Les espaces périphériques,
Ce sont ces espaces aussi rigides que colorés,
Ceux que l’on aperçoit depuis la rocade, l’autoroute,
Ceux où l’on se réfugie mécaniquement le samedi pour faire ses courses,
Ceux dans lesquels on se perd accidentellement,
Le chemin semble alors infini et encombré d’obstacles...
Ces espaces, nous ne leur prêtons pas vraiment attention, nous sommes plutôt poussés à les juger hostilement : ils ne correspondent en aucun cas aux critères de beauté conventionnels... Ils sont fonctionnels, cela suffit.
Face aux problématiques contemporaines, qu’elles soient d’ordre social, environnemental ou politique, il apparaît urgent de penser autrement la ville, de voir au-delà de ses limites artificielles. Une nouvelle manière de regarder, d’habiter et de consommer doit être envisagée.
La première étape serait d’apprivoiser ces espaces oubliés, de cultiver un nouveau regard sur la périphérie, d’en expérimenter les possibles pour la rendre dans un second temps fertile...