225, rue du centre, Port-au-Prince, Haïti (W.I.) 1er étage
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UNE ÉDITION POUR TOUS EDPRA
Du 4 au 8 juillet 2013 | # 2 | Abonnement : 100 G. le mois
EDITORIAL
FAIRE MIEUX
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lus sensible aux critiques qu‘aux suggestions et conseils bienveillants, nous renouvelons envers nos lecteurs notre engagement de toujours faire mieux. Nous implorons leur patience pour nous permettre de trouver, à travers le temps que nous souhaitons court, les moyens de nous offrir les équipements capables de nous assurer une présentation graphique excellente, colorée, illustrée. Faisant corps avec nos compatriotes, nous les appelons tous, où qu‘ils soient, à faire leur cette devise de toujours mieux faire. Ainsi, auront-ils mis fin à un règne qui déconsidère notre pays et chacun de nous, le REGNE DU MAL ET DES MALFAITEURS. Ceci demande une nouvelle exigence de tenir rigueur à soi-même, ne pas hésiter, le soir venu, à s‘interpeller, évaluer les actions du jour, prendre la résolution de faire mieux, de parler mieux, d‘aimer mieux, en un mot d‘agir mieux d‘abord pour le bonheur de ses semblables. Alors, nous aurons la condition psychologique d‘éradiquer le mal et de transformer les malfaiteurs en bienfaiteurs.
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AU NOM DE LA MORALE PUBLIQUE LE PRESIDENT NETTOIERA-T-IL SES RANGS ?
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es observateurs assistent, perplexes, au surgissement de plusieurs scandales qui frappent des proches du Président de la République. Une saga judiciaire est menée par deux avocats, Mes Newton St Juste et André Michel contre sa femme et son fils Olivier. Deux de ses partisans, Ernest Edouard Laventure, Compè suite page 7
LES SENATEURS NE PEUVENT PROROGER LEUR MANDAT Par ULPIEN
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a peur est mauvaise conseillère. Pas seulement dans la vie courante. Mais particulièrement dans la politique. Ce sentiment engendre la panique et fort souvent la déraison . Voyant mal le cheminement
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Haiti fin 2013 :
élections ou tabula rasa Par Marc Eudes Pierre
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près plus d’une année de retard, 2013 devrait enfin voir la réalisation des élections des collectivités territoriales et celles visant le renouvellement d’un tiers du sénat de la République.Cependant, Haiti a une curieuse démocratie où la question d’organisation d’élections transforme toujours le pays en un baril de poudre. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ceux qui sont parvenus au timon des affaires à la faveur des joutes électorales ont toujours la mauvaise tendance à vouloir faire du système démocratique haitien une démocratie dépourvue d’élection. A la chambre basse et au sénatcertains parlementaires
élèvent le ton, font monter la presion et exigent la tenue des élections la fin de cette année. Pourtant, la plupart des dirigeants des partis politiques eux-mêmes gardent un profil bas.Peut-être attendent-ils l’occasion favorable pour exhiber le carton rouge ou demander l’option zéro face au pouvoir à la boule à zéro? De son coté l’executif pense-t-il pouvoir tuer le temps, faire durer le malin plaisir d’attendre, et par la suite mettre la société devant un fait accompli? Et enfin la communauté internationale continue-t-elle à allumer le feu, l’activer et ensuite jouer au pompier ? Derrière l’apparente tranquilité de la scène politique haitienne d’aujourd’hui se prépare l’homérique bataille pour la sauvegarde et prise du pouvoir par tous les moyens par des protagonistes politiques déclarés ou non.
Les paris sont ouverts, les mois qui viennentseront surchauffés. Les débats sur les différents probèmes cruciaux du pays relégués au second plan pour faire place à la fameuse question de la possibilité de réalisation d’élections qui est dans toutes les démocraties autres que celle d’Haiti une formalité sure permettant le renouvellement des dirigeants politiques. A cet égard les partis politiques haitiens doivent profiter de cette occasion afin de redorer leur blason et de jouer leur role fondamental dans la construction démocratique du pays. L’experience vécue de l’ histoire contemporaine a montréque, dans le cadre de l’oraganisation et du developpement de la société, le role des partis politiques est une nécessité dans la vie fondamentale du pays où ils évoulent. Aujourd’hui et à ce carrefour les partis politiques haitiens ont l’impérieuse obligation de remplir leur mission salvatrice. Ils doivent être l’apotre de l’évangile de la normalisation du fonctionnement de la politique, ce qui implique, une fois pour toutes, le respect de l’échéance électorale. Pour cela toutes les options doivent etre sur le tapis, y compris la Tabula rasa. Ainsi le pouvoir, bien qu’en partie maitre cu CTCEP, n’est pas maitre de son destin.
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A quand donc les élections? Par Robert Benodin Source : Robert Benodin
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n prenant un certain recul par rapport à l’ensemble des problèmes, des pressions externes et de conflits internes que confrontent les autorités électorales. Les 246 articles du projet de loi électorale, qui viennent à peine d’être remis à l’Exécutif. A qui il reste encore un très long chemin à parcourir, dans un va et vient entre les instances concernées pour sa mise au point, avant d’être promulgués. On doit se rendre à l’évidence, qu’au point où l’on est à présent, la question ne peut plus être, est-ce qu’on aura des élections ? Mais plutôt, quand aura-t-on les premières élections (le timing et la caducité) ? Quel en sera le nombre (le coût) ? Et quelle sera la fiabilité et la qualité des résultats électoraux (l’octroie du pouvoir) ? De 2013 à 2015, à cause des violations du calendrier électoral constitutionnel, il faudra organiser des élections pour les postes électifs suivants : Celles des collectivités territoriales dues depuis fin 2009 ; Celles d’un tiers du Sénat dues depuis fin 2011 ; Celles d’un second tiers du Sénat pour la fin de 2013 ; Celles des député de la 50e Législative pour la fin de 2014. Et enfin les présidentielles à la fin de 2015. Mis à part le projet d’ingénierie politique de reconfiguration topographique de l’échiquier politique, mutant du multipartisme au bipartisme. Il faut se rendre à l’évidence, que dans cette fourchette entre fin 2013 et
fin 2015, tous les postes électifs, à l’exception d’un seul tiers du Sénat, certains sont déjà en caducité et d’autres sous peu tomberont en caducité. Et qu’il faudra les renouveler tous. Compte tenu du fait que la convocation du peuple en ses comices soit un acte de souveraineté d’une part. Mais que d’autre part, exceptionnellement en Haïti, qu’à partir du régime lavalas, les élections soient toutes financées aux trois quart ou plus par l’aide étrangère. Il est difficile, dans ce contexte, d’ignorer deux faits énoncés par l’ambassadrice des Etats-Unis, il n’y a pas longtemps. D’abord que le nombre des postes électifs et la complexité des élections des collectivités territoriales rendent impossibles la tenue des élections à la fin de l’année 2013. Et ensuite, le fait que les donneurs d’aides, qui ont financé les élections dans le passé, faisant face aujourd’hui à des problèmes économiques, auront des difficultés à supporter le financement d’une série d’élections allant de la fin de 2013 à la fin de 2015. La question matricielle, est de savoir : Il y a-t-il dans ces circonstances une voie de sortie possible de cette impasse, pour renouveler les mandats de tous ces postes électifs, qui ne sera pas la solution prônée depuis 2009 par l’Internationale, les élections générales fin 2015 ? Parmi les étapes pour l’introduction et l’établissement d’un nouveau régime dans une nation où le processus de l’octroie du pouvoir constitutionnel ne se fait que par la voie des urnes, les élections générales sont incontournables, pour rompre avec les séquelles du passé. Cependant
aujourd’hui dans le cas d’Haïti, c’est pour opérer paradoxalement une rétrogres-sion vieille de plus d’un demi-siècle, limitant l’option de pouvoir exclusivement qu’aux supporteurs des deux régimes populistes déchus, fascistoïde et a narchopopuliste, qui ont fait leurs preuves, en opérant simultanément l’abandon du multipartisme, pour muter vers le bipartisme. Si à cause de l’omission de certains amendements, le nivellement des mandats de tous les postes électifs à 5 ans, ne se réalisera pas aux prochaines élections générales, pour réduire le coût des élections. Ce que l’Internationale prône depuis 2009. Le bipartisme, au contraire, n’aura aucun inconvénient à s’établir comme nouveau régime. Du point de vue politique, le changement et l’établissement d’un nouveau régime politique, prime sur la réduction du coût des élections ! Compte tenu du besoin de réduction du coût des élections, prôné depuis 2009 par l’Internationale. Entre la fin de 2013 et la fin de 2015, il faudra au minimum 2 joutes électorales pour renouveler tous les mandats des postes électifs qui sont déjà tombés et qui tomberont en caducité, dans l’intervalle en évitant les élections générales. Pour circonvenir les élections générales, mais en réduisant aussi le nombre d’élections, est-il possible de faire à la fin de 2014 les élections des deux tiers du Sénat, des collectivités territoriales et de la 50e Législature ? L’inconvénient de cette solution, est que dans l’intervalle à partir du 2e lundi du mois de janvier suite page 6
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La parole à Jean Eric René
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Entre $50 et $80 si le Cash est de 60%, la Partie Financée sera de 40%.
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Entre $40 et $50 si le Cash est de 70%, la Partie Financée sera de 30%. Partie financée sur 17 ans avec 2% d’intérêts annuels incluant 2 années de grâce:
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Entre $30 et $40. Partie Cash 75% la Partie Financée será de 25 % A chaque livraison les Compagnies haïtiennes créditrices doivent faire un versement cash sur le compte de la PDVSA Petroleo SA à la BNC. Notons que la dette de PetroCaribe, pour une livraison totale de 25.000.000 barils de pétrole jusqu´au 31 Mai 2013, s´étale comme suit:Montant total :US$ 2.659.010.490,73
Le Fonds petro Caribe
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Les bons comptes font les bons amis” nous enseigne ce dicton. Le 29 Juin 2005, dans un élan d´humanisme et de fraternité envers les nations soeurs ,naquit PetroCaribe. Et le Venezuela signe un Accord de Coopération Energétique avec 14 Nations de la Caraibe. Aujourd´hui le cercle s´est agrandi à 21 parmi lesquelles citons:
Antigua et Barbade, Honduras, Bahamas, Jamaïque, Bélize, Nicaraguaa, Cuba,République Dominicaine, La Dominique, Saint christophe, Grenade, Saint Vincent et les Grenadines, Guatémala, SainteLucie, Guyane, Surinam. Ce n´est que le 15 mai 2006 que la République d´Haïti a rejoint les signataires, puis le Honduras en décembre 2007 .L´objectif de départ de PetroCaribe c´était de leur fournir du Pétrole à des taux préférentiels. Les fruits répondent-ils à la promesse des fleurs? En tout cas, la réalité nous enseigne que le barril de Pétrole du Venezuela a été livré au prix du Marché International.Il revient au Bureau de la Monétisation des Projets d´Aide au Développement (BMPAD), créé par le Gouvernement de René Préval mais BMPAD ou Bureau de Monétisation des Projets d´Aide au Développementchargé antérieurement de la Gestion du
Programme PL 480, la tâche de traiter les transactions pétrolières entre le Vénézuela et les compagnies débitrices locales, soit pour une consommation journalière de 14.000 barils. A titre de comparaison, par rapport au prix du barril de pétrole sur le marché international, c´est le même prix qui figure sur la facture de livraison aux Compagnies haïtiennes, du fournisseur vénézuélien PDVSA Petrole. S.A. L´avantage qu’offre PetroCaribe résulte dans les modalités de paiement. Une partie du montant est payée cash et le reste sera remboursé dans un délai de 25 ans à un taux de 1% d´intérêt annuel. Pour mieux dèmêler les ficelles illustrons un peu en répétant textuellement les normes posées entre les deux parties: Partie financée sur 25 ans avec 1% d’intérêt annuel incluant 2 années de grâce. -
Si le prix du baril est égal à $150 et le Cash de 30% la Partie Financée sera de 70%.
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Si le prix du baril se situe entre $100 et $150 et le Cash de 40%, la Partie Financée sera de 60 %.
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Entre $80 et $100 si le Cash est de 50%, la Partie Financée sera de 50%.
Déjà versé : US$ 1.155.949.759,86 Après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 le Vénézuela a révisé ses cahiers de comptabilité en éliminant¨: U$ 395.000.000.00. Actuellement selon le Bureau de Monétisation le montant de la dette de PetroCaribe jusqu´au 31 Mai 2013 est de: Dette effective : US$ 1.067.786.199,92.Le Bureau de Monétisation justifie légalement ces débours dans le cadre de l´aide au développement selon les résolutions suivantes du Parlement :
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RÉSOLUTIONS
Montant $ US
20 SEPTEMBRE 2008 (13 projets)
197.560.000,00
11 FEVRIER 2010 (14 projets)
152.594.270,20
24 AOUT 2010 (14 projets) 12 MAI 2011 (18 projets) 28 FEVRIER 2012 (31 projets)
78.343.437,13 1.700.000,00 179.463.357,40
RESOLUTION DU 18 JUILLET 2012 (30 projets) RESOLUTION DU 21 DECEMBRE 2012 (66 PROJETS)
En vertu de sa loi organique, le BMPC ou Bureau de Monétisation des Projets Petrocaribe a la pleine et entière responsabilité des Projets entrepris au bénéfice de l´Etat Haitien et ses attributions sont claires et nettes. ATTRIBUTIONS 1. Veiller à l’application des dispositions des accords dont il a à assumer la gestion ; 2. Générer les fonds de contrepartie par la vente des produits mis au profit d’Haïti ; 3. Gérer les fonds de contrepartie et tout autre programme de financement pour le développement issu d’accords bilatéraux et multilatéraux confiés à sa gestion; 4. Assurer la programmation et le suivi des projets financés par l’institution 5. Assurer la mise en oeuvre de l’Accord PetroCaribe qui permet à l’Etat Haïtien d’acquérir avec des facilités de paiement des produits pétroliers du Vénézuela. Plus de 600 sous-projets communautaires achevés sur 1200 prévus, des projets à caractères économique et social ou des projets d’infrastructure. Renforcement de capacités institutionnelles et d’Assistance Technique : Formation continue des partenaires impliqués. En effet, dans les Cahiers de charge du Bureau de Monétisation comme justification des Fonds PetroCaribe on relève avec un luxe de détails, appuyés par des données chiffrées, les projets entrepris à travers tous les départements géographiques du pays dans les domaines suivants: - Réhabilitation de systèmes d’irrigation - Assainissement, Curage de ravines - Electrification· Construction d’écoles, de Centres hospitaliers, de places publiques, de marchés publics, de terrains de sport· Adoquinage et réhabilitation de routesSignalons que tous ces projets ont .reçu une bénédiction légale sur la base de certaines résolutions adoptées après délibération. Qui doit rendre des comptes aujourd´hui ? Pour plus de détails, cliquez sur le liens suivants:Selon le No 2 du Moniteur du vendredi 4 Janvier 2008 publiant la Loi créant le Bureau de Monétisation du Programme d´Aide au Développement, paraphée par le Président René Préval et votée par le Parlement, le Chapitre 1 définit clairement son Statut, sa mission et ses Attributions que nous reproduisons en fac simile. Il est clairement indiqué que : Le Bureau de Monétisation des Programmes d´Aide au Développementest un organisme autonome (article 1), doté de la personnalité juridique et jouit de l´autonomie administrative (article2). 6 Juillet 2013
Jean Erich René Ing. Agronome, Economiste erichrene@bell.net
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2014 à la fin de l’année 2014, le parlement sera inopérant, ayant seulement qu’un tiers du Sénat siégeant. Ce scénario augmenterait exponentiellement le pouvoir de l’Exécutif durant cette période de dysfonctionnement du parlement. Si comme prévu, on fait à la fin de 2013, les élections d’un tiers du Sénat et des collectivités territoriales. A partir du 2e lundi du mois de janvier 2014, un tiers du Sénat tombera en caducité. Et à la fin de 2014, la 49eLégislature tombera en caducité. De la fin de 2014 jusqu’à la fin de 2015, le parlement sera inopérant. L’Exécutif sera le seul pouvoir fonctionnel de la fin de 2014 à la fin de 2015 ! Si à la fin de 2013, on fait les élections des collectivités territoriales et celles des deux tiers du Sénat. A la fin de 2014, la 49e Législature tombera en caducité. Le parlement sera inopérant, avec les mêmes conséquences que le scénario précédent. Si, comme l’Internationale le prône, on ne fait que des élections générales qu’à la fin de 2015, Le parlement devient inopérant à partir du 2e lundi du mois de janvier 2014, lorsqu’un second tiers du Sénat tombera en caducité. La 49e Législature tombera en caducité à la fin de 2014. Du début de 2014 à la fin de 2015, l’Exécutif sera le seul pouvoir fonctionnel ! Avec ce scénario l’Exécutif demeurera le seul pouvoir fonctionnel pour une plus longue durée ! Take your pic ! Si des sénateurs, pour parer au danger de la caducité de leurs mandats, pensent qu’il serait opportun de violer à nouveau la constitution en
prolongeant leurs mandats pour 2015. Il leur faudrait relire l’article 111.8 de la constitution qui dit ceci : ARTICLE 111.8 : En aucun cas, la Chambre des députés ou le Sénat ne peut être dissous ou ajourné, ni le mandat de leurs membres prorogé. Le verbe proroger veutdire : Reporter à une date ultérieure. Prolonger la durée de. Prolonger les fonctions d’une assemblée délibérante audelà de la date légale. Etendre la compétence d’une juridiction C’est un principe connu, qu’il faut retenir, qu’une loi électorale ne peut pas contredire la loi mère, la constitution ! Si le timing et le nombre d’élections affectent la durée de la période d’augmentation exponentielle du pouvoir de l’Exécutif. La fraude électorale décidera de l’octroie des pouvoirs et par voie de conséquence, sous quel régime le pays sera gouverné. Quant à la fiabilité et la qualité des résultats des prochaines élections, il n’y a absolument rien qui dans les faits, peut atténuer ou réduire les doutes et les suspicions que l’on éprouve traditionnellement en anticipation de la fraude électorale. Malgré le fait qu’une minorité de conseillers font montre d’une certaine attitude indépendante. Il serait naïf de croire, pour autant, que ce CTCEP, contrairement à ses prédécesseurs, soit de fait devenu automatiquement indépendant de l’influence du pouvoir Exécutif. D’autant plus que l’on a su qu’antérieurement, au moment de l’effort final pour sa création, Martelly ait exigé, que la présidence du CTCEP soit garantie qu’à ses délégués. Précaution révélatrice !
Quant à l’honnêteté, la qualité et la crédibilité des prochaines élections, on ne voit pas jusqu’à présent aucun changement substantiel et significatif, comparé à la gestion des joutes précédentes, qui peut inspirer confiance. Si Martelly jusqu’à présent montre certaines difficultés à absorber et à assimiler les us et coutumes de la pratique politique élémentaire. Dans le domaine des élections, il semble au contraire, n’avoir aucune difficulté à s’accommoder avec célérité à la tradition électorale lavalassienne. Les dispositions prises par l’Exécutif pour contrôler et microgérer le système électoral, demeurent exactement copie conforme des pratiques antérieures ! La prise en charge des autorités des collectivités territoriales, qui s’opère maintenant, pas au ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales, mais au palais national, met en exergue l’intention de Martelly de microgérer la machine électorale aux fins que nous connaissons tous. Le constat de la présence ostensible et sans équivoque de la caste duvaliérienne aux ministères les plus importants. En l’occurrence le ministère de l’intérieur pour organiser les prochaines élections, ne peut pas être une coïncidence. Martelly poursuit une stratégie de contrôle absolu des élections. La rétrogression de plus d’un demisiècle, vers un retour forcé au régime fascistoïde duvaliérien, est indubitable ! On doit se rendre à l’évidence que les dés sont pipés en faveur d’un retour presque certain au régime fascistoïde.
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AU NOM DE LA MORALE PUBLIQUE LE PRESIDENT NETTOIERA-T-IL SES RANGS ? (suite de la page 1)
Moloskot, et Jojo Lorquet, sont poursuivis pour usage de faux par l‘État haïtien. Un bandit notoire Shelton Sanon met en cause le sénateur Edo Zenny, un de ses défenseurs les plus acharnés au Parlement et un de ses super conseillers l‘ex-sénateur Joseph Lambert. Si, à la décharge du Chef de l‘État, on peut retenir qu‘il a laisse la justice sévir contre les faussaires, il y a lieu de demander s‘il se prépare à nettoyer ses rangs pour éviter que ne se resserrent autour de lui des hommes et des femmes qui recherchent l‘impunité.
Certes, aucune des personnalités citées ne peut être considérée comme coupable en raison de la présomption d‘innocence qui doit prévaloir. Au-delà de l‘aspect juridique formel, il faut remonter aux origines éthico-sociales et établir entre le dévoiements de la politique et les dérives sociales depuis 1986. Depuis, c‘est le règne du crime. Des hommes politiques, des hommes d‘affaires ne se gênent de recruter des hommes de main pour commettre les pires exactions, les actes les plus abominables. Quant aux gens qui peuvent se prévaloir d‘une certaine honnêteté, ils se refugient dans la peur, la lâcheté et le silence. La sauvegarde de la société qui est un attribut du citoyen devient un exercice dangereux. Reste à ceux qui peuvent proférer des menaces, commettre des crimes, opérer des vols le droit se prélasser, partout intouchable, impavide, faisant la loi, imposant leur modèle néfaste. Cela doit changer. les criminels doivent être mis hors la loi.
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sinueux, miné de charge de désintégration institutionnelle du gouvernement Martelly-Lamothe, les Sénateurs, pères conscrits incirconcis, en prorogeant leur mandat par une loi interprétative, veulent se préserver d‘une amputation qui interviendrait en janvier 2014 , à l‘échéance programmée par la dernière loi électorale, consacrant l‘infirmité du Sénat, susceptible, elle-même, de la caducité consécutive de tout le parlement. La complicité des députés étant grassement payée. Une nouvelle bataille se dessine, plus âpre, entre le Sénat, qui s‘entiche, beaucoup plus que la Chambre basse,des valeurs démocratiques et l‘Exécutif dont le Chef, M Martelly, s‘interrogeait sous peu avec une logique évidente sur l‘enfilade des prochaines élections dont l‘annuité aura grevé le budget national pour les cinq prochaines années. Un financier suppute le chiffre de plus de 200 millions dollars américains. Quand les institutions ne répondent plus de leur vocation, ce n‘est seulement une crise politique, c‘est profondément une crise de l‘État. Cette crise s‘envenime sous les yeux, un tantinet indifférents, mais pleinement amusés, des citoyens. Leur interférence brusque pourrait être brutale. D‘autant plus. Aucun recours juridictionnel
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par mois
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national n‘est valide. Ce serait la dévolution du Conseil Constitutionnel. Ces deux branches de l‘État , le Sénat et le Gouvernement, pèchent singulièrement par défaut de collaboration. La société civile, prise en otage par des pontes sectaires, se polarise et a du mal à construire unconsensus mobilisateur. L‘Internationale, agacée par la mesquinerie et le sens chétif de l‘intérêt général des élites haïtiennes, ne manquera de sauter sur cette nouvelle crise pour justifier son maintien dans un pays où le chaos est le premier penchant social le plus visible. Les Sénateurs ne peuvent et n‘ont pas le droit de proroger leur mandat, quand bien même leur prévention contre la tentation vicieuse de l‘Exécutif serait légitime. En interprétant la loi
électorale sous l‘empire de laquelle ils ont été élus, ils induisent un effet difficilement conciliable avec les valeurs démocratiques, la rétroactivité dont le bénéfice ne peut aller aux auteurs de la loi visée. En outre, la loi électorale qui avait consacré leur choix a une valeur contractuelle ayant défini la périodicité de leur mandat. En se portant candidats, ils avaient convenu des termes. Cela attribue-t-il pour autant à l‘Exécutif l‘opportunité, la capacité de renvoyer le parlement (!).Ce serait la plus grave forfaiture. L‘opinion publique s‘estompe souvent. Elle ne se meurt jamais. Le libre consentement bafoué des citoyens coûte ,en démocratie, plus cher que ne le pensent ceux qui croient que le pouvoir peut tout même les pires exactions.
BON A SAVOIR L‘emploi des mots collectifs comme: le peu de, beaucoup, une foule, une quantité entraine ou un accord de forme ou un accord de sens, suivant que l‘on veut mettre l‘accent sur l‘idée de pluralité ou nom. Le Français préfère lui l‘accord de sens: Une grande quantité d‘oiseaux vivent dans ce lieu (ce sont les oiseaux qui vivent et non la quantité) ARTS HERBY WIDMAIER, VIRTUOSE DES SONS ET DES ONDES Pour ses quatre-vingt ans, Herby Widmaier en a eu, samedi 6 juillet, pour le comble de sa joie. Magnifié par des dizaines d‘artistes dont son contemporain, le célèbre Joe Tavernier, il doit inscrire dans son palmarès cet hommage extraordinaire qu‘a vécu le Caribe Convention Center à Port-au-Prince. Il tient bien ses passions, la musique et la radio, contre la fureur des ans et des tabous. Herby Widmaier est un virtuose des sons et des ondes. Musicien, il a, plusieurs décennies, anime des groupes dont Ibo Combo, produit des œuvres, aidé d‘autres collègues à des arrangements. Depuis 8 mars1970, date de naissance de radio Métropole, il donne libre cours à ses goûts. Le style bossa nova est devenu sur les ondes synonyme de Herby Widmaier.
ECHOS UPAN, UNION DES PATRIOTES POUR L‘AVANCEMENT NATIONAL, parti politique transfuge du MOP de Daniel Fignolé, se dit prête à participer aux prochaines élections selon les déclarations de son Coordonnateur national M Marc Guillaume. *** HUIT DELEGUES séjournent à la Martinique dans le cadre d‘un programme de formation qui prendra fin le 13 juillet. *** UNE AFFAIRE DE FAUX TITRE DE PRORIETE risque d‘éclabousser aux Gonaïves des hommes de loi, des politiciens et des fonctionnaires de la DGI. *** UN RESEAU DE BANDITS s‘est installé à Delmas 32, à la rue Louverture, semant la panique au sein des riverains. Journal l’Information Direction : Pierre Robert Auguste Redaction - Garry Augustin - Briol Dorcé - Marc Eudes Pierre - Joinès Clairzius - Wednor Noël - Robens Jean Distribution - Gabely Thély Production - Frantz Freda