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La ville sur la ville

Ă la conquĂŞte des toits

Rapport de PFE / Roger Sfeir / Juin 2013


_Image prospective_Paris +2째C_Et alors architecture

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III - Intentions 1/ Architecture prospective

Après la guerre, l’urbanisme de la tabula rasa, jusqu’alors impossible à mettre en œuvre dans un contexte parcellaire classique ( les terrains appartiennent à des multiples propriétaires) s’est concrétisé grâce à l’expropriation et la destruction massive. De nombreux habitants se sont retrouvés chassés et les tracées parcellaires des bâtis effacés L’idée à l’origine humaniste de permettre l’accession de tous à un logement décent et au confort moderne a mené à la naissance du concept d’un homme moyen. Ses besoins sont calculés et son environnement doit y répondre mathématiquement ( X habitant = Y voiture = Z route ). Une définition de l’homme qui ne paraît pas suffisante pour les architectes prospectifs : selon Yona Friedman, «Pour arriver au standard, les architectes avaient imaginé un homme moyen pour lequel ils avaient construit un appartement type dans un immeuble boite. Or, l’homme moyen n’existe pas. Cette addition de toutes les différences, destinée à satisfaire le plus grand nombre, ne satisfait personne.»1 Les idées prospectives partagées par un nombre croissant d’architectes se concrétisent en 1965 par la création du GIAP (Groupe International d’Architecture Prospective) et la rédaction d’un manifeste qui laisse le champ libre à l’expérimentation. Pour la première fois, alors que la technique permet à l’homme d’étendre ses villes à l’envi, des architectes proposent une stratification verticale de la ville, associée à des concepts de mobilité et de participation de l’habitant.

1. Y. Friedman, L’architecture mobile, Paris, Casterman, 1970 Ci contre, P. Schuitten, Brüsel, les cités obscures, Casterman, 2001

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2.2 - Apropriation «Les anciennes villes étaient vivantes précisément parce qu’elles n’étaient pas planifiées, que les maisons et les rues s’étaient construites et tracées peu à peu, selon les besoins, qu’on ajoutait une pièce ou une aile, qu’on perçait un passage ou une ruelle quand il fallait plus de place ou plus de dégagement»1 Pour faire vivre le lieu, il faut que ses usagers aient la possibilité d’y intervenir, d’y rester, d’en déplacer les composants ou d’en créer de nouveau. L’objectif est de préserver les activités artistique de la petite ceinture. Mais pas seulement, il faut aussi faciliter sa communication au sein de la société. La mise en place d’un tel programme permet ainsi de favoriser l’échange et la pluridisciplinarité entre la population et les artistes, le projet est un véritable laboratoire artistique expérimental. Des ateliers résidences et des ateliers d’artistes sont crées. La résidence possède un rôle phare dans la vie d’un lieu artistique, résider c’est être suspendu dans le temps de la création sans rendre de compte. L’artiste résident est amené à s’isoler au cœur de la ville.

_Instant City_Peter Cook_1968

Des espaces clos appropriables par diverses pratiques pourront être occupés suivant l’organisation interne du lieu ( photos, vidéos, musique, son, multimédia, sculpture, graffiti, danse, théâtre, projection,etc.). Ces structures mobiles sont transformables à volonté par la population, les artistes ou le propriétaire. Véritable support d’animation, elles peuvent contenir toute forme de programmes possibles ( kiosque, bar, restaurant, scène, bureaux, atelier, lieu d’échange ou de travail, exposition, expression artistique ). «Il s’agit ici de lui (le peuple) permettre de construire sa propre culture, à partir de son propre vécu et selon des cheminements autonomes.» Les structures mobiles sont donc montées sur rails puis par monte charge envoyées à travers le projet. Ainsi suivant les évènements le projet peut être saturé ou non. L’organisation se met en place selon les besoins et envies du moment. Les espaces sont donc en mouvement, et marque des arrêts dans des lieux indéfinis. Chaque élément étant autonome il peut à la fois s’isoler ou s’agglomérer. 1. Gustave Affeulpin, La soi-disant utopie du centre beaubourg, Entente, 1976

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3/ Prototype 3/ Parcourir les toits : Utopies ou réalité?

Il est vraie que lorsque l’on parle de parcours aérienne, la première image s’apparente guère à la réalité mais plus à de la science fiction. Beaucoup d’utopies présentent des univers où plusieurs strates de circulation sont mis en place. Parcourir les toits n’est pas su utopique que cela.

_ Harvey Corbett, New York Future, 1913

_P. Schuitten, Brüsel, 2001

En effet, aujourd’hui les villes asiatiques où la densité de population urbaine atteint des records, des passerelles piétonnes aériennes se développe à la manière d’un clusters pour former des réseaux entier qui parcours la ville. Plus anciennement, le village de Masouleh en Iran datant du moyen âge a aussi son propre parcours aérien. Passerelle aérienne Extension toiture Toiture végétale Extension façade Comment se sont développés ses systèmes de circulation? Quelles sont les usages de ses lieux?

_Village de Masouleh, Iran

_Vegetal City, Luc Schuitten, 2009

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3.1 - Masouleh, un village atypique

Masouleh est un village de la province du Gilan en Iran. Le village a été fondé au Xe siècle et sa population actuelle est estimée à 900 habitants. Le village se situe 1050 mètres au-dessus du niveau de la mer dans la chaîne de l’Elbourz, à côté du littoral sud de la Mer Caspienne. Le village en lui même à une dénivellation de plus de 100 mètres. Le brouillard est le climat prédominant de Masouleh. L’architecture de Masouleh est unique. Les bâtiments ont été construits à flanc de montagne et sont reliés entre eux. Les cours et les toits servent d’espaces piétons de la même façon que les rues, puisque le toit d’une maison sert de cour à la maison qui est située au-dessous. Masouleh n’autorise pas l’accès aux véhicules motorisés, à cause de sa conception unique. C’est le seul village en Iran à disposer d’une telle interdiction. Les rues étroites et les nombreux escaliers ne permettraient de toute façon pas aux véhicules de circuler dans le village.

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IV - Projet 1/ Le site

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Les murs Aveugles du site

Les accès

Les vues sur et depuis la Petite Ceinture

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2/ Esquisse / Esquisse

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4/ Croquis

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5/ Insertion dans le site

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Comment je pourrais vivre sans “toit” ?

Ah! Je prendrais bien une Ba“toit”

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