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Au temps du confinement et du déconfinement
du confinement et du déconfinement Au temps Bye bye covid-19
© Nicolas Righetti Le photographe genevois Nicolas Righetti, lui aussi bloqué à domicile par le confinement, a saisi cette opportunité pour réaliser un tour du canton afin de constater l’absolue fermeture de la frontière avec la France voisine. Son reportage, réalisé en nocturne afin d’accen
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tuer l’effet de solitude que représentent ces gros blocs de béton placés à tous les points de passage, illustre bien l’originalité de la situation qui a duré jusqu’au 15 juin et, à sa façon, ne manque toutefois pas de poésie. http://nicolasrighetti.com Eric Boillat

© Nicolas Righetti
Justement, parlant de frontières fermées, un vent de liberté a enfin soufflé côté suisse avant l’arrivée de l’été : d’abord un léger courant d’air autour du 11 mai, puis une joyeuse brise le 30 et un grand souffle d’air frais entre les 6 et 15 juin qui autorisait de grandes retrouvailles. Une vraie aubaine pour les fourmis dans les jambes et dans nos boîters bien révisés, et nos objectifs bien nettoyés en quête d’images. (JK)
Christiane - A 24 heures de l'ouverture de la frontière entre la France et la Suisse, l'impatience gronde... et un cycliste se fait déjà la malle par dessus le mur !

© Surya Baudet
© Christiane Berthiaume
Surya - C'est joyeux, la vie qui reprend dans les rues et les bars. Mais alors, le nombre de voitures, toutes avec une/un zigoto au volant, ça veut dire quoi ? On dirait que le confinement ne leur a rien appris, ils refont pareil qu'avant. Dommage on pourrait mieux respirer déconfinés !!!

Bye bye covid-19
Sofia - 14 mars - mon anniversaire, j’ai eu 46 ans et le monde est contaminé pour un virus que personne connait. 19 mars - je peins des dessins comme si j’avais 7 ans. 24 avril - je me lève tard, je lis sur le canapé... j’oublie ce qu’il se passe dehors 02 mai - Grand promenade sous la pluie. Finalement on a la pluie. 03 --- 15 --- 31 --- 06 juin - Le jour où je me suis enfin éloignée de chez moi. Marché d’Onex, chercher les oeufs et des légumes... Et un renversé avec un goût de liberté et… woaouhhhhhh, ce goùt de vie presque normale !


Odile - Après le repli sur soi et sa cellule restreinte, se retourner vers l'extérieur, quel bonheur ! Pour les uns c'est les retrouvailles de la campagne et pour d'autres, les sorties avec les copains. De toute manière, il est grand temps de renouer avec ses rêves . Pour les uns une étape vers une autre vie, et les autres, vite, vite rattraper le temps perdu, comme ces jeunes frustrés du salon de l’auto qu’on leur a volé.
Du monde partout, et l’impression d’une foule multipliée due au genre de tournis qui prend le convalescent à sa première sortie ! Jamais vu autant d’animation dans les rues basses. Deux mètres entre les tables ? Mon œil ! Personne n’a envie de hurler ses nouvelles pardessus la tête des convives et puis, ça manquait d’entendre le joli tintement : « Santé ! ». Oh, oui ! et qu’elle nous soit enfin préservée. Joëlle Kohler

© Joëlle Kohler

Ballons
Ils étaient verts, ils étaient rouges Les beaux ballons de Carouge ! Ils étaient ronds comme des bulles Tout là-haut, les funambules Pour nous faire lever les yeux et rêver à un monde merveilleux
Pour oublier, un instant, ce virus Et se focaliser sur les cirrus.
Ils étaient verts, ils étaient rouges Les beaux ballons de Carouge ! Nous faisant rêver un instant À de plus jolis moments Rouges comme les coquelicots Qui dans les blés font leur show

Verts comme les jeunes pousses Qui nous rendent la vie plus douce
Béatrice Bauzin, Carouge, 8 juin 2020