Perspectives Economiques novembre 2019 presentation

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Principaux messages

Une croissance ralentie est en train de devenir la norme pour des motifs structurels plutôt que conjoncturels

Les risques sont orientés à la baisse

Il est urgent de relancer l’investissement et la coopération internationale pour échapper à une stagnation prolongée 2

2


La croissance devrait rester morose Croissance du PIB réel Monde Économies emergentes

Pourcentage, en glissement annuel

Économies avancées

4.0

4.0

3.5

3.5

3.0

3.0

2.5

2.5

2.0

2.0

1.5

1.5

1.0

1.0

0.5

0.5

0.0

2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021

Économies avancées Zone euro

Japon

2018

2019

États-Unis

0.0 2017

2020

Note : Partie gauche : les données ont été agrégées à l’aide de pondérations à parité de pouvoir d’achat (PPA). Partie droite : prévisions pour la partie des lignes en pointillés. Source : Base de données des Perspectives économiques de l’OCDE, n° 106 ; et calculs de l’OCDE.

2021 3


Perspectives économiques de l’OCDE : prévisions Croissance du PIB réel Glissement annuel, en %. Les flèches indiquent le sens des révisions par rapport aux Perspectives intermédiaires de septembre 2019 2019

2020

2021

2019

2020

2021

Monde

2.9

2.9

3.0

G20

3.1

3.2

3.3

Australie

1.7

2.3

2.3

Afrique du Sud

0.5

1.2

1.3

Canada

1.5

1.6

1.7

Arabie Saoudite

0.2

1.4

1.4

Corée

2.0

2.3

2.3

Argentine

-3.0

-1.7

0.7

États-Unis

2.3

2.0

2.0

Brésil

0.8

1.7

1.8

Japon

1.0

0.6

0.7

Chine

6.2

5.7

5.5

Royaume-Uni

1.2

1.0

1.2

Inde1

5.8

6.2

6.4

Zone euro

1.2

1.1

1.2

Indonésie

5.0

5.0

5.1

Allemagne

0.6

0.4

0.9

Mexique

0.2

1.2

1.6

France

1.3

1.2

1.2

Russie

1.1

1.6

1.4

Italie

0.2

0.4

0.5

Turquie

0.3

3.0

3.2

révision à la baisse de 0.3 pt de % ou plus

révision à la baisse de moins de 0.3 pt de %

pas de révision

révision à la hausse de moins de 0.3 pt de %

révision à la hausse de 0.3 pt de % ou plus

Note : écart exprimé en points de pourcentage, sur la base de chiffres arrondis. L'Union européenne (UE) est membre à part entière du Groupe des Vingt (G20), mais l'agrégat G20 comprend uniquement les pays qui en sont également membres à titre individuel. 4 1. Exercices budgétaires débutant en avril. Source : Base de données des Perspectives économiques de l’OCDE, n° 106 ; et calculs de l’OCDE.

4


Perspectives économiques de l’OCDE : prévisions Croissance du PIB réel Glissement annuel, en % 2019

2020

2021

2019

2020

2021

Autriche

1.5

1.3

1.3

Lettonie

2.3

2.5

2.7

Belgique

1.3

1.1

1.1

Lituanie

3.6

2.5

2.5

Chili

2.2

2.4

3.5

Luxembourg

3.3

2.8

2.3

Colombie

3.4

3.5

3.3

Norvège

1.1

2.4

2.3

Costa Rica

2.0

2.2

2.3

Nouvelle-Zélande

2.7

2.5

2.4

Danemark

1.8

1.4

1.4

Pays-Bas

1.7

1.8

1.6

Espagne

3.1

3.0

3.1

Pologne

4.3

3.8

3.0

Estonie

3.2

2.2

2.2

Portugal

1.9

1.8

1.7

Finlande

1.3

1.0

0.9

République Slovaque

2.5

2.2

2.6

Grèce

1.8

2.1

2.0

République Tchèque

2.6

2.1

2.3

Hongrie

4.8

3.3

3.1

Slovénie

2.0

1.6

1.6

Irlande

5.6

3.3

3.0

Suède

1.4

1.2

1.2

Islande

0.8

1.6

2.6

Suisse

0.8

1.4

1.0

Israël

3.1

2.9

2.9

Source : Base de données des Perspectives économiques de l’OCDE, n° 106 ; et calculs de l’OCDE.

5

5


Quelles sont les préoccupations des entreprises? Incertitude économique et faiblesse de la demande sont devenues des préoccupations majeures Pourcentage d’entreprises citant chaque facteur comme source de préoccupation %

T3 2019

%

T1 2018

70

70

60

60

50

50

40

40

30

30

20

20

10

10

0

0 USA Europe Asie Monde

USA Europe Asie Monde

USA Europe Asie Monde

USA Europe Asie Monde

Incertitude économique

Pénuries de main-d'œuvre

Faiblesse de la demande

Réglementation

Note : Proportion d'entreprises citant les facteurs indiqués comme la préoccupation majeure de leur direction au cours du dernier trimestre. Résultats fondés sur des enquêtes réalisées en mars 2018 et septembre 2019. Les facteurs indiqués sont parmi ceux qui ont été le plus souvent cités au niveau mondial. Les entreprises pouvaient citer plusieurs facteurs. Source : Duke CFO Global Business Outlook ; et calculs de l’OCDE.

6


Le ralentissement dans le secteur manufacturier est en train de s’étendre aux services Les carnets de commandes mondiaux sont en repli

La croissance des échanges et de l’investissement va rester morose

Indice PMI, moyenne mobile sur trois mois

OCDE, glissement annuel, en %

Secteur manufacturier

56

Secteur des services

Échanges

Investissement

PIB (échelle de droite)

56

6.0

3.0

55

55

5.0

2.5

54

54

4.0

2.0

53

53

52

52

3.0

1.5

51

51

2.0

1.0

50

50

1.0

0.5

49

49

0.0

0.0

48

48

-1.0

-0.5

2015

2016

2017

2018

2019

2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021

Note : Partie gauche: Les données les plus récentes datent d’octobre 2019. Partie droite : L’agrégat OCDE s’entend hors Irlande. En effet, les importations de ce pays ont augmenté au taux annualisé de 318 % au 2e trimestre de 2019, mais aucune augmentation publiée correspondante des exportations n’a été relevée ailleurs. La hausse des échanges mondiaux ressort à 1.7 % au 2e trimestre de 2019 avec l’Irlande, mais à 0.4 % hors Irlande. Source : Markit; base de données des Perspectives économiques de l’OCDE, n° 106 ; et calculs de l’OCDE.

7


La croissance dépend de la consommation des ménages, mais la création d’emplois ralentit Croissance de l’emploi Moyenne annuelle, en % 2.0

2016-17

2018-19

2020-21 (prévision)

Croissance des salaires réels Moyenne annuelle, en % 2.0

1.8

1.8

1.6

1.6

1.4

1.4

1.2

1.2

1.0

1.0

0.8

0.8

0.6

0.6

0.4

0.4

0.2

0.2

0.0

0.0

Zone euro

Japon

États-Unis

OCDE (médiane)

Zone euro

2016-17

Japon

2018-19

États-Unis

2020-21 (prévision)

OCDE (médiane)

Note : Chiffres établis à partir d’un échantillon de 33 économies de l’OCDE. Les salaires réels correspondent à la rémunération par salarié ajustée en fonction du déflateur de la consommation privée. Source : Base de données des Perspectives économiques de l'OCDE, n° 106 ; calculs de l'OCDE

8


LES INCERTITUDES RISQUENT DE DÉBOUCHER SUR UNE STAGNATION À LONG TERME

9


Les marchés financiers connaissent des tensions du fait de l’ampleur de la dette de mauvaise qualité Émissions d’obligations d’entreprises de catégorie “ investissement ” 2019

%

2000

Marché des obligations d’entreprises aux États-Unis Milliards USD %

50

50

Encours total d'obligations (échelle de gauche) 10000 9000

40

40

450

Titres détenus par les négociants principaux (échelle de droite)

400

8000

350

7000 30

30

300

6000

250

5000 20

20

200

4000

150

3000 10

10

0

0 AAA

AA

A

BBB

2000

100

1000

50

0

0

2004

2006

2008

2010

2012

2014

2016

Note : Partie gauche : les données les plus récentes datent de juin 2019. Sociétés non financières et sociétés notées par S&P, Fitch et/ou Moody’s uniquement. Source : Çelik, Demirtaş et Isaksson (2019), “ Corporate bond markets in a time of unconventional monetary policy ” ; Réserve fédérale de New York ; Securities Industry and Financial Markets Association ; et calculs de l’OCDE.

2018 10


L’investissement reste faible malgré des taux bas

3

3

10

10

2

2

8

8

1

1

0

0

6

6

-1

-1

4

4

-2

-2

2

2

-3

-3

0

0

2020

2018

2016

2014

2012

2010

2008

2006

2004

2002

2000

1998

1996

1994

1992

1990

2020

12

2018

12

2016

4

2014

4

2012

14

Zone euro

2010

14

Japon

2008

5

États-Unis

2006

5

% 6

2004

% 6

OCDE: moyenne, quintiles inférieur et supérieur, à prix constants % du PIB % du PIB 16 16

2002

Rendement des obligations d’État à 10 ans

2000

Investissement productif net

1998

Taux d’intérêt réels

Note : Partie gauche : taux d’intérêt réels calculés à partir de l’inflation hors alimentation et énergie. Les points correspondent à des prévisions pour 2019-2021. Partie droite: prévisions pour 2019-2021. L'investissement net correspond à la formation brute de capital fixe moins les amortissements. L'investissement productif est l'investissement total hors logement. Source: Base de données des Perspectives économiques de l’OCDE, n° 106 ; Refinitiv; et calculs de l’OCDE.

11


Brexit : Les incertitudes qui se prolongent freinent l’investissement Déficit d’investissement au Royaume-Uni Investissement des entreprises, indice T2 2016 = 100, en volume

125 120

125

GBR : niveau effectif GBR : prévisions de l'OCDE antérieures au référendum

120

France, Allemagne et États-Unis : niveau effectif

115

115

110

110

105

105

100

100

95

2016

2017

2018

2019

95

Note: Les estimations pour les prévisions du Royaume-Uni en 2018 et 2019 sont basées sur des extrapolations de la prévision de croissance des investissements en 2017. La ligne verte montre la moyenne non pondérée de la France, l’Allemagne et les États-Unis. Source : Base de données des Perspectives économiques de l’OCDE, n° 106 ; et calculs de l’OCDE.

12


La Chine voit se réduire son rôle de moteur de la croissance mondiale Contributions à la croissance du PIB potentiel mondial pts de % 4.5

Chine

OCDE

Inde

Contributions à la croissance du PIB en Chine pts de % 20

Autres

4.0

Formation brute de capital Consommation Solde extérieur Croissance du PIB

15

3.5 3.0

10

2.5 2.0

5

1.5

1.0

0

0.5 0.0

2005

2010

2015

2020

2025

2030

-5 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018

Note : Prévisions à long terme établies en juillet 2018 à partir des prévisions des Perspectives économiques de l’OCDE, n° 103. Source : Guillemette et Turner (2018) ; base de données des Perspectives économiques de l’OCDE n° 106; et calculs de l’OCDE.

13


IL EST URGENT D’ADOPTER DES POLITIQUES PUBLIQUES PLUS AUDACIEUSES

14


L’investissement public doit dynamiser l’investissement et l’innovation dans le secteur privé Fonds d’investissement publics : bonnes pratiques

Des investissements dans l’avenir

Une gouvernance claire et transparente

Infrastructures numériques et physiques

Transition énergétique

Sélection transparente de projets à rendement social élevé

Innovation de rupture

Favoriser les investissements privés

Mise en œuvre par des organismes autonomes

Séparation claire avec dépenses publiques courantes

Précapitalisation ou engagement à long terme

Évaluation exante et ex-post

Contrôle régulier par les parlements 15


La transition énergétique: une préoccupation croissante, mais des actions insuffisantes Des effets croissants du changement climatique, mais peu d’initiatives d’atténuation

Les progrès dans la reduction des subventions aux combustibles fossiles ralentissent Milliards USD

850

800 750 700 650

Événements météorologiques causant des pertes (échelle de gauche)

55

Pays dotés d'un mécanisme de tarification du carbone (échelle de droite)

45

50 40 35

400

550

25

500

20

300

450

15

400

10

350

5

300

0 2008

2010

2012

Pétrole

500

30

2006

Gaz naturel

600

600

2004

Charbon

700

2014

2016

2018

200 100 0

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

Note : Partie gauche : Les événements comptabilisés ont fait au moins une victime et/ou produit des pertes normalisées ≥ 100k, 300k, 1 million ou 3 millions USD (selon le groupe de revenu du pays concerné. Les initiatives de tarification du carbone comprennent les taxes carbone et les systèmes d’échange de quotas d’émission mis en place au niveau national ou regional. Partie droite: Milliards USD aux prix de 2017. Source : Munich Re NatCatService ; Banque mondiale ; OCDE, Inventory of Support Measures for Fossil Fuels 2019 ; AIE, World Energy Outlook 2019 ; et calculs de l’OCDE.

2017

16


Un redéploiement de l’investissement s’impose pour atteindre les objectifs climatiques Les politiques actuelles débouchent sur une trajectoire d’investissement non durable Investissements annuels dans l’énergie, milliards USD 1400

Politiques actuelles

1200

Politiques conformes à l'accord de Paris

1000 800 600

400 200 0 2019-2030

2031-2040

Approvisionnements en combustibles fossiles

2019-2030

2031-2040

Efficacité énergétique

2019-2030

2031-2040

Électricité renouvelable

Note : Milliards USD aux prix de 2018. « Conformes à l’accord de Paris » fait référence à un scénario parfaitement aligné sur les objectifs de temperature de l’Accord de Paris et permettant d’atteindre les objectifs en matière d’accès universel à l’énergie et de propreté de l’air. Source : AIE, World Energy Outlook 2019.

17


Il est urgent que les pays coopèrent pour renforcer le système international Le système international est de plus en plus fragmenté

Les conflits commerciaux ont pour origine des problèmes de longue date • Aides publiques à l’agriculture: 700 milliards USD par an • Les subventions industrielles se répandent avec peu de transparence, par exemple, 16 milliards USD par an à quelques entreprises du secteur de l’aluminium

La numérique et la mondialisation remettent en cause les règles fiscales • 100 à 240 milliards USD sont perdus chaque année à cause des strategies de planification fiscal des multinationales • Un certain nombre de pays sont en train de metre en œuvre des taxes unilatérales sur le numérique

Pour avancer, il faut trouver des solutions ensemble Mettre à jour les règles commerciales afin d'accroître la transparence et la prévisibilité

Convenir d’une solution consensuelle aux défis fiscaux soulevés par la numérisation de l’économie d'ici 2020 18


Une action concertée des gouvernements pour investir et engager des réformes relancerait toutes les économies Impact potentiel de mesures combinées sur le PIB Écart par rapport au scenario de référence, pourcentage Pays du G20 ayant une marge de manoeuvre monétaire Politiques structurelles Confiance

Politique budgétaire Effet global

Pays du G20 où les taux sont négatifs

Politique monétaire

Politique structurelle Confiance

1.4

1.4

1.2

1.2

1.0

1.0

0.8

0.8

0.6

0.6

0.4

0.4

0.2

0.2

0.0

0.0

-0.2

-0.2 Année 1

Année 2

Année 3

Long terme

Année 1

Politique budgétaire Effet global

Année 2

Politique monétaire

Année 3

Long terme

Note : Scénario dans lequel toutes les économies du G20 modifient simultanément leurs politiques budgétaires, monétaires et struturelles. Les pays engagent des dépenses publiques supplémentaires financées par endettement de l’ordre de 0.5 % du PIB pendant trois ans, la politique monétaire devient plus accommodante dans les économies ayant des taux d’intérêt directeurs positifs (tous sauf le Japon, la France, l’Allemagne et l’Italie) et des réformes structurelles favorables à la productivité sont mises en oeuvre. Le choc de confiance est modélisé par une réduction de 50 points de base de la prime de risque d’investissement pendant deux ans, dont l’effet s’estompe lentement. Pondérations à PPA. Source : Calculs de l’OCDE utilisant le modèle macroéconomique mondial NiGEM.

19


Principales recommandations

Rétablir la capacité des gouvernements à investir dans l'avenir • Les transitions numérique et énergétique exigent des investissements dès maintenant, tandis que les taux resteront bas pour longtemps • Il faut établir des fonds d'investissement avec une gouvernance claire et transparente

Cesser d’entraver le commerce et œuvrer ensemble à une mondialisation équitable • Mettre fin à l'accumulation des droits de douane, subventions et autres distorsions • Trouver une solution consensuelle aux défis fiscaux soulevés par la numérisation d'ici 2020

Coopérer sur tous les fronts pour relancer la croissance 20

20


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