La recherche africaine peine à émerger à l’international.L’Afrique ne publie qu’environ 3,5 % du total des publications scientifiques mondiales. Quant aux sciences sociales, elles ne représentent qu’une partie infime de ce chiffre. Alors que la communauté internationale reconnait l’importance, pour chaque pays, de disposer d’une recherche nationale solide et arrimée à la décision publique, et que la plupart des Etats africains se sont engagés à consacrer à ce secteur 1% de leur PIB, la recherche africaine reste encore sous-financée et dépend d’une aide internationale fréquemment peu conforme aux principes d’efficacité, ce qui est à l’origine d’un certain nombre de tensions.
Sur la base de ces constats, ce document se propose d’imaginer un dispositif « vertueux » de soutien à la recherche africaine en sciences sociales « pour le développement » (à savoir, la production de connaissances visant à appuyer, ou pouvant être utilisées, dans l’élaboration des politiques publiques et des trajectoires de développement