RENOUVELLEMENT URBAIN D’UN GRAND ENSEMBLE DES ANNÉES 50 SAINT CHARLES . ORAN
République Algérienne Démocratique Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique Université des Sciences et de Technologie Faculté De d’Architecture et de Génie Civil Département d’Architecture
Mémoire pour l’obtention du Diplôme de Master2 en Architecture Spécialité : Architecture, Habitat et Qualité Environnementale
RENOUVELLEMENT URBAIN D’UN GRAND ENSEMBLE DES ANNÉES 50 SAINT CHARLES . ORAN HP - MOUFFOKI Rachaa - BRAHMI Ahmed Zakaria - BENSLIMANE Rahma Encadré par : M.HENDEL Malek
RENOUVELLEMENT URBAIN D’UN GRAND ENSEMBLE DES ANNÉES 50 SAINT CHARLES . ORAN
Remerciements.
Dieu tout puissant de nous avoir donné cette opportunité et de nous avoir aidé à arriver jusqu’au bout. - Tous les enseignants qui nous ont guidées le long de notre formation en particulier : - Mr Hendel Malek, pour son suivi et ces conseils. - Nos très chères familles pour leur soutien moral et physique. -Les membres du jury, de s’être donné la peine d’examiner notre modeste Travail. - Toute personne ayant contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail
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Un grand ensemble _________________________________________ 22 Le renouvellement urbain ___________________________________ 25 L’environnement en urbanisme ______________________________ 33
Sommaire
Types d’intervention urbaine : ______________________________ 34 La rénovation urbaine ______________________________________ 34
Résumé : _______________________________________________ 4 Liste des figures __________________________________________ 5 Introduction générale : ____________________________________ 7 Points faibles du site : ____________________________________ 13 Problématique ___________________________________________ 16 Hypothèse de type d’intervention : __________________________ 17 Choix du site : ___________________________________________ 17
La réorganisation urbaine ___________________________________ 34 La restauration ____________________________________________ 34 La restructuration urbaine __________________________________ 35 La réhabilitation urbaine: ___________________________________ 36
Développement durable ___________________________________ 37 Bâtiment intelligent_______________________________________ 42 Lieux et espaces résiduels __________________________________ 45 L’espace public __________________________________________ 53
APPROCHE NOTIONNELLE
Les revêtements du sol : ___________________________________ 57 Les végétaux ____________________________________________ 57
Le cadre pédagogique général ______________________________ 18 Terminologie : __________________________________________ 20
La lumière ______________________________________________ 57 Arrondissements et quartiers ________________________________ 60
Saint Charles : _____________________________________________ 20 Amélioration urbaine : ______________________________________ 20 HABITAT COLLECTIF ____________________________________ 21 Habitat semi collectif ________________________________________ 21
ANALYSE URBAINE Saint Charles : _____________________________________________ 64 Les axes structurants _______________________________________ 65 2
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Evolution Historique ________________________________________ 67
Morphologie du quartier : ___________________________________ 71
La structure urbaine : ____________________________________________ 71 Les places : ____________________________________________________ 71 Système de circulation ___________________________________________ 72
Les éléments composants construits ___________________________ 73
LE PROJET L’intervention ___________________________________________ 93
Typologie des ilots : ________________________________________ 73
Programme : ____________________________________________ 94
Etat des lieux : _____________________________________________ 74
L’implantation : _________________________________________ 95
L’origine du terme friche ____________________________________ 75
Conclusion général :_____________________________________ 100
Les différents types de friches : _______________________________ 75
Références : ____________________________________________ 101
Lecture fonctionnelle : ______________________________________ 76 Equipements et services __________________________________________ 76
Traiter le patrimoine bâti dégradé : ___________________________ 78 État des hauteurs: __________________________________________ 79 État du bâti _______________________________________________ 80
Premier exemple thématique : ______________________________ 82 Principe de l’ilot ouvert _____________________________________ 84
Deuxième exemple thématique : ____________________________ 85 Types d’intervention ________________________________________ 85
Troisième exemple thématique : ____________________________ 88 Quatrième exemple thématique : ____________________________ 90 Conclusion : ____________________________________________ 92
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Résumé : Une opération de renouvellement urbain est prévu dans la ville d’Oran et ses quartiers . C’est un quartier à l’histoire riche qui attire de nombreux acteurs urbains publics et privés. Tous agissent selon leurs intérêts propres pour la « revitalisation » du quartier. Cet agrégat d’actions, mené principalement par le gouvernorat d’Oran , débouche sur une entreprise de gentrification, chose devenue classique dans les opérations de renouvellement urbain. Cette importante transformation touche directement les usagers du centre-ville qui ne sont pourtant pas tenus informés de son déroulement et de sa finalité. Cette opération de gentrification en cache une autre, plus implicite. En effet le gouvernorat d’Oran essaie de reprendre le contrôle d’un quartier connu pour son passé insurrectionnel.
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Liste des figures :
Figure 1 Une friche industrielle......................................................................... 7 Figure 2 : une friche industrielle réhabilitée A Brest ........................................ 7 Figure 3 : Ensemble de 558 logements HLM, quartier Pablo-Picasso .............. 8 Figure 4 rue Mostaganem Oran / Oran des années 50 ....................................... 9 Figure 5 Oran 1962 centre ville wikipedia ........................................................ 9 Figure 6 LE CHEMIN DE L'ÉCOLE, Marvin Bonheur ................................. 10 Figure 7 saint charles Oran; wikipedia ............................................................ 11 Figure 8 grand ensemble Bron; Lyon France .................................................. 11 Figure 9 prise de haut du quartier Saint Charles. Auteur ............................... 12 Figure 10 Façades en états dégradées et pauvreté architecturale. Auteur ....... 13 Figure 11 Les bâtiments de Saint Charles a l’intérieur . Auteur .................... 14 Figure 12 Une armature viaire avec impasses. Auteur .................................... 15 Figure 13 manque des lieux de stationnement. Auteur ................................... 15 Figure 14 prise de haut du quartier Saint Charles. Auteur .............................. 17 Figure 15 grands ensembleaTokyo .mémoire fin d’étude ............................... 20 Figure 16 prise de vue du bâtiment Monté Carlo. Oran. Auteur ..................... 20 Figure 17 habitat collectif. wiképédia ............................................................. 21 Figure 18 exemple d’habitat semi collectif. Wiképédia .................................. 21 Figure 19 grands ensemble cité des 4000 ........................................................ 22 Figure 20 grand ensemble de type habitat seulement ...................................... 22 Figure 21 Saint-Étienne - Place Edmond Maurat - Destruction de l'îlot insalubre .......................................................................................................... 27 Figure 22 La rénovation dans le tissu urbain Paris .......................................... 34 Figure 23 Projet de restructuration urbaine entrée de ville, ZAC des Mascareigne² ................................................................................................... 35 Figure 24 travaux de réhabilitation des façades centre ville d'Oran ................ 36
Figure 25 Exemple de façade d’immeuble réhabilitée dans le complexe VI de Eisenhüttenstadt .............................................................................................. 36 Figure 26 Schéma du développement durable : à la confluence de trois préoccupations, dites « les trois piliers du développement durable ................ 37 Figure 27 schéma de la maison domotique ..................................................... 39 Figure 28 image représentatif de la gérance automatique .............................. 43 Figure 29 schéma de la centrale programmable. Site Web ............................. 43 Figure 30 espaces résiduels devant un grand ensemble. Cité2france ............. 45 Figure 31 aménagement d’un espace résiduels avant et après ........................ 45 Figure 32 idéogramme de concept du lieu ..................................................... 47 Figure 33 David Kregenow terrain vague....................................................... 48 Figure 34 Japonotaku quartier-village atokyou .............................................. 49 Figure 35 Le traitement des espaces publics ouverts ...................................... 52 Figure 36 localisation de la commune dans la Wilaya d’Oran . ..................... 60 Figure 37 : Les quartiers et arrondissements d'Oran....................................... 61 Figure 38 La 3D DU Quartier Saint Charles. Auteur ..................................... 64 Figure 39 1er boulevard Périphérique. Auteur ............................................... 65 Figure 40 La rue Mostaganem Auteur ............................................................ 66 Figure 41 La rue Bouhaousse Mohamed Auteur ........................................... 66 Figure 42 Le rasage de l’enceinte et la création du premier boulevard périphérique . archive ..................................................................................... 68 Figure 43 La construction de la gare marchante et de nombreuses maisons de maitres ............................................................................................................ 69 Figure 44 La réalisation des constructions modernes tel que Bruix et le monté Carlo et quelques équipements à l’échelle de la ville ..................................... 69 Figure 45 photo qui représente qu’il n’y a eu aucun changement sauf la réalisation de la ligne du tramway .................................................................. 70 Figure 46 vu panoramique sur une partie de la zone d’étude. Auteur ............ 71 Figure 47 le passage du tram sur la rue Mostaganem.Auteur ......................... 72 Figure 48 étroitesse des rue et des trottoirs. Auteur........................................ 72 5
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Figure 49 friche industrielle a Saint Charles Oran. Auteur ............................. 75 Figure 50 friche industrielle a Dijon – France................................................. 75 Figure 51 tableau représentant différent types d’équipement et leurs nombres. Auteur .............................................................................................................. 76 Figure 52 le CFPA : Centre de Formation Professionnelle et de l'Apprentissage ................................................................................................ 77 Figure 53 la direction de santé . Auteur .......................................................... 77 Figure 54 le bâtiment Monté Carlo . Auteur ................................................... 77 Figure 55 Maison de maitre............................................................................. 78 Figure 56 friche industrielle . Auteur .............................................................. 78 Figure 57 une des friches industrielle de la zone d’étude................................ 79 Figure 58 le plus haut bâtiment du quartier Monté Carlo. Auteur................... 79 Figure 59 vu aérienne qui montre différentes hauteurs existantes .................. 79 Figure 60 prise de vu d’un immeuble vers la zone d’études ........................... 79 Figure 61 tableau montrant les points faibles et les points fort du site............ 81 Figure 62 plan de masse du quartier des hautes formes .................................. 82 Figure 63 la porte urbaine du quartier des hautes formes................................ 83 Figure 64 plan de l’étage courant .................................................................... 83 Figure 65 développement de la forme de l’ilot................................................ 84 Figure 66 principes de l’ilot ouvert dans de quartier des hautes formes. Paris84 Figure 67 photo de la barre200. Lyon ............................................................. 85 Figure 68 plan de masse initial avant l’intervention........................................ 85 Figure 69 plan de masse après l’intervention .................................................. 86 Figure 70 plan de masse final de la barre 200 ................................................. 86 Figure 71 coupe explicative de l’intervention ................................................. 86 Figure 72 la barre 200 après l’intervention ..................................................... 87 Figure 73 zoom sur les détails de l’immeuble ................................................. 87 Figure 74 l’immeuble avant l’intervention ...................................................... 88 Figure 75 traitement de la façade après l’intervention .................................... 88 Figure 76 plan de l’étage courant avant l’intervention .................................... 89
Figure 77 plan de l’étage courant après l’intervention ................................... 89 Figure 78 vu du quartier de l’intérieur ............................................................ 89 Figure 79 Grand Ensemble Monté Carlo. Auteur ........................................... 89 Figure 80 la barre avant l’intervention ........................................................... 90 Figure 81 la barre après l’intervention ........................................................... 90 Figure 82 la barre après l’intervention ........................................................... 90 Figure 83 les plans la barre après et avant l’intervention ............................. 91 Figure 84 fonciers récupérés ........................................................................... 93 Figure 85 schéma des principes de la zone d'étude ........................................ 95
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Introduction générale :
Oran, métropole régionale, la seconde ville d’Algérie. Elle garde à ce titre une fonction sociale, commerciale et industrielle majeure. Durant son évolution, elle a connu plusieurs extensions. Le développement des villes se fait d’une façon rapide, complexe et parfois indésirable, et comme la plupart des villes et agglomération contemporaines sont des villes industrielles avec des lieus ou les facteurs de production se regroupe dans des ateliers; ce processus génère des poches délaissé entre le plus nouveau et le plus ancien tissu urbain, ses poches la dite les friches industrielles urbaines.
Figure 1 Une friche industrielle
Selon la définition donnée par l’ADEME sur la friche « situé en milieu urbain, il s’agit d’un terrain bâti, ou non, qui peut être pollué. Sa fonction initiale ayant cessé, le site de taille extrêmement variable demeure aujourd’hui abandonné, voire délabré. Sa pollution réelle ou perçue rend d’autant plus difficile son réaménagement. En conséquence, afin que la friche puisse être aménagée, une intervention préalable sera nécessaire en vue du respect de certaines normes réglementaires et juridiques». Figure 2 : une friche industrielle réhabilitée A Brest 7
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Au niveau de la ville d’Oran, sur la limite du 1er boulevard périphérique historique des industries se sont installée et certain ont été abandonné pendant l’évolution de la ville d'Oran c’est le cas du quartier de HAI MENOUER (EX Saint Charles) et surtout ces grands ensembles. Les grands-ensembles, pour une majorité des occupants, représentent à l’époque. Un véritable progrès social pare l’accès à l’eau courante chaude ou froide, la mise à disposition d’une salle de bain, d’une cuisine aménagée pour chaque appartement. Pour certaines familles, le grand ensemble est vu comme une habitation provisoire le temps d’économiser en vue d’acquérir "ultérieurement un autre logement mieux adapté comme un petit pavillon .c’est une simple étape dans leur parcours résidentiel.1 La composition d'un grand ensemble peut varier du tout au tout d'un contexte à l'autre. Il peut être monofonctionnel, par exemple accueillant uniquement des logements, ou rassembler plusieurs fonctions urbaines, commerces, équipements publics, activité économique et logements. Il peut être le fruit d'une politique de logement social ou au contraire répondre à des
logiques du secteur privé, comme dans une station de sports d'hiver.2
Figure 3 : Ensemble de 558 logements HLM, quartier PabloPicasso Les grands ensembles ont connu leur heure de gloire après la Seconde Guerre mondiale. Il s'agissait, à un moment d'essor économique et technologique et de transformation sociale, de produire rapidement et selon un procès industrialisé un grand nombre de logements à même d'accueillir une population urbaine
1
Archives Départementales du Val‐de‐Marne, le nouveau journal d’Orly "n°113, Mai 1987.
2
Zancarini‐Fournel, Michelle, « Généalogie des rebellions urbaines en temps de crise (1971‐1981) », in Vingtième Siècle,. 2004/4 n°84, page 124
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en forte augmentation à la fois du fait d'un exode rural important et de l'augmentation du niveau de vie.
L’identification de la ville d’Oran par le biais d’espaces publics sur deux aille:
En France, les grands ensembles ont été promus au travers de décisions du ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, en particulier dans les ZUP et les villes nouvelles. Depuis, ces formes urbaines ont été le symbole de la relégation urbaine, et font l'objet régulièrement des politiques de la ville. De tels grands ensembles ont également été construits en Algérie et au Maroc Notre premier but est de restructurer le quartier en amplifiant le caractère d’animation, produit par la rue de Mostaganem en premier et par la suite créer une succession d’instincts d’évènement, de joie et de rencontre en toute tranquillité.
Figure 4 rue Mostaganem Oran / Oran des années 50
Ouvrir les secteurs enclavés par la création de nouvelles voiries (restructuration) Relier les différentes parties de la ville (le centre et ses quartiers, les quartiers entre eux) Reconquérir la ville et non plus de l’étendre, et cela par le désenclavement de cette zone tout en assurant la continuité de la ville avec les chemins de fer et ces espace abandonné, par des relations fortes entre notre fragment et les autres quartiers environnant.
Figure 5 Oran 1962 centre ville wikipedia 9
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les places : espace public majeur ont des cachets spécifiques, situation particulière ; identité propre et appartenance. Les équipements publics : Par leurs qualités architecturales les équipements projetés doivent assurer des dimensions socioculturelles et esthétiques et assurer la continuité de la façade urbaine pour assurer de l’animât
En conclusion : du droit au logement au droit à la ville
Que les obsessions fondatrices soient semblables est tout à fait naturel. Si on analyse l’urbanisation de la France en moyenne durée, sur les deux siècles de croissance concomitante avec l’industrialisation, grands ensembles et villes nouvelles appartiennent à la même phase d’urbanisme opérationnel d’extension, fondée sur les idéologies de la table rase. Après l’haussmannisation, urbanisme de régularisation qui dure un petit siècle de 1850 à 1940, et avant le tournant contemporain du dernier quart du vingtième siècle vers des opérations de renouvellement urbain, où la ville se réhabilite sur elle-même en petites opérations et continue à s’étendre par mitage périurbain.
Grands ensembles et villes nouvelles partagent, au regard de l’historien, de nombreuses similitudes de conception. Ils s’inscrivent sur fond d’un même rejet de la banlieue antérieure, toujours pensée confusément comme l’anti-modèle : les grands ensembles sont conçus pour régénérer les banlieues nées de la phase 1850-1950, et Paul Delouvrier dit vouloir construire des « cités anti-banlieue ». La banlieue, symbole honni de la faiblesse de l’État sous la Troisième République, doit dans les deux cas être rénovée par l’intervention urbaine d’un État fort et moderne. Michel Debré ne dit pas autre chose en 1984, évoquant ses années à Matignon : « J’avais honte de la IIIe et de la IVe Républiques, en ce qui concernait leur absence d’urbanisme, leur laisser-faire et vraiment, la lèpre des faubourgs. »
Figure 6 LE CHEMIN DE L'ÉCOLE, Marvin Bonheur
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Cette étude interroge la réalité historique de la rupture proclamée par les responsables des villes nouvelles entre leur entreprise et la vague de constructions précédentes encadrées par l’État, de 1953 à 1973, celle des grands ensembles. Les grands ensembles ne sont pas conçus en dehors d’une préoccupation globale d’aménagement du territoire, même si l’absence de réserves foncières rend difficile, sauf pour la SCIC, la mise en œuvre d’une politique de planification urbaine. Les rigidités du financement du logement social expliquent, au moins autant que le fonctionnalisme, l’édification de cités dortoir sans équipements ni emplois. Les responsables du logement des années 1950-1960, conscients de la validité des critiques émises à l’encontre de leurs réalisations, tentent d’inventer des remèdes, dont les référentiels ne sont pas éloignés de ceux des concepteurs des villes nouvelles.
économique des Trente Glorieuses, sont achevées dans des années de crise économique et sociale.
Figure 7 saint charles Oran; wikipedia
Le quartier Saint Charles est formé entre 1917 et 1925 et parachevé à partir des années 50 par la construction des Grands Ensembles. Ce site constitue une zone de transit vers les faubourg de la périphérie de Saint Eugène,Delmonte,,Cavaignac et Bel-Air. Les grands ensembles, imaginés entre 1930 et 1950, années de crise et de guerre, de pauvreté et de pénurie de logement, sont réalisés massivement dans les années 1960-1970, période d’expansion économique et d’entrée dans la société de consommation. Les villes nouvelles, conçues dans la période d’expansion démographique et
Figure 8 grand ensemble Bron; Lyon France
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Choix du thème : Ce quartier est né après le rasage de l’enceinte de 1866 ,avaient permis d’opérer ,vers cette époque la soudure entre la zone intramuros(le centre-ville d’Oran) et les village extra-muros (village périurbain). Donc cette zone est considérer comme une zone de transit entre les village périurbain nommée les faubourg et le centre ville ou la ville intra-muros La zone étudie englobe les deux types d’habitat, l’individuel et le collectif, La distribution de l’habitat collectifs suit le terrain dégagé a coté de l’habitat individuelle mais les deux types sont en majorité sur l’axe de la rue Mostaganem, c’est un axe d’habitat. Le site d’intervention souffre de plusieurs problèmes :Obstruction de champ visuelle, Axes et perspectives bloques, Enclavement de l’assiette , Manque d espace publique Insalubrité des îlots, Manque accrue d’espace vert Les types d’ilot qui englobe les habitats sont de forme régulière sauf les ilot qui contient les habitats collectifs a grande hauteur,.
Figure 9 prise de haut du quartier Saint Charles. Auteur
Notre premier but est de restructurer le quartier en amplifiant le caractère d’animation, produit par la rue de Mostaganem en premier et par la suite créer une succession d’instincts d’évènement, de joie et de rencontre en toute tranquillité. Ouvrir les secteurs enclavés par la création de nouvelles voiries (restructuration) .Relier les différents parties de l’assiette
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Points faibles du site : Les cours interne et la présence des multiples hangars, impasses et un dégagement qui adonné la naissance a l’implantation d’un habitat collectif de grandes hauteur .des cours interne pour la servitude et le dégagement avant les hangars et les équipements plus impotentes. Il n’y a pas de cours internes mais la largeur d’ilot donne la servitude à un seul coté facile. la cours intérieur est une paramètre nécessaire pour l’ouverture et la fonctionnalité des parcelle intérieur d’ilot. Ilot de forme irrégulière situé a l’intérieur du quartier sur la rue de Mostaganem, des impasses plus importantes
La forme •
Vétusté des bâtis (Pauvreté architecturale et Vieillissement des bâtis)
Paysage urbain Une zone enclavée isolé au plein centre ville •
les ruptures de paysage: Présence d’un long mur de la clôture au niveau de la rue SAIM Med
•
Un espace non attractif et non animé.
•
Axes et perspectives bloques
•
Imperméabilité du tissu.
Figure 10 Façades en états dégradées et pauvreté architecturale. Auteur
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La fonction •
Présence des friches industrielles.
•
Manque des équipements administratifs et commerciaux définissant le quartier.
•
présence de locaux vétustes et abandonnés.
•
Manque de lieux de rencontre, de communication et de repos
Figure 11 Les bâtiments de Saint Charles a l’intérieur . Auteur
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La mobilité
•
Espace désorganisé : structure viaire non lisible
•
Une armature viaire avec impasses.
•
Manque de parking et des lieux de stationnement.
d’espace public La pollution
Environnement •
Les friches industrielles
•
Manque des espaces vert
•
Pauvreté au niveau
Figure 12 Une armature viaire avec impasses. Auteur
Figure 13 manque des lieux de stationnement. Auteur 15
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Problématique L’énoncé de ces décalages invite à rapprocher de nouveau grands ensembles et villes nouvelles et à conclure que les villes nouvelles sont donc à la fois le dernier avatar et l’antithèse des grands ensembles Les critiques portent sur les excès d’« un nouvel académisme » architectural. Les immeubles sont trop hauts, la recherche trop poussée de l’air et de la lumière conduit à la raideur et au déséquilibre. Sont condamnés les tours trop hautes de Bron, Pantin, Farébersviller, Beaulieu-Saint Étienne, comme l’usage systématique d’immeubles rectilignes isolés.
motionné dans la problématique, afin de satisfaire les besoins d’une évolution économique, culturelle et urbaine du centre-ville d’Oran ? Les problématiques de ce site se résume dans des constructions délimité et enfermé par le chemin de fer et le 1er boulevard périphérie; Sur ces deux axes importants et ces mitoyen le programme de requalification et d’aménagement urbain doit s’imposé. Le renouvellement urbain et le développement durable: vers un renouvellement urbain durable. "D'un quartier stigmatisé vers un quartier pilote, quels outils pour mettre en œuvre cette démarche?
Il faudrait réserver les tours aux bureaux, aux services publics, au logement de luxe et pas au logement social, d’autant que les HLM n’ont pas les moyens financiers de résoudre les problèmes techniques qui se posent dans les tours supérieurs à cinq niveaux. L’argument du prix du terrain ne tient pas, à cause de la taille des espaces verts à réserver et du coût de leur confection et entretien. Le résultat conduit à privilégier l’esthétique abstraite du plan masse au détriment du confort des habitants. Comment faire du quartier une structure hiérarchisée et cohérente apte a se forger une identité architecturale et urbaine Quelle approche urbaine peut résoudre les différents types des ruptures 16
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Hypothèse de type d’intervention : Une amélioration urbaine est une opération par laquelle un ensemble organisé voit sa structure organisationnelle remaniée en vue d’atteindre une nouvelle configuration. Le terme est principalement utilisé en urbanisme et en architecture, pour désigner le réaménagement d'un espace, d'un quartier ou d'un bâtiment, Notre premier but est de restructurer le quartier en amplifiant le caractère d’animation, produit par la rue de Mostaganem en premier et par la suite créer une succession d’instincts d’évènement , de joie et de rencontre en toute tranquillité . et apporté une nouvelle touche architecturale aux construction existantes et aménager les espaces résiduels Choix du site : La zone d’étude englobe les trois type de construction, l’habitat individuelle, collectif, ainsi que divers équipement englobant les commerce, l’éducation, l’administration et le sante, vue la configuration historique du site qui a fait qu’il abrite 35,5% d’hangars qui sont exclusivement réservés aux dépôts et à la vente et ceux qui sont dés infectés .Notre aire d'étude est caractérisée par une multitude de types d'implantations. Chaque époque a laissé son empreinte ce qui a provoqué une discontinuité du style architectural. La présence de hangars ainsi que des habitations insalubres comme les grands ensembles accentue cette absence d'harmonie.
Légende: La restructuration urbaine La rénovation urbaine la densification urbaine
Carte 01 : types d’interventions que nécessite le site
Figure 14 prise de haut du quartier Saint Charles. Auteur
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Le cadre pédagogique général Les termes de références énoncés dans le programme officiel des enseignements de la licence en architecture, au sein du département d’architecture d’Oran, tracent comme objectifs le développement des capacités de l’étudiant ● à programmer correctement un projet architectural spécialisé (équipement d'accompagnement), en intégrant les paramètres de fonctionnalité, de sécurité et de confort.
● à Elaborer et développer un projet architectural complexe témoignant des capacités de l'étudiant à manipuler les outils méthodologiques et conceptuels acquis jusqu'à présent et intégrant les connaissances théoriques, techniques, historiques et socioculturelles.
● Approfondissement du thème, analyse des spécificités fonctionnelles d'un équipement de quartier, prévu dans le projet ● (analyse des exemples: conditions d'implantation, de composition, d'accessibilité, de sécurité, de fonctionnalité, de confort, formalisation architecturale, techniques de construction adaptées, matériaux)
● Programmation architecturale complète de l'équipement projeté ● Conception de l'équipement (esquisse et avant projet détaillé) ● Les échelles abordées seront celles de l'esquisse: 1/200 pour l'architecture et pour les plans et coupes d'intégration urbaine.
● Produire un projet architectural complexe témoin d'identité d'un lieu. Le contenu s'articule autour des axes suivants:
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La démarche de l’atelier
En plus des objectifs généraux énoncés plus haut, la démarche pédagogique de l’atelier conduit par Mr Hendel , repose sur une vision de réflexion-création. Il s’agit plus de susciter une réflexion autour d’un site ou bien d’une thématique donnée, que de simplement accompagner l’étudiant dans la conception et mise en forme d’un projet architectural.
C’est dans cette perspective que les étudiants de l’atelier sont répartis –en fonction des données du projet choisit- selon deux grandes approches
B) Un thème qui cherche un terrain d’application : Dans ce cas, une thématique choisie est soumise à une analyse approfondie. L’accent est mis sur la dimension socioculturelle, symbolique et programmatique. La recherche surfacique et les exigences du thème sont menées avec rigueur. Des exemples sont décortiqués suivant plusieurs logiques : fonctionnelle, formelle, constructive en rapport avec leur environnement. Ce n’est qu’à partir de cette maitrise du thème qu’une recherche d’un terrain d’application sera effectuée
A ) Un site qui cherche un devenir : Cette approche est basée sur l’étude du site, l’analyse de ses potentialités, de ses contraintes de ses faiblesses et de ses opportunités. C’est la problématique du site qui orientera le choix du thème.
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Terminologie : Grand Ensemble :Un grand ensemble Parfois qualifié de cité, est un type de forme urbaine, généralement de grande étendue, censé accueillir un grand nombre d'habitants, et dans une certaine mesure caractérisé par le caractère répétitif de ses bâtiments. Saint Charles : St Charles est un quartier péricentral intermédiaire entre le centre ville et la périphérique, situe a proximité de la gare ferroviaire, ayant hérite d’infrastructures industrielles (hangars, caves)Ce fragment urbain3 est devenu une poche délaissée marquant des ruptures a plusieurs niveaux
Figure 15 grands ensembleaTokyo .mémoire fin d’étude
Amélioration urbaine : C’est une action d’aménagement global et concentré ; qui vise a restructurer ; réorganiser un périmètre urbain de manière a favoriser le maintien ou le développement de la population local et à promouvoir sa fonction sociale ; économique et culturelle C'est le bien d'être des habitants dans leur ville ou leur quartier selon les besoins et les désirs des citoyens et la capacité d'état
Figure 16 prise de vue du bâtiment Monté Carlo. Oran. Auteur
Les termes ci-dessous sont utilisés de manières diverses et variées, et souvent l'un pour l'autre. Il n'y a pas de définitions précises et reconnues. On trouve ici leur sens opérationnels les plus courants. Ces définitions permettent surtout de distinguer chacun de ces termes de manière cohérente d'un point de vue pratique.
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HABITAT COLLECTIF Forme d'habitat comportant plusieurs logements (appartements) locatifs ou en accession à la propriété dans un même immeuble, par opposition à l'habitat individuel qui n'en comporte qu'un (pavillon). La taille des immeubles d'habitat collectif est très variable : il peut s'agir de tours, de barres, mais aussi le plus souvent d'immeubles de petite taille. Quantitativement, l'habitat collectif est en régression par rapport à l'habitat individuel, et se rencontre presque uniquement en milieu urbain. C'est un mode d'habitat qui est peu consommateur d'espace et permet une meilleure desserte (infrastructures, équipements…) à un coût moins élevé.
Figure 17 habitat collectif. wiképédia
Habitat semi collectif Le concept d’habitat semi collectif est né de la volonté de donner à l’habitat collectif l’allure et certains avantages de la maison individuelle. Il se caractérise principalement par un groupement de logements superposés avec des caractéristiques proches de l’habitat individuelle:- Accès individualisé aux logements. a notion d’habitat intérmédiaire contient aussi en germe la vision idéale d’unosmose entre nature et habitation proche de celle qu’offre théoriquement la maison dans son jardin. -Source : Réinventer l’habitat intermédiaire 2000-2001
Figure 18 exemple d’habitat semi collectif. Wiképédia
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Un grand ensemble Parfois qualifié de cité, est un type de forme urbaine, généralement de grande étendue, censé accueillir un grand nombre d'habitants, et dans une certaine mesure caractérisé par le caractère répétitif de ses bâtiments. Les grands-ensembles, pour une majorité des occupants, représentent à l’époque . un véritable progrès social pare l’accès à l’eau courante chaude ou froide, la mise à disposition d’une salle de bain , d’une cuisine aménagée pour chaque appartement . pour certaines familles , le grand ensemble est vu comme une habitation provisoire le temps d’économiser en vue d’acquérir "ultérieurement un autre logement mieux adapté comme un petit pavillon . C’est une simple étape dans leur parcours résidentiel.
Figure 19 grands ensemble cité des 4000
Composition : La composition d'un grand ensemble peut varier du tout au tout d'un contexte à l'autre. Il peut être monofonctionnel, par exemple accueillant uniquement des logements, ou rassembler plusieurs fonctions urbaines, commerces, équipements publics, activité économique et logements. Il peut être le fruit d'une politique de logement social ou au contraire répondre à des logiques du secteur privé, comme dans une station de sports divers Figure 20 grand ensemble de type habitat seulement Histoire : 22
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Les grands ensembles ont connu leur heure de gloire après la Seconde Guerre mondiale. Il s'agissait, à un moment d'essor économique et technologique et de transformation sociale, de produire rapidement et selon un procès industrialisé un grand nombre de logements à même d'accueillir une population urbaine en forte augmentation à la fois du fait d'un exode rural important et de l'augmentation du niveau de vie.
honni de la faiblesse de l’État sous la Troisième République, doit dans les deux cas être rénovée par l’intervention urbaine d’un État fort et moderne. Michel Debré ne dit pas autre chose en 1984, évoquant ses années à Matignon : « J’avais honte de la IIIe et de la IVe Républiques, en ce qui concernait leur absence d’urbanisme, leur laisser-faire et vraiment, la lèpre des faubourgs. »
En France, les grands ensembles ont été promus au travers de décisions du ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, en particulier dans les ZUP et les villes nouvelles
La conception d’ensemble a été faussée par l’impératif du logement seul : « Il est à noter que la conception n’a pas été entièrement libre et s’est trouvée faussée par les impératifs des programmes et que certaines opérations n’étaient, à l’origine, que des groupes d’habitation. On avait pensé surtout en logements, il faut penser maintenant en aménagements de quartiers. »
Depuis, ces formes urbaines ont été le symbole de la relégation urbaine, et font l'objet régulièrement des politiques de la ville. De tels grands ensembles ont également été construits en Algérie Sous ce titre à rebours des idées reçues, cette étude interroge la réalite historique de la rupture proclamée, souvent a posteriori et dans des témoignages personnels plus que dans des déclarations publiques, par les responsables des villes nouvelles entre leur entreprise et la vague de constructions précédentes encadrées par l’État, de 1953 à 1973, celle des grands ensembles . Grands ensembles et villes nouvelles partagent, au regard de l’historien, de nombreuses similitudes de conception. Ils s’inscrivent sur fond d’un même rejet de la banlieue antérieure, toujours pensée confusément comme l’anti-modèle : les grands ensembles sont conçus pour régénérer les banlieues nées de la phase 1850-1950, et Paul Delouvrier dit vouloir construire des « cités anti-banlieue ». La banlieue, symbole
Il faut revenir à l’îlot, retrouver un niveau intermédiaire entre l’appartement et le grand ensemble, d’autant que les logements sont trop petits. La construction de débits de boisson devrait être autorisée, car « une petite ville ne peut pas être un grand patronage » Enfin, il faut diversifier le peuplement, mélanger locatif et accession, éviter l’uniformité du milieu social, qui conduit parfois à l’appartenance de tous les locataires à la même entreprise. L’absence presque complète de logements appartenant à leurs occupants est regrettable, car un grand ensemble rationnel devrait comprendre, comme dans une ville ancienne, une proportion importante de logements en accession à la propriété. 23
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Les habitants se sentiraient chez eux et entretiendraient les immeubles et les espaces plantés. La consommation excessive de foncier et la stigmatisation de quartier de grands ensembles sont les problématiques majeures du renouvellement urbain durable. La volonté des municipalités est de tendre vers une maîtrise de l'étalement urbain et de développer le concept d'une ville durable plus compacte. Cela passe forcément par un travail sur l'existant. Ajouté à cette problématique environnementale, la dévalorisation de quartier entier, stigmatisé par une mauvaise qualité de vie souligne des problématiques sociales et économiques. Ainsi, l'objectif de cette étude est de se focaliser sur un projet de renouvellement urbain dont l'ambition est de le porter vers une qualité de développement durable. C'est sur l'opération de et de renouvellement et de développement urbain du quartier IzardsTrois Cocus que mon regard se porte et m'amène à construire ma réflexion autour de l'application des objectifs de la démarche d'éco quartiers appliqué à une Zone Urbaine Sensible. Ce projet intègre deux concepts permettant d'appliquer de nouvelles méthodes de gestion de projet et de tendre vers un nouveau mode de vie pour répondre aux enjeux urbains contemporains. L'ambition est d'adapter ce quartier au passage d'un quartier stigmatisé à un quartier pilote. Le Développement durable et le Renouvellement urbain sont des réponses aux problèmes sociaux, économiques, urbanistiques et environnementaux dans le contexte de nos
villes françaises. Ce sont deux concepts très liés, ils défendent des principes de réduction de l'étalement urbain, d'économie d'énergie et de réduction des inégalités sociales. Ce rapprochement conceptuel nous amène à développer le concept de renouvellement urbain durable. Si l'on définit séparément ces concepts, il faut souligner que l'action du Renouvellement urbain est de faire muter le tissu urbain existant pour favoriser un dynamisme nouveau dans un quartier en perte de vitesse. Elle suscite de nouvelles évolutions de développement économique et de développement de la solidarité. Aujourd'hui l'ère du Renouvellement urbain devient inévitable, elle a vocation à estomper les périodes d'extension rapide et incontrôlée des villes qui ont eu de multiples effets négatifs. Les cibles prioritaires du Renouvellement urbain sont les Zones Urbaines Sensibles (ZUS), autrement dit des quartiers d'habitat fragilisé. Généralement localisés dans les quartiers de grands ensembles, pour la plupart peu dense ces quartiers ont des potentialités d'évolution et de mutabilité reconnues. Cependant, est-il suffisant de se focaliser sur une démarche de Renouvellement urbain qui porte son regard sur des problématiques plus sociales, de désenclavement et de sécurisation des secteurs sensibles pour redynamiser un quartier de grands ensembles. Comment redonner un second souffle à ces morceaux de ville ?
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Le renouvellement urbain Le renouvellement urbain est, en urbanisme, une forme d'évolution de la ville qui désigne l'action de reconstruction de la ville sur elle-même et de recyclage de ses ressources bâties et foncières. Celle-ci vise en particulier à traiter les problèmes sociaux, économiques, urbanistiques, architecturaux de certains quartiers anciens ou dégradés, ainsi qu’à susciter de nouvelles évolutions de développement notamment économiques, et à développer les solidarités à l'échelle de l'agglomération (meilleure répartition des populations défavorisées, au travers de l’habitat social notamment). Le renouvellement urbain a pour principal but de limiter en surface l'étalement urbain et la périurbanisation en valorisant l'habitat dense concentré, notamment pour diminuer l'empreinte écologique des habitats, et par suite de la ville elle-même. La ville peut être renouvelée sur des quartiers anciens (logements vacants ou logements insalubres, commerces, bâti industriel, équipements...), mais aussi sur des zones industrielles ou friches industrielles. Les bourgs anciens connaissent aussi des mutations, au sein des zones précédemment citées mais aussi de corps de fermes. Cette notion, développée par des architectes, urbanistes et aménageurs tenants du développement durable, est née dans les années 1980. Pour autant, le renouvellement urbain est un phénomène mondial et historique, pratiqué depuis des siècles dans les villes occidentales et orientales1. Il a été particulièrement important à
l’issue de la Seconde Guerre mondiale, notamment en Russie, en Allemagne, au Japon et en France. Le plus grand programme de renouvellement urbain en Europe est en cours depuis 2010 à Łódź en Pologne. La vaste majorité des espaces industriels et résidentiels a été construite au XIXe siècle et la rénovation a été négligée après la Seconde Guerre mondiale. Les autorités de Łódź ont transformé la quartier post-industriel en nouveau centre ville. En ce concerne les projets terminés à Łódź, on peut citer la Gare Łódź Fabryczna et le Musée de la Science EC1 (dans l'ancienne centrale électrique).4 Historique : Le renouvellement diffus des cellules bâties est un phénomène très ancien, causé par la guerre, les catastrophes naturelles (incendies, inondations, séismes, tsunamis...), l'évolution des techniques de construction ou des normes, l'évolution des besoins créant de la vacance ou nécessitant des transformations (notamment lorsque l'espace constructif est limité1), ou encore de la diversité des strates différentes de peuplement que la ville a connu (chaque groupe ayant des économies et des organisations sociales différentes).
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BOSON, Christian, , Université de Nice ; UFR Espaces et cultures, 1989
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Des villes antiques comme Bagdad ou Athènes ont considérablement renouvelé, au cours de leurs millénaires d’existence, leur tissu urbain. De nombreuses villes ont connu des incendies destructeurs : Lisbonne, Londres, Chicago, Rome... Dans la ville d'Arras, à la suite d'un décret local, les constructions en bois ont été remplacées à la fin du MoyenÂge par des constructions en pierre, afin de limiter le risque incendie. Des anciennes villes coloniales américaines, comme New York ou Chicago, ont rasé des demeures basses et espacées pour laisser la place à des gratte-ciels.
Les destructions engendrées par la Première Guerre mondiale conduisent le plus souvent à une reconstruction à l'identique. Après la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction se fait selon les principes de la charte d'Athènes, en rupture avec le passé. Les travaux sont très importants, on estime qu'ils ont duré environ 30 ans. En France, ce n’est qu’à partir du XIXe siècle que se sont développées les premières procédures efficaces permettant un renouvellement groupé du tissu urbain. Le terme n'apparait au niveau juridique que dans la loi du 13 décembre 2000, dite loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain)
Phénomène de densification : Renouvellement urbain spontané et encadré : Le renouvellement urbain se traduit en général, mais pas systématiquement, par une densification du tissu urbain existant. La ville évolue sur elle-même et sa croissance se fait par mutation du tissu urbain (démolition/reconstruction, réutilisation du patrimoine ou construction dans les friches urbaines ou industrielles et les dents creuses). Actuellement, dans un souci de développement durable et de flambée du prix du pétrole, reconstruire la ville sur elle-même, sans consommer de nouveaux terrains vierges, est une réponse apportée à l'étalement urbain. La plupart du temps, il est plus coûteux de démolir pour reconstruire ou de changer l'usage des bâtiments existants que de construire sur des parcelles libres.
L'offre de logements neufs à proximité d'une zone plus ancienne est un frein au renouvellement spontané de celle-ci, elle lui fait concurrence. Le renouvellement urbain « spontané » ne se produit que dans les quartiers les plus attrayants, où une hausse des prix des logements est généralement une conséquence permettant de rentabiliser l'opération immobilière, et entraînant souvent une ségrégation sociale. Pour permettre le renouvellement urbain dans les zones moins tendues, et a fortiori pour maintenir ou favoriser la mixité sociale, une action publique est nécessaire3. En France, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine créée par l’article 10 de la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la 26
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rénovation urbaine, définit cet objectif comme l’un de ses rôles principaux. Les EPF (Établissement public foncier) sont également des structures majeures du renouvellement urbain, en matière de financements et d'opération 5
Figure 21 Saint-Étienne - Place Edmond Maurat Destruction de l'îlot insalubre
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COING, Henri, Rénovation urbaine et changement social îlot 4 (Paris 13ème), Paris, Les Editions Ouvrières, 1966, 296 pages.
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la phytoépuration, à condition que le projet anticipe le temps nécessaire aux processus biologiques de dépollution.
Leviers favorables au renouvellement urbain : Une étude menée en 2012 - 2013 dans la Région Nord-Pas-deCalais identifie 5 leviers pour une stratégie d'action transversale favorable au renouvellement urbain en milieu périurbain ou rural :
améliorer l'état du patrimoine bâti et les conditions d'habitat ; mobiliser le foncier ; réguler la forme urbaine ; favoriser la mixité sociale ; contribuer au financement des équipements publics. Dans cette perspective, certains dispositifs réglementaires, fiscaux, financiers, contractuels ou juridiques peuvent être mis en œuvre.
Renouvellement urbain et environnement : Le renouvellement urbain peut être l'occasion d'améliorer sur un site le paysage, la biodiversité, la trame verte et bleue, la gestion des risques, la qualité des sols (dépollution) et de l'air (plantations). Le végétal peut jouer un rôle multiple, jusqu'à l'assainissement et
Equilibre entre densification et respiration : Depuis le sommet de Rio et peu à peu, les responsables de la ville accordent plus d'importance aux services écosystémiques que peuvent rendre les espaces verts, jardins et boisements et forêts urbaines ou friches (s'ils sont intégrés dans un réseau écologique cohérent ; 6 C'est le domaine de l'écologie urbaine, qui se décline par exemple dans les éco quartiers qui changent la forme urbaine, dont pour améliorer la qualité de l'air, la qualité de l'environnement sonore, et en ajoutant une large dimension environnementale au renouvellement urbain. Au-delà des espaces verts, la qualité du renouvellement urbain passe aussi par le travail sur les espaces publics : « Quand on construit on doit le faire en renouvellement urbain c'est-à-dire en restructuration des centres bourgs, en continuité de ce qui existe. Là il faut faire très attention à faire des espaces végétalisés pour que la densité soit acceptable et acceptée. Pour que l'intimité soit préservée, la qualité de l'espace 6
dit Trame verte et bleue en France). 28
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public est fondamentale. » - Jean-Yves Chapuis, ancien VicePrésident de Rennes Métropole. Les services agronomiques, écologiques et paysagers des espaces périurbains et ruraux, bien reconnus, sont également à prendre en compte dans un projet de renouvellement urbain d'un village ou intercommunal.
Gestion des eaux : Un projet en renouvellement urbain peut être l'occasion de gérer les eaux pluviales de manière alternatives, et de réduire les écoulements vers l'aval voire les risques d’inondation sur le site même et en aval. Certains projets proposent même une déminéralisation (friche existante). Par exemple, la ville de Nîmes va diminuer les surfaces imperméables de 95 % à 75 % dans le secteur Hoche-Sernam (site de 20 ha) Phénomène de rénovation urbaine architecturale : Le renouvellement urbain désigne aussi parfois le phénomène plus limité de restauration de quartiers existants sans avoir recours pour autant à la démolition. On parle alors de réhabilitation. En France, deux types de quartiers sont principalement concernés :
Les années 1980 se sont accompagnées d’une prise de conscience politique de la valeur des quartiers historiques. Par exemple, pour la ville de Lyon, la réhabilitation du quartier Saint-Jean devint un objectif primordial qui fut réalisée particulièrement rapidement. À Saint-Étienne, la rénovation du centre-ville fut un enjeu majeur de transformation d’une image défavorable de la ville surnommée « ville noire » du fait de son histoire minière[réf. souhaitée], et ainsi retrouver son attrait. De son côté, la ville de Rennes positionne sa politique d’aménagement urbain (sa ceinture verte, son SCOT, son PLU, son PLH) avec l'objectif majeur de s’appuyer davantage sur le concept de renouvellement urbain que d’étalement urbain. L’idée de reconstruire la ville sur elle-même à l’intérieur de l’anneau de sa rocade, en préservant les espaces verts, ruraux et naturels, guide les choix de la ville depuis les années 60. Face au risque important d'embourgeoisement urbain, l’intervention partenariale entre l’État, les collectivités territoriales et les bailleurs sociaux doit permettre un objectif de réinsertion sociale dans le but d’une mixité sociale, au moyen de subventions définies par les collectivités publiques et l’État. En France, cette mission d'amélioration incombe également à l’Agence nationale de l’habitat, via les opérations programmées d’amélioration de l'habitat (OPAH).
les grands ensembles, les quartiers anciens de centre ville, 29
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Renouvellement urbain
Le renouvellement urbain est une notion plus large qui désigne une action de reconstruction de la ville sur la ville à l'échelle d'une commune ou d'une agglomération. Le projet de renouvellement urbain intervient sur trois axes : la requalification des espaces collectifs et publics, la redistribution optimale des équipements publics et commerciaux, la reconstitution d’un nouveau quartier suite à des actions de démolition ainsi que la revitalisation des polarités commerciales. Le renouvellement urbain désigne aussi parfois le phénomène plus limité de requalification de quartiers existants sans avoir recours pour autant à la démolition. On parle alors de réhabilitation. Urbanisme opérationnel L’urbanisme opérationnel consiste à mettre en place les actions nécessaires à la réalisation d’un projet urbain. Il regroupe ainsi « l’ensemble des actions conduites ayant pour objet la fourniture de terrains à bâtir, la construction de bâtiments ou le traitement de quartiers et d'immeubles existants (recomposition urbaine, réhabilitation, résorption de l’habitat insalubre) ».
Par cela, il se différencie de l’urbanisme prévisionnel qui regroupe l’ensemble des documents thématiques et règlementaires de planification stratégique et de programmation.8
Urbanisme prévisionnel L'urbanisme prévisionnel regroupe l’ensemble des documents thématiques et réglementaires de planification stratégique et de programmation. Il organise, prévoit et oriente les évolutions du plan local d'urbanisme pour s'adapter à l'essor de la ville et accompagner ses stratégies d'aménagement. D’après le Dictionnaire de l’Urbanisme et de l’Aménagement (Merlin Pierre & Françoise Choay, éditions PUF) Urbanisme de secteurs L’heure est aujourd’hui à une véritable accélération de la géographie, une accélération de l’histoire, puisque le systéme routier et autoroutier ne bouleverse pas seulement les rapports entre infrastructures et formes urbaines, mais engage aussi la géographie. Certes, celle dont nous héritons déjà, pour une grande part, du travail de l’homme sur les éléments. Mais dans la période actuelle, la mécanisation et la globalisation de l’économie
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accélèrent de façon spectaculaire les transformations du modelé de la terre. Les villes, grandes ou moyennes, ne représentent que les têtes de réseau de mutations plus larges qui modifient, avec une formidable rapidité, les territoires à des échelles supranationales. Urbanisme de tracés
Sa source en latin est urbanitas, qui définit les qualités humaines acquises en société. Elle décrit une élégance de vocabulaire et de savoir-vivre, en opposition à rustique, discourtois ou brutal. Dans l’antiquité, les Écoles de rhétoriques se sont développées dans l’atmosphère des grandes villes, dans lesquelles des étudiants venant de petites communes venaient faire un apprentissage des habitudes et du langage urbains.
A l’urbanisme de secteurs, il faut opposer vigoureusement l’urbanisme de tracés, qui prend en compte la géographie dés la conception des infrastructures.
La définition de ce qui fait ville a toujours été délicate, des disciplines scientifiques différentes ayant chacune produit des critères. Toutefois, le géographe Jacques
Il s’agit là d’un débat de méthodes urbanistiques, d’un enjeu de formation d’équipe au projet urbain et territorial.
David Mangin, La ville franchisée formes et structures de la ville contemporaine, Editions de la Villette, 2004 ;
Cet urbanisme de tracés, utilise la géographie (géologie, hydrologie, topographie, paysage,…) et articule tracés, voiries, découpages du sol, construction de l’espace public et règles d’édification.
Lévy propose de définir ce qui fait la ville par son urbanité, c'està-dire par la conjonction de deux facteurs : densité et diversité des objets de société.
Et donc, à la différence de l’urbanisme des secteurs qui reste à l’échelle urbaine, celui-ci est developpé à l’échelle territoriale.9 Urbanité
Ne séparant plus les villes des non-villes, l’urbanité permet de qualifier des sous-espaces selon des gradients d’urbanité, c'est-àdire de l’urbanité la plus grande, à l’urbanité la plus faible. Ce modèle comparatif devient ainsi un instrument de mesure élémentaire et universel de la ville.10
L’urbanité décrit les spécificités, points de vue, réactions et modes de pensée associés au fait de vivre en ville.
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Urbanisation L'urbanisation est un mouvement historique de transformation des formes de la société que l'on peut définir comme l'augmentation du nombre de ceux qui habitent en ville par rapport à l'ensemble de la population (exode rural). L'urbanisation est faite de préférence autour de villes existantes, généralement dans des territoires jugés attrayants ou pour des raisons culturelles et historiques (capitales) ou religieuses (La Mecque, Lourdes...), ou sur des zones commercialement, industriellement ou militairement stratégiques (ex : bases militaires). Certaines villes champignons sont nées autour de ports et d'industries positionnées autour de ressources minérales, énergétiques ou humaines (maind'œuvre bien formée, et/ou bon marché). L'urbanisation présente un caractère exponentiel (nettement avéré depuis les années 1800) qui semble être vécu comme une fatalité par la plupart des gouvernements et aménageurs. Etalement urbain
Selon l'Agence européenne pour l'environnement, l'étalement urbain se manifeste lorsque le taux de changement d'occupation des terres excède le taux de croissance de la population, autrement dit quand, sur un territoire donné, la progression des surfaces urbanisées excède la progression de la population. Depuis 1960, l’explosion des mobilités a engendré une dilatation croissante des espaces urbains et des territoires. Cet étalement, qui est lié au développement démographique des agglomérations, se fait avec une densité du bâti Lévy J. & Lussault M, Dictionnaire de la Géographie et de l'espace des sociétés, p.1053-1055, Editions Belin, 2003 ; d'autant plus faible que l'on s'éloigne du cœur des villes. La faible densité est due au caractère pavillonnaire de cette urbanisation, qui prend le plus souvent la forme du lotissement, la surface occupée par un foyer (maison et jardin privatif) étant plus importante que celle d'un appartement en immeuble, ainsi qu'à l'importance des espaces naturels conservés dans les communes concernées. Mais l’étalement urbain n’est pas le seul fait de l’habitat pavillonnaire : plus de la moitié des mètres carrés construits chaque année sont consacrés aux activités économiques
L'étalement urbain est une expression désignant le phénomène de développement des surfaces urbanisées en périphérie des villes. On parle aussi de périurbanisation, terme moins péjoratif.
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Centralité Le terme de centralité urbaine, a été proposée par W. Christaller en 1933 : la centralité est la propriété, conférée à une ville, d’offrir des biens et des services à une population extérieure, résidant dans la région complémentaire de la ville. On distingue des niveaux hiérarchisés de centralité correspondant à des exigences de tailles de marché plus ou moins vastes selon le coût et la demande du produit (seuil d’apparition des fonctions), selon la plus ou moins grande rareté des services offerts, qui se traduit elle-même par une hiérarchie de la taille des centres et de la dimension de leur aire d’influence.
mettre en œuvre pour mieux maîtriser ces impacts, de la conception jusqu’à la réalisation des projets. Les thèmes traités sont : Choix énergétique ; Environnement climatique (microclimats, Îlot de chaleur urbain, etc.) ; Gestion des flux et modes de déplacements ; Gestion de l'eau ; Denise Pumain Article Hypergéo 2014
Le concept s’est généralisé et étendu pour caractériser tout lieu d’offre de services polarisant une clientèle, par exemple à l’échelle intra-urbaine, il est parfois aussi employé pour caractériser les faits de concentration de l’emploi qui polarise une population active résidente plus dispersée.11 L’environnement en urbanisme
Gestion des déchets ; Environnement sonore (nuisance sonore, pollution sonore) ; Gestion restauratrice des espaces verts et de la biodiversité, avec prise en compte des : sites, sols ou sédiments pollués, friches, séquelles industrielles ou de guerre, etc.
Introduire la notion d’environnement dans la mise en œuvre urbaine nous impose d’identifier et d’évaluer les différents impacts environnementaux des différents projets de planification urbaine et d’aménagement ainsi que les mesures et les actions à
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Types d’intervention urbaine : Selon les contraintes observées lors de l'analyse et de la synthèse et le classement de l'entité considérée dans la typologie des entités urbaines l'urbaniste effectue des choix d'intervention en posant la question souvent oubliée au prix de graves conséquences et qui pourrait être formulée comme suit : "Dans quelle mesure pouvons-nous et devons-nous transformer une réalité urbaine donnée?" En effet, en urbanisme il ne s'agit pas d'intervenir pour intervenir - sauf cas d'une décision politique imprévue -, ni de s'opposer par principe à la réalité existante. Les exemples d'action qui ont aggravé des situations préexistantes sous prétexte de les améliorer a là pour démontrer. D'autre part l'action urbanistique ne dépend pas de la seule volonté de l'urbaniste; les facteurs économiques (moyens financiers) et politiques (volonté politique) y sont.
ville ou groupes d'îlots) ou d'un espace public place et leur remplacement par un cadre bati ou des aménagements adaptés. La réorganisation urbaine : elle a pour objectif l'amélioration de la réalité urbaine par des actions superficielles non radicales a court ou à moyen termes. Ce type d'intervention ne bouleverse donc pas la situation préexisante , ne produit pas de rupture dans le cadre bpati et correspend par conséquent aux situations urbaines ou il est difficile ou non necessaire de mener des intervetions radicales Exemples : l'aménagement d'espaces résiduels insérés dans le cadre bâti existant ( création d'une aire de jeux, utilisation ou construction d'un terrain pour répondre à un besoin préci
La rénovation urbaine : Elle adapte une entité donnée à de nouvelles conditions d'hygiéne, de confort, de fonctionnement, de qualité architecturale et urbanistique. cette intervention est de nature beaucoup plus radicale que la précédente et s'applique à des secteurs ou à des îlots dont les caractères facilitent et ou justifient une intervention forte et ou les contraintes entravant l'intervention sont peu importantes. exemple : l'élimination de rajouts, d'aménagements ou d'une partie du cadre bâti ne correspondant pas aux normes en vigueur ou entravant le bon fonctionnement d'une entité (secteurs entiers de la
Figure 22 La rénovation dans le tissu urbain Paris La restauration :
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Ce type d'intervention urbanistique se limite au cas de figure d'une entité à identité culturelle et:ou architecturale menaxcés qui réclame des mesures de sauvegarde . Exemple: tous monuments ou secturs proteges par la collectivité publique ou susceptibles de l'être en vertu de la législation existante en matiére de classement et de preservation et de mise en valeut du patrimoine.
La restructuration urbaine: la restructuration introduit une nouvelle configuration de l"entité, en la remodelant . Elle implique de ce fait un changement radicl d'un espace urbain assez vaste aussi bien bien au niveau de son tracé que son cadre bâti Elle s'applique à des des entités qui présentent une déstruction et un manque d'homogénéité évidents au niveau du tracé ou du cadre bâti . Exemple : la recomposition d'entités périphériques dont le développement s'est fait anarchiquement et sans relation avec le reste de la ville;
Figure 23 Projet de restructuration urbaine entrée de ville, ZAC des Mascareigne²
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La réhabilitation urbaine: Cette action assez récente dans le discours et la pratique urbanistique a pour objectif l'integration de secteurs urbains marginaux au reste de la ville par des interventions aussi bien sur le cadre physique que sur le cadre social; source de conflits et d'instabilité pour la collectivité
Figure 24 travaux de réhabilitation des façades centre ville d'Oran Exemple : la politique des grands ensembles et des banlieues la régularisation des ensembles précaires ou illicites qu'on ne peut éradiquer du fait de leur consolidation7
7
Toussaint, Jean‐Yves et Zimmermann, Monique (dir), Projet Urbain, ménager les gens, aménager la ville, Ed Mardaga, Collection « Architecture + Recherches », 1998, 201 pages.
Figure 25 Exemple de façade d’immeuble réhabilitée dans le complexe VI de Eisenhüttenstadt 36
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Développement durable
Le développement durable (anglais : sustainabledevelopment, parfois mal traduit par développement soutenable) est une conception de la croissance économique qui s'inscrit dans une perspective de long terme et qui intègre les contraintes liées à l'environnement et au fonctionnement de la société. Selon la définition donnée dans le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'Organisation des Nations unies, dit rapport Brundtland, où cette expression est apparue pour la première fois en 1987, « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs propres ».
le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d'accorder la plus grande priorité, et l'idée des limitations que l'état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. » En 1991, Ignacy Sachs propose une définition proche de ce qu'il nomme l'écodéveloppement : « développement endogène et dépendant de ses propres forces, soumis à la logique des besoins de la population entière, conscient de sa dimension écologique et recherchant une harmonie entre l'homme et la nature ».
Cette notion s'est imposée à la suite de la prise de conscience progressive, depuis les années 1970, de la finitude écologique de la Terre, liée aux limites planétaires sur le long terme.8 Définition : La première définition du développement durable apparaît en 1987 dans le rapport Brundtland . Publié par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement : « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion :
Figure 26 Schéma du développement durable : à la confluence de trois préoccupations, dites « les trois piliers du développement durable Trois piliers : écologique, social et économique
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« Rapport Brundtland » [archive] [PDF], sur Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (consulté le 9 décembre 201
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L'objectif du développement durable est de définir des schémas viables qui concilient les trois aspects écologique, social et économique des activités humaines : « trois piliers » à prendre en compte par les collectivités comme par les entreprises et les individus. La finalité du développement durable est de trouver un équilibre cohérent et viable à long terme entre ces trois enjeux À ces trois piliers s'ajoute un enjeu transversal, indispensable à la définition et à la mise en œuvre de politiques et d'actions relatives au développement durable : la gouvernance La gouvernance consiste en la participation de tous les acteurs (citoyens, entreprises, associations, élus…) au processus de décision ; elle est de ce fait une forme de démocratie participative. Le développement durable n'est pas un état statique d'harmonie, mais un processus de transformation dans lequel l'exploitation des ressources naturelles, le choix des investissements, l'orientation des changements techniques et institutionnels sont rendus cohérents avec l'avenir comme avec les besoins du présent9 En France, l'AFNOR définit le développement durable comme un état où « les composantes de l'écosystème et leurs fonctions sont préservées pour les générations présentes et futures »4.
Dans cette définition, « les composantes de l’écosystème incluent, outre les êtres humains et leur environnement physique, les plantes et les animaux. Pour les êtres humains, le concept sous-entend un équilibre dans la satisfaction des besoins essentiels : conditions économiques, environnementales, sociales et culturelles d'existence au sein d'une société ». Parmi les besoins essentiels, représentés par la pyramide de Maslow, figurent en premier lieu les besoins indispensables à l'être humain en tant qu’élément de base vivant dans un environnement défini, que l'on appelle les besoins primaires ou physiologiques. Parmi ceux-ci figure notamment le besoin de se reproduire, qui établit pour l'homme et la femme une filiation et assure de la sorte le renouvellement des générations.10 Face à la crise écologique et sociale qui se manifeste désormais de manière mondialisée le développement durable est une réponse de tous les acteurs (États, acteurs économiques, société civile), culturels et sociaux, du développement. Tous les secteurs d'activité sont concernés par le développement durable : l'agriculture, l'industrie, l'habitat, l'organisation familiale, mais aussi les services (finance, tourisme…) matériels ou immatériels. Il s'agit enfin, en s'appuyant sur de nouvelles valeurs universelles (responsabilité, participation écologique et partage, principe de précaution, débat) d'affirmer une approche double :
9
La mesure du développement durable selon les critères de la Global ReportingInitiativeintègre des indicateurs de gouvernance au même titre que les indicateurs écologiques, sociaux et économiques
10
La déclaration de Rio sur l’environnement et le développement durable, Conférence des NU, Rio de Janeiro, 3‐14 Juin 1992.
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dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre, mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les générations futures ; dans l’espace : chaque humain a le même droit aux ressources naturelles de la Terre (principe de destination universelle des biens).
La certification LEED représente un guide en matière de développement durable pour une architecture conçue de manière responsable.12
Quelle est l’importance du développement durable en architecture?11 Le développement durable indique une façon réfléchie de concevoir le présent en tenant compte des effets à long terme, tant au niveau économique, environnemental et social. En architecture, cette ligne de penser devient de plus en plus importante et reconnue comme étant la marche à suivre pour améliorer le sort des générations futures. En effet, on estime actuellement que la démolition et la construction de bâtiments est responsable de près de 35% des gaz à effet de serre. Il est donc important que les acteurs principaux, notamment les architectes, posent des gestes concrets pour être plus respectueux de
Figure 27 schéma de la maison domotique
l’environnement et offrir de meilleures perspectives d’avenir.
11
L'origine de cette phrase est souvent présenté comme un proverbe amérindien, comme en atteste ce débat [archive] et cette discussion archivée [archive]
12
Jean-Christophe Mathias, Politique de Cassandre - Manifeste républicain pour une écologie radicale, Sang de la Terre (« La pensée écologique »), 2009
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Tentatives d’intégration du développement durable dans les politiques d’aménagement urbain en Algérie La ville contemporaine est confrontée à de nombreux défis et à de multiples enjeux. Ces défis et enjeux sont liés à la mondialisation et de la globalisation de l’économie qui a induit un environnement concurrentiel entre les grandes villes du monde et également, aux menaces et risques causés par la dégradation du cadre de vie et de l’environnement urbain. La compétition entre les villes du monde a en effet, favorisé, grâce à la décentralisation, l’émergence d’une nouvelle manière de penser la ville13 à travers le processus de métropolisation s’appuyant sur le projet urbain en tant qu’outil efficace de l’aménagement urbain. Nous pensons particulièrement, à la pratique de projet urbain telle que définit par Patrizia Ingallina14 et Jean-Yves Toussaint & Monique Zimmermann15. Cette nouvelle pratique d’aménagement qu’est le « projet urbain » contrairement à l’urbanisme techniciste et réglementaire prend en considération les bouleversements induits par la mondialisation (politique, économique, social et culturel) ainsi, que le souci lié à la dégradation de l’environnement et le développement durable. 13
Voir à ce propos, Belkhemsa, Belkacem, une nouvelle manière de penser la ville à travers le projet urbain, cas de Barcelone, Lyon et Alger, mémoire de magistère, Alger, EPAU, décembre 2008. 14 Ingallina, Patrizia, Le projet urbain, Paris, puf (collection : Que sais‐je ?), 2ème édition, 2003, 127 pages 15 Toussaint, Jean‐Yves et Zimmermann, Monique (dir), Projet urbain, ménager les gens, aménager la ville, Ed Mardaga, Collection « Architecture + Recherches », 1998, 201 pages.
Le projet urbain constitue le moyen le plus efficace pour gérer la complexité urbaine contemporaine et parvenir ainsi, à un développement durable. Il est caractérisé par son approche globale (transport, logement, espace public, équipements, infrastructures), sa démarche transversale basée sur un système d’acteurs efficace (pluridisciplinarité, transdisciplinarité, coordination et concertation), suggère le recours au partenariat multiple dans tous les domaines, et touche à tous les territoires de la ville (quartier, commune, agglomération, aire métropolitaine). En fait, il s’agit là pratiquement, des mêmes principes arrêtés lors de la conférence de Rio de Janeiro en 1992. Ces principessont destinés aux collectivités locales des pays signataires dans le but de les prendre en compte dans toute stratégie d’aménagement urbain afin de parvenir à un développement durable et à la bonne gouvernance. L’Algérie en tant que pays signataire du protocole de Rio a pris à cet effet, des engagements, en ce qui concerne l’adoption des principes de développement durable dans la planification urbaine algérienne que ce soit à l’échelle nationale, régionale ou locale. De ce fait, elle a initié plusieurs tentatives d’intégration de la dimension environnementale et du développement durable dans la planification urbaine. La première tentative s’est faite à travers le Grand Projet Urbain lancé en 1997 lequel envisageait d’intégrer dans son programme d’actions la dimension environnementale et le développement 40
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durable sous le slogan « Mieux préserver l’environnement et le patrimoine naturel ». Après l’échec du GPU, une deuxième tentative est lancée, d’abord, à travers la création d’un Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MATE) en 2001 puis, l’engagement des communes à établir dans le cadre du programme de relance économique et du plan national d’action environnementale une « Charte pour l’environnement et le développement durable 2001-2004 ». Enfin, la troisième tentative est initiée à travers la récente loi d’orientation de la ville n° 06-06 du 20 février 2006 qui intègre les principes de développement durable, précédée par la création en 2003 d’un Ministère délégué à la ville, un département au sein du MATE. Cependant, toutes ces tentatives sont restées vaines. Elles n’ont pas aboutis aux résultats escomptés. Les raisons de ces échecs qui tendent à perdurer sont multiples. Il est ainsi, nécessaire de tenter de les identifier à travers la lecture et l’analyse de ces trois tentatives.16 Selon l’Article 1er, la loi n° 06-06 a pour objet de fixer les dispositions particulières visant à définir des éléments de la politique de la ville dans le cadre de la politique de l’aménagement du territoire et du développement durable. Cette la loi est présentée sous forme de six chapitres résumés comme suit17 : Le chapitre (1) trace les principes généraux de la politique de la ville qui se déclinent comme suit : 16
Ingallina, Patrizia, Le projet urbain, puf (collection : Que sais‐je ?), 2ème édition, Paris, 2003, 127 pages ; 17 Nous nous contentons de résumer les chapitres (1, 3, 4) qui nous intéressent
La coordination et la concertation ; La déconcentration ; La décentralisation ; La gestion de proximité ; Le développement humain ; Le développement durable ; La bonne gouvernance ; L’information ; La culture ; La préservation ; L’équité sociale. Les différentes tentatives de prise en charge de la question environnementale et du développement durable en Algérie sont timides. Elles ne dépassent pas le cadre de la prise de conscience et de la sensibilisation quand aux risques et menaces qu’encourent les générations présentes et futures, si rien n’est fait. En effet, le bilan de l’expérience du GPU d’Alger (1997-1999), de la charte communale pour l’environnement et le développement durable (2001-2004) et de la récente loi d’orientation de la ville de 2006 n’est pas satisfaisant. Les causes de ces échecs qui tendent à perdurer sont multiples et pratiquement toujours les mêmes. En fait, le vrai problème réside dans l’application sur le terrain notamment par les communes des 41
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politiques urbaines à chaque fois décidés unilatéralement par le pouvoir central. A chaque changement de contexte politique et économique correspondent de nouvelles politiques urbaines.
La réorganisation des services techniques des communes;
De ce fait, et à chaque fois les collectivités locales en particulier, les communes déjà dépourvues de moyens humains, financiers et matériels sont sommées malgré elles d’appliquer les nouvelles politiques urbaines et d’élaborer des stratégies d’aménagement sans qu’elle soit réellement préparées.
Le recours à des études préalables en particulier, les analyses SWOT19 afin de définir des alternatives stratégiques de développement durable; La création d’une banque de données statistiques et cartographiques (SIG) en tant qu’outil d’aide à la décision;
Pour remédier à cette situation qui tend à perdurer, il est nécessaire de changer radicalement de cap.
Le recours aux pratiques de management dans la gestion urbaine locale;
Ainsi, nous recommandons afin d’aboutir à une gestion urbaine efficiente capable de prendre réellement en charge la problématique du développement durable les mesures urgentes suivantes18 :
Une décentralisation effective en matière de gestion urbaine et de l’urbanisme en particulier;
Le recours à la pratique de projet urbain (approche globale basée sur une démarche transversale privilégiant le partenariat multiple) en tant que moyen efficace de prise en compte de la problématique de développement durable;
La nécessité de la mise à niveau de tous les services et secteurs de gestion urbaine par la restructuration des services, formation et recyclage, allocation des ressources financières et humaines;
L’introduction de la pratique de concertation en impliquant tous les acteurs urbains y compris les habitants, les usagers et les citoyens; Promouvoir des actions de marketing urbain afin d’attirer les investisseurs, les entreprises et les capitaux nécessaires pour le développement local. Et enfin, la nécessité de la mise en place d’un observatoire des phénomènes urbains (Tableau de Pic Urbain).20 Bâtiment intelligent
Réfléchir à de nouveaux instruments d’urbanisme adaptés souples et prospectifs ;
19
18
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, Rapport sur l’état et l’avenir de l’environnement 2000, Algérie, 2000
1 SWOT : Strengths, Weaknesses, Opportunities et Threats 20 Belkhemsa, Belkacem, « une nouvelle manière de penser la ville à travers le projet urbain, cas de Barcelone, Lyon et Alger », mémoire de magistère, Alger, EPAU, décembre 2008 ;
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C'est l'ensemble des techniques et technologies de l'électronique, de l'électricité, de la mécanique, des télécommunications et de l'informatique appliquées à la gestion automatisée des bâtiments individuels et collectifs. Elle pilote de façon intelligente l'ensemble des systèmes automatisés présents dans les habitations individuelles et collectives (on parle de bâtiment intelligent). La domotique est basée sur la mise en réseau des différents appareils électriques, contrôlés par une « intelligence » centralisée. L'intelligence qui gère ces commandes est une centrale programmable
Figure 29 schéma de la centrale programmabe. Site Web
‘’La domotique’’ : Le nom vient de la contraction de maison en latin (Domus) et d'informatique ou automatique ou technique. Évolution historique : Les premières applications de domotique sont apparues au début des années 1980. Elles sont nées de la miniaturisation des systèmes électroniques et informatiques, C'est seulement depuis les années 2000 que la domotique semble être plus intéressante, dû au vieillissement de la population et au durcissement des normes de consommation d’énergie.
Figure 28 image représentatif de la gérance automatique 43
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Principe de conception : C’est un ensemble de composants qui fonctionne seul (sans interventions supplémentaires) pour effectuer des actions programmées (prévues à l’avance) et répétitives . Le système automatisé est constitué : d’un opérateur (l’utilisateurs), d’une partie commande (l’ordinateur) et d’une partie opérative avec
•
Des nombreuses installations domotiques privilégient l'énergie solaire. Grâce aux panneaux solaires, les fenêtres et volets peuvent se fermer automatiquement pour garder un peu de fraicheur dans les pièces en période de fort ensoleillement. De même pour la lumière : si l'éclairage extérieur est suffisant, les lumières de la maison vont s'éteindre d'ellesmêmes. Ainsi, aucun risque d'oublier le moindre interrupteur !
Domotique et le développement durable : •
les économies d'énergie. La gestion de l'énergie : eau, chauffage, lumière...
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Le chauffage est par exemple entièrement programmé en fonction de l'arrivée des occupants et de l'heure de la journée. Grâce à un thermostat d'ambiance connecté et relié à une installation domotique via des capteurs installés dans la maison, vous pourrez programmer automatiquement le chauffage en fonction de votre emploi du temps.
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On oublie parfois d'éteindre la lumière lorsqu‘on sort de la maison, des capteurs perçoivent une absence et commandent d'éteindre l'éclairage automatiquement.
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sachez que le mode veille consomme ainsi 50% de la consommation annuelle des appareils ! Alors, la domotique permet de programmer leur extinction sans que vous ayez besoin d'y penser ou de bouger le petit doigt !
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Lieux et espaces résiduels L’idée du lieu est centrale à ma démarche de création depuis toujours. C’est un concept qui se développe en couche comme un oignon que l’on pèle doucement. Mais d’abord qu’est-ce qu’un lieu ? Comment un espace, un site, devient-il à un moment donné, un lieu ? Cette question en a fasciné plusieurs et continue d’être revisitée d’une façon régulière par les penseurs, les chercheurs et les créateurs. Le processus central qui est à l’œuvre pourrait se résumer à la mouvance d’une considération quantitative d’un site (des coordonnées géographiques) vers une définition qualitative de celuici. Cette mouvance opère à travers l’interaction de deux éléments qui composent un espace : ce que je nomme le paysage physique et le paysage imaginaire ou en d’autres mots L’interaction entre les éléments physiques d’un espace et ses éléments «projectuel» ou culturels si vous préférez (ses usages, son histoire, sa mythologie, ses possibles, etc.). En fait, un site devient un lieu lorsqu’il est habité. Et habiter un lieu signifie pactiser avec l’esprit et les daïmons présents *(Norberg-Schulz 1981), donc autant dans ses contingences physiques (le climat, la végétation, la faune, etc.) que celles non-physiques (réseaux sociaux, histoire, mémoires, relations présentes, etc.). C’est à travers cette rencontre entre le versant physique et le versant culturel qu’un sens du lieu émerge et que son identité se définit. En d’autres mots que le site devient un territoire occupé, un endroit de rencontre avec des valeurs, signes et symboles pour une culture donnée.
Figure 30 espaces résiduels devant un grand ensemble. Cité2france
Figure 31 aménagement d’un espace résiduels avant et après
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Les 3 axes dans les cadres à la périphérie du cercle signifient :
Mémoire du lieu : les traces physiques, les ruines et la patine du temps, la végétation, les odeurs; ce que les sens perçoivent. En fait, les traces que le lieu porte en lui-même et qui forgent son caractère.
Mémoire du temps : les actions et usages passés, les événements marquants, les différentes mémoires des hommes par rapport à un lieu -le paysage imaginaire- qui sont en fait des constructions subjectives. La mémoire qui se modifie avec le passage du temps (collectif et personnel), celle qui devient davantage subjective, modelée, voir même oubliée. Mémoire du sacré : l’intuition, la métaphysique, la relation avec la spiritualité, les Daïmons et toutes ces choses intangibles qui affectent l’identité d’un lieu.
Espaces interstices, espaces résiduels Les friches, terrains vagues et espaces interstices appellent à la découverte, à l’introspection et à des modalités d’occupation autres au sein de la ville. C’est à cet égard qu’ils ont de l’importance à mes yeux. Car ils permettent d’entrevoir de nouvelles façons d’entrer en relation au sein de la trame urbaine. L’acte d’habiter ne peut se réaliser uniquement que lorsque notre imaginaire a pu saisir l’esprit du lieu et peut en quelque sorte, pactiser avec lui. Et le contact avec ces espaces indéfinis sollicitent notre corporalité et ouvrent notre imaginaire à un océan de possible.
Ce sont des espaces de dilatation qui permettent d’entrevoir d’autres usages des fonctions urbaines programmé. Ces interstices de la ville «sont là pour nous rappeler que la société ne coïncide jamais parfaitement avec elle-même et que son développement laisse en arrière-plan nombre d’hypothèses non encore investies» . Et ces possibles sont non seulement des constructions ou usages en devenir, mais également des façons d’entrer en relation avec l’environnement, notre monde et nos contemporains.
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Les limites sont au cœur du lieu : La ruine : des années en texture : Les espaces interstices sont des espaces de transition, situés entre deux eaux claires, des zones qui se définissent par leur contour et leurs séparations, par ce qui les circonscrit et du fait même, les révèlent par leur contraste. Autrement dit, ces espaces interstices se définissent par la différence d’avec les aménagements et constructions urbains normalisés qui les bordent et les limitent.
Figure 32 idéogramme de concept du lieu
L’expérience esthétique de la ruine me fascine beaucoup. D’abord dans l’image des lieux qui inspire nombre de démarches artistiques, mais ensuite dans la mémoire des lieux qui est réactivée par des pratiques urbaines mettant en jeu cet esprit d’entropie, d’histoire à renverser, à dépasser. Les ruines et friches industrielles participent à la construction identitaire d’une ville. Ils sont dépositaires d’une mémoire du temps et du lieu, autant dans les images que les usages périmés. Je pense également aux graffitis ou aux affiches qui rajoutent des strates de sens et d’histoires sur les murs de la ville. Ces palimpsestes créent une surenchère visuelle imparfaite et parfois anachronique, à l’image de la ruine. Des murs remplis de la mémoire d’années de promotions, de revendications, de marquage de territoire, etc. Ces murs deviennent dépositaires de la mémoire d’un pan de la société, qui agit comme une ruine verticale, qui assoit notre réalité dans un continuum plus large que notre simple petit quotidien. C’est ce que la ruine permet. Un déplacement contextuel, un rappel des événements et moments clefs de notre histoire (positifs ou négatifs), un souvenir de nos rêves et façons de faire à un temps donné; dans le seul espoir d’un jour de pouvoir les atteindre ou les dépasser. Donc la ruine = expérience de la perte, de la mort,
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mais également une promesse, toutes les possibilités enfouies au sein de l’expérience humain
Le terrain vague En Occident, les terrains vagues sont souvent associés à une planification urbaine négligente et à une perte de vitalité économique. Ils sont vus comme un concentré d’activités illicites où mise au rebut sauvage côtoie infrastructures en décrépitude. Or, ces caractéristiques négatives ne reflètent pas toute la réalité. Les terrains vagues accueillent tout ce que la planification urbaine ne peut soutenir au jour le jour. Ils se situent dans une zone grise entre public et privé, ce qui laisse aux citoyens la liberté de se les approprier. Bref, ils sont des pages blanches demandant à être remplies.
Figure 33 David Kregenow terrain vague
Il m’apparaît que le terrain vague soit une image, une possibilité, une idée avant d’être un lieu concret. En constante mouvance, ces espaces qui décousent la trame urbaine sont un ensemble de topos physiques et imaginaires, qui incarnent un univers de possible.
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Sans limites la limite entre l’intérieur et l’extérieur des bâtiments est clairement marquée par une maçonnerie lourde, en Algérie cette démarcation n’est pas aussi évidente : l’espace y est dynamique, intangible et instable.
commerciales ou culturelles. Dans plusieurs cas, les citoyens vont même jusqu’à se charger de leur entretien.21
L’organisation des villes suit ce modèle. Par exemple, Tokyo comprend plusieurs centre-ville à grand déploiement que jouxtent des centaines de petits quartiers-villages aux formes changeantes et aux rues sans nom. En outre, on n’y trouve pas beaucoup d’espaces publics définis tels que parcs ou places et c’est le même cas de notre zone d’étude.
Figure 34 Japonotaku quartier-village atokyou
Le plein et le vide En Algérie ; la planification urbaine n’a pas pour objectif de gérer l’ensemble du territoire. Celui-ci comporte donc un nombre infini de zones grises situées entre les espaces fonctionnels.
S’ajoutent à ce panorama deux tendances démographiques qui se dessinent simultanément. D’une part, un déclin de la population, conséquence de son vieillissement, se manifeste dans l’ensemble du pays. D’autre part, les individus en âge de travailler quittent les villes régionales au profit de quelques grands centres.
La perception de ces lieux, souvent gérés par la communauté, n’est pas a priori négative. On s’approprie volontiers les terrains vagues pour y tenir toutes sortes d’activités communautaires,
théoricienInoueMitsuo appelle « l’espace mouvement ».
21
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Le terrain vague permet de mesurer l’état des lieux. Il est soit abandonné soit occupé selon le contexte démographique. L’étude de la relation à l’espace au Japon m’a amenée à répertorier trois types de terrains vagues : Le terrain statique Ses limites sont claires et résultent souvent des manipulations dans l’espace urbain. Par exemple, les lois en matière de succession forcent couramment les héritiers à subdiviser un lot. À un certain point, il devient impossible d’y construire quoi que ce soit, et la collectivité d’un quartier peut désormais en faire usage. D’autres terrains vagues statiques sont le résultat de l’ajout d’une infrastructure à un site. C’est le cas du grand mur océanique de béton et qui sert de brise-vague. Cet ajout coupe les liens préétablis avec la mer, créant un vide – un terrain vague qui est cette fois abandonné.
chemins de fer ou les terres inondables près des rivières sont fréquemment investis par des personnes sans domicile fixe. Le terrain intangible Il est créé par un changement temporaire dans l’utilisation d’un site. L’exemple du métro de Tokyo tel que l’a étudié le professeur Christian Dimmer, de l’Université de Tokyo, illustre bien ce concept. Les quatre heures pendant lesquelles il est arrêté, la nuit, déconnectent temporairement la ville. Celle-ci n’est plus immense; elle se résume à l’environnement immédiat du promeneur. S’ouvre alors une plage de liberté qui facilite certaines appropriations. Un autre exemple est celui des pop-up shops : les marchands nomades louent le parvis de commerces durant les heures de fermeture pour exploiter le leur en toute légitimité. Les citoyens s’approprient également la ville lors de rassemblements informels telle la danse sociale en plein air.
Le terrain dynamique Des idées à importer Ses limites changent selon les besoins, la saison ou encore le moment de la journée. Par exemple, la périphérie des maisons est souvent occupée par des objets personnels : plantes, bicyclettes, rangements, etc. Les abords des autoroutes, des
Si l’on accepte que le terrain vague soit défini par la possibilité d’appropriation et non par le site en soi, il vaut mieux chercher à préserver le caractère d’un lieu ou les dynamiques en place. Une lecture du site et de ses lignes de force (chemins, zones, types 50
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d’usages, identité, ambiance) peut indiquer ce que la collectivité souhaite et guider les interventions. À cet effet, un site où des citoyens ont décidé de jeter leurs déchets recèle autant de renseignements utiles pour l’analyse d’une zone urbaine qu’un site occupé en tant que jardin collectif. Un tel point de vue sous-entend également qu’il n’est pas nécessaire d’aménager systématiquement et qu’il est pertinent de laisser certaines zones en jachère. S’il faut à tout prix planifier, le designer peut créer des balises permettant aux citoyens d’apporter leur contribution dans le temps, par exemple en délimitant une zone où il est possible de planter des végétaux.
Enfin, il faut que la ville fasse preuve de tolérance à l’égard de certaines activités temporaires – si elles ne nuisent pas à la collectivité – plutôt que de distribuer des contraventions. Une ville doit offrir une certaine flexibilité pour accommoder ses citoyens en temps réel. Le terrain vague, qui se module au gré des besoins, permet de le faire. En fait, il est surtout un catalyseur d’appartenance : la possibilité d’agir sur la ville incite les citoyens à en prendre soin sans reléguer cette responsabilité aux services municipaux.
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Gestion de l'utilisation temporaire Les zones résiduelles sont devenues d'une importance cruciale pour le développement des villes européennes. Dès lors, certains outils et stratégies ont été conçus pour intégrer l'utilisation temporaire de l'aménagement du territoire. Lorsqu’il est question de gestion des villes modernes et de conception urbaine, de nombreux outils sont nécessaires pour gérer les systèmes complexes en jeu. Il est primordial que les personnes qui les utilisent soient issues du domaine professionnel approprié et possèdent la motivation nécessaire pour prendre des mesures en vue d'assurer le succès de leur mise en œuvre. À cette fin, des diagrammes montrant le fonctionnement des outils ainsi que l'interaction des participants ont été créés.
Figure 35 Le traitement des espaces publics ouverts
Les diagrammes respectifs donnent une vue d'ensemble des catégories, actions et outils et montrent en outre les choix que peuvent faire les utilisateurs temporaires. Les participants potentiels au programme d'utilisation temporaire peuvent être des propriétaires, des agents d'investissement, des autorités politiques et de planification et des consommateurs. Pour les propriétaires, le problème réside dans les codes de responsabilité visant à autoriser l'utilisation de leur terre.
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L’espace public
haies). Certains traits subsistent dans le Code rural belge (droit d'échelle) et le monde rural contemporain.
L'espace public représente dans les sociétés humaines, en particulier urbaines, l'ensemble des espaces de passage et de rassemblement qui sont à l'usage de tous. Ils appartiennent soit à l'État (domaine public), soit à aucune entité juridique et morale de droit ou, exceptionnellement, au domaine privé. La définition juridique ou partagée de l'espace public a beaucoup évolué dans l'espace et dans le temps, et continuera d'évoluer, dont probablement au niveau européen22 L'espace public en urbanisme La définition générale implique un état de droit qui garantisse les droits et libertés des citoyens dans le domaine public, dont la liberté de circulation.
Dans les villes protohistoriques, antiques (notions d'espace civique ou religieux public). Dans les sociétés isolées, rurales, insulaires, montagnardes. Dans les sociétés médiévales et modernes en Occident, jusqu'à la Révolution française : droits et servitudes de passage liés à l'activité, à l'entretien des berges, rivières et fossés, à l'accès aux récoltes (arbres fruitiers, murs,
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Espace public européen : histoire et méthodologie European public spaces: history and methodology ; Colloque international Paris, 9-10 octobre 2014 - 9-10 October 2014
La définition générale implique que soient définis le domaine public, les autorités qui le gèrent et les réglementations ou restrictions qui encadrent le statut ouvert et anonyme de l'espace public : les fleuves et rivières, bois et forets, parcs et squares, rues et places notamment. En Belgique, le domaine public n'est pas cadastré et trouve son fondement dans un levé topographique qui en définit les contours, parcelles et constructions riveraines (Atlas des chemins et sentiers vicinaux, vers 1840). Il définit les voiries qui relèvent du domaine public et sont placés sous la responsabilité des autorités communales (la voirie vicinale) ou supérieures (la voirie de grande communication).
Servitude de passage public : droit de passage public existant sur fond privé ; elles font partie de l'espace public. Inclusion d'office dans le domaine public : servitude de passage dont le fond n'est pas revendiqué, et tombant dans le domaine public par prescription. Droit des riverains des voiries publiques : « Les propriétés riveraines des voies spécialisées non ouvertes à la circulation générale et, notamment, des autoroutes, voies de défense de la forêt contre l'incendie, pistes pour 53
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cyclistes et sentiers de touristes ne jouissent pas des droits reconnus aux riverains des voies publiques »23. Valorisation foncière et voiries : l'accès à l'espace public ouvre des droits aux riverains et apporte impétrants, espaces collectifs, équipements publics.
Simultanément, il forme la « structure spatiale des voiries » qui relie les parcelles privées groupées en îlots, favorise leur relation et leurs commerces (marchés ouverts, quais, réseaux de circulation), leur subsistance (égouttage, adduction d'eau), leur densification (la dimension des îlots), ou codifie leurs statuts (hiérarchisation géo-sociale, monumentale, fonctionnelle) à travers un vocabulaire formel basé, sommairement, sur la rue et la place. Simultanément à ces fonctionnalités, il favorise l'expression de la vie et des libertés publiques, et par nature constitue le champ des conflits sociaux (places publiques). Comme structure, il détermine le développement des villes et s'adapte au site (réseau des rues et réseau des eaux usées) et aux flux de déplacement (ports, quais, gares, autoroutes, boulevards). Son évolution historique est généralement le fil conducteur selon lequel est décrite l'histoire urbaine ; l'archéologie (villes proto-historiques), la cartographie comparée des villes, les écrits théoriques ont repéré les principaux modèles dont :
la ville grecque, le damier romain. la ville coloniale romaine, française, américaine. les figures et articulations renaissance ou baroques. les réseaux de boulevards dans l'urbanisation haussmannienne. les tracés Beaux-Arts, Art nouveau, Art déco. les évolutions techniques principalement des modes de déplacement qui voient les villes adapter leurs espaces publics au chemin de fer, au tramway ou au métro et à l'automobile.
Cette adaptation entraîne une modélisation, dont les schémas post-haussmanniens (plan de Besmne pour l'extension de Bruxelles, vers 1860 notamment), les théories modernistes (séparation des 4 fonctions urbaines, indétermination de l'espace public). Dans les cas extrêmes des grandes villes, cette adaptation réduit l'espace public à un espace monofonctionnel et technique. Depuis les années 1980, les réflexions sur l'espace public urbain contemporain (voir plus loin) incluent un retour du piéton dans les préoccupations urbanistiques, et donc une évolution formelle qui lui donne une dimension (au moins) symbolique prépondérante : piétonniers, « zones trente » dans le Code de la Route belge, recours aux forum ou agora dans les créations d'espaces publics (années 1980).
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Code de la voirie français
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L'espace public urbain est aussi un champ d'action régalien : organisation générale de la ville, interventions symboliques ou monumentales, planification, équipements urbains (ponts, rues, égouts). Le terme « urbanisme » est étroitement lié à l'expression du droit régalien sur la ville et à l'exercice de la transformation de l'espace public.
Il est d'usage d'opposer le terme :
Simultanément, il est « champ de libertés » beaucoup plus larges que la liberté de circuler : liberté de manifestation, de parole, d'expression, de commercer. Ce champ se définit constitutionnellement, est restreint par les corps des lois, règlements et pratiques et forme le théâtre de l'opposition au pouvoir, de la plupart des conflits politiques et sociaux (sitin, occupations de carrefours, dérives de fêtes collectives, volontés de s'identifier, de s'approprier les espaces publics d'une ville ou d'une zone. L'espace public constitue l'espace de vie collective de ses riverains (habitants, commerçants, artisans) et les formes locales de la vie collective le marquent de manière multiforme : l'aménagement, l'ambiance, la couleur et les décorations de la rue, les marchés, les activités économiques (vendeurs ambulants, étals) ou collectives (terrasses, jeux, processions, carnavals) préservent plus ou moins le statut social et l'anonymat de chacun, avec dans les villes une très grande variétés de situations (des ghettos homogènes aux zones les plus diversifiées).
sous son angle politique. sous son angle esthétique et culturel. sous son angle technique et de gestion.
aux espaces privés où une clôture doit être franchie (porte, grille, accès) et où l'anonymat doit être levé sauf exception, tels le domicile, le siège social, l'entreprise, et aux espaces où une clôture doit être franchie (porte, grille, accès) et qui accueillent le public anonyme sous condition (prix d'entrée, règlement d'ordre intérieur, dénommés en Belgique lieux publics) tels que cafés et restaurants, théâtres, parc d'attraction, centre commercial, centre culturel, etc.
Néanmoins, il s'est opéré depuis quelques décennies un brouillage des limites entre espaces publics et espaces privés, sous l'effet de divers processus de privatisation. Les centres commerciaux — espaces de statut privé mais d'usages publics — sont les exemples les plus emblématiques de cette évolution, mais on observe également diverses formes de privatisation de l'espace public traditionnel, comme les Business Improvisent Districts que l'on retrouve aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni ou encore en Allemagne, qui consistent à privatiser la gestion de certaines rues au centre des villes, ou encore les nombreuses
En urbanisme contemporain, le terme est aussi utilisé : 55
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pressions exercées sur la gestion et l'aménagement par le secteur privé comme par les résidents24 Le traitement des espaces publics ouverts L’essentiel de la surface d’une place est un espace public ouvert minéralisé. Délaissé pendant la période d’urbanisation rapide et industrielle du XXème siècle, puisqu’il était devenu ce qui n’était pas construit, une sorte d’espace résiduel mal défini, traité de manière pauvre et sans réflexion sur ses relations avec l’environnement bâti, une grande partie de cet espace a été goudronné et sacrifié à la circulation et au stationnement automobile. Il y a une prise de conscience générale de nos jours, quant à la nécessité de l’amélioration des traitements de l’espace public de nos places afin de leur permettre une meilleure lisibilité et renforcer leur rôle de foyer d’urbanité. Les espaces publics ouverts (rues, places, jardins) sont ainsi devenus le point focal de toute intervention de reconquête urbaine, dans les centres-villes anciens comme dans les cités de logements sociaux.
Au delà de son aspect esthétique, le traitement de l’espace public doit prendre en considération plusieurs autres aspects parmi lesquels : -L’aspect social : de manière à favoriser les rencontres spontanées et marquer l’identité de l’espace. -L’aspect culturel : en tenant compte du patrimoine hérité bâti ou non bâti, et de l’histoire du lieu. -L’aspect urbanistique : créer un lien entre les bâtiments qui le bordent, favoriser la création de séquences d’espaces, contribuer à la lisibilité de la composition urbaine, etc. -L’aspect économique : renforcer l’attractivité de cet espace afin de permettre le développement de l’activité commerciale, touristique, etc. -Et enfin l’aspect environnemental : en intégrant la prise en compte des écosystèmes urbains (flore, faune, etc.) dans la conception et la mise en réseau des espaces publics. Parmi les éléments clés contribuant à la réalisation de ces objectifs, les architectes travaillant sur la requalification des espaces publics peuvent mobiliser les éléments suivants :
24
Voir « Public/privé : la (re)distribution des rôles dans la production des espaces publics à Paris et à Berlin » [archive], Métropoles, n°8, 2010 et « La diversité des processus de privatisation de l’espace public dans les villes européennes » [archive], Belgeo, 2003/1, p. 21‐46.
Le mobilier urbain : Il s’agit des bancs publics, candélabres, poubelles, panneaux de signalisation, abribus avec panneaux publicitaires, cabines 56
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téléphoniques, plots et bornes anti-voitures, barrières…etc. L’enjeu aujourd’hui est d’éviter l’envahissement anarchique de l’espace public par une multitude d’objets non coordonnées, cause de désagréments à la circulation piétonne et de pollution visuelle. Le mobilier doit donc faire l’objet d’un choix pertinent en matière de design et de son emplacement afin de libérer au maximum de l’espace en limitant son emplacement. Quant au design, le mieux serait d’avoir recours à une seule gamme de mobilier afin de renforcer l’unité de composition de la place, contribuant positivement à son « imagibilité », comme on aura occasion de voir dans le module sur la perception. Les revêtements du sol : Le sol est un élément souvent négligé dans le paysage urbain. Son traitement doit tenir compte de chaque espace et de son usage. Les espaces de circulation automobile peuvent avoir un traitement différent de celui dédié aux piétons en différenciant les matériaux. Le choix d’une même gamme de revêtement contribue d’autre part à renforcer la lisibilité et l’unité des espaces publics. Les végétaux : A la différence d’autres espaces publics (jardins, squares, parcs), la place est essentiellement un espace minéral. Cela n'empêche pas la végétalisation partielle de la place par la présence d’arbres ou de plantes décoratives. Cet apport
végétal contribue non seulement à renforcer l’aspect esthétique de lieux, mais contribue également au bien-être des usagers de la place (humidité, protection du soleil) et au fonctionnement des écosystèmes urbains. La lumière : La lumière urbaine est un nouveau concept de l'éclairage. L'éclairage a été considéré pendant longtemps comme un outil technique conçu pour la lisibilité et la sécurité routière. Depuis peu, le rôle de la lumière dans la ville à évoluer, elle n'est plus considéré comme un équipement mais comme un aménagement faisant partie intégrante du projet urbain. Elle peut ordonner la vision nocturne, mettre en relation les espaces avec leur environnement, utiliser le potentiel scénographique de la lumière, créer une signalétique, des points de repères particuliers diversifier la nuit et prolonger les activités diurnes. La lumière est devenu une composante à par entière dans l'aménagement urbain. À l'aide de projet urbain appelé Plan lumière, l'éclairage va suivre une logique différente dans sa disposition et dans son intensité; s'adaptant aux multiples facettes des espaces publics suivant la fonctionnalité et le caractère de l'espace urbain. Problématique du stationnement :
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Les villes sont prises avec la question apparemment insoluble du stationnement : les quartiers les plus attractifs suscitent une demande toujours croissante de stationnement, mais l’abondance de cases nuit à la qualité des milieux de vie. Or, la croissance de l’offre de stationnement s’avère incompatible avec de nombreux objectifs des municipalités, comme la lutte contre l'étalement urbain ou l’essor du transport en commun et des déplacements actifs. Mieux appréhender cette question exige de revoir la place de l’automobile dans la ville, notamment de reconsidérer la quantité et la localisation des cases de stationnement. L’enracinement du stationnement dans les villes Depuis la seconde moitié du 20e siècle, les villes sont aménagées en fonction de l’automobile. La ségrégation des activités et la faible densité du cadre bâti ont accru les besoins de déplacement en automobile et, par conséquent, la demande en stationnement. Rapidement, le stationnement sur rue n’a plus suffi à combler cette demande. Les municipalités ont alors adopté le principe selon lequel chaque activité doit assumer les besoins de stationnement qu’elle crée, par le biais de normes minimales de stationnement pour chaque nouvelle construction.
En parallèle, les organisations, les particuliers et les promoteurs ont fait le même calcul. En dehors des questions financières, le principal critère de localisation d’une activité ou d’un équipement est désormais celui de l’accessibilité routière, dont le stationnement est un ingrédient majeur. Bernardo Trujillo popularise dans les années 1950 la formule « no parking, no business » qui dicte encore majoritairement la localisation des activités socioéconomiques nordaméricaines. Cette hantise du manque de stationnement que partagent les acteurs municipaux et les décideurs immobiliers tire donc l’offre à la hausse. Le stationnement marque aujourd’hui profondément le paysage des villes, mais aussi leur fonctionnement. Les mythes du stationnement Avec le statut d'intouchable qu'a acquis le stationnement au fil des ans, bien poser la question du stationnement suppose de désamorcer au préalable les principales idées reçues à son sujet. Le stationnement, une nécessité Aux yeux de plusieurs, influencés par la croissante dépendance à l’automobile et la formule encore peu contestée du « no parking, no business », le 58
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stationnement est une nécessité et sa disponibilité, à la porte, est primordiale. Cette idée implique une double relation économique erronée entre le stationnement et l’aménagement urbain : l’effet positif du stationnement dans l’économie d’une ville; l’impression de gratuité du stationnement.
La multiplication des commerces dont l’implantation est basée sur l’accès aux voies rapides et l’abondance de stationnement contribue à faire naître et se multiplier des strips commerciales dégradant les milieux de vie. De plus, si l’exercice profite aux grandes entreprises, il appauvrit les rues commerciales centrales (CRE Montréal, 2014), où se trouvent de plus petits commerces aux retombées locales plus importantes. La tarification, une mesure impopulaire | Source : Gaston La gaffe (André Franquin)
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Introduction : Après avoir consacré les précédents chapitres à l’analyse programmatique qui aborda la programmation, le choix du site, le rôle du futur bâtiment dans son site, la liaison entre les activités du bâtiment et celles de son environnement. L’approche architecturale sera consacrée à l’établissement des principes de base concernant les types de relation entre les composantes du projet architectural et le choix du mode selon la trilogie : - L’environnement et la réciprocité en matière d’impact. - Le programme avec ses aspects quantitatifs et qualitatifs. Références conceptuelles, stylistiques et techniques. 25
d'Es Senia, par le plateau de Moulay Abd al Qadir al-Jilani (Moul el Meida), et, au sud-ouest, par une grande sebkha. La ville de Bir El Djir constitue sa banlieue est. Climat Oran bénéficie d'un climat méditerranéen5 classique marqué par une sécheresse estivale, des hivers doux, un ciel lumineux et dégagé6. Pendant les mois d'été, les précipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dégagé. L'anticyclone subtropical recouvre la région oranaise pendant près de quatre mois. En revanche, la région est bien arrosée pendant l'hiver. Les faibles précipitations (420 mm de pluie) et leur fréquence (72,9 jours par an) sont aussi caractéristiques de ce climat.
La ville d’Oran : Situation Oran se trouve au bord de la rive sud du bassin méditerranéen ; elle se situe au nord-ouest de l'Algérie, à 432 km à l'ouest de la capitale Alger. La ville s'élève au fond d'une baie ouverte au nord sur le golfe d'Oran ; elle est dominée à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (429 m d'altitude) qui la sépare de la commune de Mers-el-Kébir. Au sud, elle est bordée par les communes 25
Institut océanographiques. Approche urbaine
Figure 36 localisation de la commune dans la Wilaya d’Oran . Arrondissements et quartiers 60
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Oran est divisée en douze arrondissements également appelés « secteurs urbains ». Chaque arrondissement ou secteur a sa propre antenne communale, administrée par un délégué communal élu qui gère les affaires administratives, techniques, politiques et sociales. Le quartier historique par excellence est Sidi El Houari que l'on appelle aussi « les bas quartiers ». Il est considéré comme « le vieil Oran » et recèle à ce jour l'empreinte des diverses occupations qu'a connues la ville : espagnole, ottomane et française.
Quartier La Calère Basse et La Calère Haute en Espagnol (La Calaira) arrondissements de Sidi El Houari qui est située au pied du Djebel Murdjajo. Ce quartier construit par les Espagnols était un ancien quartier de pêcheurs au centre historique et patrimonial d’Oran détruit en 1980. L’historique d’Oran fait de La Calère le premier quartier d’El Bahia.
Arrondissement historique
L'arrondissement de Sidi El Houari est le centre historique de la ville. Il se situe au nord ouest de la ville, le long du Ras el Aïn, sur les flanc du Murdjadjo et donne sur la Méditerranée. Il porte les traces du passage de plusieurs civilisations : espagnole, turque et française. On y trouve des fortifications espagnoles du XVIe siècle, la mosquée du Pacha du XVIIIe siècle, Cadi Boulahbal, saint patron de la ville, y est enterré dans un mausolée (Goubba) édifié en 1793 par le Bey ottoman « le borgne » qui y a également fait construire son palais.
Figure 37 : Les quartiers et arrondissements d'Oran.
Enfin, on peut y voir l'ancienne préfecture française du XIXe siècle boulevard Stalingrad. 61
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Le développement des villes modernes se fait d’une façon rapide, complexe et parfois indésirable, et comme la plupart des villes et agglomération contemporaines sont des villes industrielles avec des lieus ou les facteurs de production se regroupe dans des ateliers; se processus génère des poches délaissé entre le plus nouveau et le plus ancien tissu urbain, ses poches la dite les friches industrielles urbaines. Selon la définition donnée par l’ADEME sur la friche « situé en milieu urbain, il s’agit d’un terrain bâti, ou non, qui peut être pollué. Sa fonction initiale ayant cessé, le site de taille extrêmement variable demeure aujourd’hui abandonné, voire délabré. Sa pollution réelle ou perçue rend d’autant plus difficile son réaménagement. En conséquence, afin que la friche puisse être aménagée, une intervention préalable sera nécessaire en vue du respect de certaines normes réglementaires et juridiques». Au niveau de la ville d’Oran, sur la limite du 1er boulevard périphérique historique des industries se sont installée et certain ont été abandonné pendant l’évolution de la ville d'Oran c’est le cas du quartier de HAI MENOUER (EX Saint Charles)
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•
Vétuste de la carde bâtie
Fonctionnelle :
Constat :
-
Présence des friches industrielles
St Charles est un quartier péricentral intermédiaire entre le centre ville et la périphérique, situe a proximité de la gare ferroviaire, ayant hérite d’infrastructures industrielles ( hangars, caves)
-
Présence de locaux vétustes
-
Manque des espaces publics, de lieux de rencontre, de communication et de repos
Ce fragment urbain est devenu une poche délaissée marquant des ruptures a plusieurs niveaux : •
Rupture au niveau du paysage urbain : -
Présence d’un long mur du clôture au niveau de la rue SAIM Med et la rue mouloud Feraoun
-
Axes et perspectives bloques.
-
Un déséquilibre entre le centre et le 1er boulevard périphérique
Structurelle : -
•
•
Imperméabilité du tissu, compare avec le tissu du centre ville
-
Une armature viaire avec impasses.
-
Enclavement du quartier.
Morphologie : -
Irrégularité des formes des îlots.
-
Déséquilibre au niveau de la composition parcellaire.
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Saint Charles :
En conséquence, afin que la friche puisse être aménagée, une intervention préalable sera nécessaire en vue du respect de certaines normes réglementaires et juridiques»
Introduction : Le développement des villes modernes se fait d’une façon rapide, complexe et parfois indésirable, et comme la plupart des villes et agglomération contemporaines sont des villes industrielles avec des lieus ou les facteurs de production se regroupent dans des ateliers. Ce processus génère des poches délaissé entre le plus nouveau et le plus ancien tissu urbain, ses poches la dite les friches industrielles urbaines.
Au niveau de la ville d’Oran, sur la limite du 1er boulevard périphérique historique des industries se sont installée et certain ont été abandonné pendant l’évolution de la ville d'Oran c’est le cas du quartier de HAI MENOUER (EX Saint Charles) ou on trouve ce type de problème et la forte présence des Grand Ensemble dans un état de dégradation dont notre thème du projet
Selon la définition donnée par l’ADEME sur la friche « situé en milieu urbain, il s’agit d’un terrain bâti, ou non, qui peut être pollué. Sa fonction initiale ayant cessé, le site de taille extrêmement variable demeure aujourd’hui abandonné, voire délabré. Sa pollution réelle ou perçue rend d’autant plus difficile son réaménagement. 26 26
LES FICHES DEVELOPPEMENT DURABLE DE L’APVF – N° 4 REHABILITER UNE FRICHE URBAINE POLLUEE Article agence de l’environnements et de la maitrise d’énergie
Figure 38 La 3D DU Quartier Saint Charles. Auteur 64
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Situation du quartier Le périmètre d’étude est situe dans la partie est du centre ville d’Oran dont les limites sont : Au nord et a l’ouest par la rue mouloud Feraoun Au sud par la pénétrante de Delémont A l’est par le 1er boulevard périphérique Il est cerne :
Au nord par haï moudjahidine Au sud par Hai Elkhaledia A l’est par les quartiers bel air et st-Eugene. A l’ouest par les quartiers st-pierre et plateau (St-Michel).
qui délimite avec les voies tertiaires des îlots surdimensionnés de forme rectangulaire Le 1er boulevard peripherique Le premier bd périphérique est un axe principalement a caractère administratif a l’échelle régional caractérise par l’implantation des grands équipements ( lycée technique , CFPA, DDS…) avec quelque habitat collectif notant principalement la cite de mira chaux et Sémiramis ayant une hauteur imposante de R+13 a R+17 successivement la façade urbaine se trouve déséquilibrée par l’existence des hangars au niveau de l’aboutissement en revanche les équipements ont des cours de grandes surfaces.
Les axes structurants : notre zone est limitée par deux barrières physiques qui sont : le 1er boulevard périphérique et la voie ferrée, cette dernière a crée une imperméabilité du tissu urbain ce qui a cause par la suite l’enclavement du quartier. La rue Mostaganem qui constitue l’épine dorsale du quartier est l’élément majeur structurant la zone d’étude avec la présence des axes secondaires tel que la rocade Saim Med, la rue Bouhaous Med et la rue Adda AEK
Figure 39 1er boulevard Périphérique. Auteur 65
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La rue de mostaganem La rue de Mostaganem est l’artère principale du quartier, reliant le centre ville avec sa périphérie est vue dans sa totalité comme un axe abritant principalement une activité commerciale englobant la vente de tout ce qui est ( électricité, quincaillerie, matériel…) mais cette activité perd sa force au niveau de note quartier puisque on note une dominance d’habitat intègre qui varie entre R+1 et R+ 3 avec quelques ponctuations incarne par des tours de R+12 jusqu’ au R+17, sans oublier la présence de quelques équipements .L’intersection avec la rocade de Saim Med a crée un nœud encombre par la circulation
Figure 40 La rue Mostaganem Auteur
La rue Bouhaousse Mohamed Constitue d’une voie à double sens de 10 m de largeur caractérisé par l’implantation de deux rangées d’arbres. On note un changement d’image urbaine, cette partie d’espace est dense, son paysage et stérile et sa fréquentation est faible. une discontinuité visuelle par le mur de clôture tout le long de l’axe rendre le parcours monotone.
Figure 41 La rue Bouhaousse Mohamed Auteur 66
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Evolution Historique : (secrets de la terre) Une ville qui commence à être travaillée par ses ravins ; parmi lesquelles Saint Charles est trouvé à l’extrémité du ravin blanc
- Le ravin est considérer comme le lien entre le centre ville et notre zone d’étude La disparation de la barella et la naissance d’une nouvelle muraille en trait rouge continue sur la carte , une partie existe encore près du siège de la wilaya comme nous pouvons le voir dans la photo Les laissons de la ville aux agglomérations voisines (entrait bleu sur la carte) sont devenues les axes structurants de la ville Les axes structurants du tissu urbain convergent tous vers la place d’armes Le port prenant un rôle commercial important , une ligne ferroviaire le reliant au plateau qui porte notre zone d’étude est déjà réaliser 28
1 – Le Ravin de Raz el-Aïn 2 – Le ravin de l’Oued Rouina 3 – Le ravin de la Mina 4 – Le ravin de la Cressonnière 5 – Le ravin Blanc Si on regarde attentivement la carte, on remarque que Oued Rouina sépare le plateau de Karguentah (où se trouve le petit ravin de la Mina et la gare) du plateau sur lequel sont construits Château-Neuf et la place d’Armes27 Evolution Historique : (structuration)
Le quartier Saint Charles est formé entre 1917 et 1925 et parachevé à partir des années 50.
- La structuration de la ville d’Oran pendant basée sur une trame en damier ou la concentration du bâtie était fait tout au long de ces ravins
Ce site constitue une zone de transit vers les faubourg de la périphérie de Saint Eugène, Delmonte,, Cavaignac et BelAir.
- Les ravins sont les axes structurant de la ville d’Oran .
Ce quartier est né après le rasage de l’enceinte de 1866 ,avaient permis d’opérer ,vers cette époque la soudure
27
source : Oran des années 50 28
source : livre (René Lespés
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entre la zone intra-muros(le centre ville d’Oran) et les village extra-muros (village périurbain).
( casernes ) qui constitué une rupture morphologique dans le tissu urbain
Donc cette zone est considérer comme une zone de transit entre le village périurbain nommée le faubourg et le centre ville ou la ville intra-muros.
une trame qui ne ressemble pas de l’actuelle
1908 : Les premiers travaux pour la création d’un réseaux de chemin de fer et la gare fut ouverte au public en 1913.
1880 : La construction de la gare marchande et de nombreuses constructions d’habitation (maison de maître) La voie du chemin de fer ainsi que les voies express du Ravin Blanc, en plus des activités d'entrepôts vides et d'unités de fabrication qui se concentrent dans la partie Est de la zone du quartier Haï Menouar. 1890 : Une histoire qui marque la division et l’émergence de deux identités différentes entre la partie intra muros et la partie extra muros On remarque le tracé du muraille
Des constructions isolées
La zone de Bel Air est complètement vide , ce vide est justifié par la présence des servitudes militaires
Figure 42 Le rasage de l’enceinte et la création du premier boulevard périphérique . archive La destruction de la 3eme muraille et la création du 1er boulevard périphérique, dans le but d`assurer la liaison entre les quartiers périphériques et le centre ville. 68
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Malgré la barrière que constituait le chemin de fer à une extension de la ville, l'urbanisation de ce site allait créer la communication avec les faubourgs périphériques. En effet Très vite plus tard ce quartier prend forme par le biais des constructions à usage d'habitation et d'activités le long des axes principaux
la présence d’une muraille sur les tracés du ravin blanc et actuellement c’est le premiers boulevard périphérique
1951 : la réalisation de constructions modernes telle que monte Carlo, Sémiramis et quelques équipement a l’échelle de la ville : CFPA, lycée technique et la poste de St-Charles 1953 : Après l’ouverture du premier boulevard périphérique les autorités françaises on décidé de réaménager le boulevard ainsi les quartier faubourg qui le limite suivant le plan de Constantine. réalisation d’un viaduc important de st Charles sous la rue Bruix jusqu'à la place hoche et enfin un cheminement du train qui descend vers le port.
Figure 43 La construction de la gare marchante et de nombreuses maisons de maitres
Étude comparative 1886 Des ilots à grandes surfaces La rue Mostaganem est existe la présence de quelques friches industrielles
Figure 44 La réalisation des constructions modernes tel que Bruix et le monté Carlo et quelques équipements à l’échelle de la ville
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A l’observation des tracées parcellaire , le premier constat qu’on peut faire est la diversité formelle des ilots Le découpage parcellaire des ilots est le résultat du tracé viaire La rue Mostaganem est existe La création du le premier boulevard périphérique dont le but d’assurer la liaison entre le centre-ville et les autres quartiers un réseau ferroviaire La concentration de l’industrie
Figure 45 photo qui représente qu’il n’y a eu aucun changement sauf la réalisation de la ligne du tramway
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Morphologie du quartier : La zone d’étude fait partie du plateau d’Oran. Il se présente sous un forme irrégulière avec une pente de 2.60%, un talus important au niveau de la partie Nord et Est de Haï Tafna. Les altitudes varient entre les courbes 85m et 115 m.
Les places : « La place constitue le premier type d’espace urbain » cette notion n’est malheureusement pas respecté car on note une insuffisance dans le nombre de place qui est la place Mustapha ben Brahim, cette lacune au niveau des places a influé négativement sue les espaces verts qui sont cantonnées au niveau de la périphérie ou dispersés d’une façon anarchique. 29
La structure urbaine : Les axes structurants notre zone sont : Le 1er boulevard périphérique et la voie ferrée, cette dernière a crée une imperméabilité du tissu urbain ce qui a cause par la suite l’enclavement du quartier. La rue Mostaganem qui constitue l’épine dorsale du quartier est l’élément majeur structurant la zone d’étude avec la présence des axes secondaires tel que la rocade Saim Med, la rue Bouhaous med et la rue Adda AEK qui délimite nt avec les voies tertiaires des îlots surdimensionnés de forme rectangulaire. Les impasses :
Figure 46 vu panoramique sur une partie de la zone d’étude. Auteur
Les impasses existent sont la résultante de l’enclavement des plans d’aménagement.
29
Mémoire de fin d’ étude 2006
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Système de circulation 1-Circulation mécanique: Une forte présence de l’automobile au niveau de 1er bd périphérique qui ne correspond pas au centre-ville, 2-Circulation piétonne: •
La négligence des proportions de trottoirs là que l'épaisseur n'est pas pris en considération
•
Des trottoirs mal-fait et manque de quelque uns .
•
Manque des voies réservées aux cyclistes
Figure 47 le passage Mostaganem.Auteur
du
tram
sur
la
rue
Objectif: absorber la nuisance et le flux mécanique requalification de la route en réduisant les dimensions de l’axe mécanique Élargir et créer des voies piétonnes bien fait Interdire le stationnement des véhicules sur le trottoir
Figure 48 étroitesse des rue et des trottoirs. Auteur 72
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Les éléments composants construits Typologie des ilots :l’îlot dans son ensemble est devisé en une périphérie et un intérieur, il est de les îlots surdimensionnés de la ville de forme rectangulaire par rapport a la trame urbaine de la ville qui varie entre 2000 m2 et 9000 m2 l’opposé de notre zone qui comporte une variation d’îlot de 2000m2 a 52000m2 par rapport a une surface total de 25,9 hectares . Des cours interne pour la servitude et le dégagement avant les hangars et les équipements plus impotentes les cours interne et la présence des multiples hangars, impasses et un dégagement qui adonné la naissance a l’implantation d’une habitat collectif de grandes hauteur Il n’y a pas de cours internes mais la largeur d’ilot donne la servitude a un seul coté facile la cours intérieur est une paramètre nécessaire pour l’ouverture et la fonctionnalité des parcelle intérieur d’ilot ilot de forme irrégulière situé a l’intérieur du quartier sur la rue de Mostaganem, des impasses plus importantes
Cours privées Les cours privés qui se trouvent dans les maisons individuelles sont à l’échelle de l’habitation ou au milieu, elles sont parfois aménagées en jardin Cours semi-privées Les cours semi privées se trouvent au milieu des immeubles et sont utilisés comme des espaces de jeux ou parking. Cours d’équipements Les cours des équipements ont des grandes surfaces permettent le stationnement des véhicules de fonctions (camions). Cours d’hangars Les cours des hangars ont une surface importantes puisqu’’elles sont utilisés comme des dépôts mains maintenant sont délaissées. L’îlot dans son ensemble est devisé en une périphérie et un intérieur. La périphérie dense est liée directement a la rue comprise comme le lien des échanges et comme l’espace de
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présentation régi par des codes l’intérieur de l’îlot est au contraire une zone éloignée de la rue » Etat des lieux : Les caractéristiques du quartier St Charles est un quartier péricentral intermédiaire entre le centre ville et la périphérique, situe a proximité de la gare ferroviaire, ayant hérite d’infrastructures industrielles ( hangars, caves) Deux type d’hangars: I. II.
Fonctionnel (dépôt ou usine) mais certain fonction son polluante (sonore ou climatique ) Friche: 1.
2.
avec une structure en récupérable: a.
bois
b.
Métallique
Avec une structure non récupérable: des ruine des mure en pierre d’un épaisseur plus de 50 cm
Ce fragment urbain est devenu une poche délaissée marquant des ruptures a plusieurs niveaux : 1- structurelle :
imperméabilité du tissu, compare avec le tissu du centre ville , une armature viaire avec impasses. , enclavement du quartier. 2-morphologie : surdimensionnement des îlots. , déséquilibre au niveau de la composition parcellaire , insalubrité des îlots 3-fonctionnelle : présence des friches industrielles ( source de nuisance) ,manque des équipements administratifs et commerciaux définissant le quartier et aussi présence de locaux vétustes , manque de lieux de rencontre, de communication et de repos 4-rupture au niveau du paysage urbain : présence d’un long mur du clôture au niveau de la rue SAIM Med , axes et perspectives bloques. le terrain qui contient de voirie principales (rue Mostaganem), et 1er boulevard périphérique , secondaires et tertiaires qui ont été présenté de manière anarchique ce qui a résulté des ruelle étroites Pour cela on propose de réaménager le site en créant des voies et en respectant les préexistantes afin de rassurer la hiérarchie
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L’origine du terme friche L’origine de terme friche : provient du monde agricole ou le terme désignent la terre non cultivée dans un cycle de jachère (friche). Aujourd’hui toute chose inutilisée depuis un certain temps, dont le potentiel n’a pas été développé. Les différents types de friches : Friche urbaine : Ce sont les quartiers industriels très anciens, abandonnés après la faillite d’usine ou pour des raisons de dépeuplement dans certains secteurs en crise Friche sociale en agriculture : La friche sociale provoque aussi l'abandon du patrimoine bâti ; les fermes et hameaux abandonnés tombent en ruines lorsqu'ils ne sont pas rachetés par des résidents secondaires, les villages sont progressivement abandonnés, désertés ou connaissent à tout le moins une régression démographique marquée.
Figure 49 friche industrielle a Saint Charles Oran. Auteur
Les friches industrielles : sont d’anciens sites industrielles laissant l’abandon suite a la fermeture ou au départ de l’usine qui y était implanté.30 Figure 50 friche industrielle a Dijon – France 30
site web : patrimoine industriel
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Lecture fonctionnelle : La zone étudiée englobe généralement trois types de constructions, l’habitat individuel et du collectif ; divers équipements joignant le commerce, l’éducation, l’administration et le sanitaire, vue la configuration historique du site qui a fait qu’il abrite 35,5 d’hangars qui sont exclusivement réserves au dépôt et a la vente et ceux qui sont désaffectés.
Equipements et services équipements joignant le l’administration et le sanitaire,
commerce,
l’éducation ,
Le caractère commercial du site est accentué par la rue de Mostaganem qui abrite principalement des magasins de vente de matériaux électriques , le 1er boulevard périphérique est a caractère administratif puisqu’il contient des édifices notable comme le DDS,ENTV, la casoran et le CFPA . Le quartier possède une grande surface de réserve foncière, à savoir Les friches En effet, un projet d’extension du centre ville concerne cette zone.
Figure 51 tableau représentant différent d’équipement et leurs nombres. Auteur
types
Le potentiel principal du quartier consiste dans la possibilité d’urbanisation de la friche
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Quels aménagements et équipements peuvent favoriser la convivialité et développer des liens sociaux ? ♦ Aménagements : - Des aires de jeux pour adolescents, -
Du mobilier urbain : bancs publics
- Des trames viaires vélos et piétons, -
Des
espaces
verts
ou
une
trame
verte
Figure 53 la direction de santé . Auteur
Figure 52 le CFPA : Centre de Formation Professionnelle et de l'Apprentissage
Figure 54 le bâtiment Monté Carlo . Auteur 77
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Traiter le patrimoine bâti dégradé : Un état de vétusté très avancé. Il semble donc primordial de poursuivre les opérations de réhabilitation du bâti sur ce secteur
Figure 56 friche industrielle . AuteuR
Figure 55 Maison de maitre
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Figure 57 une des friches industrielle de la zone d’étude État des hauteurs: La zone est composé de plusieurs bâtiments variables en hauteur : R +14 et R+ 16 niveaux pour les immeuble à usage. RDC et R+2 concerné l’habitat individuelle et les unités industrielles , ce qui engendre une rupture dans la silhouette urbaine
Figure 59 vu aérienne qui montre différentes hauteurs existantes
Figure 58 le plus haut bâtiment du quartier Monté Carlo. Auteur
Figure 60 prise de vu d’un immeuble vers la zone d’études
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État du bâti Généralement le bâti est partage entre le vétuste et le conserve ; il se devise en deux , la majorité sont des maisons individuelle de type coloniale et le reste est exceptionnellement compose de hangars, alors que les constructions en bon état regroupent tout ce qui est habitat collectif et équipements – Population attendue Le volume de la population attendu est estimé sur la base d’un taux d’occupation par logement de 6 personnes. Soit Désignation
Population
Objectifs : Faire de ces quartiers une zone de couture et non rupture dans la ville Rependre à la problématique du transfert de l’industrie a la périphérie Adopter une approche de durabilité dans la zone, adopter les solutions de mobilité douce surtout avec la présence du tram Notre travail consiste au premier lieu par la projection d’un nouveau tram viaire Projection de deux axes distincts au milieu de notre projet
Logement existant
2969 logts
17814 habts
Logement projeté
1297 logts
7784 habts
Total
4266 logts
25596 habts
Ouverture de tous les impasses existants pour permettant la libre circulation Création des boulevards au sein même du quartier pour diminuer la pression des flux sur les axes principaux de la zone
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Figure 61 tableau montrant les points faibles et les points fort du site
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Premier exemple thématique : LES HAUTES FORME C. DE PORZAMPARC Paris:Dans les années soixante, il était planifié qu’une grande partie de Paris serait rasée, pour reconstruire les quartiers. Le XIIIème arrondissement, où se situe cet ensemble, fut lui ainsi totalement transformé.
Ce projet a représenté très vite un manifeste démontrant comment une architecture contemporaine peut composer et jouer avec la ville existante.
Dans les années soixante-dix, l’idée de la table rase fut abandonnée, la hauteur des immeuble limitée, et sur ce terrain en impasse, un concours fut organisé par la Régie Immobilière de la Ville de Paris et le Plan Construction, qui, au sein du Ministère de l’Équipement, avait organisé une sélection des jeunes architectes (le Programme Architecture Nouvelle). Lors de ce concours, au lieu de projeter un seul bâtiment, Christian de Portzamparc propose la traversée d’une rue, une place et un ensemble de plusieurs petites tours et immeubles. Malgré la densité, nulle claustrophobie. De chaque lieu et chaque logement, visions proches et lointaines se combinent. Grâce au rythme des façades, aux arbres en pleine terre, à la rue, et son ouverture sur la ville, c’est un paysage architectural intérieur, calme, lumineux, qui est offert aux 210 logements.
Figure 62 plan de masse du quartier des hautes formes
Après le concours de la Roquette (Paris, France), l’architecte réalisait ici, en grand, son travail sur le vide, sur l’espace défini entre les bâtiments. 82
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Figure 63 la porte urbaine du quartier des hautes formes Après son château d’eau de marne la vallée, la première réalisation habitée de c. De porzamparc: les hautes formes, fut terminée en 1979… A l’époque ce fut la révélation dans le milieu de l’architecture française. Une parcelle urbaine, une réponse urbaine …un morceau de ville. « …il fallait créer un spectacle architectural intérieur, autre, aéré, lumineux, non claustrophobe, pas écrasé par les 16 à 30 niveaux avoisinants.En ville aussi, la vue c’est la vie : cela veut dire dispositions optiques précises, lumières et reflets, traces des échappées, etc. » 31 « Ch de Portzamparc ne cherche pas à composer un édifice unitaire mais plutôt à définir un ensemble fait de polarité multiple où sera sensible ce qu’il nomme une critique amoureuse de l’architecture moderne. Que dire de plus, je sais que j’ai tout de suite trouvé ce projet incroyable… j’apprécie aussi toujours les architectes qui relient les espaces tout en les différenciant …Ceux qui mènent les personnes de l’inconnu au chez soi d’une manière riche, variée… comme peut le faire d’autres archis comme H. Gaudin ou C. Furet. Des architectes qui tissent et qui relient …tout en étant affirmé dans leur architecture .. comme quoi
Figure 64 plan de l’étage courant
PROGRAMME :6 bâtiments – 209 logements sociaux – en association avec Georgia Benamo CLIENT : Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP)
31
Ch. De Portzamparc ( extrait biblio editions IFA Electa Moniteur 1984)
SURFACE : 11 460 m² 83
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Principe de l’ilot ouvert : •
Des bâtiments autonomes ,non identiques.
•
Des hauteurs diverses mais fixés par des lois.
•
Des façades alignées sur la rue.
•
Des retraits ; des ouvertures , des cours intérieurs . Figure 65 développement de la forme de l’ilot
L’Architecture contemporaine peut composer et jouer avec la ville existante. Il représente la première réflexion sur le thème de l’îlot ouvert qu’il développera dans les années quatre-vingt On travail sur le vide, sur l’espace défini entre les bâtiments L’idée de la table rase fut abandonnée, la hauteur des immeuble limitée, et sur ce terrain en impasse
Figure 66 principes de l’ilot ouvert dans de quartier des hautes formes. Paris 84
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Deuxième exemple thématique : Immeuble "la Barre 200" à Lyon - La Duchère (69) Adresse de l'opération : 200 à 209 avenue Marcel Cerdan 69009 LYON Maître ouvrage : OPAC du Grand Lyon Année de livraison : 2005 D'architecture massive et répétitive, le bâtiment nécessite une réhabilitation globale qui puisse amener les habitats aux derniers standards de confort, améliorer la sécurité, moderniser et revaloriser l'image de l'immeuble.
Figure 67 photo de la barre200. Lyon
Nature du programme : Réhabilitation des 130 logements ,démolition mécanique en site occupé (32 logements), Démolition par foudroyage (162 logements),Restructuration et requalification architecturale, Construction neuve (30 logements). Les parties communes restructurées sont plus sécurisées. réunir les habitants autour d'un cœur de quartier accessible Figure 68 plan de masse initial avant l’intervention Types d’intervention : 85
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Les 130 logements existants conservés sont entièrement refaits à neuf en prenant en compte au maximum des besoins exprimés par des habitants .Les nouvelles installations permettent de gagner en confort et en efficience thermique. Ouvrir le quartier à la fois vers Vaise et vers l'Ouest de l'agglomération et ouvrir l'offre de location par des produits diversifiés et la possibilité d'accueillir de nouveaux habitants Les techniques d’industrialisation permettent de construire vite, à coût réduit, avec des éléments préfabriqués assemblés sur place .Les entrées donnent désormais sur rue avec, au rez-dechaussée, deux loges de gardien
Figure 69 plan de masse après l’intervention
Figure 70 plan de masse final de la barre 200
Figure 71 coupe explicative de l’intervention
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Figure 72 la barre 200 après l’intervention
Figure 73 zoom sur les détails de l’immeuble
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Troisième exemple thématique : Galerie de l’Arlequin .Grenoble, Isère Maître d’ouvrage : Actis /Architecte : l’Atelier 127 Entreprise générale : Demathieu & Bard Ascensoriste : Ascenseur Service Programme : rénovation en conception-réalisation en vue de l’amélioration énergétique et de la résidentialisation d’un ensemble immobilier à vocation sociale, représentant 620 logements sociaux Surface : 55 29 m2 SHON / 48 78m2 /État : concours en 2013
Figure 74 l’immeuble avant l’intervention
Approche HQE : isolation extérieure des façades, choix des matériaux de construction raisonné, remplacement des menuiseries extérieures, optimisation des apports lumineux extérieurs
Figure 75 traitement de la façade après l’intervention 88
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Figure 76 plan de l’étage courant avant l’intervention
Figure 78 vu du quartier de l’intérieur
Figure 79 Grand Ensemble Monté Carlo. Auteur Figure 77 plan de l’étage courant après l’intervention 89
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Quatrième exemple thématique : Remodelage la barre Diderot : Projet architectural : Argenteuil se situe au nord-ouest de Paris dans le Val d’Oise. C’est l’une des treize villes de France à avoir signé un Grand Projet Urbain avec l’Etat. Une barre en forme de L ferme la dalle au nord, place Denis Diderot. Les entrées seront transférées allées Paul Eluard où atterrit l’autre flanc du bâtiment. L’espace devant l’immeuble, place Diderot, deviendra un lieu privatif où des jeux pour enfants seront installés. Le bâtiment sera profondément transformé avec l’ajout de constructions neuves. L’ensemble passera de 120 à 142 logements.
Figure 80 la barre avant l’intervention
Figure 81 la barre après l’intervention
Figure 82 la barre après l’intervention 90
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Le remodelage de la barre Diderot a donné le ton d’une variété des possibles en matière de remodelage. Cette expérience a prouvé qu’une métamorphose de l’habitat sur dalle est non seulement nécessaire, mais encore possible. En cela le remodelage de Diderot est exemple
Figure 83 les plans la barre après et avant l’intervention
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Conclusion : Au vu de toutes les orientations et éléments cités tout au long de l’analyse, on peut dire qu’Oran avec toutes ses potentialités et atouts souffrent néanmoins de plusieurs problèmes. En sa qualité de métropole, Oran se doit de suivre et de se mettre sur les rails du développement tout en prenant en compte les éléments de son propre territoire, c’est-à-dire l’émergence de nouveaux acteurs économiques, le nouveau contexte énergétique, le rôle toujours croissant des nouvelles technologies, l’insécurité mondiale, l’enjeu des nouvelles émigrations sub-sahariennes qui sont autant de défis auxquels nous devons nous adapter. Oran doit aussi jouer pleinement son rôle de métropole régionale car elle est la plus grande ville de la région en termes de démographie, d’activité économique et de surface. Ce fragment urbain est devenu une poche délaissée marquant des ruptures à plusieurs niveaux : •
Imperméabilité du tissu, compare avec le tissu du centre ville •
Une armature viaire avec impasses • •
Surdimensionnement des îlots.
• •
Enclavement du quartier.
Présence des friches industrielles
Manque de lieux de rencontre, de communication et de repos •
Axes et perspectives bloqués
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L’intervention Les éléments du diagnostic traduisent les fortes potentialités des quartiers Saint Charles qui se trouvent aujourd’hui dévalorisé, à l’issu de l’analyse élaborée au préalable a nous effectuerons des propositions d’aménagement qui auront pour objectifs : • De permettre la redynamisation des activités économiques et culturelle en cohérence avec le développement du quartier. • Rendre ce fragment plus attractif et plus dynamique à travers l’espace public apportant une porosité sur les ilots pour une nouvelle centralité pour le quartier. Notre porte feuilles foncier résulte de la récupération d’ilots restructurés composée à partir : • Des friches industrielles désaffectées • Des espaces abandonnés • Des bâtiments en état de vétusté très avancé Nous proposons la désaffectation de quelques friches industrielles ; où il y aura la projection de deux immeubles à usage mixte ainsi qu’une nouvelle place, jardin et air de jeux. les espaces publics représentent le nouveau poumon du fragment d’étude.
Figure 84 fonciers récupérés 93
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Programme :
Espace public Surface Espace public ouvert Esplanade intérieur de l’immeuble (1) Esplanade intérieur de l’immeuble (2) Les jardins intérieurs Espace public couvert: Commerces hypermarché Salle de sport Bibliothèque Restaurants et cafétéria Salon de dame Bureaux
Surface Totale (m²) 440 170 870
Habitat intégré Bâtiment (1) F2 F3 F4 F5 Bâtiment (2) F2 F3 F4
Unité
Surfaces
11 11 11 11
114 150 167 228
04 13 14
120 m² 140 m² 160 -180 m²
F5
05
200 m²
F6
03
240 m²
585 540 215 120 684 180 7400 94
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L’implantation :
La projection des immeubles de notre projet ce fait selon : -L’orientation. -Les bâtiments existants. -La nouvelle extension des voiries.
Figure 85 schéma des principes de la zone d'étude 95
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L'aménagement extérieur regroupe toutes les techniques pour aménager l'extérieur des bâtiments. Cet art complète celui de l'aménagement intérieur. Chose qu'on a appliqué sur notre site d'intervention a saint Charles pour la faire sortir de son isolation causée par le manque d'espaces extérieurs
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Notre rôle autant qu'architecte s'est basé sur la projection des – allées, cours, pelouse, fleurs, arbustes, mosaïque – et l'architecture urbaine fondent des arts pour améliorer la beauté du paysage.
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L'aménagement extérieur permet de mettre en valeur le patrimoine privé et public. La valorisation du patrimoine immobilier ou urbain peut maximiser le prix au mètre carré tout en améliorant la beauté des lieux de vie. La partie de l'image av ec l'ID de relation rId283 n'a pas été trouv é dans le fichier.
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Conclusion générale :
le quartier de saint Charles fait l’objet d’un Grand projet de ville a renouveler et améliorer . Reposant sur un programme de démolition‐reconstruction, le dispositif vise à réduire la part des logements sociaux et à diversifier l’offre immobilière à l’intérieur de ces territoires marginalisés, afin d’y encourager la “mixité sociale”. Si le renouvellement urbain suppose l’instauration d’un nouveau mode d’habitat et induit la fabrication d’une nouvelle catégorie d’habitants, comment se recompose l’habi‐ter dans un tel contexte de mutation ? Malgré l’intention politique de lutter con‐tre les processus d’exclusion qui touchent des populations vivant aux franges de la ville, l’appréhension du contexte local de saint Charles , dans une perspecti‐ve tant synchronique que diachronique, a permis de révéler la reconstitution de frontières symboliques à travers des formes complexes de réinterprétation et de résistance. Notre étude sur le quartier saint Charles et plus précisément les deux grand ensemble "Bruix" et " monté Carlo " entend montrer en quoi l’expertise anthropologique peut contribuer à éclairer ou anticiper des situations potentiellement conflictuelles, notamment lors de la mise en œuvre d’un projet urbain bien étudié et adapté aux besoins des habitants et aux besoins de la ville et créer la mixité sociale après que la composition sociale de la population des grands ensembles s’est transformée . Les couches moyennes et supérieures quittent les grands ensembles dès les années 1970. Elles sont remplacées par des catégories plus modestes L’analyse rétrospective de la mixité sociale dans les grands ensembles strasbourgeois s’est conclue sur un paradoxe. Les autorités publiques locales ont « contribué » à la spécialisation d’une partie du parc des grands ensembles, alors que la lutte contre la ségrégation spatiale et la promotion de la mixité sociale ont été la priorité des mêmes autorités locales pendant des décennies. Ce paradoxe, loin de disparaître, risque de persister avec l’application des mesures actuelles de renouvellement urbain. On peut même dire, en forçant le trait, que cette ségrégation spatiale est la condition sine qua non de la réussite des projets visant à introduire de la mixité sociale dans les grands ensembles. Ce n’est qu’au prix de l’éviction de ménages modestes que les projets peuvent atteindre leur objectif. Et ces ménages modestes ont une forte probabilité d’être contraints à demeurer dans une partie du parc social non réhabilité, en raison de la faible production de logements sociaux neufs qui leur sont destinés dans le cadre des reconstructions hors site des projets ANRU et du niveau de construction globale du logement social dans la CUS. L’exemple strasbourgeois témoigne ainsi de la difficulté d’appliquer à l’échelle locale les injonctions nationales de mixité sociale. Le risque d’une aggravation de la situation initiale, lié à la fragmentation du parc social, n’est pas spécifique au cas strasbourgeois. D’autres projets de rénovation urbaine encourent le même risque 101
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Références : Les termes ci-dessous sont utilisés de manières diverses et variées, et souvent l'un pour l'autre. Il n'y a pas de définitions précises et reconnues. On trouve ici leur sens opérationnels les plus courants. Ces définitions permettent surtout de distinguer chacun de ces termes de manière cohérente d'un point de vue pratique. Archives Départementales du Val-de-Marne, le nouveau journal d’Orly "n°113, Mai 1987. Zancarini-Fournel, Michelle, « Généalogie des rebellions urbaines en temps de crise (1971-1981) », in Vingtième Siècle,. 2004/4 n°84, page 124 BOSON, Christian, , Université de Nice ; UFR Espaces et cultures, 1989 COING, Henri, Rénovation urbaine et changement social îlot 4 (Paris 13ème), Paris, Les Editions Ouvrières, 1966, 296 pages. dit Trame verte et bleue en France). Toussaint, Jean-Yves et Zimmermann, Monique (dir), Projet Urbain, ménager les gens, aménager la ville, Ed Mardaga, Collection « Architecture + Recherches », 1998, 201 pages « Rapport Brundtland » [archive] [PDF], sur Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (consulté le 9 décembre 201 La mesure du développement durable selon les critères de la Global ReportingInitiativeintègre des indicateurs de
gouvernance au même titre que les indicateurs écologiques, sociaux et économiques La déclaration de Rio sur l’environnement et le développement durable, Conférence des NU, Rio de Janeiro, 3-14 Juin 1992
L'origine de cette phrase est souvent présenté comme un proverbe amérindien, comme en atteste ce débat [archive] et cette discussion archivée [archive] Jean-Christophe Mathias, Politique de Cassandre - Manifeste républicain pour une écologie radicale, Sang de la Terre (« La pensée écologique »), 2009 Voir à ce propos, Belkhemsa, Belkacem, une nouvelle manière de penser la ville à travers le projet urbain, cas de Barcelone, Lyon et Alger, mémoire de magistère, Alger, EPAU, décembre 2008. Ingallina, Patrizia, Le projet urbain, Paris, puf (collection : Que sais-je ?), 2ème édition, 2003, 127 pages Toussaint, Jean-Yves et Zimmermann, Monique (dir), Projet urbain, ménager les gens, aménager la ville, Ed Mardaga, Collection « Architecture + Recherches », 1998, 201 pages. Ingallina, Patrizia, Le projet urbain, puf (collection : Que sais-je ?), 2ème édition, Paris, 2003, 127 pages ; 102
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Nous nous contentons de résumer les chapitres (1, 3, 4) qui nous intéressent Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, Rapport sur l’état et l’avenir de l’environnement 2000, Algérie, 2000 1 SWOT : Strengths, Weaknesses, Opportunities et Threats Belkhemsa, Belkacem, « une nouvelle manière de penser la ville à travers le projet urbain, cas de Barcelone, Lyon et Alger », mémoire de magistère, Alger, EPAU, décembre 2008 ;
Institut océanographiques. Approche urbaine Mémoire de fin d’étude 2009. LES FICHES DEVELOPPEMENT DURABLE DE L’APVF – N° 4 REHABILITER UNE FRICHE URBAINE POLLUEE Article agence de l’environnements et de la maitrise d’énergie Oran des années 50 livre (René Lespés) Mémoire de fin d’ étude 2006
théoricienInoueMitsuo appelle « l’espace mouvement ».
Espace public européen : histoire et méthodologie European public spaces: history and methodology ; Colloque international Paris, 9-10 octobre 2014 - 9-10 October 2014 Code de la voirie français Voir « Public/privé : la (re)distribution des rôles dans la production des espaces publics à Paris et à Berlin » [archive], Métropoles, n°8, 2010 et « La diversité des processus de privatisation de l’espace public dans les villes européennes »
Stéphan Caumet et al., « Référentiel technique RENOUER »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), outils règlementaires fonciers, fiscaux, contractuels, favorables au renouvellement urbain et écologique en milieu rural, Espaces naturels régionaux (ENRx), 2014. Espaces naturels régionaux, Renouvellement des centrebourg et des villages, une démarche engagée!, Espaces naturels régionaux, coll. « journal », 2015 (lire en ligne [archive]). Sylvaine Le Garrec, Le renouvellement urbain, la genèse d’une notion fourre-tout, Paris, Plan Urbanisme Construction Architecture, février 2006, 92p. Pôle de compétence en urbanisme à Lyon, Bibliographie « Patrimoine et renouvellement urbain », Lyon, Ed du Certu, mars 2006, 58p. CERTU, Renouvellement urbain - Tome 1 et 2 : Tome 1 Analyse globale et thématique / Tome 2 Fiches d'opération, CERTU, septembre 2004 (ISBN 2-11-094104-9). 103
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Olivier Piron, Renouvellement urbain, PUCA, juillet 2002 (ISBN 2-11-085652-1). Robert, L. (1972). La rénovation urbaine et la stratégie fiscale des municipalités. Sociologie et sociétés, 4(1), 5582. Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, Et si l'on redessinait l'urbanisme ensemble : la médiation artistique au service du renouvellement urbain, Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, coll. « guide technique », 2015 (lire en ligne [archive]).
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