Malaga

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DE MALAGA À BARCE LONE


DE MALAGA À BARCE LONE Vendredi 24 avril 2015 20h – Arsenal Grande Salle Metz Direction Edmon Colomer Mezzo Josè Maria Lo Mónaco Roberto Gerhard Soirées de Barcelone - Suite Julián Bautista Tres ciudades Création française Ruperto Chapí Las hijas del Zebedeo Carceleras Federico Chueca La Gran Vía Tango de la Menegilda Pablo Luna El niño judío De España vengo Manuel de Falla Le Tricorne (version ballet)


Roberto Gerhard (1896 – 1970) Soirées de Barcelone – Suite I. La Foule II. Dansa de les « Majorales » III. Les Couples et les Vieux IV. Dansa dels « Fallaires ». Composé entre 1936 et 1938, Soirées de Barcelone est un ballet commandé en 1936, au début de la guerre civile espagnole, par les Ballets Russes de Monte Carlo alors dirigés par le Colonel de Basil. Ventura Gassol, ami de Roberto Gerhard et Ministre des Arts dans le gouvernement catalan, devait être le librettiste. En 1939, Gerhard qui s’apprête à assister à une réunion de la Société internationale pour la musique contemporaine est contraint de rester en France, incapable de retourner à Barcelone qui vient d’être prise par les forces franquistes. Poursuivant la composition des Soirées de Barcelone, il y introduit Els Segadors, l'hymne national de la Catalogne. Quelques mois plus tard, il en abandonne la composition après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et la dissolution de la compagnie de Basil. Gerhard tirera de ce ballet une Suite de danses au cours de circonstances plus favorables dans les années 1950. Dans cette œuvre, il cultive un langage musical moderne avec une orientation folklorique prononcée, inspiré d'une part de ses maîtres contemporains Bartók et Stravinski et de l'autre de ses compatriotes Pedrell et de Falla. L’œuvre fait référence aux danses de fertilité et aux cérémonies rituelles du feu associées à La nuit de la Saint Jean, l'une des fêtes religieuses les plus importantes de la Catalogne. En cela, elle revendique une expression profonde de l’âme catalane. Écrite à l’origine pour piano, l’œuvre dut attendre 1972 soit deux ans après la mort de l'auteur, pour être jouée sous sa forme de Suite orchestrale. 1938 Événements contemporains Anschluss (annexion de l'Autriche). Annexion des Sudètes. « Nuit de cristal », pogrom contre les Juifs. Loi permettant la confiscation de tous les produits de « l'art dégénéré ». Stravinski quitte la France pour les USA. Jean-Paul Sartre, La Nausée. Œuvres contemporaines Werner Egk Peer Gynt, Carl Orff Carmina Burana, Paul Hindemith Mathis le peintre, opéra.


Julián Bautista (1901-1961) Tres ciudades (Trois villes) (op.14) Ami de Federico Gracia Lorca, Julián Bautista a collaboré avec le poète à de nombreuses reprises. Très affecté par son assassinat, il décide de mettre en musique trois de ses poèmes tirés de « Poema del cante jondo » (Poèmes du chant profond) écrit en 1921, et intitulés Tres Ciudades (Trois Villes), successivement : Malagueña, Barrio de Córdoba et Baile. Dédié à la mémoire de García Lorca, et joué l'année suivante à Londres et Barcelone, Tres Ciudades est un émouvant hommage au poète. D’une grande puissance évocatrice, Bautista réussit à produire une musique très expressive empreinte d’accents populaires. L’œuvre écrite pour piano existe également dans une version orchestrale. L'orchestration de Bautista présente de riches figures entrelacées et permet de suggérer à la perfection les paysages poétiques de Lorca. Dans la musique des trois villes : Málaga, Cordoue et Séville, l'évocation de la musique andalouse est simplement suggérée à travers quelques figures de style. Ainsi, Málaga développe une atmosphère sensuelle et quelque peu tragique. Dans la seconde, Barrio de Córdoba (quartier de Cordoue) l'émotion apparaît contenue dans une langue volontairement sobre et un accent plus sombre. Enfin Séville, plus exaltée, évoque la passion tumultueuse. Tres Ciudades est la dernière pièce que Bautista a écrite et éditée avant de quitter l'Espagne pour l'exil en Argentine où il mourut en 1961. 1937 Événements contemporains Ouverture du camp de Buchenwald. Installation du buste de Bruckner au Walhalla, Démission de Léon Blum. L'aviation allemande de la légion Condor bombarde la petite ville basque de Guernica détruisant entièrement la ville et faisant 1500 morts. Ce drame inspire à Pablo Picasso l’un de ses plus célèbres tableaux. Achèvement du Palais de Chaillot construit pour l’Exposition Universelle de Paris. Hitler inaugure à Berlin l’exposition « Art dégénéré » : des toiles de Paul Klee, Vassily Kandinsky… sont détruites ou vendues aux enchères. Mort de Maurice Ravel et de George Gershwin. Œuvre contemporaine Paul Hindemith Untemeisung im Tonsatz.


La zarzuela est une forme de musique théâtrale née en Espagne au XVIIe siècle. Son nom proviendrait du pavillon de chasse éponyme, près de Madrid, où ont été donnés les premiers concerts pour la cour d'Espagne. Un peu délaissée au début du XIXe siècle, elle ressurgit dans les années 1830, grâce à une poignée d’intellectuels qui inventent un théâtre lyrique d’inspiration populaire marqué du sceau de la nationalité. On a coutume de dire que la zarzuela est à l'Espagne ce que l'opérette est à Vienne, Offenbach à Paris, Gilbert et Sullivan à Londres, et la comédie musicale à Broadway. Ruperto Chapí (1851 – 1909) Las hijas del Zebedeo (les filles de Zébédée) Ruperto Chapí était un compositeur très populaire en Espagne. Si sa contribution au répertoire symphonique, choral ou de musique de chambre n’est pas négligeable, c'est néanmoins pour ses zarzuelas (il en écrira plus d’une centaine) qu'il est passé à la postérité. Las hijas del Zebedeo (Les filles de Zébédée) composée en 1889 est peut-être une de ses plus belles réussites. L'argument tourne autour de la figure de Luisa dont l'ignorance et le manque de mémoire sont propices à d’innombrables situations comiques. Au milieu de l'acte II, le personnage de Luisa chante la romance « Al pensar en el dueño de mis amores » (« Quand je pense au maître de mes amours j'ai la tête qui tourne délicieusement. Bénit soit-il, cet espiègle qui me fait tourner la tête. ») Cet air qui nécessite une grande vélocité vocale est devenu un des fleurons du répertoire des mezzo- sopranos. 1889 Événements contemporains Le général Boulanger refuse de marcher sur l’Élysée pour prendre le pouvoir alors que les Républicains ont organisé la résistance : menacé de passer en Haute Cour pour trahison, il s’enfuit à Bruxelles et se suicide sur la tombe de sa maîtresse. Ouverture au public de la Tour métallique, construite par Gustave Eiffel. Œuvre contemporaine Richard Strauss Don Juan, poème symphonique.


Federico Chueca (1846 – 1908) La Gran via Création le 2 juillet 1886 au théâtre Felipe de Madrid Des années durant, Federico Chueca a travaillé avec son comparse Joaquín Valverde pour créer des zarzuelas et des saynètes du genre théâtral appelées « género chico » (littéralement, « petit genre » œuvre théâtrale de musique populaire qui diffère de la zarzuela par sa brièveté et sa destination à un très large public). La Gran via est une zarzuela en un acte et cinq tableaux qui repose sur un texte original de Felipe Pérez González. Il s’agit d’un ensemble de cinq saynètes courtes axées sur un sujet d’actualité : la démolition de vieux bâtiments pour ouvrir une nouvelle avenue, qui serait appelée à devenir la Gran Vía madrilène. Au deuxième tableau est chanté l’air dit « Tango de Menegilda, mais primitivement intitulé « Airs des Amériques » interprété par une servante railleuse. Ainsi, cette zarzuela vise à dresser un portrait en musique du Madrid de l’époque. En raison de son énorme succès, les représentations de cette zarzuela se sont succédé pendant des années et, avec le temps, on y a ajouté de nouveaux numéros et tableaux mettant en scène des sujets d’actualité. 1886 Événements contemporains Le général Boulanger devient Ministre de la guerre. Loi instituant les lundis de Pâques et de Pentecôte comme fériés. L’ingénieur allemand Gottlieb Daimler met au point le moteur à explosion. Inauguration à New York de la statue de la Liberté. Décès du compositeur Franz Liszt. Œuvres contemporaines Brahms Sonate n°2 pour violoncelle et piano D’Indy Symphonie « Cévenol » sur un chant montagnard, Saint-Saëns 3e Symphonie (avec orgue) - Carnaval des animaux, César Franck Sonate pour violon et piano.


Pablo Luna (1979 - 1942) El nino judio (L'enfant juif) Créée le 5 février 1918 au théâtre Apollo à Madrid Écrite en 1918, El nino judio est une zarzuela en deux actes, divisée en quatre carrés, sur un livret de Antonio Paso et Enrique Garcia-Alvarez qui était le professeur de musique de Pablo Luna. Avec Ruperto Chapí, Pablo Luna joua un rôle de premier plan dans les créations de musique espagnole durant les années de splendeur de ce genre. Dans une tentative de moderniser la zarzuela en la rapprochant du modèle étranger de l’opérette, Luna rechercha l'exotisme dans plusieurs de ses ouvrages, notamment dans El niño judio. En effet, l’œuvre commence et se termine à Madrid, mais entre-temps, les personnages auront parcouru presque tout le Moyen-Orient et même l’Inde. La pièce raconte l’histoire d’un jeune homme pauvre qui aime la fille du libraire qui l’emploie. Ce dernier apprend que ce pauvre jeune homme serait le fils abandonné d’un juif richissime et qu’il existe un testament qui prouverait l’ascendance du jeune homme. Les voilà tous partis sur les routes de l’Orient, en quête de ce fabuleux héritage, après avoir vendu tout ce qu’ils possédaient. Ils reviendront sans rien. À l’acte II, le personnage féminin doit décliner son identité devant les différents Princes auxquels elle rend visite. Elle chante alors la célèbre chanson « Je viens d'Espagne, je suis une Espagnole, mes yeux reflètent la lumière brillante de son ciel et mon corps la grâce de son peuple ! » reprise dans l’ouverture de la zarzuela, cette mélodie donnera une dimension nationale à l’œuvre et la chanson sera considérée comme un des premiers airs patriotiques de la zarzuela. 1918 Événements contemporains L'armistice met fin à la première guerre mondiale. Moscou redevient capitale de la Russie, à la place de Petrograd. Proclamation de la République en Autriche. Décès de Claude Debussy à Paris. Œuvres contemporaines Bartók Le Château de Barbe bleue, Stravinski L’histoire du soldat.


Manuel de Falla (1876 -1946) Le Tricorne (version ballet) C’est sur proposition de Serge de Diaghilev que Manuel de Falla écrivit son ballet Le Tricorne. Le livret de Gregorio Martinez Sierra repose sur la nouvelle de Pedro Antonio de Alarcôn El sombrero de tres picos dont de Falla avait déjà tiré, et fait représenter, un mimo-drame avant même sa rencontre avec Diaghilev. Ce grand promoteur de l'art chorégraphique avait eu l'occasion de se familiariser avec cette œuvre alors que, pendant la première guerre mondiale, il avait trouvé refuge en Espagne avec sa troupe des célèbres Ballets Russes, à la même époque où un gitan andalou nommé Félix l'initia aux secrets des danses flamenco de son pays natal. Diaghilev incita Falla à transformer sa pantomime en « ballet d'action », à réduire l'action mimée en faveur de la chorégraphie et à enrichir la partition d'une série de pages se prêtant tout particulièrement à la danse. Sous l'influence de Félix, qui se trouvait en permanence dans l'entourage de Diaghilev, le compositeur trouva dans la musique gitane andalouse les modèles susceptibles de l'aider à parvenir à ses fins, et les transposa dans sa propre langue musicale. C'est ainsi que la danse du meunier prit naissance sous la forme d'une farruca et que le grand solo de la meunière fut un fandango. Parmi les passages les plus inspirés, des morceaux composés pour être ajoutés à la partition initiale, on retiendra : La Danse des voisins, sorte de séguedille d'un charme mélodique envoûtant, et l'entraînante Danse d'allégresse finale, à laquelle participent tous les personnages, une jota d'une époustouflante vitalité. Dans l'introduction, la mezzo-soprano chante les paroles : « Casadita, casadita, cierra con tranca la puerta ; que aunque el diablo esté dormido a lo mejor se despierta ! » (« Petite épouse, petite épouse, verrouille bien ta porte ! Bien que le diable dorme, il peut se réveiller ! »). La création du ballet pour lequel Picasso avait conçu les décors aux vastes pans et les costumes aux couleurs délicatement nuancées, eut lieu le 22 juillet 1919 dans le cadre des représentations données par la troupe de Diaghilev au théâtre de l'Alhambra de Londres. Ernest Ansermet était au pupitre, Leonid Massine, qui avait succédé à Nijinski comme premier danseur étoile de la compagnie, interprétait le meunier, Karsavina la meunière et Woizikovsky, spécialiste des rôles burlesques, incarnait le corrégidor, magistrat vieillissant qui, en poursuivant de ses assiduités la jolie meunière, perd son couvre-chef officiel : un tricorne qui deviendra le corps du délit lorsque les voisins des meuniers, à la fois indignés et réjouis, le prendront sur le fait. 1919 Événements contemporains Signature du Traité de Versailles. Début de l'Affaire Landru. En Italie, Mussolini fonde à Milan les Faisceaux de combat, futur noyau de son Parti national fasciste. Découverte du virus de la Grippe. Œuvres contemporaines Béla Bartók Le Mandarin merveilleux, Richard Strauss La Femme sans ombre, Fauré Masques et Bergamasques, Poulenc Le Bestiaire.


Edmon Colomer Chef d’orchestre En 1997, Edmon Colomer devient le principal chef invité de l’Eastern Music Festival aux États-Unis. Après avoir fondé en 1983 le Joven Orquesta Nacional de España, qu'il dirige jusqu'en 1996, Edmon Colomer est Directeur musical du Daejeon Philharmonic en Corée du Sud, de l’Orchestre de Picardie en France, du philharmonique de Málaga, du symphonique des Baléares et celui de del Vallès en Espagne. Outre les plus grands orchestres espagnols qu'il dirige très régulièrement, Edmon Colomer est invité par de nombreux orchestres français : national de l'Opéra de Paris, national de Lyon, philharmonique de Strasbourg, national de BordeauxAquitaine, national de Lorraine, Toulon et internationaux - philharmonique de Luxembourg, philharmonique de Liège, English Chamber Orchestra, London Sinfonietta, London Symphony, Royal Philharmonic, MDR Kammerphilharmonie Leipzig, Suisse Romande, Melbourne Symphony, Symphonique du Québec, Orquesta Sinfónica Simón Bolívar ou Malaysia Philharmonic. Macbeth, Wozzeck, Don Giovanni, Ariadne auf Naxos, Don Pasquale, Tosca, Atlàntida, Il Prigioniero, La Cenerentola, Picasso et la Danse ou Casse-noisette/Béjart deviennent des productions d’opéra et de ballet marquantes dans sa carrière. Il dirige aussi des créations notamment de Nillni, Lavista, Escaich, Connesson, Tanguy, Guinjoan et Xenakis. Edmon Colomer apparaît régulièrement dans des émissions de radio et de télévision en Europe, en Australie, au Japon, en Corée du Sud, aux États-Unis et en Amérique du Sud. De nombreux Prix et « Awards » lui ont été décernés pour ses enregistrements chez Virgin, Philips, Harmonia Mundi, Triton, Ensayo, Calliope, Assai, Naxos et AuvidisNaïve avec le Joven Orquesta Nacional de España, l’Orquestra Simfònica de Barcelona, l’English Chamber Orchestra, le London Sinfonietta, l’Orchestre de Picardie, le BBC Symphony Chorus et le Choeur Radio France. Atlántida de Falla, La Peste de Gerhard, Concerto pour orgue de Poulenc, la Danse des morts de Honegger, Casse-noisette de Tchaïkovski/Béjart et le Concierto de Aranjuez avec Paco de Lucía restent des références parmi ses enregistrements et productions en DVD les plus remarquables. Dans son important catalogue, on retrouve aussi Beethoven, Schumann, Fauré, Ginastera, Milhaud, Weill, Bernstein, ainsi que plusieurs compositeurs contemporains. Maestro Colomer souvent rattache sa carrière de chef d’orchestre à l’éducation musicale. À cet égard en 2002 le Ministère de la Culture française lui a décerné le titre de Chevalier dans l'ordre des Palmes académiques.


Josè Maria Lo Mónaco Mezzo-soprano Née à Catane, Josè Maria Lo Mónaco est devenue rapidement une référence pour la nouvelle génération de mezzo italienne. Elle a fait ses débuts au Teatro alla Scala dans Didon et Énée de Purcell sous la direction de Christopher Hogwood et dans la Petite Messe Solennelle de Rossini. Parmi ses plus récents succès on peut retenir : la Cenerentola de Rossini (rôle-titre) avec Evelino Pido et Daniele Abbado à Reggio Emilia, Bari et Cagliari ; le rôle principal de Timante dans Demofoonte de Jommelli sous la direction de Ricardo Muti, mis en scène par Cesare Levi au Festival de Salzbourg et à l'Opéra de Paris ; Cherubino et Dorabella dans Nozze di Figaro et Così fan Tutte au Teatro La Fenice. Récemment, elle a remporté un grand succès dans le rôle de Isolier du Comte Ory au Teatro alla Scala avec Juan Diego Florez, le

Comte. Josè Maria Lo Mónaco a fait ses débuts dans Carmen à l'Opéra national de Lyon dans une mise en scène d’Olivier Py. Cette production a été nommée « production de l'année » par chaîne Mezzo. Au cours des dernières saisons, elle a chanté: Elisabetta, Maria Stuarda avec Mariella Devia au Festival Donizetti de Bergame ; Rosina, Barbiere di Siviglia à Modène mis en scène par Damiano Michieletto ; Maddalena dans Rigoletto au Festival d’Aix-enProvence sous la baguette de Noseda, mis en scène par Robert Carsen ; Isaura, Tancredi au Théâtre des Champs-Élysées avec Enrique Mazzola. Elle a aussi chanté plusieurs rôles du répertoire lyrique traditionnel : Neris, dans Médée de Cherubini avec Evelino Pidò ; Smeton dans Anna Bolena à Firenze avec Riccardo Abbado et Graham Vick ; Pippo dans La Gazza Ladra de Rossini ; Emilia dans Otello de Rossini avec Anna Caterina Antonacci et Evelino Pidò à Lyon, Paris et Bruxelles ; le rôle-titre de Orphéo et Eurydice de Gluck à Catane ; Dorabella dans Cosi fan tutte avec Barbara Frittoli à Minorque. Josè Maria Lo Mónaco qui aime le répertoire baroque a chanté Giuditta dans Betulia Liberata de Mozart au Musikfest Bremen, Tito Manlio de Vivaldi au London Barbican avec Ottavio Dantone ; Ariane à Naxos de Haydn avec Le Netherlands Bach Society etc. Elle a été choisie pour donner le Stabat Mater de Rossini au Vatican devant sa Sainteté le Pape Benoît XVI et le Président de la République italienne. Josè Maria Lo Mónaco a pour projets, le rôle-titre dans la Cenerentola au ABAO de Bilbao ; Ruggiero dans Alcina de Haendel au Teatro Real de Madrid ; le rôle-titre Cenerentola à l'Opéra de Toulon et Rennes ; rôle-titre, Carmen à Guadalajara (Mexique) ; rôle-titre, Didon et de Purcell à Florence Maggio Musicale Fiorentino; Missa Solemnis de Beethoven avec Jean Christophe Spinosi, Ensemble Matheus dans une tournée européenne; Magnificat de Bach avec Antonio Pappano à Santa Cecilia ...


ORCHESTRE NATIONAL DE LORRAINE Partenaire privilégié de l’Arsenal de Metz et de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole. Résidant à « La Maison de l’Orchestre »

En 2002, Jacques Mercier est nommé Directeur musical. La même année, en reconnaissance de l’excellence de son travail, la Philharmonie de Lorraine se voit décerner le label « national » par le Ministère de la Culture, 26 ans après sa fondation. Aujourd’hui, la confiance accordée à cette phalange, devenue Orchestre national de Lorraine, lui vaut de bénéficier de conditions de travail uniques en France : non seulement il se produit à l’Arsenal (reconnue comme l’une des meilleures salles de concert européennes) mais aussi à l’OpéraThéâtre de Metz Métropole. Véritable ambassadeur de la vie culturelle lorraine, l’ONL rayonne non seulement à travers sa région d’attache mais également en France et à l’étranger : Espagne, Italie, Autriche, Grande-Bretagne, Suisse, Allemagne, Belgique et Luxembourg. L’Orchestre national de Lorraine entretient une étroite coopération avec la


Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken Kaiserslautern et le Musikfestspiele Saar. Depuis la création de « Metz en Scènes » en 2009, l’ONL a renforcé ses liens avec cet établissement en devenant un partenaire privilégié, élaborant des projets conjoints comme de grands concerts, mais également l’accueil de compositeurs en résidence. Sous l’impulsion de Jacques Mercier, l’Orchestre national de Lorraine aborde un répertoire des plus variés, composé d’œuvres classiques jusqu’à la création contemporaine, avec une affection particulière pour la musique française. Pour parfaire sa politique d’ouverture du répertoire, l’ONL participera occasionnellement à des projets aux Trinitaires et à la BAM (Boîte à musiques), nouvelle salle des musiques actuelles à Metz. Depuis 2009, l’ONL présente des spectacles dans sa magnifique « Maison de l’Orchestre » qui va devenir progressivement un lieu d’innovation pour son projet d’action culturelle, tout en renforçant les activités orchestrales messines du futur Pôle lyrique, symphonique et chorégraphique lorrain. L’Orchestre national de Lorraine est administré et soutenu financièrement par un syndicat mixte réunissant la Ville de Metz et le Conseil régional de Lorraine. Le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Lorraine) participe également à son financement.


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