cool art essai 1 a lire

Page 1

Gratuit - Ne peut ĂŞtre vendu

global ART magazine

www.coolartmag.com septembre/ocobre/novembre

#0


# cool art mag

4

Cool Art Gratuit # 0 septembre/octobre/novembre 2010 Magazine participatif : envoie un mail à contact@coolartmag.com pour contribuer au mag Rédaction Rédactrice en chef Camille Yvert Rédacteurs Constantin Yvert Arenaud Blanc Cécilia Thomas Laura Faeh Anais Zech Pauline Guillemet Camille Dana Martin Petit Olivier Casassus Philippine Braud Roxane Joubert Laura Crampedon Charlotte Fortuit Catherine Joubert DA/Graphisme Alma de Ricou Camille Yvert Remerciements Jack Horter, Julien Sulzer Lauren Bouaziz, Allisson Bottemane, Colette Calli, Vanessa Bille Audouard, Hugo Rémusat , Sarah Chiche, Izara Kukeattipoom, Paul Diemunsch Cool Art 13, rue Marie Stuart, 75002, Paris contact@coolartmag.com art@coolartmag.com


som-

-maire cool art mag #

Le

ma

Edi

to

rch a

.4 Pla y de li ren Mo sab st u Bo .8 le uaz stach iz (T e is . 10 ige bac rS k U Lau nited ushi) . 14 ren Wa Nu d shin Bo . 18 e Van g M uazi . 20 ess ach z aB i ne . 12 ille Sra A u hC . 22 hic Web / douar he : L’ Iphon d . em e 30 “Cé prise . 32 La cha fran” . 34 nso . 37 Pro Bur n tég n i n . 38 er s g on Nigh oeu t vre . 42 . 44 46 . 48 Mo . n 51 La tre-m . L 52 Ce ame oi ta c . c Vie i n’es de fon ravate t d de . 56 qua pas u Kitan .. . 64 rtie ne o o Jul . r:L e ien ’Av uvre Jac Sul e M d’a k H zer 72 aria rt orte / P . h r Iza / P otog ra K hot 80 ogr raphie uke . aph 86 atti Pau . ie p o 90 l Di om A . liso emu /G rap Co n Bo nsc his h lett t t me e C ema / Illu nne stra alli t / Ill ust / Illus ion rati t on ration Lau

nd

3


PROCRASTINATION Procrastination : fait de systématiquement tout remettre au lendemain. Comme cet édito par exemple. Comment présenter un numéro pilote qui sera peut être le début d’une suite de numéros qui n’auront rien à voir les uns avec les autres ? Et comment définir un magazine en pleine création ? La procrastination, qui est un peu notre pêché mignon, est donc ici liée non pas au refus d’évolution mais bien au besoin d’évolution lui-même. Et voilà comment on finit par le commencement. Après un été passé comme serveur au bar du macumba, conducteur de pousse pousse, ou maître glacier, quoi de mieux qu’une brise de liberté venue d’ailleurs . Parce que, même si on s’était juré de ne pas en parler : c’est la rentrée ! (constatez la ponctuation). Si on est loin de l’époque des fournitures chez carrefour et des étiquettes à coller joyeusement sur son cahier, on rêve quand même tous un peu de régression à cette époque de l’année. CAM a justement choisi cette excuse pour justifier sa ligne éditoriale . Pas étonant quand on sait que le magazine est crée par une bande de potes qui veulent juste parler de ce qu’ils aiment. Je me suis toujours demandée ce que je dirais à un quelqu’un pour décrire le magazine. Et finalement, au bout d’un moment, par flemme ou par peur de la rébarbation, la description a fini par se bloquer à : magazine visant à promouvoir la nouvelle scène créative internationale. Car si les sujets peuvent varier, un seul mot d’ordre perdure : mettre en avant tout illustrateur, graphiste, photographe, peintre, sculpteur, acteur, musicien qui débute. Voila donc ce qu’est exactement CAM : un magazine qui ne cessera jamais d’évoluer, mais toujours avec un but et un fond précis : l’accompagnement des jeunes artistes. Au final, le mieux serait encore de lui donner le magazine avec un disque man branché sur Odyssey de Woolfy et d’observer sa réaction. On finit donc par cesser de procrastiner en lançant enfin ce numéro pilote. De toute façon c’est en faisant des erreurs qu’on apprend non ? Maintenant, quoiqu’il arrive, une promesse sera toujours tenue : demain sera toujours meilleur qu’hier ! post-scriptum : une autre promesse : le magazine sera toujours gratuit et surtout participatif alors comme d’hab envoie un mail à la rédac (contact@coolartmag.com), réponse garantie même si parfois on a du retard. Camille Y


-t

ed i (o)


-ur

cult (e)



∆ PLAYLIST The drums ◊ Let’s go Surfin’

LCD Soundsystem ◊ Home

Horse Shoes ◊ Pefect Combination

Settled in Motion ◊ A question of time

Pointers Sisters ◊ Send him back (Pilooski edit)

Caribou ◊ Leave House

Call me senor ◊ Oh lala

Who made Who ◊ Small town city

J Dilla ◊ So Far To Go

ELO (Electric Light Orchestra) ◊ Last train to London

par Martin Petit & Olivier Casassus


Zipizipizip ∆ A découvrir sur bandcamp.com le site qui propose des morceaux gratuits à télécharger Wiffle : wiffle.bandcamp.com EDH : edhmusic.bandcamp.com

9


L’interview musicale ∆

{ le marchand de sable } 1 artiste, son album préféré, une interview à partir des titres de l’album Hugo a choisi Hail to the thief de Radiohead

par Constantin et Camille Y

Hugo Rémusat est l’un des deux membres qui composent le groupe de musique éléctronique particulièrement apprécié de la rédaction : Le marchand de sable. A 23 ans seulement, Hugo & Arnaud se sont déjà fait une bonne réputation dans le milieu, preuve en est, ils viennent tout juste de signer avec le label Undercover : le début de la gloire ?

∆ Tu es graphiste mais également musicien. Partir à la recherche d’un vinyle unique au monde Penses-tu que ces deux pratiques s’influencent sit down. J’ai jamais été vraiment un chineur... et s’enrichissent l’une et l’autre ? En bref, est-ce que 2 + 2 = 5 ? Mixer sous la douche sit down/stand up : si je pouvais ! j’ai encore jaAbsolument. Ce sont deux univers de création, et mais trouvé de platoches imperméabilisées... et il m’est arrivé autant de voir des images en écou- puis je sais pas mixer de toute façon :p mais l’idée tant de la musique que de créer du son a partir est assez tentante, vue que ca fait bien longtemps d’images. Les deux disciplines sont une question que je ne sais plus chanter ! de sensibilité, de perception, et en cela elles sont très proches, même si les processus sont radi- ∆ Sail to the moon caractérise-t-il ton état calement différents. d’esprit créatif ? ∆ Je te donne 4 actions et tu me réponds par sit Il n’y a pas vraiment d’“état d’esprit”, c’est plutôt down ou stand up ton boulot qui est influencé par l’état d’esprit dans lequel tu es quand tu fais la démarche... c’est con Tout plaquer pour se lancer dans la musique à dire, mais parfois c’est dans les pires moments Stand down ? questions très difficile... ça fait des que tu es le plus créatif, et parfois tu as besoin années que je me la pose ! d’avoir la pêche ! Ce qui découle de ce que tu fabriques selon que tu es dans un état ou dans l’autre Acheter le dernier album des Plasticines est souvent radicalement différent. sit down ! Elles sont sûrement très fières de ce qu’elles font, et leur démarche a l’air honnête, mais je trouve que c’est de la soupe.


Aujourd’hui je me définirais comme… un troubadour ?

∆ We suck young blood aurait pu être une devise Il y a une norme ? je n’etais pas au courant : ) de Cool Art car nous tâchons de mettre en avant les jeunes talents. Que penses-tu justement de ∆ Quelle phase de la création te donne envie de cette nouvelle scène et comment prédis-tu son « Go to sleep » (autrement dit quelle phase de la évolution ? création te plais le moins ?) Je pense qu’aujourd’hui les moyens de production Je crois que c’est celle qui arrive en fin de pro- sont tellement accessibles que c’en est à double duction, qu’elle soit visuelle ou sonore. Celle où tranchant : autant cela permet à n’importe quel tu cherches le détail qui tue, où tu as l’impression talent d’éclore, quand il fallait avant beaucoup de d’avoir déjà passé assez de temps sur ton taf moyens pour pouvoir s’adonner à son art, et donc pour en être dégouté à vie, où tu dois régler des cela enrichit cette “scène” dont nous parlons. micro-détails alors que le gros du boulot t’a déjà On s’étonne du fait que l’Angleterre soit si proachevé... je suis assez perfectionniste, donc j’ai lifique en groupes de musique (surtout de rock), l’impression de n’avoir jamais fini, et c’est assez mais ça découle de leur culture : à une époque usant! les jeunes musiciens étaient subventionnés par l’état, ça a donné à un gros paquet d’entre eux ∆ Where I end, you begin (termine les phrases) les moyens et le temps de se lancer, ou au moins d’essayer... Je trouve mes inspirations dans … ce que je re- D’une autre part ça crée un trop plein, parce que garde, ce que j’écoute, bien sur ! tout le monde peut produire, se déclarer “artiste” sans forcément être fait pour ça. Il y’a un paquet Le moment que je préfère dans la phase de cré- de merde qui traine sur le net; et qui n’y aurait ation… est celle où ton idée prend forme pour de jamais été si les moyens de production n’avaient bon, quand ça commence à “avoir de la gueule”. pas été si accessibles (je pense surtout à des Les coups de bols aussi, ou les intuitions d’un logiciels, aujourd’hui faciles à se procurer, et aux instant qui vont ajouter du chien à ton boulot. possibilités quasi infinies qu’ils offrent). L’export final c’est assez jouissif aussi!

J’espère …. faire ça toute ma vie!

c’est con à dire, mais parfois c’est dans les pires moments que tu es le plus créatif

∆ L’interview musicale

∆ Dans quel cas considères-tu que tu pars à la dérive (Back Drift) ? Autrement dit, en quoi te différencies-tu de la norme ?


L’interview musicale ∆

∆ The gloaming (le crépuscule) fut pour Ludwig II de Bavière la folie, lui qui fut le mécène de Wagner (in « Ludwig, le Crépuscule des Dieux » de Visconti). Penses-tu que la mouvance conceptuelle de l’art contemporain, et parfois de la musique électronique, puisse plonger le public dans l’incompréhension, voir dans la folie ? Quel rôle doivent jouer les maisons de disques dans un monde où le téléchargement est à deux doigts de devenir la norme (Radiohead semble d’ailleurs avoir anticipé cette pratique avec « In Rainbows ») ? Quand on produit, on cherche à toucher la sensibilié des gens, de la façon la plus directe possible. On ne fait pas ça pour les flatter, ni les rendre plus intelligents ou plus heureux, mais simplement pour qu’ils ressentent quelque chose, que ce soit de l’envie de bouger, de l’euphorie, de la perplexité ou même une sorte de démence. J’ai vu des gens dans des états de transe profonde rien qu’en écoutant un artiste jouer, ou ∆ The gloaming (le crépuscule) fut pour Ludwig II de Bavière la folie, lui qui fut le mécène de Wagner (in « Ludwig, le Crépuscule des Dieux » de Visconti). Pensestu que la mouvance conceptuelle de l’art contemporain, et parfois de la musique électronique, puisse plonger le public dans l’incompréhension, voir dans la folie ? Quel rôle doivent jouer les maisons de disques dans un monde où le téléchargement est a deux doigts de devenir la norme (Radiohead semble d’ailleurs avoir anticipé cette pratique avec « In Rainbows ») ? Quand on produit, on cherche a toucher la sensibilié des gens, de la façon la plus directe possible. On ne fait pas ça pour les flatter, ni les rendre plus intelligents ou plus heureux,mais simplement pour qu’ils ressentent quelque chose, que ce soit l’envie de bouger, de l’euphorie, de la perplexité ou même une sorte de démence. J’ai vu des gens dans des états de transe profonde rien qu’en écou

des gens rester en contemplation devant un tableau qui les faisaient s’interroger. ∆ There there / Terre-terre ! (Hugo est marin) / Three Three (la bière 33) : lequel de ces couples te correspond le plus ? There there! En anglais c’est une phrase de consolation, qui correspond bien a mon côté empathique. ∆ I will… (termine) Be a rockstar! (je crois avoir dit ça a ma mère quand j’avais quelques années…) ∆ Dans un mariage, tu es plutôt : celui qui déambule au buffet, celui qui s’empoigne (A punch up at a wedding) ou celui qui se marie ? Mmmmmh j’avoue que je ne reste jamais très loin des petits fours… rester en contemplation devant un tableau qui les faisait s’interroger. ∆ There there / Terre-terre ! (Hugo est marin) / Three Three (la bière 33) : lequel de ces couples te correspond le plus ? There there ! En anglais c’est une phrase de consolation, qui correspond bien à mon côté empathique. ∆ I will… (termine) Be a rockstar ! (je crois avoir dit ça à ma mère quand j’avais quelques années…) ∆ Dans un mariage, tu es plutôt : celui qui déambule au buffet, celui qui s’empoigne (A punch up at a wedding) ou celui qui se marie ? Mmmmmh j’avoue que je ne reste jamais très loin des petits fours…


∆ L’interview musicale

∆ Quelle est ta myxomatosis ? (maladie virale) C’est pas viral, mais je suis asthmatique. Encore plus chiant que la pluie. ∆ A l’école, étais-tu « scatterbrain » (étourdis, tête en l’air) ? Voir dans les yeux des autres l’admiration pour tes premiers succès musicaux t’apparaît-il comme une revanche sur cette époque ?

projet (LMDS) à bien, parce que j’ai toujours rêvé de faire ça, sans jamais me l’autoriser vraiment , à cause de l’univers dans lequel j’ai grandi (je suis le seul de ma promo a faire des etudes d’art!). Ça ce serait une vraie fierté.

13

Pour le moment nos succès restent confidentiels… mais j’étais effectivement tête en l’air, et la veritable revanche serait de réussir à mener ce

∆ Si un loup devait t’attendre en bas de ta porte (« A wolf at the door »), qui serait-il et voudrait-il te manger ? On a tous un loup qu’il faut guetter, sans quoi il nous bouffe ! Le mien c’est ma propension immense à… ne rien faire!

CY / CY

Le marchand de sable Hugo & Arnaud www.myspace.com/lemarchanddesable Label Undercover www.undercover.fr/ mds@undercover.fr


MOUSTACHE ∆

Moustache is back A facial hair experimentation par Camille Y

« Polonaise », « anglaise », « stalinienne » ou « josébovienne », la moustache is definitely back ! Contre pied de la féminisation, recherche du dandy intérieur, ou simple amour du poil et de la séduction qui s’y rapporte : la moustache se taille une nouvelle réputation loin de la campagne française. Il faut admettre que le penchant pour la « magnum » est difficilement niable. C’est vrai après tout magnum c’est la moustache au masculin, la pointe esthétique, la grande classe

quoi ! Mais pourquoi bouder ce petit morceau de poil qui donne quand même un air bien décalé à ceux qui l’ont assumé. On ne saurait trop vous conseiller d’aller jeter un coup d’oeil au Paris Moustache Club qui déclare lui-même « défendre les beaux visages moustachus, et les profils pileux dessinés », ou encore d’aller vous plonger dans l’univers des « Darons de la Moustache » sur myspace, histoire d’aller tâter un peu l’esprit. On vous prévient, le port de la moustache est un poil obligatoire.


1

La moustache, Guy de Maupassant

A consulter Paris Moustache Club

Pour tous les parisiens amoureux de la moustache www.parismoustacheclub.com

Les darons de la moustache

La moustache fait aussi de la musique www.myspace.com/portdelamoustacheobligatoire

Moustaches du XIXème siècle

Si tu cherches de l’inspiration, les plus belles moustaches du XIXème siècle t’y attendent. En voilà qui ne confondent pas la coquetterie avec la classe. www.mustachesofthenineteenthcentury.blogspot.com

" La Moustache "

de Guy de Maupassant

Littéralement l’apologie de la moustache. Si tu hésites encore, ce texte pourrait bien te faire changer d’avis

∆ MOUSTACHE

“ S’il ne laissait pas repousser immédiatement sa moustache je crois que je lui deviendrais infidèle, tant il me déplaît ainsi.
Vraiment, un homme sans moustache n’est plus un homme.”




∆ RENCONTRE

par Martin Petit

LAUREN bouaziz La griffe d’une tigresse grrr

de la musique mais en accord avec un état d’esprit... L’esprit du tigre ! C’est un mercredi après-midi que Lauren m’a accueilli, chez elle, devant un épisode de Palace (série diffusée sur Paris 1ère qu’elle affectionne tout particulièrement)… Cela promettait une ambiance pour le moins… décontracte !

Cela m’est arrivé de dessiner après avoir croisé des mamies… parfois elles ont un sens de l’esthétisme surdéveloppé ! Elles ont un œil différent, elle ne pense pas à la mode. Elle pense à ce qui est beau

Tête à tête avec Lauren Bouaziz, créatrice pour Tigersushi Furs. C’est à cette féline que le célèbre label français s’est adressé pour le lancement de sa première ligne de vêtements. Depuis, les créations et collections se succèdent ! Nous tâcherons d’en savoir plus sur son art: bien éloigné

∆ Bon Lauren, explique-nous ce que tu fais…

∆ Toute seule ?

Je suis styliste, je créé une ligne de vêtements unisexes pour un label de musique qui s’appelle Tigersushi furs. C’est un vestiaire complet de pulls chemises, t-shirt et pantalons ! On est très variés finalement, et à notre niveau (deux ans d’existence) c’est plutôt rare d’en faire autant. J’ai même dessiné des cagoules tigre !

Non bien sûr c’est un travail d’équipe, je suis en lien permanent avec les membres du Label, notamment son fondateur Joakim, qui est aussi mon cousin, et naturellement le garant de l’image du label. Récemment l’équipe s’est agrandie, ma sœur s’occupe de la partie commerciale et marketing. Pour ma part, je me charge donc de la partie création…

∆ Ton parcours ? J’étais un peu cancre à l’école, je me suis très vite orientée vers l’une de mes deux passions, l’une étant la cuisine… l’autre le stylisme ! ∆ C’est quoi ta journée type alors ? Ce sont plutôt des semaines types pendant lesquelles je bosse à mi-temps à la boutique car c’est important pour moi de percevoir le ressenti des clients sur la collection. Le reste du temps, soit je dessine des modèles, soit je me documente, je chine, je voyage pour trouver l’inspiration.

∆ Créer des vêtements pour un label qui possédait déjà une forte identité, c’était pas une trop forte contrainte ? Plutôt une aide au départ ! Cette forte identité m’a permis de canaliser mon inspiration, de ne pas partir dans tous les sens. C’est vrai qu’au départ, c’était un peu impressionnant, j’avais l’impression d’avoir une grosse responsabilité sur les épaules… mais au fur et à mesure de notre collaboration, je me suis rendue compte que cet état d’esprit me ressemblait totalement et alors je me suis appropriée ce style et ce logo.


RENCONTRE ∆ Aujourd’hui, je me sens totalement libre et légitime. Du coup, je m’implique partout, y compris dans les ventes au showroom où se côtoient acheteurs français et japonais! ∆ Qui s’est intéressé à vous alors ? Les japonais aiment beaucoup nos créations. Nous sommes vendus chez Isetan et Takashimaya, qui sont un peu les Printemps et Galeries Lafayette japonais. En France et en Europe, nous sommes distribués dans plusieurs multimarques, chez Mapp à Bruxelles, chez V2K designers à Istanbul, une toute nouvelle boutique à Bordeaux, ,The Graduate store, et puis nous avons des clients historiques comme Colette à Paris. ∆ C’est la musique qui vous a fait connaitre ? Bien sûr, le label a été un vrai coup de pouce au départ. Mais faire le choix d’acheter la collection d’une jeune marque est une vraie prise de risque pour les boutiques ! Si la renommée du label est un plus, une bonne collection reste la clef. ∆ C’est sûr, car finalement il y a peu de labels qui osent se lancer là-dedans… Oui il n’y en a pas tant que ça. De ceux que j’ai en tête il y a Kitsune bien sûr, mais c’est différent ils étaient une marque de vêtements avant de faire des compilations et enfin signer des artistes. Edbangers avec leur marque de T-shirt et accessoires : Coolcats. Et puis April 77… Après il y a des collectifs etc. ∆ Tu les connais ? Tu bosses avec eux ?

J’en connais certains, j’en rencontre d’autres mais on ne se fréquente pas spécialement, ça se fait plus via la musique ! Je collabore plutôt avec d’autres artistes… contemporains, graphistes… ∆ nous RENCONTRE à qui demandons de réinterpréter leur pochette d’album préférée. Cette ligne de T-shirts, en édition limitée, s’appelle Fetish Tigersushi Shirts. Nous avons par exemple collaboré avec Fafi qui a réinterprété la pochette de Roxy Music. ∆ On passe du coq à l’âne mais je me demande… Tu te vois dans ce que tu as créé ? Quand je dessine, je pense aux personnes qui m’inspirent, aux membres du label, mais aussi à ce que j’ai envie de porter. Je suppose que ça rend la chose plus stimulante et bien plus facile ! Mais ça évolue vite, la saison dernière j’ai dessiné mes premières chemises femmes, et pour l’été 2011, je prépare une jupe et une robe mais toujours dans l’esprit androgyne, pas des froufrous ou de décolletés scandaleux tu vois. [Rires] Bon ok ! Même si parfois j’aime mettre des froufrous dans tous les sens j’ai pas envie de faire ça pour Tigersushi. ∆ Tu t’inspires donc des membres du Label, de tes goûts bien à toi, mais encore ? Les groupes, la mode de rue…je déshabille tous les gens dans la rue tu sais ! Cela m’est arrivé de dessiner après avoir croisé des mamies… parfois elles ont un sens de l’esthétisme surdéveloppé ! Elles ont un œil différent, elles ne pensent pas à la mode. Elles pensent à ce qui est beau tout simplement… Les Papis sont aussi très très forts !


∆ RENCONTRE ∆ T’aime les « Papiclass » ?

D’abord je ne m’y voyais pas, puis j’aimais pas l’ambiance ! Carrément ! Alors que la lingerie c’est plus J’aime aussi quand les nanas intemporel, il n’y a pas vraiment que je trouve classes portent de mode. C’est plus une notion mes trucs. C’est top comme d’esthétique, il n’y a pas cet essensation ! pèce de challenge de rester dans la tendance à tout prix ; en dépit ∆ Ta meilleure expérience créa- du bon sens. C’est un peu ce tive ? que je retranscris avec « tiger ». Ça ne se veut pas innovateur La première collection, le com- dans les coupes, mais plutôt mencement de Tigersushi furs, dans le concept. Et au moins, lancement de la boutique, son on ne s’en lasse pas ! design etc. C’était le plus gros challenge, apporter au label ∆ Lingerie dans le futur ? comme la musique le fait. Tout était à faire ! Je ne pense pas. Je suis bien la On est partis sur des choses ou je suis, même si je suis loin de simples mais un peu bizarres la lingerie j’y retrouve le même comme notre musique, qui peut épanouissement je pense, si ce s’adapter à tous ! La clientèle va n’est plus… C’est l’esthétique du petit ado, qui craquera sur un avant tout, je dessine ce que je truc, mais aussi son grand-père trouve beau. pourra craquer sur un autre truc ! Mais bon j’ai que 24 ans après Passé un moment, je vendais tout, donc qui sais ?! La nuisette mes cardigans en cachemire tigrée fera peut être partie d’une avec des poches de couleurs dif- de nos futures collections ! férentes à des petites vieilles du quartier… ! C’est super gratifiant car ça touche tout le monde ! Tigersushi Donc je pense avoir développé 27, rie de Saintonge quelque chose… 75003, Paris www.tigersushi.com ∆ Tu m’as l’air de t’éclater, tu as obtenu ce que tu désirais…(?)

J’ai toujours rêvé d’avoir ma propre marque. En 6ème je savais déjà que je serais styliste. Après si j’avais dû me diriger vers autre chose que ce que je fais chez Tigersushi, bizarrement cela aurait été de la lingerie. J’arrivais pas trop à cibler ce que je voulais faire en sortant du Studio Berçot. Seulement je ne voulais pas faire de la mode comme tout le monde en rêve en sortant de l’école . Les coupes bizarres, la création pure et dure, les défilés et autres trucs du genre ne m’attiraient pas spécialement.

SHOP ME ∆

Gals Rock

La boutique spécialisée dans le rock féminin ouvre enfin son eshop rendez-vous sur galsrock.fr

Mamie

Cette petite boutique de la rue de rochechouart brasse la mode des années 1900 à 1980. Chaussures, pochettes, robes et accessoires en tout genre tamissent la boutique d’un délicieux parfum vintage. A revisiter sans cesse (rien que pour regarder). En plus, Brigitte vous propose même un relooking vintage ; ) Mamie 69, rue de Rochechouart 75009, Paris mamie-vintage.com

2


∆ SHOP

United Nude

La hollandaise remet les shoes à plat ! 125a Spuistraat 1012, Amsterdam. La

1

galerie de chaussures parfaitement alignées nous fait penser à une boutique de bonbons. Alors, comme des gosses on sautille, on s’extasie devant les couleurs et les formes arrondies, on voudrait remplir nos sachets de ces absorbantes friandises. Puis, notre regard est captivé par cette figure farfelu : un “talon”, si c’est le nom qu’on peut lui donner, extravaguant, horizontal, partant du bas de la plante des pieds pour venir s’achever sous le talon. Pourtant celui-ci semble crier “aie aie aie”. Nous commencions à descendre de notre petit nuage quand en enfilant la “Eamz” les enfantillages repirent de plus belle. Nous ne sautillons plus, nous courons, oui mais en talons ! Si le design de United Nude nous avait déjà convaincu,

20

c’était sans compter l’aspect confortable qu’il apportait. De retour en terres gauloises, nos recherches nous ont appris que la marque était née de l’association entre un architecte hollandais, Rem Koolhaas D, désireux de reconquérir une femme, et un cordonnier anglais de la septième génération. Une jonction entre design, distinction, innovation, et élégance. En bref, une nouvelle generation de chaussures spécialement étudiées comme une déclaration d’amour aux femmes. Cette fois-ci pas de doute, mes gambettes avaient bien trouvé chaussures à leurs pieds. Nous avons pensé que ce luxe resterait éloigné, pourtant, un showroom reconverti en boutique : Diotima, a decidé d’accueillir l’hollandaise au canal St Martin. Une balade que vous ne devriez pas regretter.

United Nude 125a Spuistraat 1012, Amsterdam, Pays-Bas www.unitednude.com Diotima 48 bis, quai de Jemmapes 75010, Paris Du mercredi au dimanche (pop ton dimanche)



WASHING

MACHINE PHOTOGRAPHIE CAMILLE MODÈLE LAETITIA PIERINI


Laetitia Gilet, foulard, ceinture, & boucles d’oreilles vintage Culotte en laine H&M Collant calzedonia




Laetitia Gilet, foulard, ceinture, & boucles d’oreilles vintage Culotte en laine H&M Collant calzedonia


Laetitia Gilet, foulard, ceinture, & boucles d’oreilles vintage Culotte en laine H&M Collant calzedonia



∆ RENCONTRE

Vanessa Bile-Audouard Une jeune comédienne dans l’esprit du temps

Vanessa a 22 ans et elle fait du théâtre depuis qu’elle est toute petite. Après avoir tourné dans plusieurs films et téléfilms pendant son enfance (Messieurs les Enfants, Le monde à l’envers…), elle se consacre à sa passion en suivant différents cours. En 2009, elle passe un an à l’école Jacques Lecoq et y rencontre Francesca Volchitza Cabrini, qui lui propose d’intégrer sa compagnie Ariel et Furie dans l’optique de travailler une pièce qu’elle a écrit et mise en scène. Ensemble, elles présentent pour la première fois “Si tu me regardes j’existe” au Tremplin Théâtre (Paris 18ème). Vanessa poursuit actuelement ses études d’italien et participe à plusieurs petits concerts dans lesquels elle interprète quelques chansons. ∆ Comment t’est venue ta passion pour le théâtre ? Le jeu de l’enfance, déjà petite tu te mets à inventer des histoires, à jouer avec tes poupées. En primaire je faisais les sorcières dans les ateliers de théâtre, j’ai fait des sorcières incroyables, à 6 ans je le sentais déjà à fond. J’avais deux profs que j’adorais dans ces ateliers, je faisais ça pour le plaisir et un peu plus tard on a joué le Jubilé de Tchekov, je jouais une femme excentrique qui voulait que son mari retrouve sa place dans la société, ça m’a plu. ∆ Tes premiers films ? C’est en lien avec les ateliers de théâtre du primaire, les deux profs que j’avais étaient en relation avec des directeurs de castings qui cherchaient des enfants. On a été pris un mec et moi pour jouer dans Messieurs les enfants de Pierre Boutron, d’après le livre de Daniel Pennac, et je jouais le rôle de Tatiana, la femme de François Morel qui revient en enfance à cause d’une dissertation. D’ailleurs, j’ai revu hier François Morel au cours d’une manifestation devant la maison de Radio France, pour protester contre le licenciement de certains comiques de France inter, entre autre de Stéphane Guillon ! A partir de ça les gens te remarquent et te redemandent pour autre chose, mais je n’ai jamais eu d’agent. Après je n’ai fait que des téléfilms, en tout 7. Raconter tout ça me rappelle une belle époque et me donne à

nouveau envie de faire du cinéma... Après j’ai joué pour des amis dans des courts métrages avec Lara Hirzel pour la Femis, avec Clément Mercier qui fait du cinéma pour le plaisir, et Jules Guillemet pour qui j’ai joué la Venus de Botticelli ! ∆ Et le théâtre dans tout ça ? J’ai fait de nombreux cours de Théâtre, tout au long de ma scolarité à chaque fois j’étais dans les groupes d’écoles, et j’ai suivi des ateliers. Puis je m’y suis mise plus sérieusement, j’ai pris des cours avec deux femmes âgées, Odile Mallet et Geneviève Brunet, dans leur appartement pendant 2 ans. On travaillait sur plein de scènes différentes, classiques et contemporaines, et j’ai eu le premier prix des scènes classiques au théâtre du Nord Ouest. Puis, j’ai suivi une formation très solide avec Anne Torres, pendant 2 ans, on a beaucoup travaillé le texte, contemporain et classique, j’ai énormément travaillé avec cette femme là, et deux ans de suite j’ai présenté le conservatoire national, sans succès, mais ça donnait un objectif au cours, travailler pour le concours. Puis j’ai fait le Laboratoire d’Etude du Mouvement à l’école Jacques Lecoq pendant 1 ans, c’était un atelier plus lié à la scénographie, mais qui m’a beaucoup appris sur l’espace théâtrale. C’est une école internationale propice aux collaborations artistiques, c’est là que j’ai rencontré Francesca Volchiza Cabrini qui m’a demandé


RENCONTRE ∆ par Pauline Guillemet

de jouer dans son premier spectacle à Paris, elle avait déjà beaucoup travaillé en Italie en tant que metteur en scène mais également en tant qu’interprète. ∆ Et c’est sous sa direction que tu as joué la pièce «Si tu me regardes j’existe» ?

T’auraient pas des petites adresses à nous réveler ? J’hésite entre trois restaurants, Pulcinella rue Damrémont, un petit italien délicieux dans lequel je prends des raviolis aux truffes, Aux Pieds de fouet, métro saint François Xavier et aussi un petit Viet végétarien dont je ne me rappelle plus le nom, rue du chemin vert.

Oui, on a commencé à travailler en Janvier 2009, pour le moment nos projets sont en suspension, on ne sait pas si on va reprendre le spectacle. J’ai appris énormément de choses, on a joué deux mois de suite, quatre soirs par semaine, c’est complètement différent que de faire des spectacles de fin d’année, ça m’a permis de découvrir le monde professionnel du théâtre, différent du monde idéal qu’on s’imagine dans les cours de théâtre. ∆ Et que penses-tu de cette découverte ? Il faut être joyeux dans l’art, et paradoxalement quelque uns des plus grand artistes étaient dépressifs... Il y avait des soirs où je n’avais pas envie d’y aller, je n’ai pas encore réglé ce rapport un peu barbare au métier. Le théâtre c’est trop intense pour y aller passivement, je préfère vendre des chaussures plutôt que de faire du théâtre sans y croire, par exemple je ne jouerai jamais dans une série à la con juste pour gagner de l’argent, mais c’est aussi parce que je ne suis pas encore rentrée totalement dans le milieu professionnel, c’est plus facile d’un regard extérieur. Et en même temps je pense que c’est important de rester fidèle à ses idéaux, et d’essayer le plus possible de choisir l’artiste qu’on veut être. Paradoxalement, pour une jeune qui débute doucement j’ai quand même fait pas mal de choses déjà, aussi bien cette année que dans mon enfance, mais je ne sais pas quand est-ce que je rentrerai pour de bon dans le milieu professionnel et comment je réagirai à ce nouveau monde. ∆ Mais pour l’instant tu pars à Lecce, dans le sud de l’Italie en septembre pendant 1 an pour finir ta licence d’Italien ? Oui, et je vais aller aussi à la rencontre du monde culturel du sud de l’Italie, et peut-être passer l’audition du Piccolo Teatro de Milan, pourquoi pas une porte d’entrée vers le monde professionnel ? D’ailleurs hier je suis allée au théâtre voir une troupe qui vient des Pouilles (sud de l’Italie), proche de l’esprit d’Affreux, Sales et Méchants (film d’Ettore Scola), j’ai beaucoup ri. ∆ Qu’est ce que tu voudrais dire aux lecteurs de Cool Art ? Soyez passionnés, et n’aillez pas peur de faire ce dont vous avez vraiment envie !

«

Le théâtre c’est trop intense pour y aller passivement, je préfère vendre des chaussures plutôt que de faire du théâtre sans y croire

«


∆ WEB

par Camille Y

PEARLTREES.COM Je sais pas toi mais avec toutes les conneries que je trouve sur le net, point de vue onglets ça commence à être un peu la saturation. Après avoir tenté diverses techniques d’organisation (Excel fut un désastre et une idée de toute façon relativement à chier) j’ai enfin fini par trouver le site qui tranche : Pearltrees. En gros , c’est un organisateur de liens sur Internet qui te permet de rassembler par groupes de perles (un peu à la façon d’une mind map) tous les liens que tu ne voudrais surtout pas laisser derrière toi.

Une fois « perlé », tu peux partager tes liens ou récupérer ceux des autres utilisateurs. Gros point positif, comme tout se passe sur la toile tu peux consulter et enregistrer tes liens de n’importe quel ordinateur. Un truc tout bête auquel il fallait penser mais qui est bougrement (ouais ça fait longtemps que je rêve de la placer celle-là) utile !! Petit plus, si tu télécharges l’extension tu peux directement « perler » le site sur lequel tu es. La classe.

WIX.COM Si pour toi Joomla semble être une marque de jus d’orange, Java un style de danse, et Filezilla un nouveau monstre du cinéma japonais, ce site est peut être fait pour toi. Eh ouais, parce que WIX fait sa petite révolution en mettant à disposition de n’importe quel internaute une interface intuitive (drag & drop) permettant de créer son site (portfolio, e-commerce etc.) et des widgets en flash. Autrement dit un site composé d’éléments pouvant être animés.

Bref si tu sais utiliser ta souris et éventuellement ton clavier tu pourras t’improviser webdesigner. A titre d’information le site de CAM a été réalisé sur WIX alors t’inquiète qu’on l’a testé. Le plus : Wix propose un code qui est un mélange de Flash et d’HTML, pas inutile quand on sait que Flash pose souvent des problèmes quant au référencement sur les moteurs de recherche. Bref, un bel effort de démocratisation.

TYRANNYBOOK.COM Allez maintenant c’est la séquence émotion du magazine (il paraît que c’est à la mode). Pas de vert mais du rouge avec Tyrannybook, un remake de Facebook lancé par Amnesty International. En gros l’idée c’est de construire une communauté défenseuse des Droits de l’Homme en suivant l’activité des dirigeants internationaux qui aiment à violer ces droits fondamentaux. Les membres de la communauté

échangent sur les sujets mis à jour par Amnesty International et tentent de trouver des solutions pour améliorer la situation de ces pays. Bref, une bonne idée pour utiliser les réseaux sociaux. Si tu nous cherches on y est.


E

GEEK ∆

RE FL EC T

SPIN ART

EMOJI

Première étape tu choisis tes couleurs, deuxième étape tu choisis tes motifs, troisième étape tu appliques les textures que tu veux puis tu peux lancer la bête. Le résultat ? Une sorte de caléidoscope psychédélique basé sur tes choix de couleurs et motifs, et que tu peux faire évoluer à l’aide de tes petits doigtsdoigts ou en agitant ton Iphone. T’as rien compris ? C’est normal, télécharge et puis tu verras bien. Prix : 1,49 euros

Bonne nouvelle, l ’ é m u l a t e u r SuperNintendo est disponible sur Ipad. Le plus : vous pouvez jouer à plusieurs (quatre maxi) et à distance (grâce à bluetooth) avec votre Iphone reconverti en manette pour l’occasion. Seul hic, cette option n’est évidemment possible que pour les Iphone et Ipad Jailbreakés. Mais bon, on pense que vous résoudrez facilement le problème quand même.

3

Alors déjà petite piqure de rappel : le Spin Art c’est la feuille qui tourne et toi qui fait splasher la peinture dessus (la définition est non officielle). L’appli en gros c’est la même chose sauf que tu choisis la vitesse à laquelle tourne la feuille, la couleur de fond (tu peux même mettre une photo), les couleurs (paillettes disponibles), et la taille du pinceau. Pour le reste ce sont les fonctionnalités habituelles : partage sur Facebook et Flickr, envoie par mail, sauvegarde dans ta « Photo Library » et tout le tralala. A quoi ça sert ? A rien mais c’est marrant. Prix : 1,59 euros

D A P I

« niouss onv ei uiopjhf iebre» : si tes sms de fin de soirée ressemblent à ça, l’appli Emoji pourrait bien te servir car elle te permet d’insérer un grand choix d’émoticônes dans tes sms depuis ton Iphone. C’est parfois plus efficace crois-moi. Prix : Gratuit !


∆ INTERVIEW LITTÉRAIRE

{ Sarah Chiche} Après un premier roman remarqué lors de la Rentrée littéraire de l’automne 2008, Sarah réinvestie les librairies avec “L’emprise” (Grasset). ∆ Cool Art Mag : Avant toute chose, peux-tu te présenter en quelques lignes ? Sarah Chiche : A cette heure-ci je crains de ne pas être très présentable, mais essayons. Mon deuxième roman, L’emprise, est paru en avril aux éditions Grasset. Je termine des études de psychologie et de psychopathologie à Paris-Diderot. Je suis stagiaire-psychologue dans le service de psychiatrie adulte d’un hôpital parisien. Et j’adore le Tchaï tea latte, lait de soja. ∆ Ton roman raconte l’histoire d’un psy gourou, affabulateur et possessif. Trouve-t-on beaucoup de charlatans dans la profession ? Penses-tu sincèrement qu’un psy puisse nous soigner ? Comme dans n’importe quel groupe social, on trouve de tout, des gens très respectables comme des manipulateurs. Entreprendre une thérapie, c’est exercer sa liberté. Et la liberté ne va pas sans risque. Il est important de bien distinguer les psychologues cliniciens, qui ont fait cinq ans d’études universitaires, les psychiatres qui ont fait 10 ou 11 années d’études de médecine et qui sont les seuls habilités à délivrer des médicaments, les psychanalystes qui ont fait une analyse et, la plupart du temps, appartiennent à une association analytique, et les psychothérapeutes dont la profession n’est réglementée que depuis peu de temps : jusqu’à il y a peu, n’importe qui, je dis bien absolument n’importe qui pouvait, s’il le souhaitait, s’installer comme psychothérapeute. Là où ça se complique, c’est que certains psychologues cliniciens ou psychiatres se disent aussi psychothérapeutes. Et certains analystes sont aussi psychiatres. Quand on n’y connaît pas grand chose, je reconnais qu’il y a de quoi y perdre son latin. Quant à la question de l’efficience des psychothérapies, c’est un vieux débat, relancé récemment par la polémique autour du livre de Michel Onfray. Evidemment que cela se soigne.

Mais tout dépend de quel type de psychothérapie on parle ,pour quel type de patient et ce qu’on entend par “soin”. Il est évident qu’un patient schizophrène ne peut pas s’en sortir sans neuroleptiques. Prétendre soigner une psychose avec de l’homéopathie ou des tisanes, ça c’est de l’escroquerie. J’ajoute que soigner est une chose, guérir en est une autre. Le Victor Grandier de mon roman, lui, promet à sa patiente de la guérir de toutes ses souffrances en trois semaines et de la rendre enfin heureuse. Il se pose comme détenteur d’un savoir rare qui serait audessus du champ social. Au pacte social il substitue le pacte faustien. C’est un pervers. Et, de nos jours, le pervers est le dernier tronçon laïc du diable.

∆ Quand as-tu commencé à écrire ? Quel auteur t’inspire ? Il y a des photos prises par ma mère sur lesquelles on me voit à l’âge de 4 ans en train d’écrire. Ce goût de l’écriture est venu avec celui de la lecture. En CP, le livre pour enfants « Mico mon petit ours » a été d’une certaine manière mon premier choc littéraire : avec


INTERVIEW LITTÉRAIRE ∆ des lettres on pouvait faire des mots et ces mots mis bout à bout formaient une histoire qui faisait surgir des mondes autres. Je me souviens de cette découverte comme d’une joie pure, toujours intacte. A dix ans, j’écrivais déjà des récits illustrées pour mes amis. Et puis à la maison, il y avait cette bibliothèque, avec sur la dernière étagère, les livres “interdits”, comme ceux de Sade et de Bataille, que je ne pouvais atteindre à cause de ma petite taille. Les auteurs qui m’inspirent ? Il y en a tant... En vrac ? Disons, Fernando Pessoa, Louis-René Des Forêts, Yoko Ogawa, Huysmans, Barbey d’Aurevilly, Jean Lorrain, Imre Kertész, Pierre Guyotat.

∆ Ton style semble avoir changé, ou dirons-nous évolué : phrases courtes, puissantes, acérées, et toujours aussi friand d’associations originales de mots (« La voiture m’a crachée sur le trottoir »). Comment définirais-tu ton style ? J’ai écrit « L’inachevée » de manière très impulsive, mais ce n’était pas mon premier texte « achevé ». En 2000, j’avais déjà envoyé un tout premier texte à 30 maisons d’éditions, et je n’ai essuyé que des refus. Heureusement, mon manuscrit était tout bonnement impubliable, moïque, plein d’orgueil ridicule, brouillon. J’ai attendu quelques années. Le temps de vivre , de me prendre quelques claques et d’apprendre la patience et la modestie. Puis j ‘ai écrit «L’inachevée », très rapidement, donc, vissée à mon fauteuil seize heures par jour, en n’écoutant que de la musique pop-rock. Mon travail sur “L’emprise” a été radicalement différent, beaucoup plus ascétique. Je souhaitais un texte beaucoup plus dépouillé, à l’image du dépouillement progressif du personnage féminin qui, en même temps qu’elle se vide de son compte en banque, se vide de son moi. Car c’est bien de ça dont il est question. dans le texte : une dépossession mélancolique. J’ai fait subir à mon écriture une cure d’amaigrissement radicale, jusqu’à m’approcher du style de certains traités de psychiatrie. Pour raconter une histoire aussi édifiante, où l’horreur bascule parfois dans le grotesque, une certaine sobriété me paraissait essentielle.

∆ Flaubert avait pour habitude de consulter la rubrique « faits divers » des journaux pour traiter un sujet d’étude. Comment as-tu trouvé le tien ? Pour « L’inachevée », je m’étais très peu documentée. A contrario, pour « L’emprise » j’ai énormément étudié la littérature sur la possession de Loudun, qu’il s’agisse des ouvrages de Michel de Certeau, de l’autobiographie de Jeanne des Anges, ou de celle de Jean-Joseph Surin. J’ai lu un certain nombre de

traités de psychiatrie du XVIIIeme et du XIXeme siècle sur la démonopathie (Esquirol, Macario, Cotard), des travaux de psychologie sociale sur la manipulation mentale,la soumission volontaire à l’autorité (notamment Milgram et Zimbardo) et la question de la honte chez les victimes d’escroqueries (Erving Goffman), des témoignages édifiants de victimes d’emprise sectaires, des articles de presse consacrés à ce sujet. J’ai conçu ce livre comme un diptyque avec mon mémoire (Sarah a soutenu en mai son mémoire sur la mélancolie et le démoniaque, NDLR). Mais figure-toi que lorsque j’ai présenté le manuscrit de “L’emprise” à Grasset, hormis mon éditrice, les autres membres du Comité de lecture ne se sont intéressés qu’à une seule chose : était-ce oui ou non un témoignage ? S’en est suivi un échange de courrier désolant et cocasse. 
Or, il se peut que tout dans ce texte soit inventé ou qu’il soit réel jusque dans ses moindres détails. Pour moi, cela n’a aucune importance. J’attendais un avis littéraire sur le texte : le trouvait-on bon ? Mauvais ? Il n’en a pas été question. J’avais pourtant envoyé tout au long du roman des signaux forts qui sont la marque de la fiction : le nom de Grandier renvoie à la possession de Loudun, il y a dans le texte des clins d’oeil à Dante ou aux Métamorphoses d’Ovide, j’y ai caché des descriptions de tableaux de Goya, de Van Gogh ou du Caravage. A partir du moment où j’ai insisté pour qu’il y ait marqué “roman” sur la couverture, j’ai ressenti un certain manque d’intérêt de la part des gens de chez Grasset (hormis mon éditrice, qui elle s’intéresse vraiment à la langue, à l’univers et à la sensibilité des auteurs qu’elle défend). Quand on vous dit “machin, qui a raconté son viol, on lui en a vendu 50 000”, vous n’avez qu’une envie : rétorquer que vous n’êtes pas un pack de lessive et aller voir ailleurs pour le prochain roman.

j ‘ai écrit «L’inachevée », très rapidement, donc, vissée à mon fauteuil seize heures par jour, en n’écoutant que de la musique pop-rock.


∆ INTERVIEW LITTÉRAIRE ∆ Dire qu’un de tes thèmes de prédilection de ton œuvre est réapprendre à vivre te paraît-il approprié? Il y a effectivement dans mes deux romans toute une thématique autour de la renaissance . J’avais d’ailleurs proposé le titre “Renaissance” pour “L’emprise”. Je trouvais ça très ironique dans la mesure où celui qui ressort de cette emprise, si tant est qu’il puisse en sortir vivant, se retrouve empêtré dans l’horreur d’une jouissance que seule le lecteur peut deviner, puis perclus de honte pour des raisons proprement diaboliques, qui signent tout l’art du manipulateur, et que j’explique à la fin du texte. Sans dévoiler la fin de “L’emprise”, on peut dire toutefois que c’est quelque chose qui a trait au fait que la question n’est pas de se faire rendre justice. Ce qu’on a donné ou perdu n’appelle pas à ce qu’on vous le rende. Ce qu’on a donné ou perdu vous a mis ailleurs, vous a changé, si par chance, on a survécu. Mais, plus encore, ce qu’on a perdu a été calculé par le manipulateur pour que ça ne soit rendu par personne, même par une décision de justice. Le personnage principal du roman a donné et perdu quelque chose qu’elle ne retrouvera jamais. Elle consent à cela et choisit de réapprendre à vivre. Dans « L’inachevée », il est aussi question d’une renaissance, mais autrement plus jubilatoire, autour du pardon, puis de la rencontre amoureuse.

∆ A la dernière page, tu fais le constat que la position sociale du personnage féminin lui a permis « de ne plus faire de cette histoire une maladie ». Pourtant, cette maladie lui permet ensuite de nous raconter une histoire émouvante et pleine d’humilité. Que doit-on retenir de cette expérience ? Il ne m’appartient pas de délivrer un quelconque savoir sur ce que le lecteur doit retenir de “L’emprise.” C’est à chacun d’y trouver ce qu’il souhaite ou d’oser ou non se confronter, via mon texte, à un insupportable. J’ai simplement voulu aller à rebours d’une parole victimaire. C’est une histoire qui fait partie des accidents qui font une vie et qui constituent l’expérience. Alors, en effet, pourquoi s’épuiser à en faire une maladie ?

∆ La décollation de Saint Jean-Baptiste (tableau du Caravage évoqué dans le roman) ou Le cauchemar (tableau de Fussli en couverture de l’ouvrage) ? « Le cauchemar ». ∆ Vers la fin de l’ouvrage, le personnage principal est dans la rue et appelle sa mère, en vain, sa gorge étant trop desséchée pour produire le moindre son. Le détail original, c’est qu’elle reconnaît sa mère à sa façon de siffler le chien. On retrouve une scène comparable dans « L’inachevée ». Qu’est-ce que cette séquence représente pour toi ?

36 Je me suis amusée à réinjecter une scène de “L’inachevée” dans “L’emprise,” pour voir si les lecteurs réagiraient. Peut-être aussi pour travailler sur deux figures clivées de la mère : la mère n’a pas le même rôle dans « L’inachevée » et dans « L’emprise » puisque dans le premier cas, elle plonge sa fille dans les enfers, alors que dans le deuxième elle la sort du gouffre. Lorsqu’on lit les deux romans - ce qui n’est pas une obligation, mais qui est une possibilité - on obtient alors une troisième histoire, différente, et une figure de mère réelle, avec toutes ses aspérités.

L’emprise, Grasset, 181 p. Sarah Chiche 15 euros.


Pour participer au magazine, envoie-nous un mail Ă contact@coolartmag.com



LA CHANSON ∆

ri n e H e d é inspir

Dès

Anais s i s s a c e s i l a u o n b A e n u s s i a s s p a c x e l u o uT veu b e n u s a p x uT veu Anais n o s n i s s n a o c N e d s a p x u e v e n Je s i s s a c e l n o e r t t i s e c t u a Je dé e c a l g a l e n r è o f ç é a r l g J' p n u ' u q u e o é c l e u g d i s g s u n o A t l u e o l u d o i t o r r a f p t i s a f n o i s s Qu i r f s e d t i a f tE qui t u o t t u o t u To

39


iĂŠ-

soc -t



∆ BURNING NIGHT

Tu fais quoi ce week end ?

burning night

P

our comprendre, il faut aller chercher du côté du désert du Nevada, où se tient tous les ans un festival : le Burning man, qui rassemble des milliers de personnes venues prôner l’esthétisme et la musique électronique. L’idée est en fait de mettre à disposition des artistes et designers le desert, dans lequel ils doivent effectuer une performance artistique éphémere. Pour la petite anecdote, les deux fondateurs de Google étaient au Burning Man juste avant de fonder l’empire (eh oui il y a beaucoup de gens du web au Burning Man). Tout le long du festival les participants construisent donc des œuvres éphémères qu’ils brûlent ensuite en guise de pot de départ. Le festival s’est déjà taillé une bonne réputation d’allumés donc à mon avis y a de quoi halluciner. Bref, le Burning Man s’était du 30 août au 6 septembre, autant dire qu’on l’a raté de peu. Mais ne t’inquiètes pas, la

ners h Bur urners.org c n e r F b french www. g Man com Burnin rningman. u b www.

communauté française du festival : Les French Burners sont là pour te faire revivre ces bons moments. Ils créent des événements autour des principes du festival, comme les Burning Night, rassemblement où l’expression se déguiser prend d’un coup tout son sens. S’il y a une chose que vous ne devez pas rater à une Burning Night, c’est bien votre déguisement ! Croyezmoi qu’avec notre chapeau, on s’est vite fait émincer par la compétition. On comprends d’ailleurs mieux quand on sait que le plus beau déguisement remporte une place pour le prochain Burning Man (encore un de loupé pour nous). Sinon la soirée propose aussi des activités pour le moins originales : vacuum bed, masseuses, et body painting, alors lâche toi et va sur le site www.frenchburners. org pour être informé des soirées ou même pour t’inscrire. Marc n’hésitera pas à t’envoyer un p’tit message de bienvenu ; ) !


FRENCH BURNERS ∆


∆ MAITRE ARNAUD Comment protéger son oeuvre des copieurs ?

PROtéger son oeuvre Maître Arnaud, notre renommé avocat vous aide, jeunes artistes, à protéger vos oeuvres grâce à des conseils clairs et précieux...

C

’est bien d’avoir des idées, encore mieux de les concrétiser mais le top c’est de ne pas se les faire voler. C’est à cet instant que le droit, si rigide et austère, vous sert enfin à quelque chose ! Sans avoir la prétention d’être Batman ou Superman, le simple juriste va essayer de vous enseigner les gestes qui sauvent. Tout d’abord, votre œuvre est-elle considérée comme une œuvre par le droit ? En effet, n’est pas auteur qui veut ! Si vous doutez de votre talent, ne vous en faites pas, le législateur et les juges sont plutôt indulgents et qualifient d’œuvre de l’esprit beaucoup de choses. Commençons par évacuer ce qui n’est pas du domaine du droit d’auteur, c’est à dire les inventions qui sont protégées par les brevets, les marques qui ont un régime particulier et dans une moindre mesure les dessins et modèles. Ces derniers peuvent toutefois bénéficier de la protection par le droit d’auteur. Dans les autres cas, dès lors qu’il y a création, celle ci est protégée par le droit d’auteur à deux conditions : la création ou idée doit être perceptible et originale. La perception de l’œuvre implique que l’idée soit concrétisée sur un support. En effet, l’idée est de libre parcours, évitez donc de penser tout haut ou enregistrez vous ! Ce qui compte, c’est qu’une trace existe. Même si en manque d’inspiration vous n’êtes pas allés au bout, vous pourrez protéger ce qui a été fait.

Par originalité, il faut comprendre qu’à travers l’œuvre, il soit possible de voir l’empreinte de l’auteur. Peu importe la technique utilisée ou la beauté de l’œuvre, les juges ne sont pas critiques d’art. Cependant, le critère d’originalité est le fruit d’un grand débat que je vous épargnerai, au risque de faire exploser quelques cerveaux. Sachez seulement que vous pouvez vous inspirer mais jamais copier ! Voici quelques exemples d’oeuvres protégeables afin de vous aidez : ∆ Les romans, poèmes, pièces de théâtre, journaux voire même les titres ; ∆ Les scénarios, les films et créations audiovisuelles ; ∆ Les compositions musicales et œuvres chorégraphiques, les tours de cirque ; ∆ Les peintures, dessins, photographies, sculptures ; ∆ Les créations publicitaires ; ∆ Les illustrations et les cartes géographiques (…) Une fois assuré de votre qualité d’auteur, comment protéger votre œuvre ? Aucun dépôt ou déclaration n’est nécessaire. Néanmoins, il faut être en mesure de prouver que vous l’avez réalisée en premier ! En effet, si une personne a crée la même œuvre avant vous, vous serez considéré comme contrefacteur ou du moins vous ne serez pas investi des droits d’auteur.


MAITRE ARNAUD ∆ Première possibilité, vous la publiez tout de suite. Ainsi, vous aurez à la fois des témoins et la date du support de publication (journal, livre, diffusion de vidéo sur internet…). Le problème est qu’il n’est pas toujours possible de publier et ce moyen de preuve peut s’avérer assez

dangereux dans la mesure où il n’est pas toujours possible de retrouver le support ou la date de celui-ci. Heureusement, il existe plusieurs solutions pour prouver la date de création. Et comme d’habitude, plus elles sont sûres et plus elles sont chères :

FORMULES étoilées !

**

Le courrier à soi-même Vous vous envoyez un courrier contenant votre support par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce courrier devra être cacheté à la cire et ne jamais être ouvert ! Ainsi le cachet de la poste prouvera que votre œuvre a été créée au plus tard à la date du cachet de la poste

***

****

Le dépôt auprès de sociétés d’auteurs ou d’associations

Le dépôt chez l’huissier ou le notaire

Meilleur rapport qualité prix. Pour les détails je vous laisse un lien, il explique très bien la procédure à suivre. Bien sûr il existe d’autres sociétés d’auteurs ou associations qui font la même chose, notamment l’INPI avec l’enveloppe Soleau.

Seule preuve irréfutable de la date de création puisque ce sont des officiers publics qui constate le contenu et la date à laquelle vous l’avez déposé et surtout que c’est bien vous qui l’avez déposé. Si vous prenez cette décision ne tardez pas trop pour qu’elle soit réellement efficace.

www.sacd.fr/Proteger-uneoeuvre.38.0.html

Prix du 4 étoiles : 150€

A vous de faire votre choix, et si vous vous posez encore des questions voici quelques sites qui pourront vous aider. www.inp i.fr www.ada gp.fr www.sac d.fr www.sac em.fr


∆ CRAVATE par Cécilia Thomas

Montre moi ta cravate... je te dirais qui tu es A l’origine, la cravate était une bande de tissu élégamment ouvragée que portaient les cavaliers croates, l’objet ne tarda pas à séduire dès le XIIIème siècle Versailles et sa cour. Très vite, la cravate s’imposa comme l’indispensable de l’élégant et ce, dans le monde entier.

D

epuis ces temps, la cravate a évolué, ce n’est pas seulement sa forme qui a changé, en effet celle qu’on lui connaît aujourd’hui ne date que de 1920, la cravate est aussi depuis le XIXème siècle un signe de distinction sociale (tiens tiens). Mais la cravate c’est aussi, surtout aujourd’hui, l’un des attributs indispensables d’une tenue apprêtée : peu importe que le costume soit beau, bien coupé, bien taillé : t’as une cravate, ça y est, t’es bien sapé ! Mais attention, la cravate c’est aussi une expression de la pensée. Un homme, lorsqu’il décide de mettre une cravate, choisit sa forme, sa matière, sa couleur, son motif, son style, son nœud… Le nœud représente d’ailleurs l’intention que l’on désire faire émaner de sa personne à travers un touché, une délicatesse, une harmonie : en un moment toute sa sensibilité. La Rochefoucauld allait même jusqu’à proclamer que « le nœud est à la cravate, ce que le cerveau est à l’homme ». Mais aujourd’hui, qui prétend pouvoir différencier un nœud

m

en.co ue-flouz iq t u o b . om ∆ www e1337.c m c in s . w k.co ∆ ww indugee o c . w w ∆w

double d’un italien ou d’un windsor ? A en voir l’intérêt de la génération Y pour la question, il y a de quoi se faire du soucis pour notre héritage de la culture vestimentaire. Sachez messieurs (et mesdames ne vous croyez pas epargnées) que le vêtement comme tout art s’apprend et se cultive. Aujourd’hui, porter une cravate est devenue une normalité, partie intégrante de l’ uniforme. Eh oui les gars ! Au boulot, c’est costume-cravate ! Alors, habitué ou pas, faudra s’y mettre un jour. Vous aurez d’ailleurs alors le choix de vous en procurer dans les grands magasins parisiens : Printemps, Galeries Lafayette, Le Bon Marché, Madelios (j’oublie personne ??), pendant ce temps d’autres attendront que mère, sœur, ou amie, se montrent généreuses à noël prochain, les moins inspirés les piqueront à papa tandis que les plus « Cool Art » iront en dénicher sur le web (cf adresses en bas de page). Les puristes enfin, iront chez Hermès, Marinella ou Charvet.


CRAVATE ∆


∆ EXPO

par Constantin Yvert

la lame de fond Kitano Grand coup de katana sur les cocus de l’art ou coup dur pour l’art contemporain ?

O

n’investit pas sans raison un texemple de l’art contemporain comme la Fondation Cartier. Si l’usage d’un urinoir renversé pouvait se concevoir à une époque pas si éloignée (la « Fontaine » de Duchamp date de 1917), force est de constater que les attentes actuelles ne semblent plus reposer sur les mêmes ressorts. La trop fréquente complexité de l’art contemporain, escamotée par le principe de conceptualité de l’œuvre, semble avoir perdu sa dimension

le carquois bourré de peintures pétillantes. Mais qui est-il, cet iconoclaste du « pays du soleil levant » ? Né en 1947 à Umejima, Takeshi Kitano commence sa carrière comme acteur comique dans le quartier d’Asakusa, où il réparait des ascenseurs. Puis il fonde le duo TwoBeats en 1972, au sein duquel il laisse exploser ses talents d’improvisateur. Il devient progressivement célèbre grâce à la télévision sur laquelle il fait de fréquentes apparitions.

L’exposition est un cheminement initiatique pour les enfants comme pour les adultes qui adulent l’enfance ou qui veulent la redécouvrir.

subversive en devenant la norme pour créer l’événement – et c’est le propre de l’art –, il faut savoir surprendre : alors que le Centre Pompidou ouvre grand ses portes à Lucian Freud, peintre figuratif, en remerciant Soulage et son ténébreux outrenoir, la Fondation Cartier a décidé d’ouvrir les siennes au phénoménal Takeshi Kitano, artiste incernable, prolifique, ayant plusieurs cordes à son arc en plastique et

4

À la manière d’un Prince capable de jouer des dizaines d’instruments différents, Kitano n’a cessé d’étendre ses moyens d’expression : cinéma, écriture, jeux télévisés, peinture, installations, design, musique, etc., le maître japonais semble ne connaître aucune limite. L’exposition qui nous est proposée à la fondation Cartier regorge, pour notre plus grand


EXPO ∆


plaisir, de surprises merveilleuses. L’espace semble pour l’occasion transformé en caverne d’Ali Baba folklorique à la sauce soja. On peut y voir des animaux transformés en armes de guerre, des installations ludiques et féeriques qui nous renseignent en s’amusant sur notre condition d’homme, des espaces créatifs, des vidéos mettant en scène Kitano ou des japonais devant faire face à des situations rocambolesques, ou encore des peintures au graphisme et au trait large. Car ce qui frappe, c’est l’envie de faire partager la connaissance en s’amusant, avec humilité et gaité. L’exposition est un cheminement initiatique pour les enfants comme pour les adultes qui adulent l’enfance ou qui veulent la redécouvrir. Et plus, en filigrane, il y a une certaine critique du snobisme artistique : une usine à gaz géante qui confectionne un ruban dérisoire ou une machine servant à recréer des Pollock à la chaine exprime, non pas un malaise, mais une certaine distanciation ironique avec ces figures de l’abstraction. L’art contemporain exige de nous une attitude réflexive, alors réfléchissons.

5

∆ EXPO

Que pourrait nous enseigner l’art loufoque du génial Kitano ? D’abord que le propre de l’artiste, c’est bien de faire réfléchir, à la limite de choquer, mais en aucun cas de nous plonger dans l’incompréhension la plus incernable. Ensuite, que l’art est aussi une sensation, un plaisir que nous procure l’enchevêtrement des lignes et des couleurs, dont le meilleur vecteur d’intelligence est souvent l’émotion. On a presque envie de proposer une nouvelle définition de l’art contemporain : : non plus un art hermétique, conceptuel ou exagérément abstrait, mais ouvert, didactique et émouvant. Ce qui distingue le sublime du vulgaire, c’est bien l’initiation. Or, si l’art ne cherche plus à enseigner mais à s’enfermer, il manque son rendez-vous avec la modernité. Il repose sur ce principe que s’il édicte des règles, c’est pour s’y retrouver et rassembler, et non pour exclure. Takeshi Kitano, comme ce samouraï aveugle qu’il met en scène dans son film « Zatoïshi », tranche les têtes de l’establishment artistique, mais avec trucage : le sang qui coule est toujours de la peinture.

hi Takes intre Beat P de e Gosse Kitano hi Takes 010 ition Expos - 12 sept 2 s r a 11 m tier n Car o rain i t a d tempo lundi Fon n o c t l’ar sauf le pour jours s le s Tou à 20h de 11 ros u 7,50 e 8 56 50 1 2 4 01

CY


RIEN QUE ÇA ∆ par Charlotte Fortuit

“ceci n’est pas une oeuvre d’art”

Nos artistes sont-ils devenus des “faiseurs d’art”, des fabricants de scandales parfaitement en phase avec le monde dans lequel nous vivons?

A

ujourd’hui il faut l’admettre, le marché de l’art est un marché comme un autre avec ses bulles spéculatives, ses méthodes commerciales, ses coups marketing, et même ses buzz qui font parfois l’objet d’abus vis à vis des consommateurs. N’y a-t-il pas de quoi se demander ce qu’est devenu l’art contemporain ? Que sont devenus le classissisme, le savoir-faire, et surtout la transcendance ? A-t-on supprimé toutes références de beauté au profit du buzz artistique ? Boltanski, par exemple, qui amasse des vêtements au Grand Palais, doit-il altérer la beauté de son oeuvre au profit d’un message ? La renommée internationale de cet artiste fait que le grand public ne se sent pas libre d’exprimer sa stupéfaction face au vide de cette “installation”. Selon moi, le but de l’art n’a jamais été d’imposer une idée mais de donner des éléments de réflexion à qui veut l’entendre. Le danger serait-il donc de se noyer dans un snobisme totalitaire régi par une elite ? Il parait qu’aujourd’hui les artistes scandaleux ont le vent en poupe. Bien qu’elles soient parfois manipulées par les galeries et les artistes eux-mêmes, les côtes de ces artistes sur le marché de l’art prouvent bien le succès de ceux-ci. Les collectioneurs n’hésitent pas à s’arracher pour 30 000 dollars une boite dans laquelle

Manzoni a eu l’idée de se soulager… Ces achats sont-ils alors realisés dans le but de spéculer ou de placer son argent ? Ces riches investisseurs apprécient-ils réellement l’art et son esthétisme ? Si la merde coûte autant, c’est une bonne nouvelle pour l’économie ! À cette époque où le superficiel et le jetable règnent, on a jamais eu autant besoin d’autenticité et de vrais messages. La bulle speculative de l’art qui devrait exploser avec un tant de retard sur le début de la crise va-t-il redistribuer les cartes au profit d’une nouvelle generation d’artistes ? On peut souligner le travail des critiques d’art qui rendent bien service à ces imposteurs. En effet, la critique se chargera docilement d’expliquer le sens profond de n’importe quelle création, même si celle-ci en est totalement dépourvue. Le message central des artistes depuis le pop art est essentiellement le rejet d’une société consumériste. Pourtant, c’est exactement ce système qui profite à ces nouveaux business men et qui participe à l’avènement d’un art éphémere où l’artiste et la signification de l’oeuvre sont devenus plus importants que la création elle-même, là où l’inverse devrait être l’évidence. En attendant, je regarde, perplexe, “la merde de l’artiste” et préfère sans doute l’esthétisme et les couleurs des graffitis de Jonone


∆ VIE DE QUARTIER Village Popincourt

L’AVE MARIA Situé au 1, rue jacquard en plein dans “le village popincourt”, l’Ave Maria est tout à fait le petit restau’ de quartier dans lequel on aimerait revenir jusqu’à claquer la bise aux serveurs.

C

réé par deux anciens de la Favela Chic, le restaurant propose une cuisine ethnique et originale loin du couscous royal et des patatas bravas : entre la tourte brésilienne, les brochettes à l’afghane, ou encore le colombo antillais de porc mariné au citron vert, autant vous dire qu’on a mit un bout de temps à prendre la commande. Gros point positif, les cuisiners ne sont pas du tout radins sur les proportions ! Pour un bon plat et un pichet de cocktail vous devriez vous en sortir pour 20 à 25 euros par personne. Croyeznous ça vaut le coup. Pont de vue déco, la responsable, qui est une ancienne brocanteuse, shine tous les biblos, buddha, et évidement Vierge Marie de la maison. Toujours dans l’esprit village, on peut d’ailleurs y savourer “le fabuleux destin d’Amélie Poulet” sous des guirlandes en papier. Une ambiance qu’on est pas prêt de trouver à côté des Champs Élysée. Il faut dire que le village popincourt a su cultiver l’ambiance vie de quartier en restant soigneusement à l’écart des nombreux touristes de la capitale. Mais le village popincourt, c’est comme toutes les bonnes choses, quand on y goûte une fois on ne peut plus s’en passer. En bref, l’Ave Maria c’est une ambiance chaleureuse qui vous donne toutes les cartes en main pour passer une bonne soirée sous le regard bienveillant d’une vierge Marie qui n’a pas finit de rayonner. Les plus : Les pichets de cocktails, un quartier sympa, une déco chaleureuse et originale, une cuisine variée et servie en grosse quantité

5

Les moins : Pas de réservations (tout dépend du point de vue car ça peut être un plus !), la carte bleue n’est pas acceptée

L’Ave Maria 1, rue Jacquard 75011 De 12h à 15h et de 18h à 2h du matin. 01 47 00 61 73


VIE DE QUARTIER ∆


LA PETITE INVITE # NUITS SONORES

1, 2, 3 EXTRA ! GRAPHeINE

APPEL A PROJET 2010 EXTRA ! TOULOUSAIN LA PETITE INVITE # NUITS SONORES DU 10 AU 14 NOVEMBRE 2010 TOULOUSE.


LA PETITE INVITE # NUITS SONORES

L'EXTra

! fleche

:

Artistes et musiciens voici un appel à projet sans moyens comme il se doit ...

# L'APPEL A PROJET GRAPHeINE Cet automne, en novembre, plusieurs festivals se rassemblent pour harmoniser leurs rendez-vous et une partie de leur communication. PinkPong et La Petite ont décidé de réunir la dynamique musicale des Nuits sonores à Toulouse et la vivacité graphique de Graphéine sur un support unique proposé aux artistes : Une affiche A3 qui grâce à un QR code peut proposer aux heureux possesseurs de Smart phones d'écouter de la musique. Ces affiches seront disposées dans les bus du réseau Tisséo et dans la ville.

# Graphistes, illustrateurs, dessinateurs, compositeurs, musiciens : C'est pour vous ! Tu es compositeur et tu as des amis graphistes? Ou à l'inverse, tu es graphiste et tu as des amis compositeurs? Alors créez ensemble une des affiches sonores qui sera visible dans Toulouse en novembre 2010 ! L'appel à projet consiste à produire une oeuvre entre un graphiste et un compositeur afin de réaliser une affiche interactive, qui sera visible et audible (via QR code) dans plusieurs lieux de la ville rose. L'impression et la diffusion des affiches sont prises en charge par la Petite et Graphéine.

# LES CONDITIONS : # Envoyez nous votre production à extra@lapetite.fr avant le 6 septembre 2010. # Fichier jpeg A3 en portrait 300 dpi # Fichier son en mp3 (7 minutes maximum) Votre contact : Mathilde > extra@lapetite.fr


port-

-folio



∆ COUVERTURE

CoLLeTTE CaLLI

Illustratrice

Photo de Pierre Larose et Florent Darthout

∆ Peux-tu nous décrire brièvement ton ∆ Depuis combien de temps pratiques-tu parcours ? l’illustration ? J’ai fait deux années en arts appliqués avant de me spécialiser dans la communication visuelle. J’ai développé l’illustration et la photographie en parallèle. Quelque soit mes projets, l’art et la mode restent mes deux inspirations principales.

Tout dépend de ce que l’on met derrière « illustration ». J’ai toujours dessiné, et cela c’est précisé ces 3 dernières années. ∆ Vocation ou hasard du destin ? Vocation !

parcours ∆ Tu es aussi photographe, est-ce que ces deux activités interagissent entre elles ? Si oui en quoi ? Les deux sont au service de l’image, c’est ce qui m’intéresse. Par la photographie ou par l’illustration, je peux soit raconter une histoire, soit créer un visuel purement graphique. J’ai besoin des deux. Ce sont aussi des disciplines amenées à se mélanger par collage ou superposition par exemple.

∆ Y a-t-il une autre forme d’art que tu pratiques ? Si oui, sont-elles liées ? J’ai toujours besoin de créer, quelque soit la forme. J’ai touché aux arts plastiques pendant mes études, c’est une forme de création plus expressive et plus intime. Je fais également un peu de stylisme pour le plaisir : des vêtements et des accessoires. Dernièrement j’ai récupéré des chutes de métal et en les associant à d’autres matériaux, j’ai commencé à faire une série de bijoux.

∆ Quelles techniques utilises-tu pour faire tes illustrations ? Au début je dessinais surtout à l’encre ; à présent, de plus en plus souvent au stylo feutre, ou dans certains cas aux crayons de couleur. En général, l’illustration s’articule autour d’une phrase, et d’un élément photographique collé. Certaines illustrations restent brutes, d’autres sont retravaillées informatiquement, notamment les motifs all-over ( avec des éléments de répétition sur tout le format).

techniques


www.cOLLETTECALLI.COM ∆ Quelle phase de la création (dans l’illustration) préfères-tu ? Et laquelle aimes-tu le moins ? Pour celle que je préfère je dirais la composition, comme en photo. On a beau avoir de très bons éléments, si on compose mal, ça ne fonctionne pas. J’aime moins la phase de recherche, lorsqu’elle s’éternise un peu trop . Pareil pour les retouches, moins il y en a mieux c’est! ∆ Où trouves-tu tes inspirations ? Dans l’art, la mode, le cinéma, la musique, la littérature, l’actualité et mon quotidien. Quelque soit mon inspiration et son époque, mon objectif est de l’impliquer à une création plus contemporaine. ∆ Une jeune illustratrice parisienne doit bien avoir ses petites adresses secrètes, tu voudrais pas nous en donner une ? Secrètes je ne sais pas ! Personnellement j’aime l’ambiance du marais, le Loir dans la Théière quand il n’y a pas de monde, pour l’atmosphère et leurs parts de tartes maison démesurées, la boulangerie Malineau pour leurs guimauves, et le Trésor pour boire un verre en début de soirée.

∆ C’est pas toujours facile de débuter, comment n’y parle pas de ma vie. Je l’imagine plutôt comme arrives-tu à te différencier ? Tu as un blog, est-ce un livre d’images qui me permet de partager ce que ça t’aide à te faire connaître ? que je fais. C’est aussi une bonne motivation pour aller jusqu’au bout de ses projets. Pour l’instant, j’essaie surtout de faire des choses qui me correspondent. Si c’est personnel c’est ∆ Est-ce que tu aurais un conseil à donner aux forcément un peu différent. Et puis il n’y a pas de illustrateurs ou artistes en général qui débutent ? plaisir à refaire quelque chose qui a déjà été fait, on cherche donc naturellement à se démarquer. Tout remettre en question à chaque fois, voir grand Mon blog à deux ans. Je ne me considère pas et partager. comme « bloggeuse », ce n’est pas un journal, je

∆ Quels sont tes projets pour demain ?

91

et demain...

Un merveilleux petit déjeuner pour commencer, voyager pour la suite. ∆ Est-ce que tu reviendras nous parler de tes photos ?

Oui avec plaisir. Je compte exploiter d’avantage la photographie, en commençant par une série plus personnelle, sur laquelle je travaille actuellement. ∆ Qu’est-ce que tu voudrais dire aux lecteurs de Cool Art ? Ne suivez pas mes conseils.

colettecalli.blogspot.com


Colette Calli / Illustration


Colette Calli / Illustration


Colette Calli / Illustration




Colette Calli / Illustration


JULIEN SULZER

Propos recueillis par Camille Y

photographe 22 ans ∆ CAM : Peux-tu nous décrire ton parcours ? Julien Sulzer : J’ai 21 ans, je suis étudiant en droit mais avant tout passionné d’art : surtout moderne, parfois contemporain, du dessin à l’installation en passant - bien sur - par la photographie. ∆ Depuis combien de temps pratiques-tu la photographie ? A l’école maternelle, quand les garçons disaient vouloir devenir pompiers et les filles princesses, je rêvais de devenir photographe ! Je pratique donc depuis un bout de temps, ce qui m’a permis de toucher à tout : appareil photo jetable, Polaroïd, Diana F, compact argentique, bridge, réflex argentique et numérique. ∆ Peux-tu nous décrire ton univers ? Y a-t-il un sujet qui te tient à cœur dans tes images ? Je fais surtout de la photo urbaine. Mon univers, c’est la jungle de la ville dans laquelle je suis chasseur : je scrute jusqu’à trouver ma proie, cette fraction de seconde durant laquelle la photo peut être réussie. En bref, la ville : ses lumières, ses ombres, sa vie, et … ses habitants!


∆ Les images que tu nous as montré ∆ Quels sont les artistes qui sont en partie réalisées avec un Diana t’inspirent ? F, es-tu un lomo-adepte ? S’agit-il uniquement d’un choix esthétique ? En photo, toute la vague humaniste : des plus classiques (Doisneau ou CartierJe remercie ici ma petite soeur Lorraine, Bresson bien sûr) aux autres, Izis, Weiss, qui m’a offert un Diana F+ pour mon Ronis, Boubat… Ce n’est pas original non anniversaire, il y a moins d’un an ! Je plus, mais je suis fan du boulot de Robert ne l’utilise pas seulement pour le rendu Capa. La photographie contemporaine, esthétique, j’aime aussi le coté aléatoire dans l’ensemble, ne m’emballe pas. Pour d’une photo “Lomo” : tu ne peux pas cadrer plus large, j’adore les oeuvres cadrer parfaitement, ni savoir si ta photo méconnues de Warhol et Lichtenstein sera cramée, réussie, … Il y a très peu de (la peinture murale à Tel Aviv, incroyable hommage à la peinture du XXème siècle), réglages, ce qui laisse place à l’instinct. et tout Dali ! ∆ La majorité de tes images sont réalisées en noir et blanc, comment ∆ As-tu une “Muse”-ique ? expliques-tu ce choix ? Tout dépend de mon humeur. Pour Le noir et blanc d’une pellicule photo, il résumer, un peu de Gainsbourg dans les n’y a rien de tel. Essaie ! Les contrastes, oreilles, ça m’enchante toujours! le grain, … on est loin du numérique et tant mieux ! La part d’imperfection de ∆ Que voudrais-tu dire au lecteur de l’argentique, et spécialement en noir et cool art ? blanc, a un charme fou. Tu comprends donc que je ne suis pas un Lecteur, merci de m’avoir consacré un peu de ton temps. Tu es curieux, avide très grand ami de Photoshop! de nouveautés ? Et bien CONTINUE!


Julien Sulzer / photographie


Julien Sulzer / photographie



Julien Sulzer / photographie


Julien Sulzer / photographie



JAck horter

Propos recueillis par Laura

photographe 22 ans Jacques est né à Moers en Allemagne, mais a grandi dans un petit village au bord du Rhin, entre Coblence et Cologne. En ce moment, il fait des études de commerce dans un programme franco-allemand à Berlin et à Paris. Sa mère est française, et son père est allemand. « Techniquement » il commence quand il a 5 ou 6 ans, quand sa marraine lui offre un appareil bleu ‘fisher price®’ pour noël. Mais en vérité il commence à s’intéresser à la photographie plus en profondeur avec trois de ses meilleurs amis quand il a 16 ans. Ils prennent les vieux reflex argentiques de leurs parents ou grands-parents, et ils commencent à apprendre la technique et à faire des petits « safaris » dans leur région…

Après le lycée, Jacques choisit de suivre un cursus dans une école de commerce, il se demande parfois pourquoi il n’a pas choisi une école de photographie…deux de ces trois amis sont d’ailleurs devenus photographes (peut être les découvrironsnous dans les prochains numéros). D’une part, il voulait garder la photographie comme un loisir, quelque chose de libre pour se détendre sans trop se laisser influencer par une école. D’autre part, il pense qu’il y a un côté assez créatif dans le commerce aussi, peut être plus subtil… Il s’intéresse à tout ce qui est un peu artistique. Il aime beaucoup la musique, et fait de la guitare ainsi qu’un peu de piano.

Concernant ses photos à proprement parlé, il n’a pas encore trouvé de vrai style. Ce qu’il aimerait, c’est faire passer la même émotion qu’il ressent en photographiant. Entre autre, capturer une ambiance, une émotion et la figer afin de la transmettre. Il aime photographier des moments qui lui plaisent, des endroits, des situations, ou bien des personnes. « Les meilleures situations sont bien sûr quand ces aspects apparaissent en même temps, quand je vois une belle personne dans une belle situation dans un bel endroit ». « J’essaye de capturer la beauté et l’esthétisme que je vois. Mais de temps en temps il y en a une ou deux qui me plaisent. »


paris-berlin Selon lui (et il n’a pas tort), Paris et Berlin sont des villes trop différentes pour pouvoir les comparer. Paris est pour lui d’une beauté magnifique, mais assez classique aussi. Surtout en ce qui concerne l’architecture mais aussi en général, les gens et leurs styles, la vie, etc. A Berlin, il faut creuser un peu pour trouver la beauté. Ce qui lui plait le plus à Berlin, c’est l’atmosphère. On a l’impression d’une ville qui vient de se réveiller, qui change tous les jours. Quand il est retourné à Berlin après un an et demi à Paris, il était fasciné par le nombre de choses qui avaient changé en si peu de temps. Mais une atmosphère est bien sur plus difficile à prendre en photo…

∆ si tu étais une couleur? bleu ∆ si tu étais une ville? Est-ce que je peux être un village aussi ? ∆ si tu étais un peintre? Impressionniste ∆ si tu étais un musicien? Ben Gibbard ∆ un endroit dans paris? Le deuxième ou troisième arbre de droite au bout sud-est de l’île saint-louis, en face de l’institut du monde arabe. ∆ Qu’aimerais-tu dire aux lecteurs de Cool Art Mag ? Euuuh… merci d’avoir lu jusqu’ici !

«

portrait

6

«

Le problème avec la photographie numérique est que je fais beaucoup moins attention à la technique, à la composition des images parce que je me dis, que de toute façon je peux les retravailler sur l’ordi après, mais en général, je le regrette après parce que j’ai loupé un détail.


« Celle-ci montre un bar à Anvers en Belgique. La scène m‘avait fait penser à un tableau (je me suis rendu compte plus tard que le tableau que j‘avais en tête était „Nighthawks“ d‘Edward Hopper). Ce qui m‘intriguait c‘était qu‘en regardant les gens, ou plus particulièrement la femme au centre, je n‘ai pas réussi à interpréter son visage. Je n‘arrivais pas à savoir si elle était joyeuse ou triste, si elle réfléchissait ou si elle écoutait simplement ce que le monsieur à côté d‘elle lui racontait.


Jack Horter / photographie



Jack Horter / photographie « Elle a été prise à Hyde Park à Londres en 2009. Je rendais visite à un bon copain qui me faisait découvrir la ville. C‘était un des derniers weekends agréables de l‘automne et on voyait encore quelques personnes dans les parcs. J‘aime beaucoup cette photo parce qu‘elle montre des gens qui se reposent des troubles de la ville et parce qu‘en la regardant, elle me repose moi aussi d‘une certaine façon... Le chien „volant“ qui interrompt la scène était du pur hasard, mais pour moi, c‘est ce qui rend la photo unique. »


«Je l‘ai prise à Paris au Bassin de la Villette en haut du canal St Martin en automne 2008. La vue n‘est pas très „Paris-cliché“ mais il faisait beau et apparemment le jeune homme et moi avions la même idée: il observe la scène, son appareil en main, attendant le bon moment ignorant qu‘une vingtaine de mètre derrière lui, il faisait parti de la scène que j‘avais attendue.»

Jack Horter / photographie


Pour paraĂŽtre aussi dans le magazine envoie-nous ce que tu fais Ă art@coolartmag.com


izara KUKEATTIPooM Propos recueillis par Anais

graphiste berlinois 28 ans Je vous souhaite la bienvenue dans le monde d’ISARA KUKEATTIPOOM. Avant tout, il convient de décrire le personnage en quelques mots. Ce grand gamin de 28 ans vit à Berlin depuis maintenant six ans. Ayant passé toute son enfance en Thaïlande, il décide à l’âge de 22 ans de partir découvrir le monde et choisit la ville de Berlin comme déstination. Il y étudie la „Kommunikation & Design“ (communication & design) à l’université PH-Potsdam pendant 4 ans.

Isara adore recréer un monde enfantin et imaginaire dans chacun de ses projets, le thème des animaux est très récurant. Il dit vouloir transmettre un message „d’happy kunst“ (happy art), c’est à dire essayer tout simplement de faire sourire les spectateurs et surtout de les émerveiller comme lorsqu‘ils étaient enfants. Au delà de ses projets, on retrouve cet esprit farfelu chez lui au quotidien, en commençant par sa chambre où on peut

y trouver entre autre, une ribambelle de jouets et de chapeaux, un lit en carton ainsi qu’un frigidaire en guise d’armoire. Isara est aussi un grand passionné de photographie, avec un intérêt particulier pour les polaroïds. Il possède une collection à n’en plus finir d’appareils polaroids, tous différents les uns des autres. Parmis ses photographes favoris, on compte l’anglais Martin Parr ou encore le canadien Jeff Wall.


www.hOph0ppOny.com Pour parler plus particulièrement de son art, Isara touche un peu à tous les domaines. Il réalise énormément d‘illustrations, d’installations et de collages où la diversité et l’intensité des couleurs jouent un rôle déterminant. Il fait aussi du graphisme-design ainsi que de la musique qui s’inscrit dans un genre électro plutôt nouveau (remix de « the comedian Harmonists » entre autre). Sur un plan plus professionnel, il crée des affiches, des flyers ou de petits spots publicitaires pour différentes agences et studios. Son grand gourou est Friedrich Hundertwasser qu’il vénère depuis un grand nombre d’années. Il l’admire pour ses projets architecturaux tout autant que pour ses peintures. Il y retrouve cet esprit imaginaire tout droit sorti des contes pour enfants.

Au passage on en profite pour vous signaler que Izara cherche un stage, donc faites tourner ou envoyez directement un mail à hello@hophoppony.com

hellO@hOphOppOny.cOm


Illustration for A song “Fly a kite� from the band called So Many Wizards and would be developed to short animation soon Izara KUKEATTIPOOM / graphisme www.hophoppony.com


Izara KUKEATTIPOOM / graphisme www.hophoppony.com silscreen



D채nische Delikatassen Film poster Izara KUKEATTIPOOM / graphisme www.hophoppony.com



Izara KUKEATTIPOOM / graphisme www.hophoppony.com The another one about Duck On Dog story


paul diemunsch illustrateur 22 ans Etudiant en 2ème année aux arts déco, Paul Diemunsch revoit le monde à travers ses dessins en noir et blanc. Ce jeune étudiant utopiste rêve d’un monde avec une liberté d’expression optimale ; sur ses dessins, sont représentés, des corps nus, des gens isolés ou mi-homme/mi- machine, perdus au milieu d’un monde compliqué et immense. Sous un coup de crayon assuré, précis et complexe à la fois, Paul recrée un univers dans lequel l’homme devient comme « machinisé » par un monde invisible et pourtant omniprésent qui le gave de centaines d’informations, l’empêchant presque de penser par lui-même…

∆ Qu’aimes-tu voir dans une œuvre ? J’aime être impressionné par la technique et l’authenticité d’une œuvre ; Rembrandt, Hopper, Ansor, Giger ou Domier sont des artistes qui m’ont beaucoup marqué. Giger est un artiste très abouti et transcendant qui assume un parti-pris ultra-violent et extra-exentrique que je respecte et admire énormément chez cette homme. Dernièrement je suis allé voir Lucian Freud qui m’a littéralement saisi et a produit chez moi un choc émotionnel et esthétique extrêmement fort. ∆ Quel est ton héro ?

Deux projets me tiennent à cœur : tout d’abord l’envie de réaliser un livre qui serait édité et dans lequel j’écrirais une histoire sous forme de dessins uniquement ; il pourrait être question d’une histoire d’amour compliquée entre un homme et une machine ou bien de relations entremêlées qui feraient perdre ses repères aux lecteurs avec des retours en arrière, des histoires dans des histoires, des changements soudain de personnages… le deuxième un peu plus fou nécessiterait du temps, du répit, de la liberté et une immense façade en ville à un endroit préalablement choisit et visible par tous pour une création gigantesque en noir et blanc.

« Mon père mais je ne suis pas sur que cela ∆ Ton but premier dans la vie ? découle du monde réel ou irréel ; sinon Zidane ! » La seule chose que je désire c’est la ∆ Quels sont les projets que tu aimerais reconnaissance de ce que je fais, et la possibilité de produire et d’exercer sans cesse ; pour cela, réaliser prochainement ? il me suffit de temps, de matériel et d’inspiration.


portrait Le principal trait de ton caractère : Anxieux Ton principal défaut : Anxieux Que voudrais-tu être : moi sans l’anxiété ! Le pays où tu voudrais vivre : il n’a pas encore de nom Ta couleur préférée : noir Ton style de musique préféré : le hip-hop Ta devise : « ça mange pas de pain »

si tu devais choisir Un film : Apocalypse now Une musique : « bring the ruckus » Wu Tang Clan Un livre : « Le démon » Hubert Selby Jr Un sandwich : rosette, tomates fraiches, salade, lamelles de gruyère Un quartier parisien : le 11ème, Oberkampf, Parmentier… Et chez moi à Louveciennes Une heure dans la journée : 7h00 PM Une boisson : une citronnade Une cuisine : Africaine et indienne Un tee-shirt : « le hip hop y’a que ca de vrai ! »


Paul Diemunsch / Illustration



Paul Diemunsch / Illustration


Paul Diemunsch / Illustration


Alison Bottemanne Illustratrice 26 ans

«

La reconnaissance vient surtout de l’étranger, ou on valorise plus le travail créatif

parcours Je me suis officiellement mise à l’illustration à la rentrée 2009 et très vite après la diffusion de mes premiers visuels, j’ai été sollicitée par de nombreux blogs et sites (articles et parutions en liens dans mon book). J’ai donc commencé par travailler avec des créateurs et des magazines féminins, puis j’ai eu la

chance d’être exposée au WHO’S NEXT (janvier 2010). Même s’il n’est pas évident d’obtenir une visibilité auprès du public, les retours positifs sur mon travail m’encourage a continuer dans la voie de l’illustration presse et mode.

Paris

«

Possédée par le dessin depuis toute petite et par la mode, je me suis orientée vers le stylisme tout en étudiant les Arts. J’ai toujours dessiné de tout, et mes influences et inspirations sont aussi variées que les techniques que j‘ai utilisé. Je travaille sur les tendances en général en essayant d‘élaborer des visuels «forts». Pour ce qui est de mes techniques ... je dirais qu’elles sont mixtes....


www.oscare.ultra-book.com Je trouve que en ce qui concerne «la scène créative» en France, on nous laisse peu de place c’est sûr... Mais la «french touch» est toujours de mise a mon avis, que cela soit pour la musique, l’art, ou la mode en général. Malheureusement, la reconnaissance vient surtout de l’étranger, où on valorise plus le travail créatif.

Avis

Je compte prochainement élaborer une ligne de vêtements et d’accessoires en lien avec mes illustrations, tout en continuant d’illustrer pour les stylistes et la presse.

avenir Je pourrais dire aux lecteurs de CAM de ne pas se décourager devant le nombres de difficultées et la concurrence, si ils croient en leur passion et en leur travail...il faut persévérer!!

mot de la fin

87

twitter.com/Alison4oscar


Alison Bottemanne/ Illustration



M

WW

W. CO OL

AR TM

AG

.CO

CO MA OL PO GAZ ART (JO UR INE P EST ILLU URN CON ART UN EN STRA ALISM TRIB ICIPA CO VOIE TIO E, P UER TIF NTA UN N. .) HO TO M C TU T@ AIL GR CO À AP ET ES U HIE OL EN TU V N JE , A V RT AR OIE EUX UNE MA T@ U A Q G. CO N M U’O RTIS CO T A N OL IL À P E M AR AR LE TM AG DE .CO TO I M


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Issuu converts static files into: digital portfolios, online yearbooks, online catalogs, digital photo albums and more. Sign up and create your flipbook.