Au cours des années 1960, dans un contexte de remise en question des grands ensembles, le concept de l’habitat intermédiaire, oscillant entre habitat collectif et habitat individuel devient le symbole d’une métamorphose de « l’habiter ». Encouragé par l’État, il connaît ses heures de gloire jusqu’à la fin des années 1970, pour tomber petit à petit dans l’oubli. Il faudra attendre les années 2000 et l’émergence d’une pensée environnementale pour que l’on s’y intéresse à nouveau. Construire avec l’existant devient un enjeu majeur pour limiter l’étalement urbain. Malgré ce regain d’intérêt, l’habitat intermédiaire reste méconnu. Il est nécessaire d’analyser les opérations pour en tirer les points importants et proposer des projets légitimes pour les réactualiser.