1 minute read

Nous sommes des agriculteurs de la mer

Next Article
RESTAURATIONS

RESTAURATIONS

Advertisement

EARL de la Baie au Port

C’est dans la zone de la Louippe à côté du port des Brochets que Thomas Blanchard et Camille Eluard ont repris, il y a tout juste un an, une cabane ostréicole. Après avoir travaillé ensemble pour un ostréiculteur voisin, ils ont décidé de s’associer et de créer l’EARL de la Baie au port. Éleveurs, producteurs et expéditeurs d’huîtres, ils disposent de trois parcs de production à Bouin, la Bernerie-en-Retz et la Plaine-sur-Mer, intervenant ainsi du naissain à la vente. « On accompagne nos huîtres pendant trois ans, jusqu’à leur maturité. Nous sommes des agriculteurs de la mer en quelque sorte », confie Thomas.

De la fine claire et de la charnue

Leur travail est rythmé par la marée et deux pics d’activité dans l’année, en novembre-décembre pour les fêtes et en janvier, février, mars pour la préparation de la saison suivante. « Il ne faut pas louper la pousse de printemps ! C’est ce qui fait la qualité et la grosseur de l’huître », précise l’ostréiculteur. Le couple assure également la livraison au MIN de Nantes deux fois par semaine et la tenue d’un étal aux marchés de Machecoul le samedi matin et de Bouaye le dimanche matin. « Nous ne vendons pas en directe au niveau de la cabane, par choix. Il y a déjà plusieurs de nos collègues qui le font. Notre présence sur les marchés est donc essentielle pour notre activité ». Ils y commercialisent leur production, « de la fine claire de calibre 4 à 1 et de la charnue de 3 à 1 », et font aussi la promotion de la filière ostréicole, qui a souffert de la pandémie et subit actuellement les conséquences de l’inflation. « Les gens regardent plus leur porte-monnaie. On l’a constaté pendant les fêtes ». Camille et Thomas restent néanmoins optimistes et croient en l’avenir. « De plus en plus de jeunes consomment de l’huître. Ils veulent consommer local ». Connectés avec leur temps, ils utilisent les réseaux sociaux pour faire découvrir leur « beau métier d’ostréiculteur » et rassurer le consommateur. « Il voit d’où vient le produit et comment l’huître arrive jusqu’à son assiette. C’est un bon argument de vente ». Les associés souhaitent désormais développer la production et les marchés. « On se donne toutefois trois ans pour atteindre nos objectifs »

Retrouvez toute l’actualité de l’EARL de la Baie au Port sur Facebook et Instagram

This article is from: