no comment® n°10 novembre 2010
mensuel gratuit - mada - événements - culture - nuits - sorties - www.nocomment.mg
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CLIN D’ŒIL COUV’ BY Dàn Renaud CULTURE pour s’unifier Ariry Andriamarotsiresy : danser : dénicher les merveilles Max la brocante et les ferrailleurs
de Mada in Mada Radoniaina Andriamanisa : ciné made Culture sur planches malgache Ambassadeurs de la belle musique Le film du mois : Dune petits métiers Le livre du mois : Le grand livre des FICTION la nuit 24 Des ombres plus noires que L’ASSO DU MOIS ascar : lutter contre 29 Groupe Développement Madag l’exploitation sexuelle des enfants
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OUT OF TANA Jo, sculpteur du bout du monde convictions Xavier Desplanques, un homme de -trotter à Morondava Alistair Turner : un manager globe Fianarantsoa travaille sa mémoire Bateau Ivre à Toamasina Christian Fayd’herbe, capitaine du
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COUSINS/COUSINES José, artiste et humaniste Paris et Mada Erick Rajaofera : salsa aérienne entre ÉCO eur général Arnaud Maisonobe, nouveau direct du groupe SICAM MÉTIERS U MOIS Un médecin au grand cœur
GASTRONOMIE : Rija Interview et proposition gourmandesOriginal Randriamiaramanana, chef du Zébu Bistro Figeac 2005 Le vin du mois : Château Gravier Cocktail du mois : Blue Fashion SORTIR kely La MBA - temple du billard à Anala LA MODE ! DÉCO CAHIERS DE NUIT TAKELAKA MAMPITOKELAKA orts Guide de survie à Tana : les transp
ÉDITO
SOMMAIRE
JEUX AGENDA ANNUAIRE
orsque nous montrions no comment® à nos amis et partenaires de province, ceux-ci nous demandaient souvent : « mais pourquoi on ne le reçoit pas, nous ? » Nous leur répondions que Tana, c’était déjà pas mal, que nous trouvions que la diffusion nationale, c’était trop ambitieux. Mais les demandes se sont multipliées, et nous avons fini par ressentir une certaine pression, très amicale, certes, mais pressante quand même. Alors il y a trois mois, nous avons dit : « ok, c’est bon, vous avez gagné, on y va ». Comme prévu, ça n’est pas évident ! Mais aujourd’hui nous sommes fiers car no comment® est diffusé à Antsirabe, Mahajanga, Toamasina, Antisranana et Toliara, et il sera très bientôt à Fianrantsoa et Nosy Be. Cet élargissement de la diffusion s’accompagne de la constitution d’un réseau de correspondants grâce à qui les pages de la rubrique « Out of Tana » s’étoffent sensiblement de mois en mois. Un grand merci à nos amis, partenaires et correspondants qui aident no comment® à élargir ses horizons.
CLIN D’ŒIL
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1 Ouverture d'un nouvel Hotel à Toamasina (Tamatave) - Le Calypso 2 Nouvelle adresse pour le fameux Piment Banane à Toamasina (Tamatave)
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3 Vernissage de l'expo de Mamy Rajoelisolo au Kanto Kfe - Gare Soarano 4 Les 50 ans du Caveau Antaninarenina ! 5 Inauguration du resto le Quatre'5 Antaninarenina 6 Grosse soirée Funky à l'In Square Ambatobe
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CLIN D’ŒIL
7 Oktoberfest à Betongolo avec THB 8 Les 10 ans du Bateau Ivre à Tamatave avec un spectacle exclusif monté par SR Production 9
Ouverture du nouveau magasin Adan Smart Tanjombato - uniquement pour les hommes :)
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10 Ouverture de la boulangerie du Teenage Café à Ambatobe
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COUV’ BY
ous lui avons N consacré un article dans notre
dernier numéro, Dàn Renaud est de retour. Un come-back bien encré puisqu’il est l’auteur de la couverture de cette édition ! Le marin qui a fait de la peinture son second métier pour une belle retraite en poésie est originaire de Tamatave. Il a passé sa vie entre les mers, les océans et la terre parisienne, et a brièvement vécu à la Réunion. Là, il s’amusait à fabriquer des horloges avec des capsules de bière, il en a vendu des milliers. Il vit aujourd’hui de la peinture dans la ville des litchis qu’il avait quittée bien jeune. Ses toiles sont exposées et vendues dans certains restaurants de la Tamatave, et plusieurs établissements de la région font appel à ses talents pour des fresques murales personnalisées.
Dàn
RENAUD
CULTURE
Ariry
Andriamoratsiresy Unifier et rassembler : c’est l’objectif qu’Ariry Andriamarotsiresy se donne à travers la danse, car il considère que les arts doivent servir à rapprocher les peuples, les cultures et les ethnies. Rencontre avec un danseur humaniste, leader de la compagnie Rary.
Comment avez-vous découvert la danse ? Comment m’est venue cette maladie ? Quand j’avais 12 ans, ma sœur dansait et étudiait l’éducation physique. Elle m’a appris à aimer la danse, et même la couture ! J’ai grandi à Fianarantsoa, et quand je suis arrivé à Tana pour mes études, j’ai découvert l’association ASCUT (Association culturelle de Tananarive) où des moniteurs réputés donnaient des cours de danse. Je me suis inscrit. Enduite, j’ai pris des cours de perfectionnement avec Sary et Aimée Razafimahaleo. Vos débuts en tant que professionnel ? En 1990, j’ai intégré la compagnie Tsingory dirigée par le célèbre Théo Ranjivason. Nous avons dansé lors de concerts d’artistes de renom comme Rossy ou Bodo. En 1993-1994, il y a eu une grande campagne de promotion de la danse contemporaine pilotée par l’organisme Afrique en Création, dirigé par Alphonse Thiérou. Un danseur chercheur ivoirien dont l’idée était de promouvoir la danse africaine à travers les jeunes chorégraphes. Il ne s’agit ni de reproduire les danses traditionnelles ni d’imiter les danses européennes, mais de produire des
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danser pour s’unifier
créations originales et porteuses de messages. En 1995, la compagnie Tsingory a été sélectionnée pour participer à la première édition du concours Danse en Création organisé par Afrique en Création en Angola. Nous avons obtenu le second prix avec la compagnie Tumbuka Dance du Zimbabwe. Après ce beau chapitre, j’ai décidé de suivre ma propre voie. Vers quels horizons ? Avec des jeunes de 14-20 ans, nous avons créé en 1996 la compagnie Rary. Rary en malgache, c’est la vannerie : plein de petits éléments qui se tissent entre eux pour donner de belles choses. La compagnie est aujourd’hui composée de 13 Malgaches issus de différentes régions et cultures, ce qui est très important : c’est dans la diversité que se trouve la richesse. En 2001, la compagnie Rary a reçu le second prix du concours Danse africaine qui s’est déroulé à Tana, et nous avons été lauréats du concours RFI Danse la même année. Ça nous a permis
de danser dans 10 pays d’Afrique de l’ouest, des pays d’Afrique australe, presque toute l’Europe et 3 états aux États-Unis. La compagnie Rary est aussi une école de danse. Tout à fait. Nous avons créé l’école en 1998 avec 10 élèves. Aujourd’hui, il y en a 300, et la moitié des jeunes qu’on a formés sont devenus des professionnels. Nous enseignons aussi dans des centres sociaux, chez des associations comme S.O.S Villages d’enfants, ainsi que dans des écoles privées. J’essaie de transmettre ma vision de la danse, de l’art et de la vie au plus grand nombre de jeunes possible, quel que soit leur environnement ou leur contexte de vie. Des projets ? Je suis en train d’écrire un livre intitulé Vohambolana Rary (Vocabulaire Rary) qui regroupe les vocabulaires techniques de la musique et de la danse utilisés dans notre école. Sortie prévue en 2011. Nous préparons pour la même année la 4e édition de la rencontre Lab’Dihy. Lab’ pour laboratoire et dihy pour danse. On invite sur 2 ans des chorégraphes de l’Océan indien et d’Afrique. L’objectif est un partage d’expériences entre les professionnels étrangers et les jeunes danseurs malgaches.
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Max
CULTURE
la brocante et les ferrailleurs ax et les ferrailleurs, c’est le titre d’un film de Claude Sautet de 1971. M C’est aussi le nom d’une brocante située dans une ruelle d’Isoraka. Il est originaire d’Angoulême, on le surnomme Max et il est aussi original
que les choses qu’on trouve dans sa boutique. Sa passion des objets anciens vient de loin. À dix-huit ans, il collectionnait déjà les plaques émaillées. Il a ensuite accru ses connaissances en passant à la tôle lithographiée puis à l’affiche publicitaire, dont il fera son métier en se lançant dans le marouflage d’affiches, une technique qui permet de conserver une affiche ancienne en parfait état. Peu à peu il devient un véritable spécialiste, aussi à l’aise avec les tableaux qu’avec les affiches. C’est son amour des antiquités qui déclenchera sa passion pour Mada. Il y est venu pour la première fois en 1989 à la recherche de vieux objets publicitaires de l’époque coloniale, et pourquoi pas de trésors… Mais c’est Madagascar qui a constitué sa plus grande découverte. Malgré ses voyages un peu partout dans les anciennes colonies, c’est le charme et le sourire malgaches qui l’ont séduit, l’ont poussé à revenir toujours plus souvent et à finir par s’installer vers 1995 à Antsirabe, où il a créé une PME vendant des stores en bao, une matière issue du raphia, sous la
dénicher les 14
merveilles de Mada
marque Boeny. Sa passion de collectionneur va pouvoir s’exprimer à Mada. Sa première œuvre malgache, il l’avait achetée en France : une peinture sur soie du célèbre Joseph Ramanakamonjy (18981982) qu’il revendra à Madagascar. Et comme Tana manque de musées à son goût, Max va monter sa propre petite caverne d’Ali Baba : depuis plus de deux ans, il a ouvert une boutique où il présente une myriade d’objets anciens et d’œuvres d’art de toutes sortes. On le trouve toujours dans sa boutique assis dans un bon fauteuil de cuir. Dès votre entrée il vous accueille chaleureusement et vous raconte chaque objet qu’il affectionne. C’est bien agréable d’acheter quelque chose avec une histoire en prime ! L’objet le plus ancien qu’il ait vendu est un tableau de 1898 de James Rainimaharosoa (1860-1926). Résidents et touristes viennent contempler ces objets d’époque et s’imprégner de cette ambiance un peu surannée, mais ce sont les Malgaches qui restent les meilleurs clients. La collection est un petit monde, surtout à Tana, et Max en fait partie. La deuxième semaine de novembre, une expo inédite de tableaux est au programme : une dizaine d’œuvres qui datent parfois de bien avant l’arrivée des Français seront exposées, certaines d’une valeur inestimable. Quelques grands noms de la peinture malgache, pour la plus belle exposition de l’année. Contact sur www.nocomment.mg
Radoniaina Andriamanisa ité Ampefiloha, appartement 773, il C est dix-sept heures passées. Dans une ambiance cosy, Radoniaina Andriamanisa,
29 ans, nous accueille avec un naturel et une hospitalité incroyables. Il est le cadet d’une famille de 4 frères dont l’un est un artiste du milieu rap et l’autre un tagueur cité dans une de nos éditions : Naty Kaly. Rado est depuis peu le directeur photo de Tamaboo, la nouvelle branche artistique indépendante de Grand-Angle, une agence spécialisée en vidéo. Il a fait ses débuts dans le milieu très jeune. Un jour de 1995, il se retrouve par hasard dans un stand d’ordinateurs, lors d’un salon informatique : c’est le coup de cœur pour toutes ces machines High-Tech, et un vrai déclic pour cet insatiable curieux d’image et de son. Il commencera sa carrière chez MSVI où il acquerra les bases dans le domaine son. Puis il se passionnera pour l’infographie, la vidéo et même la 3D. Un vrai bonheur pour ce jeune homme
CULTURE
qui, gamin, passait sa vie à dessiner sur ses cahiers d’écolier. Il travaillera ensuite pour la maison de production La Une en tant que réalisateur de clips, puis pour l’agence Symbol, où ses rencontres avec de nombreux chanteurs lui permettront de renforcer ses compétences en termes de création musicale. La musique est d’ailleurs la première de toutes ses passions. Tous les soirs à son retour du bureau, il crée des mélodies et des musiques d’ambiance, ce qui l’avantage dans la réalisation des films publicitaires, des documentaires mais aussi des courts et longs métrages. Son style de prédilection est orienté fusion et trip-hop. Il travaille à plein-temps mais n’hésite pas, parallèlement à ses jobs, à participer à un maximum de projets, dans le cadre de festivals de cinéma et pour des dizaines de films courts. Ses thèmes de prédilection : les cas sociaux et la peinture de l’homme au quotidien. En 2005, Rado se tourne vers l’institutionnel en devenant le directeur photo de DDC (Digital Development Communications), société avec laquelle il participera en 2009 à la réalisation de deux fictions successives intitulées Dzaomalaza. Dzaomalaza, c’est le nom du héros venu du Nord à la recherche d’un trésor dans le Sud. Rado considère que le cinéma malgache reste parfois trop primitif. Selon lui, les réalisateurs ne devraient pas se contenter de faire des films malgaches, mais essayer de s’exporter en tournant des films internationaux made in Mada. « Avec un peu de volonté, il y a tant de possibilités ! Si on fait les choses avec passion, on obtient forcément de bons résultats, nous confie-t-il, mais c’est vrai que le milieu cinématographique malgache manque encore de professionnalisme. » Mais Rado fait partie de toute une jeune génération de talents qui, n’en doutons pas, sauront faire grandir le cinéma malgache et le faire connaître à l’étranger. Contact sur www.nocomment.mg
ciné made in Mada
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était temps que parle de théâtre ! Nous Isablelsommes allés à la rencontre de Vola Rabarijaona, responcommunication d’Orimbato (l’union fait la force), no comment®
une troupe créée en 1977 à Tana par 7 personnes, dont le père de Vola, avec depuis l’origine un seul et même but : promouvoir la culture et l’éducation au travers du théâtre malagasy. Avec Vola, ou plutôt Vonya – c’est son nom de scène, car elle est aussi actrice – nous ne parlerons pas de la troupe Orimbato en particulier mais du théâtre malgache en général, un théâtre qu’il est urgent de promouvoir. « Si plus de cinq cents pièces ont été écrites mais pas encore jouées, c’est que la matière est là ; mais il y a un manque d’auditoire. »
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CULTURE
Culture sur planches
Pour Vonya, c’est sans doute le manque de moyens et de professionnels dans le secteur qui est à l’origine de ce déclin. « Il n’est pas logique de voir d’un côté des centaines de pièces et toute une jeune génération qui s’intéresse au théâtre, et de l’autre des salles trop peu nombreuses et de toute façon délaissées. » Selon elle, le manque d’intérêt du public pour le théâtre est surtout lié au manque d’information et de communication. À titre d’exemple, elle évoque une grande manifestation destinée à relancer le théâtre malgache qui s’était déroulée en 2008. La presse, les télévisions et les radios étaient bien évidemment au rendez-vous. Mais l’absence de continuité dans la communication et la médiatisation a fait que tout est retombé à plat après l’événement. Aujourd’hui, si le théâtre malgache ne meurt pas, c’est sans doute en partie grâce au FMTM (Fikambanana Mpanao Théâtre malagasy : Association des troupes de théâtres malgaches). Quinze troupes tananariviennes en sont membres. Elles se réunissent chaque trimestre, organisent des ateliers de perfectionnement des acteurs et repèrent les jeunes talents. À ce jour, 3 salles leur servent de QG : Ambatovinaky, la plus ancienne, le Tranompokonolona Analakely et celui d’Isotry. Cette dernière reste à ce jour la plus active, elle peut accueillir jusqu’à mille personnes et reçoit tous les dimanches une troupe différente qui joue à quinze heures. Des pièces phares y sont interprétées, telles que Ravolahanta sy Rabeniomby, le Roméo et Juliette malgache écrit par le grand Randrianarivelo, ou encore Iny lalana iny (Ce chemin-là) de Faustin Raharison, lui aussi un immense auteur. Le malgache ancien est très présent dans ces textes mais ils sont souvent actualisés pour être accessibles à tous les publics.
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CULTURE
SILO
Ambassadeurs de la
de ceux qui croient en leur pays et qui veulent que Mada soit Idanslsvusontetl’ambiance entendu pour la richesse de ses talents. Nous les avons rencontrés électrique qui régnait autour du festival Madajazzcar,
dans un café branché de la capitale. Qui sont-ils ? Deux pointures de la scène musicale malgache, tout simplement. Ils s’appellent Rasoloarison Vonjisoa et Silo Andrianandraina. Le premier est connu sous le nom de scène Arison Vonjy, le second est un génie autodidacte de la génération jazz. Mais aucun d’eux n’accepte d’appartenir à un genre musical précis : halte aux étiquettes ! Arison Vonjy fait partie des rares artistes qui ne savent pas trop d’où leur est venu le déclic. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que pour lui, chanter est tout naturel. Au quotidien, il travaille pour Fanamby, une ONG qui œuvre dans la conservation de l’environnement. Il se donne à fond dans son travail parce qu’il s’y épanouit, tout comme il se donne à fond dans la musique : c’est un homme entier. Sa discographie n’est pas aussi riche que son talent, mais il a collaboré avec de nombreux artistes. Il a longtemps joué aux côtés de Tôty, un bassiste parti trop tôt, et l’un des meilleurs. Le feeling était là, la passion surtout. Il a réalisé son premier album après six ans de travail en 2004. Une création intitulée Feno loatra (Trop plein) qui réunit des compositions personnelles ou non. C’est depuis cette date que les médias le référencent comme un chanteur de jazz, mais des influences multiples se ressentent sur ce disque et ce catalogage lui hérisse le poil. Pour lui, il est artiste tout simplement, un artiste pour qui la musique est faite d’ouverture et de constantes évolutions. Depuis toujours ou presque, Arison Vonjy et Silo chantent et
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belle musique malgache
ARISON VONJY
jouent régulièrement ensemble, parfois à l’occasion d’enregistrements, mais surtout sur scène. Silo est un auteur-compositeur à part. À 10 ans, il participe à sa première émission télévisée ; à 14 ans il commence à jouer aux côtés de groupes mythiques comme Mahaleo. Sa réputation de musicien geek dépasse bientôt les frontières. Il admet que ses facilités à jouer et composer lui viennent sûrement de son père qui était un grand pianiste. Début 1990, il crée SDF (Simple défi de la fantaisie), un groupe qui sortira un album en 1993 : Mifandamoro (Faire l’amour), qui introduit la vague fusion à Madagascar. En 2001 il crée un opus intitulé Rimorimo (Très vite) et s’impose en proposant un style très propre et subtilement varié. Tantôt au clavier, tantôt à la basse ou encore comme compositeur arrangeur, il est capable de coiffer toutes les casquettes pour accompagner des chanteurs de l’ancienne comme de la nouvelle génération. À 36 ans, il n’a jamais été aussi exigeant envers lui-même et se donne à fond pour perfectionner ses réalisations. Il envisage pour bientôt la sortie d’un album coloré et métissé au style renouvelé, dont il espère qu’il enchantera les fans comme les néophytes et justifiera par sa qualité sa longue absence depuis son dernier opus. Arison Vonjy comme Silo s’accordent à dire que si une étiquette devait être collée au dos de leurs CD chez les disquaires, elle ferait figurer la mention : « ambassadeurs de la belle musique malgache ». Contact sur www.nocomment.mg
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Le Film du mois
Dune 1984 - États-Unis - 130 min - VM – Science fiction De David Lynch avec Kyle MacLachlan, Sean Young, Jürgen Prpchnow, Patrick Stewart, Dean Stockwell.
10191. Afin d’éliminer les Atréïdes, l’empereur Shaddam IV, maître de l’univers, les envoie sur Dune, une planète lointaine et désertique d’où provient une précieuse épice, source de vie et de longévité, générée par des vers de sable géants. Là, il extermine ce peuple fier et valeureux. Paul, héritier des Atréides, échappe au massacre. Projet maudit pendant des années, Dune, le roman culte de Frank Herbert, devait être adapté initialement par Alejandro Jodorowsky en 1975, avec Jean Moebius, Giraud et H.R. Giger à la conception visuelle, sur une bande-son des Pink Floyd. C’est finalement Dino De Laurentiis qui produit le film presque dix ans plus tard. Il en confie la mise en scène à David Lynch qui, encore auréolé du succès d’Elephant man, s’attaque avec de gros moyens à l’œuvre grandiose. Le tournage rencontrera une multitude de difficultés mais aboutira à un film magistral encore largement inspiré des dessins de Moebius et dominé par la bande originale obsédante du groupe Toto. Diffusion sur Parabole Madagascar mercredi 3 novembre à 20h40, dimanche 7 novembre à 09h20, mercredi 10 novembre à 13h30, jeudi 11 novembre 16h40.
CULTURE
Le Livre du mois Le grand livre des petits métiers D’Yves Rolland Rakotoarisoa (photos), Laurence Vanpaeschen (textes), Stefaan De Wolf (conception & réalisation).
Des photos belles et touchantes pour parler des petits métiers et de ceux qui les pratiquent avec fierté et dignité malgré une précarité souvent très grande. Des textes simples et vrais nous racontent l’histoire de ces personnes qui ont parfois trouvé des manières surprenantes et ingénieuses de gagner de quoi vivre ou survivre. Ce livre nous plonge dans le quotidien des fabricants de sandales en pneus, de baby-foots, de tampons ou de lunettes, des grilleurs de pistaches, des réparateurs de phares de voiture, de parapluies ou de radios… et de biens d’autres personnages. L’occasion pour les auteurs de s’interroger sur ces conditions de vie souvent très difficiles, mais aussi sur la place que l’avenir réserve à ces petits métiers dans une économie vouée à la mondialisation Éditions Snoeck – En vente à la librairie Il était une fois…, Leader Price Ankorondrano
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Des ombres plus noires était tard. Peut-être minuit ou une heure du matin. Plus personne ne passait à IMaislAmbanindia. Mamy s’ennuyait. Il avait mal aux jambes et très envie de s’asseoir. il faisait froid. Il valait mieux faire les cent pas ou sautiller sur place.
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Le jeune gendarme regarda autour de lui en baillant. Il n’y avait vraiment personne. On entendait seulement les chiens hurler au loin de temps en temps. Solofo, son collègue, était parti depuis quelques minutes. « Il en met du temps, pour pisser », songea-t-il. Il voulut regarder sa montre mais la nuit était trop noire et il dut s’approcher d’un réverbère qui ne donnait qu’une lumière blafarde et intermittente. Une heure et quart. Plus de quatre heures de faction encore. Mamy passa la bandoulière de son arme de l’autre côté et s’appuya au réverbère. Un bruit de moteur se fit entendre. Il se redressa. Le ronflement s’amplifiait. Il venait de la Route circulaire. Ce devait être une grosse voiture. Mamy décida de l’arrêter pour contrôler les papiers des occupants, cela l’occuperait pour quelques instants. Il s’éloigna du réverbère. La voiture approchait. Un énorme 4x4 noir déboucha sur la place à grande vitesse, toutes lumières éteintes, et passa le rond-point du mauvais côté. Mamy fit trois pas en avant, braqua sa lampe torche vers la voiture et leva le bras. La voiture freina brutalement et s’immobilisa dans un intense crissement de pneus. Non loin, comme en écho, un chien poussa un hurlement déchirant. Mamy contourna le véhicule et fit le salut militaire. Les vitres étaient teintées et le conducteur ne paraissait pas vouloir ouvrir. Le jeune homme toqua à la vitre. Rien ne se passa. Il frappa encore et cria : « Gendarmerie nationale, baissez votre vitre ! » La vitre s’abaissa. Mamy refit le salut militaire et déclara : « Gendarmerie nationale, contrôle d’identité ». On ne répondit pas. Il faisait très noir dans la voiture. Le lampadaire, dont l’ampoule grésillait, n’éclairait presque plus. Mamy dirigea le faisceau de
FICTION
que la nuit sa lampe vers l’intérieur et ne vit rien. Il vérifia sa lampe : elle marchait. Il la braqua de nouveau vers le conducteur. Rien. Que du noir. C’était comme si, dans la voiture, l’ombre absorbait la lumière de la torche électrique. Il se pencha plus près mais ne vit toujours que de l’ombre. Un souffle d’air froid passa sur son visage et un frisson lui parcourut l’échine. La situation devenait étrange, Mamy eût aimé que son collègue Solofo fût là avec lui. Où pouvaitil bien être ? Il se rassura en songeant qu’il arriverait d’une minute à l’autre et demanda : « Monsieur… ou Madame, je n’arrive pas à distinguer votre visage. Pouvez-vous vous approcher de la portière pour que je vous voie ? » Quelque chose parut remuer à l’intérieur. Quelque chose d’un noir plus intense que le noir de la nuit. Il réitéra sa question. Pas de réaction. Se pouvait-il que la voiture ne contienne que de l’ombre ? Il commençait à perdre contenance. D’une voix nerveuse, il demanda au conducteur de couper le mo-
teur et de sortir du véhicule. Le moteur s’arrêta. D’instinct, il fit plusieurs pas en arrière. La portière s’ouvrit. Au même moment, le réverbère s’éteignit et Mamy entendit un bruit de pas derrière lui. Il se retourna. C’était son collègue Solofo qui revenait. Il était encore assez loin, mais à portée de voix. Il le héla et lui fit de grands signes. Puis il réalisa qu’il tournait le dos à la voiture, une erreur de débutant. Il prit sa respiration, défit le cran de sûreté de son arme et pivota sur ses talons. Personne. La voiture était toujours là, moteur éteint et portière ouverte. Il avança lentement vers elle. Arrivé à hauteur de l’habitacle, il
s’aperçut qu’il voyait maintenant parfaitement à l’intérieur. Dans le cendrier, une cigarette se consumait lentement. Le véhicule était vide. Mamy monta et éclaira la banquette arrière. Rien. Il appela Solofo qui ne répondit pas. Il devait pourtant être près de la voiture maintenant. « Solofo ! cria-t-il. Solofo ? » Il se dégagea de l’habitacle à reculons. Lorsqu’il posa le pied dehors, il eut le sentiment d’entrer en contact avec une chose très froide qui parut lui glisser entre les jambes. Il se redressa vivement. Ses mains commençaient à trembler. Il regarda vers ses pieds et ne les vit pas. Ils semblaient disparaître dans l’ombre. La tête lui tournait un peu. Il s’appuya contre le véhicule pour reprendre ses esprits. La sensation de froid disparut de ses pieds. Il les regarda encore et cette fois il put les voir. Il releva son regard vers la route. De grandes nappes d’ombre ta-
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pissaient la chaussée et se mouvaient sous la lumière vacillante du réverbère qui avait recommencé à fonctionner. Solofo avait disparu. Il était pourtant sûr de l’avoir aperçu sur la route il y avait quelques instants. Mamy attendit un peu, sans faire le moindre mouvement, tous ses sens aux aguets. Rien. Tout était calme à présent, sauf que Solofo manquait et qu’il y avait cette voiture abandonnée au milieu de la chaussée. Il fallait appeler la centrale. Il s’approcha du réverbère en évitant les nappes d’ombre et sortit son portable. Pas de réseau. Le lampadaire grésilla et s’éteignit encore. Au même moment, Mamy aperçut, à l’extrémité gauche de son champ de vision, une formidable masse d’ombre se ramasser sur elle-même et bondir en avant. Lorsqu’il tourna la tête pour mieux voir, l’ombre sembla se répandre sur le sol comme une flaque d’eau et s’immobilisa. Malgré le froid, de la sueur perlait sur ses tempes. Il essaya de se ressaisir. Les mouvements des ombres étaient sûrement des effets d’optique. Et il ne pouvait pas laisser cette voiture stationner au milieu de la rue. Il alla voir si la clé était restée sur le contact. Elle était bien là. Il actionna le démarreur. Le moteur gronda doucement. Soudain, un hurlement déchira la nuit. Mamy crut reconnaître la voix de Solofo.
Il voulut allumer les phares mais rien ne se produisit. Un nouveau hurlement retentit. Il ressortit précipitamment de la voiture et vit la silhouette de Solofo debout au milieu de la chaussée. Dans le clignotement du réverbère, une nappe d’ombre s’approchait de lui. « Attention Solofo ! tes pieds ! cours ! »
cria-t-il en armant son fusil-mitrailleur. Solofo regarda vers ses pieds puis vers Mamy et ses yeux s’emplirent d’effroi. Il fit volte-face et se mit à courir. Mamy vit les nappes d’ombre glisser au ras du sol à la poursuite de son collègue qui hurlait, le rattraper et l’engloutir en quelques secondes, puis elles firent demi-tour et revinrent vers lui à toute allure. Terrorisé, il fit feu et vida son chargeur dans les ombres, mais elles continuaient à s’approcher. Lorsqu’elles atteignirent ses pieds et qu’il sentit un froid glacial lui monter le long des jambes, il poussa un hurlement plus déchirant encore que ceux qu’il avait entendus. Alertée par les coups de feu, une autre équipe de gendarmes arriva quelques minutes plus tard et trouva Mamy prostré sur le bord de la route. À vingt mètres de lui gisait le cadavre de Solofo. Il avait reçu plusieurs balles dans le dos. Mamy raconta son histoire aux enquêteurs et l’affaire fut rapidement classée. Il séjourne aujourd’hui à l’hôpital psychiatrique d’Anjanamasina, où vient d’être interné un autre malade présentant les mêmes symptômes que lui. Ils ne supportent pas les bruits de moteurs et quand vient le soir, ils exigent de dormir la lumière allumée. À chaque coupure de courant, ils hurlent de terreur.
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Groupe
L’ASSO DU MOIS
Développement Madagascar
Groupe Développement est une association française qui combat l’exploitation sexuelle des enfants à Madagascar depuis 2004, principalement à Tana mais aussi à Mahajanga et à Nosy Be. Elle est financée par l’UE, Ecpat Luxembourg, l’AFD et des donateurs privés. Avec une équipe de 30 personnes, cette ONG qui est sur le point de devenir une association de droit malgache agit sur deux plans : celui du renforcement de capacités, de l’information et de la prévention, et celui de l’accompagnement et de la prise en charge des enfants victimes. Michaëla Ranaivo est responsable de programme du Centre Ressources, l’un des deux départements de l’association. Normalienne de formation, elle a suivi des formations en gestion de projets de solidarité internationale en France et à Madagascar avant d’intégrer Groupe Développement Madagascar en 2005. Rencontre avec une femme de conviction engagée dans une lutte permanente pour la protection de l’enfance.
Quelle est la réalité de l’exploitation sexuelle des enfants à Madagascar ? Il existe deux formes d’exploitation sexuelle des enfants : les abus sexuels à l’intérieur ou à l’extérieur des familles (viols, attouchements) et l’exploitation sexuelle à des fins commerciales comme la prostitution d’enfants, la pornographie mettant en scène des enfants, le trafic d’enfants à des fins sexuelles et le tourisme sexuel impliquant
LUTTER CONTRE L’EXPLOITATION SEXUELLE DES ENFANTS
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les enfants. Ces différentes formes d’exploitation sont toutes présentes à Madagascar, mais il est extrêmement difficile d’obtenir des statistiques fiables, en particulier en ce qui concerne les abus sexuels, souvent beaucoup plus difficiles à détecter, notamment lorsqu’ils ont lieu à l’intérieur de la famille. Quant aux différentes formes d’exploitation sexuelle à des fins commerciales, excepté le tourisme sexuel, elles ont augmenté de manière frappante depuis le début de la crise. Pour l’instant, nous ne pouvons affirmer qu’il existe des systèmes d’exploitation sexuelle organisée ou des réseaux de prostitution : espérons que ça ne change pas, la situation est assez grave comme ça. Quels sont les facteurs augmentant les risques d’exploitation sexuelle des enfants ? Il existe beaucoup de préjugés sur cette question. On croit par exemple que les enfants des familles défavorisées sont plus vulnérables. Or l’exploitation sexuelle des enfants existe dans toutes les couches de la société sans exception. Et les adultes qui exploitent les enfants sont issus de tous les milieux : cadres, employés, pères de famille,
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célibataires… Ils peuvent être étrangers dans le cas du tourisme sexuel, mais ils sont le plus souvent nationaux. Il ne faut pas négliger certaines questions de société qui peuvent devenir des causes de fragilisation des enfants. Dans la société malgache, l’enfant est tiraillé entre son côté sacré (un enfant, c’est une richesse), et son côté inférieur (il doit obéissance et respect à l’adulte et n’a pas forcément droit à la parole). On ne tient pas toujours compte des droits de l’enfant et cela peut conduire à de nombreuses formes d’exploitation, dont l’exploitation sexuelle. On peut aussi évoquer certaines pratiques plus ou moins culturelles nuisibles aux enfants. Par exemple, un peu partout à Madagascar, on rencontre des pratiques qui consistent à placer les jeunes filles dans des petites
maisons à part lorsqu’elles atteignent la puberté. Au départ c’était pour les protéger de leur père et de leurs frères, mais obliger une jeune fille de 12 ou 13 ans à vivre seule, c’est la porte ouverte à beaucoup d’abus. On relève de nombreuses situations où l’enfant n’est pas protégé contre les dangers qui peuvent le guetter. De quelle manière luttez-vous contre l’exploitation sexuelle des enfants ? Nous travaillons d’abord sur le renforcement de capacité des acteurs sociaux et sur la prévention, en partenariat avec les écoles, les acteurs sociaux, les leaders communautaires, les fokontany, les leaders religieux, les autorités (police, gendarmerie). Notre département Centre Ressources organise de nombreuses formations qui s’adressent surtout à des éducateurs et à des professeurs de manière à démultiplier les impacts de nos efforts. Nous travaillons notamment avec les écoles de tourisme comme le CFTH à Nosy Be ou l’EMTH de Mahajanga. Nous menons aussi des campagnes de sensibilisation du grand public. Nous avons lancé en 2006 une campagne nationale sur le tourisme sexuel impliquant des enfants
à travers affiches et dépliants qui a eu une très large couverture et des résultats positifs. Nous travaillons en ce moment à l’élaboration d’une nouvelle campagne qui sera conduite par le ministère du tourisme et de l’artisanat. Comment aidez-vous les enfants victimes d’exploitation sexuelle ? Les enfants victimes sont pris en charge par notre Pôle Social. En ce moment, nous travaillons avec 173 jeunes filles. S’il n’y a pas de garçons, c’est parce que nous n’avons pas détecté de cas pour l’instant mais nous savons par d’autres associations que le problème existe à Madagascar. Lorsque nous prenons en charge un enfant, nous tâchons de le renforcer dans ses capacités d’autoprotection. C’est pourquoi l’un des objectifs est la réinsertion socioprofessionnelle durable de l’enfant, qui bénéficie d’abord d’un accompagnement psychologique, puis d’une préformation où il est mis à niveau en fonction de son projet de vie, ensuite d’une formation professionnelle, puis d’un stage et enfin d’une aide à la recherche d’emploi. Nous essayons d’être présents sur tous les fronts. Les enfants que nous identifions sont en situation d’extrême vulnérabilité sur plusieurs plans. Nous avons souvent affaire à des jeunes filles qui sont en situation de prostitution de survie. Leur
état de santé peut nécessiter une prise en charge médicale, elles peuvent être très perturbées et parfois avoir besoin d’un suivi psychiatrique. Leur relation à l’autre, au groupe, leur faculté de vivre en société
dans toutes les situations. Pour répondre à ces besoins colossaux, nous avons ouvert fin 2007 trois centres d’accueil et avons opéré pendant plus d’une année. Mais nous nous sommes aperçus qu’il y avait des effets pervers. Les jeunes filles qui fréquentaient nos centres d’accueil se retrouvaient fichées comme prostituées, et donc stigmatisées et marginalisées. En outre, ce mode de prise en charge directe des enfants déresponsabilisait les parents et la communauté. Nous avons donc décidé de changer de méthode. Plutôt que de couper l’enfant de son environnement, nous préférons aujourd’hui travailler en milieu ouvert, c’est-à-dire, quand cela est possible, accompagner l’enfant au quotidien au sein de sa famille et de son milieu. Nos travailleurs sociaux agissent de façon extrêmement ciblée : nous prenons l’enfant en charge personnellement, nous l’accompagnons individuellement. Chaque enfant est unique, chaque histoire est unique, donc l’accompagnement que nous lui offrons doit lui aussi être unique.
sont perturbées. Elles ont vécu tellement de ruptures dans leur vie qu’elles peuvent avoir des comportements violents. Certaines sont enceintes ou ont des enfants. Nous devons les aider, les accompagner
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grand horloger, lors de la Lallerecréation du monde, s’est laissé à quelques délires : une
presqu’île isolée du reste du monde par une forêt peuplée de lémuriens et agrémentée de ces roches aux pointes acérées dénommées tsingy, ourlée de criques, de plages de sable blanc et qui se jette dans les eaux turquoise et translucides d’un immense lagon… Ce paradis terrestre a été baptisé par les heureux hommes qui y vivent, « Anjajavy ». Dans ce décor surréaliste, il n’est guère étonnant de trouver à l’entrée du village, perché sur une dune de sable… un sculpteur. Plus exactement un instituteur-barmanchorégraphe-délégué-administratifdu-fokontany-sculpteur.
OUT OF TANA
Jo
Jean de Dieu, ou Jo pour les intimes, s’explique : « Je suis arrivé à Anjajavy il y a une dizaine d’années et j’ai continué ici à sculpter. C’est une passion qui m’anime depuis l’âge de 6 ans. Je n’ai appris qu’en observant d’autres sculpteurs à Antsohihy, mon village natal qui est aussi le nom d’un arbre local. Mes sujets préférés sont les femmes et les enfants parce qu’ils représentent la vie. Je suis fier d’avoir formé cinq jeunes sculpteurs mais, pour l’instant, je vais reprendre mon métier d’instituteur afin d’enseigner le français aux enfants qui pourront ainsi trouver du travail à l’hôtel proche de notre village ». À la question : vivez-vous de votre art ? Jo répond « Peu importe. Je sculpte par passion, mais quand un client d’Anjajavy l’hôtel vient à passer par ici et s’arrête devant mes œuvres, alors là j’ai le sentiment d’exister pleinement… » Contact sur www.nocomment.mg
sculpteur du bout du monde
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OUT OF TANA
un homme de convictions avier Desplanques est aussi un homme de… contradictions. Diplômé de X Sciences Po Paris, qui conduit généralement à de grandes carrières dans l’administration, il n’a jamais œuvré que dans le privé. Homme de droite,
il multiplie les actions à caractères caritatif et social. Ce côté non-conformiste agace d’autant plus de monde que lorsqu’il a une idée en tête, il est rare de pouvoir le faire changer d’avis. Mais c’est ainsi qu’il a mené ses plus belles réalisations, dont la dernière en date, la réhabilitation de la Résidence Sociale d’Antsirabe, qui conjugue de manière tout à fait originale une maison d’hôtes et un lieu de vie. Côté maison d’hôtes, ce sont 18 suites de 45 m² très joliment décorées et 30 chambres d’un excellent confort qui peuvent accueillir jusqu’à 80 personnes. Côté lieu de vie, on trouve au sein d’une imposante bâtisse des bibliothèques, des musées qui fourmillent d’objets de la période coloniale ou d’instruments de musique traditionnels, une salle de réunion (80 places), un espace jeux et télévision, mais aussi un espace médical, une école de l’Alliance Française, des bureaux sièges de divers organismes, des ateliers d’artisans… sans oublier la partie maison de
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Xavier Desplanques
retraite. La Résidence Sociale d’Antsirabe est, rappelons-le, la maison de retraite de la « ville des eaux » qui jouit d’un emplacement privilégié à deux pas du centre-ville et dans un vaste parc, l’un de ses attraits principaux. « Notre ambition aujourd’hui et d’attirer le maximum de visiteurs et touristes dans ce lieu unique qui ne ressemble ni à une maison d’hôtes ni à un hôtel classique. Prochain projet : l’ouverture d’un musée du pousse-pousse pour lequel je suis à la recherche de quelques sponsors afin de compléter un budget déjà largement rassemblé ». Il n’arrête pas, ce jeune sexagénaire, cet ancien de l’industrie sucrière et rhumière au sein de laquelle il a œuvré pendant plus de vingt ans aux Antilles françaises et en Afrique centrale. « C’est à Madagascar, dans ce pays particulièrement attachant, que j’ai connu mes plus belles aventures, même si quelques-unes ont été douloureuses. La crise de 2002 a emporté en l’espace de quelques mois les deux entreprises textiles que j’avais créées et qui étaient florissantes. Le licenciement du personnel a été un déchirement, même si, à travers quelques ateliers artisanaux dont j’exporte les créations, j’arrive à garder le contact avec certains d’entre eux ». C’est actuellement comme importateur de produits parapharmaceutiques qu’il distribue sur l’ensemble de l’Océan Indien que Xavier « fait bouillir la marmite ». Ce qui lui permet de consacrer une grande partie de son temps à de multiples tâches qu’il accomplit en tant qu’élu des Français de l’étranger (il remplit actuellement son 3e mandat), président de l’Union des Français de l’étranger à Antananarivo ou président du Carrefour des entrepreneurs français qu’il a créé en 2000 et qui est devenu, depuis le 26 août dernier, le Carrefour des entrepreneurs européens. Contact sur www.nocomment.mg
Alistair Turner
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listair, écossais licencié en gestion hôtelière, a débuté sa carrière à Jersey. A « Là, j’ai découvert que je ne savais rien. J’ai pris des grandes claques : la meilleure des formations. Puis, j’ai eu envie de découvrir la France. Après
quelques années à Paris, je me suis rendu dans le Sud de la France. Dès lors, parlant le français, je n’ai plus travaillé que dans un environnement francophone : à Kourou en Guyane, dans les Antilles françaises, puis de nouveau à Paris. Ensuite, ce fut l’Afrique : Ouagadougou, où j’ai rencontré un ancien directeur de l’hôtel Manda Beach de Foulpointe qui m’a parlé de la beauté de Madagascar, où j’ai fini par atterrir en 2002. J’ai vécu la crise aux premières loges depuis les balcons du Tana Plaza et de l’Hôtel de France. J’ai assuré l’ouverture du Royal Beach Hôtel à Nosy Be avant de débarquer dans ce magnifique hôtel qu’est le Palissandre Côte Ouest à Morondava ». Difficile, effectivement, de trouver un lieu de travail plus agréable. Le Palissandre Côte Ouest est composé de 30 vastes bungalows largement espacés sur une dune et noyés dans la végétation. Le spectacle des boutres et pirogues à voile est permanent. Les couchers de soleil, que l’on peut apprécier des terrasses qui entourent la piscine, sont d’une rare beauté. Si l’on rajoute que l’allée des baobabs est toute proche… « En fin de carrière, je n’ambitionne plus qu’une chose : transmettre mes quelques connaissances à la jeunesse de ce pays à qui il faut donner pleinement la chance d’accéder aux plus hauts postes de direction ». Contact sur www.nocomment.mg
un manager globe-trotter à Morondava
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Fianarantsoa à Fianarantsoa : le musée de la ville vient de subir un petit lifting pour Édontvénement accueillir sa première expo depuis plus de deux ans, « Habiter Fianarantsoa », le vernissage a eu lieu le 1 octobre dernier. Est-ce le début d’une nouvelle er
ère où le musée, qui semblait assoupi, s’est réveillé pour redevenir un vrai lieu de mémoire et de vie culturelle pour la ville ? Espérons-le. C’est en tout cas ce que souhaite ardemment son directeur, Olivier Ratsimbazafy : « Depuis mon arrivée, on essaie de revivifier le musée. Il faut qu’il devienne un véritable instrument de valorisation de la ville. Fianarantsoa est un lieu important dans l’histoire du pays. Il faut faire revenir l’histoire de la ville à la mémoire des gens. Car c’est à partir du passé qu’on peut penser l’avenir. » M. Olivier dirige le musée depuis deux ans. Natif de Fianarantsoa, il y a passé son bac avant de suivre des études de géographie à Tana. Il est ensuite rentré à Fianarantsoa où il a été affecté à l’université au poste d’encadreur à l’Institut des sciences et techniques de l’environnement, avant d’être nommé directeur du musée. Le bâtiment, nous explique-t-il, a successivement été une crèche française au temps de la colonisation, puis un établissement de la Croix Rouge malgache et un centre d’études musicales. Il est devenu un musée en 1993 sous l’impulsion du docteur Clarisse Rasoamampionona, aujourd’hui chef du Département Histoire et Anthropologie de l’Université de Fianarantsoa, qui considérait qu’il était anormal qu’une ville de tradition intellectuelle comme Fianarantsoa ne dispose pas d’un musée. Le nouveau musée fut inauguré sous le nom de Faniahy, qui était le surnom du pasteur Ranaivozanany et vient du mot malgache tsiahy, « ce qui doit être mémorisé ». La nouvelle exposition, « Habiter Fianarantsoa », qui durera jusqu'à la fin du mois
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travaille sa mémoire
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de novembre, est bien dans cet esprit de mémoire. À travers des maquettes, des photographies et une reproduction grandeur nature d’une maison Betsileo, elle présente une analyse de l’habitat traditionnel et revient sur l’histoire de la ville de Fianarantsoa. Le plus intéressant est sans doute le travail photographique « Hier, aujourd’hui. » Le concept est simple : une vue d’un quartier ou d’un bâtiment prise il y a cinquante ans, et la même vue exactement, prise aujourd’hui. Ce superbe travail qui permet de découvrir en un clin d’œil cinquante ans d’évolution urbaine a été réalisé en partenariat avec Pierrot Men par des élèves du programme CERES (Centres de Renforcement Éducatif et Scolaire). « Nous visons avant tout le public scolaire, explique M. Olivier, et plus les élèves s’investissent dans les expositions, mieux c’est. Il est important que les jeunes s’approprient la culture et la mémoire de leur ville, car ce sont eux qui forgeront son visage de demain. » D’autres projets d’expo ? Bien sûr ! Et même des projets ambitieux, qui nécessiteront la collaboration de nombreux archéologues et historiens de Fianarantsoa et du reste du pays : « Maintenant que le musée a été rénové grâce à l’appui de la présidente de l’université, le docteur Monique Rasoazananera, il
est prêt à accueillir de nouvelles expositions. Nous voulons mener un grand travail d’identification et de fouille des anciens sites collinaires royaux de Fianarantsoa, à l’issue duquel les objets collectés seront conservés dans le musée Faniahy. Certains sites ont été fortement dégradés, notamment le principal, Kianjasoa, qui est aujourd’hui recouvert d’antennes de télécommunications. Nous devons agir vite, avant que tout ne soit perdu et oublié. » Contact sur www.nocomment.mg
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Christian Fayd’herbe
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é à Tana, il a grandi à Fianarantsoa ; à l’âge de 20 ans, il suit ses parents en Europe et N commence à travailler dans la restauration en 1957, à Nice. Afin de peaufiner son anglais, il décide d’aller en Angleterre où il reste 11 ans.
Zanatany est bien ce qui qualifie Christian Fayd’herbe : le mal du pays devenant trop fort, il désire rentrer à Madagascar. « J’ai pris l’avion le 19 mai 1972 pour rentrer. Mais les avions n’atterrissaient plus à Madagascar, donc j’ai atterri à Maurice. C’était dur. Après 15 ans d’attente et de mal au cœur, impossible de rentrer. » Christian part au Brésil, où il a de la famille, ouvrir un restaurant un peu similaire au Bateau Ivre. Puis il se rapproche de Madagascar en s’installant en Afrique du Sud. 15 ans plus tard, en 1987 il revient enfin et rachète en 1988 l’Hermitage à Mantasoa, qui était complètement en ruine. Deux ans plus tard, il ouvre un restaurant, Le Pavé, et un piano-bar, l’Acapulco, à Tana. Il rêve de se construire une maison près de la plage et descend à Toamasina. Hélène, sa femme, le convainc de reprendre le Bateau Ivre, et nous voilà 10 ans plus tard : « Aujourd’hui nous avons un complexe où il y a le restaurant fruits de mer, le classique Bateau Ivre, le restaurant coréen, de la cuisine indienne, et le Beach Bar avec son barbecue. » Le Bateau Ivre a commencé simplement, mais après 40 ans de métier, Christian voulait en faire un endroit incontournable à Tamatave, et il a réussi. Grâce à une équipe formidable, ce restaurant fait le bonheur de tous ses clients. « Je devrais être à la retraite, mais c’est une passion, donc je suis là pour recevoir nos clients. La moindre des choses est de dire bonjour, au revoir et merci. » Une carte assez ouverte, mais la spécialité de la maison reste les fruits de mers, en particulier le plateau de fruits de mers (langoustes, camarons, calamars, poisson et crabe sur un lit de riz safrané, le tout sauté à l’huile d’olive), et aussi l’angou fumé (poisson frais fumé maison). La grande salle du restaurant est l’un de ses points forts majeurs : elle peut recevoir jusqu’à 900 personnes. Les soirées animées du Bateau Ivre font vibrer tout Tamatave. Contact sur www.nocomment.mg
capitaine du Bateau Ivre à Toamasina
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est un hommage à la mémoire des anciens esclaves de l’Océan indien. C’est avec un peu d’audace et de chance que Njiva va faire basculer sa vie le jour où il intègre un stage de chorégraphe… en nom et place d’un de ses amis qui ne peut s’y rendre. Nous sommes à Madagascar, et Njiva n’est encore qu’un amateur de musique et de danse contemporaine. Il vient pourtant de réussir le tour de force de se faire repérer au cours de ce stage adressé à des professionnels. Le bluff n’en est pas vraiment un, car il est talentueux. De la compagnie malgache « Rary » en 2002, dans laquelle il fait ses armes, il s’envole donc pour l’île Maurice rejoindre le chorégraphe Sanedhip Bhimjee. Il s’initie au kathak, qui est à l’origine une danse sacrée du nord de l’Inde. C’est là que la troupe Talipot le repère, et que Njiva intègre la compagnie réunionnaise en 2006. Mais Njiva n’est pas seulement un artiste accompli. Il est aussi engagé pour les enfants du centre Aïna de Malaza, et revient régulièrement sur la grande île pour les initier aux pratiques artistiques qu’il maîtrise. Son projet est de créer une véritable école d’art… à Madagascar.
artiste et humaniste
COUSINS/COUSINES
ui a vu José Njiva Andrianantenaina sur scène au sein de la compagnie théâtrale Q réunionnaise « Talipot » ne peut qu’être en admiration devant la multiplicité de ses talents : musicien, chanteur, danseur, acteur. « Ma’Ravan », le spectacle actuel de la compagnie,
José
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Erick Rajaofera ad a M t
COUSINS/COUSINES
Erick Rajaofera est né à Tana il y a 36 ans et est parti vivre en France à 10 ans avec sa famille. Avec un père qui travaillait dans l’aéronautique à la Snecma, Erick a grandi avec une seule idée en tête : devenir pilote d’avions. « Le problème, c’est que lorsque je suis arrivé en France, je ne parlais pas un mot de français. Il a fallu tout reprendre à zéro. Quand j’ai eu le bac, je n’avais pas le niveau pour devenir pilote. » Cela ne l’empêchera pas de faire des études d’aéronautique à la FertéAlais et de se faire embaucher lui aussi à la Snecma, à Ivato, comme contrôleur aérien. « Au moment où je cherchais du boulot, j’ai postulé un peu partout. C’est la Snecma qui m’a embauché, mais 5 ans plus tard, Air France m’a rappelé : ils avaient gardé mon CV et me proposaient un poste ! J’ai fait les tests, je les ai réussis je ne sais comment, et je suis entré à l’école d’Air France. » Aujourd’hui, Erick est manager de maintenance chez Air France à Paris. Un travail de pointe, qui
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consiste à faire le check-up des avions qui atterrissent à l’aéroport avant leur redécollage. « C’est un travail en or. Il me permet de rentrer souvent à Mada, où je passe 10 jours par mois. » Et c’est bien pratique : depuis trois ans, sa femme, qui travaille chez Aide et Action, et ses trois enfants habitent à Tana. Évidemment, être à Paris les deux tiers du temps, ce n’est pas évident. Mais Erick a d’autres ressources. « J’ai toujours adoré danser, je faisais de la street. Un jour, une amie prof d’espagnol me dit : "pour mes 30 ans, j’aimerais bien faire un show. Tu danses bien, tu n’as qu’à apprendre la salsa." Mais en fait, la salsa, c’est un vice, y’a pas d’autre mot. J’ai adoré, j’ai pris plein de cours, je dansais tous les soirs, je suis même allé suivre une formation à Cuba avec Henry Herrera, l’un des meilleurs profs au monde. » C’est bien une nouvelle passion qui commence. Son métier aux horaires un peu particuliers lui laisse du temps libre pour devenir prof dans une école de danse des Yvelines. Mais la nécessité de rentrer régulièrement à Mada l’oblige à lever le pied : maintenant, il donne des cours dans une boîte de nuit de la région, le Before. Et dès qu’il passe à Mada, il en profite pour danser aussi : « On organise des soirées spéciales au café de la gare, et aussi des stages de salsa au K’art à Antanimena. De toute façon c’est simple : dès que je peux danser, je danse ! » Contact sur www.nocomment.mg
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Arnaud Maisonobe NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL DU GROUPE SICAM Depuis deux mois, le groupe SICAM est dirigé par un homme nouveau : Arnaud Maisonobe, un Français de 40 ans qui a commencé sa carrière dans l’audit financier à la Réunion, chez Ernst & Young, où il a passé 13 ans avant d’intégrer le secteur automobile.
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Qu’est-ce qui vous a décidé à changer de secteur ? Au bout de 13 ans chez Ernst & Young, j’avais un peu plus de 35 ans et j’étais à un tournant de ma carrière : soit je restais à la Réunion et je m’associais dans le cabinet, soit j’allais voir ailleurs. Or je commençais à éprouver deux besoins : celui d’évoluer en dehors de la Réunion et celui de me tourner vers l’exploitation, d’être en contact à plein-temps avec la vie d’une entreprise. Quand on est auditeur, on passe une semaine par ci, 15 jours par là, on bouge en permanence et on passe d’un secteur d’activité à un autre. Ce n’est pas toujours facile, ça demande une gymnastique intellectuelle assez exigeante mais c’est très enrichissant car on découvre une multitude de domaines et on finit par connaître l’ensemble du tissu économique d’un pays. J’ai travaillé avec des sociétés de l’industrie, du secteur marchand, des sociétés d’économie mixte public-privé, des sociétés du secteur hospitalier, de la grande distribution alimentaire, des BTP…
Et de l’automobile ? En effet. J’ai audité à la Réunion dans ce secteur le groupe Foucque (Citroën) et la CMM-CFAO (Toyota). Ces premiers contacts avec le secteur automobile m’ont permis d’y entrer par la suite, en janvier 2008 : lorsque Jean-Marc Caspar, ancien DG de la CMM-CFAO, a pris la direction du groupe Caillé et a dû constituer son équipe, il a fait appel à moi comme directeur adjoint de la société Dindar Automobile, devenue Kolors, que le groupe venait de racheter. Elle distribue les marques Fiat, Opel, Kia, Suzuki et Land Rover. J’avais donc ce que je souhaitais, j’étais dans l’opérationnel. Restait à trouver l’occasion de voyager, et je savais que le groupe Caillé pourrait me l’offrir puisqu’il est présent à Mayotte, à Madagascar et aux Seychelles. L’opportunité s’est présentée rapidement : en juillet 2008, JeanMarc Caspar m’a proposé d’aller diriger le groupe à Mayotte et aux Comores. J’ai tout de suite accepté et j’ai débarqué à Mayotte trois mois plus tard pour prendre la direction de la SMCI. J’avais six sociétés sous ma coupe, toutes dans l’automobile et les services automobiles. J’y suis resté deux ans, jusqu’en août 2010.
Après la Réunion et Mayotte, Madagascar était naturellement l’étape suivante ? Pas tout à fait. En juillet 2010, je m’apprêtais à vivre une autre aventure à Dar es Salaam, en Tanzanie, un pays que mon épouse et moi aimons beaucoup. L’idée était d’entrer au capital d’une société dans les secteurs du pétrole, du gaz et de l’aviation civile pour la racheter au bout de quatre ans. Tout était bouclé, mon fils était inscrit à l’école et ma femme était engagée comme prof d’anglais à l’école française. Mon patron, François Caillé, était tout à fait au courant de ce projet. Mais en juillet 2010, lorsque je l’ai appelé pour faire le point sur mon départ, il m’a répondu : « j’ai un poste pour toi qui devrait t’intéresser : la direction du groupe à Madagascar ». Je ne connaissais pas bien le pays et ce n’était pas tout à fait dans mes plans. Mais c’était une belle opportunité et mon projet en Tanzanie pouvait démarrer sans ma présence physique. J’ai dit à François Caillé : « je vais voir sur place et je te donne ma réponse ». Je suis venu mi-juillet à Tana, j’ai passé une journée avec mon prédécesseur, Fabrice de Creisquer. J’ai regardé les comptes, j’ai pris la température, j’ai regardé si je
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sentais bien le groupe à Madagascar. Ça m’a convaincu et j’ai accepté. Même si le contexte est très compliqué, le groupe SICAM est un groupe solide, bien implanté dans le pays, c’est une boîte bien structurée et gardant encore de la rentabilité malgré la crise. Quelles sont les activités du groupe SICAM à Madagascar ? Le groupe SICAM est implanté depuis plus de 15 ans à Madagascar. Ses sociétés automobiles, la SICAM (Peugeot, Mitsubishi et Suzuki), Socimex (Hyundai, Yamaha moto), Austral (BMW, Honda auto) et Madasie (marques chinoises) détiennent 20 % de parts de marché. Le groupe possède également deux activités de location automobile : la carte Hertz (location courte durée) et l’enseigne SICAM Rent (location longue durée). En dehors du secteur automobile, SICAM détient aussi l’agence de voyage Mercure, une petite entité qui se porte très bien et a une bonne réputation sur la place, et 40 % de Canal+ Madagascar (nous détenions autrefois 100 % de la carte, mais le groupe Canal+ a récemment souhaité reprendre l’activité à son compte). Le groupe est présent à Tana, à Tamatave, à Diego, à Majunga et à Fort Dauphin. Il emploie 450 salariés, avec un chiffre d’affaires prévu pour 2010 d’environ
55 milliards d’ariary (un peu moins de 20 millions €). Le groupe SICAM n’est-il pas affecté par les problèmes que rencontre sa maison mère de la Réunion ? Le groupe Caillé a réalisé de lourds investissements en 2008, avec le rachat du groupe Dindar et de la carte Porsche, et le passage de la carte Champion à la carte Leader Price. La crise internationale est survenue immédiatement après. Le groupe a rencontré de telles difficultés qu’il a été placé en procédure de sauvegarde. Le 29 mars 2011, le président du tribunal de commerce de Saint-Denis devra se prononcer sur la viabilité de notre plan de redressement. Toutes les sociétés du groupe Caillé situées sur le territoire français sont incluses dans la procédure de sauvegarde. Mais le groupe SICAM, lui, n’est absolument pas concerné par cette procédure parce que c’est une entreprise de droit malgache située à Madagascar dont François Caillé est actionnaire à 51 %. François Caillé est très attaché à Madagascar et il ne vendrait ses parts qu’en dernière nécessité, ce qui n’est pas forcé vu que SICAM est indépendant du groupe de la Réunion. Mais même s’il devait vendre ses parts, SICAM ne serait pas menacé. Les 49 % restants sont détenus par un autre actionnaire puissant et lui aussi
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très attaché à Madagascar : CFAO, qui fait partie du groupe Pinault-Printemps-Redoute. C’est aussi pour cette raison que j’ai accepté ce poste à Madagascar : j’étais sûr de la viabilité du groupe SICAM, et cela me donnait l’opportunité intéressante de travailler pour le groupe CFAO qui est implanté un peu partout en Afrique. Dans un contexte de crise mondiale du secteur automobile et de crise politique et économique nationale, quels sont les grands enjeux pour le groupe SICAM ? Le marché de l’automobile à Madagascar a été divisé par deux entre 2008, qui a été une année record, et 2010, en raison de la crise politique. Les ventes se sont effondrées en 2009 et elles ont continué à se tasser en 2010. Si la situation politique ne s’améliore pas, on ne pourra pas envisager de reprise en 2011. Pour l’instant, nous tablons sur une année 2011 au même niveau que 2010 et ne prévoyons pas de redémarrage avant 2012. Tout développement de nos activités est donc exclu pour le moment. Cela dit, si ça redémarre plus tôt que prévu, nous sommes prêts ! Nous restons très présents au niveau commercial malgré le resserrement du marché, et, comme les ventes sont beaucoup moins fortes, notre priorité est de continuer à améliorer les services (service après vente, location courte durée et longue durée). Le maître mot pour l’instant est donc de tenir le choc en attendant la reprise, de ne pas perdre d’argent,
de garder de la rentabilité. Nous avons déjà pratiqué d’importants réajustements. La période qui vient va nécessiter de gérer les affaires de très près. Mais j’ai confiance. Comme je l’ai dit, le groupe SICAM est très solide, et nos constructeurs fabriquent d’excellents produits, comme les pick-up de Mitsubishi ou la gamme extrêmement complète et qualitative de Hyundai. Je ne suis pas inquiet. Comment se passe l’adaptation au pays pour vous et votre famille ? Très bien. Ma femme est métissée éthiopienne et issue d’une famille d’expatriés : pour elle, toutes les occasions de découvrir un nouveau pays sont bonnes à prendre et elle était très curieuse de Madagascar. Quant à notre fils, qui a dix ans, il s’adapte très bien : il est à un âge où c’est assez facile. Tout se passe donc bien, sans soucis, nous avons un très bon ressenti, de bonnes impressions, de bonnes sensations. Ce qui est drôle, c’est que mon père a travaillé trois ans à Mada, il y a 30 ans. Pourtant, je connais très mal le pays. J’ai séjourné quelques jours à Tana il y a 20 ans, je connais un peu Mahajanga où je suis allé deux fois en vacances chez un ami, je n’ai passé qu’une journée à Tamatave… bref, j’ai hâte de découvrir Madagascar plus en profondeur. Mais pour l’instant, ma prise de fonction absorbe presque tout mon temps !
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LE MÉTIER DU MOIS a vie d’Olivier Brunetière commence en août 1954 dans la ville de LNantes. Rennes, mais il la passera essentiellement dans l’Anjou, non loin de Son grand-père était médecin et c’est assez naturellement qu’il
s’oriente vers la médecine. À la fin de ses études à Angers, il ouvre son cabinet et exerce pendant vingt ans comme médecin généraliste. Et Mada dans tout ça ? Eh bien ce n’est pas si loin. D’abord parce que dans sa région une communauté malgache importante est présente. Ensuite parce que ses amis l’incitent à partir découvrir ce pays. C’est en 1988 qu’il frôlera pour la première fois les terres malgaches, direction le Sud. Depuis cette époque, entre ce médecin au grand cœur et Madagascar, c’est une petite histoire d’amour, et de celles qui touchent. À Tuléar, il rencontre le directeur de l’hôpital et décide de créer avec lui une association, Aide Médicale à l’Hôpital de Tuléar, parrainée par la plus importante clinique d’Angers. Elle sera active pendant dix ans et permettra d’améliorer sensiblement les conditions de travail du service hospitalier de Tuléar. Entre-temps, Olivier s’est pris d’affection pour tous les gens qui entouraient le projet et a cherché un moyen de continuer à agir. La solution, il la trouvera… en Anjou. Car apparemment, de Madagascar à l’Anjou, il n’y a pas si loin. Il rencontre deux autres associations angevines qui œuvrent à Tuléar, dans les domaines de l’agriculture et de la santé : Airdac et Co-Naissance Anjou-Madagascar. Les trois associations se regroupent en 2002 sous le nom d’Anjou-Madagascar, avec pour idée de mettre la diversité de leurs compétences en commun pour un maximum d’impact sur le terrain. La nouvelle association choisit le village de Manandona, située à 200 km
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Un médecin au grand cœur
au sud d’Antsirabe, et se donne une mission simple : accompagner ses partenaires malgaches pour leur permettre d’améliorer leurs conditions de vie et de prendre en charge leur propre développement. Pour ce faire, l’association agit simultanément dans cinq secteurs d’activités : l’agriculture, le microcrédit, l’enseignement, l’artisanat et la santé. Jusqu’à il y a peu, Olivier en a été le vice-président. Mais une grande décision va venir changer les choses. Olivier et son épouse sont tombés amoureux de Madagascar et ils en ont tout simplement assez de faire le va-et-vient avec l’Anjou. C’est pourquoi ils viennent de décider il y a quelques semaines de s’installer pour de bon à Tana. Olivier y exerce comme médecin généraliste et travaille au Centre médical de Diagnostic et d’Urgence au sein de l’unité Vonjy Avana, à vocation humanitaire, spécialisée dans les questions de santé maternelle et infantile. Olivier se démène pour apporter sa pierre à l’édifice et rendre meilleure la vie des personnes qu’il rencontre. À l’entendre, on sent qu’il voudrait faire davantage ; mais ce qu’il fait, c’est déjà beaucoup. Contact sur www.nocomment.mg
INTERVIEW GOURMANDE
Rija Randriamiaramanana
GASTRONOMIE
chef du
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Zébu Original Bistro
Rija Randriamiaramanana s’est formé à la cuisine pendant deux ans au CTM Ampefiloha avant d’entrer au Lorenzo comme pâtissier. Il est ensuite parti à Tuléar au Toly Hôtel Transit, où il a également exercé comme pâtissier. Sa première position de chef, il l’a occupée pendant 8 ans au Teenage Café Ambatobe, et il est ensuite devenu chef cuisinier du restaurant créole À Table. Aujourd’hui, à 32 ans, il est chef du Zébu Original Bistro depuis 8 mois.
Comment définiriez-vous votre style ? Je fais du malgache-créole. Une cuisine simple mais bonne, traditionnelle, sans fioritures et pleine de saveurs. Qu’est-ce qu’on retrouve toujours dans votre cuisine ? Peut-être le gingembre. J’aime bien assaisonner au gingembre. Quels sont vos produits préférés ? Les fruits de mer… et le zébu bien sûr ! Qu’est-ce que vous n’aimez pas cuisiner ? Je n’aime pas l’andouillette. Quel est votre plat préféré ? Les tagliatelles aux fruits de mer.
Et votre boisson préférée ? Les jus naturels, avec n’importe quel fruit : j’adore. À quel rythme changez-vous votre carte ? Nous avons des fondamentaux, et nous faisons varier la carte autour de ça tous les deux mois environ, en fonction des saisons et des arrivages de nouveaux produits. Votre recette du moment ? Le lapin à la crème de champignons. Comment inventez-vous un plat ? Je prends les recettes existantes et je les adapte selon mes goûts… et ceux des clients, bien sûr. À quel chef aimeriez-vous être identifié ? Le chef Lalaina de la Varangue. Il est exceptionnel. Votre prochain dîner au restaurant sera où ? Au ZOB, bien sûr, et le suivant à la Varangue ! Votre actu ? Nous faisons régulièrement des soirées zébu à gogo, avec viande à volonté. C’est un vendredi sur deux en général.
LA RECETTE DU MOIS : LE LAPIN À LA CRÈME DE CHAMPIGNONS Ingrédients pour une personne • Un lapin. • Vin blanc, poivre, sel, thym, huile, oignons, ail, crème et champignons de Paris. Préparation Couper le lapin et le faire mariner dans le vin blanc aromatisé aux épices. Faire sauter les oignons et l’ail dans l’huile, puis ajouter le lapin et sa marinade dans la marmite. Quand le vin est bien réduit, on ajoute les champignons. Lorsque les champignons commencent à se colorer, ajouter de l’eau pour que le lapin cuise bien. À la fin, ajouter la crème et laisser mijoter cinq minutes. Bonne dégustation !
PAR RIJA RANDRIAMIARAMANANA, CHEF DU ZÉBU ORIGINAL BISTRO
GASTRONOMIE
PROPOSITION GOURMANDE DE RIJA
Romazava traditionnel Foie gras en croûte sur son lit d’oignons confits au miel
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RANDRIAMIARAMANANA, CHEF DU ZÉBU ORIGINAL BISTRO
Mérou sauce coco vanille
Bouse au chocolat
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LE VIN DU MOIS
GASTRONOMIE
ISABELLE RAKOTOZAFY Œnologue depuis plus de vingt ans, Isabelle Rakotozafy est diplômée de l’École nationale supérieure agronomique de Montpellier.
« Ce Saint-Émilion AOC est un petit cru voisin de la Tour Figeac, au nord-ouest de l’Appellation Saint-Émilion. Ce vin est vendangé manuellement et subit une vinification traditionnelle respectant l’expression du terroir dans le fruit. Il est élevé en barriques récentes sans aucune adjonction ni de levure, ni de tanins. Il présente une robe rouge violacée, un nez puissant et ouvert. En bouche, ses tanins sont très ronds, il est assez capiteux mais agréable. À l’apogée de sa maturité, il peut être bu dès maintenant. »
Château Gravier Figeac 2005 ÉRIC LOUCHEZ CHEF DU QUATRE’5 « Ce Château Gravier Figeac 2005 en provenance directe de la propriété de Gironde accompagnera agréablement les viandes rouges, l’agneau et les entrecôtes, mais peut aussi se déguster avec un poisson grillé ou un plateau de fromages. Apprécié pour son caractère tout en restant léger à boire, ce n’est pas un vin qui "tape" et il peut être consommé aussi bien au déjeuner qu’au dîner. À votre santé ! »
L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.
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LE COCKTAIL DU MOIS Nouveau cocktail fashion du restaurant bar First Fashion Café Antsahavola.
Blue
Fashion
Ingrédients • 1,5 cl de liqueur de coco • 3 cl de rhum blanc • 1 cl de curaçao bleu • Jus d’ananas Préparation Verser l’ensemble dans un shaker, avec des glaçons. Bien agiter. Servir dans un verre à cocktail et décorer d’une tranche de citron et d’une fraise. Bonne dégustation !
L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.
SORTIR
les arcades d’Analakely, à deux pas Sne ousdupayeCCAC, il faut passer une porte qui pas de mine, monter un étage,
La MBA 64
si l’on considère que l’authenticité d’un lieu tient à son atmosphère unique et au fait que des hommes et des femmes s’y tourner à droite et ça y est : vous entrez réunissent autour d’une passion commune. dans un autre monde. On y découvre d’ailleurs qu’en matière de À gauche, un grand frigo plein de bou- jeux de boules les Malgaches n’excellent pas teilles de bières. À droite, un comptoir seulement à la pétanque : certains joueurs de bar en bois sombre. En face, la grande réussissent des coups d’une finesse salle où les joueurs et les joueuses tournent extrême qui font fantasmer les amateurs autour des tables, la queue à la main. que nous sommes. L’ambiance est concentrée mais conviviale Le long des murs sont disposées de petites sous la lumière tamisée des lampes d’opaline. tables rondes où l’on peut s’asseoir pour On entend les petits claquements secs boire un verre entre deux parties et refaire et caractéristiques des boules qui s’entre- le match, rêver en contemplant la multitude choquent et leur roulement sourd et de trophées accrochés au mur ou se payer jubilatoire quand elles sont empochées. une bonne petite assiette de frites et On entend aussi de grands éclats de reprendre des forces avant de défier à nourire lorsqu’un joueur réussit un coup de veau l’adversaire qui vient de vous mettre maître ou lorsque au contraire il échoue une déculottée. Bref, un endroit où il fait lamentablement. vraiment bon passer ses soirées. La Madagascar Billard Academy est l’un Contact sur www.nocomment.mg des lieux vraiment authentiques de la capitale,
temple du billard à Analakely
LA MODE !
Tunique : Ar 50 000 Sac soga PM : Ar 19 000
Collier : Ar 15 000 Bracelet : Ar 15 000
Ce mois-ci, nous vous présentons les modèles de Maki Company www.maki-company.com
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Un grand merci à Jane Rahel (créatrice de Bijou Fantasy) tél. 032 42 637 17
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DĂŠbardeur : Ar 45 000 Maillot long : Ar 50 000
Maillot court : Ar 45 000 Collier homme : Ar 12 000
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Tunique : Ar 45 000 Collier : Ar 15 000
Top : Ar 39 000 Corsaire : Ar 29 000
Chemise femme : Ar 49 000 Polo femme : Ar 40 000
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Tunique : Ar 50 000
Boucles d'oreilles : Ar 10 000 Collier Poka : Ar 15 000 Ensemble collier + bracelet : Ar 30 000
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DÉCO
Notre Coussin déco modèle VOLA de chez PHILAE DECO Ar 43 850
Tapis rouge de chez PHILAE DECO modèle Manja Ar 1 775 000
Taie d'oreiller en crochet de chez PHILAE DECO Modèle Vola rectangle prix : Ar 24 890 carré prix : Ar 33 390
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sélection déco
Canapé Verona de chez COURTS Ar 2 599 900
Table distro de chez JAVA Ar 1 200 000
Vase de chez MY SPACE Ar 75 000
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CAHIERS DE NUIT
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Guide de survie à Tana Christodule est le meilleur guide de l’univers connu. Quelle chance : il habite à Madagascar ! Voici des extraits de son livre, bientôt disponible chez les vendeurs de rue.
TRANSPORTS
deux fils de fer sous le volant. Vous vous retrouvez Vous êtes arrivé à Tana ; maintenant tout se complique. Il va alors avec Bruce Willis en falloir s’y déplacer. pleine scène de poursuite. Vous êtes secoué dans LA VOITURE Solution privilégiée des étrangers et Malgaches nantis de la tous les sens, le moteur capitale, la grosse voiture (4x4) représente le chemin le plus court rugit à vous faire saigner les oreilles. Attention, vous êtes touché ! le capot se met à entre la clim’ du bureau et le premier mojito du soir. cracher une épaisse fumée noire. Vous vous arrêtez. Mac Guyver Les automobilistes qui choisiront un véhicule plus modeste sort du véhicule et rafistole la machine avec un fil auront cependant une obligation : accrocher des parede fer et un coup de pied bien placé. Un détour soleil figurant chiots et chatons plus adorables les par la station-service, et vous êtes projeté en pleine uns que les autres. science-fiction : on fait le plein avec un litre Il faut savoir que le permis de conduire est délivré d’essence ! Mais c’est au moment de payer que par le ministère des travaux publics et de la le scénario prend une tournure inquiétante : météorologie (comme les cyclones, la circulation sans sous-titres, vous confondez Ariary et FMG. à Tana relève de la théorie du chaos). LE TAXI BE LE TAXI C’est le choix des baroudeurs aux cheveux Les cinéphiles imaginatifs adoreront se déplacer longs. Vous savez, ces jeunes assoiffés en taxi. Vous vous installez à l’arrière d’une 4L d’authenticité qui cherchent la galère dans un déglinguée. Chuck Norris allume l’engin en associant plaisir masochiste.
TAKELAKA MAMPITOKELAKA À l’arrière de ces minibus, vous trouverez les receveurs. Champions du monde de Tetris en 2006 et 2008, ils défient la physique et trouvent des places là où il n’en existe pas. On s’y entasse à ne plus respirer. Vous êtes maintenant parti pour un voyage intime et folklorique, au son caractéristique de ferraille qui rebondit sur les pavés. Le trajet coûte l’équivalent de trois brochettes de zébu (cf. rubrique « manger dans la rue »). LE MÉTRO Ah ah ah. LES DEUX ROUES Tous les Antananariviens vous le diront : les deux roues sont la meilleure solution pour contourner les embouteillages et renverser les vendeurs de Monopoly. Vous trouverez toujours la même moto sur les routes, mais vendue sous des marques improbables : Gasyrider, Maki, ou Harley Dakinlon. Si vous investissez dans ce genre de bolide, prévoyez aussi outils et pièces de rechange. Chefs-d’œuvre de plastique chromé, ces motos sèment vis, boulons et autres bitoniaux à chaque virage. A PIEDS Il s’agit de l’option préférée des Antananariviens. Par souci d’économie, mais aussi par charité envers les artères bouchées de la capitale. Prenez le temps de traverser le tunnel qui relie Analakely à Anosy, fleuron du tourisme sensoriel. Vous aurez l’impression, en fermant les yeux, de vous engouffrer dans un pot d’échappement géant. Quelques précautions sont à respecter pour les déplacements bipèdes : attention aux nombreux trous, équipez-vous d’un masque à gaz et méfiez-vous des grands 4x4 qui roulent très vite. Surtout à l’heure des premiers mojitos. Contact sur www.nocomment.mg
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JEUX ———— SPORTS ET SPORTIFS ————
REPONSE AUX MOTS CROISES DANS no comment® N°9 ———— MADAGASCAR ———— 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII
F I A N A R A N T S O A
A R A V O H S O R A K A S U N R I M I N E S E L E M N L N D R E A O U A N E R M D O A E R A T N N P A N T A N A N
I T R I T T U R N I E V R A T M T E A R
R A E T V E S E I I E N L G A Y I D L O B S E S L I V O
REPONSE A L’ENIGME Soit x : l’âge que vous aviez et y : l’âge que vous avez t=y–x t = 40 – y 40 = 4x X = 40 =>
x = 10
t – t = y – 10 – 40 + y = 0 2y = 50 =>
y = 25
HORIZONTALEMENT I. 7 Titres de champion du monde pour ce pilote Allemand de F1 II. Pris à la lettre - Perroquet - Transpira (à l’envers) III. Les arbitres doivent l’être - Volonté IV. Vallée Assaisonnas V. Ancienne Allemagne - Prénom d’un judoka français, champion olympique en 1996 VI. Terminaison verbale - Pilote français de rallyes, 7 fois champion du monde VII. Prénom du 1 vertical - Les matchs peuvent l’être - Pronom personnel VIII. Célèbre N°10 français de football - Possessif IX. Sigle américain d’un sport Bonne action - Shoots X. Habitants d’un îlot de verdure - Condition - 501 pour les romains XI. Score idéal au golf - Attaquant de Chelsea XII. Un footballeur français à NewYork - Footballeur talentueux devenu acteur. VERTICALEMENT 1. Ancien numéro 1 suisse du tennis - Ancien tennisman, aujourd’hui chanteur 2. Buteur ivoirien de Chelsea 3. Pilote de F1 brésilien décédé - 4 lettres d’aspirine 4. Prise de judoFlair - Rayon (à l’envers) 5. 3600 secondes - Attaquant français du Bayern de Munich 6. Titane - Degré au judo 7. Joueur prodige des années 80-90 du football argentin - Pour les affaires de sport 8. Surface - Pas vieux - Sodium 9. Fragile - Division monétaire asiatique 10. Matinée - Idée ou compréhension soudaine 11. Les golfeurs en rêvent Négation - Fin de combat 12. Campagnard - Basketteur américain N°23 des Chicago Bulls 13. Possessif - Buteur Argentin de Barcelone. jeux@nocomment.mg
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I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII Il y a 6 ans, mon frère avait deux fois mon âge. Dans 5 ans, nous aurons ensemble 40 ans. Quel est mon âge ?
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Le bœuf Tuléar : Scène musicale ouverte, entrée gratuite et instruments mis à dispo Mardi 02 au 12 Novembre 2010 Alliance Française : Exposition 400ème anniversaire de la ville d’Antananarivo. Partenaires cibles : APM, Ortana, CUA, Archives nationales. Thème : « Analamanga fahizay » (Il était une fois Analamanga… Antananarivo et ses 400 ans…) Mercredi 03 Novembre 2010 AFT 9h : Conférence de presse (salle Poly) : - « les insensés » théâtre (tournée nationale à tana, la performance se passe au CCAC. « Audionysies » (opéra tournée nationale la performance à Tana au CCAC) AFT 15h : Heure de conte avec Aina CCAC 19h : Concert/ Jazz : Eric Legnini trio (France)- Salle de spectacle. Tarifs adhérents : 4000 Ar – non adhérents : 6000 Ar
CCAC 19h : Spectacle de clown, tout public à partir de 7 ans : « Tous les jours et un voyage ou l’évasion imaginaire de Maîone » par la Cie Les insensés (France). Salle de spectacle. Tarifs adhérents : 4000 Ar – non adhérents : 6000 Ar Le PUB 21h : Soirée TEX MEX Zaza Club Tuléar à partir de 00h00 : Soirée noire & blanche, avec défilé Lingeries fines en partenariat avec no comment®, PAF : 1000 Ar ou sur invitation Lundi 08 au samedi 13 novembre 2010
AGENDA
Tous les mardis et vendredis du mois de novembre
CCAC : Carte blanche à la filière et ses différents métiers, M’TADY : Mozikacordes – Salle de spectacle, entrée libre Mardi 09 au Samedi 27 Novembre 2010 CCAC : Exposition/ photographies : « Ecole d’art au village Afrique 2010 », hall d’exposition, entrée libre
Jeudi 04 Novembre 2010
Mercredi 10 Novembre 2010
Le PUB 21h : Cabaret concert avec Samy Andriamanoro
AFT 15H : Ciné junior : « Astérix et les vikings de Warner Kids »
Vendredi 05 novembre 2010 AFT 19h : Concert B0 Gasy avec R’Imbôsa Le PUB 21h : Cabaret concert avec Rolf et Harison In square 21h : Soirée « Cool tempo » discothèk (Rn’b – House – Techno) avec Dj’s Kuz & Tsong Samedi 06 Novembre 2010 CCAC 15h : Slam, scène ouverte - terrasse de la médiathèque, entrée libre
SONORISATION • ECLAIRAGE SCENIQUE • ESTRADE Contact : 032 07 152 40 ou 033 11 222 15 Mail : vuedeloin@hotmail.fr
AFT 18h : cinémAlliance Adultes : « Le seigneur de Darjeeling de Xavier Lauzanne »
Landy Vola Fotsy (Odéam Rakoto) - Salle de spectacle, Tarifs adhérents : 4000 Ar – non adhérents : 6000 Ar
Jeudi 11 Novembre 2010
Jeudi 18 Novembre 2010
Le PUB 21h : Cabaret concert Rojo Café de la gare 22h : Concert Madband
CCAC 13h : Concert classique de midi / 7ème concert, Madagascar Mozarteum présente : Audionysies - Salle de spectacle, entrée libre CCAC 19h : Théâtre : « 1000 francs de récompense » de Victor Hugo. Cie Landy Vola Fotsy (Odéam Rakoto)- Salle de spectacle, Tarifs adhérents : 4000 Ar – non adhérents : 6000Ar Le PUB 21h : D Gary, soirée Beaujolaie
Vendredi 12 novembre 2010 AFT 19h : Concert de promotion d’album de Fanaiky CCAC 19h : Ciné concert, tournée internationale : Bagdad Fantaisie (La Réunion). Salle de spectacle. Tarifs adhérents : 4000 Ar – non adhérents : 6000 Ar In square 20h30 : An intimate evening with des artistes de renom pour une soirée de Soul music - Blues - Gospel’s… Smooth jazz Le PUB 21h : Cabaret concert avec Teta Samedi 13 Novembre 2010 CCAC 17h : Concert/musique du monde : Abaji – Salle de spectacle, tarif unique : 2000 Ar Le Bœuf Tuléar 20h : Soirée hommage à Jimmy Hendrix, entrée gratuite. Réservation : 034 29 100 12 Le PUB 21h : Soirée Jimmy Hendrix Lundi 15 Novembre – Mardi 23 Novembre 2010 AFT : Exposition thématique : célébration de la convention internationale des droits de l’enfant. Conférence débat + vernissage la date du 16 novembre. Mardi 16 Novembre 2010 CCAC 19h : Théâtre : « 1000 francs de récompense » de Victor Hugo. Cie
Vendredi 19 Novembre 2010 CCAC 19h : Théâtre e magie, tournée internationale, tout public : « Concert insolite », Cie Jour de rêve (France) - Salle de spectacle, Tarifs adhérents : 4000 Ar – non adhérents : 6000 Ar Le PUB 21h : Cabaret concert Baba In square 21h : Soirée « Funky Spirit » avec Bim & Tommy Ratefy, voyage en music du funk…latino…soul music Samedi 20 au Jeudi 25 Novembre 2010 CCAC : Cinéma / Semaine du documentaire, Regards d’Afrique, le point de vue des lions…. salle de spectacle, entrée libre
Pour paraître dans l’annuaire, merci de nous faire parvenir vos infos avant le 15 NOVEMBRE à : agenda@nocomment.mg
CCAC 10h30 : Forum littéraire, Jean Joseph Rabearivelo – Œuvres complètes – Volume I – Le diariste – L’épistolier – Le moraliste – Salle de spectacle, entrée libre CCAC 15h : « L’écriture documentaire en Afrique », visioconférence avec Jean-Marie Barbe, responsable du programme Africadoc – Salle de spectacle Le PUB 21h : Karaoke finale
CCAC 19h : Concert/Musique classique – Monde – Latino : Duo Syrius (France), Salle de spectacle. Tarifs adhérents : 4000 Ar – non adhérents : 6000Ar Le PUB 21h : Cabaret concert avec Mika & Davis In square 21h : Soirée « Funky à l’ancienne 70’s - 80’s- 90’s, la soirée aux couleurs de In square Discothèk. Aux platines Tsong& Kuz – Jay Bus 22h : Concert Madband
Dimanche 21 Novembre 2010
Samedi 27 Novembre 2010
Le PUB à partir de 17h30 : Scène ouverte musicien
CCAC : Colloque : « Patrimoine musical malgache : enjeux, état des lieux et perspectives » – Salle de spectacle, entrée libre CCAC 10h à 18h : Journée porte ouverte « Pleins feux sur la médiathèque » - A la médiathèque, entrée libre
Samedi 20 Novembre 2010
Mercredi 24 Novembre 2010 AFT Toute la journée : Ouverture des 30ème anniversaire de l’ASMAE qui se tiendra par la suite à la médiathèque AFT 15h : Ciné junior : « Minuscule la vie privée des insectes de Futurikon » AFT 18h : CinémAlliance : Adultes : « Madame Irma » de Didier Bourdon et Yves Fajnberg Jeudi 25 Novembre 2010 CCAC 15h : Conférence-débat : « Comment faire avancer la culture démocratique » - Salle de spectacle, entrée libre Le PUB 21h : Cabaret concert avec Joel Rabesolo Vendredi 26 au Lundi 06 Décembre 2010 Kanto Kfé (Gare soarano) : Exposition « FANGARO » Vendredi 26 novembre 2010 AFT 19h : Concert de musique classique de Mirana Randria en hommage à l’instrument de prédilection de Chopin et Schumann
Mardi 30 Novembre 2010 CCAC 18h30 : Conférence scientifique, projection suivie d’un débat : « Les microorganismes au service des arbres forestiers de valeur à Madagascar » réalisé par MADASYM – Salle de spectacle, entrée libre Chaque jeudis et samedis du mois de novembre In square : Soirée Karaoke soft & billard party
ANNUAIRE
ANNUAIRE ANTANANARIVO
A A&C HOTEL : 020 22 449 06 • ACADEMIE DE DANSE : 020 24 740 83 • ADAN : 034 26 381 83 • AERO PIZZA : 020 22 482 91 • AGAPE : 020 22 444 64 • AGENCE FAACTO : 020 23 297 64 • AGENCE GRAND ANGLE : 020 22 549 95 • AGENCE TAM TAM : 020 22 218 70 • AINA HOTEL : 020 22 630 51 • AIR France : 020 23 230 23 • AIR MADAGASCAR : 020 22 222 22 • AK…TV : 020 22 385 41 • AKOA : 020 22 437 11 • ALL SPORT TANA WATERFRONT : 020 22 644 09 • AMIGO HOTEL : 020 23 311 73 • (L’)ANGE BAR : 034 07 327 28 • ANJARA HOTEL : 020 22 053 79 • ANJARY HOTEL : 020 22 279 58 • (L’)APPARTEMENT : 020 24 362 99 • APPART HOTEL Radama House : 020 22 334 71 • AQUA VILLA : 033 13 670 83 • ARIA BEAUTE : 020 22 642 69 • ARIRANG : 020 24 271 33 • (L’)ART BLANC : 020 22 422 20 • ARTS ET MATIERES : 020 24 522 51 • ASSIST Aviation : 034 07 185 98 • L’ASTAURIA : 020 22 213 51 • AT HOME : 020 22 446 38 • A TABLE : 034 13 196 89 • ATLANTIS : 020 24 642 71 • (L’) AUBERGE : 032 53 970 70 • AUBERGE DU CHEVAL BLANC : 020 22 446 46 • AU BOIS VERT : 020 22 447 25 • AU JARDIN D’ANTANIMENA : 020 22 663 91 • ANTIQUAIRES DE TANA ( TANA WATER FRONT et BEHORIRIKA) : 032 07 174 50 • AU MIRANDAV : 0202245916 • AU N’IMPORTE QUOI : 034 01 341 21 • AU TRIPORTEUR : 020 22 414 49 • (L’)AVENUE (HOTEL TANA PLAZZA) : 020 22 218 65 • AXIUS TOURISMA : 020 24 540 48 B (Le) B’ : 020 22 316 86 • (Le) BAO’BAR : 033 23 026 06 • (Le) BASMATI : 020 22 452 97 • (La) BASTIDE BLANCHE : 020 22 421 11 • BELLISSIMA (esthétique & coiffure) : 034 17 404 41 • BESOA I : 020 22 210 63 • BESOA II : 020 22 248 07 • BIJOUTERIE MANOU ANALAKELY : 020 22 612 25 • BIJOUTERIE MANOU ANTANINARENINA : 020 22 256 64 • BIJOUTERIE PALA : 020 22 225 01 • BIO 33 : 020 22 246 80 • BLACKWEAR : 032 04 558 89 • (Le) Un grand merci à nos partenaires et diffuseurs : ) BRETAGNE : 020 26 026 05 • BOOLY FRONTIERE : 020 22 205 17 • (La) BOUSSOLE : 020 22 358 10 • La BOUTIQUE DE V : 032 07 001 32 • (Le)BRAJAS HOTEL : 020 22 263 35 • (La) BRASSERIE : (HOTEL DE FRANCE) 020 22 213 04 • BRASSERIE STAR : 020 22 277 11 • (Le) BUFFET DU JARDIN : 020 22 632 02 • (Le) BUREAU : 033 41 590 60 • (Le) BUS : 020 22 691 00 C (LE) CACTUS VERT HOTEL : 020 22 624 41 • CAFE CHARLY RESTAURANT (CARLTON) : 020 22 517 31 • CAFE DE LA GARE : 020 22 611 12 • CAP MADA VOYAGES : 020 22 610 48 • CARAMBOLE : 020 22 207 40 • (Le) CARLTON FITNESS CLUB : 020 22 260 60 poste 1503 • (LE) CARLTON HOTEL : 020 22 260 60 • (Le) CARREFOUR : 020 22 338 61 • CASTEL MASAY : 020 24 253 54 • (La) CAVE (Vente de vin) : 020 22 664 17 • CCAC : 020 22 213 75 • (Le) CELLIER : (HOTEL COLBERT) 020 22 202 02 • CH’LUIGGY : 033 02 012 40 • CHALET DES ROSES : 020 22 642 33 • (La) CHAUMIERE : 020 22 442 30 • CHILLOUT CAFE : 034 19 100 78 • CHIRURGIEN DENTISTE ISORAKA : 020 22 358 70 • CHEZ ARNAUD : 020 22 221 78 • CHEZ DANIEL ET NATACHA (atelier réelle) : 020 22 451 84 • CHEZ FRANCIS : 020 22 613 35 • CHEZ JEANNE : 020 22 454 49 • CHEZ LORENZO : 020 22 427 76 • CHEZ MAXIME : 020 22 431 51 • CHEZ PRISCI : 020 22 222 97 • CHEZ SUCETT’S : 020 22 261 00 • CITY PIZZA : 020 24 165 85 • CLEA BOUTIQUE : 032 07 604 48 • CMA (Bureau d’étude) : 020 22 317 04 • COCO D’ILES TAVERNES : 020 22 007 15 • COCOONING : 034 36 327 27 • COFFEE BAR : 020 22 279 09 • COFFEE TIMES : 020 24 106 70 • (LE) COLBERT HOTEL : 020 22 202 02 • COLOMBE MASSAGE : 020 24 763 11 • (Le) COMBAVA : 020 23 584 94 • COOKIE’S SHOP : 032 07 142 99 • (Le)COSMOS : 020 24 794 61 • COURTS ANKORONDRANO : 020 22 550 25 • COURTS TANJOMBATO : 020 22 576 76 • COURTS 67 HA : 020 22 336 64 • COYOTE GIRL : 033 14 657 20 D (Le) DAMIER : 020 22 218 19 • DECI-DELA ANKORONDRANO : 032 05 00 274 • DECI-DELA IVATO : 032 11 00 277 • DECI-DELA ROUTE CIRCULAIRE : 032 05 00 272 • DECI DELA TANA WATER FRONT : 032 11 00 278 • DECO France : 020 22 293
109
72 • DIRICKX : 020 22 446 60 • DIVINA : 034 43 241 22 • DMT PHOTO SCORE DIGUE : 032 02 046 32 • DMT PHOTO ANTANINARENINA : 020 22 622 19 • DMT PHOTO ANALAKELY : 020 22 611 00 • DMT PHOTO ANKORONDRANO : 032 62 796 30 • DODO TRAVEL : 020 22 690 36 • DREAM STONES TRADING : 034 07 185 83 • DRESS CODE : 034 20 555 99 • DUTY FREE : 034 07 189 30 • DUW 1203 - Dago Urban Wear : 034 03 015 06 E ELABOLA AEROPORT IVATO : 033 37 251 09 • ELLE’M : 034 26 381 83 • (L’) EMPIRE DU MARIAGE : 033 02 688 88 • EPICURE : 034 07 185 49 • ESPACE BIJOUX : 020 22 311 85 • ESTETIKA : 020 22 201 27 • ETHNIK Shop : 020 22 611 40 • (L’)EURASIE : 020 24 303 90 • EXOFRUIMAD : 020 22 457 96 F FANCY BOUTIQUE : 020 22 308 89 • FELINE ANKADIVATO : 020 22 288 20/ 033 23 008 91 • FELINE BEAUTE ZOOM : 020 22 364 94 • FEON’NY ALA (Andasibe) : 020 56 832 02 • FINAL TOUCH : 033 02 402 82 • FIRST IMMO : 020 22 368 68 • FLEURS de BEAUTE (Salon de beauté) : 020 24 354 97 • FLORENCE Fleurs : 032 07 788 73 • (Les) FLOTS BLEUS : 020 24 614 17 • FORM + : 020 26 394 98 • FOSA SHOP TANA WATERFRONT : 020 26 377 85 • FOSA SHOP ISORAKA : 020 26 243 91 • (La) FOUGERE (HOTEL COLBERT) : 020 22 202 02 • La FOURMILIERE : 020 22 697 93 • FROGGY’S : 033 14 913 00 • FUN MOBILE : 032 05 079 79 G GASTRO PIZZA : 033 14 025 54 • G.I. (Gentleman Individuel) : 034 02 783 60 • GIN’ART (ancien JK Guest House) : 020 22 299 40 • (Le) GLACIER HOTEL : 020 22 340 99 • GRACE LODGE : 020 24 326 80 • GRAINS de BEAUTE : 020 22 445 26 • (LE) GRAND MELLIS HOTEL : 020 22 234 25 • (Le) GRAND ORIENT : 020 22 202 88 • GREGOIRE HOTEL : 020 22 222 66 • (Le) GRILL : 020 22 588 14 • (Le) GRILL DU ROVA : 020 22 627 24 • (Le) GRILL DU SAINT LAURENT : 020 22 354 77 • GUEPARD : 034 01 908 96 • GUEST HOUSE MANGA : 020 24 606 78 • GUY HOQUET : 032 07 173 17 H (Les) HAUTES TERRES : 020 22 255 53 • HAVANNA CAFE : 034 36 704 62 • HAZOMANGA : 032 02 527 43 • HEDIARD : 020 22 283 70 • (L’)HERMITAGE HOTEL (Mantasoa) : 020 42 660 54 • (Le) HINTSY : 020 22 263 79 • HOTEL DE FRANCE : 020 22 213 04 • HOTEL DE L’AVENUE : 020 22 228 18 I IBIS HOTEL :020 23 555 55 • ID MULTIMEDIA : 020 23 297 64 • (L’) ILE ROUGE : 032 45 507 34 • IMMO Conseil : 020 22 622 22 • IN CONCEPT : 020 24 388 56 • (L’)INDIGO : 020 24 220 52 • (L’)INDISPENSABLE MASCULIN : 032 05 653 07 • IN SQUARE : 034 07 066 40 • ISLAND CONTINENT HOTEL : 020 22 489 63 • IVAHONA (Boutique) : 032 69 554 78 • IVATO HOTEL : 020 22 445 10 • IVOTEL : 020 22 227 16 • IVOKOLO Centre culturel d’Ivandry : 032 63 291 06 J (Le) JARD’IN : 032 40 098 64 • (Le) JARDIN DU RAPHIA : 020 22 253 13 • JAVA : 032 59 987 82 • (Le) JEAN LABORDE : 020 22 330 45 • JINA CHAUSSURES : 020 22 380 24 K KAMIRA : 032 02 787 94 • KAPRICE TANA WATER FRONT : 034 08 031 75 • KIDORO (Literie) : 020 23 628 84 • KLUNG MALAGASY Mode Junior : 034 03 015 06 • KIOSK à BIJOUX : 033 15 830 43 • KOKOLOKO ISORAKA : 033 08 443 19 • KRYS OPTIQUE GARE SOARANO : 020 22 211 02 • KRYS OPTIQUE SCORE DIGUE : 020 24 229 97 • KRYS OPTIQUE ZOOM ANKORONDRANO : 020 22 318 38 • KUDETA LOUNGE BAR : 020 22 611 40 • KUDETA URBAN CLUB : 020 22 677 85 L (Le) LAC HOTEL : 020 22 447 67 / 033 11 062 99 • LAPASOA : 020 22 611 40 • ( LE) LOGIS HOTEL : 020 26 244 43 • LOLITA BOUTIQUE : 020 24 375 53 • LOUNGE’ART : 020 22 612 42 • (Le) LOUVRE HOTEL : 020 22 390 00 M MACADAM : 020 22 640 68 • MAD’DELICES : 020 22 266 41 • MADA HOTEL : 033 23 717 07 • MADAGASCAR CLASSIC CAMPING : 020 22 448 49 • MADAUTO : 020 23 254 54 • (Le) MAESTRO : 020 22 400 88 • MAFIOZZO : 034 02 645 93 • MAGNEVA BOUTIQUE : 034 08 031 75 • (Le) MAHAVELO : 020 22 004 64 • MAISON D’HOTES CHEZ AINA : 020 22 641 86 • (La) MAISON DU PYLA : 020 22 300 76 • MAJOREL : 020 22 253 29 • MAKATY (Magasin Mac) : 034 04 102 87 • MAKI COMPANY : 020 22 207 44/032 07 305 50 • MALAGASY Travel : 032 41 526 51 • MANANARA LODGE : 020 22 530 70 • MANDRAKA PARK : 020 22 431 27 • MANOU (Bijouterie) 020 22 256 64 • (Le) MANSON : 032 05 05 032 • (Le) MARRAKECH : 020 22 335 01 • MATERAUTO : 020 22 233 39 • MAXI TUNING : 032 11 00 345 • (La) MEDINA : 034 04 134 33 • MENHIR : 020 22 243 54 • MERINA LODGE : 020 24 522 33 • MERCURE VOYAGE : 020 22 237 79 • MERCURY HOTEL : 020 22 300 29 • MISS SIXTY : 033 11 479 82 • MOISELLE : 034 11 187 60
• MOJO BAR : 020 22 254 59 • MOTO STORE : 020 22 600 00 • (La) MURAILLE DE CHINE : 020 22 230 13 • MY SPACE : 020 26 381 83 N (Le) NERONE : 020 22 231 18 • NEW MAN : 032 11 00 278 • NEW STYLE : 034 18 247 32 • NIAOULY : 020 22 627 65 • NIKA : 020 22 291 24 • NOSY SABA (Hotel) : 020 22 434 00 O O! POIVRE VERT : 020 22 213 04 • (L’)Ô SUSHI : 034 31 890 34 • (L’)OASIS (HOTEL CARLTON) : 020 22 260 60 • OCEANE PLANET : 032 07 611 30 • OFFICE NATIONAL DU TOURISME : 020 22 660 85 • ORCHID HOTEL : 020 22 442 03/05 • OUTCOOL : 033 12 12 624 P (Le) PALANQUIN : 020 22 485 84 • (LE) PALLISSANDRE HOTEL : 020 22 605 60 • ( Le) PALLADIOS : 020 22 539 49 • PALM HOTEL : 020 22 253 73 • PANORAMA HOTEL : 020 22 412 44 • PAPARAZZI : 020 22 567 71 • PARABOLE MADAGASCAR : 020 23 261 61/ 032 05 432 10 • PASSION BEAUTE : 020 22 252 39 • (Le) PAVILLON de L’EMYRNE : 020 22 259 45 • (Le) PETIT VERDOT : 020 22 392 34 • PHARMACIE DE LA DIGUE : 020 22 627 49 • PHARMACIE HASIMBOLA : 020 22 259 50 • PHILAE DECO : 020 22 427 21 • PIMENT CAFE : 020 24 509 38 • PLANETE : 020 22 383 82 • POINT MARIAGE : 020 24 537 66 • (Les) POUSSES POUSSES DU RAPHIA : 020 24 782 79 • PRESTO PIZZA ANKORONDRANO : 033 28 488 67 • PRESTO PIZZA ANTSAHABE : 032 69 249 54 • PROGDIS : 020 23 256 10 • (Le) PUB : 032 78 690 44 Q (LE ) QUATRE CINQ : 034 42 666 66 • RADAMA HOTEL : 020 22 319 27 R RAPHIA HOTEL AMBATONAKANGA : 020 22 253 13 • RAPHIA HOTEL ISORAKA : 020 22 339 31 • RATATOUILLE ARTISAN BOULANGER : 034 41 731 32 • (Le) REFUGE : 020 22 448 52 • REGAL SHOES : 020 24 773 52 • REGINA’S BEAUTY : 020 26 289 24 • (Le) RELAIS DE LA HAUTE VILLE : 020 22 604 58 • LE RELAIS DES PISTARDS HOTEL : 020 22 291 34 • (Le) RELAIS DES PLATEAUX : 020 22 441 22 • (Le) RELAIS DU ROVA : 020 22 017 17 • LE RELAIS NORMAND : 020 22 207 88 • Le RENDEZ-VOUS : 020 24 515 00 • (La) RESIDENCE : 020 22 417 36 • RESIDENCE DU ROVA : 020 22 341 46 • RESIDENCE LA PINEDE : 032 07 235 58 • RESIDENCE RAPHIA : 020 22 452 97 • RESIDENCE TOURNESOL : 020 22 571 47 • RESTAURANT ASEAN : 020 24 767 44 • RESTAURANT SIRENE DOREE (Moramanga) : 020 56 820 35 • (La) RIBAUDIERE : 020 24 215 25 • (Le) RIVERSIDE (Mantasoa) : 020 42 660 85 • RIVIERA GARDEN : 020 24 792 70 • RLI Radio : 020 22 290 16 • ROKA IMMO : 032 07 848 02/ 034 07 848 02 • (La) ROSERAIE :020 22 588 14 • (Le) ROSSINI : 020 22 342 44 • ROVA Hotel : 020 22 292 77 • ROYAL ORCHID : (HOTEL PANORAMA) 020 22 412 44 • ROYAUME DE SIAM : 032 77 536 34 S SAHAMADIO : 020 22 431 93 • (LE) SAINT ANTOINE HOTEL : 033 21 597 19 • (LE) SAINT GERMAIN HOTEL : 033 25 882 61 • (Le) SAINT LAURENT : 020 22 354 77 • SAKAMANGA HOTEL : 020 22 358 09 • SALLE DE SPORT (IMMEUBLE ARO AMPEFILOHA) : 020 26 296 27 • (Le) SALOON : 033 19 139 10 • SAROBIDY MADAGASC’ART : 033 11 642 64 • SAVANNA CAFE : 032 07 557 45 • SEPT PRIX MEUBLE : 020 22 664 79 • SEVILLA CAFE : 032 53 54 820 • SHALIMAR ANTSAHAVOLA : 020 22 260 70 • SHALIMAR HOTEL : 020 22 606 00 • SHAMROCK : 020 22 549 82 • (Le) SHANDONG : 020 22 319 81 • SICAM : 020 22 229 61 • SIFAKA AUBERGE : 020 22 481 32 • (Le) SIX : 033 15 666 66 • SODIREX : 020 22 274 29 • SOFITRANS : 020 22 223 30 • SOREDIM : 020 22 239 27 • STA Aviation : 032 73 369 81 • (Le) STUDIO (SEVILLA CAFE) : 020 24 268 30 • STOP MARKET : 034 36 818 00 • SUCETT’S : 020 22 261 00 • (Le) SUD : 020 22 310 22 • SUNNY GARDEN : 020 22 323 85 • SUNNY HOTEL AMPARIBE : 020 22 263 04 • SUNNY HOTEL ANKORONDRANO : 020 22 368 29 • SUR LE POUCE : 020 26 300 69 T (La) TABLE DES HAUTES TERRES : 020 22 605 60 • LA TABLE D’HOTE DE MARIETTE : 020 22 216 02 • TAJ HOTEL : 020 22 624 10/ 020 22 624 09 • TAMBOHO : 020 22 693 00 • TANA HOTEL : 020 22 313 20 • TANA JACARANDA : 020 24 235 77 • TANA PLAZZA HOTEL : 020 22 218 65 • TATTI WATTI : 034 02 016 64 • (La) TAVERNE : (HOTEL COLBERT) : 020 22 202 02 • TECHNOLOGIES ET SERVICES : 020 23 258 12 • TEKNET GROUP : 020 22 313 59 • TERRASSE EXOTIQUE : 020 22 244 09 • (La) TERRASSE DE TYDOUCE : 020 24 522 51 • (La) TERRASSE DU GLACIER : 020 22 202 60 • TERRE & MER (Boulangerie - Pâtisserie - Cyber) : 033 02 843 64 • (La) TEESHIRTERIE : 020 22 207 40 • TIME PALACE : 020 22 370 31 • TIMGAD : 020 22 327 42 • TISHANAKA : 032 02 200 00 • (Les) TONTONS ZINGUEURS :
033 11 968 33 • TRACCE (Boutique) : 034 02 675 77 • TRACES (Moto) 20 23 350 35 • (Le) TRAM : 020 26 388 28 • TRANOVOLA : 020 22 334 71 • (Les) TROIS METIS : 020 22 359 83 • TROPIC ASIA : 020 22 610 47 • TSARAVOATRA : 034 22 575 22 • TSIKY RESTAURANT : 020 22 283 87 U UNICEF : 020 22 674 97 • URBAN CAFE : 033 11 258 66 V VAHINY APPART : 020 22 217 40 • VAHINY HOTEL, MONTPARNASSE BAR RESTAURANT : 020 22 217 16 • VAHY INY : 020 22 292 02 • VAKONA FOREST LODGE (Andasibe) : 020 22 624 80 • VANGA GUEST HOUSE : 020 22 442 33 • (Le) VANILLA (ORCHID HOTEL) : 020 22 442 03/05 • (La) VARANGUE : 020 22 273 97 • VEL’DUTY FREE : 020 22 626 14 • (La) VILLA : 020 26 254 73 • VILLA IARIVO : 020 22 568 18 • VILLA LA MADELEINE : 020 24 559 14 • VILLA VANILLE : 020 22 205 15 • VIVA DESIGN ANKORONDRANO : 020 22 364 88 W WHITE PALACE : 020 22 669 98 Y YOU Sacs & Chaussures : 034 02 016 64 Z ZAZAKELY : 034 04 245 82/ 020 22 627 48 • ZEBU ORIGINAL BISTROT : 033 14 683 95 • ZENITH HOTEL : 020 22 290 05
ANNUAIRE ANTSIRABE A (L’)AFTER : 032 04 185 30 • AU RENDEZ-VOUS DES PECHEURS : 020 42 492 04 C CLEA BOUTIQUE : 032 05 871 36 • CLEMENTY : 033 08 324 18 G GOLF CLUB D’ANTSIRABE (Club House) : 020 44 943 87 H HOTEL CHAMBRE DES VOYAGEURS : 020 44 979 38 • HOTEL HASINA : 020 44 485 56 • HOTEL IMPERIAL : 020 44 483 33 • HOTEL LE TRIANON : 020 44 051 40 • HOTEL RETRAIT : 020 44 050 29 • HOTEL VATOLAHY : 020 44 937 77 • HOTEL VOLAVITA : 020 44 488 64 R RESIDENCE CAMELIA : 020 44 488 44 • RESTAURANT POUSSE POUSSE : 032 07 191 97 • RESTAURANT RAZAFIMAMONJY : 020 44 483 53 • RESTAURANT ZANDINA : 020 44 280 66 S SARABANDA RISTORANTE : 032 51 822 95
ANNUAIRE MAHAJANGA (MAJUNGA) A (L’)ALAMBIC : 032 41 439 27 • ALLIANCE FRANCAISE : 020 62 225 52 • AMBIANCE TROPIK ET GOURMANDE : 033 11 735 73 B BADAMIER : 020 62 240 65 • BLUE ROCK CAFE : 032 04 680 89 • BOLO PASTA ET GLACIER : 020 62 923 55 C CAPRICE : 020 62 244 48 • CLEMENTY : 020 62 243 04 • COCO LODGE : 020 62 230 23 D DMT PHOTO : 020 62 245 39 L LATINO CAFE : 032 41 896 84 • L’EXOTIC : 032 63 588 50 F FISHING : 032 02 003 35 • GUEST : 032 76 193 79 H HOTEL LES MADRAS : 020 62 245 39 L LATINO CAFÉ : 033 07 746 11 M MARCO PIZZA : 032 11 110 32 P PAPY RALEUR : 032 40 939 89 • PARADISE : 032 54 431 52 • (LA) PISCINE HOTEL : 020 62 241 72 Q QUAI OUEST : 020 62 233 00 R RESTAURANT LA TAVERNE : 032 64 642 78 • RESTAURANT PETITE COUR : 020 62 021 94 • ROCHES ROUGES : 020 62 020 01 S (LE) SUD : 032 40 656 26 • SUNNY HOTEL : 020 62 918 13 T TOBANY : 032 61 753 32 • TROPICANA : 020 62 220 69 V VAHINY HOUSE : 020 62 243 41 • VIEUX BAOBAB : 020 62 220 35
ANNUAIRE TOAMASINA (TAMATAVE) A ADAM & EVE : 020 53 334 56 B BALAWAS CAFE : 032 02 777 56 • (Le) BATEAU IVRE : 020 53 302 94 • Le BORAHA VILLAGE (SAINTE MARIE) : 020 57 912 18 C CLEMENTY : 020 53 309 90 D DMT PHOTO : 020 53 315 09 H HOTEL CALYPSO : 034 07 131 32 N (Le) NEPTUNE : 020 53 322 26 • NO NAME : 034 60 077 30 O (L’)OCEAN 501 : 032 64 147 43 P (Le) PILE ou FACE : 020 53 306 53 • PIMENT BANANE : 034 08 043 09 • PRINCESSE BORA (SAINTE MARIE) : 020 57 004 03 Q QUEEN’S : 032 61 486 20 R (La) RECREA : 020 53 332 36 S SUNNY HOTEL : 020 53 336 08 T (La) TERRASSE : 034 45 016 03 V (Le) VERSEAU : 032 05 612 62 X XL BAR : 034 07 043 09
ANNUAIRE TOLIARY (TULEAR) A ANAKAO OCEAN LODGE & SPA : 020 22 328 60 B (Le) B52 : 034 05 540 48 • BAMBOO CLUB : 020 94 902 13 • BELLE VUE HOTEL (AMBOLIMALAIKA) : 032 04 647 22 • (LE) BO BEACH RESTO PETER : 032 04 009 13 • (LE) BOEUF : 032 57 251 99 C CALIENTE BEACH : 020 94 924 18 • CHEZ ALAIN : 020 94 436 26 • CLEMENTY : 020 94 411 91 • (LE) CORTO MALTÈSE : 032 02 643 23 D DOMAINE D’AMBOLA : 032 45 326 21 • DUNES IFATY : 020 94 914 80 E (L’) ESCAPADE : 020 94 411 82 • (L’)ÉTOILE DE MER : 020 94 428 07 H HOTEL DE LA PLAGE (AMBOLIMALAIKA) : 032 04 362 76 • HOTEL LA MANGROVE (ANKILIBE) : 020 94 415 27 • HOTEL LES PALETUVIERS : 020 94 440 39 • HOTEL RESTAURANT LE PRESTIGE : 032 02 062 61 • HOTEL RESTO LA MIRA (MADIO RANO) : 032 07 602 40 • HOTEL SAFARI VEZO (ANAKAO) : 020 94 919 30 • HYPPOCAMPO HOTEL : 020 94 410 21 I IFATY BEACH : 020 94 914 27 • ISALO ROCK LODGE : 020 22 328 60 J (LE) JARDIN : 020 94 428 18 K KINTANA GUEST HOUSE :
MENTIONS LÉGALES
Disco Club - Cabaret - Toliary 020 94 930 80 L LALANDAKA HOTEL : 020 94 914 35 M (LA) MAISON : 032 07 727 47 • MANGILY HOTEL : 032 02 554 28 • MAHAYANA HOTEL : 032 04 702 48 N (LE) NAUTILUS : 020 94 418 74 P (LE) PARADISIER HOTEL : 032 07 660 09 • PLAZZA HOTEL : 020 94 903 01 R (LE) RECIF : 020 94 446 88 • (LA) RESIDENCE ANKILY : 020 94 445 50 S SAÏFEE HOTEL : 032 05 552 03 • SALARY BAY : 020 75 514 86 • LE SAX’APHONE RESTO : 032 75 340 41 • SERENA HOTEL : 020 94 441 73 • (LE) SOLEIL COUCHANT : 032 47 360 15 T TAM TAM CAFÉ : 032 02 524 48 • (LA) TERRASSE CHEZ JEFF : 032 02 650 60 V VICTORY HOTEL : 020 94 440 64 • (LE) VOVOTELO HOTEL : 034 29 377 36
ANNUAIRE ANTSIRANANA (DIEGO-SUAREZ) A ALLAMANDA HOTEL : 020 82 210 33 C CLEMENTY : 020 82 239 98 D (LE) DOMAINE DES FONTENAY : 020 82 927 67 G (LE) GRAND HOTEL : 020 82 230 63 H HOTEL EMERAUDE : 020 82 225 44 L LIBERTALIA : 032 40 302 58 R RESTAURANT LA JONQUE : 020 82 221 23
ANNUAIRE FARADOFAY (FORT-DAUPHIN) A AZURA HOTEL & SPA : 020 92 211 17
Directeur de la publication : Michaël Landriu / mic@nocomment.mg - Assistante de Direction : Natacha Rakotoarivelo - Rédacteur en chef : Alexis Villain / redaction@nocomment.mg - Ont participé à ce numéro : Richard Bohan (Out of Tana), Julien Catalan (Cousins/ cousines), Vincent Chaverou (illustrations), Helvia Jean, Christodule. Régie publicitaire : 034 07 141 41 / pub@nocomment.mg - Photos cahiers de nuit : Anja Andriantiana, Fabio - Photos jour : Solofo Tinah (Niouz) - make up mode : Niria - Conception graphique : Stève Ramiaramanantsoa - Créa pub : Hoby Ratsimbazafy, Stève Ramiaramanantsoa, Viz Echo Média - Imprimé par : MYE Tana - Responsable diffusion : Mirah Razafindrakoto, Rosa Ravoniarivelo (Mahajanga), Thierry Tuduri (Toliara) Diffusion : Traces Retrouvez-nous à l’adresse suivante : facebook.com/nocommentmada Prochain numéro : décembre 2010 - Dépôt légal à parution - ISSN en cours - Tirage : 13 000 exemplaires distribué gratuitement par l’éditeur no comment® est une marque déposée auprès de l’OMAPI. no comment® éditions n’est pas responsable des erreurs qui peuvent se glisser dans la diffusion des informations des différents calendriers. Nous vous invitons cependant à vérifier les informations transmises et à nous faire part de toute erreur ou omission éventuelle afin qu’un correctif puisse rapidement être apporté. Il est à noter que no comment® éditions se réserve le droit de ne pas publier l’information transmise si elle ne convient pas à son mandat ou si l’espace est insuffisant - La reproduction partielle ou intégrale des textes, illustrations, photographies, montages et publicités est interdite sans autorisation écrite de l’éditeur. Les photos ne sont pas contractuelles. Les manuscrits, documents, photos, dessins reçus par la rédaction ne sont pas retournés. L’éditeur n’est pas responsable des offres et promotions publicitaires qui n’engagent que les annonceurs. Les articles sont publiés sous la seule responsabilité de leurs auteurs.
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