Dossier de presse La Bouture

Page 1

Rapide position de fond : Interpellation via la presse ! Ce qui advient de La Bouture peut pour bon nombre de partenaires et d’observateurs être surprenant, et certains seraient tentés d’en rester à un « accident de parcours financier », au moment où toutes les associations se trouvent peu ou prou en difficulté. Ceci d’autant que les sollicitations qui parviennent à l’association sont nombreuses et donc que nous pourrions mobiliser à 100% notre équipe de salariés et les bénévoles pour avancer et en déployant nos trois axes stratégiques continuer préparer l’avenir. Or ce qui advient à La Bouture est le révélateur et le fruit d’un « angle mort des politiques publiques » qui s’adressent aux jeunes en situation de rupture : En 1996 La bouture était lanceur d’alerte sur l’ampleur du décrochage scolaire et, surtout, en expliquant à partir des « paroles de décrocheurs » que ce fait social n’est pas le fruit d’une défaillance des jeunes concernés et de leurs familles, mais bien le produit de l’école. Toutes les catégories sociales s’y trouvent confrontées. Depuis, en matière de politique publique et pour le Ministère de l’Éducation nationale, la lutte contre le décrochage scolaire est devenu « grande cause nationale » et certes des progrès sont accomplis en matière de prévention du décrochage ; il n’empêche que, loin d’être conjuré, le phénomène se poursuit et en termes de stock l’ampleur des jeunes sortis de l’école sans diplôme et en situation de rupture reste considérable. Face à ces jeunes en situation de rupture, un possible retour en scolarité, le droit à la récurrence diront les spécialistes, reste marginal, est seulement le fait d’un non recours au droit ? Non ce n’est pas une priorité : l’ensemble des acteurs se trouvent agir sous l’injonction convergente des institutions de devoir les accompagner vers l’emploi, en particulier via le réseau des « Missions Locales Jeunes ». Qui plus est « Auvergne-Rhône-Alpes » qui a en charge de coordonner les plateformes de suivi des jeunes en rupture d’école, développe une stratégie de « circuit court vers l’emploi » : insérer dans l’entreprise, pour seulement ensuite les former, lorsqu’ils y auront appris à vivre ! La Bouture est certes un acteur de la prévention du décrochage, mais ce qui la distingue est son savoir faire en matière d’accompagnement vers le raccrochage. Certes les jeunes que nous accompagnons et leurs familles portent elles aussi des souhaits d’inclusion par l’emploi, tant pour eux la rupture avec l’école marque un choix assumé et alors nous agissons à leurs cotés dans ce sens. Mais force est de constater que nous restons bien seuls à inclure parmi les possibles proposés aux jeunes en situation de rupture un retour en scolarité passant notamment par le Baccalauréat. Bien seuls ayant constitué un savoir faire pour en baliser les étapes et le chemin.

Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page1/11


L’enjeu étant aujourd’hui de pouvoir le partager afin que tous les acteurs s’en emparent pour inclure le retour en scolarité parmi les possibles envisagés avec chaque jeune. C’est le mouvement amorcé en introduisant dans nos statuts les « adhésions collectives » de telle sorte à devenir un creuset de culture commune (liens avec le Collège Lycée élitaire pour tous (Clept), l’Apase , Labo Cités, à ce stade) d’autres nous l’espérons à l’avenir. C’est au moment même ou intervient le Plan de lutte contre la pauvreté et la précarité que La Bouture se trouve devant une impasse financière : parce que, non seulement la pluri-annualité des aides que nous sollicitons n’est pas au rendez-vous, mais qu’une aussi petite association s’éreinte auprès de chaque financeurs (nous en comptons une bonne dizaine), y compris les fondations, et à éclater en une multitude de mini-projets, chacun soumis à multifinancements, ce qui relève de la cohérence globale de son engagement. Lueur d’espoir ? Formation (obligatoire ? mais quelle place y trouver pour développer les possibilités de raccrochage scolaire ?) jusqu’à la majorité des 18 ans ; quelles potentialités nouvelles attendre d’un « service public d’insertion », dont peut être la Métropole pourrait être tête de file ? Cependant, lorsqu’il est vécu, de part et d’autre, les personnes concernées et les institutions, le décrochage entre dans la spirale d’un traitement d’urgence ; C’est bien méconnaître la réalité du vécu des jeunes concernés : Lorsque la rupture est accomplie, le décrochage est souvent un acte de survie opéré par le jeune avant une rupture plus grave. Un temps de décantation, de prise de recul s’impose pour faire du positif à partir de cet acte, avant que ce jeune puisse rebondir ; car rapidement à la perte de confiance dans les institutions se trouve vite associé une perte de confiance en soi. Il nous faut alors accompagner sans injonction, sortir de toute culpabilité autant de la part du jeune que de sa famille, et c’est l’indépendance de La Bouture qui le permet, de telle sorte qu’ensemble « confiance en soi ; capacité à choisir » parmi différents possibles et confiance dans le monde des adultes, se réinstallent. Le désir d’école, si profondément enfoui, peut alors être saisi comme voie d’avenir. La porte ouverte de La Bouture en direction des jeunes et de leurs familles s’inscrit dans ce temps long qui ré-ouvre la voie de l’émancipation : Tous les jeunes que nous accompagnons ne choisissent pas un retour en scolarité et ne candidatent pas au CLEPT, entre 1/3 et 50% de ceux qui entrent en « atelier de raccrochage » y candidatent, mais tous choisissent leur voie en dehors de toute injonction et cette approche est émancipatrice pour tous. La Bouture a engagé un travail en direction des parents : avec la perspective de leur proposer un « groupe de parole » pour échanger : entre ceux qui sont aux prises du décrochage et ceux dont les enfants s’en sont sortis. Au préalable, nous avons en préparation une brochure, qui soit en quelque sorte une introduction ; une première aide ; l’outil de prise de conscience qu’ils ne sont pas seuls à se débattre face à la complexité de ce qu’ils vivent, ni coupables, qu’il existe un chemin et qu’ils peuvent être accompagnés.

Laura Noezian, présidente Christian Dupré, vice-président

Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page2/11


www.labouture.education

Dossier de Presse 2018

Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page3/11


La Bouture, créée en 1996 à Grenoble, est une très petite association, bien qu’elle ait de grandes ambitions. Initialement « lanceuse d’alerte » sur l’importance sociale et l’ampleur du décrochage scolaire (devenu « grande cause nationale »), elle a porté dans un premier temps le projet de création du Collège Lycée Elitaire Pour Tous (Clept), qui a ouvert lors de la rentrée scolaire 1999-2000. Après 2000, au-delà du travail mené conjointement avec le Clept, La Bouture a diversifié ses missions et œuvre pour la prise en compte du décrochage scolaire tant par les institutions que par les professionnels, elle accompagne également des jeunes et leur famille vers les différentes voies du raccrochage. Aujourd’hui, après 25 ans d’action, La Bouture vient de décider, pour raison économique et pour sauver l’association de se séparer de ses salariés, ceci afin de pouvoir éviter une liquidation judiciaire, sinon se trouvant à court terme en cessation de paiement. De nombreuses associations se trouvent aujourd’hui confrontées à des difficultés d’ordre financier, confrontées à des arbitrages difficiles, alors même que - toutes tendances confondues – les politiques ventent les vertus et la capacité d’engagement de la société civile. Cependant, il nous faut prendre en compte une autre réalité : le fait que l’engagement citoyen de La Bouture vient totalement à contre courant. Face au grand nombre des jeunes en rupture avec l’école et sans activité ; c’est également tous horizons politiques et institutionnels confondus, qu’est privilégié comme solution le circuit court vers l’emploi ; à tel point que parmi les acteurs qui les accompagnent, nous nous trouvons bien seuls à introduire parmi « les possibles » et en en balisant le chemin un retour en scolarité donnant accès au baccalauréat. Que la vie associative soit rude parce qu’elle s’attache à des situations violentes pour ceux qui les vivent : mal logement, grande pauvreté, exclusion, … c’est notre tribu. Que l’Etat, les collectivités territoriales, l’ensemble des institutions et fondations, s’attachent à objectiver les convergences entre les politiques qu’ils définissent et les actions que nous menons dans le cade de notre projet associatif : nous les souhaitons ! En résulte à la fois, enrichissement mutuel et principe de réalité. Mais, s’il vous plait, ne transformez pas l’action associative, qui procède d’un engagement citoyen et du fait même tout autant politique, en une addition de micro-projets toujours à reconsidérer ; nous assimilant à des prestataires rôdés à la mise en concurrence par le jeu des consultations. Ceci s’assimile à une « vente à la découpe » de ce qui procède de la cohérence globale de notre projet associatif ! Ne croyez pas que nous crions au loup pour seulement survivre ; nous sommes sollicités intensément dans le cadre de nos accueils téléphoniques et quotidiens par des jeunes, des parents et des porteurs de projets. En découlent dans nos murs les rencontres avec les jeunes et leurs parents en flux quasi continu. Nombre d’actions engagées ne peuvent se poursuivre sans mobiliser le savoir faire de nos salariés, eux mêmes très engagés, auxquels il est difficilement envisageable de substituer du jour au lendemain une action bénévole.

Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page4/11


Jusqu’à aujourd’hui les trois axes d’intervention de La Bouture • En direction des jeunes et de leur famille. Actions tournées vers l’accueil et l’accompagnement des jeunes et des familles, en lien avec les acteurs sociaux confrontés au décrochage scolaire.

• En direction des professionnels, des institutions et des collectivités qui s’attachent à accompagner les jeunes en situation de rupture à l’échelle Auvergne Rhône-Alpes.

• Participation à la veille stratégique et à la production de connaissances en matière de décrochage et de raccrochage scolaire -en particulier dans les territoires ruraux et les quartiers de la politique de la ville- avec l’appui du Conseil scientifique de La Bouture.

En direction des professionnels qui les accompagnent

En direction des jeunes et des familles Entretiens et Ateliers de Raccrochage, leur essaimage

Appui aux porteurs de projets territoriaux AMO Plateformes

& rural Permanences Téléphoniques

Action Primo Arrivants

Action Parents Tutorat en collèges et lycées, leur essaimage

n tio ca i un ns m tio s m a ge Co blic ra v u u P o et

Ressources en ligne À destination des Jeunes, des familles et des professionnels

Veille et Exploitation données

AMO PRE

Formation et formation intermétiers

Journées d’études et préparation colloques

Conseil Scientifique

En direction de la société et des responsables publics

En tant qu’association agréée partenaire de l’enseignement public, La Bouture développe un projet dont la cohérence et l’efficience repose sur l’interdépendance des trois volets qui le constituent.

Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page5/11


En direction des jeunes et de leur famille à l’échelle du grand bassin grenoblois

CONTEXTE ET ENJEUX Malgré les dispositifs mis en œuvre par l’Éducation nationale pour enrayer le décrochage scolaire, le nombre d’adolescents qui quittent le système scolaire sans avoir validé leur cursus est encore estimé à près de 90 000 par an. Par ailleurs, les progrès réalisés ces trois dernières années portent principalement sur la persévérance scolaire, mais le raccrochage de ceux qui sont déjà sortis de l’école reste difficile et peu porté institutionnellement. Raccrocher les jeunes à une formation, une scolarité, et plus généralement un projet qualifiant correspond à des enjeux personnels pour eux, mais également à des enjeux sociaux notamment en termes de cohésion sociale, et enfin, à des enjeux économiques puisqu’on estime que chacun d’eux coûtera plus de 200 000 euros en accompagnements et dispositifs divers cumulés tout au long de sa vie.

ACTION L’action déployée en direction des jeunes et de leur famille a pour objectif de les informer sur leurs droits et leurs devoirs en termes de scolarité et de leur apporter aide et conseils leur permettant de se situer et de formuler leur projet de raccrochage. Notre action auprès des jeunes et des familles nécessite d’entretenir d’importants relais avec des éducateurs de prévention, conseillers des missions locales et de Pôle emploi, CIO, établissements scolaires et services académiques, éventuellement avec des services de santé, etc. C’est par ce tissage de relations que nous pouvons assurer les médiations nécessaires à la reprise de contact entre les jeunes décrocheurs qui ne se sentent plus concernés par l’offre publique de formation et d’insertion et les institutions. Notre expertise est également mobilisée par des acteurs locaux pour assurer des séances d’information et de sensibilisation (auprès des bénévoles de l’AFEV par exemple), ou pour siéger dans les équipes pluridisciplinaires de soutien des Programmes de réussite éducative. Depuis quelques années, l’enjeu des enfants et jeunes primo-arrivants souhaitant intégrer un parcours scolaire ou de formation conduit de nombreux acteurs et/ou d’autres associations à solliciter l’aide de La Bouture. Le rajeunissement des décrocheurs conduit La Bouture de plus en plus fréquemment à accompagner à la fois les jeunes et leurs parents. L’accueil des jeunes et des familles s’organise de cinq manières : 1- un accueil téléphonique 2- des permanences au siège de l’association 3- des entretiens suivis dits « ateliers de raccrochage » pour certains jeunes 4- des accueils décentralisés en collaboration avec des établissements ou associations partenaires 5- l’animation d’un groupe pour les parents.

Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page6/11


En direction des professionnels, des institutions et collectivités À l’échelle régionale Auvergne-Rhône-Alpes CONTEXTE ET ENJEUX Les compétences qui permettraient aux professionnels de faire face au défi des jeunes en rupture ne sont pas comprises dans les formations initiales, et les personnels de l’Éducation nationale, de la politique de la ville, du travail social et de l’insertion professionnelle sont globalement démunis face aux situations qu’ils rencontrent. Par ailleurs, si les causes du décrochage s’ancrent la plupart du temps à l’école, le raccrochage des jeunes qui ont lâché prise relève d’une intervention pluri-acteurs à l’échelle des territoires, nécessite des changements de pratiques professionnelles et des coopérations entre différentes institutions et différents métiers. Notre expérience nous conduits en effet à promouvoir et soutenir des démarches partagées afin de dépasser les limites de l’individualisation et d’un clientélisme entre différentes structures dont jouent souvent les jeunes avant de s’y perdre.

ACTION Notre action a pour objet de soutenir et qualifier l’activité des professionnels chargés de prévenir le décrochage scolaire des jeunes et/ou de favoriser les raccrochages en formation et vers l’emploi. Elle a pour principe d’assurer un lien entre le terrain, les institutions et la recherche, et de promouvoir l’entraide et la coopération entre les acteurs, en particulier sur les territoires déficitaires où la structuration existe peu ou pas. Notre posture est résolument celle d’un « Centre ressource Décrochage-Raccrochage » à disposition des acteurs éducatifs institutionnels ou associatifs, professionnels ou bénévoles de la Région Auvergne Rhône-Alpes. De ce fait, les appuis proposés s’adaptent aux besoins des équipes, des territoires et des projets. Bien souvent conçus « sur mesure », ils prennent des formes diversifiées. • •

• •

Réponses aux demandes d’information et de conseils (dispositifs, coordonnées d’intervenants potentiels, possibilités de financements, réglementation, etc.). Qualification des intervenants par des actions de formation : journées d’étude, formation continue, interventions dans les cursus de formation initiale (personnels de l’Éducation nationale, travailleurs sociaux, missions locales, etc.) Appui technique et méthodologique pour la conduite de projets, qu’ils relèvent d’établissements, d’institutions ou de dynamiques territoriales. Animation de réseaux d’acteurs à l’échelle des territoires.

Dans la perspective de contribuer à des changements de pratiques professionnelles durables, nos interventions se réalisent toujours en lien étroit avec les institutions potentiellement concernées par notre action: Services de l’Éducation nationale, Directions départementales de la Cohésion Sociales, Caisses d’allocations familiales, etc. Ces institutions sont tenues informées des actions conduites dans leur champ de compétences et associées à leur évaluation. Dans la mesure du possible, elles sont associées à leur conduite (co-animation de groupes de travail, relais d’information auprès des professionnels, etc.). Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page7/11


Veille, recherche et développement CONTEXTE ET ENJEUX « La connaissance du phénomène social du décrochage est récente et prend sa source en Rhône-Alpes avec le colloque fondateur organisé en 1998 par La Bouture »1 estime Thierry Berthet, Directeur de recherche en Science politique au CNRS. C’est en effet à partir de ce colloque, et du livre qui en est issu ( Les lycéens décrocheurs. De l’impasse aux chemins de traverse, dirigé deux des fondateurs2 de La Bouture, et publié aux éditions de La Chronique Sociale à Lyon en 1998) que des équipes de chercheurs se sont emparé du sujet. Depuis, la recherche a permis d’identifier les causes, les processus et les enjeux du décrochage des jeunes. Elle documente toutefois peu l’évolution du phénomène et les conditions à remplir pour permettre des raccrochages réussis.

ACTION « Contribuer à sensibiliser les pouvoirs publics et les citoyens au problème des collégiens et lycéens décrocheurs » est un des objets statutaires de l’association. Elle s’est doté d’un Conseil scientifique et assure une veille stratégique pour développer et transmettre des connaissances, informer sur les évolutions du décrochage, de même que sur les conditions qui permettent le raccrochage des jeunes en rupture. Plusieurs moyens permettent ce travail conduit en lien avec les institutions et collectivités : • •

le traitement de la base de données compilant les entretiens conduits avec les jeunes et leurs parents depuis l’année 2000. l’analyse des demandes de formation et des sujets apportés par les équipes professionnelles qui nous sollicitent et les institutions avec lesquelles nous coopérons.

éventuellement, la conduite de recherches ou recherches-actions spécifiques

Ces apports alimentent notre action (formation, ingénierie, accompagnement de projets, etc.). Ils permettent également une mise en débat des aspects qui restent encore des angles morts de la connaissance parce que constituant des phénomènes émergents.

Cette mise en discussion se fait avec les institutions dans la perspective de renforcer les politiques publiques face aux évolutions des phénomènes (rajeunissement des décrocheurs notamment), et avec la communauté scientifique par des communications, publications et colloques.

1

Thierry Berthet est directeur de recherche CNRS en science politique au Centre Emile Durkheim (Université de Bordeaux & Sciences-Po Bordeaux). Il dirige également le centre régional du Céreq en Aquitaine. Il a publié, avec Joël Zaffran , Le décrochage scolaire. Enjeux, acteurs et politiques de lutte contre la déscolarisation, aux Presses universitaires de Rennes en 2014. Le rôle pionnier de La Bouture est également attesté par Pierre-Yves Bernard, enseignant chercheur en sciences de l’éducation à l’université de Nantes et diplômé de l’IEP de Paris qui a publié "Le décrochage scolaire" dans la collection Que Sais-Je ? aux Presses universitaires de France en 2011. Il s’agit de Marie-Cécile Bloch et Bernard Gerde.

2

Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page8/11


Quelques chiffres 2017 •

A raisons de 24h semaine, 1 289 appels ont été reçus en 2017, dont 966 en provenance des jeunes et des familles et 323 de la part de professionnels, auxquels il convient d’ajouter 52 courriels. Origines géographiques des 966 appels téléphoniques en provenance des jeunes et des familles, dont 389 hors Isère :

3

70

35

Autres régions 98

41

2 36

Agglo Grenoble 346

22

12

28

42

Isère hors Agglo 231

Personnes et structures qui ont encouragé les jeunes à s’adresser à La Bouture en 2017 :

5% 10 % 30 %

Parents et amis (51)

Internet (31)

Education nationale (Hors Clept) (29)

E2C (3)

Association migrants (29)

Travailleurs sociaux (17)

17 %

2% 18 %

Dossier de Presse

Missions locales (9)

17 %

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page9/11


Tableau récapitulatif des actions de formation et évolutions :

2015

2016

2017

Formations Nombre de personnes différentes Nombre de jours Total des journées/participants

161 18 336

265 15 359

186 15 255

Conférences Nombre de personnes Nombre de conférences Total des journées/participants

306 2 306

23 1 23

99 4 99

Accompagnement de projets territoriaux Nombre total de personnes concernées Nombre de jours d’intervention Total des journées/participants

42 15 178

79 17 247

204 8 255

-

-

845

Site Internet (mise en ligne octobre 2017) Connexions sur les pages « Ressources en ligne »

Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page10/11


Les colloques organisés par La Bouture 2015 : La Bouture et ses partenaires ont organisé un colloque d’échanges et de production Intitulé « Face au défi des jeunes en rupture, Construire un " En Commun " comme visée éducative et principe d’action », ce quatrième colloque a eu pour thème la dialectique entre individuel et collectif dans la prise en charge des jeunes, que ce soit en établissements scolaires, dans les Missions Locales, les Programmes de réussite éducative, les espaces de loisirs collectifs, etc. Il a représenté un moment de réflexion, de formation mutuelle et de construction collective de pistes d’action, autour du thème du « En commun ».

2010 : L’école, que s’agit-il d’y réussir ? À l’occasion des dix ans du Collège-lycée élitaire pour tous, des acteurs sociaux multiples et chercheurs d’horizons variés se sont rencontrés, pour explorer les démarches des uns et des autres en matière de raccrochage des jeunes, répertorier des obstacles rencontrés, et dégager des perspectives de réflexion et d’action pour les années à venir.

2003 : Le raccrochage scolaire. Qu’en sait-on ? Que peut-il nous apprendre ? Ce colloque a fait suite aux trois premières années d’expérience du Clept à Grenoble, et au rendu d’un programme de recherche interministériel sur les processus de déscolarisation. Les interventions et les ateliers ont été l’occasion de questionner l’école, à travers son organisation, son offre, sa finalité, non pas pour la culpabiliser comme seule instance ayant à rendre des comptes, mais pour la responsabiliser car la noble ambition d’assurer l’égalité des chances lui incombe.

1998 : Les lycéens décrocheurs Ce premier colloque été l’occasion pour les fondateurs de La Bouture de restituer les résultats d’une étude de faisabilité d’un dispositif scolaire pour les lycéens décrocheurs dans l’académie de Grenoble. Le Clept naîtra deux ans plus tard. Les journées ont mobilisé de nombreux praticiens et chercheurs parmi lesquels Guy Berger, Sylvain Broccolichi, Dominique Glasman, Élisabeth Martin, Philippe Meirieu, Patrick Rayou, Jean-Yves Rochex, Bertrand Schwartz, Gérard Wiel… Elles ont eu pour résultat de porter le phénomène du décrochage sur la place publique afin qu’il ne reste pas un « impensé » institutionnel et scientifique. Jusque-là, les décrocheurs étaient désignés comme « les perdus de vue de l’école »…

Dossier de Presse

● La Bouture● 11 Cours Jean Jaurès – 38 000 Grenoble ● 04 76 17 09 46 ● contact@labouture.org ●

Page11/11


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Issuu converts static files into: digital portfolios, online yearbooks, online catalogs, digital photo albums and more. Sign up and create your flipbook.