Samhain Samhain
Le Nouvel An des sorcières
Célébrezvotre premiersabbat Célébrezvotre premiersabbat
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Célébrezvotre premiersabbat Célébrezvotre premiersabbat
Les sabbats sont les grandes célébrations qui suivent le rythme de la nature et des saisons, et appuient nos intentions magiques. Ainsi, une célébration pleine de vie et de renaissance comme peut l’être Ostara nous invitera à faire des rituels magiques : sur l’évolution d’un projet par exemple.
Cette partie sur les sabbats était déjà présente dans mon premier et précédent livre (Ostara, la grande fête du printemps). Avec ma maison d’édition, nous avons décidé qu'il était judicieux de mettre ce chapitre dans chaque livre pour les personnes qui ne commenceraient pas cette collection avec le premier ouvrage consacré à Ostara. D’ailleurs, certain(e)s d’entre vous pourraient ne se procurer qu’un seul livre de cette longue série ! Cela peut être répétitif : alors si vous êtes dans ce cas, rendez-vous en p. 20 !
Lors de l’Inquisition, les femmes étaient accusées « d’aller au sabbat ». Il s’agissait (soi-disant) d’un rassemblement, principalement composé de femmes qui s’envolaient de leur domicile une fois la nuit tombée, à dos de sanglier ou de bouc. Elles étaient
parfois emmenées par le diable lui-même. Le lieu du sabbat était toujours proche du village, des feux étaient allumés et toutes
L’Inquisition est la justice de l’Église, cherchant à combattre l’hérésie, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas admis et accepté par la religion. Concernant les chasses aux sorcières, un ouvrage célèbre fut écrit en 1486 : le Malleus Maleficarum. Ce livre d’une sombre misogynie nous explique pourquoi les femmes peuvent attirer le diable par leur faiblesse d’esprit, et bien sûr comment reconnaître et condamner une sorcière.
sortes de créatures démoniaques étaient de la partie. Musique assourdissante et odeur de soufre venaient compléter la scène.
Il est évidemment très peu probable que de tels sabbats aient eu lieu, mais bien plus plausible que ces récits aient été racontés sous la torture et la peur, puis quelque peu modifiés dans les textes des procès de l’époque que nous avons retrouvés. Le plus connu, vous le savez sûrement, est le procès des sorcières de Salem aux États-Unis. Cependant, l’Europe est très loin d’avoir été épargnée par ces pratiques, bien au contraire.
Le terme sabbat fait par ailleurs inévitablement penser au shabbat juif : ce peuple étant persécuté depuis très longtemps, associer le diable à ces croyances était une nouvelle manière d’appuyer l’antisémitisme ambiant de l’époque.
Se proclamer haut et fort « sorcière » est une revanche sur l’histoire. Fêter les sabbats aussi.
Loin de nous l’idée de continuer sur une vague antisémite. Mais le terme est resté, comme le terme sorcière. Comme je le disais plus haut, se qualifier de sorcière est d’une certaine manière un acte militant. Ce terme était en effet une insulte : la sorcière est
méchante, mauvaise, diabolique. Il est d’ailleurs inutile de remonter très loin, car cette figure négative est encore présente dans les contes et les films d’animation.
C’est en puisant un peu partout dans les croyances ancestrales celtes, romaines, germaniques… que Gerald Gardner a défini la roue de l'année. Elle se constitue de 8 sabbats que la plupart des sorcières fêtent aujourd’hui.
Cela étant dit, certaines personnes ne célèbrent pas certains sabbats par manque de connexion avec ces derniers.
Je ne peux vous parler des sabbats sans mentionner Gerald Gardner. Ce Britannique a créé dans les années 1950 ce que l’on appelle aujourd’hui la roue de l’année : 8 sabbats, 8 festivités qui suivent et célèbrent les saisons, ainsi que le cycle de la nature. Il est aussi (et surtout) le créateur de la Wicca, un mouvement de sorcellerie moderne, considéré comme une religion aux États-Unis. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, mais je voudrais simplement mentionner ceci : les pratiques de la sorcellerie moderne « classique » découlent principalement de la Wicca, bien que toutes les sorcières ne soient pas wiccanes. La roue
de l’année vient de ces croyances. S’il fallait ne retenir qu'une chose, je dirais que toutes les sorcières ne fêtent pas nécessairement les sabbats : on peut être sorcière sans célébrer quoi que ce soit. Et il est aussi possible de le faire sans être sorcière, ni pratiquer une quelconque magie.
La fête était autrefois un moment de joie et de célébration au cours duquel la spiritualité n’était certainement pas le centre ni le cœur de l’événement.
Personne dans l’histoire n’a célébré tous les sabbats. En effet, bien qu’il s’agisse de festivités païennes (autrement dit précédant le christianisme), elles ont été fêtées par des peuples différents, à des périodes différentes également. Elles ont aussi évolué jusqu’au Moyen Âge, où elles étaient pratiquées en cachette, car le christianisme fut instauré de force. D’ailleurs, cette religion s’est approprié des fêtes pour affaiblir le paganisme : Yule est devenu Noël et Ostara Pâques, par exemple. La roue de l’année de Gerald Gardner est un condensé très riche de recherches historiques. On peut peut-être lui reprocher d’être très (trop ?) européanocentré. Libre à chacun d’y ajou-
ter des croyances diverses selon ses affinités et sa culture (et je ne m’étendrai pas non plus sur ce que l’on appelle l’appropriation culturelle, qui n’est pas le sujet ici !).
La magie était-elle pratiquée à l’époque où nous fêtions ces festivités ? Peut-être, mais elle était probablement très différente, et le terme sorcière n’était probablement pas utilisé. Il existait certainement des coutumes spirituelles autres d’une famille à l’autre, d’une époque à l’autre, mais aussi d’une région à l’autre. Pour reprendre notre exemple de Yule/Noël, j’imagine que rares sont les familles qui pratiquent aujourd’hui la magie le soir de Noël. Et pour cause, cela n’a, en réalité, plutôt rien à voir.
LES SABBATS ?
Comme je l’ai expliqué précédemment, si nous associons des croyances ancestrales à notre pratique magique, c’est parce que ces festivités nous permettent de célébrer la nature et de nous en rapprocher. La magie est naturelle : j'insiste là-dessus. Il est donc possible de pratiquer la magie sans fêter un quelconque sabbat. C’est Gerald Gardner (entre autres) qui a proposé d’associer les festivités et la pratique magique via la Wicca, et bien que beaucoup d’entre nous ne soient pas wiccan(e)s aujourd’hui, rien ne nous empêche de célébrer la roue. Elle est aussi un bon moyen de nous rassembler : il est toujours très important et très humain, finalement, d’avoir des personnes qui nous comprennent et qui partagent les mêmes valeurs et croyances que nous.
Fêter les sabbats permet de se reconnecter à la nature et de la célébrer, mais aussi de partager ses pratiques magiques.
Rentrons dans le vif du sujet ! Quels sont les sabbats ? Quand se fêtent-ils ? Pourquoi et comment ? C’est ici que mon travail commence ! Un livre, un sabbat ! Faisons ensemble le tour de la roue de l’année.
Quelque temps après la période estivale, le jour et la nuit sont à nouveau de durée égale : il s’agit de l’équinoxe d’automne, autour du 21 septembre, correspondant à Mabon (prononcez « Mabonne »). Nous préparons un peu l’hiver, nous faisons nos réserves, nous récoltons les champignons et nous commençons à nous replier sur nousmêmes pour cette période d’introspection.
Quand l’été est officiellement terminé, le froid s’installe, les feuilles tombent des arbres, la nuit se fait de plus en plus présente. Nous entrons dans la période sombre, durant laquelle la nuit l’emporte sur le jour : c’est Samhain (prononcez « Sowine » !), le 31 octobre (le sabbat qui nous intéresse). C’est le Nouvel An des sorcières, la fête des morts, qui a donné son nom au célèbre Halloween.
Cette période offre un passage entre le monde des vivants et celui des morts. Elle correspond également à la mort de la terre : les dernières récoltes ont été engrangées.
Yule arrive ensuite autour du 21 décembre : c’est le solstice d’hiver, la nuit la plus longue de l’année ! Après ce jour, le soleil revient peu à peu, de minute en minute. Yule est symbole d’espoir : le froid et la nuit seront bientôt loin derrière nous.
Imbolc (prononcé « Imolgue ») pointe le bout de son nez le 1er février : les jours rallongent un peu plus, la nouvelle année est entamée, on prépare l’arrivée du printemps. C’est la fête de la déesse Brigid.
Ostara marque l’équinoxe de printemps et se célèbre autour du 20 mars : le jour et la nuit sont à nouveau de durée égale et le lendemain, le jour commencera à gagner sur la nuit. On bénit les graines, la vie reprend ! Des bourgeons commencent à sortir et les animaux sortent peu à peu de l’hibernation.
Puis vient Beltane , le 1er mai, associé aux fleurs, à la fertilité et à l’amour ! La vie est partout autour de nous.
Litha est associé à l’explosion de la force du soleil et correspond au solstice d’été, autour du 21 juin. La fête est grande, immense pour ce sabbat.
Lugnasad (prononcé « Lunasa »), appelé aussi Lammas, se célèbre le 1 er août. C’est le premier sabbat de récolte (Mabon et
roue de l’année
Samhain le sont aussi : les champignons et les derniers fruits à Mabon ; le bétail, les pommes et les courges à Samhain). On stocke les fruits, les confitures, les légumes. Les champs ont tous été récoltés. C’est une période de prospérité où la nature est riche autour de nous. Puis la roue continue de tourner et on arrive de nouveau à Mabon.
J’ai bien sûr partagé avec vous les dates qui concernent l’hémisphère Nord puisqu’il s’agit de mon calendrier. Pour l’hémisphère Sud, tout est inversé : le solstice d’hiver (Yule) tombe en juin et celui d’été en décembre. L’équinoxe d’automne se déroule en mars et celui de printemps en septembre. Beltane tombe le 31 octobre, Samhain le 1er mai, Imbolc le 1er août et enfin Lugnasad le 1er février !
Qu’est-ce que la sorcellerie ?
Que sont les sabbats et la roue de l’année ?
Qu’est-ce que Samhain, la grande fête marquant le Nouvel An des sorcières ? Comment bien la célébrer ?
Autant de questions que vous pouvez vous poser lorsque vous débutez dans la pratique de la magie et la célébration des sabbats.
Rituels, sorts, recettes de magie des fourneaux, tirages… Dans cet ouvrage, l’autrice vous livre toutes les clés pour comprendre la fête de Samhain et tout ce que vous pouvez mettre en place à votre rythme et en conscience pour un premier sabbat réussi !
Fêtez votre premier
sabbat de Samhain !