30 minute read
Radio Mau Nau souffle ses 40 bougies
Anniversaire Radio Mau-Nau, 40 ans de radio libre
Depuis sa création en 1982 à Châlons, Radio Mau-Nau a su préserver les valeurs qui lui sont chères : l'indépendance, la proximité et l'humain. Elle fédère aujourd'hui environ 100 000 auditeurs et fait le pari du numérique pour écrire l'avenir. La fête d'anniversaire, c'est ce samedi.
Advertisement
Le point commun entre Jean Marais et François Hollande ? Ils ont tous deux accordé une interview à Radio Mau-Nau (RMN) lors de leur passage à Châlons. À une petite vingtaine d'années près. Baptisée en clin d'œil aux deux cours d'eau qui sillonnent la ville-préfecture de la Marne, RMN compte parmi les quelque 300 radios libres françaises toujours présentes sur les ondes et se revendique comme une radio associative indépendante, laïque et de proximité. « Lors de la libération des ondes, près de 3 000 radios ont été créées, rappellent Josiane Grimaud et Alain Cazenave, co-fondateurs de RMN, respectivement présidente et trésorier-directeur de l'association. On a déposé nos statuts en 1982 et diffusé nos émissions l'année suivante. On était une bande d'amis, on partageait les mêmes valeurs. » La radio s'installe d'abord dans un local industriel désaffecté prêté par la mairie, rue des Meules, moyennant une bonne dose d'huile de coude pour l'aménager. « Tout le monde était bénévole. On a apporté nos meubles et acheté le matériel radiophonique avec nos deniers personnels. Comme beaucoup de radios au début, on utilisait des boîtes d'œufs pour insonoriser le studio. Notre premier émetteur faisait 25 watts. Il fallait monter sur le toit pour installer l'antenne ! En 1995, notre matériel a été volé. C'est le pire qu'il puisse arriver à une radio. On a donc réinvesti, toujours sur nos fonds propres. »
Une partie de l'équipe de Radio Mau‐Nau, qui soufflera sa 40e bougie ce samedi. © l'Hebdo du Vendredi
Chose assez rare dans le paysage médiatique, y compris associatif, pour être soulignée : en quarante ans d'existence, cette radio n'a jamais eu recours à la publicité payante pour financer son Aucune publicité payante activité. Une fierté, et surtout la garantie de préserver sa liberté d'expression sans avoir de compte à rendre aux annonceurs. « Légalement, on pourrait réaliser jusqu'à 20 % de notre budget par ce biais. On préfère miser sur des partenariats avec les acteurs locaux. Les collectivités, des structures comme la Licra, la Mission locale, le Sitac, le CIDFF, etc. Ils permettent par exemple de financer des ateliers radiophoniques auprès des jeunes et des émissions thématiques. »
Courses solidaires – Grand Jard Courir pour la vie fête son quart de siècle !
Longtemps, le semimarathon a figuré parmi les défis proposés par l'événement Courir pour la vie, à Châlons. Le voici entre parenthèses cette année, changement de date, de lieu et de configuration oblige. Mais les petits et grands coureurs, licenciés comme sportifs du dimanche, pourront tenter cinq parcours allant de 1 à 10 km. « Nous accueillons généralement entre 1 500 et 2 000 participants », rappellent Philippe Oudinot et Martine Coutier, co-président et présidente du Lions Club Saint-Vincent, qui chapeaute ce rendez-vous depuis 1995 avec le Club olympique Champagne Argonne athlétisme (Cocaa) et leurs partenaires. Sa vocation : soutenir les associations investies auprès de la jeunesse en difficulté grâce aux recettes générées. « L'opération Vacances en plein air permet aux enfants de partir l'été, illustrent les organisateurs. Nous n'avons pas pu maintenir la manifestation en 2020 et 2021. Elle a donc 27 ans d'existence et célèbre sa 25e édition. » Pour l'occasion, elle prendra ses quartiers au grand Jard. Un lieu idéal face aux travaux dans la ville et aux fortes chaleurs de ce mois de juin. « Les départs sont programmés en fin de journée et en soirée pour éviter les coups de chaud. Les coureurs emprunteront notamment le Jard anglais, les rues du Canal Louis XII et du cirque, le boulevard Vaubécourt puis le grand Jard. » Sur place, un village festif ajoutera à la convivialité du moment : animations en tout genre, structures gonflables pour les enfants, food-trucks et concert de jazz. La fête promet d'être réussie, les bénévoles qui souhaiteraient y participer sont les bienvenus.
L'événement sportif et solidaire change de lieu, mais toujours pour la bonne cause. © Courir pour la Vie ENBREF Soirée blanche châlonnaise, version étoilée
Pour la deuxième année, vendredi 24 juin à partir de 19 h, le Popoki de Châlons, spécialisé dans le poké bowl, organise une soirée blanche au petit Jard, version étoilée. L'équipe du restaurant s'associe en effet au chef de l'Hôtel d'Angleterre Jérôme Feck, qui signera pour l'occasion plusieurs pokés et desserts d'exception. Le tout sublimé par les cuvées Joséphine et Blanc de blancs de la maison de champagne châlonnaise Joseph Perrier. Trois concerts animeront musicalement cette soirée : le jazz manouche de Nitcho Reinhardt, la soul trip-hop de Yes ? Yes ! puis un set DJ. Comme toute soirée blanche qui se respecte, le dress code est imposé : blanc... intégral. Compter 69 euros pour déguster la box « solo » et 189 euros pour la box « VIP ». Infos : page Facebook « popokibar ».
La Tête dans le Fion, 4e édition !
Le festival emblématique de Saint-Amandsur-Fion, près de Vitry-le-François, pose ses valises du vendredi 17 au dimanche 19 juin avec une programmation riche et éclectique en accès libre : 7 DJ pour une discothèque à ciel ouvert, 9 groupes musicaux de la région (soul, rock, celtique, hard rock) sur scène, 4 formations de danse (hip-hop, street-dance, pole-dance), le tout porté par plus de 70 bénévoles qui font la convivialité de l'événement. Infos : latetedanslefion.fr. En 1999, l'équipe rejoint l'espace associatif Gabriel Rigot. Elle s'est adaptée à l'évolution des contenus, notamment en se mettant à l'heure des podcasts. Elle réunit désormais une vingtaine de bénévoles, dont Josiane et Alain, ainsi que trois salariés et deux services civiques. « On bénéficie du Fonds de soutien à l'expression radiophonique et d'aides spécifiques à certains contrats. » Aujourd'hui, RMN s'écoute à Châlons et sur un rayon de 40 km alentour. Elle touche environ 100 000 auditeurs. Peut-être le triple demain. « D'ici la fin de l'année, on diffusera à la fois sur la FM et au format numérique, annonce le duo. Nos candidatures ont été acceptées pour émettre à Reims et Troyes via le numérique. On devra auto-financer les frais supplémentaires que ça engendrera, mais on gagnera en qualité et en nombre d'auditeurs. » Parmi les souvenirs qui ont marqué l'histoire de la radio : les émissions produites au sein de la maison d'arrêt avec les détenus et celles dédiées aux personnes âgées. « C'était chaque samedi soir à l'époque. Généralement, les auditeurs nous invitaient à venir manger chez eux ensuite. » Ou comment (re)créer du lien social.
Sonia Legendre
4 40e anniversaire de Radio Mau-Nau, samedi 18 mai de 10 h à 18 h au centre Gabriel Rigot (45 bis, avenue du Général-de-Gaulle) – Concert du collectif L'Heure des chiens, démonstrations de danse africaine et de percussions, dédicaces d'auteurs et de dessinateurs locaux, etc. Accès libre. Infos : radiomaunau.net.
Concert et appel aux dons pour les blessés de l'armée
En lien avec la mairie de Châlons, la délégation militaire départementale de la Marne (DMD51) organise deux temps forts le vendredi 24 juin pour relayer l'appel aux dons et l'opération nationale « Avec nos blessés » : une présentation des unités marnaises et de leurs moyens de protection des soldats (de 15 h à 19 h, rue des Fripiers) puis un concert de la Musique de l'arme blindée cavalerie (de 19 h à 20 h 45, espace Pierre Dac). Accès libre.
Les chasseurs en fête ce week-end
La 4e édition de l'événement « Chasse et terroir en fête », porté par la fédération départementale des chasseurs et ses partenaires, s'installera du vendredi 17 au dimanche 19 juin au Mont-Choisy, à la Maison de la chasse et de la nature. Parmi les animations proposées : concert de trompe, village des associations (tir à l'arc, randonnée pédestre, parcours de VTT), accrobranche, balades à poney, ball-trap laser, démonstrations avec les chiens de chasse, marché des produits du terroir, sensibilisation au changement climatique et à l'alimentation durable avec Châlons Agglo, etc. Accès libre. Infos : fdc51.com.
Salon des écrivains - Pompidou Philippe Harant, ou l'art de faire durer le suspense
Après la Librairie du Mau en mai, Philippe Harant dédicacera son nouvel opus au 1er salon des écrivains locaux, à Pompidou. © l'Hebdo du Vendredi
Champenois de cœur, Philippe Harant signe son troisième polar aux éditions Jets d'encre et multiplie les dédicaces dans la Marne. Il livre une nouvelle enquête haletante du capitaine Dumouriez, sublimée par la beauté des paysages bretons et inspirée d'une rencontre inouïe...
Derrière son air tantôt bougon, tantôt goguenard, un brin misanthrope, le capitaine Ludovic Dumouriez cache bien d'autres vertus. « J'avais envie d'un personnage haut en couleur, atypique et complexe, sourit son créateur, Philippe Harant. Mais aussi auquel on finit par s'attacher. Il a ce petit quelque chose de Caïn, dans la série policière du même nom. C'est également un bon vivant, qui aime la gastronomie. » L'auteur lui rend d'ailleurs un bel hommage en transportant les lecteurs dans les ambiances, les odeurs et même les saveurs des restaurants visités par son héros. Dumouriez nourrit aussi une sacrée complicité avec son chien Gredin, grand, attachant et plein de poils. A son image. « J'ai toujours aimé les bergers de Bergame », souligne Philippe Harant, qui dirige par ailleurs l'Agence de développement touristique (ADT) de la Marne. Les balades que partagent ces deux protagonistes sont autant d'occasions de décrire, avec finesse et romantisme, les paysages où se déroulent les enquêtes. La Champagne bien sûr, dont l'écrivain, d'origine parisienne, est tombé amoureux en s'y installant il y a plus de quinze ans, et la Bretagne, où il se rend chaque année depuis l'enfance. « C'est une région que j'aime énormément pour son identité forte, sa culture, sa beauté. » Après « Cyanure et vieilles dentelles » puis « Animals », inspiré de l'albumconcept homonyme du groupe Pink Floyd,
« Il faut sauver le soldat Steiner» embarque Dumouriez, outre la Bretagne, aux States et en Asie, au fil d'une nouvelle intrigue savamment ficelée. Le point de départ : un tireur embusqué prenant pour cible un touriste a priori sans histoire. « Ce personnage est né d'une rencontre improbable que j'ai faite avec un ancien agent de la CIA, aux Etats-Unis. A 75 ans, il était serveur dans une soirée, mais il avait auparavant travaillé dans la lutte contre les réseaux de drogue. A Marseille contre la French Connection, puis en Asie du sud-est. Il s'est fait tiré dessus. Il a également côtoyé des personnalités telles que Nixon ou Kennedy, avant de s'installer en Thaïlande à la fin de sa carrière. Là-bas, il a perdu sa famille et sa maison à cause du tsunami. J'ai voulu lui rendre hommage dans cette histoire. » Une fois de plus, De la Champagne à la Bretagne, en passant Philippe Harant relève le défi du rythme, du réalisme et du suspense par les States jusqu'à la dernière page, en agrémentant ce polar de clins d'oeil aux services secrets. D'ores et déjà, il planche sur les futures aventures de Dumouriez...
Sonia Legendre Le salon des écrivains se prépare à Châlons
Philippe Harant participera au 1er salon des écrivains « près de chez vous » imaginé par l'équipe des médiathèques de Châlons, samedi 25 juin de 11 h à 18 h dans le jardin de Pompidou. Autres plumes locales réunies pour l'occasion : Emma Piètrement, Dominique Herbemont, Lolita Roger, MariePierre Barrière, Camille Brunel, Lydie Sulmona, etc. Infos : bm.chalonsenchampagne.fr.
CENTRE NATIONAL DES ARTS DU CIRQUE
CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE
PRÉSENTATIONS PUBLIQUES
34 PROMOTION e
29 JUIN
19:30
3 JUIL.
16:00
2 JUIL.
CIRQUE
Av. Maréchal Leclerc
CNAC.FR
/ Tarif unique 7€-Gratuit jusqu’à 11 ans.
Législatives 2022 Cinq duels pour un second tour
Ce dimanche 19 juin, 385 000 électeurs marnais sont appelés à voter au second tour des élections législatives pour choisir les cinq députés du département qui siégeront à l'Assemblée nationale. Tour d'horizon des candidats toujours en lice et des duels, parfois tendus, qui s'annoncent sur les circonscriptions de la Marne.
1ère circonscription C'est chaud entre Xavier Albertini et Evelyne Bourgoin
Evelyne Bourgoin (Nupes) et Xavier Albertini (Ensemble). © l'Hebdo du Vendredi
Comme cela était prévisible, Les Républicains ont perdu la dernière circonscription qu'il détenait dans la Marne et dès le premier tour. La députée sortante Valérie Beauvais n'est arrivée qu'en 4e position avec 15,55 %. Elle a été devancée par le candidat de la majorité présidentielle Xavier Albertini (28,51 %) et la représentante de la Nupes Evelyne Bourgoin (24,19 %), mais aussi par le fidèle soldat du Rassemblement national Roger Paris (20, 28 %). Ecarté du second tour, ce dernier n'a pas donné de consigne de vote, laissant les électeurs choisir entre deux personnalités qui ne passeront pas leurs vacances ensemble. Seule écologiste investie par la Nupes dans la Marne, Evelyne Bourgoin ne mâche pas ses mots quand il s'agit d'évoquer son adversaire « porteur d’un projet macroniste défenseur de l’immobilisme et de l’irresponsabilité ». Il faut dire que l'épisode de forte chaleur qui sévit sur la France cette semaine lui donne du grain à moudre. « L’écologie a été sacrifiée pendant 5 ans au profit de la finance et des intérêts économiques des plus favorisés, estime la candidate de la Nupes. Et que dire de l’inaction locale ? Celle du département de la Marne, et bien évidemment de la politique de pure communication de la Communauté urbaine du Grand Reims comme de la ville de Reims, avec ses aménagements urbains bien bétonnés qui ne nécessitent pas de jardinier, ses cours d ‘écoles goudronnées, des centaines d’arbres abattus. » Xavier Albertini, adjoint au maire de Reims chargé de la sécurité, bien que directement dans le viseur, ne veut pas surenchérir. « Evelyne Bourgoin, n'est pas une adversaire, mais une concurrente qui confond offensive et agressivité, prend-il soin de préciser. C'est sa stratégie, mais cela ne doit pas masquer ses positions qui sont un duplicata des règles nationales énoncées par Jean-Luc Mélanchon, sans ajustement au niveau local. C'est ce qui nous différencie. Je prône un pragmatisme de l'action, y compris sur le plan climatique, quand elle semble hors sol, loin de la réalité des dossiers. » Dimanche, ce sont bien deux personnalités et deux visions pour la France qui s'affronteront. « Dimanche, ce sera projet contre projet, sans polémique inutile », appuie Xavier Albertini. « Il faut élire des députés pour appliquer un réel et ambitieux programme d’action climatique et de lutte contre les inégalités induites touchant les plus fragiles », conclut Evelyne Bourgoin.
Julien Debant
2e circonscription Lynda Meguenine-Anne Sophie Frigout, un duel inattendu
se présente comme la candidate capable de lutter « en faveur du pouvoir d'achat et contre l'insécurité. » Du côté de la représentante de la Nupes, on sent que la pression monte, car le barrage républicain tant réclamé semble bien fragile. Dans le département, nombre de personnalités locales de droite et du centre n'affichent pas un soutien clair, préférant dire non au Rassemblement national, plutôt que oui à la Nupes. « On a une droite locale qui appelle à voter contre l'extrême droite quand ça l'arrange, regrette Lynda Meguenine. Personnellement, je n'hésite pas, comme en 1995 quand j'ai voté en faveur de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen. » Et l'insoumise, inspectrice de l'Éducation nationale dans la Marne, de poursuivre : « Je suis quelqu'un de responsable, mais oui, à la France insoumise et aujourd'hui à la Nupes, on va sans doute plus loin sur les questions sociales et écologiques qui sont fondamentales. Ce que je veux, c'est rassembler autour d'une vision large quand le Rassemblement national ne voit pas plus loin que le bout de son nez ». Et pour convaincre les indécis, Lynda Meguenine de conclure par cette galipette : « Votez RN, c'est voter pour du vent et pourtant ce parti est contre les éoliennes. »
Anne‐Sophie Frigout (Rassemblement National) et Lynda Meguenine (La Nupes). © l'Hebdo du Vendredi
Qui, avant le premier tour, connaissait Lynda Meguenine (Nupes) et Anne-Sophie Frigout (Rassemblement National) ? Sans doute pas grand monde, mais ce sont pourtant bien ces deux femmes qui sont arrivées en tête dimanche dernier, avec respectivement 22,46 % et 21,98 % des suffrages exprimés. Les finalistes ont profité de la division des candidates issues de la majorité présidentielle. En effet, avec 21,23 %, Laure Miller (Ensemble) a terminé juste derrière, loin devant la députée sortante Aina Kuric (12,51 %). Quant au LR Stéphane Lang, il a fait 10,87 %. Ce dernier a d'ailleurs regretté « la triste conséquence d'une guerre fratricide : un duel entre deux candidates extrêmes ». Une formule que réfutent les deux finalistes. « Ce que j'observe, c'est que Lynda Meguenine est gênée parce qu'elle ne bénéficie pas d'un barrage républicain, note Anne-Sophie Frigout. D'ailleurs, c'est Jean-Luc Mélenchon qui s'est mis en dehors de la République quand il a dit " La police tue ". » Professeur d'histoire-géographie au collège de Fismes, la candidate du Rassemblement National précise : « Les valeurs de la République, je les transmets tous les jours à mes élèves ». Habituée à participer à des élections, dès 2012 avec Debout la France (elle est d'ailleurs conseillère régionale du Grand Est), Anne-Sophie Frigout
Bulletins nuls et recours dans deux circonscriptions
Dans la 2e circonscription de la Marne, un incroyable imbroglio s’est déroulé le week-end dernier. En cause, la validation par la commission de propagande de bulletins de la candidate Laure Miller (Ensemble) qui n’auraient pas dû l’être, en raison de la mention « candidate officielle d’Emmanuel Macron ». Ces bulletins, non conformes par la présence d’un autre nom que celui de la candidate, avaient pourtant été envoyés en même temps que les professons de foi et donc utilisés par certains votant le jour du scrutin. Au moment du dépouillement, ces billets ont été considérés comme invalides et ils ont visiblement été nombreux : sur les 1 891 bulletins nuls recensés dans la Marne, 1 108 proviennent de cette circonscription. Laure Miller assure que « 965 électeurs ont utilisé, de bonne foi, des bulletins à mon nom distribués par la commission de propagande, qui ont été considérés comme nuls ». Avec ces voix hypothétiques, elle aurait terminé en tête du premier tour et non troisième. L’élue rémoise déposera un recours dès le lendemain du second tour, mais le dossier ne pourrait pas être réglé avant plusieurs mois. Dans la 3e circonscription de la Marne, le même problème s’est présenté pour le candidat d’Ensemble, Éric Girardin, dont les bulletins faisait également figurer la mention « candidat officiel d’Emmanuel Macron ». Sauf que visiblement, ceux-ci n’ont pas été comptabilisés comme nuls. C’est cette fois-ci la candidate de la Nupes, Chantal Berthélémy, arrivée troisième, qui a annoncé qu’un recours serait déposé lundi.
3e circonscription Duel serré entre Ensemble et le RN
On prend (presque) les mêmes et on recommence. Comme en 2017, dans la 3e circonscription de la Marne, le macroniste Éric Girardin sera opposé, au 2e tour des législatives, à un candidat du Rassemblement national. Cette fois-ci, ce sera une candidate, Jennifer Marc, 36 ans, viticultrice et conseillère municipale de Romery, qui participe à sa première élection en son nom. Mais cette fois-ci, l’écart entre les deux finalistes, au premier tour, est beaucoup plus ténu qu’il y a 5 ans : Éric Girardin n'a devancé Jennifer Marc que de 626 voix. « J’ai créé une surprise, c’est un score historique pour la 3e circonscription, se réjouit la représentante du RN qui a récolté 29 % des suffrages et surtout près de 2 300 voix de plus que le candidat du FN, il y a 5 ans. » Éric Girardin, lui, ne souhaite pas regarder dans le rétroviseur pour analyser la situation. « L’environnement politique a beaucoup changé entre 2017 et 2022. Nous avons dû affronter de nombreuses crises et les oppositions sont devenues plus systématiques, catégoriques, extrêmes », estime-t-il. Face à cette situation fragmentée, il mise sur « l'attachement à l'Europe et aux valeurs républicaines » et sur la capacité de « discernement » des électeurs pour l’emporter. « On a un président qui a été élu, il faut lui donner les moyens de gouverner et de faire ce pour quoi il a été élu. C’est une vision qui peut être partagée par bon nombre de citoyens, quelle que soit leur étiquette politique. » De son côté, Jennifer Marc estime que la victoire est à portée de main. « Au premier tour, je suis très proche, avec un potentiel de voix de réserve important pour le second. » Elle compte sur les électeurs de Reconquête (4,5 % pour Thomas Adnot) et de Debout la
Jennifer Marc (Rassemblement National) et Éric Girardin, député sortant (Ensemble). © l'Hebdo du Vendredi
France (2,9 % pour Johanna Jabbour), mais aussi sur « un électorat LR (9 % pour Antoine Jacquet) orphelin, qui pourrait se reporter vers moi. » La candidate du RN n’oublie pas de mentionner le mélange de bulletins de vote dont elle a été victime au premier tour. Des feuillets au nom d’Anne-Sophie Frigout, candidate RN de la 2e circonscription, ont remplacé les siens dans certains bureaux. Ils font donc partie des 350 bulletins nuls de la circo. « Je pense qu’environ 250 voix sont concernées. » Dans un second tour qui s’annonce serré, chaque suffrage va compter.
Simon Ksiazenicki
4e circonscription Lise Magnier et Thierry Besson : on prend les mêmes et on recommence ?
Lise Magnier, députée sortante (Ensemble) et Thierry Besson (Rassemblement national). © l'Hebdo du Vendredi
Comme en 2017, la députée sortante Lise Magnier arrive en tête du premier tour des législatives sur la 4e circonscription de la Marne, avec 33,2 % du scrutin. Le fruit d'une « campagne de terrain » et de « l'action menée ces cinq dernières années », analyse la candidate Horizons, ex-LR, qui milite aujourd'hui pour la majorité présidentielle. « J'ai été la seule à parcourir les 123 communes de la circonscription. J'entends les électeurs qui ne sont pas pro-Macron, mais il a besoin d'une majorité forte à l'Assemblée pour mener à bien son projet. Il faut sortir des dogmes et incarner une vision plus pragmatique de la politique. » Puis de dénoncer « les propositions démagogiques et les mensonges du projet incarné par Marine Le Pen. N'oublions pas que les eurodéputés RN ont voté contre l'aide apportée par l'Europe à l'Ukraine. Qu'un parti politique français puisse s'opposer à cela, je ne le comprends pas. » Pour rappel, en 2012, le Parti socialiste s'était positionné au second tour face à Benoist Apparu. L'union souhaitée par la Nupes cette année n'a pas permis à la gauche de se maintenir. Elle arrive en troisième position avec 18,79 % des voix. Le duel se jouera donc, une fois encore, entre Lise Magnier et Thierry Besson, candidat expérimenté du Rassemblement national, qui obtient 27,93 % des suffrages exprimés. L'écart qui les sépare s'avère toutefois plus important qu'en 2017 : 1 796 voix, contre 760 à l'époque. « C'est jouable, évalue Thierry Besson. Sachant que j'ai fait plus de 2 000 voix supplémentaires cette année. Tous les aficionados de Lise Magnier l'encensent en disant qu'elle a fait X cérémonies, X visites, mais elle a seulement fait son travail. Elle soutient le gouvernement, elle est donc complice de toute cette gabegie. Et ses changements d'étiquette politique, pour moi, c'est de l'opportunisme. » Quant à l'Ukraine, il rétorque : « C'est malheureux, mais Poutine avait bien prévenu qu'il attaquerait. Il n'a pris personne en traître. Il y a sans doute aussi un peu de manipulation de la part des médias qui sont sur place. Je ne vois pas pourquoi on aiderait l'Ukraine alors qu'on n'aide pas l'Afghanistan et le Yémen. » Dimanche dernier, l'abstention s'est élevée à 54,87 % sur cette circonscription. Elle dépassait les 58 % au second tour en 2017...
Sonia Legendre
5e circonscription Charles de Courson favori à sa succession face au RN Pierre Thionnet
Les élections législatives se suivent et se ressemblent dans la 5e circonscription de la Marne où le député sortant Charles de Courson semble bien parti pour s’adjuger un septième mandat consécutif. Favori du second tour, l’élu du parti Les Centristes a réuni, au premier, 16 329 voix et 44,54 % des suffrages exprimés. Soit 302 bulletins de moins qu’en 2017, mais un pourcentage légèrement meilleur. « Je m’attendais à faire environ 40 %, je ne vais donc pas me plaindre, même si l'abstention est très élevée (51 %) », commente Charles de Courson, à nouveau opposé à un candidat du Rassemblement national, au second tour. « Il y a cinq ans, j’avais fait presque 72 % (71,57 %), on verra comment vont se reporter les voix. » Loin derrière, c’est donc Pierre Thionnet qui est arrivé en deuxième position avec 27,24 % des voix. Il fait mieux que le candidat FN en 2017, tant en voix (+1 660) qu’en pourcentages (+5,74). « C'est une bonne progression, malgré la présence de Reconquête. En plus, Monsieur de Courson observe une régression en nombre de voix. Il y a un élan, une dynamique, ça donne de l’espoir pour la suite », se réjouit le Jurassien de naissance, qui découvrait le territoire à l’occasion de cette élection. Sera-ce suffisant pour déjouer les pronostics ? Le représentant du RN veut y croire. « Je veux convaincre ceux qui ont voté Marine Le Pen aux présidentielles, mais qui n’ont pas voté dimanche, explique Pierre Thionnet. Plus largement, je m’adresserai à ceux qui ne veulent pas d’une personne ambiguë avec le macronisme, comme l’est Monsieur de Courson. » L’intéressé goûte peu le qualificatif. « J’ai toujours été d’une clarté totale. Il y a 5 ans, je me suis fait élire en disant très clairement que je serai dans une opposition,
Charles de Courson (Les Centristes) face à Pierre Thionnet (Rassemblement national). © l'Hebdo du Vendredi
mais constructive. J’ai tenu parole, il n’y a qu’à voir mes votes à l’Assemblée nationale : j’ai voté quelques textes, mais j’en ai combattu d’autres, j'ai voté contre chacune des lois de finances initiales du quinquennat. » Et de lancer, à destination de son adversaire : « Si Monsieur le candidat parachuté suivait les débats parlementaires ou demandait à Madame Le Pen comment se passe la commission des finances, bien qu’elle ne soit pas souvent au Parlement, il le saurait. »
Emploi Le Royal Champagne ne connaît pas la crise... du recrutement
Alors que la saison touristique bat son plein, l'établissement de luxe de Champillon a quasiment pourvu les 140 postes nécessaires à son fonctionnement. Une rareté dans le métier qui s'explique en partie par les conditions de travail.
Alors que les professionnels de l’hôtellerierestauration pointent, depuis la levée des restrictions liées à la crise sanitaire, les difficultés qu'ils éprouvent à recruter du personnel, le Royal Champagne semble bien loin de cette problématique. L'établissement hôtelier 5 étoiles et restaurant étoilé a beau avoir besoin de près de 140 CDI pour la haute saison, soit 50 de plus que pendant l'hiver, il ne souffre pas du manque de bras. « On est un peu épargné par ces difficultés de recrutement », sourit Audrey Christophe, responsable des ressources humaines au Royal Champagne. Quelques postes qualifiés restent à pourvoir en cuisine, mais dans l'ensemble, la DRH n'a pas à se plaindre. Elle explique la recette de ce succès. « Quand on a ouvert en 2018, le directeur de l'époque voulait se démarquer en tant qu'employeur. On a donc tout mis en place pour offrir des conditions de travail avantageuses. » Audrey Christophe met ainsi en avant « une grille salariale 13 % plus élevée que la concurrence. » Elle précise : « Dès le départ, on a voulu recruter des managers issus de maisons luxueuses, il a donc fallu s'aligner sur les palaces parisiens. Le plus bas salaire, à la plonge par exemple, est à 2 000 € brut, alors qu’il est au Smicailleurs ». En cuisine, des primes de coupure peuvent apporter plus de 300 € mensuels aux travailleurs. En plus, le Royal Champagne dispose de deux lieux d’hébergement, permettant de loger 12 personnes, avec une priorité donnée aux stagiaires, aux apprentis et aux saisonniers. Enfin, l’établissement de Champillon est certifié « Great place to work » (« endroit génial où travailler ») depuis 2 ans, un label qui récompense les entreprises où il fait bon travailler. « Récemment, on a bénéficié de l'effet post-confinement, en récupérant de bons collaborateurs des palaces parisiens qui voulaient quitter la capitale, ajoute Jennifer Delord, responsable commerciale et marketing. En 4 ans, on a fait nos preuves. » Pour illustrer l'attractivité de l'établissement, cette dernière glisse une anecdote : un chef de rang, un cuisinier et un collaborateur du spa sont partis dans un hôtel du groupe sur l'île de Saint-Barthélémy pour la saison hivernale. Au printemps dernier, ils sont tous revenus en Champagne.
Simon Ksiazenicki
Solidarité De nouveaux dons pour l'Ukraine au départ de la Marne
Aors que la guerre fait toujours rage en Ukraine, la solidarité n’a pas faibli dans certains endroits de la Marne. Si la Protection civile continue de recevoir de nombreux dons, le transport pose problème. Pour faire face aux volumes trop importants de dons reçus et aux espaces de stockage pleins, des jeunes en formation poids lourd à Reims ont mis en place l’acheminement de denrées vers l’Ukraine. Ainsi, la société Épernay Transport et Logistique, basée à Oiry, a affrété, jeudi dernier, un semi-remorque qui va permettre d'envoyer quinze tonnes de dons, composées de centaines de couvertures, de matériels hospitaliers, de combinaisons stériles et de produits de première nécessité. Marie Bardout, qui projette de reprendre cette entreprise familiale basée à Oiry, est l’une des apprenantes qui s’est vue confier cette mission citoyenne, dans le cadre de sa formation. « Cette guerre nous affecte tous et on avait vraiment envie de s’investir pour aider, explique la jeune femme. Quatre mois après le début du conflit en Ukraine, la problématique d’acheminement des tonnes de dons qui ont été collectées sur le territoire jusqu’aux centres de tri reste un vrai challenge. » Jeudi, elle et ses collègues sont partis de Champigny, direction Paris, point de tri avant la répartition vers l’Ukraine.
C’est l’entreprise Épernay Transport et Logistique qui a affrété un camion. © DR Dans les cuisines du chef Jean‐Denis Rieubland, il reste quelques postes à pourvoir, mais dans l'ensemble, le Royal Champagne est épargné par les difficultés de recrutement. © l'Hebdo du Vendredi
C'est plus délicat du côté de Mutigny
À quelques kilomètres de Champillon, c'est à Mutigny qu'ouvrira le prochain complexe hôtelier de luxe : Loisium en Champagne. Avant l'inauguration début août, les équipes planchent sur le recrutement et rien n'est simple. « Il manque à peu près une trentaine de postes, explique Anne Perard, la DRH. On n’a pas eu de souci pour recruter les cadres dirigeants, par contre, pour les postes opérationnels, c’est très tendu. » L’établissement organise donc un job dating, le mardi 21 juin, de 14 h à 19 h. « On essaye d'offrir des avantages, notamment un 13e mois, mais on ne pourra en proposer d'autres que si les équipes sontau complet. » Le lieu, « perdu » dans la Montagne de Reims, est un gros atout d’un point de vue touristique, mais il se transforme en contrainte pour le recrutement. « Il faut être véhiculé et vu le prix de l’essence, ça peut être un frein supplémentaire », avoue la DRH. Les personnes intéressées sont invitées à se rendre à Loisium en Champagne le jour J, munies d’un CV. Infos : 06 60 92 61 71 et talents.champagne@loisium.com
Développement durable Bientôt un bâtiment exemplaire à la fac de Reims
L'Université de Reims Champagne-Ardenne (Urca) poursuit activement la requalification de son patrimoine immobilier. En cette fin de printemps, c'est du côté du campus Moulin de la Housse de Reims que débute un nouveau chantier, celui du bâtiment 7. Désaffecté, cet ensemble typique des années 1960-70 va ainsi être complètement rénové afin d'offrir 1 800 m² d'espaces d'enseignements et de vie étudiante supplémentaires. Lancés le 7 juin dernier, les travaux menés par l'entreprise Spie Batignolles visent, selon l'Urca, « à atteindre une performance énergétique maximale grâce aux recours de dispositifs ou de matériaux biosourcés. » Une fois terminé, normalement en octobre 2023, le bâtiment se composera de neuf salles de travaux dirigés, de box et de salles dédiés au travail en groupe, de grands espaces de coworking et d'un patio intérieur aménagé. S'inscrivant dans le cadre de l'appel à projets du plan de relance pour la rénovation énergétique des bâtiments publics, cette opération représente pour l'Urca un investissement global de 6,85 millions d'euros.
Le bâtiment 7 est situé au cœur du campus Moulin de la Housse. © l'Hebdo du Vendredi
Rassemblant une large part de l'offre musicale de la cité des sacres, six structures installées dans le secteur du Port Sec s’unissent pour créer le « Quartier musique » de Reims.
Si de multiples lieux accueillent aujourd'hui des concerts dans la cité des sacres, un secteur de la ville concentre une part conséquente de l'offre musicale. Cet endroit, situé à proximité immédiate du centre-ville, c'est le Port Sec, où cohabitent logements, entreprises et établissements culturels. Parmi ces derniers, on trouve six structures œuvrant dans l'univers de la musique - La Cartonnerie, le Shed, Césaré, Chalet Studios, Jazzus Productions et Le Lieu - lesquelles ont décidé de s'unir pour donner naissance à une association baptisée Quartier musique. « Nous travaillons tous ensemble depuis longtemps, explique Jean Delestrade, pilote de Jazzus qui organise notamment le Sunnyside Festival. En créant Quartier musique, l'idée est en fait de formaliser ce qui existe déjà et de l'amplifier pour donner une meilleure visibilité à ce lieu de création et de partage. » Dans les faits, la coopération entre ces différentes structures se traduit par du prêt de matériel ou encore l'or-
« Quartier musique » rassemble six structures rémoises oeuvrant en faveur de la création musicale et de sa diffusion. © l'Hebdo du Vendredi
ganisation d'événements communs. Demain, avec Quartier musique, elles souhaitent partager bien davantage avec une identité commune qui sera bientôt dévoilée et un agenda groupé présenté lors d'un événement prévu fin septembre. Unies sous une même bannière, les six structures voient en fait beaucoup plus loin. Elles entendent d'une part fédérer d'autres acteurs du monde de la musique déjà sur place, tels que l'Atrium ou le studio de danse 511, et d'autre part en attirer de nouveaux. « Notre initiative doit permettre d'identifier ce secteur comme l'endroit où il faut être quand on veut voir un concert, mais aussi quand on travaille dans la musique et ainsi inciter d'autres à venir s'installer, tels des vendeurs d'instruments, des luthiers ou encore des sociétés de production. » A moyen terme, cette dynamique collective doit aussi permettre de conserver les talents rémois. « Nous sommes tous confrontés à cette problématique, assure Jean Delestrade. La question, c'est donc comment retenir à Reims ces musiciens et professionnels de la musique tentés par l'aventure à Paris ? Et bien en s'unissant, pour être plus forts et en capacité de leur dire qu'ils trouveront ici, dans le Quartier musique de Reims, tout ce dont ils ont besoin pour répéter et vivre. »
Julien Debant
« Quartier musique » séduit la ville
Présent lors du lancement officiel de « Quartier musique », jeudi 9 juin, le maire de Reims Arnaud Robinet a salué cette initiative qui va dans le sens de la candidature de Reims en tant que capitale européenne de la culture en 2028. Egalement au premier rang, son adjoint à la culture, Pascal Labelle, juge ce projet très intéressant. « Il s'est créé de façon très naturelle, se réjouit l'élu. Maintenant, le plus important, c'est que ces structures s'en emparent pour le faire vivre. Bien sûr, la ville les aidera, par exemple dans la signalisation ou dans l'organisation, car c'est l'intérêt de tous les habitants de bénéficier d'un Quartier musique, facteur d'attractivité et de dynamisme pour la ville. »