Olivier Demazet La Vie de Poème

Page 1

OLIVIER DEMAZET

LA VIE

DE POÈME (suite de l’Enfance de l’Art)

Préface de Jacqueline Delpy


ÉDITIONS Del MONESTIR

2


LA VIE DE POÈME

« Quelquefois, le génie est le mot d’enfant. » Germain Nouveau

3


OLIVIER DEMAZET

LA VIE DE POÈME (Suite de : « L’Enfance de l’Art »)

Préface de Jacqueline DELPY

4


DU MÊME AUTEUR :

- Pages anthologiques dans diverses revues, (1963-1987). - Foi d’Animal Les Paragraphes Littéraires de Paris - 1978. - Histoire de Dire Aquitaine-Expansion, Bordeaux 1982. - Silhouettes IMF Production 1984, (préface de Gilbert Patout). - Natures Vives IMF Production 1985, (préface de Jean Darwel). - L’Enfance de l’Art La Nouvelle Pléiade, (préface de Vital Heurtebize), 1987.

5


PRÉLUDE A LA VIE DE POÈME ... Olivier Demazet est instituteur. On disait naguère « Maître d’école », c’est-à-dire qu’il a choisi d’être au service de l’enfance, de façonner de jeunes intelligences pour leur donner forme et grandeur ; Pygmalion toujours en quête de l’œuvre idéale ... Sa « vie de Poème » est consacrée à deux enfants qui lui sont très proches, vies en bouton au destin tissé de tragédie. Mais il veut dédramatiser l’approche de leur royaume intérieur en utilisant constamment des thèmes légers et pleins d’humour dans lesquels l’enfance apparaît en toute sa candeur et sa spontanéité. Avec l’enfance, nous entrons dans le coeur des choses, dans leur pulpe de vérité et de réalisme qui agace parfois les dents des gens trop sérieux, mais qui amuse ou attendrit. « La Vie de Poème », suite de « l’Enfance de l’Art, est un permanent sourire aux lèvres de la Poésie. Bien que l’on sache que fleurissent les soucis, on tire « les rideaux vermeils qui montrent les merveilles » du monde, c’est-à-dire qu’on ne désespère jamais !

6


Olivier Demazet a su comprendre ce message de l’enfance dans laquelle il baigne avec bonheur, et le dernier poème de son ouvrage exprime trop de souhaits : « Oh, moi si j’étais grand ! Je serais tout et rien, J’inventerais le fil à couper du bon beurre. Oh, moi si j’étais grand ». Trop de souhaits, pour qu’on ne devine point son intime conviction : Comme il est merveilleux d’être petit !

Jacqueline Delpy Lauréate de l’Académie française Présidente d’“Art et Poésie de Touraine” Médaille d’Argent de la Ville de Paris.

7


UN RAYON GRAVE à Sylvie, ma fille

L’enfant distraite à sa mère discrète : - Avec Papa, qu’est-ce que tu dis ? - Des choses graves, des broutilles trop sérieuses pour une petite fille. Ce n’est pas ton rayon. - Qu’est-ce que tu dis ? Tu verras ! moi aussi, j’ai un rayon grave ! Et je ne dirai plus rien !

8


LE BON - Papa aide au ménage, aux courses, à la cuisine - Maman aide au ménage, aux courses, à la cuisine. - Maman n’est pas la bonne ! Papa n’est pas le bon ! affirme l’enfant toute fière d’avoir découvert un mystère.

9


NE TE SALIS PAS - Ne te salis pas ! Maman n’est pas là. Elle est au stage. Je suis seul pour le ménage. - Et ta femme ? A quoi sert-elle ? A rien ? - Ce n’est pas la bonne, elle, Comme tu dis, vaurien - Tu me fais rire ! Ta femme, tu ne sais pas t’en servir !

LE PARASOL Les vacances d’été d’Arcachon, c’est pitié ! La nuit, le jour, il pleut. Il pleut ? Sauve-qui-peut ! Sur la plage, surprise par une pluie promise, l’enfant court, crie, s’envole. Vite ! Mon parasol !

10


CHOCOLAT AU LAIT Par un matin plutôt las, l’enfant prend son chocolat au lait. Mais rien ne s’enfourne - J’y vais ! dit sa mère, au centre d’une humeur surchauffée. - Tu n’as pas pris ton café ! - Pour toi aussi, rien ne rentre ! répond la fille soupe au lait. Tu m’as mis trop de lait. Oh ! J’ai mal au ventre, j’ai le jus qui tourne !

L’OEIL DROIT L’enfant se berce à ravir sans vouloir se voir dormir Les comptines se succèdent. Elle oublie les intermèdes. Chérie, vas-tu t’endormir ? ou faut-il intervenir ? Mais moi, je veux m’endormir. L’oeil droit ne peut pas dormir. 11


FANATIQUE Je suis fanatique, de mathématiques. C’est moi qui cavale au calcul mental Je suis frénétique du géométrique. Grande est ma passion des opérations. Je trouve charmant le raisonnement. Je cherche et puis patiente. Vive la farniente ! Ma mère et mon père prennent de ces airs ! Le travail en maths me rend le teint mat. Je sous tout en feu d’attendre le jeu.

DEVINETTE - Bonjour Monsieur, pour l’auto, s’il vous plaît, la vignette. - Dis papa, pourquoi achètes-tu une devinette pour l’auto ? 12


A CHEVAL ! Sylvie fait du cheval et rit et crie sur les épaules de son père essoufflé. - Je suis fatigué, tu es lourde. Descends ! - Papa, attends encore longtemps et puis, c’est fini !

SOUS L’OREILLER La fillette met sa dent sous l’oreiller et, tout sourire, s’endormit dans ses rêves coque d’œuf. Le matin elle découvrit, Oh ! la surprise ; sous l’oreille : un doux coffre de peintures coque d’œuf. 13


BIDULEVILLE Mon père a baptisé, un peu pour m’attiser, la chambre de sa fille chérie, Biduleville ! Mais ce Biduleville, voyez-vous, c’est la moquette-ville où je jour ! et travaille. Je trouvaille, écoute un tas de disques, où j’existe sans risques, danse devant ma glace : tous mes soucis se cassent ! J’y lis monceaux de livres, où rêves me délivrent. J’y collectionne des objets : du caillou à la plume de geai, J’invite mes amis, des soumis, insoumis.

14


Mes livres se débauchent, en multiples chevauches, sur rangées d’étagères solides et légères. Mes disques se bousculent en casiers qui basculent. Tous mes jouets se mélangent : C’est le cirque des anges ! Mes poupées dévêtues, toutes nues, m’ont bien l’air de vivre dans les nues sur le lit, la moquette, tout en restant coquettes. Mon lit devient montagne plissée, bosselée. Alors j’y gagne en culbutes, en tumultes ! Ma table est mon domaine qui promène en chantant, dansant, crayon-battant, mes songes et mes rêves jusqu’au soir qui s’achève. La dame de ménage n’éprouve aucune rage à se voir interdire 15


un refuge en délire, chaque jour habité de ma vivacité. Mon Biduleville est ma presqu’île joyeuse gare tranquille, loin de ces puérilités futiles, à l’abri d’idiotes mondanités stériles. Oui, c’est un monde à moi. Oui, c’est ma chambre à moi. Mon père indulgent toujours épris l’a compris. Ma mère tendrement se résigne à ce chambardement. Décembre 78

16


SIESTE Après une courte sieste, l’enfant se manifeste par sa mauvaise humeur au réveil et à l’heure de partir pour la plage. - La fatigue à la nage fait qu’il faut t’endormir et puis aussi te dire qu’il faut te reposer, lui objecte sa mère. - Tu n’avais qu’à dormir, toi, puis te reposer, au lieu de rouspéter et puis de m’embêter ! Répond-elle à sa mère.

17


EN CLASSE - Que chacun s’exprime en idées belles. Imaginez votre création. - Maman va danser. Comme elle est belle ! Papa va travailler, en veston. - Dense est ta pensée. Comme elle est belle ! C’est très réussi ! Content, fiston ?

QUAND ON ... - Quand on voit pas, on est ... ? - aveugle ! - Quand on n’entend pas, on est ... ? - sourd ! - Quand on ne parle pas, on est ... ? - muet ! - Très bien ! Tu vois ! Ce sont des infirmités. - Alors, quand on est paresseux, on a une infirmité ?

18


LA REMPLAÇANTE Une petite fille du Cours Préparatoire écarquille ses yeux noirs vers son institutrice remplaçante et la questionne très pressante avec malice papillonne en lui tirant la manche. - Eh, dis, toi ! Mademoiselle Blanche, tu es une vraie maîtresse ? Moi je crois voir une poétesse.

C’EST JEUNE C’est jeune et ça ne sait pas. c’est vieux et ça ne sait plus. C’est franc et ça s’apprend. C’est vrai et ça effraie. 19


QUAND MA COUSINE à Sylvie et à Patrick

Quand ma cousine est ma voisine, on se taquine, on se boustrine. Elle est bien loin, j’en ai besoin. Oui, on joue Comme des fous. On se tape et on s’attrape. On se bute et se dispute. On pleurniche mais on s’en fiche. On est deux dans les jeux. On est deux dans les feux de l’action, animation. Quand ma cousine est ma voisine, on se dessine, on se devine.

24/12/79 20


C’EST SUR A Patrick, mon neveu

Il fait froid, c’est sûr : voici la couverture. Il fait noir, c’est sûr : voici une ouverture. Il fait dur, c’est sûr : voici la fermeture, pour toutes les morsures, pour toutes les gerçures. Il fait beau, c’est sûr : voici les fournitures.

EN ITALIQUES Un élève d’Italie avait écrit en italiques le mot Italie avec des spaghettis. Il a été puni pour ne pas l’avoir écrit en caractères gris. 21


DIS ! Dis ! Tu as vu ma face dans les grandes surfaces ? Dis ! Tu as vu ma farce dans les grandes surfaces ! Dis ! Tu as vu ma force sur la farce des forces ?

LE PÈRE NOËL Le Père Noël descend du ciel à tire-d’aile et en chandelles. Comme il est roué avec ses jouets qui sont des fouets pour les enroués bien entraînés en cheminée !

22


L’ARCHIDUCHESSE Avec l’archiduchesse je m’en vais à la pêche aux dates, figues sèches, et joyeux, me dépêche de rentrer à la crèche avec l’archiduchesse.

23


J’AI BOXE J’ai boxé un champignon. Si tu savais ce qu’il a reçu comme gnons ! K-O, le champignon ! Mais, si j’avais su ! J’aurais boxé l’édredon. Je ne serais plus le dindon sans champignon !

GOLDORAK Clic clac clic clac, mon goldorak, roi de l’opéra tuera les rats ! à la morte-aux-rats il le montrera sur tous les écrans de l’opéra. Il a du cran sur grand-opéra. Clic clac clic clac, mon goldorak !

24


LES COMIQUES Avec des copains et avec du pain avec des copines et de la résine je fabrique des comiques baptisés déguisés en Père Noël dès qu’il gèle.

25


LE CRAC Je fais le crac, en goldorak sur mon vélak.

Je fais le beau comme un sabot sur mon vélo, Je fais le sot, comme un lionceau sur mon vélo. Je fais le crac, en goldorak. Plus de vélak !

NOUCHKA C’est Nouchka, ma chatte, qui mange du ronron, puis va faire un ronron. C’est Nouchka, ma chatte, qui fait caca, très droite, à côté de sa boîte. C’est Nouchka, ma chatte, qui ne sent pas très bon. J’ai besoin d’un bonbon.

26


OUI, MA BELLE ! Oui, ma belle ! A Noël, j’ai payé ma veillée, oui, avec mes six belles saucisses, gagnées au loto de la foire aux autos.

27


NON MAMAN Non, maman, je t’attends ! Je ne veux plus rien quand viennent les fêtes : tu as trop de bien dans ta tête. Pas de plaqué ! C’est étriqué. C’est renommé le bien s’aimer.

DANS LE JARDIN Dans le jardin, je fais des trous. J’enfouis les sous des baladins, de la montagne, de la campagne, et de la ville si tranquille. Ils seront fous d’avoir des sous pour s’amuser, se déguiser, nous faire rire et nous réjouir.

28


TOUS LES SOIRS Tous les soirs qu’il fait noir, après mon dîner, je vais déjeuner. Moi qui suis fou pour manger des choux ! Mais Maman me dit : va-t-en, vite au lit, va faire pipi ! Jamais de répit !

UN JOUR Un jour, chez le boulanger, j’achète une flûte à bec pour clouer le bec aux sinistres messagers Et c’est depuis que j’achète de gros pains et baguettes pour charmer les parisiens exposés en magasin.

29


MA RACE Tous les jours qu’il fasse, célèbre est ma race au hockey sur glace. Me prend le hoquet qui tombe sur la glace ... Se glace ma race ...

LE SHÉRIF Le shérif est chétif et furtif, mais rétif. Il ne veut pas parler aux nonnes par téléphone. Quel mauvais pas !

30


LES SOUCIS - Maman, j’ai perdu un, deux cils. - Ne te fais pas de soucis. - Maman, j’ai perdu un sourcil, - Ne te fais pas de soucis. - Maman, j’ai perdu du persil. - Ne te fais pas de soucis. - Maman, je voudrais mon fusil. - Tu me fais du souci. - Maman, c’est pour tuer tes soucis. - Merci, plus de soucis ! - Maman, je cueille des soucis ? - Ca fleurit, les soucis ?

31


DIT-ON ... Le monde est donc peuplé d’imbéciles, dit-on.

Les imbéciles n’ont aucune âme, dit-on. Alors le monde n’aurait pas d’âme, dit-on. Quel est l’imbécile qui a dit ça, tonton ?

32


MES DEUX AMIES J’ai comme amies mes deux mamies. Je leur fais des bêtises avec des friandises, les réveille à midi, les endors à minuit. Je leur chante des airs en plein mes courants d’air. J’attaque tous les sioux à ruses de biniou. Ce n’est point des misères, car je leur dis : ma chère, à mes mamies, mes deux amies.

LES RIDEAUX J’ai tiré les rideaux pour ne pas voir cette eau qui ruisselle à grands seaux dans tous les caniveaux. A la vue du soleil, en sursaut me réveille. Les deux rideaux vermeils me montrent des merveilles. 33


CASIMIR Casimir, je l’admire. Ce balourd en velours me fait rêver que je m’en vais à la télé pour bêler.

NEUF-TEUF Neuf neuf neuf teuf teuf teuf. En comptant jusqu’à neuf je vais casser mon œuf, mais monté sur mon bœuf, vous me verrez tout neuf, Neuf neuf neuf teuf teuf teuf.

34


MINCE ! - Maman ! Mince de mince ! Voilà mon lit qui grince. - Alors mon petit prince, prends ta paire de pinces. - Je vois que tu m’évinces. - Tu as des mots qui rincent.

LE BLONDINET Au Cours Préparatoire, sursaut de l’auditoire : - Elle butine ... Qui donc butine ? - Monsieur, les filles ! vif, s’égosille un blondinet à vue de nez.

35


IRENEE Jolie reine Irénée une nuit nous est née dans la verte vallée des enfants dents de lait. Elle a dû s’entraîner à bien les étrenner.

LA SCOLARITÉ Quand je suis à l’école je travaille et je colle des lettres et des mûres Mais je ne suis pas sûr d’avoir la vérité sur la scolarité Alors je me contente de compter jusqu’à trente.

36


UN SAPIN J’ai planté un sapin dans le pain de forêt puis l’ai tout décoré partout en chicorée Et je récolterai de précieuses denrées : du café et des mies pour offrir aux amis.

MAIS MAMAN Mais maman, tu m’entends ? Si j’embrasse tant ce chien, il ne faut pas que tu t’en fasses : C’est pour ton bien, n’en doute pas. Il faisait l’idiot avec la radio pour me réveiller sous les oliviers où je rêvais que je devenais l’as d’une ronde autour du monde.

37


SAVANE Tu pars en savane ? Prends donc un havane ! Monte sur ton 창ne, ma vieille banane !

38


LES RACLÉES A tous les galopins

Une tête à claques m’a dit : - « Pendant les vacances de Pâques, mon équipe de football de la Cité des Pâquerettes, a perdu son match par cinq à trois, contre celle des Chardons Ardents. Quelle raclée ! Le dimanche suivant, j’ai scruté l’entraînement des lévriers au cynodrome et déploré une grave bagarre entre chiens ... inséparables. Encore des raclées ! Un autre jour, je suis allé voir Belmondo dans le fils : « Le Guignolo ». Que de suspense dans ces aventures mouvementées et croquignolesques. Mais sur la fin, toujours des raclées ! Un samedi, j’ai joué aux fléchettes avec mon frère. Cette fois-ci, c’est moi qui ai pris une bonne raclée ! Un soir, je faisais une course cycliste avec les copains du quartier. Sur le point de gagner, j’ai culbuté le pare-chocs arrière d’une voiture à l’arrêt. Pas de chance ! Ma roue avant en huit ! En moins de deux, mon père m’a mis une de ces raclées ! » Pauvre tête à claques ! J’en ai ma claque ! 39


SI J’ÉTAIS GRAND Si j’étais grand ! Je serais général, J’irais dans les étoiles embrasser Vénus. Je serais aviateur, baisserais la tête ! Attention au plafond ! Je serais amiral, je plongerais en mer pour pêcher des pompons. Je serais fort maçon, jetterais la maison en l’air par la fenêtre. Je serais paysan, Mes chants d’honneur seraient de bleu ou de blés. Je serais vigneron, vêtirais de vigne les nuages d’orage. Je serais musicien pas trop déconcertant qui mettrait tout en notes. Je serais grand poète, brille-fête, trouble-fête assoiffé d’azur. Je serais maître-peintre, je prendrais l’huile et l’eau sans choisir les bateaux. J’inventerais le fil à couper du bon beurre ... Si j’étais grand !

40


Postface C’est à partir des scènes de la vie de chaque jour ou d’une vision dont seul il a le secret, qu’Olivier Demazet cueille son inspiration : une fillette émerveillée aux cheveux blonds, un garçonnet surpris par une chèvre facétieuse, une fleur, un oiseau, un arbre, un soldat de plomb, Noël ... Elle vit et se métamorphose grâce à son humour. A travers ce qu’il y a de lourd, de grave, d’angoissant, elle cherche à s’élever vers un autre monde, un monde nouveau qui n’est plus à l’échelle du monde animal. Son rêve transforme en fables, en chansons, en poèmes, des situations banales, cacophoniques ou tragiques pur les mener à ce qui fait la noblesse de l’être humain: l’amour d’un père ou d’une mère, d’un frère - l’amour qui relie les hommes entre eux. Les haines et les faiblesses, les mouvements de découragements, les moments d’ardeur font partie du cycle perpétuel de la création au même titre que la naissance, la croissance et la mort des humains, des animaux, des végétaux. Non, la mort, si présente et angoissante, n’aura pas le dernier mot. La vie ne peut que triompher. Tel est le message, qu’en filigrane, ne se lassent et ne cessent de nous conter avec humour, avec pudeur et sans se prendre au sérieux, les poèmes d’Olivier. Gilbert MAZAS, poète, Montauban, novembre 198

41


Titre des Poèmes Un rayon grave Le bon Ne te salis pas Le parasol Chocolat au lait L’œil droit Fanatique Devinette A cheval ! Sous l’oreiller Biduleville Sieste En classe Quand on La remplaçante C’est jeune Quand ma cousine C’est sûr En italiques Dis ! Le Père Noël L’archiduchesse J’ai boxé Goldorak Les comiques Le crac Nouchka Oui, ma belle ! 42


Non maman. Dans le jardin Tous les soirs Un jour Ma race Le Shérif Les soucis Dit-on ... Mes deux amies Les rideaux Casimir Neuf-Teuf Mince ! Le blondinet Irénée La scolarité Un sapin Mais maman Savane Les raclées Si j’étais grand Postface

43


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Issuu converts static files into: digital portfolios, online yearbooks, online catalogs, digital photo albums and more. Sign up and create your flipbook.