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10 - 17 décembre 2014
PASSANT DIFFICILEMENT DANS LES FILETS DU SÉNATEUR GABRIEL FORTUNÉ
Le sort de Martelly et de Lamothe en doute (Collaboration spéciale)
Apres plusieurs rondes de négociations pour trouver une solution
à la plus grave crise institutionnelle qu’ait jamais connue un gouvernement élu depuis le retour à la démocratie avec l’élection du président René Préval, en 2006, le
Michel Martelly et Laurent Lamothe, une séparation difficile.
doute plane sur la faisabilité d’application des termes du rapport que la Commission consultative présidentielle aura remis au président Martelly, instigateur dudit projet. Mis à part la démission du
président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire 9CS^K), le dinosaure Anel Alexis Joseph ; la formation d’un nouveau Conseil électoral provisoire selon les prescrits constitutionnels ; la libéra-
L'ex-sénateur du sud Gabriel Fortuné resté égal à lui-mem ̂ e au sein de la Commission consultative présidentielle.
Réginald Boulos, l'homme de la présidence au sein de la Commission consultative présidentielle.
L’AMBASSADEUR DES U.S.A. ÉTAIT-IL CIBLÉ POUR UN ACTE D’AGRESSION ?
Des sicaires de Lamothe seraient identifiés comme chahuteurs de Mme White
Martelly suivi de l'ambassadeur des EU Pamela White bras dessus-bras dessous avec Laurent Lamothe. Suite à la rencontre de l’ambassa- local du Parti des fusions sociaux diplomate américaine avait été deur des États-Unis avec les par- démocrates (PANPRA), a eu lieu l’objet de la part des protestatis d’opposition, qui s’était tenue, une grande confusion autour taires. Mais la relation des faits le mardi 2 décembre dernier, au d’une prétendue agression dont la Suite en page 9
tion de tous les prisonniers politiques ; et l’écartement sans condition du premier ministre Laurent Lamothe a donné des maux de tête aux commissaires dument mandatés par le chef de l’État pour sortir le pays de la crise. Trouble-fête, l’ex-sénateur du sud, Jean Gabriel Fortuné, a créé toute une zizanie en conditionnant sa signature au rapport à un audit sur la gestion du Fond national de l’Education et des milliards de dollars générés par les fonds PetroCaribe. L’ex-sénateur Fortuné a, par ailleurs, révélé l’opposition de l’homme d’affaires Reginald Boulos, coordonnateur de la commission présidentielle, aux velléités de questionner, voire de faire la lumière, sur la gestion desdits fonds au cours de ces trois dernières années.
Martelly admet la Suite en page 2
LE RAPPORT DE LA COMMISSION CONSULTATIVE PRÉSIDENTIELLE REMIS AU PRÉSIDENT MARTELLY
Maintenant le choc en retour La Commission consultative présidentielle créée la semaine dernière, par le président Michel Martelly, vient de lui soumettre officiellement son rapport, le mardi 9 décembre. Le chef de l’État a informé qu’il communiquera sa décision dans les prochaines quarante huit heures. Les propositions faites par le groupe de onze personnalités triées sur le volet ne font pas l’unanimité au Palais national et à la primature, aussi bien qu’au sein du troupeau tèt kale, qui redoute son impact sur la carrière politique des adeptes du martellisme, qui mènent la belle vie aux dépens des maigres ressources du pays. Mais il faut aussi attendre le choc en retour, car des secteurs puissants du pays, qui avaient annoncé leur opposition à cette Commission, n’ont pas encor réagi. On attend de savoir quel sort aura la rapport de la Commission par rapport au président de la République, dont l’entourage ne semble pas se réjouir de ce que lui ont conseillé les onze personnalités qui forment l’organisme qui a été chargé par M. Martelly en vue de trouver une solu-
tion à la crise. Mais au niveau de la société civile et au sein du Parlement, il faut s’attendre à une levée de boucliers. Pour plusieurs raisons. D’abord un mouvement d’opposition si M. Martelly estime inappropriées les recommandations de la Commission. Ensuite un débat intense susceptible d’être provoqué par des parlementaires qui avaient exprimé leur opposition. En effet, la lettre adressée au chef de l’État par des représentants de la société civile avait mis la Commission en garde contre toute tendance à fouler la Constitution au pied et négliger le Parlement dans leurs propositions. De même, dans un mémorandum au président haïtien rendu public après la retraite parlementaire sur la côte des Acadiens, onze sénateurs ont dénoncé la création de cette entité chargée par le président de trouver la voie vers une issue à la crise. La lettre de la société civile Voici les revendications formuSuite en page 4