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Préface
4 Sigma en 2022
7 SigmaCert en 2022
12
La section Lift-Trucks
14
La section Génie Civil
24
La sous-section Générateurs
34
La sous-section Coffrage
40
Préface
4 Sigma en 2022
7 SigmaCert en 2022
12
La section Lift-Trucks
14
La section Génie Civil
24
La sous-section Générateurs
34
La sous-section Coffrage
40
J’ai le plaisir de vous souhaiter la bienvenue à la séance de présentation du Dossier économique 2022 de Sigma A.S.B.L. Cette dernière est une organisation de référence sur les plans du développement économique et de la durabilité. Ce dossier ambitionne de vous informer des tendances économiques et des développements principaux de l’année à venir, en mettant en avant les statistiques de vente et les tendances du marché en matière de vente d’engins de génie civil et de manutention.
Ce dossier comporte nos analyses du marché actuel des engins de génie civil et de manutention et nos pronostics de vente. Nous avons par ailleurs analysé l’influence de la pandémie sur la demande de ces machines et les possibles effets sur la situation économique actuelle. Nous nous sommes également attardés sur les aspects techniques de ces engins et au besoin de main-d’œuvre qualifiée.
La pénurie de ressources humaines techniques qualifiées influence également la vente de ces machines. La pénurie de techniciens de service spécialisés dans l’entretien et la réparation est croissante et risque de mener au recul de la confiance et à la réduction de la disponibilité de ces machines. Ce qui à son tour pourrait provoquer une baisse de la demande. C’est pourquoi ce dossier met en avant de possibles solutions à cette pénurie de main-d’œuvre technique qualifiée.
La mission de Sigma A.S.B.L., en tant qu’association professionnelle d’importateurs d’engins de génie civil et pour le bâtiment, consiste à défendre les intérêts communs de ses membres. Nous agissons en tant que point de rencontre et plateforme de concertation et assistons nos membres et la société en général. Nous sommes convaincus que notre Dossier économique 2022 vous aidera à acquérir une compréhension précieuse et prendre des décisions murement réfléchies dans ce secteur.
Au nom de Sigma A.S.B.L., je tiens à vous remercier
vivement de votre intérêt pour notre Dossier économique 2022, dont nous vous souhaitons bonne lecture et espérons qu’il vous apportera une compréhension précieuse.
Cordialement,
ChatGPT pour Sigma A.S.B.L.
Non, vous n’avez pas la berlue ! Cette prose n’est pas de moi mais un texte généré en quelques minutes par ChatGPT et que je n’ai plus eu qu’à compléter et améliorer. Le lecteur attentif a sans doute froncé les sourcils plus d’une fois à la lecture de ce texte qui ne correspond pas entièrement à la réalité. Mais concédons quand même à quel point il est étonnant qu’un texte généré par une IA se rapproche autant de la réalité. Certes les affirmations demeurent assez générales. Mais je ne me suis pas donné beaucoup de mal pour retravailler la toute première version. J’imagine qu’à l’avenir, nous allons recourir de plus en plus souvent à ce type d’auxiliaire pour remplir une tâche. Le nombre de profils qualifiés est bel et bien en recul et nous devrons automatiser de plus en plus de tâches. Alors qu’auparavant, seules des tâches « basiques » pouvaient être automatisées, à l’heure actuelle, il y a moyen de s’atteler à des tâches plus complexes. Tel est précisément le thème que je comptais aborder dans cet avant-propos et j’ai trouvé qu’un texte produit par ChatGPT en reflétait la parfaite illustration.
Mais revenons d’abord à la teneur du dossier. Selon notre tradition annuelle, vous trouverez un aperçu détaillé du marché des engins de génie civil et manutention. Les présidents de sections respectifs vous feront part de leur analyse du marché en 2022 et de leurs prévisions pour 2023.
Dans mon avant-propos de l’an passé, j’esquissais l’image d’une année 2021 teintée de rose et de quelques nuages noirs qui risquaient d’assombrir 2022. La force de l’inflation est bien sûr un fait et les problèmes de livraison de certaines pièces détachées subsistent, les
taux d’intérêt ont augmenté (et continuent d’augmenter !) à des niveaux que nous n’avions plus connus depuis des décennies et les prix de l’énergie ont crevé tous les plafonds. La guerre en Ukraine se poursuit. Malgré tous ces orages, l’averse est pratiquement terminée et le mauvais temps a épargné notre secteur. Les statistiques que nous allons commenter dans les chapitres à venir reflètent bien cette météo clémente. 2022 s’est révélée une année plus que correcte.
Heureusement j’avais laissé planer un certain mystère sur mes conclusions qui se terminaient par l’affirmation qu’il était alors particulièrement difficile de s’avancer à faire des prévisions. Pourtant je m’aventurerai à quelques pronostics du marché pour 2023. Je suis relativement confiant que je pourrai affirmer que 2023 s’est avérée année convenable. Les livraisons des machines commandées depuis longtemps battent leur plein. A ce jour, ces livraisons se déroulaient progressivement et au compte-goutte. L’amélioration de la disponibilité des pièces détachées permet de réduire les délais de livraison davantage que prévu, sans toutefois qu’elles inondent le marché. Par le passé, j’ai utilisé l’image d’une bouteille de Ketchup dont s’échappe une grosse quantité en un coup. Eh bien, comme nous l’espérions, la bouteille déverse son contenu à dosage contrôlé. Aujourd’hui il faut peut-être appuyer un peu plus fort sur la bouteille mais sans plus.
Nous constatons cependant que ‘l’order intake’, c-à-d. les machines en commande, chute fortement. Cette tendance pourrait s’expliquer par la forte diminution des délais de livraison. Lorsque les délais de livraison diminuent, sur un marché stable, mathématiquement, l’order intake recule également. Mais ce marché est en recul lui aussi, reste à savoir jusqu’à quel point et pendant combien de temps. Mais ce sont là des préoccupations pour 2024 je pense. Tant la branche de la logistique que celle du bâtiment se portent encore bien, surtout sachant que la majorité des machines importées par nos membres est utilisée à des travaux d’infrastructure et beaucoup moins dans l’immobilier résidentiel.
Toutefois, comme depuis longtemps déjà, notre plus grand défi demeure d’embaucher du personnel suffisamment qualifié ou adéquat. Tandis qu’auparavant nous qualifiions certains métiers de professions en pénurie telles que les infirmiers ou les techniciens de service, il semble désormais que la pénurie frappe toutes les fonctions. Où sont passés tous ces gens qui exerçaient dans le temps ces mêmes métiers ? Nous ne parvenons pas à remplir les postes vacants et nombreuses sont les entreprises à ressentir une pénurie critique. Par conséquent, le service en pâtit. Et l’on ne peut pas dire que ces travailleurs exercent dans d’autres secteurs car le phénomène est récurrent dans pratiquement toutes les branches. A l’étranger aussi on est confronté à ce type de difficultés, donc ce n’est pas là que ces travailleurs sont allés proposer leurs services.
La conclusion que j’en tire est tout simplement qu’en moyenne les gens prestent moins d’heures qu’avant. Cela m’intéresserait au plus haut point de lire une étude poussée à ce propos. Pour l’instant, vous devrez vous contenter de mes modestes idées.
Il y a quelque temps, certains d’entre vous avez pu lire dans les médias des articles consacrés au phénomène des ‘quiet quitters’ : les gens qui exercent une profession – et continuent de l’exercer – mais effectuent les tâches demandées uniquement pendant le temps de travail normal. Je suppose qu’ils sont désormais beaucoup plus nombreux. Du côté des jeunes travailleurs, il est bien connu qu’ils accordent davantage d’importance au côté vie privée de l’équilibre entre travail et vie privée, et qu’ils privilégient de disposer de plus de temps pour leurs loisirs. La pandémie et les confinements ont fait réaliser à certains qu’hormis le travail, il existait un tas d’activités plaisantes à faire. Sans oublier le télétravail qui est rentré dans les habitudes et dont les travailleurs apprécient le confort. Autant de facteurs qui mettent l’accent sur les plaisirs de la vie et la détente et moins sur l’effort (à moins que ce soit pour courir un marathon bien sûr).
Je ne plaide nullement pour un retour à la semaine des 60 heures mais nous devrons malgré tout nous
montrer vigilants pour que la balance ne penche pas de l’autre côté. Le succès de nos entreprises dépend surtout d’un service à la clientèle irréprochable et pour l’assurer nous avons besoin de travailleurs passionnés disposés à parcourir ‘the extra mile’ pour assister le client dans un délai acceptable. Par ailleurs, nos clients vont devoir accepter le fait que la pénurie de personnel qualifié allonge les délais de certaines interventions plus qu’avant. ChatGPT et consorts ne sont effectivement pas encore capables d’entretenir et réparer nos machines.
C’est la raison pour laquelle une de missions principales en tant qu’association professionnelle consiste à inciter à l’afflux de travailleurs suffisamment passionnés par la technique vers notre secteur. C’est pourquoi nous avons pris certaines initiatives telles que le renforcement de la collaboration pour attirer plus de gens dans nos entreprises mais aussi notre plateforme d’emploi actionreacton.sigmafederation.be qui attire l’attention sur les postes vacants chez nos membres.
En qualité d’association professionnelle, nous avons amplement de quoi nous occuper dans les prochaines années en vue d’offrir de la valeur ajoutée à nos affiliés.
Et pour finir, vous commencez à me connaître suffisamment pour savoir que j’aime terminer sur une citation. Celle-ci vient de l’auteur américain Elbert Hubbart : “One machine can do the work of fifty ordinary men. No machine can do the work of one extraordinary man.”
9 administrateurs et 1 secrétaire générale défendent les intérêts de 69 membres ayant à bord 3261 collaborateurs directs en collaboration avec le service d’étude de Traxio
10 juristes au service de ses membres
4 sections professionnelles
• génie civil
• manutention
• générateurs
• coffrage
un groupe de travail HR, un groupe de Verdissement un service homologation
une campagne d’employer branding Action Réaction
19 moments de réseautage avec des orateurs passionnants
une visite à C-Power, le premier parc éolien off-shore belge
2013 687.228.472
2014 692.200.000
2015 739.061.940
2016 817.032.930
2017 900.615.399
2018 1.022.150.000
2019 1.106.590.000
2020 986.500.000
2021 1.051.500.000
2022 1.109.335.000
2013 464.583.259
2014 468.833.900
2015 522.640.180
2016 555.305.191
2017 609.780.630
2018 657.500.100
2019 674.102.900
2020 608.902.900
2021 631.800.000
2022 707.761.600
Une année incertaine et en demi-teinte.
Tout le monde se souviendra de 2022. Une année pleine d’instabilité, marquée par la guerre en Ukraine, la crise de l’énergie, les séquelles de la crise du Covid, la crise climatique, les problématiques de la supply chain et une inflation à donner le tournis aux plus grands économistes mondiaux.
Oui, une grande incertitude globale, voilà ce que nous retiendrons de 2022.
Beaucoup de scénarios et de conjectures diverses anticipaient une forte baisse du marché de la logistique et de la manutention. Et oui, il aurait pu s’écrouler et revenir au niveau très bas de 2020. Mais ce ne fut pas le cas. Le marché est resté très actif, sans évidemment atteindre les sommets de 2021 et les années fastes de 2017, 2018 et 2019.
Le marché enregistre une baisse de 12,2% par rapport à 2021, ce qui représente un volume global de 11.603 chariots vendus (statistiques SIGMA). Cependant, la baisse est en réalité plus limitée que ça. Sur base des statistiques FEM (European Materials Handling Federation), le marché belge a baissé de 8,62%, une baisse surtout causée par la baisse des chariots élévateurs thermiques.
Souvenons-nous que 2021 avait été une année record, probablement une année “bulle”, gonflée sans doute par les commandes liées aux longs délais d’approvisionnement liés à la perturbation de la Supply Chain.
En fait, le marché est resté assez haut jusqu’à septembre. Mais à partir de là, il a commencé à ralentir et à se tasser, ce qui explique le volume final.
Car la dynamique de 2021 a continué en 2022. Les secteurs de la logistique, de l’industrie, du retail ont continué d’investir. Ainsi que les entreprises de notre secteur qui ont encore développé leur flotte de location courte durée pour soutenir les demandes de leurs clients. Mais aussi pour compenser les retards de livraison commencés l’année dernière déjà.
Les sociétés de locations, les concessionnaires et les constructeurs ont fortement investi, ce qui confirme la bonne santé économique de notre secteur. Dans le futur, SIGMA souhaiterait publier plus de statistiques sur ces flottes de location court terme, avec l’accord de ses membres, bien entendu.
En 2022, la baisse la plus importante est enregistrée par les chariots thermiques (presque 30%), ce qui confirme que cette technologie est remise en cause par le marché et délaissée au profit de chariots élévateurs électriques, de plus en plus performants, même dans les plus hauts tonnages. La course au zéro carbone et les échéances de 2035 et 2050 expliquent bien entendu cette baisse, amorcée il y a quelques années déjà. Les batteries au lithium-ion sont maintenant disponibles chez tous les constructeurs et offrent de nouvelles flexibilités et une productivité accrue.
En 2022 le marché total des chariots élévateurs a baissé de 17,5%, soit un volume total de 4.279 machines.
Une baisse conséquente, certes, mais qui en chiffres absolus n’est pas catastrophique. Les chariots électriques restent à un très haut niveau, avec 2.808 unités. Comme expliqué plus haut, la baisse des chariots thermiques est la plus remarquable (-30% comparé à 2021, qui était un record historique), avec 1.471 chariots. Mais ce que nous devons retenir, c’est que cette technologie n’a plus la cote. En pourcentage, le thermique (diesel, gaz) ne représente plus que 34% du volume, contre 66% pour l’électrique. La proportion des 70/30 n’est plus très loin, alors que le 60/40 a été longtemps été la norme.
Et il est fort à parier que cette tendance continuera de progresser.
Le marché total des chariots élévateurs en Belgique
Les ambitions européennes de 2035 et mondiales de 2050 (UN Race to Zero) avec le zéro émissions carbone vont encourager beaucoup d’acteurs de la supply chain à diminuer leur impact écologique drastiquement. L’utilisation d’engins de manutention a un impact important dans cette ambition et tous les constructeurs en sont conscients.
De plus, les chariots électriques peuvent compter sur deux développements technologiques importants.
D’un côté, les batteries au lithium-ion, lancées il y a quelques années, et les moteurs à hydrogène, qui séduisent de plus en plus les acteurs de la logistique.
• Le lithium-ion est disponible depuis une dizaine d’années déjà, et s’est vite imposé pour les chariots de magasinage. Les batteries au lithium-ion offrent de nombreux avantages sur le plan de l’efficacité, de l’alimentation électrique constante aux capacités de charge plus rapide. L’avantage par rapport aux autres batteries est leur capacité à stocker une densité énergétique élevée dans un espace réduit. En conséquence, les batteries au lithium-ion sont capables de supporter un grand nombre de cycles de charge. Cela se traduit par une réduction des pertes d’énergie au cours des cycles de charge, une meilleure utilisation de l’énergie stockée et la capacité à toujours fournir une puissance maximale. On estime que le passage à une solution s’appuyant sur des batteries au lithium-ion permettrait de réduire les émissions de CO2 jusqu’à 20 % sur l’ensemble des applications de manutention.
L’autre technologie qui séduit les gestionnaires de flotte de manutention, est la pile à combustible, ou à hydrogène (Fuel Cell en anglais).
La Belgique croit en cette technologie comme le prouve l’allocation récente du gouvernement d’un budget de 30 millions d’Euros à des projets hydrogène engagés par de grandes entreprises belges. Soulignons aussi le travail de l’association waterstof.net et les études menées par certaines universités comme la VUB sur le déploiement de cette source d’énergie pour les sociétés logistiques et industrielles.
Mais l’avantage principal est dans la hausse de productivité:
• Charges partielles ou d’opportunité – La batterie peut être rechargée à tout moment, quel que soit son niveau de charge et sans compromettre sa durée de vie. Cela améliore la flexibilité des temps de charge et garantit que les chariots restent opérationnels quand vous en avez besoin.
• Charge rapide – Une batterie au lithium-ion de 25V nécessite seulement 80 minutes pour la recharger complètement et 30 minutes pour recharger une batterie à 50 % de sa capacité. Cela signifie également que la majeure partie de la puissance sera envoyée au chariot qui en a le plus besoin quand vous chargez plusieurs chariots en même temps.
• Pas de salles de charge – Les chargeurs de batteries au lithium-ion sont simples d’utilisation, sûrs et ergonomiques. Ils peuvent être installés n’importe où au sein de votre installation et ne nécessitent pas de salle de charge dédiée, libérant ainsi de l’espace d’entreposage, utilisable pour optimiser les flux de production et maximiser le rendement des opérations.
Cette catégorie de produits est la plus importante en Belgique avec 63% du volume total, soit 7.324 unités vendues en 2022. Une baisse de 8,7% au total, mais avec une hausse des catégories “chariots à mât rétractable” (Reachtrucks - +19,7%) et “préparateurs de commande” (orders pickers - +8,6%).
Le Covid 19 aura transformé en très peu de temps la supply chain et la façon d’atteindre le client final. Une des nombreuses conséquences est l’explosion du commerce en ligne et le besoin de manipuler et transporter des “paquets”, en petite quantité, le plus vite possible, ce qui explique en partie la hausse de ces deux catégories de produits.
En revanche, le plus gros segment des chariots de magasinages (50% du volume), les “transpalettes électriques” (pallet trucks) enregistre une baisse significative de 14,7% et repasse en-dessous de la barre des 4.000 unités, avec 3.686 chariots vendus.
Ce segment avait connu une très forte croissance les trois dernières années, boosté par l’import massif via le port d’Anvers de transpalettes de maximum 1,3 T venant de Chine, et équipés de batteries rechargeables au lithium-ion.
Alors pourquoi cette baisse? Il est fort à penser que le marché s’est simplement stabilisé pour revenir à des volumes plus en ligne avec la demande du marché belge. La forte inflation et la montée des prix de cette gamme “plus basique” a peut-être freiné la demande, en attente de jours meilleurs.... L’avenir nous le dira.
Notons aussi que de plus en plus de constructeurs proposent une grosse partie de cette gamme via les canaux de l’e-commerce, avec succès d’ailleurs. Ceci afin de limiter et de simplifier le processus transactionnel. Tout donne à penser que le canal digital continuera de se développer et d’offrir de plus en plus de produits et d’options au marché de la manutention.
La demande pour repenser et automatiser les processus et les transports horizontaux et verticaux, d’un point A à un point B, où la manutention humaine n’apporte pas ou peu de valeur ajoutée, a continué sa croissance en 2022. Là-aussi la crise sanitaire aura joué un rôle d’accélérateur afin de limiter au maximum l’impact humain dans la gestion de la logistique.
L’automatisation permet aussi de travailler en plusieurs shifts, notamment la nuit, moment où le personnel est plus compliqué à trouver.
Le succès de la dernière foire “Supply Chain Innovations” en mars 2023 à Anvers montre que ce marché se développe très rapidement avec une grande diversité de prestataires. Entre les Automated Guided Vehicles (AGV), les Automated Mobile Robots (AMR), les logiciels de gestion d’entrepôt (WMS) et les solutions avancées de stockage, l’offre est résolument tournée vers le futur et à l’optimisation de la gestion des entrepôts modernes.
Le déploiement de la 5G est également une avancée technologique importante pour notre secteur. Quelques applications tests ont déjà été développées et sont porteurs de grande valeur ajoutée pour les prestataires logistiques.
L’initiative de la VIL, Log!Ville, à Niel près d’Anvers (https://logiville.be) est un laboratoire du futur “à ciel ouvert” et qui permet à tous les acteurs de se projeter dans le monde de demain.
Là-aussi, des statistiques plus précises seraient utiles pour comprendre l’évolution de ce marché.
QU’A FAIT LE MARCHÉ EUROPÉEN?
Sur base des statistiques FEM (European Materials Handling Federation), qui ne tiennent pas compte des importations chinoises (visibles elles dans les statistiques WITS), le marché européen a enre-gistré une baisse de 15,5% en 2022. Ce qui montre encore que la Belgique a mieux résisté que le marché européen avec une baisse de 8.62% (voir plus haut).
Le marché a en effet enregistré 482.636 chariots en 2022 contre 571.422 en 2021, qui était l’année de tous les records!
Toutes les catégories ont baissé de manière importante, excepté la catégorie des transpalettes électriques d’entrée de gamme. Comme en Belgique, les chariots thermiques enregistrent la perte la plus importante avec moins 28%. Le ratio chariots électriques/thermiques est encore plus marqué qu’en Belgique avec 72% de chariots électriques vendus en 2022.
Cette année 2023 a débuté lentement, les questions et les incertitudes étant plus nombreuses que jamais.
L’économie belge semble plier, sans rompre, un premier trimestre proche de la zéro croissance. La guerre en Ukraine perdure, l’approvisionnement en énergie reste instable, la Chine se montre menaçante contre Taïwan et le monde financier reste fragile... En conclusion, un équilibre mondial qui reste menacé.
Le marché de la manutention tend à se rééquilibrer et les usines rattrapent les délais de livraison devenus historiquement longs en 2021 et 2022, ce qui est positif. Comme expliqué plus haut, notre secteur d’activité est en pleine mutation, notamment technologique.
Les clients vont prendre plus de temps avant de faire le bon choix et d’investir dans une flotte de manutention “durable”, offrant un maximum d’ergonomie et de sécurité et leur garantissant productivité maximale.
L’année 2023 devrait être une année de stabilisation et de transition avec un marché belge restant à un niveau de 13.500 à 14.000 machines (FEM).
Mais la flotte existante et à entretenir en Belgique demande de plus en plus de techniciens qualifiés, dans toutes les régions du pays. Il est critique que les clients puissant compter sur des hommes et des femmes compétents et capables d’offrir le meilleur de leur flotte de manutention.
Dans ce contexte, l’initiative de la fédération SIGMA avec sa campagne de promotion et de recrutement de techniciens “ACTION-REACTION” (https://actionreaction.sigmafederation.be/home/) lancée en 2022 continuera de plus belle en 2023, notamment lors du salon “Transport & Logistics” du 17 au 19 octobre 2023 à Antwerp Expo.
Tous les acteurs de la fédération SIGMA vous y attendront nombreux.
« La chance peut tourner » disait le poète Bredero.
Ainsi fut-il. Voilà enfin la baisse du marché tant attendue. Non pas que cela nous enchante, bien sûr que non ! Mais au plus la correction est postposée, au plus douloureuse la chute. Et cette correction nous pendait au nez. Le souci est que nous ne la voyons pas dans les chiffres de vente rapportés.
Mais à quelque chose malheur est bon : grâce au niveau exceptionnel de commandes en 2021, combiné aux soucis d’approvisionnement, nous avons démarré l’année 2022 avec un portefeuille de commande inégalé.
Les problèmes de production n’ayant pas pu être solutionnés en 2022, le marché est devenu nerveux et une partie des acheteurs a placé des commandes anticipées, résultant en un volume d’order intake toujours très élevé en 2022 (même si inférieur à 2021).
Nous observons donc une image faussée du marché : le marché nous montre en effet ce qui a été vendu ET livré, mais pas la vraie évolution des order intake.
La combinaison de ces paramètres fait que nous observons un marché assez stable (quoique en légère baisse) tant dans le cas des grandes que les petites machines.
Les order intake reflètent une légère baisse de -8% pour les grandes machines, alors que les facturations grimpent de +7%, et une grosse baisse de -36% pour les petites machines versus des facturations à +1%.
Les accessoires, légèrement moins sujets aux longs délais de production, se rapprochent des tendances observées dans les order intake avec une baisse de -23%.
Avec un marché qui tend vers les 8.000 unités, la tendance à la hausse à long terme se confirme.
Parallèlement nous observons quelques gagnants et perdants, qui seront détaillés ci-dessous.
Après la baisse de 2020 le marché repart à la hausse pour se rapprocher de l’année record 2019. A noter, la tendance en hausse à long terme, qui, lorsque nous regardons en détail, se situe essentiellement dans le segment des 10-20T.
Evolution de la vente de grandes machines (>10T)
Evolution de la vente des grandes machines (12.pelles hydrauliques sur chenilles, 13. sur pneus en 23.b chargeurs sur pneus)
Evolution ventes petites machines (<10T)
Evolution des ventes de machines < 10 T hors marteaux hydraul., plaques vibrantes & - pilonneuses (*) (1-9, 10-11,21,22,23a,24-25)
Dans le cas des petites machines la hausse se poursuit (quoique de façon limitée), nous amenant à des résultats bien au-delà de l’année record en 2021, et toujours en phase avec la tendance à la hausse depuis 2014.
A noter : c’est ici qu’il y a le plus grand écart entre les facturations et les order intake. Un effet que nous reverrons en sens inverse, une fois la capacité de production à nouveau en phase avec la demande.
Les mini-pelles représentent le plus grand segment totalisant 3.000 unités suivis par les chariots télescopiques avec plus de 1.200 unités.
Les graphiques ci-dessous montrent les différentes categories en détail Seuls les minipelles affichent une légère baisse. Ce à quoi nous nous attendons encore en 2023.
Les grands chargeurs grimpent avec 12% et confirment un marché stable à long terme. Les petites versions sont, après une année en baisse, à nouveau sur une pente ascendante de façon linéaire.
Les chariots télescopiques connaissent une légère baisse, peut-être davantage à cause de problèmes de livraison que suite à une baisse effective du marché. L’évolution ascendante à long terme est confirmée.
1300
1200
1100
1000
900
1400 878 803 858 912 980
800
700
600
500
400
300
200
100
0
1258 1182 993 854 918 900 635 519 455 382 325 216 166
1204 984 934
255 164
298 208
277 170
La section Génie Civil Chargeurs téléscopiques Chargeurs compacts sur pneus 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
391 368 421 345 413 462 180 210 189 175 188 272 147
Les tombereaux ne reflètent pas la réalité. Les petits modèles (<3 ton) ont quasiment doublé en nombre et cachent une situation de baisse des grandes machines (>10 ton), à hauteur de 20%.
Les bulldozers affichent globalement de bons résultats, quoique moins bons qu’en 2021, qui était une excellente année.
Revêtement de sol
Étant donné que la société Wirtgen a décidé de ne plus rapporter de statistiques, nous ne disposons pas de chiffres suffisamment représentatifs.
QU’ATTENDRE DE 2023?
La même chose que l’année précédente : des “BACK ORDERS” L’année passée j’écrivais :
“ Outre l’attente des pièces de rechange, tous les importateurs ont clôturé l’année 2021 avec un portefeuille de commande bien fourni. ”
Alors que la situation des pièces détachées s’est améliorée, même si pas encore au niveau précovid, le portefeuille de commande reste à un niveau élevé sans précédent.
Par contre, au vu de la situation en baisse sur le marché chinois, la capacité de production libérée résultera en un rattrapage accéléré du back log. Ce qui aura à son tour un effet positif sur les facturations en 2023.
Cependant, un order intake en baisse (YTD fin février -20%) et une certaine saturation du marché mèneront probablement à une année 2023 dite « normale » grâce au portefeuille de commande, mais à une année 2024 à observer de près.
Les développements de l’économie belge en 2022, eu égard au contextes national et international, ne sont pas un long fleuve tranquille. Les défis autour de l’inflation, des importantes augmentations de prix, des manques de matériaux, ressources et personnel qualifié, les conséquences de la pandémie, la transition vers des ressources durables, les coûts élevés de l’énergie et la digitalisation de notre économie, ont procuré des nuits d’insomnie à bon nombre d’entre nous. Un sacré défi pour les entreprises de s’y atteler et d’entamer une nouvelle année en confiance.
C’est aussi le cas dans le commerce des générateurs. Le marché reste difficile malgré la hausse des ventes. L’augmentation est avant tout à attribuer à l’explosion dans les ventes de petits générateurs portables et pas les versions industrielles.
Si on fait abstraction des petits générateurs portables, essentiellement les petits groupes à trouver dans les enseignes de bricolage, nous constatons à nouveau une tendance à la baisse après une hausse en 2021.
Quasi toutes les classes de puissance sont en baisse. La principale raison en est principalement l’attitude expectative du secteur de la location refusant d’investir dans des versions Stage V considérées comme tremplin vers de nouvelles sources d’énergie tels que des moteurs à hydrogène ou batteries.
Les générateurs de secours montrent une toute autre situation. Après des années de baisse, voici enfin le bout du tunnel. L’incertitude en matière d’approvisionnement en énergie stable suite à la fermeture des centrales nucléaires et la non-décision sur la trajectoire de la ligne à haute tension Ventilus, permettant à de l’énergie verte, produite en mer, d’être acheminée sur la terre ferme, a motivé plus d’une entreprise d’investir en générateurs de secours. Les interruptions d’électricité prolongées semblaient tout d’un coup devenir réalité et les risques financiers bien trop élevés. Les importants investissements dans des data centers dans notre pays fait augmenter la demande en générateurs de secours.
Le graphique ci-dessous démontre que la demande se limite provisoirement encore aux petites voire moyennes puissances. Ce sont essentiellement les PME et petites unités de production qui sont conscientes de leur nécessité suite aux plans de délestage qui détermineront qui aura priorité en cas de coupures de courant en Belgique.
A première vue nous ne voyons pas dans l’immédiat d’amélioration significative de l’économie belge en général. Une plus grande disponibilité de matériaux et de ressources n’est pas attendue avant la seconde moitié de l’année et l’indexation des salaires comme la vague d’augmentations de prix n’arrangent pas les choses.
Les investissements deviennent toujours plus chers et l’implémentation efficace d’infrastructures durables est encore limité, favorisant un comportement de procrastination des sociétés à investir dans des solutions durables. Des alternatives sous forme de solutions hybrides avec des kits de batterie ne sont que des solutions provisoires limitées. Ceci aura une incidence sur les ventes de groupes de production, où nous attendons une baisse.
Pourtant, ces investissements sont à considérer comme une police d’assurance en cas de pénurie d’électricité. C’est cher, mais on ne peut s’en passer. La conscience est grande et la nécessité criante. Investir dans des groupes de secours nous sécurise. La conscience grandit et les chiffres de vente devraient donc s’améliorer.
SIGMA collabore avec le VMM (Vlaamse Milieu Maatschappij) dans la lutte en faveur d’une réduction des émissions nocives émises par les générateurs et leur remplacement par des versions plus vertes dans les zones urbaines, par analogie aux zones LEZ. Le but est d’éliminer progressivement les produits de moindre qualité mis sur le marché par des opérateurs véreux, ne répondant pas aux normes d’émissions européennes et locales et/ou ne disposant pas du label CE. Les fabricants et marques qui respectent les règles et normes, seront ainsi honorées dans le marché industriel.
Début 2021 les 3 sections opérant au sein de Sigma sont rejointes par une quatrième section, le coffrage. La section “Coffrage” réunit les principaux acteurs belges qui conçoivent, fabriquent et/ou commercialisent des systèmes de coffrage et d’étaiement. Ils se sont réunis sous l’aile de Sigma et se réunissent tous les 2 mois, afin de discuter et professionnaliser leur métier.
Professionnalisme, qualité et éthique sont la clef de voute de leur profession.
Dans le but de renforcer la transparence et le professionnalisme du marché de la location où compétences professionnelles, qualité et éthique occupent la première place, le secteur a rédigé des conditions-cadres harmonisées destinées aux devis et contrats, afin de faciliter la comparaison des offres des divers acteurs par le client. Des directives précises ont par ailleurs été établies visant à uniformiser la délimitation des périodes de location et la gestion du stock ainsi que l’offre de services logistiques, techniques et d’ingénierie.
Afin de garantir la transparence de la relation loueur-preneur, le secteur a défini des critères de qualité précis pour la location de coffrages (les dénommées directives GSV).
Cette nouvelle approche, qui passe notamment par des propositions de contrat sans équivoque, facilite la comparaison entre les différents devis et permet une meilleure assistance aux entrepreneurs. Cela favorisera la concurrence et évitera d’éventuels malentendus entre loueur et donneur d’ordre par manque de précision des contrats.