
1 minute read
la route LAFARGE
“Literal and allegorical, the Nonsites confounded the illusion of materiality and order. The mirrors functioned to order and displace, to add and subtract, while the sediments, displaced from its original site, blur distinctions between outdoors and indoors as well as refer the viewer back to the site where the materials were originally collected.”
Robert Smithson, à propos de la notion de Nonsite, 1968
Advertisement
Le concept de non-site forgé par l’artiste américain Robert Smithson désigne une série d’oeuvres qu’il entreprend alors: ces installations, faites de matériaux hétérogènes (fragments géologiques, cartes, photos aériennes, textes…) géométriquement réinterprétés, arrangés, cadrés, sont inspirées par des sites suburbains auxquels elles renvoient métaphoriquement mais sans se confondre avec eux, puisqu’elles prennent place dans des intérieurs (des galeries d’art) qui en sont les antithèses. [...] Bientôt, en s’aventurant plus loin dans la dialectique entre site et nonsite, il entreprendra de travailler cette représentation dans sites délaissés en intervenant à même leur réalité physique (in situ).
Extrait de L’art de la mémoire, le territoire et l’architecture, Sébastien Marrot, Editions de la Villette, 2010