Mise au point après les accusations mensongères du Point

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MISE AU POINT

APRÈS LES ACCUSATIONS MENSONGÈRES DU POINT Le magazine « Le Point » lance cette semaine une manœuvre lamentable mettant en cause sans aucun fondement la gestion financière de l’UMP et de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. L’hostilité de Franz-Olivier Giesbert à l’égard de Nicolas Sarkozy et de Jean-François Copé est de notoriété publique ; elle s’exprime ouvertement depuis de longs mois, à longueur d’éditoriaux haineux et de foucades télévisuelles pathétiques. Un nouveau seuil a été franchi cette semaine avec des accusations malhonnêtes et des insinuations écœurantes qui relèvent d’une volonté délibérée de nuire : chiffres erronés, erreurs grossières, raccourcis trompeurs… La couverture et l’article du Point sont un modèle de manipulation. Jean-François Copé, président de l’UMP, a demandé à Maître Temime, avocat au barreau de Paris, de porter plainte pour diffamation contre « Le Point » et les journalistes qui ont signé cet article afin de démonter cette opération qui n’a qu’un but : déstabiliser l’UMP et son président à quelques semaines du scrutin crucial des élections municipales. Voici quelques éléments qui pointent les mensonges de l’article du Point.

La situation financière de l’UMP Publiés au journal officiel le 22 janvier dernier, les comptes de l’UMP sont totalement transparents, approuvés par le Conseil national de l’UMP, certifiés par deux commissaires aux comptes, validés par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

La vérité sur la dette de l’UMP Ce qu’écrit Le Point « Malgré le succès du Sarkothon, Copé se retrouve aujourd’hui avec une dette record de 96 millions d’euros sur les bras ».

La réalité La dette de l’UMP à ce jour est de 44 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 25,4 millions d’euros d’emprunt immobilier. Soit un total de 69,4 millions. Cette dette est à mettre au regard des actifs de l’UMP, dont le siège de la rue de Vaugirard estimé à 43 millions d’euros. La différence entre la dette (69,4 millions d’euros) et le bien immobilier (43 millions d’euros) s’élève à 26, 4 millions d’euros. À titre de comparaison, à l’issue de la campagne présidentielle de 2007, la dette de l’UMP s’élevait à 42 millions d’euros et l’UMP n’était pas propriétaire de son siège. Le remboursement de la dette est en cours. À titre d’exemple, au 1er juillet 2013, 11 millions d’euros ont été remboursés, en plus des 11 millions qui correspondaient au non-remboursement par l’État de la campagne présidentielle de 2012. S’endetter tous les cinq ans pour financer les campagnes électorales nationales puis tout au long du quinquennat, rembourser les emprunts contractés afin de reconstituer une capacité de financement pour les nouvelles échéances présidentielle et législative, c’est le cycle de vie naturel d’un parti politique. www.u-m-p.org

28 février 2013 © Éditions de l’Union


MISE AU POINT Précisions sur les dépenses et les recettes de l’UMP Ce que dit Le Point « Entre 2010 et 2012… les finances de l’UMP sombrent dans le rouge, passant d’un solde positif de 4,5 millions d’euros à un déficit abyssal de 40 millions d’euros. »

La réalité Mettre en parallèle l’année 2010 et l’année 2012 n’a absolument aucun sens. L’année 2012 a été celle des élections présidentielle et législative qui représentent une source de dépenses très importantes pour n’importe quel parti politique : organisation des meetings, mobilisation des militants, diffusion de tracts, d’affiches, renforcement des équipes… C’est le mode de fonctionnement habituel de tous les partis politiques d’engager des moyens importants pour mener les campagnes nationales puis d’économiser au maximum entre les échéances. À titre d’exemple, en dépit d’une baisse d’un tiers du montant de la dotation de l’État liée à notre défaite, le résultat de l’année 2013 est à nouveau excédentaire : +2,7 millions d’euros. Le budget adopté par le Conseil national du 25 janvier dernier prévoit un résultat excédentaire de 2,5 millions en 2014.

Les liens de l’UMP avec des agences de communication L’UMP et les agences de communication À l’arrivée de Jean-François Copé à la tête de l’UMP, le parti avait plusieurs contrats de conseil avec des agences de communication. Dans un souci d’économie, aucun de ces contrats n’a été reconduit lorsqu’ils sont arrivés à échéance. L’UMP ne fait plus appel à des agences pour des prestations de conseil en communication. Pour l’organisation matérielle des grandes réunions publiques, l’UMP et l’équipe de campagne du candidat à l’élection présidentielle font appel à des prestataires extérieurs chargés d’aménager les salles. Pour la campagne présidentielle, deux prestataires ont contribué à l’organisation technique et logistique des meetings. Events et Cie, l’agence mise en cause dans l’article du Point, est issue d’une structure qui travaille à l’organisation de meetings de l’UMP depuis la création de l’UMP. Elle a notamment organisé le congrès fondateur de l’UMP en 2002. Jean-François Copé n’a donc pas imposé un nouveau prestataire. L’UMP a simplement continué à travailler avec un des prestataires historiques du parti.

Les fausses accusations de surfacturation Les accusations de surfacturation sont infondées. Les journalistes du Point ne font d’ailleurs référence à aucune facture précise. Leurs accusations reposent sur d’étranges références. Les journalistes évoquent, sans donner aucun nom, « les professionnels auxquels nous avons présenté les bordereaux » et « un interlocuteur Rue de Solferino », c’est-à-dire que Le Point fait reposer sa démonstration sur l’avis d’un permanent anonyme du Parti socialiste. Quelle fiabilité ! En réalité, les prestations fournies correspondent au prix du marché, étant donné les délais très restreints d’organisations des meetings et les contraintes spécifiques pour ce type d’événements : sécurité renforcée du fait de la fonction du candidat, mise en scène de la retransmission télévisée…

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MISE AU POINT Ces prestations ne sont pas des honoraires ou des commissions. L’activité de ce type de prestataires consiste à réunir, coordonner et rémunérer de nombreuses entreprises aux activités aussi différentes que la sonorisation, la location de matériels, la réalisation télévisuelle, la sécurité… Ce sont en tout des dizaines de personnes qui ont travaillé et ont été rémunérées pour cela. Les trésoriers de l’UMP et de la campagne présidentielle ont toujours veillé avec la plus grande attention à l’utilisation optimale de nos ressources. En réponse aux accusations du Point, le trésorier de l’UMP de l’époque, Dominique Dord, a rappelé que « les factures correspondant à l’organisation de ces meetings ont été réglées par l’UMP après avoir scrupuleusement respecté la procédure interne habituelle de validation que j’avais mise en place. » Les factures de la campagne présidentielle ont d’ailleurs été soumises au contrôle de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. (CNCCFP) Si les comptes de campagnes ont été invalidés, c’est en raison de la réintégration de dépenses qui n’y figuraient pas, la CNCCFP ayant notamment jugé que l’intervention de Nicolas Sarkozy le 1er décembre 2011 à Toulon (avant sa déclaration de candidature) relevait de la campagne et non de l’activité normale d’un Président en exercice. Il est d’ailleurs utile de préciser que la CNCCFP, qui a pu contrôler chaque facture de la campagne présidentielle, n’a jamais remis en cause la réalité des prestations techniques réalisées dans le cadre de la campagne. Il faut enfin rappeler que les partis politiques ne sont bien évidemment pas soumis aux obligations d’appels d’offres des marchés publics, qui concernent les administrations. Il est en effet normal pour un candidat à une élection de travailler avec des prestataires qui ont toute sa confiance et dont les dirigeants partagent ses valeurs et ses combats. C’est ce que font tous les candidats à des élections, tous les partis… Imagine-t-on l’UMP confier l’organisation de ses meetings à un proche du parti socialiste ? Le Parti socialiste et son candidat ne se sont jamais cachés de procéder de la même manière. Nous ne doutons pas que « Le Point » leur en fera le reproche (un jour, peut-être…).

Les accusations concernant le Qatar La vente du centre de conférences Kléber Ce que laisse entendre Le Point En 2007, Jean-François Copé aurait favorisé la vente du centre de conférences Kléber, situé à Paris, à une banque du Qatar, la « Qatari Islamic Bank ».

La vérité C’est le service de la Direction générale des finances publiques, France-Domaines qui est en charge des cessions du patrimoine immobilier de l’État. La procédure de vente du centre Kléber a été engagée par un appel d’offres lancé le 9 février 2007. Alors ministre du Budget, Jean-François Copé n’avait absolument aucun mot à dire sur l’identité de l’acheteur. La procédure fait l’objet d’un encadrement très strict, avec un appel public aux acheteurs potentiels. C’est systématiquement l’offre la plus élevée qui est retenue, en l’occurrence celle de la banque du Qatar. Selon les chiffres de la cour des Comptes, dix offres recevables ont été remises, allant de 225 millions d’euros à 404 millions d’euros. La meilleure offre, cela de la banque du Qatar dépassait de 46 millions d’euros la proposition classée en deuxième position. Signalons qu’elle était nettement supérieure aux estimations dont disposait l’administration (155 millions d’euros en 2005 selon le service des Domaines). La vente a été juridiquement conclue le 26 avril 2007.

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MISE AU POINT La convention fiscale avec le Qatar Ce que laisse entendre Le Point  Jean-François Copé aurait favorisé la ratification d’une convention fiscale favorable avec le Qatar.

La vérité La convention fiscale qui lie la France et le Qatar a été conclue en 2008 alors que Jean-François Copé n’était pas membre du gouvernement.

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