Quelles sont les incidences de la RE 2020
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sur les constructions de demain ?
Bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire et secondaire
CONSTRUCTEURS ⋅ PROMOTEURS ⋅ COLLECTIVITÉS MAÎTRES D’OUVRAGE ⋅ ARCHITECTES
Quelles sont les incidences de la RE 2020
sur les constructions de demain ?
Bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire et secondaire
CONSTRUCTEURS ⋅ PROMOTEURS ⋅ COLLECTIVITÉS MAÎTRES D’OUVRAGE ⋅ ARCHITECTES
Le Ministère de la Transition Ecologique poursuit son engagement en faveur de la transition écologique en promulguant le décret, en date du 1er mars 2022, sur la Réglementation Environnementale 2020, qui fixe désormais les objectifs à atteindre en termes de performances énergétiques et environnementales pour les futurs bâtiments tertiaires.
Le socle de la Réglementation Environnementale 2020 (RE 2020) s’articule autour de trois objectifs phares (source Ministère de la Transition Écologique 18/02/21) :
∙ Donner la priorité à la sobriété énergétique et à la décarbonation de l’énergie en sortant progressivement des énergies fossiles,
∙ Diminuer l’impact carbone de la construction des bâtiments en limitant les émissions de gaz à effet de serre, générées par les matériaux de construction et les consommations d’énergie,
∙ Garantir la fraîcheur dans les bâtiments en cas de forte chaleur, adaptés au changement climatique et à l’intensification des épisodes caniculaires.
Applicable aux demandes de permis de construire depuis le 1er janvier 2022 pour les constructions neuves résidentielles, cette nouvelle Réglementation Environnementale 2020 s’applique dorénavant aux bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire et secondaire depuis le 1er juillet 2022.
Si aujourd’hui cette réglementation s’étend aux acteurs de la construction des bâtiments tertiaires, en sont encore exclus certains secteurs comme celui de l’enseignement supérieur ou celui de la santé.
Comment concilier les exigences environnementales avec l’acte de construire ? Quelles normes privilégier ? Avec quels matériaux ? Quels coûts induits ? Comment prendre le virage de la transition écologique pour relever le défi mondial de l’urgence climatique ? Nombreuses questions qui font de la Réglementation Environnementale 2020 un sujet autant sociétal qu’environnemental.
Vous êtes maître d’ouvrage, promoteur, investisseur, collectivité et souhaitez y voir plus clair pour anticiper les impacts de cette réglementation sur vos projets de construction futurs ?
Nos experts Apave se mobilisent pour vous accompagner à anticiper ces changements, décrypter la RE 2020 et vous préparer à intégrer les impacts de ce nouveau dispositif dans vos pratiques.
Nous remercions chaleureusement le bureau d’études thermiques et environnementales New Energie Carbone pour sa participation à ce livre blanc.
Bonne lecture !
Jean-Luc NECTOUX Directeur Sector Line Infrastructures et ConstructionEnvironnementale 2020 concrètement, ça veut dire quoi ?
Axes du Développement Durable
Echéances d’applications réglementaires de la RE 2020
Application progressive des attentes de la RE 2020
Les changements vertueux ?
Pour réussir le challenge : inventer de nouveaux modes de construction
Les impacts dans les projets de construction
Décryptage à travers un exemple de construction (New Energie Carbone)
Les objectifs ?
Poursuivre l'amélioration de la performance énergétique des constructions neuves
Diminuer l'empreinte carbone des bâtiments : nouveauté de la RE 2020
Garantir la fraîcheur pendant les étés caniculaires
Comment aller plus loin et s’engager durablement dans une démarche environnementale ?
Définition et périmètre des certifications et labels environnementaux
Les certifications et labels des bâtiments tertiaires en France
Les autres démarches et labels environnementaux
Comment les experts Apave facilitent le changement ?
Intégrer la RE 2020 dans le bâtiment Décrypter les exigences de la RE 2020 pour faire évoluer vos pratiques, former vos équipes et obtenir une attestation conforme.
Maîtriser les enjeux de la réglementation environnementale des constructions Consulter le programme de notre formation dédiée.
RE 2020 Bâtiments tertiaires : décryptage des exigences et des impacts sur les bâtiments de demain
Visionner le replay du webinaire animé par les experts Apave : Céline Granoux, Référent Technique National Accompagnement à l’obtention des labels et certifications environnementaux & Florent Jaafar, Référent Technique National RE 2020.
Économie circulaire : La Maison des CanauxParis 19e
Découvrir l’engagement du groupe Apave en faveur de l’économie circulaire et du réemploi
Matériaux biosourcés & géosourcés à l’usage des acteurs de la construction
Découvrir le guide rédigé en partenariat avec EnvirobatBDM sur le contexte normatif et réglementaire des matériaux biosourcés et géosourcés.
Construction et rénovation : comment profiter des matériaux biosourcés en toute sécurité ?
Lire l’interview de Laurent Dandres, Référent Technique National matériaux bio et géosourcés.
La prise en compte de l'impact environnemental des bâtiments constitue une véritable nouveauté de la RE 2020 par rapport aux réglementations précédentes, notamment la RT 2012 (Réglementation Thermique 2012) qui n’intégrait pas la variable carbone. Son impact sera désormais évalué par le calcul des émissions de carbone générées sur l'ensemble du cycle de vie du bâtiment : depuis la production des matériaux de construction jusqu'à la fin de vie du bâtiment.
Face au défi majeur qu'est la lutte contre le réchauffement climatique, le secteur du bâtiment qui cumule aujourd'hui en France plus de 25% des émissions de gaz à effet de serre et 45% de l'énergie consommée (source : Ministère de la Transition Écologique), doit entamer une véritable révolution.
Priorité au Développement Durable avec :
∙ le respect de l’environnement
∙ la qualité de vie
∙ la performance environnementale et économique
∙ Application de la RE 2020 : permis de construire déposés à partir du 1er janvier 2022 pour les logements collectifs et les maisons individuelles, et depuis le 1er juillet 2022 pour les constructions neuves des bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire et secondaire.
∙ Application pour les extensions de bâtiments tertiaires à compter du 1er janvier 2023 si la surface utile est inférieure à 150m² et inférieure à 30% de la surface existante. Si la surface utile est supérieure à 150m2 et supérieure à 30% de la surface existante alors la RE 2020 s’applique depuis le 1er juillet 2022.
∙ Date différée pour les autres constructions (commerces, restaurants, hôpitaux, bâtiments industriels…) qui relèvent toujours de la RT 2012.
∙ Création d’un label d’État « Haute Performance Énergétique et Environnementale » (HPEE) accompagnant la RE 2020 pour les maîtres d’ouvrage souhaitant aller plus loin que la réglementation : sortie prévue au 1er semestre 2023.
PUBLICATION DES TEXTES ENTRÉE EN APPLICATION
Témoignages des participants à notre eWorkshop du 23 juin 2022 : Décryptage des exigences et des impacts sur les bâtiments tertiaires de demain
"Merci beaucoup à vous 4 pour ce temps passé, belle présentation assez simple à comprendre pour pouvoir intégrer les exigences de demain qui nous attendent pour limiter le carbone et notre impact sur la terre."
Responsable Technique – Promoteur immobilier
"L’e-workshop nous a été d’une grande aide ! Nous devons, bien-sûr, continuer à creuser le sujet, mais grâce à cette première approche nous avons les bases pour prendre en compte cette nouvelle réglementation en amont de conception dans nos futurs projets."
Architecte DE - HMONP
Les 3 objectifs principaux de la RE 2020 seront échelonnés tous les 3 ans de 2022 à 2031 avec des seuils de plus en plus contraignants pour l’ensemble des projets de construction.
Réglementation stricte, la RE 2020 vise trois grands objectifs :
- Poursuivre la réduction des consommations d’énergie et décarboner l’énergie
- Réduire l’impact carbone de la construction et limiter les gaz à effet de serre
- Améliorer le confort d’été
3 indicateurs avec des seuils maximaux à respecter :
Le calcul du besoin énergétique du bâtiment : le coefficient BBIO (Besoins Bioclimatiques pour le chauffage, le rafraîchissement et l’éclairage)
∙ Dès 2022, réduction des besoins en énergie avec le coefficient Bbio qui sera abaissé de 20% à 30% selon les zones climatiques pour les bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire et secondaire.
∙ Le but est d’orienter le concepteur dès la phase de conception vers un bâti très performant et une approche bioclimatique pensée dès les premières ébauches du projet avant même de prévoir des isolations renforcées.
∙ Un changement par rapport à la RT 2012 : le coefficient Bbio froid (besoin de froid) sera pris en compte dans le calcul du Bbio si le confort d’été n’est pas atteint.
Le CEP : Consommation en Énergie Primaire (en KWh/m2).
∙ Concerne les 5 postes usuels : chauffage rafraîchissement éclairage ventilation eau chaude
Respecter les 3 indicateurs réglementés pour parvenir à l’efficience énergétique
∙ Pour l’indicateur CEP max, les seuils maximaux qui s’appliquent pour le tertiaire sont : 85 Kwhep/m².an pour les bâtiments de bureaux 72 Kwhep/m².an pour les bâtiments de l’enseignement primaire et secondaire
∙ Une nouveauté : intégration des usages immobiliers communs : ascenseurs parkings et leur ventilation éclairage des parties communes
Le CEP,NR : Consommation en Énergie Primaire Non Renouvelable (en KWh/m2) pour sortir de la consommation en énergie fossile, principalement le gaz.
∙ Pour l’indicateur CEP,NR max, les seuils maximaux qui s’appliquent pour le tertiaire sont : 75 Kwhep/m².an pour les bâtiments de bureaux 65 Kwhep/m².an pour les bâtiments de l’enseignement primaire
63 Kwhep/m².an pour les bâtiments de l’enseignement secondaire
∙ Autre nouveauté par rapport à la RT 2012 : le calcul se fera avec la surface utile (m2 SU)
Des modulations sont possibles selon la situation géographique, la surface totale du bâtiment et l’exposition au bruit.
L’objectif poursuivi par le Ministère de la Transition Écologique, en abaissant progressivement le seuil carbone tous les 3 ans, est de sortir des modes constructifs traditionnels à forte empreinte carbone (bâtiments en structure béton) et d’ouvrir la voie à des nouveaux modes de construction plus vertueux, utilisant notamment le bois et les matériaux bio et géosourcés.
Diminuer l’impact des émissions de gaz à effet de serre et notamment du CO2 dans les matériaux de construction et les équipements
La prise en compte de l’impact carbone dans les matériaux sera dorénavant au cœur des réflexions du permis de construire jusqu’à la fin du projet de construction. Les émissions de carbone sont liées à la construction et à la vie du bâtiment avec 3 indicateurs :
Impact carbone du bâtiment (kg CO2 /m²)
Depuis le 1er juillet 2022, pour les immeubles de bureaux, le seuil pour les matériaux et produits de construction est de 980 kg équivalent CO2 /m². Ce seuil sera abaissé de 12 à 17% tous les 3 ans pour atteindre la valeur de 600 kg équivalent CO2 /m² en 2031.
Depuis le 1er juillet 2022, pour les bâtiments d’enseignement primaire et secondaire, le seuil pour les matériaux et produits de construction est de 900 kg équivalent CO2 /m². Ce seuil sera abaissé de 11 à 14% tous les 3 ans pour atteindre la valeur de 590 kg équivalent CO2 /m² en 2031.
IC chantier : Impact carbone chantier. Il fait partie de l’IC Construction qui est un indicateur réglementaire.
IC Construction = IC chantier + IC composants (impact carbone lié aux matériaux et équipements).
Impact carbone lié aux consommations énergétiques (kg CO2 /m²) avec prise en compte d’une durée de vie du bâtiment de 50 ans.
Depuis le 1er juillet 2022, pour les bâtiments de bureaux, le seuil pour l’énergie est de 200 kg équivalent CO2 /m². En revanche, pour les bâtiments de bureaux raccordés à un réseau de chaleur, ce seuil est de 280 kg équivalent CO2 /m² en 2022 puis sera abaissé à 200 kg équivalent CO2 /m² dès 2025 pour laisser le temps de réaliser les investissements nécessaires à la décarbonation des réseaux de chaleur urbain.
Pour les bâtiments d’enseignement primaire et secondaire, le seuil est de 240 kg équivalent CO2 /m². Ce seuil sera abaissé à 140 kg équivalent CO2 /m² à compter de 2025.
Par contre, pour les bâtiments d’enseignement raccordés à un réseau de chaleur, ce seuil est abaissé à 200 kg équivalent CO2 /m² à partir de 2025 puis de nouveau abaissé à 140 kg équivalent CO2 /m² dès 2028.
Impact carbone des consommations d’eau. Est un indicateur informatif comme IC Chantier.
IC BÂTIMENT
Produits
Chantier de construction
Consommation d’énergie en Exploitation
Consommation d’eau en Exploitation
∙ Nouvelle méthode d’évaluation de l’impact carbone, dite ACV dynamique, avec la pondération des émissions de C02. Les émissions de carbone générées lors de la construction d’un bâtiment auront un poids plus fort que les émissions produites en fin de vie.
∙ Changement progressif des modes de construction : réduction de la quantité de béton traditionnel dans les constructions, intégration du bois et des matériaux biosourcés. décarbonation du second œuvre avec un recours systématique à des produits disposant de données environnementales extraites de la base INIES du gouvernement (Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire - FDES).
∙ D’avantage de recyclage et de réemploi favorisant l’économie circulaire.
ÉLIMINATION recyclage
FIN DE VIE démolition déconstruction
Période d’étude de référence : 50 ans
EXPLOITATION utilisation
CONSTRUCTION chantier
EXTRACTION des ressources
PRODUCTION fabrication
TRANSPORT entre chaque étape
∙ Un nouvel indicateur sur le confort d’été estimé en DEGRÉ-HEURES
D’INCONFORT (DH) qui traduit l’intensité et la durée des périodes d’inconfort pendant l’été.
∙ Seuil minimal de 350 DH à partir duquel des « pénalités » (consommations fictives de rafraîchissement) entrent en jeu et un seuil maximal avec une limite à ne pas dépasser de : 900 DH modulo pour les bâtiments d’enseignement primaire et secondaire, 1150 DH modulo pour les immeubles de bureaux.
Ces seuils maximaux peuvent être modulés jusqu’à : 2200 DH pour les bâtiments d’enseignement primaire et secondaire, 2600 DH pour les immeubles de bureaux respectant les 3 conditions suivantes : climatisé + situé en zone chaude (pourtour méditerranéen) + situé en zone bruyante.
∙ Anticiper les enjeux climatiques en : limitant les apports solaires (casquettes, brise-soleil, volets persiennés), gérant les protections solaires mobiles, multipliant les volumes traversants, privilégiant les systèmes passifs de rafraîchissement (brasseurs d’air, puits canadiens...).
Performer dans le confort d’été pour s’adapter aux futurs changements climatiques et conjurer les épisodes caniculaires
L’ensemble de ces 6 INDICATEURS RÉGLEMENTÉS
sont tous liés entre eux pour concilier les exigences thermiques, environnementales et de confort d’usage de la RE 2020.
La RE 2020 fixe des objectifs de résultats et non de moyens. De fait, il sera toujours possible d’utiliser les techniques de constructions traditionnelles sous réserve de respecter l’ensemble des 6 indicateurs.
∙ Faire preuve de plus de sobriété dans la construction en menant une véritable réflexion dès le début de la conception du bâtiment : approche bioclimatique incontournable,
∙ Faire la part belle à l’innovation : enjeu crucial pour les fabricants de développer des solutions techniques à faible empreinte carbone pour les matériaux de construction et les équipements,
∙ Développer l’usage des matériaux recyclés et matériaux de réemploi en intégrant en amont l’économie circulaire au centre de chaque projet de construction,
∙ Favoriser progressivement les énergies non carbonées,
∙ Réfléchir à l’intégration de la biodiversité dans les projets de construction.
∙ Construction et structure en bois ou mix bois-béton.
∙ Mise en œuvre des matériaux bio et géosourcés pour réduire l’impact carbone et atténuer les ponts thermiques.
Le terme générique « biosourcé » regroupe deux types de matériaux aux caractéristiques et performances excellentes : les matériaux biosourcés qui sont les matériaux partiellement ou totalement issus de la biomasse (bois, chanvre, balle de riz, paille, lin...), les matériaux géosourcés qui sont d’origine minérale (terre crue ou pierre sèche).
"Les modes constructifs traditionnels seront fortement remis en cause dans les années à venir. En effet, le poids carbone imposant du béton le placera en position défavorable face au bois et aux matériaux biosourcés."
Florent JAAFAR
Référent Technique National RE 2020
"Les matériaux bio et géosourcés présentent en général une faible empreinte carbone et, pour certains, des propriétés isolantes. Ils sont donc particulièrement indiqués pour répondre aux enjeux de la RE 2020."
Laurent DANDRES
Référent Technique National matériaux bio et géosourcés
Matériaux bio et géo sourcés : décryptage et impacts sur vos projets immobiliers
Laurent DANDRES Référent Technique National matériaux bio et géosourcés
& Nicolas BERNY Pilote pôle bois, biosourcés et réemploi des matériaux.
Construire en paille porteuse
Laurent DANDRES en partenariat avec EnvirobatBDM et la Ville de Rosny-sous-Bois.
"Depuis 3 ou 4 ans il y a une accélération franche avec désormais des sollicitations toutes les semaines. D’une façon générale, nous voyons les différentes filières (chanvre, paille, terre crue…) s’organiser et travailler sur de nouvelles techniques de construction..."
Laurent DANDRES
Référent Technique National matériaux bio et géosourcés
Les impacts sur les immeubles de bureaux et bâtiments d’enseignement primaire et secondaire concernent le chauffage et l’énergie :
• Exclusion des solutions énergétiques 100% gaz pour les constructions neuves : dès 2022 pour les bâtiments de bureaux, à compter de 2025 pour les établissements d’enseignement primaire et secondaire.
• Recours à la chaleur renouvelable : pompes à chaleur, énergie bois, réseaux de chaleur urbains performants, énergie solaire (panneaux photovoltaïques ou thermiques).
• Intégration des matériaux et solutions bas-carbone ou qui stockent le carbone biogénique : développement et intégration progressive des bétons bas carbone, développement de l’acier bas carbone, intégration du bois et des matériaux bio et géosourcés dans les éléments de gros œuvre (ossature ou structure poteau/poutre bois…) et de second œuvre (isolation, parquets, menuiseries…), intégration de matériaux de réemploi.
• Points de vigilance à porter sur : la sécurité incendie et le confort acoustique dans la construction bois, le confort thermique d’été en privilégiant des matériaux d’isolation à forte inertie thermique, la filière bois : la demande en bois de construction augmente dans de telles proportions qu’il convient de dynamiser la politique de gestion des forêts.
• Des enjeux complémentaires : évolution de toute la filière des matériaux de construction avec la priorité donnée au réemploi des matériaux de déconstruction comme produits de construction puis au recyclage en revalorisant comme matière première les déchets générés lors des déconstructions qui ne sont pas réemployables, développement de nouvelles techniques de mise en œuvre et évolution des phases de chantier pour l’emploi des bétons bas carbone en fonction des applications et des délais de séchage, évolution de la sidérurgie vers le réemploi des matières premières et la baisse des émissions de CO2 lors de la fabrication des aciers.
SURFACE TYPOLOGIE
CATÉGORIE DU BATIMENT
NOMBRE D’ÉTAGES RATIO DE VITRAGE/SU ORIENTATION
ZONES CLIMATIQUES ALTITUDE ZONE DE BRUIT
177 m²
bureaux (accolés à un entrepôt de stockage de marchandises de 250 m² non assujetti à la réglementation environnementale)
CE1 (bâtiment non climatisé)
R+1
20%
Est/Sud/Ouest (Nord non exposé –présence de l’entrepôt de stockage)
H1a / H2c / H3
Inférieure à 400m
BR1
La RE 2020 se révèle particulièrement sensible à plusieurs facteurs :
Le taux de surface vitrée
L’exposition des baies
La compacité
L’inertie
La perméabilité à l’air
Une gestion des apports et des pertes par les ouvertures devient désormais essentielle (impact direct sur les 3 composantes du besoin Bbio et du confort DH).
Une des solutions principales est la mise en place de protections solaires passives mobiles automatiques. La gestion crépusculaire de celles-ci prend tout son sens et bien qu’une gestion par façade ne soit pas une obligation ni un indicateur réglementaire, la dissociation des différentes orientations semble s’imposer par le bon sens pour ne pas créer de désordre ni d’inconfort à l’usage. Tout comme laisser la possibilité à l’usager de contrôler manuellement son installation si le fonctionnement automatique n’est pas adapté à un moment donné dans l’usage au quotidien.
Pour tous les bâtiments de bureaux (hors IGH) et d’enseignement primaire et secondaire, la valeur maximale de la perméabilité à l’air est de 1,7m3/(h.m²).
Pour les bâtiments jusqu’à 3000m², le maître d’ouvrage a obligation de justifier l’atteinte de cet objectif par un test d’étanchéité à l’air en fin de chantier.
TOITURE
PERMÉABILITÉ
PROTECTION SOLAIRE
Bac acier avec laine de roche 16cm R=4
Bac acier avec laine de roche 25cm R=6,25 (surcharge de la structure à compenser par environ 15% d’acier en plus)
SYSTÈME CONSTRUCTIF
MURS SUR LOCAUX NON CHAUFFÉS
Structure acier avec bardage double peau comprenant une laine de roche de 9cm R=3.9 + finition intérieur BA13 et sol : dallage + PU R=2.6
Structure acier avec bardage double peau comprenant une laine de roche de 21cm R=6.35 + laine de verre 10cm R=3.15 avec BA13 coté intérieur et sol : dallage + PU R=4.65
Mur intérieur parpaing + laine de verre 10cm R=3.15
Mur intérieur : parpaing + laine de verre 14cm R=4.35
Par défaut 1.7 1.0 en H1a à justifier par un test 1.7 en H2c et H3 à justifier par un test
MENUISERIE
Sans
Volets roulants à commande manuelle simple en H1a et H2c Volets roulants à commande automatique crépusculaire en H3 (gestion du DH)
ÉNERGIE
Aluminium
Uw = 1.4 Sw= 42% Tlw= 65%
Aluminium
Uw = 1.4 Sw= 42% Tlw= 65%
Gestion de l’éclairage : manuelle avec interrupteurs
Production ECS : cumulus 100l
Ventilation : simple flux autoréglable
Production de chaud / froid : gainable bi-split réversible
Idem
• Menuiseries : modification de la hauteur des linteaux, passage à 2,5m au lieu de 2,25m en ajoutant une allège sous les ouvrants sans modification de la surface d’ouvrant. Gain de 10% de l’accès à l’éclairage naturel. Le fait de mettre le linteau le plus haut possible permet de récupérer plus de profondeur d’éclairement naturel et augmente la luminosité naturelle globale.
• Protections solaires : volets roulants à commande automatique avec sonde crépusculaire par façade qui permettent une gestion permanente et optimale des apports en hiver et de lutter contre les rayonnements qui génèrent des surchauffes l’été.
Un plus pourrait être apporté en mettant des brise-soleils orientables avec fonction sun tracking (gestion de l’inclinaison) pour améliorer également l’accès à l’éclairage naturel.
• Perméabilité à l’air : 1.4 à justifier par un test en H1a
― 1.7 à justifier par un test en H2c et H3
De plus, la côte méditerranéenne sera une zone géographique où il sera nécessaire d’apporter une attention particulière aux notions de confort d’été.
• Gestion de l’éclairage : manuelle avec interrupteurs + détection d’absence dans les zones de bureaux / détecteur de présence etd’absence avec seuil de déclenchement dans les pièces à occupations passagères (sanitaires, circulations…).
(amélioration de l’isolation de l’enveloppe)
(approche bâti + optimisation de la gestion des protections solaires extérieures et de l’éclairage)
La première approche «bâti» prend en compte uniquement la performance de l’enveloppe sans intégrer l’usage et les équipements (sauf en zone H3 où la contrainte du DH impose la gestion des occultations). La seconde approche «usages et systèmes» prend en compte principalement l’usage et le confort, la qualité de mise en œuvre et la performance de l’enveloppe par l’amélioration de l’étanchéité à l’air. Pour respecter les objectifs de la RE 2020, une bonne performance du bâti et une gestion efficace des apports solaires et des protections passives associées, seront une des clés de la réussite. Ceci sera également utile pour suivre l’évolution des exigences sur le Bbio qu’il est prévu de baisser en 2025 et 2028.
En RE 2020, le confort d’été évolue pour prendre davantage en compte les conséquences du réchauffement climatique et, de fait les événements caniculaires. Les zones H3 et H2d, où le nombre de jours d’ensoleillement est important et où les températures sont plus élevées que dans les autres zones climatiques, sont particulièrement impactées.
Prenons l’exemple de la ville de Marseille, en zone H3, où l’ensoleillement moyen quotidien est de 5,2 kWh/m², soit 60% de plus qu’à Paris. Pour répondre à la thématique « confort d’été », il faudra mettre en œuvre des mesures de :
∙ correction dites passives : ajout de casquettes solaires (tout en veillant à contrôler l’impact carbone du bâtiment), gestion automatique des volets roulants, protections solaires fixes, brasseurs d’air...
∙ déstockage de la chaleur accumulée : ventilation double flux et même couplage de celle-ci à des puits climatiques, free cooling (surventilation nocturne).
Avec la gestion automatique des volets roulants motorisés pour l’ensemble des ouvrants du bâtiment testé, nous observons un gain sur le Bbio de 14,1 %, sur le Cep de 3,4 % et une baisse du coefficient DH de plus de 275 DH.
Les systèmes de rafraîchissement passifs, comme les puits climatiques, seront de très bonnes alternatives au traitement de l’inconfort estival, mais la faisabilité et le surcoût, non négligeables, nécessiteront une étude approfondie en amont de l’opération.
Résultats de l’indicateur carbone liés à la construction du bâtiment de bureaux
Contrairement à l’analyse du cycle de vie (ACV) statique du label E+C-, la RE 2020 est basée sur une ACV dynamique simplifiée. Cela signifie qu’une pondération de l’impact des différentes émissions de CO2 ou équivalent, est prise en fonction des moments du cycle de vie d’un matériau. En fonction de l’année (réelle) des émissions de gaz à effet de serre sur la durée d’analyse de 50 ans, plus une émission a lieu tard, moins elle impact le bilan. Le calcul de l’ACV est traduit à la fois par le coefficient Ic Énergie lié aux émissions de CO2 dues à la consommation d’énergie pendant 50 ans et par le coefficient Ic Construction qui correspond aux émissions de CO2 générées par les matériaux qui composent le bâtiment (fabrication, transport, mise en oeuvre, remplacement, fin de vie) et par la phase chantier (grues et engins de chantiers).
Ces contributeurs varient selon :
∙ IC Énergie : la zone géographique, l’altitude, la surface des bâtiments.
∙ IC Construction : la zone géographique, l’altitude, la surface des bâtiments, les fondations, les VRD (Voieries, Réseaux, Divers), les panneaux photovoltaïques sur les bâtiments de plus de 1000m² et la quantité de données par défaut.
Les seuils sont appelés à une évolution en 2025, 2028 et 2031.
En juillet 2022, avec l’entrée en vigueur de la RE 2020, tout comme en logement, aucune solution constructive n’est écartée du marché pour le calcul carbone, ce qui laisse trois ans aux maîtrises d’ouvrage, aux concepteurs et aux entreprises pour faire évoluer leurs solutions, et surtout aux industriels pour mettre en application les obligations de la Responsabilité Elargie du Producteur (REP), qui exige un taux de réemploi pour le recyclage de matières premières issues de la déconstruction des bâtiments existants et fera baisser en conséquence l’impact carbone des matériaux neufs mis sur le marché.
La RE 2020 fait la part belle aux matériaux biosourcés et introduit la notion de stockage de carbone. Toutefois, l’utilisation des Fiches Déclaratives Environnementales et Sanitaires (FDES) nécessitera une analyse fine des produits disponibles en temps réel au moment de la réalisation des études ACV en comparant les fiches FDES individuelles, collectives et par défaut.
Dans notre exemple nous avons étudié l’impact des différents types de fiches sur notre projet d’immeuble de bureaux. Les tableaux regroupent les résultats et le taux d’utilisation de FDES par défaut ou collectives par rapport aux fiches individuelles
Base RE 2020 : approche bâti
Base RE 2020 : approche usages et systèmes
À son entrée en vigueur, la RE 2020, pour les bâtiments de bureaux, implique un travail de conception et de prise en compte des matériaux ainsi que l’usage de données individuelles pour une partie des matériaux composant les bâtiments. Contrairement au logement, pour les bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire et secondaire, le recours systématique aux données collectives et par défaut ne permettra pas toujours le respect du seuil de 2022 et un maximum de données individuelles seront nécessaires
La surisolation représente finalement à elle seule un faible impact sur le mode constructif et sur l’impact carbone. Néanmoins sur certaines structures, comme le démontre notre exemple en structure acier, le renforcement de l’isolation entraine le renforcement de la structure et alourdit donc l’impact carbone global : plus précisément dans notre cas, à hauteur de 15% de la quantité de matière et donc influence considérablement les émissions de CO2 équivalentes du bilan.
Enfin comme les bétons bas carbone, les aciers bas carbone et les structures biosourcées devront trouver leur place dans les habitudes constructives afin de permettre aux projets de franchir les étapes de 2025 et les suivantes.
Pour les bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire et secondaire, le respect des indicateurs énergie et confort d’été de la RE 2020 passera non seulement par le renforcement de la performance du bâti mais également par une réflexion en amont sur la gestion des apports solaires et l’optimisation de l’éclairage naturel.
Bien que le gaz ne soit pas proscrit dans les bâtiments de bureaux, les solutions énergétiques 100% gaz seront totalement exclues. Le recours à des solutions thermodynamiques (pompe à chaleur, aérothermie, géothermie) constituera une alternative.
En ce qui concerne l’impact carbone, les matériaux bio et géosourcés qui stockent le carbone ainsi que les matériaux bas carbone (béton, acier…) trouveront nécessairement leur place dans les nouveaux modes constructifs couramment utilisés. La projection vers les seuils 2025 et 2028 nécessitera d’entamer la décarbonation du second œuvre
Les labels et certifications s’inscrivent dans une démarche soit :
∙ volontaire
∙ obligatoire (cahier des charges d’aménagement, règlement d’un PLU, demande des investisseurs)
∙ nationale
Les principaux labels et certifications en France dans les projets de construction et réhabilitation sont classés soit :
∙ par type d’usages : logement ou tertiaire
∙ par typologie d’opérations : neuf ou rénovation
Les labels et certifications interviennent tout au long du processus classique d’un projet de construction ou de rénovation pour intégrer les exigences environnementales :
∙ concours
∙ programmation
∙ conception
∙ réalisation du chantier
∙ livraison
∙ exploitation du bâtiment
L’anticipation, en amont du projet, est garante de la performance environnementale de la construction.
Le nouvel enjeu, dans les projets de constructions neuves, est la diminution de l’impact carbone et des gaz à effet de serre (notamment CO2) dans l’acte de construire.
À ce jour, il existe trois principales certifications pour les acteurs du tertiaire :
∙ française HQE® : HQE Bâtiment® (HQE-B) et HQE Bâtiment Durable® (HQE-BD)
∙ britannique BREEAM® : Building Research Establishment Environmental Assessment Method
∙ américaine LEED® : Leadership in Energy and Environmental Design
"Les grands principes des certifications et labels sont systématiquement les mêmes et interviennent tout au long du processus classique d’un projet de construction : lors de la phase concours et programmation pour déterminer les grands objectifs environnementaux, en phase conception pour réussir l’intégration de ces exigences environnementales plus importantes que la réglementation mais également pendant la phase de réalisation des chantiers et à la livraison. Enfin certains labels concernent la démarche pendant la phase d’exploitation du bâtiment."
Céline GRANOUX
Référent Technique National Acccompagnement à l’obtention de labels et certifications environnementaux
Comment aller plus loin et s’engager durablement dans une démarche environnementale ?PAROLES D’EXPERT
Il existe de nombreux labels environnementaux, reflétant ainsi l’importance croissante de cette thématique pour les acteurs du bâtiment s’intéressant à différentes composantes du développement durable tels que :
∙ l’énergie (labels E+C- et BEPOS Effinergie)
∙ les matériaux et la réduction des émissions de carbone (labels BBCA et BATIMENT BIOSOURCES)
∙ le bien-être (labels WELL et OSMOZ)
∙ la qualité d’air intérieur (label INTAIRIEUR)
∙ les bâtiments connectés (labels R2S et WIRED SCORE)
Les certifications BEE et BEE+ (Bâtiment Energie Environnement) portées par l’organisme Prestaterre concernent les logements et les bâtiments tertiaires en projets neufs ou réhabilitation. Elles sont basées sur l’ensemble des composantes du Développement Durable.
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Assistance à l’obtention de certifications et labels environnementaux pour les bâtiments
Décryptage des multiples labels et certifications environnementaux afin de déterminer ceux qui conviennent à vos opérations immobilières
La Démarche Bâtiments Durables (BD) est une démarche environnementale adaptée à chaque territoire : Bâtiments Durables Méditerranéens (BDM), BDO en Occitanie, BDF en Île-de-France, BDNA en Nouvelle Aquitaine, BDBFC en Bourgogne-Franche-Comté et BDB en Bretagne.
Cette démarche globale a pour but d’accompagner les maîtres d’ouvrages sur les aspects environnementaux, sociaux et économiques des bâtiments, qu’ils soient neufs ou en rénovation, résidentiels ou tertiaires.
Le label Biodivercity est tourné autour des espaces verts et des aménagements extérieurs avec un fort engagement écologique qui peut être différenciant dans l’acte de construire dans une ville. Il ne concerne pas le bâti mais uniquement son environnement extérieur.
Effinature, organisme agréé, qui traite de la biodiversité dans l’immobilier de la conception à l’exploitation (faune et flore des projets).
Le label Signature Biodiversité est un outil permettant d’intégrer l’ensemble des trames écologiques dans les projets (exemple : la trame verte pour limiter les dégâts de l’urbanisation, la trame brune pour assurer la continuité des sols ou la trame noire pour réduire la pollution lumineuse) afin d’impulser une démarche en faveur de la biodiversité, mesurable grâce à un diagnostic de performance environnementale.
Témoignages des participants à notre eWorkshop
"Merci beaucoup pour vos explications toujours aussi pertinentes !"
Responsable technique - Commune de 2000 habitants
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Céline GRANOUX
Référent Technique National Accompagnement à l’obtention des labels et certifications environnementaux
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SIGNATURE BIODIVERSITE
Apave Certification
"Cet eWorkshop nous a permis d’y voir plus clair dans la multiplicité des certifications et labels environnementaux existants."
Architecte DPLG
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Maîtriser les enjeux de la réglementation environnementale des constructions
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RE 2020 Bâtiments tertiaires : décryptage des exigences et des impacts sur les bâtiments de demain (23/06/2022)
Visionner le replay du webinaire animé par Céline Granoux, Référent Technique National Accompagnement à l’obtention des labels et certifications environnementaux & Florent Jaafar, Référent Technique National RE 2020
DÉCOUVRIR EN VIDÉO l’engagement du groupe Apave en faveur de l’économie circulaire et du réemploi
La Maison des Canaux Paris 19e
PARCOURIR LE GUIDE TECHNIQUE rédigé en partenariat avec EnvirobatBDM sur le contexte normatif et réglementaire des matériaux bio et géosourcés
Matériaux biosourcés & géosourcés à l’usage des acteurs de la construction
LIRE L’INTERVIEW DE LAURENT DANDRES, Référent Technique
National Apave matériaux bio et géosourcés
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Le groupe Apave accompagne de nombreux clients à obtenir leur attestation RE 2020 et suit aujourd’hui plus de 8 000 opérations de bâtiments neufs
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CE LIVRE BLANC A ÉTÉ RÉDIGÉ AVEC LA CONTRIBUTION DE Céline GRANOUX, référent technique national Accompagnement à l’obtention des labels et certifications environnementaux
Florent JAAFAR, référent technique national RE 2020
Nathalie LEMOS, responsable content marketing
Noémie MARCHAL, responsable marketing Infrastructures & Construction
Maxime JAYMOND, président de New Energie Carbone