SPÉCIAL FUTURS EMPLOYEURS FÉVRIER 2014 VOLUME 6 • N°3
ÉQUIPE RÉDACTRICE EN CHEF Stéphanie Lavoie
RESPONSABLES DE LA PUBLICITÉ Roxanne Flibotte-Rousseau Ann-Catherine Fortin
CONCEPTRICE GRAPHIQUE Mayli-Anne Hébert
PHOTOGRAPHES Jonathan Girard Félix Rhéaume
RÉDACTEURS Laurence Belzile-Rioux Clarisse Bérubé Caroline Dallaire-Vallée Catherine Duchesne Lara Émond Jonathan Girard Élisabeth Jean Karell Picard Félix Rhéaume Laurie Salvail Jean-François Simard Éloïse St-Maurice
0405 ÉDITORIAL
MÉTIER
De nouveaux défis
Comment devenir un bon gestionnaire de communauté ?
10 12 RELATIONS PUBLIQUES
JOURNALISME
Portrait d’une profes-
parlant
sionnelle de la communication politique
Régionalement
SOMMAIRE
06 08 MÉTIER
JOURNALISME
Dépoussiérer
Les débuts du
les hebdos
journalisme autonome
14 16 18 PUBLICITÉ
MÉDIAS SOCIAUX
VOS HISTOIRES
Oui, Brad !
Des opportunités
Le courrier
professionnelles au
de la bouteille
bout de votre souris
Éditorial
DE NOUVEAUX DÉFIS Pourquoi n’y avons-nous pas pensé plus tôt ? Un numéro complet sur les emplois en communication, en journalisme et en publicité. C’est un sujet qui nous interpelle tous. STÉPHANIE LAVOIE stephanie.lavoie.14@ulaval.ca
StephLavoie218
Les rédacteurs ont préparé di-
découvrir de nouvelles agences ou
vers articles sur des entreprises
de nouvelles branches de la communi-
de communication ou sur des commu-
cation qui est si vaste et diversifié.
nicateurs présents dans d’autres types d’entreprises. C’est un tour d’horizon sur nos futurs employeurs que vous découvrirez dans nos pages.
La sortie de notre premier numéro d’hiver signifie aussi que la nouvelle session est bien commencée. Pour certains ce sera la dernière. Leur par-
Dans nos articles, vous retrouve-
cours au baccalauréat se terminant en
rez des conseils offerts par des profes-
mai pour commencer dans « le vrai
sionnels de tous les domaines pour
monde ». Pour d’autres, ce sera la réa-
bien commencer votre future carrière.
lisation de projets entamés depuis
Vous découvrirez peut-être un nouvel
plusieurs mois dans les comités
emploi : pour ceux qui aime le Web, la
du bac. Peu importe vos plans, l’équipe
politique ou pour ceux qui ne veulent
de l’Intercom Magazine vous souhaite
pas de patron ou ceux qui veulent tra-
beaucoup de succès.
vailler en région. Vous découvrirez les
04
qualités à avoir et ce qu’il faut faire pour décrocher l’emploi de vos rêves. Ce sera assurément un numéro
à refaire dans les années à venir pour
L'Intercom Magazine • Février 2014
Métier
COMMENT DEVENIR UN BON GESTIONNAIRE DE COMMUNAUTÉ ? ÉLISABETH JEAN elisabeth.jean.1@ulaval.ca
IntercomMag
Au cours des dernières années,
tant. En effet, il ne faut jamais oublier qu’il
la profession de gestionnaire de commu-
faut avoir un minimum d’intérêt sur un
nauté a connu une évolution constante.
sujet afin de produire un bon contenu
Ce métier qui consiste à animer et à fédé-
et de bien animer les foules.
rer des communautés sur Internet pour le compte d’une société ou d’une marque est aujourd’hui pris d’assaut par un nombre impressionnant de pseudo- gestionnaires. Cependant, ne s’improvise pas gestionnaire de communauté qui veut. En effet, derrière l’activité de ces professionnels se cachent une stratégie, un sens du marketing et une connaissance accrue des médias sociaux. Voici 4 aptitudes requises pour être un bon gestionnaire de communauté.
1. S’INTÉRESSER AUX MÉDIAS SOCIAUX Profondément lié au Web 2.0 et au développement des réseaux sociaux, ce métier demande un minimum de connaissances sur les médias sociaux. Les choses changent rapidement dans ce milieu et c’est pourquoi il faut s’intéresser à Twitter, Facebook et les autres afin d’en connaître l’évolution et les nouveaux procédés.
2. ÊTRE PASSIONNÉ PAR SON DOMAINE Si être passionné par les médias sociaux est un essentiel, être passionné par le domaine dans lequel œuvre la marque, l’entreprise ou l’événement que l’on représente sur la toile l’est tout au-
3. ÊTRE OBSERVATEUR, POLYVALENT ET SAVOIR S’ADAPTER Le facteur humain est au cœur du travail de gestionnaire de communauté. Celui-ci doit prendre le pouls de la population afin de bien interagir avec elle. Le gestionnaire doit donc être observateur, polyvalent et être doté d’aptitudes sociales afin d’être réactif et alerte à tout ce qui se passe sur la toile.
4. MAÎTRISER LA LANGUE FRANÇAISE ET SAVOIR ÉCRIRE Le gestionnaire de communauté est la voix de l’entreprise sur les médias sociaux. Ce dernier doit donc savoir écrire à la perfection sans quoi l’image de la compagnie pourra être entachée par des publications mal rédigées, un discours non adapté ou des fautes d’orthographe. Pour en savoir plus sur la réalité du métier de gestionnaire de communauté au Québec, vous pouvez consulter le livre électronique « Démystifier le gestionnaire de communauté au Québec ».
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Métier
DÉPOUSSIÉRER LES HEBDOS Pour un jeune journaliste ambitieux tout droit sorti du programme de communication, les hebdomadaires régionaux ne semblent pas l’endroit le plus stimulant pour amorcer sa carrière. Michel Bédard, photographe et journaliste autodidacte, travaillant depuis 25 ans pour le Beauport Express, nous prouve le contraire en nous livrant ses impressions sur ce milieu en constante évolution. JEAN-FRANÇOIS SIMARD jean-francois.simard.12@ulaval.ca
Jeanfransim
Le métier de Michel Bédard a
journalistique. Plus centrées ? Oui,
beaucoup évolué depuis la publication
mais d’autant plus nombreuses
de son premier photoreportage. Il le
depuis l’apparition des nouvelles
souligne : « avant, on était des
technologies.
hommes à tout faire. On cherchait la nouvelle, on écrivait des textes, on prenait des photos, on faisait le montage du journal ». Depuis l’acquisition du Beauport Express par Transcontinental il y a près de 10 ans, les temps ont changé. Cet hebdomadaire, maintenant affilié à six autres publications de
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la région de Québec, est mené par un directeur de l’information. Ce dernier s’occupant des affections aux journalistes. Les tâches des rédacteurs sont ainsi davantage centrées sur le travail
L'Intercom Magazine • Février 2014
Pour Michel Bédard, le plus grand défi en 2014 est d’alimenter en temps réel le site Internet de son hebdomadaire. « Nos patrons nous demandent d’être compétitifs avec les quotidiens. La nouvelle doit sortir vite. » Désormais, avec l’instantanéité de la nouvelle, le journaliste d’hebdomadaire n’a plus une semaine pour fignoler son article. « Le deadline, c’est maintenant ! », souligne Bédard. Les employés des hebdomadaires font
aussi face à un autre grand défi : augmenter les taux de passage sur Internet. Au grand le plus simple pour y arriver est souvent la « mauvaise nouvelle ». « Les faits-divers sont ce qui attirent les clics sur Internet. Sexe, vols, accidents : les gens en sont friands », soutient-il. Même si les faits divers saturent le site Internet du Beauport Express, reste que la publication papier s’investit avant tout d’une mission communautaire. Cet objectif rompt avec le mandat des quotidiens, où la nouvelle régionale, nationale et interna-
[
UN TRAVAIL QUI N’EST PAS FAIT POUR TOUS « Être facile d’approche, présent dans le milieu », voilà, de son propre aveu, la clé du succès de Michel Bédard. Pour travailler dans un hebdomadaire, il faut aussi être disponible en tout temps. « Je n’ai jamais compté mon temps », concède fièrement Bédard.
[
désarroi de Michel Bédard, le chemin
JE N’AI JAMAIS COMPTÉ MON TEMPS - Michel Bédard
tionale prime. Pour Michel Bédard, un hebdomadaire « c’est le journal du milieu. Quand les gens l’ouvrent, il faut que ça parle d’eux ». Ce type de publication démocratise l’information communautaire en abordant les sujets que les quotidiens ignorent : évènements communautaires, portraits de gens d’ici et d’organismes régionaux, accomplissements sportifs et culturels. Pour les hebdomadaires, « il n’y a pas de petites nouvelles », selon Bédard.
Un journaliste oeuvrant dans le milieu communautaire doit également être capable de dénicher des nouvelles. Pour ce faire, il faut sans
cesse sillonner le territoire, assister aux assemblées de conseil d’arrondissement, garder contact avec les comités de loisir, les écoles, les organismes, mais surtout le public. Si ce sont les journalistes qui livrent la nouvelle au public, cette même
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nouvelle est souvent acheminée par le
public lui-même. « On les invite à nous envoyer des nouvelles. C’est la meilleure façon pour que l’on parle d’eux ».
Crédit : Beauport Express
Journalisme
LES DÉBUTS DU JOURNALISME AUTONOME En décembre dernier, Mariève Paradis, journaliste indépendante et présidente de l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), est venue à l’Université Laval présenter sa conférence « Débuter à la pige ». Une formation pertinente pour de futurs journalistes. STÉPHANIE LAVOIE stephanie.lavoie.14@ulaval.ca
StephLavoie218
Le journalisme à la pige peut être
Au début, comme journaliste
difficile au départ. Il faut se faire
indépendant, Mariève Paradis recom-
un nom et les contrats ne sont pas
mande d’envoyer ses articles à de plus
toujours abondants. Pour se distinguer
petits médias, des médias indépen-
et réussir, Mariève Paradis conseil
dants, spécialisés ou régionaux. Évitez
d’ajouter une corde à son arc en
les grosses publications et les généra-
ayant un certificat dans un certain
listes. Il existe plusieurs magazines
domaine autre que le journalisme
professionnels (trade) qui recherchent
ou de se passionner pour un do-
des textes très spécialisés de jeunes
maine précis. Cela permet de se spé-
journalistes. En fait, il est important
cialiser dans un centre d’intérêt.
de connaître les médias pour lesquels
Les jeunes journalistes voudront aussi se trouver un mentor, un journa-
on souhaite soumettre des textes. Connaître son lectorat, sa vision, etc.
liste d’expérience à la pige pour
Lors de la conférence de Mme
les conseiller et les guider. Les étu-
Paradis, celle-ci partageait quelques
diants peuvent aussi être membres
astuces pour bâtir son expérience.
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de l’AJIQ à tarif réduit. Être membre
Le bénévolat peut être une façon de
permet entre autres d’accéder au
remplir son portfolio. Pendant les
forum de l’association et de discuter
années d’études, écrire gratuitement
avec d’autres journalistes et de poser
pour la visibilité et faire du bénévolat
ses questions.
sont des options convenables. Il faut
L'Intercom Magazine • Février 2014
[
[
INFO : LA MENTION « INDÉPENDANT » RENVOIE AU STATUT D’EMPLOI DU JOURNALISTE. LA MENTION « PIGISTE » RENVOIE AU MODE DE PAIEMENT.
pour vendre ses articles et avoir une certaine fibre
cependant faire attention, car le travail à
entrepreneuriale. Il faut aussi
une valeur. Dès l’arrivée sur le marché
être discipliné, car c’est au journaliste
du travail, cela n’est plus bénéfique. La vi-
à choisir son horaire et ses contrats. Les
sibilité ne paye pas le loyer ! Pour de la
livres et guides pour les travailleurs auto-
bonne visibilité, vous pouvez créer un
nomes sont aussi de très bons outils.
blogue. Celui-ci vous permet de partager des textes sur ce qui vous intéresse. Cependant, un bon blogue est pertinent quand l’auteur à quelque chose à dire. Écrire seulement pour remplir son blogue avec des articles peut intéressant n’est
Finalement, si le journalisme à la pige vous intéresse, sachez que malgré les difficultés du début, cela peut être une très belle carrière si vous êtes passionnés. Crédit : ajiq.qc.ca
pas idéal. Si comme journaliste, vous partez à l’étranger, bloguez quotidiennement est une façon de se faire remarquer au Québec. Vous devenez un correspondant à l’étranger en cas d’événement majeur. Les compétences essentielles pour être un bon journaliste indépendant sont la curiosité, une excellente culture générale, la capacité de se mettre en valeur
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Ralations publiques
PORTRAIT D’UNE PROFESSIONNELLE DE LA COMMUNICATION POLITIQUE Pour ce numéro, un domaine m’est immédiatement venu en tête, celui de la communication politique. On retrouve plusieurs postes en communication au sein des diverses organisations politiques. De nombreux diplômés se tournent vers ces emplois. J’ai donc eu l’occasion de m’entretenir avec Anne-Sophie Belzile, une professionnelle de ce milieu, possédant une expérience impressionnante sur le terrain. LAURENCE BELZILE-RIOUX laurence.belzile-rioux.1@ulaval.ca laubrioux
Diplômée de l’Université Laval avec un baccalauréat en communication publique dans le profil publicité en 2002, Anne-Sophie fait ses premiers pas dans la sphère politique en 2005. Elle est attachée politique de deux députés à l’Assemblée nationale du Québec. À l’époque, ses tâches sont de faire les relations avec les bureaux de comté et la haute gestion, l’organisation de l’agenda et la préparation de documents pour les comités parlementaires.
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À la suite de cette expérience et grâce à ses compétences et aux contacts établis, Anne-Sophie entreprend de nouveaux défis dans la politique québécoise, puis canadienne. Elle fut adjointe spéciale d’une sénatrice au Sénat du Canada en 2007, adjointe spéciale principale au bureau de Stéphane Dion en 2008 et participa également au « War Room » lors de la campagne électorale de 2008 pour le Parti libéral du Canada comme coorganisatrice de la soirée électorale.
méthode, on évite les interprétations que l’on ne peut pas contrôler. Ainsi, de 2008 à 2011, Anne-Sophie occupe les titres de conseillère politique et d’adjointe exécutive et législative pour une députée de la Chambre des communes à Ottawa. Cependant, elle est invitée, en 2011, à titre d’adjointe spéciale à la tournée nationale du chef Michael Ignatieff et parcourra les quatre coins du Canada durant la campagne électorale. Cette expérience enrichissante, mais exigeante,
Pour Anne-Sophie, une caractéris-
lui permet de coordonner la distribution
tique prime dans la sphère de la com-
et la révision des produits de communica-
munication politique : la polyvalence.
tions destinés à la presse canadienne,
Les nouveaux communicateurs doivent
en plus d’effectuer des recherches
être en mesure d’accomplir plusieurs
de dernières minutes pour les « briefing »
tâches dans divers domaines qui ne sont
quotidien du chef.
pas toujours connexes et usé de débrouillardise. Elle mentionne aussi comme caractéristique la discrétion, la loyauté et l’utilisation de stratégie, car il faut être capable d’anticiper les conséquences de ses actions.
Dans un métier en constante mouvance, Anne-Sophie eut l’occasion en 2012 de faire un séjour d’un an en Allemagne à titre d’invitée canadienne, chercheuse et agente de communications pour la Brandenburg Institute on Security and
Un bon communicateur, selon An-
Society. Depuis septembre 2013, elle est
ne-Sophie, est un individu qui est ca-
de retour au Canada et occupe maintenant
pable de passer un message clair, précis
un emploi au sein du leadership de l’oppo-
et concis ; une maxime qu’elle retient
sition au Sénat du Canada.
de son passage à l’université. Comme personne ne comprend un message de la même façon, il est nécessaire de l’épurer sous sa forme la plus simple. Par cette
Photo : Anne-Sophie Belzile accompagnée de personnalités politiques (dans l’ordre : David McGown, Joe Clark, Anne-Sophie Belzile et Jean Chrétien). Crédit : Greg Kolz
Journalisme
RÉGIONALEMENT PARLANT À la sortie des études, nombreux sont les étudiants ne sachant plus où donner de la tête. Afin de trouver un poste en journalisme, est-il préférable de tenter sa chance en région ou vaut-il mieux se concentrer à la recherche d’un emploi dans les grands centres? JONATHAN GIRARD jonathan.girard.10@ulaval.ca
JoGirard93
Afin d’en apprendre davantage
port à l’influence du contexte territo-
à ce sujet et d’obtenir le plus récent
rial sur la pratique du métier de journa-
portait de la situation, j’ai eu l’occasion
liste, M. St-Gelais a surtout évoqué
de m’entretenir avec François St-Gelais,
des différences concernant les
titulaire d’un Baccalauréat en Commu-
aspects professionnel et humain.
nication publique de l’Université Laval
« Sur le plan professionnel, dans
et désormais éditorialiste au journal Le
de grands centres [comme Québec],
Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
il y a des journalistes spécialisés
C’est d’abord dans l’optique
en économie, en santé, en politique,
de bien différencier le milieu régional du milieu métropolitain que nous avons amorcé la conversation. En réponse à mon interrogation par rap-
L'Intercom Magazine • Février 2014
etc. Ces gens-là vont presque uniquement se concentrer sur leur domaine de compétences. En région, c’est beaucoup plus rare », raconte-t-il. François St-Gelais m’a aussi expliqué que
le principal défi auquel les journalistes tra-
et on y rencontre nos sources. Ça change
vaillant en région ont à faire face réside
les perspectives et ça oblige le journaliste
dans le fait qu’en une seule journée,
à démontrer un grand sens éthique, beau-
ils peuvent être appelés à rencontrer
coup de professionnalisme et être encore
des gens de milieux diversifiés. De là l’im-
plus solide par rapport à ce qu’il écrit.
portance d’être au courant de tout et
C’est un défi de plus », précise-t-il.
de s’intéresser aux principaux aspects de chaque domaine. « Il est essentiel de pouvoir manœuvrer [à travers ceux-ci] afin de trouver de bonnes questions et d’écrire quelque chose de cohérent », affirme-t-il.
Lorsque vient le temps de chercher un emploi, un étudiant en journalisme se doit d’envisager la possibilité de travailler en région. Les chances d’y trouver rapidement du boulot sont excellentes et, en plus de toucher à tous les secteurs
Par rapport à l’aspect humain, M. St-
en même temps, « c’est l’endroit où l’on
Gelais m’a confié que la proximité régio-
apprend le plus rapidement ». Selon
nale constituait à la fois un défi et un
François St-Gelais, même si cet aspect est
grand avantage. Les principaux acteurs
exigeant aussi bien psychologiquement
d’une région sont souvent plus dispo-
que physiquement, rien n’est plus stimu-
nibles et plus faciles à rejoindre que ceux
lant et excitant que d’entamer sa carrière
œuvrant dans de grandes villes. Un journa-
dans un tel environnement.
liste peut, par exemple, écrire un article à propos d’une personne qu’il ne reverra plus jamais par la suite. « Ici [au SaguenayLac-Saint-Jean], on va faire notre épicerie
OUI, BRAD !
L’agence publicitaire Brad est une entreprise fondée à Québec en 1994. Depuis le début des années 2000, elle a également un bureau à Montréal. Elle a rapidement su se faire une grande place et une bonne réputation dans le domaine de la publicité. Cette entreprise floris sante compte parmi ses clients la compagnie LEGO, l’Université Laval, la CSST, Budweiser et le Musée des Beaux-Arts de Montréal. LAURIE SALVAIL laurie.salvail.1@ulaval.ca
L'Intercom Magazine • Février 2014
salvaillaurie
Publicité
Martin Bernier, coprésident de Brad, est encore aujourd’hui bien impliqué auprès de la relève. Il est entre autres, depuis 2006, mentor au service de placement de l’Université Laval. Son entreprise accorde également une importante place aux jeunes par l’embauche de stagiaires. Il répond ici en tant qu’employeur à quelques questions qui pourraient intéresser les futurs communicateurs professionnels que vous êtes. Quelles aptitudes et compétences croyiez-vous nécessaires pour faire carrière dans le domaine de la publicité ? Tu dois être entrepreneur, curieux, joueur d'équipe, rigoureux, organisé, consciencieux… Tu dois être parfait, donc ? Mais non ! Par contre, tu dois te dire que plus tu regroupes ces forces, plus tu mets les chances de ton côté. Que recherchez-vous lorsque vous engagez un nouvel employé ?
coup d’expérience et un portfolio exemplaire comme nouvel employé ? Il y a de la place pour les deux selon le poste à combler. La valeur ajoutée que ce nouvel employé peut amener à Brad est beaucoup plus importante que ses résultats scolaires ou que ses années d'expérience. Quels conseils donneriez-vous à un futur candidat sur le marché du travail dans le domaine des communications ? Sois prêt, fonces et tu l'auras. Il faut persister pour avoir ce que l'on veut des fois. Ne laisse pas tomber les gants devant les premières réponses négatives. N'hésites pas à corriger le tir pour être à la hauteur quand tu cognes à une autre porte. Dernièrement, selon M. Bernier, le réseau de contacts joue un rôle capital dans la carrière d’un entrepreneur. Un étudiant n’a pas toujours de contacts ou d’expérience. C’est pourquoi il est essentiel
Le premier contact est hyper impor-
selon lui de saisir toutes les occasions qui
tant. Que ce soit par téléphone, par cour-
sont offertes pendant notre parcours sco-
riel ou en personne. Qu'est-ce qui fait que
laire. Une deuxième chance ne se repré-
tu te démarques des autres candidats ?
sentera peut-être pas.
Démontres de l'intérêt, vas visiter le site web de ton futur employeur, prépares-toi des questions, assures-toi d'avoir en main un CV succinct (contenu pertinent et justifié) qui ne comprend pas de faute. Prioriseriez-vous un jeune finissant ayant une grande créativité et un avenir prometteur ou un candidat avec beau-
Vous pouvez consultez le site Web de l’agence : www.brad.ca Photo : Les nouveaux bureaux de Brad à Montréal. Crédit : Facebook.com/agenceBRAD
Médias sociaux
DES OPPORTUNITÉS PROFESSIONNELLES AU BOUT DE VOTRE SOURIS Facebook, Instagram, Twitter... Ça vous dit quelque chose ? Cela ne me surprendrait pas, car maintenant les médias sociaux font partie intégrale de nos vies et se multiplient sans arrêt. Ils s'ajoutent à la liste des moyens de communication courants. Bien que la majorité du temps ceux-ci sont orientés vers la vie personnelle et sociale de ses utilisateurs, il y a une exception : LinkedIn. LARA ÉMOND lara.emond.2@ulaval.ca
lara_emond
LinkedIn est un réseau social
Tout ça est bien beau, mais
de plus de 250 millions d’utilisateurs,
quels sont les avantages directs
créé en 2003. Celui-ci se démarque
pour vous, en tant qu’étudiants
vraiment de tous ses confrères, car il
en communications ?
est directement orienté vers la vie professionnelle des utilisateurs.
Premièrement, en créant votre profil et en inscrivant seulement vos
En gros, c’est un grand réseau
centres d’intérêt, vos implications
de professionnels (le plus grand
ainsi que vos emplois à ce jour, vous
du monde) de plus de 170 milieux
vous faites déjà remarquer. Vous
différents à travers le monde. Sur
n’avez pas nécessairement à envoyer
LinkedIn, les utilisateurs présentent
un curriculum vitae à toutes les entre-
leurs réalisations, leurs emplois ainsi
prises qui vous intéressent, car doré-
que leurs capacités leur permettant
navant votre CV est continuellement
ainsi de se construire un réseau
en ligne. Ce qui est extrêmement
de contacts. C’est comme un curricu-
positif pour un étudiant, car qu’y a-t-il
lum vitæ en ligne, en quelque sorte.
de mieux que de se faire remarquer
De plus, les entreprises peuvent aussi
avant d’avoir terminer ses études
se créer une page, partageant ainsi
et non après ?
leurs philosophies, leurs offres d’emploi et leurs employés.
L'Intercom Magazine • Février 2014
Un autre point très important réside dans le fait que les entreprises
inscrites sur LinkedIn y publient des offres d’emplois sur leur profil, ce qui vous permet de voir tout ce qui est offert dans les milieux qui vous intéresse. De plus, le site web vous envoie (par le biais de votre courriel personnel) environ une fois toutes les deux semaines les offres d’emplois ou de stages qui pourraient vous stimuler selon vos intérêts. En plus de se trouver un emploi et de se faire remarquer, LinkedIn permet de se créer un réseau de contacts, ce qui est crucial dans notre domaine. Il est non seulement possible de se connecter ou d’envoyer des messages à d’anciens collègues, employeurs ou étudiants, mais il est aussi possible de rencontrer de nouvelles personnes, recommandées par des gens en qui on a confiance. Il est en effet possible de publier une recommandation d’un autre utilisateur. Il ne faut pas oublier que pour se connecter à quelqu’un, la personne doit absolument accepter. Finalement, malgré tous les avantages et les opportunités que nous offre ce réseau social, il faut tout de même rester prudent. Il y a aussi certaines erreurs à ne pas commettre comme : ne pas mettre de photo, mettre une photo non professionnelle, ne pas accepter toutes les invitations par défaut, ne pas remplir votre résumé… Pour finir, il ne faut pas oublier que LinkedIn n’est pas magique, les employeurs ne tomberont pas par miracle sur votre profil, vous devez y mettre du vôtre. Rendez-vous sur www.linkedin.com.
Bonne chance et bon reseautage ! Crédit : nbcchicago.com
Vos histoires
COURRIER DE LA BOUTEILLE
Parce que ce qui arrive lorsqu’on prend un « p’tit coup » peut faire de très bonnes histoires. Que ce soit lors d’une soirée entre amis ou lors d’une sortie au bar, voici quelques anecdotes pour votre plus grand plaisir. INTERCOM.WORDPRESS.COM magazineintercom@gmail.com IntercomMag
LES BEAUX MALAISES Après une soirée bien arrosée, mon frère décide d'inviter son ami à la maison. Ce qu'il n'avait pas prévu c'est que durant la nuit, l'invité décide de se lever pour escalader la corde de bois dans le sous-sol. Ma mère, entendant ce bruit étrange, se réveille en sursaut. Lorsqu'elle entend des pas lourds monter l'escalier et sa poignée de chambre remuer, elle devient aussitôt craintive. Heureu s ement, elle avait verrouillé sa chambre avant de se coucher. Les bruits cessent. Prenant son courage à deux mains, elle se lève pour aller vérifier que rien n'a disparu, redoutant qu'un voleur soit venu. Alors qu'elle passe dans le corridor, elle entend la voix de mon frère provenant de sa chambre qui dit : « Antoine*… ta queue… ta queue est sur ma cuisse ! Ôte ta queue de sur ma cuisse ! » Aussitôt la phrase terminée, ma
L'Intercom Magazine • Février 2014
mère met les deux pieds dans une flaque
poêle toute la soirée, il devait faire au
d'eau, qui était en fait de l’urine. Puis, elle
moins 30 degrés à l’intérieur. À 4 : 30 du
voit mon frère de mauvaise humeur sortir
matin, n’ayant pas encore fermé l’œil, mon
de la chambre en disant : « Là, tu mets tes
amie et moi avons décidé de regarder le
boxers, tu vas te coucher sur le sofa et je
jour se lever… dans le lac. De vieux vête-
ne veux plus jamais te voir tout nu dans
ments oubliés depuis des années dans le
mon lit, c'est tu clair ça ? » Et le pauvre
chalet nous ont servi de maillot de bain et
Antoine, visiblement endormi, va s'étendre
nous sommes allés nager à l’aube d’oc-
docilement sur le sofa. Le lendemain ma-
tobre. C’était un endroit et des circons-
tin, le garçon était terriblement gêné d'ap-
tances dignes d’une épreuve de Fort
prendre qu'il avait l'orteil en sang à cause
Boyard. Je ne me souviens pas si le pire
d'une tentative d'escalade dans les
était la sinusite ou le lendemain de veille.
bûches, qu'il avait failli se coucher nu dans le lit de ma mère, qu'il a fait pipi dans le passage et qu'il est allé se coller contre mon frère. Et pourtant, le jour même, l'école au grand complet en fut informée.
SUR LE BATEAU DE JACK J’ai eu la chance (ou la malchance) de partir en croisière de deux heures. Il faut dire que, pendant ce court moment, le Jack Daniels coulait à flot et que j’ai donc bu à outrance. Évidemment, je suis tombé dans un coma éthylique…
LA MARE AUX GRENOUILLES Ceci est sans doute mon histoire de brosse la plus loufoque. C’était une certaine fin de semaine du mois d’octobre, en plein milieu d’un bois dans un chalet. Gros party ! Il y avait un lac artificiel qui servait de refuge pour les grenouilles, têtards, sangsues sur le terrain. Ayant chauffé le
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