete Raumverwendung, sondern auch die Aneignung leerer Räume für neue, aus strukturellem und gesellschaftlichem Wandel hervorkommende Lebensrealitäten, können Zwischennutzungen seit Ende der 1960er-Jahre gehäuft festgestellt werden: Ateliergemeinschaften entstehen, wie in der «Spinni Wettingen» oder am «Aarauer Ziegelrain». In Zürich mieten junge Menschen 1967 sich in den selbstverwalteten Treffpunkt «P 27» ein, statt nach einem autonomen Jugendzentrum zu verlangen. Parallel zur Deindustrialisierung, welche massenhaft Räume aus den Produktionsprozessen ausgliedert, etablieren sich neue Arbeits- und Lebensumstände[1]: Freizeitaktivitäten, persönliche Selbstverwirklichung und kollektive kulturelle Engagements. Unscheinbar breiten sich so wild durchmischte Gewerbe- und Kulturkonglomerate aus, besonders in der zweiten Hälfte der 1980er-Jahre (z. B. Schöller Zürich). In Bars, Ateliers und Vereinslokalen wird mit- und nebeneinander gewerkt, werden Theaterstücke aufgeführt oder Partys gefeiert. Die Grenzen zwischen Erwerb und Freizeit verschwimmen, neue persönliche Möglichkeitsräume entstehen. Die Vermietung nicht mehr benötigter Fabrikteile erfolgt in verschiedenen Fällen sogar im laufenden Betrieb. Ein Werkstattchef umschrieb sein Nebenamt als «Lefthand Immobilienmanagement». Der Deal lautete: «geringe Miete gegen Lotterbude mit unbestimmter Zukunft». Nicht nur in der Verfügbarkeit begründet sich die Attraktivität der Fabriken: Sie bieten auch hohe und helle Räume sowie solide Infrastrukturen, welche nahezu jede Tätigkeit erlauben. Dafür muss der rohe Raum von den Nutzenden mit verfügbaren Mitteln und nach betrieblichen Bedürfnissen hergerichtet zu werden. Die Räume verlangen danach, «in einen Geisteszustand verwandelt» –«into a state of mind» – zu werden, wie Gordon Matta Clark in der Kunstinstallation «Artefact» 1988 in der Aarauer F. Aeschbach zitiert wird. [2] Brachliegende Schweiz In einer Nostalgiewelle der postmodernen 1980er-Jahre reüssieren einige Umnutzungen. Zwischennutzungen etablieren sich, oder Kulturfabriken wie beispielsweise das «Eisenwerk Frauenfeld» werden direkt von gemeinnützigen Trägern übernommen. Die aufkommende Veranstaltungskultur der 1990er-Jahre lässt «Magic-Factory»-Erlebnisfabriken (Schlieren) und auf Massenkonsum getrimmte Partytempel wie das Winterthurer «Planet Maxx» entstehen. An den Technomessen im Guggelmann-Areal in Roggwil tanzen derweil 18’000 Freaks. Viele Gelände werden spontan und oft konzeptlos vermietet, wo immer sich Gelegenheit bietet. Winterthur legt sich 1993 wohl eines der frühesten Zwischennutzungsreglemente
zu. Stufenweise steigen innert zehn Jahren die gesetzlichen Anforderungen. Denn das Gros der Brachen liegt noch in Industriezonen, eine Erbschaft, mit welcher der Markt damals wenig anzufangen weiss. Die Sanierungspflicht von Altlasten oft unbekannter oder nicht mehr greifbarer Verursacher macht es für Investoren schwierig. «Bald einmal wird man für verseuchte Böden drauflegen müssen, will man sie loswerden … wer hätte das je gedacht, dass Landbesitz in der Schweiz nicht mehr rentieren könnte», konstatiert das Hochparterre 1995 [3] in einer Sondernummer zu Brachen in der Schweiz. Kurz zuvor hat die Rezession auch den Immobiliensektor erfasst, jedenfalls vorübergehend. Millionen Quadratmeter Geschäftsflächen stehen leer. 213 Brachen von mehr als einer Hektare verzeichnete das Inventar der «nicht mehr gebrauchten Schweiz».[4] Die überwiegende Mehrheit wird (zwischen-) genutzt. Die jährlichen Mietzinsen von durchschnittlich CHF 40.– bis 120.– je Quadratmeter decken den Betrieb oft knapp, gelegentlich auch ausreichend, um über Jahrzehnte dauernde Planungen zu finanzieren. «Mit Zwischennutzungen das Areal beleben, mit Anlässen im Gerede bleiben» empfiehlt die erwähnte Sondernummer sein Programm zur Wertsteigerung. Neben häufigen Zwischennutzungen formieren sich politisch motivierte Aneignungen. Praktisch alle Städte verlieren Einwohner/-innen und Steuererträge, bei steigenden Zentrumslasten. Gewaltige Büro- und Einkaufszentren sowie Hochleistungsverkehrsadern sollen das Blatt wenden. «Provinzstadt oder Europäische Metropole» warnt 1986 die Zürcher Cityvereinigung vor dem Niedergang. [5] Sie fordert deshalb die City-Erweiterung nach Westen. Gegen die Verdrängung von traditionellen Wohnquartieren und Kleingewerbe formiert sich jedoch Widerstand, symbolträchtig 1984 am Zürcher Stauffacher. Vor dem Hintergrund einer widerspruchsfreien Wirtschaftskultur gilt der Kampf auch der Unterdrückung von kultureller Selbstbestimmung. Noch werden Besetzungen rigoros geräumt. Erst mit der umgreifenden Wohnungsnotbewegung dieser hochspekulativen Phase wird 1989 in Zürich das «Genfer Modell» eingeführt: Besetzungen werden nur noch bei vorliegender Baubewilligung beendet. Sie entwickeln sich so zu andauernden Zwischennutzungen, die sich teilweise etablieren. Mit P.M.’s «bolo’bolo» [6] spriessen auch exemplarische wohn- und gesellschaftspolitische Utopien, deren Konzepte zuerst in Besetzungen, Zwischennutzungen, später in [1] Klaus, Philipp (1995): Moschti, Faerbi, Planet Maxx. Umnutzung von Fabriken und Industriearealen in der Schweiz. Die WochenZeitung, Nr. 16, 21.4.95 [2] Artefact: [Ausstellung], F. Aeschbach AG, Aarau, Oktober 1988 [3] Hochparterre/Cash: Die nicht mehr gebrauchte Schweiz. Sonderhefte. Zürich, 1996/1997/1999 [4] dito. [5] J-D. Blanc, Martin Ganz: «Die City-Macher», in «Zürich ohne Grenzen, 1986» [6] P.M: Bolo’bolo. Paranoia City, Zürich 1983 COLLAGE 4/14
7
[ABB. 1]
[ABB. 1] «Was ist ein Möglichkeitsraum?»
egweisenden Genossenschaftsprojekten («Besetzen und Bew sitzen», beispielsweise ab 1986 im Projekt «Karthago Zürich») die funktionsgetrennte Stadt der Moderne weiter auflösen. Besetzte Häuser bilden nun eher Nischen neuer Lebensmodelle, als dass sie sich an der Gesellschaft reiben. Die autonome Kulturwerkstatt «Wohlgroth» zum Beispiel stellt allein mit den 100 dort wohnenden Menschen einen Höhepunkt dieser Lebenswelten dar. Vieles findet hier 1991 bis 1993 Ausdruck, was sich innerhalb eines einzelnen Wohngebäudes nicht umsetzen lässt: «Wohnen soll nicht vom Arbeiten und Feiern nicht von der Kunst getrennt werden». [7] «Alles wird gut» verheisst die den Gleisen zugewandte Fassade. Dennoch war man sich hier der zeitlichen Begrenzung bewusst. [8] So verlor «parallel zur Aufbruchstimmung Ende der 1990er-Jahre auch der politische Diskurs über die Stadtentwicklung den Faden». [9] Politisch versucht man, aus den Traumata der frühen 1990erJahre mit Metropolenprogrammen auszubrechen. Die kreativen Köpfe und die von ihnen ausgehenden Innovationen werden für das ökonomische Wachstum als bedeutsam erkannt. [10] Die Kultur als Standortfaktor gelangt in den Fokus erst der Forschung, dann der Planung und Politik. Da kulturelle Impulse gerne in Nischen spriessen, gelten Zwischennutzungen fortan als «Brutstätten» und strahlen weit über lokale Grenzen aus. [7] Manuela Ledermann, Veronika Grob, Stefan Pente: Wohlgroth. Edition Frey, Zürich 1994 [8] Dito [9] Andreas Hofer: Krise, Boom? Demo-Magazin «Wem gehört Zürich» 2013 [10] R. Florida: Kreative Köpfe sind alle [11] P. Cabane, M. Bürgin: Akupunktur für Basel, 1999 [12] Mischa Brutschin, Kulturbesetzungen, das kann doch nicht alles sein? Demo-Magazin «Wem gehört Zürich» 2013 [13] Dito [14] P. Klaus, Immo Dorado Zürich West, 2013 8
COLLAGE 4/14
Die Aufnahme aus einer Forschungsarbeit von Wo die Besetzer waren, T. Michaelis in Wilhelmsburg-Hamburg beschreibt blüht die Stadt die subtile Aneignungsweise von Raum und Gleichzeitig beginnen sich dessen Transformation durch die alltägliche Zwischennutzende ihrer ambi- Praxis. (Foto: Tabea Michaelis, 2012) valenten Rolle als Zudienende einer sich rascher drehenden Aufwertungsspirale bewusst zu werden, und auch ihrer Attraktivität: 1999 wird mit «Akupunktur für Basel» ein Pionierkonzept für die Zwischennutzung des DB-Güterbahnhofs geschrieben. Das «nt-Areal» [11] entwickelt sich zu einem Vorzeigeprojekt mit breiter Anerkennung und Ausstrahlung. Das Phänomen des Zwischen- und Umnutzens bzw. vielmehr Umdeutens von scheinbar funktionslosen Orten bekommt fortan als städtebauliches Instrument ein unermessliches Potential zugeschrieben. 2001 taucht das Wort «Kulturbesetzung» [12] beim Zürcher «EgoCity» oder später in der «Sihlpapier» auf. Diese erfahren grosse mediale Aufmerksamkeit. Und sie begründen das, was die breite Öffentlichkeit seither als besetzte Orte kennt und wegen hipper Aktivitäten und dem Geruch des Unregulierten aufsucht. Dass es vielen Aktivist/-innen um mehr als Billigbier und verrückte Alltagskunst geht, wissen die wenigsten. «Folgen den schönen Aufrufen keine Taten, ist der Begriff Kulturbesetzung Ausdruck unserer Kapitulation» wird selbstkritisch die fehlende Entwicklung längerfristiger Perspektiven bemerkt.[13] Zeitgleich erstarkten seit der Jahrtausendwende Immobilenunternehmen dank deren Börsenkotierung zu wahren Baugiganten. Komplexe und langwierige Planungen haben etliche Nischen und Zwischennutzungen nochmals verlängert. Doch die beharrlich greifenden Stadtentwicklungsoffensiven, angeheizt durch die Attraktivität der Stadt und unablässig zufliessendes Investitionskapital, verwandeln langjähriges Brachland zunehmend in ein wahres «Immodorado» [14]. Die
xperimentierfreudige, adressbildende Ausstrahlung von Zwischennutzungen wird nen selbstbestimmten Freiraum, der für e da schon mal gezielt eingesetzt, gleichsam aber eingeräumt, finanzschwache und verdrängte Menschen noch offen bleibt. dass die Zwischennutzenden nach der Inwertsetzung nicht Es ist kaum Zufall, dass die von Migrant/-innen betriebene mehr zur gewünschten Zielgruppe gehören. Als Sponsoren Autonome Schule Zürich nach Jahren räumlicher Odyssee hier von Kunstausstellungen, wie «Art and the City» in Zürich 2012, Unterschlupf gefunden hat. Die jüngst am Rande eines Podiunterstützen Investoren zwar die Kunstszene, aber auch de- ums in Zug geäusserte Kritik, dass «wir nicht mehr Nutzungen ren beschleunigte Verdrängung. Sie werben mit den Kreati- sondern Nichtnutzungen brauchen» [20], verdeutlicht: Im Phäven, die seit den 1990er-Jahren «in leeren Fabrikhallen ihre nomen der Zwischennutzung steckt mehr als nur die beschleuStudios und Ausstellungsräume eingerichtet hatten» [15]. Wo nigte Kulturalisierung und Kommerzialisierung von Leerstand.» Verbreitet fordern gegenwärtig stadtpolitisch aktive Grupmittlerweile langjährige Gewerbe-, Vereins- und Kulturbiotope verschwunden sind, treten derzeit zunehmend leerstehende pen wieder ein «Recht auf Stadt» [21], die (Wieder-) Aneignung Büro- und Gewerbegebäude in den Fokus der Raumsuchen- städtischer Räume durch Bewohner/-innen. Weniger systemden. Die «Ware» Raum wird zunehmend kostbarer. Oftmals kritisch, dafür mit viel Gemeinschaftssinn und «Do it Yourself» handelt es sich nur um mehrmonatige Umbaupausen, während erhält die Bewegung Beistand von einer neuen Garde: Öffentderer die Räumlichkeiten zur Verfügung stehen. Professionelle lich gärtnernde und wirtende «Commonisten» [22] basteln an Agenturen beginnen sich einzumischen. Denn oftmals gib es einer neuen Urbanität von unten. Sie manifestieren ein Verlannur wenige Berührungspunkte zwischen Immobilienkonzernen gen nach «realen Räumen» [23] und verstehen die Stadt als geund Mietern. Die Agenturen beschleunigen somit für Nutzende sellschaftlichen Ort, der für alle zugänglich ist, jede und jeder die Zugänglichkeit zum Raum und für Eigentümer zur attrakti- sich aneignen und gestalten darf. Initiativen wie beispielsweise ven Mieterschaft: Start-ups und Kunstschaffende: «Wir wollen «hier baut das Quartier» in der Berner Lorraine oder der proviLeuten, die darauf angewiesen sind, günstigen Arbeitsraum sorische Kulturbetrieb im hundertjährigen Badener Kino Royal zur Verfügung stellen. Hier wohnen ist strikt verboten und wir zeugen mittlerweile auch in den Augen etablierter Institutionen wollen auch keine Partyszene». [16] Nur wenn jedes Vorhaben «… von grossem Engagement bei der aktiven Mitgestaltung von reibungslos verlaufe, könne man Eigentümer für die Idee ge- Lebensräumen … und stellen insbesondere vor dem Hinterwinnen. Ein Super-Gau wie beim Neubau der Kunsthochschule grund der aktuellen Diskussion «Wem gehört die Stadt?» einen im Toni-Areal soll vermieden werden. Ein Musikclub hatte dort wertvollen Beitrag dar» [24]. auf juristischem Weg längere Bauverzögerungen verursacht. Wird dennoch etwas besetzt, das zeigt eine Arealentwick- Mut zur Lücke lung in Altstetten, hilft aber auch dies schon mal dem Image: In diesem Verständnis skizzieren folgende Positionen oder «nicht zuletzt durch die Besetzung der Liegenschaften an der Haltungen die Herausforderungen für die Zukunft: ZwischenHohlstrasse bekannt», adelt das Wettbewerbsprogramm den nutzungen erscheinen nicht mehr nur als ein zeitlich begrenzStandort des seit langem eingemieteten Kultur – und Wohn tes Phänomen. [25] Vielmehr praktizieren und veranschauliexperiment Labitzke und des angrenzend besetzten Autonomen chen Akteure in temporären Nutzungen die denkbar mögliche Beauty Salon. Lakonisch bemerkten Besetzer/-innen in ihrem Verwendung und Re-Produktion von bestehendem Raum. Mit Newsletter schon Jahre zuvor: «Hausbesetzung ist Standort- ihren erfolgreich erprobten situativen Aneignungsstrategien entwicklung … Wo die Besetzer waren, blüht die Stadt». [17] hinterfragen sie gleichzeitig die Starrheit von Zonen- und Gestaltungsplänen und durchdringen die aufwertungsbedingte Einförmigkeit zentraler Lagen. Diese Form von selbstgestalSelbstbestimmung statt Nutzung Was also bleibt, wenn nichts bleibt? Die Erfolgsgeschichte tendem Handeln trägt also einerseits zu einer lebendigeren der Kreativindustrie hat sich herumgesprochen. Zurecht beginnt sich die Debatte um die Daseinsberechtigung zu drehen und um die verbliebenen Freiheiten, wenn jedes Quäntchen [15] A. Settergren, Der kulturelle Mikrokosmos und die Gentrifizierung, Raum, sogar temporäres, reglementiert und kuratiert ist. An- ZKE-Zeitung 2013 ders herum: welche Planer- oder Vermittler/-in hätte sich ein [16] Projekt Interim – Win-win-Situation für alle Beteiligten; Quartierzeitung Züriberg 2013 stillgelegtes Hallenbad, ein «Neubad», aufregend und überra- [17] Newsletter «raumpflege.org» Zugriff Juni 2007 schend wie derzeit in Luzern, ersinnen können? Sind es nicht [18] vgl. Keller Easterling schreibt in ihrem Beitrag «Aktion ist die Form» die dem Ort innewohnende Dispositionen [18], der Zufall, die «(…) Infrastruktur trägt, ob sie nun aus digitalen, baulichen und urbanen Komponenten besteht, eine Disposition in sich. Scheinbar inaktive Objekte sind Nutzenden und ihre Motive oder Handlungsweisen selbst, die Handelnde, die Handlungsvermögen besitzen. Sie tun etwas. Infrastruktur im «Optimismus der Tat» die Nutzbarkeit, das Konzept und den (hier Raum) besteht ebenso aus Handlung wie aus Beton, Bits, Kabeln oder CPUs. Sie konstituiert kein Ereignis, sondern muss vielmehr über längere Zeit Eingriff gestalten? als Potenzialität, Kapazität, Fähigkeit oder Tendenz beobachtet werden. Ihre Welche Stabilität können Nutzer/-innen also in Zukunft er- Aktivität beruht nicht auf Bewegung, sondern auf den sich entfaltenden warten? Die hohe Flexibilität und das Prinzip des «Alles ist (im- Beziehungen, die ihrem Arrangement inhärent sind.», in: Dérive N°40/41, mer) möglich» ist zwar reizvoll, aber auch kräftezehrend, und Understanding Stadtforschung, S. 25–31, 2010 [19] Y. Sablonier: Lieber Nutzen als nur dazwischen; Demo-Magazin «Wem auf Dauer nicht existenzhaltend. Der Zürcher Verein «Zitrone» gehört Zürich» 2013 bringt die Ambivalenz auf den Punkt: «Wir fühlen uns seltsam [20] B. Holdener, Leserbrief «Freie Räume freigeben statt selber nutzen»; privilegiert, wir sind glücklich mit der Zwischennutzung, aber in Neue Luzerner Zeitung 30. April 2014, anlässlich des Podiums «Zwischennutzungen in der Stadt Zug: Chancen und Risiken 2. Mai 2014 eigentlich würden wir gerne das «Zwischen» weglassen und nur [21] Henri Lefebvre: «Die Revolution der Städte. La Révolution urbaine». noch von «Nutzung» reden. … Als Zwischennutzer/-innen wer- Neuausgabe mit einer Einführung von Klaus Ronneberger. den wir unfreiwillig zu Gentrifizierer/-innen und damit Teil eines Europäische Verlagsanstalt. Hamburg 2014 [22] WOZ Nr. 48/2013; «Urbaner Aktivismus – Neue Räume zwischen Laptop Plans, der gar nicht unserer ist … Wir sind der Überzeugung, und Beet» dass diese Stadt uns braucht und wir sie brauchen … Der [23] dito Markt spielt aber nicht für uns und kassiert heimlich doch den [24] Kulturpreis der Firma Metron, Würdigung Projekt «multimediale Kulturbühne Royal» 2012 (ohne Preis) Zins» [19]. Die «Zitrone» nutzt für einige Monate einen selber [25] M. Angst, T. Michaelis et all (Hg.): zone*imaginaire: Zwischennutzungen aufwendig ertüchtigten Gewerbebau und verteidigt darin je- in Industriearealen, 2009 COLLAGE 4/14
9
[ABB. 2]
Durchmischung urbaner Räume bei und zeigt anderseits durch ihre Praxis neue Wege auf für eine gleichberechtigte und «barrierefreie» [26] Nutzung unserer Städte. Das unter anderem von Lefèbvre postulierte «Recht auf die Stadt» soll deshalb vor allem für die Partizipation an der städtischen «Zentralität» [27] verstanden werden. Es könnten also bewusst Lücken ausgespart oder in Kauf genommen werden, nämlich Grundstücke, Gebäude, Flächen und andere Infrastrukturen oder Überbleibsel davon, diese unfertig, als Experimentierfeld für Unerwartetes oder Gewöhnliches, immer jedoch für tatsächlich vorhandene Wünsche und Tätigkeiten von Menschen am Ort belassen werden. Kein Zustand ist für immer stabil, sodass gerade (noch) undefinierte Leerstellen einen dynamischen, lösungsoffenen Prozess initiieren können, wobei der Moment des Scheiterns als Impuls für neue Möglichkeiten gilt. Kurzum, es geht darum, mit und durch diese Prozesse zu lernen, das Wissen und die Erfahrungen zu ergänzen, zu erweitern, anzuwenden. Es geht darum, Lagerplätze, Bürstenfabriken, Sudhäuser und in die Jahre gekommene Bürogebäude [28] umzunutzen, so sehr ihre Bricolage Architekturverwöhnte auch langweilen mag. Damit nicht langfristig die sich allmählich auflösende Funktionentrennung der Moderne durch eine andersartige überlagert: Die Segregation zwischen durchökonomisierten Zentren, wo das Angebot den Raum und die Nutzung bestimmt und unwirtlicher, nischenreicher Peripherie, wo die wenig lukrative Nachfrage sich ihren Raum suchen oder fabrizieren muss. [29] Und als Entwerfende müssen wir uns der Auflösung der Grenzen unserer traditionellen Rolle bewusst werden, um uns als Vermittler und Übersetzer vertraut zu machen, welche auf die Handlungsfähigkeit aller Akteure, auch die der Nutzenden oder eben der noch Nicht-Nutzenden baut.
[26] Mark Terkessides schreibt in seinem Buch «Interkultur» (2010) über die neue «Vielfalt der Gesellschaft», die sich erst bilden kann, wenn wir die «strukturellen Hürden für die Individuen beseitigen, wie die zumeist unsicht baren, unausgesprochenen und unbemerkten Hindernisse. Die technische Beschreibung für solche Hürden ist Diskriminierung. Und das technische Ziel heisst Barrierefreiheit. (…)» Im übertragenen Sinne geht es darum, dass ein Gebäude so umgebaut wird, dass es nicht mehr nur für die «Normalen» gut funktioniert, die von vorneherein die richtigen Voraussetzungen mitbringen, sondern für alle Bewohner oder Benutzer. (…) Barrierefreiheit ist eine unabdingbare Bedingung, dass alle Individuen gleichermassen ihre Möglich keiten ausschöpfen können, gleich welche Eigenschaften oder Hintergründe sie mitbringen.» S. 9ff [27] WOZ Nr. 14/2014: «Recht auf Stadt – Wenn sich das Zentrum nur um den Konsum dreht» [28] Exemplarische Projekte, wo es den Zwischennutzern gelang, die Liegenschaft zu erwerben oder zu erhalten und nachhaltig zu entwickeln: Lagerplatz Winterthur, Bürsti Oberentfelden, Warteck Basel [29] vgl. «Parzelle 27 wird für Kreatives reserviert». In zke-zeitung, Zürich 2013 10
COLLAGE 4/14
[ABB. 3]
[ABB. 2+3] Nach Jahren räumlicher Odysse etabliert sich die von Migranten/-innen betriebene Autonome Schule Zürich in den Räumlichkeiten des Vereins Zitrone in Zürich. Doch auch diese Zwischennutzung endet im Herbst 2014. Stellt dies die Schule vor das Aus? (Foto: Autonome Schule Zürich)
RÉSUMÉ To convert a place into a state of mind … Le présent article propose un regard rétrospectif sur l’émergence et l’évolution des activités transitoires en Suisse. Dans les années 1960 apparaissent de premiers collectifs d’artistes comme celui de la filature («Spinni») de Wettingen. Peu à peu se développent des «conglomérats» d’activités mixtes – en particulier dans la seconde moitié des années 1980. Certaines activités temporaires se pérennisent. Des centres culturels comme l’«Eisenwerk» de Frauenfeld sont repris par des organismes d’utilité publique. Dans les années 1990, l’avènement de la culture de l’événementiel favorise l’apparition de lieux de divertissement comme la «Magic Factory» de Schlieren ou le «Planet Maxx» de Winterthour. D’autres initiatives relèvent de motivations plus politiques. La gentrification de certains quartiers d’habitation suscite des résistances; des immeubles sont squattés pour cause de pénurie de logements. En 1989, le «modèle genevois» est introduit à Zurich: il n’est désormais plus mis un terme aux occupations que lorsqu’un permis de construire a été délivré. Comme l’illustre l’exemple de la coopérative «Karthago Zürich», les squats se muent parfois en affectations intermédiaires de longue durée et favorisent l’éclosion de nouveaux modes de vie. C’est à la même époque que des sites désaffectés comme le «nt-Areal», à Bâle, se voient insuffler une nouvelle vie – avec un tel succès que les exploitants d’activités transitoires endossent de plus en plus le rôle d’auxiliaires du développement urbain. Grâce à de tels projets, les activités intermédiaires se sont pour ainsi dire établies, au point de faire partie intégrante des processus de planification officiels. En réaction à cela se manifestent aujourd’hui, avec une intensité croissante, des mouvements qui revendiquent le droit à la ville et visent à s’approprier certains espaces urbains – à l’exemple des «commonistes», qui entendent contribuer activement à façonner leur cadre de vie. De fait, une certaine ambivalence s’exprime chez maints exploitants d’activités transitoires, qui souhaiteraient prendre durablement part au développement des sites où ils se sont implantés.
Les Grottes, un quartier sauvé par la détermination de ses habitants THEMA
NADINE BOLLE Architecte EAUG, ancienne enseignante hepia en histoire de l’architecture et patrimoine
Construit au cours du XIXe siècle à l’extérieur des fortifications, le quartier genevois des Grottes, situé derrière la gare de Cornavin, semblait, dès les années 1970, condamné à la démolition. La forte mobilisation des habitants, qui s’est traduite par le développement d’activités et de manières d’habiter alternatives, a pourtant permis, en dépit d’une pression considérable, la préservation de ce tissu d’une étonnante vitalité. La Ville achète les terrains dès 1920 en vue d’une reconstruction. Le quartier abrite alors environ 3000 personnes, principalement des personnes âgées, des familles aux revenus modestes, des artisans et des travailleurs saisonniers. Sur l’initiative de la Ville, qui possède presque la totalité des terrains, la Fondation pour l’aménagement des Grottes (FAG) présente au début des années 1970 un vaste projet de démolition/ reconstruction du quartier. Celui-ci prévoit, entre le centreville et l’aéroport, un quartier d’affaires avec des logements au nord. Le nouveau quartier s’inscrit au sein d’une future ceinture routière de voies express reflétant l’hypothèse d’une Genève de 800’000 habitants prévue pour le troisième millénaire. A Genève comme ailleurs, 1975 est une année de crise économique. De nombreux bureaux nouvellement construits restent vides. C’est aussi l’Année européenne du patrimoine architectural, qui promeut la préservation, non seulement de l’architecture monumentale, mais aussi des ensembles témoignant de la mémoire des hommes et d’une époque. Opposition à la démolition, expériences nouvelles Les habitants s’organisent. L’Action Populaire aux Grottes (APAG) est créée en 1975. Le problème du relogement, de la défense des loyers modérés, de l’entretien et de la rénova-
[ILL. 1] Plan du quartier des Grottes. (Source: Direction de la mensuration officielle, Genève)
tion est posé. Une liste d’immeubles méritant d’être rénovés est établie. Les premières occupations de bâtiments ont lieu aux Grottes en 1976: d’abord, une villa, destinée à un jardin Robinson, puis un café désaffecté de la place des Grottes, qui devient le Centre Femmes, mais qui sera évacué et démoli trois mois plus tard. Par la suite, un immeuble encore en bon état est entièrement occupé. Les habitants en sont expulsés. Le soir même, une importante manifestation a lieu. Trois appartements vides d’un autre immeuble sont occupés par les expulsés, qui sont soutenus par l’APAG, ainsi que par des syndicalistes et des cinéastes. Il s’agit d’en forcer la relocation afin de combattre la pénurie de logements bon marché et de demander la sauvegarde du quartier. Les occupations se succèdent. Fin 1978, une centaine de personnes occupent des appartements que la Ville ne veut plus louer. Une manière différente d’habiter s’y développe. Outre l’artisanat et les petits commerces, d’autres activités prennent place dans le quartier. En 1975, la librairie militante «Que faire?» s’y établit, et 1977 voit l’ouverture de l’Arcade des enfants, crèche autogérée, et de la Cantine Populaire, offrant des repas à des prix modérés. En 1978, pendant quelques mois, un marché de fruits et légumes s’installe le samedi malgré le refus d’autorisation de la Ville de Genève. En 2010, le marché de la place des Grottes fait son retour. En 1979 est créée la Maison de la Musique, lieu de répétitions, de réunions, puis atelier de fabrication d’instruments. A la rue de l’Industrie, destinée à la démolition dans les années 1970, puis conservée par la FAG, au motif qu’elle est la plus ancienne rue du quartier, se développent des activités qui subsistent encore actuellement: la Galerie, association bénévole, propose des expositions, des concerts et un repas gratuit par semaine. Péclot 13 est un atelier autogéré de remise en état
[ILL. 1]
COLLAGE 4/14
11
[ILL. 2] Rue de l’Industrie. (Photo: Nadine Bolle)
de vélos. La Maison Verte, lieu associatif, offre de nombreuses activités. Dans cette même rue, la rénovation de trois bâtiments dégradés, à l’origine modestes et sans confort, achevée en 2012, expérimente une nouvelle typologie discutée avec les habitants, pour répondre à un autre mode de vie faisant co habiter des générations, des cultures et des métiers différents. Urbanisme convivial, alternative aux cités nouvelles L’urbanisme du quartier séduit par sa convivialité: des bâtiments différents à quatre ou cinq niveaux sont pourvus de jardins ou de cours. Les logements y ont souvent deux orientations. Les pièces sont spacieuses, d’une hauteur respectable, et les cuisines sont habitables. Bien que délabré et mal entretenu, le quartier est vivant. Les jeunes recherchent une alternative aux cités satellites monofonctionnelles, hygiénistes et éloignées des centres urbains, engendrant la banalisation des rapports sociaux. La question de l’habitat et du cadre de vie est au centre des débats. L’Ecole d’architecture s’en mêle. «Avant de démolir, il faut faire l’inventaire de ce que l’on a.» C’est ce que propose alors Tita Carloni, professeur à l’Ecole d’architecture de l’Université de Genève dans le cadre de l’atelier consacré au quartier des Grottes en 1976. Différentes typologies de bâtiments sont identifiées et classées, car pour connaître son quartier, il faut connaître son histoire. L’étude des archives et l’établissement des cartes de constitution 12
COLLAGE 4/14
[ILL. 2]
du quartier donnent lieu à la publication «Pour les Grottes». Le débat concernant la rénovation est ouvert. On prend pour référence l’expérience de la rénovation du centre historique de Bologne. Le concept de «rénovation douce», introduit par Cervelatti, Scannavini et De Angelis dans les années 1970, fait école: au début des années 1980, il sert de base à une rénovation pilote de trois bâtiments à la rue Louis-Favre, dirigée par Jacques Vicari et Pierre Merminod, deux architectes professeurs à l’Ecole d’architecture de l’Université de Genève. Rénovations En 1978, dans un climat de contestation et de crise économique, le grand projet de démolition/reconstruction est abandonné. La FAG doit changer de point de vue et rénover. Le débat s’engage entre la Ville, l’APAG et l’Ecole d’architecture sur le type de rénovation à entreprendre: démolition/ reconstruction, rénovation lourde ou légère? Une vingtaine de bâtiments sont rénovés à la rue de la Faucille, à la rue et à la place des Grottes, ainsi qu’à la rue Jean-Jacques-de-Sellon. Mais on n’en démolit pas moins: les villas du haut du quartier disparaissent pour faire place à une école, les bâtiments longeant la rue de la Servette sont démolis pour élargir la rue, et on fait place nette sur le côté impair de la rue des Grottes, à la rue du Cercle et à la place Montbrillant. Les anciens hangars et entrepôts de la rue de la Faucille et de la rue du Midi sont démolis. A la place, de nouveaux bâtiments d’habitation sont construits.
En 1995, l’incertitude concernant l’autre côté de la rue des Grottes, où les bâtiments sont en mauvais état par manque d’entretien, est levée. Un concours est lancé. Le projet gagnant prévoit la démolition des bâtiments existants et la construction de bâtiments en bois. Une pétition de 3500 signatures demande le maintien de cet ensemble qui forme l’épine dorsale du quartier et structure la place des Grottes. Un projet de rénovation proposant le maintien des immeubles existants pour un coût légèrement inférieur à la démolition/reconstruction s’imposera et les bâtiments seront rénovés en 2005. Après les rénovations et les démolitions/reconstructions aux Grottes, la Ville s’attaque à l’îlot 13, situé derrière la gare Cornavin. Vidés partiellement de leurs habitants dans les années 1980 dans le but de démolir, les bâtiments sont alors occupés par de jeunes étudiants, apprentis et travailleurs à la recherche de logements. L’expérience de la rénovation aux Grottes au cours des vingt dernières années démontre que l’habitant est l’acteur de son lieu de vie. C’est un interlocuteur qui doit être pris en compte. Dans les années 1990, la Ville poursuit une nouvelle expérience, inaugurée en 1985 déjà, par l’octroi de contrats de confiance aux occupants d’immeubles. Des droits de superficie sont accordés: à la coopérative d’habitation du 15-15 bis rue des Gares, pour rénover ses immeubles, et à deux coopératives de logements, Emphytéhome et La Rencontre. Le concours Europan prévoit de densifier l’îlot. Le projet gagnant propose la construction d’un immeuble de six niveaux de logements bon marché ainsi qu’un bâtiment bas pour étudiants et jeunes en formation et le maintien de la Maison des habitants. En 2000, la Ville accorde un droit de superficie de 30 ans à cette association, et le bâtiment sera rénové. En 2009, les CFF font valoir leur droit de préemption sur les terrains en bordure de la gare, propriété de la Ville. Un élargissement des voies CFF s’étendant jusqu’à la place des Grottes est prévu pour 2025. Plus de 350 logements doivent être détruits. Le Collectif 500, formé d’habitants, de sympathisants extérieurs au quartier, de partis politiques, et soutenu par le Maire de Genève, s’oppose et milite en faveur d’une extension souterraine de la gare Cornavin. Après des années de discussions et de luttes acharnées, la solution d’un agrandissement sous la gare actuelle est admise par les CFF en 2013. Conclusion et enjeux En conclusion, il est impossible de comprendre ce quartier sans revenir sur son histoire. La maîtrise foncière par la Ville de Genève est la clé du succès de ce tissu d’expériences. Elle a permis de mettre en évidence une ligne générale d’interventions basées sur des expériences et des discussions entre les différents acteurs que sont la Ville, les professionnels et les habitants. Depuis 1978, la Ville a plutôt bien honoré son contrat: celui de la rénovation. Elle a su reconnaître la diversité des modes de vie et s’est montrée réceptive aux propositions des habitants et des occupants. Malgré de nombreux tâtonnements, les idées se sont précisées et les rénovations sont devenues plus respectueuses du développement durable. Toutefois, le quartier n’aurait sans doute jamais été maintenu sans la détermination et l’initiative des habitants euxmêmes. De ce point de vue, l’implantation d’activités alternatives et le développement de nouvelles manières d’habiter ont joué un rôle décisif dans la lutte pour préserver ce cadre de vie unique, en dépit des logiques de gentrification, de spéculation immobilière et d’extension des infrastructures inhérentes aux secteurs proches des gares.
Le tissu social restant très vivant, la mobilisation pour préserver le cadre de vie peut reprendre à chaque menace, comme l’a par exemple illustré l’opposition au projet d’un bâtiment haut prévu dans un espace résiduel entouré de bâtiments anciens et rénovés, ainsi que l’opposition au projet d’extension de la gare CFF sur la frange sud des Grottes. Aujourd’hui, on peut espérer que la ville tiendra compte de l’histoire de cette rénovation pour construire dans les espaces restants et réhabiliter les derniers bâtiments. Toute nouvelle construction devra préserver l’environnement construit et la culture urbaine qui s’y est développée. RÉFÉRENCES
Cervellati Pier Luigi, Scannavini Roberto, Bologna. Politica e metodologia del restauro, 1973 Scilacci Alfredo, Emergence d’une action collective en milieu urbain: mouvements sociaux, contre-culture et pratiques non institutionnelles à Genève 1970–1980, Institut d’Urbanisme de Grenoble, 1984 (polycopié non publié)
ZUSAMMENFASSUNG Das Quartier «Les Grottes» überlebte dank engagierten Bewohnern Das im Laufe des 19. Jahrhunderts ausserhalb der Befestigungsanlagen entstandene Genfer Quartier «Les Grottes» hinter dem Bahnhof Cornavin schien in den 1970er-Jahren dem Untergang geweiht. Die starke Mobilisierung der Bewohner ermöglichte jedoch trotz erheblichem Druck die Erhaltung dieses erstaunlich lebendigen Quartiers. Der Schlüssel zum Erfolg dieses Versuchsgeländes liegt in der Grundeigentümerschaft der Stadt Genf. Dies ermöglichte generelle Vorgaben für die Interventionen, die auf Diskus sionen zwischen den verschiedenen Akteuren basierten, das heisst, zwischen der Stadt, den Fachleuten und den Bewohnern. Seit 1978 hat die Stadt ihre Hausaufgaben, nämlich die Quartiererneuerung gemacht. Nach einigem Abtasten wurden die Vorstellungen immer präziser und die Renovationen nachhaltiger. Ohne die Entschlossenheit und die Initiative der betroffenen Bewohner wäre das Quartier jedoch sicher nicht erhalten geblieben. So gesehen haben im Kampf um die Erhaltung dieses einmaligen Lebensumfelds – den Gefahren der Gentrifizierung, der Immobilienspekulation und dem Ausbau der bahnhofsnahen Infrastrukturen zum Trotz – das Ansiedeln von alternativen Nutzungen und das Entwickeln neuer Wohnweisen eine entscheidende Rolle gespielt. Da das soziale Gefüge nach wie vor sehr lebendig ist, kann jegliche Bedrohung wieder zu einer Mobilisierung führen. Dies bewies kürzlich die Opposition gegen ein hohes Gebäude, das auf einer Restfläche zwischen renovierten Altbauten geplant war, sowie gegen ein Erweiterungsprojekt des SBB-Bahnhofs am Südrand von «Les Grottes». Heute darf man hoffen, dass die Stadt die Geschichte dieser Quartiererneuerung berücksichtigen wird, wenn es um die Bebauung der Restflächen und die Sanierung der letzten Gebäude geht. Jeder Neubau muss die gebaute Umwelt und die urbane Kultur, die sich dort entwickelt hat, respektieren. COLLAGE 4/14
13
«Zwischennutzung hat keine direkte Rendite. Trotzdem macht sie Sinn.» THEMA
ANDREAS STEIGER SBB Immobilien, Zürich, Leiter Development Europaallee. LEA BOBST SBB Immobilien, Zürich, Projektverantwortliche Zwischennutzung Dienstgebäude 9. Interview geführt durch Silvan Aemisegger, Redaktion COLLAGE.
«Auf dem Areal Europaallee entsteht bis 2020 in acht Etappen ein neuer Stadtteil mitten in der Stadt. Was vorher unzugängliches Gebiet war, kann nun betreten werden. Während einige Gebäude bereits in Betrieb und andere im Bau sind, gab es zeitweise brachliegende Flächen samt leerstehendem Dienstgebäude. Die an sich schrittweise Veränderung des Gebiets verläuft bezogen auf das einzelne Grundstück abrupt. Die Aneignung des Gebiets durch die Quartier- und Stadtbewohner ist aber ein langsamer, allmählich stattfindender Prozess. Ohne direkten Bezug zu den neuen Nutzungen bleibt das Gebiet fremd und unbekannt. In diesem Transformationsprozess erlaubt die Zwischennutzung der alten Remise sowie zusätzlicher Atelierräume neue Perspektiven – für Zwischennutzer, Neunutzer und Entwickler. Hier sollte für Nutzungen ausserhalb der etablierten Strukturen Raum geschaffen werden, Nutzungen mit Quartierbezug, Nutzungen als lebendige, kreative und innovative Ergänzung. Mit dieser Art von Zwischennutzung zwischen gebauter und noch zu bauender Realität versucht die SBB, Nischen erlebbar zu machen und einen Beitrag zur Stadtkultur zu ermöglichen.» (Aus der Abschlussdokumentation zum Projekt Lagerstrasse Remise 98/99). Anfang 2014 gingen die letzten Zwischennutzungen auf dem Areal der Europaallee zu Ende. 75 Veranstaltungen aus den Bereichen Theater, Tanz, Performance, Film, Soziokultur, Musik, Literatur, Ausstellungen und Parties haben das Areal während 16 Monaten belebt. Welches war die Initialzündung für diese Zwischennutzungen in der «Remise»? ANDREAS STEIGER (AS): Wir haben mit der Europaallee eine Vielfalt an Themen, die auf uns zukommen: neben den städtebaulichplanerischen Themen sind dies auch gesellschaftliche Fragestellung, z. B. zur Identität. Diese interessieren uns, weil wir glauben, dass sich ein Gebiet besser entwickelt, wenn es sich schnell mit dem Umfeld vernetzen kann. Das Gebiet soll eine gewisse «Patina» entwickeln. Dass dieser Prozess Zeit braucht, ist uns bewusst. Wir hatten eigentlich gehofft, dass eine Zwischennutzung hilft, Goodwill zu schaffen, zu zeigen, dass etwas Spannendes entsteht und wir für diesen Prozess Interesse wecken können. COLLAGE (C):
14
COLLAGE 4/14
C: Sie sagen «eigentlich». Spielen Sie dabei auf die vereinzelte Kritik aus dem angrenzenden Quartier an? Wie wurde die Zwischennutzung im Quartier wahrgenommen? LEA BOBST (LB): Es gab zwei Phasen: Zuerst musste die Nutzung wahrgenommen werden. Dies hat rund drei Monate gebraucht. Dann aber hat es eingeschlagen. Ab diesem Moment war die «Remise» ausgebucht. Mit sehr vielfältigen Nutzungen aus dem Kreis 4 und der Stadt Zürich. Gegen Schluss hat man dies sehr gut wahrnehmen können. AS: Die Zwischennutzung war in erster Linie sehr positiv für diejenigen, welche die Räumlichkeiten direkt zwischengenutzt haben. Aber ein Schneeballeffekt im Sinne von «Die SBB macht etwas Gutes, es wird positiv darüber berichtet und hat einen guten Einfluss auf die öffentliche Meinung» habe ich nicht festgestellt. Das war uns dann auch ziemlich bald klar: Unsere Erwartungen waren diesbezüglich zu hoch. Es wurde nicht so viel darüber gesprochen und berichtet. Es ist halt so: «bad news are good news». Trotzdem gab es Stimmen die sagten: Doch, man hat das wahrgenommen. Die SBB hat etwas gemacht. Gewisse Exponenten – auch von der potentiellen Gegnerschaft – haben gemerkt, dass der Wille vorhanden ist. Die längerfristige Wirkung wird sich zeigen. C: Wie haben Sie die Zusammenarbeit mit der Verwaltung, resp. den Behörden empfunden? LB: Eine Zwischennutzung aufzuziehen ist sehr schwierig! Wenn man aber einen temporären Charakter ausweisen kann, dann gibt es Möglichkeiten. Wir mussten sehr viel konzeptionelle Vorarbeit leisten – mehr als wir das jemals gedacht hätten. Von einigen Ideen mussten wir Abstand nehmen, weil wir gemerkt haben, dass diese nicht realisierbar sind. Aber schlussendlich haben wir trotz grossem Planungsaufwand entschieden, diese Zwischennutzung zu machen – unter dem temporären Charakter. Dies war die wichtigste Bedingung. Jedoch wird keine einzige Auflage gelockert, weil es eine Zwischennutzung ist. Diese werden im selben Mass wie bei normalen Nutzungen gehandhabt. AS: Es ist schon so: Die Niederschwelligkeit der Nutzung hat kein planerisches Gegenüber auf der Verwaltungsseite. Eine Baubewilligung ist einfach eine Baubewilligung und Nutzungsvorgaben sind Nutzungsvorgaben. Eine Grauzone gibt es nicht. Dies fordert die Bauherrschaft schon stark. Wir fragten uns teilweise, weshalb machen wir das? Wir engagieren uns hier ein stückweit für die Stadt Zürich, im Sinne einer Bereicherung. Und die Stadt legt uns Steine in den Weg. Natürlich gab es auch unterstützende Stellen, z. B. die Quartierkoordination. Diese waren sehr aktiv. Dadurch konnte teilweise eine gewisse Lockerung erreicht werden, mal ein Auge zugedrückt werden. Aber «institutionalisierte» Bewilligungsverfahren für
[ABB. 1]
[ABB. 1] «Remise» Europaallee. Bei den Aufbauarbeiten.
[ABB. 2]
[ABB. 2] Rundfunk in der «Remise».
[ABB. 3]
[ABB. 3] Eisbahn vor der «Remise».
[ABB. 4] «Remise» Europaallee. Kinderanimation. (Fotos: Anja Fonseka)
[ABB. 4]
COLLAGE 4/14
15
wischennutzungen, im Sinne von Freiräumen für ZwischenZ nutzungen, gibt es nicht. Es ist klar, dass feuerpolizeiliche Auflagen etc. Pflicht sind. Aber für die kurze Zeit der Nutzung können wir nicht viel investieren. Die Zwischennutzung alleine war nicht selbsttragend.
[ABB. 5]
[ABB. 6]
[ABB. 5] Auch eine Zwischennutzung: …
[ABB. 6] … Churchill zu Besuch an der Europaallee. (Fotos: Silvan Aemisegger)
C: Vielleicht über längere Frist mit der erhofften Imagewirkung … AS: … Ich denke, es wird sich auszahlen. Aber die Idee war ursprünglich, dass die Zwischennutzung in sich selbsttragend ist. Dies ist nicht gelungen. Die Europaallee konnte sich ein solches Projekt als Ausnahme leisten. Wir investieren ja auch in Kunst, die keinen direkten Return on Investment hat. Wenn wir Zwischennutzungen häufiger machen wollen, gerade auch bei grösseren Flächen als Instrument zur Arealentwicklung, ist es schon eine zentrale Frage, ob es sich finanziell trägt oder nicht. LB: … und vor allem: Den Initialaufwand muss jemand tragen. Wir haben für uns beschlossen, dass wir für diese beschränkte Zeit diese Nutzung wollen. Darüber haben wir intern lange nachgedacht. AS: Kein Grundeigentümer wird aus reinem Goodwill eine Zwischennutzung durchführen. Volkswirtschaftlich mag es Sinn machen für die Stadt. Betriebswirtschaftlich gilt höchstens, dass ich über Zwischennutzungen eine Attraktivitätssteigerung oder sukzessive einen Nutzungsübergang erreiche. Damit kann auch Akzeptanz für das gesamte Areal geschaffen werden. Aber eine Zwischennutzung ist eben eine temporäre Nutzung. Das ist ihr Los. Sie muss wandern können. Dadurch ist die Institutionalisierung auch begrenzt. LB: Genau das macht auch ihren Charme aus: Das Wissen, dass die Zwischennutzung vergänglich ist. Dies schafft eine eigene Stimmung. Es werden Dinge realisiert, die sonst nicht realisiert würden. Damit wird die Nutzung intensiver. AS: Vielleicht braucht es Zonen für Zwischennutzungen…? Dies ist ja eigentlich ein Widerspruch in sich. Das wäre dann eine künstlich herbeigeführte Zwischennutzung. Der Witz ist gerade, dass es eine Gelegenheit ist. Von Seite Behörden kann dies nur unterstützt werden, indem die Schwelle gesenkt wird. Das andere ist: Es wird sehr viel zwischengenutzt, damit es nicht besetzt wird. Dies ist ja häufig die Motivation für die Immobilienbesitzer. C: Unsere These ist, dass es seit gut zehn Jahr zu einer Professionalisierung und Institutionalisierung von Zwischennutzungen gekommen ist. Das Beispiel «Remise» ist dafür ein gutes Beispiel. Würden Sie diese These bestätigen? AS: Nur teilweise. Wir machten keine Zwischennutzung, um eine Endnutzung zu generieren. Dies trifft vielleicht auf andere Areale zu, hier jedoch nicht. Dieses Konzept verfolgen wir bei der Bespielung der Erdgeschosse in der Europaallee: Dort haben wir Mieter, die als Zwischennutzer begonnen haben und einen grossen Erfolg hatten, so haben wir ihnen einen definitiven Vertrag für eine andere Fläche angeboten. So wurden sie zu langfristigen Nutzern. Bei der «Remise» war dies anders. Da hatten wir eine Brache, die eine bestimmte Zeit zur Verfügung stand und für diese Zeit bespielt werden konnte. LB: Bei der «Remise» war von Anfang an klar, dass das Projekt 12 bis 14 Monate dauere. Durch kleinere Verzögerungen konnte man die Zwischennutzung dann auf 16 Monate verlängern. Alle Bewilligungen waren auf diese Nutzungsdauer ausgelegt.
16
COLLAGE 4/14
C: War diese zeitliche Beschränkung aus Sicht der Zwischennutzer ein «Problem»? Ist hier kein Anspruch entstanden, länger bleiben zu können? LB: Nein, ich glaube nicht. Es wurde sehr klar kommuniziert, dass es sich um eine befristete Nutzung handelt und allen Nutzern war dies bewusst. Dadurch waren auch die Zwischennutzer dem Projekt gegenüber sehr positiv eingestellt. Klar war der Abschluss ein Wehrmutstropfen, insbesondere für die Ateliernutzungen. Jedoch haben sich alle auf eine temporäre Nutzung eingestellt. Das war insofern kein Problem. C: Matthias Sigrist und projeteria haben das Projekt konzeptionell begleitet. Wie funktionierten die unterschiedlichen Rollen miteinander: Eigentümer, externe Betreiber und soziokulturellen Animatoren? LB: Die Aufgabe des Büro projeteria war, die Bespielung der «Remise» zu gestalten. Die «Remise» war Ort der Begegnung. In ihr gab es grössere und kleinere Veranstaltungen. Zusätzlich gab es die Ateliers, welche für die Dauer von 16 Monaten fix belegt waren. Matthias Sigrist hat insbesondere konzeptionell und bezüglich Bewilligungen mitgeholfen. C: Der Einleitungstext erweckt den Eindruck, als wäre das Projekt ein voller Erfolg gewesen. Welches waren die zentralen Herausforderungen, gab es auch Stolpersteine? LB: Eine der Schwierigkeiten, die wahrscheinlich alle Zwischennutzungen haben, ist die unterschiedliche Sichtweise der Akteure. Die Sicht der Kreativen und Kunstschaffenden und dann diejenige der Eigentümer, welche andere Projekte mit dem Areal plant. Dabei hat es uns sehr geholfen, dass Matthias Sigrist als Vermittler agierte und diese Diskussionen entschärfte. In diesem Sinne ist die angesprochene «Professionalisierung» der Zwischennutzungen positiv. AS: Eine weitere Herausforderung war die Bewirtschaftung der Räumlichkeiten, welche nicht im Rahmen der ordentlichen Bewirtschaftung der SBB Immobilien erfolgen konnte. Dafür war der Aufwand zu gross. Wir mussten im Projekt alles eigens organisieren und auch finanzieren. Die Bewirtschaftung muss zusätzlich mitbedacht werden und ist ein relevanter Kostenfaktor (z. B. Heizung, Nebenkosten, Reinigung etc.). Die grösste Herausforderung lag also im betrieblichen Aufwand, der für diese – relativ kurze – Zwischennutzung betrieben werden musste. LB: Die «Remise» umfasste 200 m2 und daneben die Ateliers. Oft braucht es nicht viel und man steht schon vor grösseren betrieblichen Problemen: Überschwemmungen zum Beispiel. Da gab es schon zwei drei Situation, in denen die Problemlösung unklar war. C: Welche Herausforderungen werden bezüglich Zwischennutzungen auf die SBB zukommen? Welche Trends sind absehbar? AS: Die Herausforderungen werden weiterhin die baurechtlichen Rahmenbedingungen sein. Insofern bräuchte es in den Baureglementen einen Zwischennutzungsparagrafen: Alle Vorgaben müssten nur zu 50 % erfüllt werden, wenn die Nutzung nicht länger als zwei Jahre dauert. LB: Bei der (Zwischen-)Nutzung von alten Gebäuden werden immer bauliche Anpassungen notwendig sein. In Industriehallen beispielweise ist der Aufwand enorm. Und dann beginnt die Diskussion: Welche Nutzungen eignen sich für diese Gebiete? Einerseits ist die Veredelung aufgrund der hohen Kosten kein gangbarer Weg. Andererseits ist die Variante «völlig niederschwellig» aus Sicherheitsgründen nicht möglich. Wie kann ich
Menschen aufs Areal «bringen», die etwas konsumieren und so die Zwischennutzung auch mitsubventionieren? Unter diesem Aspekt werden Zwischennutzungen immer spannender, im Sinne vom Pioniernutzungen, die etwas in Gang bringen. C: Sie schreiben in der Abschlussdokumentation: «Die SBB nimmt das Projekt als gelungene und weiterzuverfolgende Art von Zwischennutzungen wahr. Eine Bespielung in diese Rahmen ist jedoch nur mit externer Unterstützung und Quartier/Stadtbezug … möglich». Wird es weitere Areale der SBB geben, welche in Zukunft für Zwischennutzungen zur Verfügung stehen werden und gibt es eine Strategie der SBB bezüglich Zwischennutzungen? LB: Das finde ich eine spannende Frage. Ich habe das Projekt sehr gerne begleitet und finde es aus Sicht Grundeigentümer sehr spannend. Deshalb stellt sich auch für mich die Frage, wie wir diese Ansätze weiterführen. Hier an der Europaallee wird es sicher keine solche Gelegenheit mehr geben in absehbarer Zukunft. AS: Jetzt sind wir natürlich bei der Frage: Was ist eine Zwischennutzung? Wir haben schweizweit rund 35’000 Mietverträge. Darunter vermieten wir auch kleine Räume, niederschwellig, zum Beispiel an Künstler, die vielleicht ein, zwei Jahre drin sind und dann kommt der Nächste. In diesem Fällen werden einfache, pragmatische Lösungen gesucht vor Ort – ohne Öffentlichkeitswirksamkeit. In den Zentren ist dies jedoch anders. Zwischennutzungen an Standorten, wo eigentlich eine zahlungskräftigere Mieterschaft vorhanden wäre, gibt es nur in Übergangszeiten. Da werden wir sicher von den Erfahrungen an der Europaallee profitieren können. Bleibt die Frage, wie weit Zwischennutzung als Instrument der Arealentwicklung einsetzbar ist, so dass eine gewisse Publikumswirksamkeit erreicht wird. Erst dann beginnt sie, ein Gebiet erlebbar zu machen. Dies würde ich weiterhin als Strategie sehen. Dabei können dann auch ganze Gebiete sukzessive an eine neue Nutzung herangeführt werden. Aber es gibt bei uns dazu keine Strategie im eigentlichen Sinn. Ich glaube auch nicht, dass es dies braucht. C:
Herzlichen Dank für das Gespräch. LITERATUR
SBB Immobilien/projeteria GmbH [2014]: Lagerstrasse REMISE 98/99 – Abschlussdokumentation (siehe Website «Remise»). LINKS
http://remise-lagerstrasse.ch www.europaallee.ch www.projeteria.ch
COLLAGE 4/14
17
«3plus3» – Das Basler Modell für Zwischennutzungen setzt auf Vermittlung THEMA
OLIVIER WYSS koordiniert in der Kantons- und Stadtentwicklung im Präsidialdepartement den kantonalen Entwicklungsschwerpunkt in Basel Süd/ Gundeli Plus und leitet die Anlaufstelle Zwischennutzung.
[ABB. 1]
[ABB. 1] Zwischennutzungen
Zwischennutzungen sind in Basel seit den frühen 1990er Jahren zur Tradition geworden. Der Kanton kann dabei in drei Rollen auftreten: als bewilligende Instanz, als Eigentümer von Immobilien und als Vermittler zwischen verschiedenen Akteuren. Mit der Anlaufstelle Zwischennutzungen hat der Kanton diese dritte Rolle als Vermittler institutionalisiert. Dies ist besonders wichtig, wenn neben den Zwischennutzern und dem Kanton auch private Eigentümer involviert sind. Die Klärung der verschiedenen Rollen mit dem Modell «3plus3» schafft die Grundvoraussetzung für gelingende Zwischennutzungen: ein Ausgleich der Interessen aller Beteiligten. Der Kanton handelt dabei mit einer Haltung des Ermöglichens. Diese Haltung soll auch die Beziehungen zwischen Kanton, privaten Eigentümern und Nutzern stärken. 18
COLLAGE 4/14
Basel (Klybeckquai). Zwischennutzungen ermöglichen neue in (Foto: Domenico Sposato) Formen des Arbeitens und Zusammen lebens. Das wirkt sich in vielfältiger Weise auf die Lebensqualität der Beteiligten aus, prägt ihre persönliche und berufliche Entwicklung und verändert das Leben in der Stadt. Das Beispiel «Schlotterbeck» illustriert dies auf eindrückliche Art. Nach dem Ende der «Alten Stadtgärtnerei» 1988 liessen sich einige Akteure in den leer stehenden Schlotterbeck-Garagen im Zentrum von Basel nieder. Zum ersten Mal wurde seitens der Akteure im Rahmen einer derartigen Nutzung ein befristeter Mietvertrag mit der Besitzerin abgeschlossen und auch ein Koordinator angestellt. So entstand ein kreativer Werkraum, der den Interessen der Nutzer- und Eigentümerschaft sowie dem Kanton entsprach. Das Projekt erhielt viel Wertschätzung – auch in Form finanzieller und ideeller Unterstützung. Das
Zwischennutzungsprojekt «Schlotterbeck» wirkte sich direkt auf weitere Zwischennutzungen aus und liess neue Formen professionellen Zusammenwirkens entstehen. Einige dieser urbanen Impulse – zum Beispiel der Werkraum Warteck, das Unternehmen Mitte oder das Gundeldinger Feld – sind heute aus dem Basler Stadtleben nicht mehr wegzudenken. So entwickelte sich in Basel anhand konkreter Projekte das «3plus3-Modell»: Der Kanton vermittelt und koordiniert als dritte Partei zwischen Eigentümern und Nutzern. Gleichzeitig wahrt er mit seinen hoheitlichen Aufgaben auch die Interessen des Gemeinwesens. Staatlich anerkannte Zwischennutzungen Ein besonders grosses, mehrjähriges und Im Sinne des «3plus3»-Modells erfolgreich abgewickeltes Zwischennutzungsprojekt mit zahlreichen Mietparteien und Untermietverhältnissen geht auf der Erlenmatt, dem ehemaligen Areal der Deutschen Bahn, dem Ende entgegen. Die planmässig und wie vereinbart voranschreitende Transformation des Areals in ein neues Wohn- und Arbeitsquartier hat einige Verunsicherung über die Zukunft von Zwischennutzungen ausgelöst. Mehrere politische Vorstösse verlangten die staatliche Förderung von Zwischennutzungen. 2011 würdigte der Regierungsrat ausführlich den Wert der Zwischennutzungen für die Stadtentwicklung. Den Wunsch nach staatlicher Förderung nahm er wie folgt in den Legislaturplan auf: «Zwischennutzungen leisten einen Beitrag zur nachhaltigen Stadtentwicklung, zur kulturellen Vielfalt und zur Förderung der Kreativwirtschaft. Diese können bei staatlichen Aufgaben berücksichtigt und mit einer begrenzten Dauer gefördert werden (...).» In der Folge richtete der Regierungsrat in der Kantons- und Stadtentwicklung des Präsidialdepartements die Anlaufstelle Zwischennutzung ein. Sie triagiert Anfragen und vermittelt zwischen Eigentümern, Nutzern und zuständigen Verwaltungsstellen. Zusätzlich wurde eine interdepartementale Arbeitsgruppe Zwischennutzungen (AGZ) mit den Entscheidungsträgern betroffener Verwaltungsstellen gebildet. Die AGZ trifft sich zweimal jährlich, tauscht Informationen aus und prüft und entwickelt neue Massnahmen. Staatliche Aufgaben und private Initiativen In einem temporären Interessensausgleich zwischen öffentlicher Hand, Nutzer- und Eigentümerschaft steckt ein grosses Potential für alle Beteiligten wie auch für eine nachhaltige Entwicklung der Stadt. Der Kanton sorgt mit geeigneten Rahmenbedingungen dafür, dass dieses Potenzial genutzt wird. Private Akteure werden nach dem Subsidiaritätsprinzip unterstützt und sollen wo immer möglich in eigener Verantwortung handeln, um kulturelle und soziale Freiräume zu nutzen. Dafür braucht es einen stetigen Dialog zwischen allen Beteiligten und eine laufende Überprüfung der Rollen. Zudem ist die Bereitschaft wichtig, neue Wege auszuprobieren und Impulse zu geben. Der Kanton Basel-Stadt hat seine Aufgaben wie folgt festgelegt: 1. Die Bereitstellung von staatseigenen Flächen und Immobilien nach Möglichkeit, 2. das Bewilligen von Zwischennutzungsprojekten nach Augenmass und 3. die Triage der Anfragen nach Zuständigkeit sowie die Vermittlung und Koordination zwischen den Parteien. Ein gelungenes Beispiel für eine private Initiative mit staatlichem Anschub ist eine Raumvermittlungsagentur für Zwischennutzungen. Zu Beginn stellte der Kanton zwei Immobilien für
die Zwischennutzung zur Verfügung. Damit startete der «verein unterdessen» eine Plattform, auf der heute auch private Eigentümer ihre Immobilien zur Zwischennutzung anbieten. Für seine Aufgaben hat der Kanton jeweils einen klaren Rahmen. So müssen staatseigene Flächen und Immobilien von der zuständigen Verwaltungsstelle (Immobilien Basel-Stadt IBS) zu marktüblichen Bedingungen bewirtschaftet werden. Für kulturelle oder soziale Projekte (auch für ihre Finanzierung) sind andere Verwaltungsstellen verantwortlich. Deshalb kann IBS keine Immobilien für die Zwischennutzung frei halten, sondern nur anbieten, was auch tatsächlich für einen bestimmten Zeitraum freistehen wird. Es gilt deshalb Modelle anzuwenden, die als Best-Practice auch in der Privatwirtschaft greifen und bestenfalls von Unternehmen und Privatpersonen übernommen werden. Win-Win-Situation durch professionelle Betreiber Um die Immobilienverwaltung zu entlasten, begann IBS vor einiger Zeit mit einem professionellen Zwischenbetreiber zusammenzuarbeiten. Das hat sich im Bereich von Studentenwohnungen sehr bewährt und wird heute auch erfolgreich bei kulturellen Zwischennutzungen angewendet [ABB. 2]. Private Organisationen, die sich auf das Zwischennutzungsmanagement spezialisiert haben, übernehmen in einem Rahmenvertrag mit dem Eigentümer die Verantwortung für alle Teilnutzungen, die künftig während der befristeten Nutzdauer stattfinden. Als Vertragspartner tragen sie sämtliche Verpflichtungen und Risiken und schliessen mit den definitiven Nutzerinnen und Nutzern Unterverträge ab. Diese profitieren von den günstigen Konditionen und gemeinsam mit dem Eigentümer von einer professionellen Verwaltung – eine klassische Win-Win-Situation. Diese Form der Zusammenarbeit wurde auch für die derzeit grösste staatliche Zwischennutzung der Schweiz im Basler Hafen gewählt [ABB. 1]. Diese Zwischennutzung mit Pilotcharakter wurde von den Schweizerischen Rheinhäfen zusammen mit dem Kanton top-down initiiert, gemeinsam mit Zwischennutzern geplant und wird von diesen bottom-up umgesetzt. Heute wird das gesamte Areal im Auftrag der IBS von privaten Trägervereinen betrieben und von der Anlaufstelle Zwischennutzung begleitet, die den Kanton als Eigentümer vertreten. Die Prozessentwicklung wird dabei laufend mit den unterschiedlichen Akteuren überprüft. Bewilligungen vereinfachen Die Bewilligungen für Zwischennutzungen lassen sich nicht ohne Weiteres vereinfachen. Denn vor dem Gesetz sind alle gleich zu behandeln; Zwischennutzungen dürfen nicht begünstigt werden. Zudem gelten in manchen Bereichen bundesrechtliche Vorgaben, von denen die kantonale Gesetzgebung nicht abweichen darf. So gelten Zwischennutzungen gemäss dem eidgenössischen Raumplanungsgesetz als baubewilligungspflichtige Bauten. Basel-Stadt setzt deshalb im Bewilligungswesen bei der Beratung an und unterstützt die Gesuchstellenden dabei, die bestehenden Gesetze einzuhalten, zum Beispiel mit einem frühzeitigen Hinweis auf die Sprechstunden des Bau- und Gastgewerbeinspektorats. Ein neues Formular hilft dabei, für nicht zonenkonforme Nutzungen ein öffentliches Interesse zu formulieren und nachzuweisen. Besteht ein begründetes öffentliches Interesse, kann dies im Rahmen einer Interessenabwägung für eine Ausnahmeregelung einfliessen, was wiederum ein einfaches und schnelles Bewilligungsverfahren unterstützt.
COLLAGE 4/14
19
[ABB. 2]
[ABB. 2] Galerie Beyeler. (Foto: Pascal Biedermann)
[ABB. 3] Gottesdienst als Zwischennutzung. Haefely-Areal. (Foto: Nars Kenneth)
Private Zwischennutzungen Häufiger ist der Fall, dass private Areale oder Liegenschaften zwischengenutzt werden. Der Kanton ist in diese Projekte jeweils als Bewilligungsbehörde und Berater mehr oder weniger umfassend einbezogen. Jüngstes Beispiel ist das über 1 ha grosse Haefely-Areal [ABB. 2+3]. Der Eigentümer anerkannte den hohen Raumbedarf für das Kleingewerbe oder für soziale und kulturelle Projekte und öffnete das Areal für die Zwischennutzung. Für die nächsten fünf Jahre können sich nun zum Beispiel ein Fitness Parcours, ein Musik-Club oder eine Freikirche auf dem Areal entfalten. Für den Eigentümer ist die Zwischennutzung ein Geben und Nehmen: Die Öffentlichkeit erhält neuen Freiraum und hilft mit, das Areal zu entwickeln. Mieterträge finanzieren beispielsweise die laufende Planung mit. Die kantonale Anlaufstelle Zwischennutzung fördert in dieser Situation den Austausch und Kontakt zwischen Nutzerund Eigentümerschaft. In diesem Kontext hat die Anlaufstelle zusammen mit Akteuren der Zwischennutzungs-Szene und der Politik inzwischen die Gründung einer Interessensgruppe initi iert. Auch sie unterstützt den Brückenschlag zwischen allen beteiligten Parteien, zwischen top-down und bottom-up. Auch das: eine klassische Win-Win-Situation. LINK
www.zwischennutzungen.bs.ch
20
COLLAGE 4/14
[ABB. 3]
RÉSUMÉ «3plus3» – le modèle bâlois mise sur la médiation Depuis le début des années 1990, les affectations transitoires sont devenues, à Bâle, une véritable tradition. Le Canton peut, dans ce contexte, endosser trois rôles distincts: celui de l’autorité chargée de l’octroi des autorisations, celui du propriétaire immobilier et celui du médiateur entre tiers impliqués. Ce dernier rôle, l’Etat l’a institutionnalisé en créant un guichet destiné aux activités intermédiaires. En 2011, l’exécutif bâlois a reconnu, dans son programme de législature, l’importance que les activités transitoires revêtent pour le développement urbain. Toutefois, le principe de subsidiarité est aussi censé s’appliquer dans ce domaine, l’Etat n’assumant dès lors que les tâches que les privés ne peuvent eux-mêmes prendre en charge. Afin de décharger les propriétaires, la collaboration avec des exploitants professionnels a fait ses preuves. Dans ce cadre, les propriétaires passent un contrat avec un seul partenaire, qui gère ensuite l’ensemble des activités développées dans le périmètre au moyen de contrats de sous-traitance. Cette formule permet aux exploitants finaux de bénéficier de conditions favorables, aux propriétaires d’économiser temps et énergie, et au public de profiter au maximum des activités proposées. Un exemple actuel de ce système est le port rhénan de Bâle, où des activités temporaires ont été promues, selon une démarche top-down, par les Ports rhénans suisses et par le Canton. Les études ont été menées en collaboration avec une association d’exploitants, la mise en œuvre des différents projets étant assurée, cette fois selon une démarche bottom-up, par les exploitants individuels. La clarification des rôles entre Canton et autres acteurs impliqués crée la condition première du succès des activités intermédiaires: l’arbitrage entre les intérêts des uns et des autres. A cet égard, le Canton agit toujours en facilitateur – une attitude dont le but est aussi de renforcer les relations entre Etat, propriétaires privés et exploitants.
Von der urbanen Initiative zur unterschätzten Pauschallösung – Ein kritischer Rück- und Ausblick THEMA
PHILIPPE CABANE Soziologe, Raumplaner, selbständiger Berater für Urbane Strategien, Nutzungsentwicklung und Kommunikation.
Zwischennutzungen sind im Trend. Sie haben heute schon ihren festen Platz in Zielkatalogen für städtebauliche Entwicklungen genau so wie in den politischen Programmen zahlreicher grösserer Städte. Behörden und Eigentümer initiieren inzwischen Zwischennutzungen aktiv, die Wissenschaft führt Untersuchungen durch und es gibt auch schon einen ganz schönen Strauss von einschlägigen Publikationen. Ganz zu schweigen vom Meer von Bachelor- und Masterarbeiten von Studierenden der Architektur, Städteplanung, Kulturmanagement oder Sozialer Arbeit. Auch bei Politikern und Politikerinnen oder in den Chefetagen der Behörden sind Zwischennutzungen en vogue. Es wollen auch immer mehr junge Menschen in Zwischennutzungsprojekte einsteigen. Und wo etwas populär wird, treten auch professionalisierte Händler auf die Bühne. Was hat Zwischennutzungen so populär gemacht, dass ein prominenter Wegbereiter des Denkens einer anderen Stadtentwicklung – der Basler Soziologe und Stadtplaner Lucius Burckhardt (1925–2003) – sogar im Schweizer Pavillon der diesjährigen Architekturbiennale in Venedig seinen Platz findet? Zwischennutzungen als Kulturraumbeschaffung Die Entwicklungen in Burckhardts Heimatstadt Basel sind hierbei exemplarisch. Nach den 80er Unruhen und Besetzungen in den autonomen Jugendzentren AJZ an der Hochstrasse mit dem von Krawallen begleiteten Ruf nach alternativen kulturellen Freiräumen hatten Ende der 1980er Jahre vor allem Kulturschaffende, Intellektuelle und Handwerker in der Alten Stadtgärtnerei eine konstruktivere Gangart eingeschlagen. Nach deren gewaltsamer Räumung konnten mit Schlotterbeck und dann Bell, Stücki, Kiosk AG oder Villa Epoque Zwischennutzungsverträge für brachfallende Industrieareale oder Immobilien ausgehandelt werden. Diese erste Phase der Zwischennutzungen, die weitgehend vom Verein B.E.I.R.A.T, einer Solidargemeinschaft von Zwischennutzungsakteuren intitiiert und unterstützt wurde, war wegbereitend für die Entwicklung einer Zwischennutzungsszene in Basel, die sich mit den grossen Zwischennutzungsmetropolen wie Berlin durchaus messen kann. Diese erste Konsolidierung nährte sich von einer gegenseitigen Haltung des Laisser-faire. Vereinfacht formuliert war der Deal zwischen Eigentümern: Gewaltfreiheit gegen Kulturraum. An Stelle von Besetzungen, die allenfalls geduldet waren, traten vertraglich geregelte Zwischennutzungen, die es erlaubten, über die rein kulturelle Tätigkeit hinaus auch als Kulturunternehmer wirtschaftlich aktiv zu werden. Diese Formel ermöglichte nicht nur die Beschaffung preisgünstiger Räume für Kulturschaffende, sondern wirkte sich fast durchgehend positiv auf die Standorte aus. So traten an Stelle eingezäunter Brachen und zugemauerter Ruinen lebendige städtische
Freiräume mit weit besserer Ausstrahlung auf die Entwicklung des Orts und der umliegenden Quartiere. Die Erkenntnis, dass Zwischennutzungen auch positiv auf den Standort und das weitere Umfeld hinaus wirken, führte in eine nächste Phase: Zwischennutzungen wurden als wirksames Instrument der Stadt- und Standortentwicklung erkannt und eingesetzt. Zwischennutzung als Stadtentwicklung Mit dem Projekt nt/Areal auf dem Güterbahnhofareal der Deutschen Bahn beginnt eine neue Phase der Zwischennutzung. Sie ist wesentlich durch die Absicht der Schlüsselakteure charakterisiert, auf dem 20 ha grossen Entwicklungsgebiet einen öffentlichen urbanen Freiraum zu etablieren. Damit sollte nicht nur ein Vorbezug von Urbanität durch ein kulturelles Branding erzielt werden, sondern auch frühzeitig der Bevölkerung aus der Nachbarschaft die Möglichkeit gegeben werden, noch vor der Realisierung eine städtebaulichen Projekts sich die Freiflächen als öffentliche Räume anzueignen. Dieser neue Ansatz wurde nach einer vorangegangenen Studie zunächst ebenfalls bottom-up durch die Vereine k.e.i.m und V.i.P. lanciert. Die Absicht, neben kulturell motivierten Raumnutzungen auch ein Stück Stadt zu realisieren, zeigt sich vornehmlich daran, dass ein Wegsystem etabliert und das Areal durch ein Signalisationskonzept mit Wegweisern und Tafeln sichtbar als öffentlicher Raum deklariert wurde. Mit dem Anspruch auf Stadtentwicklung durch Zwischennutzungen hat das nt/Areal eine mögliche Immobilienentwicklungsstrategie (im Sinne einer win-win Situation für Eigentümer und Nutzer) aufgezeigt, die in den anschliessenden zehn Jahren zunehmend durch die Eigentümer und den Kanton integriert und selbst etabliert wurde. Nach der Pionierphase einer selbst organisierten und selbst finanzierten Stadtentwicklung durch Zwischennutzung veränderten sich die Vorzeichen zunehmend. Der noch von den Initianten des Vereins k.e.i.m angestossene Prozess der Quartierintegration durch V.i.P wurde bereits partnerschaftlich mit dem Kanton Basel-Stadt, der Grundeigentümerin Vivico und der Messe Basel entwickelt. Der Verein behielt in einem vorab ausgehandelten Rahmenvertrag weitgehende Kompetenzen für die eigenständige Bewirtschaftung durch die auf dem Areal arbeitende Geschäftsstelle. Zentraler Punkt dieses Vertrags war, dass sämtliche erzielten Umsätze in die Weiterentwicklung von Zwischennutzungen flossen. Zwischennutzung als urbane Trendökonomie In nur fünf Jahren hatten die beiden Vereine Schritt für Schritt ein stadtbekanntes Restaurant, drei Clubs, vier Bars, eine Trendsportmeile, Sonntags-Flohmarkt, Quartierlabor sowie Kunst und Kinderprojekte realisiert und das Areal zu einem der wichtigsten Freiräume Basels entwickelt. Alsdann COLLAGE 4/14
21
Legende
Hafenareal
Stückiareal Frame Port Land Freisitz
Marina Basel
aktive Zwischennutzungen inaktive Zwischennutzungen Karawanserei
Bellareal
a str or f ud Ne
Borderline
e
asse
Villa Rosenau
e ss ra rst
bis 2014
Voltaplatz
Vogesenplatz
Dreirosenbrücke
Autonomes Jugendzentrum. Hochstrasse 16 4053 Basel 1981 (Feb- Mai) All Exclusive
FAKT
Probestudio Tanz. Elsässerstrasse 56 4056 Basel www.alexandrabachzetsis. com seit 2013 Schweizer Kulturstiftung Pro Helvetia Verein unterdessen
Kunst und Musik. Viaduktstrasse 10 4051 Basel 2012–2013
Alte Markthalle Nutzungen rund ums Essen, Trinken und Geniessen. Viaduktstrasse 10 4051 Basel www.altemarkthalle.ch 2013-2014 Seit 2014 Umnutzung Verein unterdessen
Ateliergemeinschaft
e
e
ss
ss
Atelierhaus in der Altstadtvilla
ga ke
e
ss
tra
sse
B
bis 2014
Bäumleingasse 9
inga
le äum
Subtext
Picassoplatz
attpark Schützenm g waa
sse
Werkraum Schlotterbeck
FAKT
Alte Markthalle Ga Ba SB hnho B f
hu rne rst r
Kiosk AG
Ho
lot
tzungen in
Gü
geführte Projekte?
Gun
deld
ing
ers
So
ter Ateliers str ass e @ Home Spiegelbar
Flatterschafft
chs
tra
sse
AJZ Autonomes Jugendzentrum
tra
sse Mü st
en
h nc
COLLAGE 4/14
Isteine
Bad, S Isteine 4058 B 2013Verein
Güters 4053 B Atelier (Loft)W Verans lungen 1994-
Ateliers, Werkstätten, Büros, Club. Missionsstrasse 53 4056 Basel 1992-1993 Verein b.e.i.r.a.t Hafenareal Wagenplatz Alternative Wohnform, Konzerte, Filmabende, Essen, Spiele, Ausstellungs-, Band-, Flohmi-, Gäste-, Atelier-, Werkstatt- und Bürowagen. Uferstrasse 40 / Klybeckquai 4057 Basel www.wagenplatz.ch seit 2013 Hafenareal Trägerverein I_LAND
Frame Mobile Architektur, Musik, www.allwäg.ch. seit 2012 FörderVerein Pro Airline Freisitz Urbaner Agrargarten. www.facebook.com/Freisitz seit 2012 Verein Kulturbau- und Freiraumdepartement Basel-Stadt
Landestelle
Restaurant, Bistro, Eventgastronomie, Catering, Garten. www.landestelle.ch seit 2013 Verein Landestelle
1994
e
22
Musik terrass ausste Münch 4052 B www.h seit 20 Hinterh
Frobenius
[ABB. 1] Irrtum Zwischen Marina Basel nutzungen und Spontaneität: Sommerbar mit Künstlerateliers, Design- und Das Aushandeln „Strandbudencharakter“. und Modeshop, Vinothek, Bürowww.facebook.com/ arbeitsplätze, Sommerbar im Bewilligen von Nutzungsrechten marina.basel Innenhof und kleine Anlässe. seit 2011 Bäumleingasse 9 in Entwicklungsgebieten Verein MARINA Basel 4051 Basel ist alles andere als spontan. Karawanserei 2012–2014 Andockstelle für das Verein unterdessen Die beiden grossen ZwischenQuartier, Atelier, Events. Bellareal nutzungsgebietePicknickoase, Erlenmatt www.neubasel.ch Verein b.e.i.r.a.t seitBasel 2014 und Hafenareal in zeigen Elsässerstrasse 188 Verein Neubasel 4056dies. Basel (Quelle: Lena Tamini, Port Land Ateliers, Werkstätten, Skate Bowl. Brunner, Proberäume, Büros, Beerli, Jazzclub, Thomas Manuela www.portlandbasel. Loftwohnungen, Restaurant, Hinterhof Paula Borer, Studienzentrum blogspot.ch Veranstaltungshalle. seit 2012 1993–1999 Kulturmanagement, Universität Betonfreunde beider Basel [ABB. 1] Borderline (BFBB) Club.Basel)
ss tra rs
begannen Vivico und der Kanton Basel-Stadt auf eigene Faust Projekte zu akquirieren und vergaben eine Halle direkt an ein Immobilienunternehmen aus der alternativen Szene. Die Stiftung Habitat zog nach und scheute keine Kosten, um auf ihren drei Baufeldern eigene Zwischennutzungsprojekte zu initiieren. Damit wurde ein wichtiger, aber auch fataler Schritt vollzogen. Zwischennutzungen wurden nicht mehr von ambitionierten Pionieren entwickelt und bewirtschaftet. Neu traten Institutionen dazwischen, welche die Flächen von aussen verwalten und mit den einzelnen Nutzern individuelle Verträge abschliessen. Im Prinzip wechselten die Zwischennutzer ihren Status vom Mieter eines selbstgegründeten Vereins zu Mietern eines aussenstehenden Vermieters. So gesehen «normalisieren» sich
Hinter
Ehema der Sta hier Un Klybec 4057 B 1988-
e ein
Euer Werkhof
Holzpa Freirau raum f Experi gewerb Terras Atelier www.h seit 20
Kino U
Bäumleingasse 9
as
Ateliergemeinschaft
tr
ns
rte
Villa Epoque e
s as
Uferst 4057 B www.s Verein Verein
(Frei-) Raum für Kulturschaffende, Ateliers, Netzwerke, Veranstaltungen Solothurnerstrasse 4 4053 Basel www.flatterschafft.ch seit 2013 Verein Flatterschafft
Uferstrasse / Klybeckquai 4057 Basel www. i-land.ch
Körper- und Bewegungsschule. Elsässerstrasse 56 4056 Basel www.austober.ch seit 2013 Verein unterdessen
Hafen Verein
Flatterschafft
Ateliers. Hammerstrasse 10 4058 Basel seit 2014 Verein unterdessen
Austober
kt
tra
se
kts
iadu
du
Kunst und Küchengeschichten, Freiraum-Restaurant. Feldbergstrasse 47 4057 Basel www.feldberg.fm seit 2012 Verein unterdessen
Atelierhaus in der Altstadtvilla (Villa Wettstein)
Ateliers. Maiengasse 7 4056 Basel seit 2013 Verein unterdessen
Aeschenplatz
e-V
Via
Ateliers. Nadelberg 16 4051 Basel seit 2014 Verein unterdessen
Ateliers für ein Jahr
Startup Academy
Heu
g, die zeitlich Areal Militär, nd meist wischenAktivität eist auch
Atelierhaus für Jungunternehmen
Feldberg
rüc
Werkraum Warteck
inb
eS
en
Subtext i Fre
Nadelberg
Atelierhaus für Jungunternehmen
ste
tra
en
ss
Satisfactory
ke e er üc ttl br Mi ein Rh
Ut
ring
Spalen
ion
We tt
ing
ss
sse
stra mer
nr Wasge
Subtext
Frobenius Mi
Ateliers, Werkstattgemeinschaft. Güterstrasse 81 & 83 4053 Basel seit 2012 Verein unterdessen
Ham
Ateliers für ein Jahr
Euer Werkhof Ort des Von- und Miteinander Lernens, im Sinne eines »offenen, analogen Wikipedias«. Gundeldingerstrasse 286 4053 Basel ab 2014 Verein unterdessen
Neue Formen der Kultur, des Gewerbes und des sozialen Zusammenwirkens. St. Johannspark 4056 Basel 1986–1988
r nite
an
Joh
er ch dis f B a hnho Ba
e ss
rk
Ein temporärer Ort für kontemporäre Gestaltung. Voltastrasse 43 4056 Basel www.depotbasel.ch seit 2013 Verein unterdessen
Alte Stadtgärtnerei
Isteinerbad
sse
pa
Feldb cke brü
stra iner
Postbar
Feldberg Ladybar
Erlkönig Otto Schmidt Ateliers Sonnendeck SommerResidenz Depot Wagenmeisterei Vulcanelli Subtext Galerie Puechredon Verkehrsgarten Erlenmatt
Iste
ra rst se äs Els
nf eld
se
tras ergs
Riehenring
Alte Stadtgärtnerei ne
nt*/areal
trasse Klybecks
Depot Basel Schwarzwaldallee Kurt All Exclusive St. Johannspark Offenburgerstrasse Kino Union Tap Dance Studios Austober Lebensmittel Gemeinschaft Basel
Ka n
Lange Erlen
Aktienmühle
Atelier- & Büroräume Trendsportarten Das Lokal Die Stube Erlenmatt Familientage Sonntagsmarkt Karawanserei Designers -Mall Funambolo Quartierlabor Allwäg
se äs Els
sse
en
Depot Basel
AJZ Autonomes Jugendzentrum
Holzpark Klybeck Gärtn erstra ss
ofstr
Uferstrasse
chth
Wagenplatz
Bimbo Town Planet E
Landestelle
Schlachthof
Schla
Bad ens tras se
aktive Areale inaktive Areale
Aktienmühle Cafébar, Quartiergarten, Spielboden Klybeck, Offener Kindertreff, Mühleclub, Offcut Materialmarkt. Gärtnerstrasse 46 4057 Basel www.aktienmuehle.ch 2010-2012 seit 2012 Umnutzung Stiftung Habitat
die Zwischennutzungen zu herkömmlichen Mietverhältnissen. Anschliessende Projekte waren weitgehend von diesem Modell geprägt. Eigentümer vermieten an Zwischennutzer mit direkten Mietverträgen und die Stadt gibt ihre brach fallenden Liegenschaften fast systematisch an einen bekannten Akteur ab, der sich auf die Verwaltung von Zwischennutzungen spezialisiert hat. Und damit Behördenvertreter alles richtig machen, werden Leitfäden für Zwischennutzungen erstellt. Man möchte jetzt meinen – wie viele Kritiker monieren –, dass ein Gesinnungswandel zur Instrumentalisierung von Zwischennutzungen nur auf Seiten der Eigentümer und Behörden stattfand. Ganz im Gegenteil: auch auf der Seite der Zwischennutzer hat sich sehr viel verändert.
Kiosk Verein
Atelier
@Hom Künstl soziale
Spiege Kurt
Atelier lungsfl Arbeite Breisa 4057 B 1996
Ladyb
Bar, Th Feldbe 4057 B www.l seit 20 Verein
Leben Basel
Ort für zung u Lebens (natür region Feldbe 4057 B www.l schaft seit 20 Verein
nt*/ar Verein
Erlens 4058 B www.a 2000– Aus k.e der Ve
Erlkön Restau 2000–
Sonne Opena Grenzw www.g 2003 -
Wagen Marzip 2001Wagen 2002Wagen 2003Gleis 1 2007Isola V 2009-
Akzeptanz von Zwischennutzungen als wirksames StadtentProjektaufruf Klybeck – Verein i-Land Zwischennutzungen haben sich in breiten Bevölkerungs- wicklungsinstrument etablieren sich Zwischennutzungen zu kreisen etabliert, und mit der wachsenden Kundschaft mani- Oberflächen einer ökonomischen Verwertungslogik. Dies führt festierten sich auch zunehmend kommerzielle Interessen. Das dazu, dass gerade jene Qualitäten, die von Zwischennutzunzeigte sich sehr deutlich an den 60 Eingaben des Projektauf- gen ausgegangen sind, gleich wieder im Keim erstickt werden. rufs Zwischennutzung Klybeckquai, ein partnerschaftlich von Grund hierfür ist eine Reihe von Missverständnissen und Irrtüden Schweizerischen Rheinhäfen und dem Kanton Basel-Stadt mern um Zwischennutzungen. Sie alle resultieren daraus, dass durchgeführtes Verfahren im Basler Hafen, wo dereinst ein städ- Zwischennutzungen – je populärer sie werden – nurmehr in tebauliches Grossprojekt der Umstrukturierung der Rheinhäfen ihrer Oberfläche wahrgenommen werden. folgen soll. Mit dem extern beauftragten Projektaufruf wurde das Ziel verfolgt, den allmählich brach fallenden Klybeckquai 1. «Jede zeitlich befristete Nutzung ist eine Zwischennutzung» Ein interessantes Phänomen ist, dass heute jedes Produrch Zwischennutzungen zu beleben und schon frühzeitig öffentliche Qualitäten in das Entwicklungsgebiet einzustreuen. visorium als Zwischennutzung bezeichnet wird. Je mehr die Bestimmt spielte der politisch unterstützte Ruf nach einem Er- öffentliche Hand Zwischennutzungen durch bestimmte Privilesatz für das nt/Areal eine entscheidende Rolle. Das Ausschrei- gien fördert, desto mehr steigen die Begehrlichkeiten, jedes bungsverfahren war mehrstufig konzipiert und darauf angelegt, Provisorium als Zwischennutzung zu bezeichnen. Eine diffeeine kleine Gruppe von Nutzern auszusuchen, die sich als Trä- renzierte Betrachtung und Unterscheidung von Zwischennutgerschaft organisieren und einen einzigen Mietvertrag mit den zung sollte sich von herkömmlichen Provisorien abgrenzen Schweizerischen Rheinhäfen abschliesst. Damit wurden mög- und sich auf zwei Zielgruppen beschränken: Zum einen die lichst viele Bewirtschaftungskompetenzen an die Nutzer selbst Beschaffung von Raum für kulturell oder gesellschaftlich enabgetreten, die sich im Verein i-Land als Vertragspartner der gagierte Akteure mit Schwierigkeiten auf dem herkömmlichen Liegenschaftsmarkt, bezahlbare Räume zu finden. Zum andeSchweizerischen Rheinhäfen zusammenschlossen. Das öffentliche Verfahren sorgte alsdann auch für viel ren sind es Nutzergruppen, von denen eine direkte WirksamWind in der Presse. Obwohl die Auswahl der Akteure zügig keit auf die Entwicklung eines Standorts erwartet werden kann. durchgeführt werden konnte, verzögerte sich die Realisierung Wenn nicht jedes schnelle Geschäft auf einer Brache, unter der Projekte. Allseits wurde unterschätzt, dass Zwischennut- dem Deckmantel einer Zwischennutzung Privilegien geniessen zungen – wenn sie systematisch als kreativer Prozess initi- soll, ist eine klare definitorische Abgrenzung nötig. iert werden sollen – in komplexen Aushandlungsprozessen vertraglich institutionalisiert werden müssen. Eigentümer wie 2. «Zwischennutzungen sind rechtsfreie Räume» Eine weit verbreitete Meinung ist, dass zwischengedie Schweizerischen Rheinhäfen oder die Deutsche Bahn betreten damit Neuland. Die Areale unterstehen eigenen Ord- nutzte Areale rechtsfreie Räume sind, wo man sich nicht um nungen und betrieblichen Abläufen, die auf das Kerngeschäft Bau- und Betriebsbewilligungen kümmern muss. Auch wenn und nicht auf Zwischennutzungen ausgelegt sind. Schon die die Regelungsdichte von aussen betrachtet tatsächlich sehr Ausarbeitung eines Vertragswerks ist hier ein kleines Kunst- beschränkt erscheint, sind die Flächen dennoch durch Mietstück. Dies wird auch von einem Grossteil der Zwischennutzer verträge gesichert. Ferner gelten allgemeine Bestimmungen unterschätzt. Sie meinen, einfach ein Stück rechtlich gerahmte für Sicherheit und besondere Arealordnungen der Eigentümer Fläche für einen bestimmten Zweck auf bestimmte Zeit zu be- und die Nutzungen verfügen über die entsprechenden Baukommen. Viele unterschätzen dabei, wie viel Mühe und Energie genehmigungen. Einzige Ausnahmen sind, dass innerhalb von von allen Beteiligten erforderlich ist, um ein Projekt zu etab- Zwischennutzungen die Betreiber etwas offener reagieren und lieren, das eine Wirksamkeit wie die des nt/Areals entfalten bei spontanen, nicht bewilligten Aktionen beide Augen zudrükann. So stiegen einzelne Projekte bald wieder aus, weil ih- cken können. Allenfalls geniessen Zwischennutzungen eine nen die Verhandlungen zu schwerfällig wurden. Für andere Sonderstellung in der Bewilligungspraxis, indem Ermessensstimmte der Businessplan nicht mehr. Ein harter Kern blieb und spielräume in zähen Verhandlungen ausgeschöpft werden könwurde im Hafen mit einem Jahr Verspätung aktiv, gefolgt von nen. Was nach aussen hin sehr frei aussieht, ist noch lange einer Besetzung (Wagenplatz) und einem von der Stadt nicht kein rechtsfreier Raum. öffentlich ausgeschriebenen Projekt für das Migrol-Gelände. Bei allen Diskussionen und Streitereien um das Hafengebiet, 3. «Zwischennutzungen entwickeln sich spontan» Spontaneität ist ein Zauberwort der 1980er Jahre. Die der logischen Gentrifizierungskritik und den Kontroversen um Sinn und Unsinn eines Vereins, füllt sich der Klybeckquai heute Spontaneität der Zwischennutzer untereinander war wohl ein zunehmend mit öffentlichem Leben. Genau hierin liegt auch wichtiger Faktor für das Lebensgefühl, das sich an zahlreider Unterschied zu anderen Zwischennutzungen, die über chen zwischengenutzten Orten bis heute noch erhalten hat. Zwischenhändler an Zwischennutzer abgegeben werden: Lie- Aber spontan entstanden sind die grösseren Projekte kaum. genschaften, die provisorisch an zumeist kulturelle oder gas- Zwischennutzungen auf Arealen, wo die rechtlichen Rahmentronomische Projekte abgegeben werden, ohne eine spezielle bedingungen für die Nutzung noch nicht gegeben sind, geAbsicht auf die Entwicklung des Umfelds zu verfolgen. Diese hen lange Verhandlungs- und Bewilligungsprozesse voraus. sind zwar durchaus legitim, doch sind es kaum deren spezifi- Zwischennutzungen sind nicht einfach Mietflächen auf einem sche Wirkungen, die dazu geführt haben, dass Zwischennut- Markt, wo die Rahmenbedingungen standardisiert sind. Eine spontane Zwischennutzung mag allenfalls für kleinere Einzungen zum Stadtentwicklungstrend geworden sind. zelprojekte innerhalb der zonenrechtlichen Bestimmungen möglich sein. Das Aushandeln und Bewilligen von NutzungsDie typischen Missverständnisse, Irrtümer und rechten in Entwicklungsgebieten ist jedoch alles andere als Fehlmeinungen Wenn ein vorläufiges Fazit aus einer inzwischen schon spontan. [ABB. 1] 25-jährigen Zwischennutzungsgeschichte gezogen werden kann, so ist es vor allem eine Erkenntnis: Mit zunehmender COLLAGE 4/14
23
[ABB. 2]
[ABB. 3]
[ABB. 2+3]  Zwischennutzungen auf dem nt/Areal in Basel. (Foto: Philippe Cabane)
24
COLLAGE 4/14
4. «Für Eigentümer sind Zwischennutzungen eine einfache Sache» Auch Eigentümer unterschätzen Zwischennutzungen und verkennen die Tatsache, dass für sie das wirtschaftliche Potenzial oder der Aufwertungseffekt umso grösser wird, je schneller sie entscheiden und Verträge abschliessen können. Gerade Zwischennutzungen sollten sehr schnell etabliert werden können, weil die Zeit für die Amortisation der Investitionen rasch zu kurz wird und sich eine Zwischennutzung damit nicht mehr lohnt. Eigentümer sollten frühzeitig definieren, was sie mit Zwischennutzungen wollen und sorgfältig die Instrumente erarbeiten, um schnell und unbürokratisch Nutzungen etablieren zu können. Die Erarbeitung von Musterverträgen, räumlichen Konzepten oder Auflagen aus einer bestehenden Nutzungsordnung heraus sowie die Etablierung eines Nutzungsmanagements ist zunächst einmal aufwändiger, doch je früher ein klarer Handlungsrahmen gesteckt wird, desto weniger geht Zeit für die Nutzungen verloren. 5. «Zwischennutzungen sind verantwortlich für Gentrifizierungsprozesse» Der klassische Vorwurf der Linken wird heute immer mehr auch von kleingewerblichen Kreisen angeführt. Zwischennutzungen würden zu Gentrifizierung führen und damit die sozial schwachen Quartierbewohner und das Kleingewerbe aus den Quartieren verdrängen. Zwischennutzungen tauchen im Kontext von Gentrifizierungsprozessen auf, da vor allem in städtebaulichen Entwicklungsgebieten Flächen zur Verfügung stehen. Insofern sind sie – genau so wie Besetzungen – eine Begleiterscheinung, nicht aber der Grund für Gentrifizierung. Natürlich tragen Zwischennutzungen zur Aufwertung eines Quartiers bei. Doch gilt das auch für andere Nutzungen, sofern sie innovativ und interessant sind. 6. «Zwischennutzungen können nicht von oben initiiert und gefördert werden» Diese Aussage ist verständlich, sofern es sich um reine von staatlicher Hand, vom Eigentümer oder einem delegierten Bewirtschafter gesteuerte Zwischennutzungen handelt. Zwischennutzer operieren in sozialen Netzwerken und vervielfältigen damit soziales und kreatives Kapital. In vertikalen Organisationsstrukturen wie denjenigen des Staates oder der Wirtschaft fehlen die Voraussetzungen eng vernetzter und unbürokratischer Organisationsstrukturen. Das heisst aber noch lange nicht, dass der Staat Zwischennutzungen nicht initiieren kann. In Entwicklungsländern werden seit 40 Jahren bottomup Prozesse von «oben» initiiert. Das Zauberwort heisst Hilfe zur Selbsthilfe. Hier werden die nötigen Rahmenbedingungen wie Sicherung der Landnutzung, Organisation von Selbsthilfegruppen oder das Bereitstellen von Know-how und Material geschaffen, damit es den Akteuren möglich wird, ihre meist an Arbeitsleistung gebundenen Ressourcen möglichst unabhängig zu entfalten. 7. «Zwischennutzungen sind (k)ein gutes Geschäft.» Die Diskussionen um Kommerzialität begleiten die Diskussionen in der Szene seit den 1980er Jahren. Darf jemand Geld verdienen? Die Frage ist umso wichtiger, weil in den Projekten sehr viel Eigenleistung und Freiwilligenhilfe steckt. Nur dank dieser informellen Ressourcen ist es überhaupt möglich, Zwischennutzungsprojekte zu stemmen. Und dennoch müssen Löhne für Arbeit ausbezahlt werden können. Es gibt zwar Beispiele, wo auf freiwilliger Basis gearbeitet wird, nur bleiben dies hypersolidarischen Ansätze eine Ausnahme. Es
wäre vielleicht angebrachter, anstatt darüber zu streiten, ob Geld verdient werden darf oder nicht, sich die Frage zu stellen, wohin Überschüsse fliessen. Dabei wäre vor allem darauf zu achten, dass die Erträge im lokalen Kreislauf bleiben und in Projektentwicklungen vor Ort investiert werden können. Fliesst kein Kapital in Form neuer Projektentwicklungen in das System zurück, so werden kaum die erwünschten Wirkungen aus Zwischennutzungen hervorgehen. In den vergangenen 25 Jahren haben Zwischennutzungen einen fundamentalen Wandel nicht nur hinsichtlich der Werthaltungen der Zwischennutzer durchgemacht. Inzwischen wurden sie von den Institutionen als Stadtentwicklungsinstrument entdeckt, jedoch ohne das Bewusstsein, dass ein nach aussen scheinbar einfaches und improvisiertes Erscheinungsbild im Hintergrund sehr viel Bewusstsein und Präzision voraussetzt. Die heute von allen Seiten anerkannte Wirkung der Zwischennutzungsprojekte zwischen 1990 und 2010 auf das städtische Umfeld hat wohl zum aktuellen Zwischennutzungsboom geführt. Aber ist die Tatsache einer Zwischennutzung schon hinreichender Grund, einen Impuls für einen Standort zu geben? Ich meine nein. Zwischennutzungen waren ein Spielfeld für einen ganz bestimmten Typus Menschen, deren Aufmerksamkeit einer städtischen Lebenskultur galt. Wenn wir also von Stadtentwicklung sprechen, sollten wir weniger auf Zwischennutzungen fokussieren, sondern vielmehr auf diejenigen Akteure, die fähig und gewillt sind, einem Ort seinen besonderen Charakter zu verleihen. Aber gerade jetzt, wo Zwischennutzungen zur Ware geworden sind, verschwinden genau diese Akteure von der Bildfläche. Wir können also gespannt sein, in welchen räumlichen Kontexten sich die innovativen Kräfte der urbanen Gesellschaft in Zukunft artikulieren werden.
RÉSUMÉ De l’initiative urbaine à la solution globale – un regard rétrospectif et prospectif Au cours des 25 dernières années, les activités transitoires ont connu une évolution fondamentale, et pas seulement en ce qui concerne le maintien de la valeur qu’elles présentent pour leurs instigateurs. Ainsi les pouvoirs publics ont-ils découvert en elles de véritables instruments de développement urbain, sans toutefois prendre conscience du fait que donner à ces activités une apparence informelle requiert, en coulisse, un travail très précis. Sans doute l’essor que connaissent aujourd’hui les activités intermédiaires s’explique-t-il par l’effet – universellement reconnu – des projets développés entre 1990 et 2010 sur l’environnement urbain. Mais la présence d’une activité transitoire constitue-t-elle une raison suffisante pour promouvoir le développement d’un secteur donné? L’auteur pense que non. Les activités temporaires ont représenté un terrain de jeu pour une catégorie de personnes bien particulière, très attachée à une culture et à un mode de vie urbains. De fait, s’il s’agit de favoriser le développement d’un quartier, il convient moins de se focaliser sur les affectations intermédiaires en tant que telles, que sur les acteurs capables et désireux de conférer au lieu un caractère spécifique. Or, c’est précisément maintenant que les activités transitoires sont devenues une marchandise, que ces acteurs disparaissent de la scène. Il sera dès lors intéressant de voir dans quels contextes les forces d’innovation de la société urbaine se manifesteront à l’avenir. COLLAGE 4/14
25
Raumplanung für die Nutzung des Untergrunds FORUM
ALEXANDER RUCH Emeritierter Professor für öffentliches Recht an der ETH Zürich.
ANDRES FLURY Dr. sc. Tech, Dipl. Kultur-Ingenieur ETH; Inhaber Andreas Flury GmbH, Raum, Umwelt, Infrastruktur. PETER GRESCH PD Dr. phil. II, Raumplaner ETH/NDS; Inhaber Gresch Partner, Raum+Umwelt.
In diesem Artikel geht es darum, den Raumplanern vor Augen zu führen, dass es zwingend ist, eine Methodik der Nutzungsplanung und der kantonalen Richtplanung zu entwickeln, um günstige Voraussetzungen für die Bewilligung und Realisierung von Vorhaben im Untergrund zu schaffen.
Wegen der Bedeutung des Themas führten die GTB-Beteiligten am 09.11.2012 einen Workshop durch, um Erkenntnisse zusammenzutragen, wie in ähnlichen Projekten, aber auch allgemein Vorhaben im Untergrund systematischer geplant und durchgeführt werden könnten.
Die COLLAGE-Ausgabe 2/12 war dem Thema «Untergründiges» gewidmet und hat damit eine wichtige raumplanerische Pendenz aufgegriffen. Es gibt mittlerweile verschiedene Akteure und Gremien, die sich den Problemen der Nutzung des Untergrunds und deren rechtlicher Regelung zuwenden. Auch kantonale Gesetzgeber sind aktiv geworden. Die vom Bundesrat eingesetzte Eidgenössische Geologische Fachkommission (EGK) hat bisher wichtige Arbeiten geleistet, wobei sie sich primär mit Aspekten des «tiefen» Untergrunds befasst.
Gründung Fachkreis «Nutzung des Untergrunds» Die gemachten Erfahrungen weckten bei den Initianten des Workshops vom 09.11.2012, Alexander Ruch, Andreas Flury und Peter Gresch, das Bedürfnis, sich systematischer mit der Raumplanung im Untergrund zu befassen. Daher beschlossen sie, den Fachkreis «Nutzung Untergrund» (FNU) ins Leben zu rufen. Bisherige Erkenntnisse/Grundsätze Im Rahmen der vertieften Auseinandersetzung mit dem Thema wurden Grundsätze zusammengetragen, wie mit dem Untergrund umzugehen ist: ––– Betrachtung des ganzen Untergrunds, d.h. keine Differenzierung bzgl. der Tiefen; ––– Betrachtung aller Arten von Vorhaben und Nutzungen im Untergrund; ––– Beurteilung von Risiken und der Auswirkungen auf die Umwelt; ––– Sicherstellung der Abstimmung unterirdischer Vorhaben und Festlegung der zulässigen Nutzungen mit den Instrumenten der Raumplanung; ––– Harmonisierung der kantonalen und kommunalen Vorschriften bezüglich Vorhaben im Untergrund.
Glattalbahn-Workshop Im Dezember 2010 wurde die dritte Etappe der Glattalbahn (GTB) in Betrieb genommen. Die Projektbeteiligten führten im November 2010 eine Fachtagung durch, wo es darum ging, Erkenntnisse und Lehren zusammenzutragen. Dabei kam – unter anderem – ein Unbehagen bezüglich der Art und Weise, wie mit Leitungen im Boden umgegangen werden musste, zum Ausdruck. (Das Unbehagen hatte verschiedene Gründe: Unklare Rechtsverhältnisse bezüglich der Kostentragung der zu verlegenden Leitungen, ungenügende Dokumentation der im Boden verlegten Leitungen, aufwändiges Beschaffen von Plangrundlagen, Beschädigung von Kabeln, Leitungen während der Grabarbeiten usw.)
[ABB. 1] Leitungstunnel Löwen strasse Zürich.
[ABB. 1]
26
COLLAGE 4/14
Mögliches Verknüpfungsschema für die Raumplanung im Untergrund
Raumplanungsrecht
ZGB
Grundeigentum
Inventare, Kataster (Vermessung)
Sachplan (Art. 13 RPG) bestehende Nutzungen Plangenehmigung/ Bewilligung
Geologie (inkl. Hydrogeologie, inkl. Erdbeben)
Nutzungspotential
neue Nutzung
Konzession
Vorabklärung Bergregal
Harmonisierung der kantonalen Gesetzgebung
Nutzungen z.B.: - Deponien - Abbau
Koordination des Nutzungsinteresses*) im Rahmen der Projektierung
Nutzungsplan (Art. 15ff RPG)
Absicht zur Nutzung (Projekt)
Koordination der Nutzungsinteressen*) (kant. Richtplan) (Art.8 RPG) *) Konflikte, Gefahren, Risiken, Abhängigkeiten
Bauten z.B.: - Werkleitungen - Tunnels - Kavernen - Rohre
Wo liegt das Problem für die Raumplanung und die Raumplaner?
[ABB. 2] Verknüpfungsschema «Untergrund».
Gesamtverfahren für Vorhaben im Untergrund Grundlagen
Vorhaben im «tiefen» Untergrund Für den Raumplaner stellt sich hier die Frage, wann und wie die Anforderungen und Vorschriften gemäss Raumplanungsgesetz (vor allem die Vorschriften über die Abstimmung/ Koordination raumwirksamer Tätigkeiten) zum Tragen kommen. Die Bewilligungsverfahren für die verschiedensten Vorhaben sind in Sach- bzw. Spezialgesetzen geregelt (oder noch zu regeln). In der Regel wird in den Sach- bzw. Spezialgesetzen Bezug auf die «Sachpläne» genommen. Mit ihnen (z. B. mit dem Sachplan «geologische Tiefenlager») sollen die Voraussetzungen geschaffen werden, um auf Bewilligungsverfahren eintreten zu können. Von einem Einsatz der kantonalen Richtplanung ist bestenfalls nur andeutungsweise und vage die Rede und daraus können keine klaren Handlungsanweisungen abgeleitet werden. Dies ist umso erstaunlicher, als es im Raumplanungsgesetz konkrete Handlungsanweisungen bezüglich der Koordination gibt (Art. 8 und 25a RPG). Die Raumplanungsgesetzgebung verlangt, dass raumwirksame Tätigkeiten, die einander ausschliessen, behindern, bedingen oder ergänzen, aufeinander abzustimmen sind. Erst wenn diese Abstimmung erfolgt ist, ist der Weg frei, dass z. B. auf Konzessionsgesuche eingetreten werden kann. In [ABB. 2] wird schematisch gezeigt, dass sich diese Koordinationsarbeit zwischen Erhebung der Nutzungsabsicht und den Verfahren für Konzessionen und Baubewilligung einschiebt. Das Problem für die Raumplanung bzw. die Raumplaner liegt darin, dass diese klare gesetzliche Vorgabe so nicht erkannt wird.
Inventare, Eignungskarten, Nutzungspotentiale, usw. (Art. 6 RPG)
Sachplanung/-pläne (Art. 13 RPG)
Absichten zur Nutzung
nicht-koordinationsbedürftige Vorhaben
koordinationsbedürftige Vorhaben (gemäss Art. 2 Abs. 3 RPV*) Kantonaler Richtplan (Art. 8 RPG) Vororientierung Zwischenergebnis Festsetzung Konzessionsverfahren
Plangenehmigungsverfahren/ Baubewilligungsverfahren Bauphase
*) koordinationsbedürftig: wenn sich Nutzungen ausschliessen, behindern, bedingen oder ergänzen
Koordinations-/ Abstimmungsverfahren gemäss Art. 8 RPG Bewilligungsverfahren gemäss Sach-/Spezialgesetz
[ABB. 3] Gesamtverfahren für Vorhaben im Untergrund. COLLAGE 4/14
27
Vorhaben in «oberflächennahem» Untergrund Wie die Analyse im Rahmen des Glattalbahn-Workshops gezeigt hat, sind die Koordinationsprobleme im oberflächennahen Untergrund raumplanerisch noch nicht gelöst. Heute gilt noch der Grundsatz: Wer zuerst kommt, mahlt zuerst. Dadurch lässt sich jedoch keine Raumordnung im Untergrund herbeiführen. Nächste Schritte Aus diesen Ausführungen ergibt sich folgender Handlungsbedarf:
[ABB. 4]
a) Bezüglich Nutzungsplanung für den oberflächennahen Untergrund: Um Erfahrungen mit Nutzungsplanung für den oberflächennahen Untergrund zu sammeln, braucht es Testplanungen, wo verschiedene Lösungsansätze aufzuzeigen und zu erproben sind. Erkenntnisse haben dann in die kantonalen Bau- und Planungsgesetze und kommunale Nutzungsvorschriften Eingang zu finden. (Allenfalls könnte für die Praxis eine Richtlinie dazu von Nutzen sein.) b) Bezüglich der Berücksichtigung von Art. 8 RPG für die Koordination von raumwirksamen Vorhaben im «tiefen» Untergrund: Da der Zweck von Art. 8 RPG offensichtlich nicht hinreichend erkannt ist, braucht es ––– eine «Aufklärungskampagne» bei den Behörden, die für den Vollzug von Sach-/ Spezialgesetzen zuständig sind, damit sie zur Kenntnis nehmen, dass eine Pflicht zur Abstimmung raumwirksamer Tätigkeiten besteht. ––– bei den Behörden den Willen, bestehende Gesetzgebung (namentlich Art. 8 RPG) durchzusetzen. ––– Raumplaner, die in der Lage sind, die an Nutzungen im Untergrund Interessierten auf dem Gesamtverfahrensweg zu begleiten.
[ABB. 5]
[ABB. 4] Alptransit Tunnel.
[ABB. 5] Bohrung für Geothermie (Grundwassernutzung).
Inserat
4. Seminar «VerkehrSmodelle – BlackBox oder entScheidungShilfe?» Verkehrsmodelle dienen häufig der Abstützung von Ergebnissen, ohne dass der Aufbau, 7. und 14. November 2014 an der HSR die Anwendungsmöglichkeiten und die Grenzen dieses Instruments wirklich bekannt Weitere Details unter sind. Das zweitägige Seminar vermittelt Ihnen Einblick in die Strukturen und Abläufe www.hsr.ch / verkehrsmodelle von Verkehrsmodellen. Sie können sich künftig ein Urteil über die Zweckmässigkeit eines Patronat: Verkehrsmodelleinsatzes bilden, Vorstellungen über den Umfang und die Detaillierung eines Modells entwickeln und Modellergebnisse interpretieren. In einer Übung führen Sie erste Umlegungen für ein Beispiel durch.
28
COLLAGE 4/14
Nachrichten FSU/Informations de la FSU/Informazioni della FSU INFO
Liebe Kolleginnen und Kollegen, geschätzte Mitglieder des FSU Im Berichtszeitraum Mai–Juni 2014 haben den Vorstand und die Geschäftsstelle in dichter Folge wieder verschiedene Aktivitäten im Interesse unseres Fachverbands beschäftigt. Dazu gehören neben zwei Vorstandssitzungen in Zürich und Bern: die Mitgliederversammlung (FSU on tour) am 16. Mai in Risch-Rotkreuz / ZG, die Vorbereitung der diesjährigen Zentralkonferenz am 7. November im KKL, zusammen mit VertreterInnen der Berufsgruppe Architektur des SIA, sowie die Redaktion eines Themenheftes der COLLAGE zur Vorbereitung der Zentralkonferenz. Die Studienreise von «Chance Raumplanung» am 18./19. September in Lausanne ist vorbereitet, die Einladung wurde versandt. Die Vorbereitungen zum diesjährigen Werkstattgespräch am 17. Oktober in Monte Carasso dauern noch an, die Mitglieder werden zu gegebener Zeit informiert. Die angekündigten Stellungnahmen zur Totalrevision der Verordnung über das Bundesinventar der Landschaften und Naturdenkmäler von nationaler Bedeutung (VBLN) sowie zur Revision Lärmschutz-Verordnung (LSV) betreffend Fluglärm wurden dem UVEK fristgerecht eingereicht. Soeben fand auch die alljährliche Gemeinsame Sitzung von KPK, FSU, SIA, ARE und VLP-ASPAN im Haus der Kantone in Bern statt. Barbara Zibell, Geschäftsstelle FSU
Chères et chers collègues, chers membres de la FSU, En mai et juin 2014, le comité et le secrétariat de la FSU se sont consacrés au bon déroulement de l’assemblée générale du 16 mai à Risch-Rotkreuz (ZG), à la préparation – en collaboration avec le groupe professionnel Architecture de la SIA – de la Conférence centrale 2014, qui se tiendra le 7 novembre au Centre de la culture et des congrès de Lucerne, ainsi qu’à l’élaboration d’un numéro de COLLAGE en lien avec le thème de cette conférence. Le programme du voyage d’étude «Chance Raumplanung» des 18 et 19 septembre 2014 à Lausanne est sous toit, les invitations ont été envoyées. Quant à l’atelier du 17 octobre prochain à Monte Carasso, il est en cours d’élaboration; de plus amples informations seront fournies en temps voulu.
Les prises de position annoncées dans le précédent bulletin concernant la révision totale de l’OIFP et la révision de l’OPB en matière de bruit aérien ont été remises dans les délais au DETEC. Enfin, la réunion annuelle de la COSAC, de la FSU, de la SIA, de l’ARE et de VLPASPAN a eu lieu à la Maison des cantons, à Berne. Barbara Zibell, Secrétariat général FSU
VORSTAND
Totalrevision VLBN Der FSU hat sich mit einer Stellungnahme an der Vernehmlassung des Eidgenössischen Departements für Umwelt, Verkehr, Energie und Kommunikation (UVEK) zur Totalrevision der Verordnung über das Bundesinventar der Landschaften und Naturdenkmäler (VBLN) – Neubeschriebe der BLN-Objekte – beteiligt. Er hat in diesem Rahmen den Entwurf der totalrevidierten Verordnung aus Sicht der raumplanerischen Aspekte und insbesondere in Bezug auf die Umsetzungsfragen, auch auf Stufe Kanton und Gemeinde, hinsichtlich einer möglichst klar geregelten Umsetzung geprüft. In seiner Stellungnahme begrüsst der FSU das Anliegen, schutzwürdige Landschaften und Naturdenkmäler schweizweit unter einen differenzierten Schutz zu stellen und die Weiterentwicklung dieser Landschaften nach gesamtschweizerisch gleichen Massstäben festzulegen. Er macht jedoch deutlich, dass das mit dem vorliegenden Entwurf der VBLN nicht befriedigend gelingt. So birgt der Entwurf die Gefahr, dass es aufgrund ungeklärter Kompetenzregelungen beim Vollzug auf Stufe Kanton wie auch aufgrund der fehlenden Abstimmung mit anderen Schutzfestlegungen, welche aufgrund eines Mitwirkungsverfahrens auch mit den Betroffenen festgelegt wurden, letztlich zu einer Radikalisierung in den Positionen der Befürworter- und der GegnerInnen von Schutzanliegen führen würde. Womit langfristig keine Basis mehr gegeben wäre, um den hier angestrebten und berechtigten Schutz dieser Landschaften von nationaler Bedeutung zu sichern. Die vollständige Stellungnahme kann auf der website des FSU: www.f-s-u.ch unter dem Button Dienstleistungen heruntergeladen werden.
VORSTAND
Revision Lärmschutz-Verordnung (betreffend Fluglärm) In Gebieten, die von Fluglärm betroffen sind, soll es künftig unter bestimmten Bedingungen möglich sein, Bauzonen auszuscheiden, neue Gebäude zu errichten oder bestehende aus- und umzubauen. Damit würden vorab Gemeinden um den Flughafen Zürich die Möglichkeit erhalten, bestehende Siedlungsgebiete zu verdichten. In seiner Stellungnahme weist der FSU darauf hin, dass mit der vorliegenden Revision der LSV eine Flexibilisierung der raumplanerischen Vorsorge gegen Fluglärm angestrebt wird. Dabei sei dringend darauf zu achten, dass die Grenzwerte (Planungs- und Immissionsgrenzwerte PW/IGW) als Instrumente der Lärmvorsorge und des Immissionsschutzes schlechthin nicht leichtfertig preisgegeben werden sollten. Der FSU führt aus, dass dem grossen Interesse am Lärmschutz die ebenfalls gewichtigen Interessen einer angemessenen Siedlungsentwicklung gegenüber stehen. Eine gezielte Flexibilisierung im Hinblick auf eine Weiterentwicklung der Siedlungsgebiete in den von IGW-Überschreitungen betroffenen Gebieten sei im Interesse der Raumplanung. Der LSV-Revision wird unter den gegebenen Umständen grundsätzlich zugestimmt. Es wird aber darauf hingewiesen, dass die vorgeschlagenen Neuerungen nicht als Präjudiz für einen reduzierten Lärmschutz allgemein ausgelegt werden dürfen. Auch diese Stellungnahme kann im Wortlaut von der website des FSU www.f-s-u.ch heruntergeladen werden.
COMITÉ
Révision totale de l’OIFP La FSU a pris position sur le projet de révision totale de l’ordonnance concernant l’inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels (OIFP), qu’elle a examiné sous l’angle de l’aménagement du territoire et, en particulier, des questions de mise en œuvre que ledit projet soulève aux échelons cantonal et communal. La fédération salue l’intention de soumettre à un régime de protection différencié les paysages, sites et monuments naturels qui le méritent, et de définir de manière COLLAGE 4/14
29
omogène, au niveau suisse, les critères h applicables à leur développement. Elle estime toutefois que le projet d’ordonnance n’y parvient pas de manière satisfaisante. Ainsi le projet comporte-t-il le risque qu’une répartition non clarifiée des compétences dans le cadre de l’exécution à l’échelon cantonal et qu’un manque de coordination avec d’autres dispositions de protection résultant de processus participatifs incluant les acteurs directement concernés, n’entraînent une radicalisation des positions des partisans et des adversaires d’une mise sous protection et, de ce fait, la disparition, à long terme, de la base nécessaire pour assurer la protection – justifiée – des objets visés. La prise de position complète (en allemand) peut être téléchargée sous: www.f-s-u.ch -> Prestations de service
COMITÉ
Révision de l’OPB en matière de bruit du trafic aérien La révision de l’ordonnance sur la protection contre le bruit vise à permettre, à certaines conditions, de délimiter des zones à bâtir, d’ériger de nouvelles constructions et de transformer celles qui existent dans les secteurs affectés par le bruit du trafic aérien. Cela permettrait en particulier aux communes situées aux alentours de l’aéroport de Zurich de densifier certains périmètres. Dans sa prise de position, la FSU a attiré l’attention sur le fait que le projet impliquait une flexibilisation des mesures de prévention prises, en matière d’aménagement du territoire, pour lutter contre les effets du bruit aérien, et que les valeurs limites de planification et d’immission ne pouvaient, en tant qu’instruments de prévention et de protection par excellence, être sacrifiées à la légère. Selon la fédération, l’intérêt lié à la protection contre le bruit doit être mis en balance avec celui d’une urbanisation judicieuse. Or, une flexibilisation ciblée, visant à permettre le développement des secteurs urbanisés concernés par un dépassement des valeurs limites d’immission, se révèle conforme aux intérêts de l’aménagement du territoire – raison pour laquelle la FSU souscrit en principe au projet de révision. Les innovations proposées ne sauraient toutefois ouvrir la porte, en créant des précédents, à une réduction générale des mesures de protection contre le bruit. La prise de position complète (en allemand) peut être téléchargée sous: www.f-s-u.ch -> Prestations de service
30
COLLAGE 4/14
VERANSTALTUNGEN
Mitgliederversammlung/ fsu on tour am 16. Mai 2014 Die diesjährige Mitgliederversammlung, an der neben den Gastgebern und Referenten ca. 40 FSU Mitglieder teilnahmen, führte uns in die Gemeinde Risch-Rotkreuz. 2012 hat der Vorstand beschlossen, das FSU-Präsidium im Rotationsprinzip alle 2 Jahre neu zu besetzen. Als neuer Präsident wurde Frank Argast gewählt. Er löst damit Katharina Ramseier ab, welche nun für ein weiteres Jahr als Vizepräsidentin (Past-Präsidentin) amtieren wird. Ihr grosses Engagement als erste Frau im FSU-Präsidium wurde mit grossem Applaus verdankt. C hristian Albrecht ist aus dem Vorstand zurückgetreten. Sein langjähriges Engagement im Vorstand und für den FSU wurde gebührend verdankt. Die übrigen Vorstandsmitglieder wurden wieder gewählt. Wie berichtet, nahm auch der SIA Präsident, Stefan Cadosch, teil, um mit den Anwesenden über die Rolle der Fachvereine im SIA zu diskutieren. In seinem Referat «FSU und SIA: Rolle, Ansprüche, Synergien» stellte er den SIA als massgebenden Planerberufsverband im Bereich Architektur, Bauingenieurwesen, Gebäudetechnik und Umwelt dar und präsentierte den FSU als einen von 22 Fachverbänden, die unter dem Dach des SIA angesiedelt sind. Als unabhängige Vereine dienen sie der Pflege spezifischer fachlicher und beruflicher Interessen. Die Einbindung der Fachvereine in den SIA ist Aufgabe der Berufsgruppen, der FSU ist neben dem Fachverein Architektur&Kultur (A&K), dem Bund Schweizer Landschaftsarchitekten und -architektinnen (BSLA), dem Fachverein für Management und Ökonomie im Bauwesen (Maneco) und der Vereinigung Schweizer Innenarchitekten/architektinnen (VSI.ASAI) der Berufsgruppe Architektur (BVGA) zugeordnet. Im Rahmen der Organisationsentwicklung des SIA wurden die Synergien zwischen SIA und Fachvereinen kaum diskutiert und ausgelotet. Der Vorstand SIA beauftragte im Sommer 2013 die Geschäftsstelle, eine Auslegeordnung und einen Bericht über die zukünftige Einbindung der Fachvereine als Diskussionsgrundlage zu erstellen. Die weiteren Inhalte seiner Ausführungen werden mit dem Protokoll der MV 2014 allen Mitgliedern zugänglich gemacht. Peter Hausherr als Gemeindepräsident von Risch-Rotkreuz leitete mit grundlegenden Informationen zum Standort die Besichtigung der aktuellen Entwicklungen von Rotkreuz ein. Das Begleitprogramm wurde vom Abteilungsleiter Planung/Bau/Sicherheit der örtlichen Bauverwaltung, Patrik Birri, der Gemeinde Rotkreuz und vom Kantonsplaner Zug, René Hutter, Mitglied FSU und Ideengeber für die Durchführung der diesjährigen MV an diesem Ort, geleitet. Die Teilnehmenden erhielten spannende Einblicke in die raumplanerische Entwicklung einer dynamisch wachsenden kleineren Gemeinde. In den fachkundigen Referaten und Führungen vor Ort wurde das grosse Engagement der Akteure für die Raumplanung in der Gemeinde resp. für Rotkreuz als einen wichtigen Teil des Kantons deutlich.
Die Gespräche mit den Referenten und unter den Mitgliedern des FSU am anschliessenden Apéro waren wieder eine gute Möglichkeit für die verbandsinterne Kommunikation und Vernetzung.(BZ, FA, KR)
VORSTAND
Vorbereitung der Zentralkonferenz (ZK) am 7. November 2014 Unter dem Arbeitstitel «Innenentwicklung – so oder so gesehen» laufen seit einigen Wochen die Vorbereitungen für die Zentralkonferenz im November, die in diesem Jahr zusammen mit der Berufsgruppe Architektur des SIA durchgeführt wird. Die Innenentwicklung soll anhand konkreter Beispiele aus Sicht von Fachleuten dargestellt, aber auch aus der Sicht entfernter Disziplinen hinterfragt und kommentiert werden. Es verspricht ein spannendes Programm zu werden, das sich in seiner bewusst breiten Ausrichtung von früheren Zentralkonferenzen unterscheidet. Dies vor dem Hintergrund, dass es im Bereich von Innenentwicklung und Verdichtung in besonderer Weise erforderlich scheint, weite Kreise der Öffentlichkeit einzubeziehen und zu mitzunehmen. (BZ)
VORSTAND
Themenheft COLLAGE im Vorfeld der ZK Zur thematischen Vorbereitung und zur Erhöhung der Aufmerksamkeit auf das diesjährige Thema der Zentralkonferenz wird das Heft 05/2014 der COLLAGE unter dem Generalthema «Verdichtungsstrategien – oder: Was ist innen?» erscheinen. (BZ)
MANIFESTATION
Assemblée générale 2014 de la FSU L’assemblée générale de cette année s’est tenue le 16 mai dernier dans la commune zougoise de Risch-Rotkreuz. Elle a été fréquentée, en plus des hôtes et des orateurs, par une quarantaine de membres. En 2012, le comité a décidé que la présidence de la FSU serait désormais réattribuée tous les deux ans. Cette année, c’est Frank Argast qui a été élu président. Il succède ainsi à Katharina Ramseier, dont le grand engagement en tant que première femme à occuper cette fonction a été chaleureusement salué, et qui officiera encore pour un an comme vice-présidente. Christian Albrecht a pour sa part démissionné du comité. Il a été dûment rendu hommage à son investissement au cours de ses longues années d’activité. Les autres membres du comité ont été réélus. Dans son exposé consacré au rôle des sociétés spécialisées au sein de la SIA, Stefan Cadosch, son président, a présenté la SIA comme la principale association professionnelle de concepteurs et planificateurs dans les domaines de l’architecture, du
génie civil, des installations techniques et de l’environnement. La FSU est l’une des 22 associations indépendantes qui ont, en son sein, pour vocation de défendre certains intérêts spécifiques. C’est aux groupes professionnels qu’il incombe d’intégrer ces sociétés spécialisées dans les activités de la SIA. La FSU est rattachée au groupe professionnel Architecture, aux côtés de la société spécialisée architecture&culture (a&c), de la Fédération Suisse des Architectes Paysagistes (FSAP), de l’Association spécialisée en management et en économie de la construction (maneco) et de l’Association Suisse des Architectes d’Intérieur (vsi.asai). Dans le cadre du développement organisationnel de la SIA, les synergies potentielles entre la SIA et ses sociétés spécialisées n’ont guère été abordées. En été 2013, le comité de la SIA a chargé le bureau d’établir un état des lieux et d’élaborer, à titre de base de discussion, un rapport sur l’intégration future des sociétés concernées. Le procès-verbal de l’assemblée générale de la FSU résumera les autres aspects de l’exposé de M. Cadosch. Peter Hausherr, président de la commune de Risch-Rotkreuz, a pour sa part mené la visite des secteurs en développement de la commune, sur lesquels il a fourni des informations de base. Le reste du programme s’est déroulé sous la conduite de Patrik Birri, directeur de la section Planification/ construction/sécurité de la commune, et de René Hutter, aménagiste du canton de Zoug et membre de la FSU, de qui émanait l’idée d’organiser la manifestation à cet endroit. Les participants ont bénéficié d’un intéressant aperçu du développement de cette commune d’assez petite taille en pleine croissance. Exposés et visites guidées ont mis en évidence le grand engagement des acteurs impliqués en faveur de l’aménagement du territoire et du rayonnement de la commune au sein du canton. L’apéro qui a clos la manifestation a permis aux membres présents d’échanger entre eux et avec les orateurs. (BZ, FA, KR)
COMITÉ
Préparation de la Conférence centrale du 7 novembre 2014 Sous le titre provisoire «Le développement vers l’intérieur – une question de point de vue», ont été lancés, voici quelques semaines, les préparatifs de la Conférence centrale de novembre prochain, organisée en collaboration avec le groupe professionnel Architecture de la SIA. Il s’agira d’aborder les problématiques du développement vers l’intérieur et de la densification selon le point de vue des urbanistes, mais aussi de représentants de disciplines plus éloignées. Cet élargissement disciplinaire, par lequel la manifestation se distinguera des précédentes, promet un programme captivant – cela dans un domaine où il apparaît toujours plus crucial d’impliquer de larges pans de la population. (BZ)
COMITÉ
MITGLIEDER/MEMBRES
Edition de COLLAGE en lien avec la Conférence centrale
Mutationen /Changements 01.05.2014 – 30.06.2014
Afin d’approfondir la thématique de la Conférence centrale et d’attirer l’attention sur les enjeux y afférents, le numéro 5/14 de COLLAGE sera consacré aux stratégies de densification et, en particulier, aux aspects qualitatifs des processus correspondants (BZ)
Eintritte /Adhésions Ordentliche Mitglieder /Membres ordinaires: De Gasparo Christine, Biel Gauthier Martin, Aigle Gnaegi Christophe, Lausanne Guidetti Laurent, Lausanne Hablützel Sarina, Winterthur Hengsberger Jürgen, Brugg AG Malacorda Alexandre, Meyrin Müller Urs, Dielsdorf Spinatsch Philipp, Basel Varela Alvaro Antonio, Lausanne Vellella Depont Laura, Genève
SECTIONS
Section romande: compte rendu des activités pour la période mai/juin 2014 La section romande s’est engagée dans le débat public autour de deux votations: la construction d’une nouvelle tour au centreville de Lausanne et la protection du vignoble en terrasses de Lavaux. La section a contribué à donner des éclairages non partisans sur les enjeux de la densification urbaine et de la protection du patrimoine. En partenariat avec l’Université de Lausanne, la FSU a organisé une journée-conférence sur le thème «Formation en urbanisme: répondre aux besoins du marché», à laquelle ont participé 120 personnes, dont de nombreux étudiants. La section romande a démontré son engagement pour une formation de qualité répondant aux besoins des administrations et des bureaux d’étude. La question des stages étudiants a été soulevée et fera l’objet de travaux dans les mois à venir. La section romande a rappelé par courrier à ses membres que la concurrence pour l’obtention des marchés doit se faire de manière loyale. Elle se montre attentive à ce que le prix des prestations soit juste. La mise en application de la LAT constitue un grand sujet de préoccupation en Romandie. La section romande sera attentive dans les mois à venir aux effets pervers que pourrait entraîner une application trop stricte des nouveaux principes de la loi fédérale. (PierreYves Delcourt, président de la FSU section romande)
Studierende /Etudiant(e)s: Baur Philipp, Lenzburg Cavelti Kevin, Flims Waldhaus Huguenin-Virchaux P.-A., Annemasse Lutz Martin, Jona Muff Rahel, Hildisrieden Müller Benjamin, Guntershausen b. Aadorf Pfister Stefan, Gattikon Büromitglieder/Bureaux membres: Hansueli Remund Raumplanung GmbH, Luzern Müller Ingenieure AG, Dielsdorf TRIBU architecture, Lausanne Wechsel /Changements de statut Übertritt Studierende zu Ordentlichem Mitglied /De membre étudiant(e) à membre ordinaire: Destinobles Réginald, Thônex
REDAKTIONSSCHLUSS FSU INFO/ DÉLAI RÉDACTIONNEL FSU INFO
Bitte senden Sie uns Ihre Beiträge per Mail bzw. per Post. Für eine frühzeitige Voranmeldung Ihres Beitrages sind wir dankbar. / Merci de nous envoyer vos communications par e-mail ou par courrier et de nous les annoncer à l’avance. Nr. Redaktionsschluss Versand COLLAGE No Délai rédactionnel Envoi COLLAGE 5 / 14 01.09.2014 21.10.2014 6 / 14 03.11.2014 19.12.2014 1 / 15 05.01.2015 17.02.2015
KONTAKT / CONTACT
Fédération suisse des urbanistes Fachverband Schweizer RaumplanerInnen Federazione svizzera degli urbanisti Federaziun svizra d’urbanists Selnaustrasse 16, Postfach, 8027 Zürich Tel. 044 283 40 40, Fax 044 283 40 41 geschaeftsstelle@f-s-u.ch, www.f-s-u.ch
COLLAGE 4/14
31