Programme nord sud

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Vendredi 23 mai – Grande Salle de l’Arsenal 20h00

NORD ET SUD SOUS INFLUENCE Direction Darrell Ang Violon Fanny Clamagirand EDOUARD LALO Le Roi d’Ys, Ouverture JEAN SIBELIUS Concerto pour violon en ré majeur JEAN SIBELIUS Le Cygne de Tuonela PIOTR ILYITCH TCHAÎKOVSKI Francesca da Rimini Durée : 104 minutes + entracte


Édouard Lalo (1823 - 1892) Le Roi d'Ys, Ouverture C'est en 1876, que Édouard Lalo compose le premier jet de son Roi d'Ys. Le compositeur a acquis une grande notoriété grâce à sa musique orchestrale. Mais son œuvre lyrique reste obstinément dans l'ombre, et il espère qu'avec Le Roi d'Ys, ses talents de compositeur d'opéra seront enfin reconnus. En 1876, les concerts Pasdeloup jouent quelques morceaux du Roi d'Ys en concert ; en 1878, la Société des Concerts du Conservatoire en révèle d'autres. Mais pour que l'opéra soit monté sur la scène du Palais Garnier, il faut intriguer, se faufiler dans les bons réseaux, se livrer à mille petits complots. Lalo n'est pas du genre à se lancer dans ces intrigues qui empoisonnent le milieu lyrique de l'époque. Après de nombreuses démarches, le compositeur voit finalement son œuvre refusée par l'Opéra. Pour compenser son refus, on commande à Lalo un ballet. Il s'exécute, la mort dans l'âme, car il n'a jamais cessé de penser au théâtre et à la musique lyrique. Ce n'est qu'en 1886/1887 que Lalo revient au Roi d'Ys. Il a connu la gloire mais les dix dernières années de sa vie sont marquées par des échecs et des déceptions qui vont le pousser à se tourner vers ses œuvres de jeunesse qu'il révisera. Le Roi d'Ys est ainsi remanié, réorchestré et grâce à l'appui de Gounod, l’opéra est créé le 7 mai 1888 au Palais Garnier. Le triomphe est total et la popularité immédiate. L'histoire du Roi d’Ys est basée sur une vieille légende bretonne racontant la disparition de la ville d'Ys, submergée dans les flots de l'océan au fond de la baie des trépassés - c'est le tintement des cloches de la cathédrale légendaire d'Ys que Debussy plus tard représentera dans son prélude pour piano, La Cathédrale engloutie -. Les ingrédients de l'intrigue sont : l'amour, la jalousie et la vengeance ; le point culminant impliquant l'ouverture des digues de la ville. On sait Lalo grand admirateur de Wagner. L'Ouverture du Roi d'Ys rend ostensiblement hommage au maître de Bayreuth avec un rappel du prélude de Tristan et l'Ouverture de Tannhäuser. Mais l’ouvrage marque aussi son originalité, et cet intérêt pour l'œuvre de Wagner co-existe avec le refus affirmé de toute grandiloquence. La volonté de limpidité marque une musique par ailleurs imprégnée du romantisme le plus pur. Dès les premières mesures, une longue phrase des cordes vient situer l'étendue presque infinie d'un paysage de solitude marine. Il ne s'agit pas d'un prélude ou d'un poème symphonique indépendant mais bien d'une ouverture, construite suivant des normes qui nous ramènent au début du siècle, pas très loin de Mendelssohn et de Weber. Il s'agit très précisément d'annoncer ce qui va se passer. Nous découvrons, avant le lever du rideau, le retour de Mylio à la clarinette, la rêverie de Rozenn au violoncelle, et un chant de guerre dans l'Allegro final. 1876 Événements contemporains : Formation du gouvernement Jules Simon. Début de la crise du phylloxéra dans les vignobles français. Début de la construction du Sacré Cœur à Paris. Pierre-Auguste Renoir peint « Le bal du moulin de la galette ». Décès de George Sand. Inauguration du Festpielhaus de Bayreuth. Œuvres contemporaines : Brahms 3e Quatuor à cordes. Fauré 1re Sonate pour violon et piano. Tchaïkovski Le Lac des Cygnes.


Jean Sibelius (1865 - 1957) Concerto pour violon en ré majeur

Allegro moderato, Adagio di molto, Finale – Allegro ma non tanto. Sibelius débute une carrière de violoniste virtuose tout en menant des études de composition. Toutefois, c'est bien l'écriture qui prend le pas sur ses ambitions de concertiste. Composé en 1903, à l’intention du violoniste Franz von Vecsey, une première version du Concerto est créée en mars 1904 à Helsinki sous l’archet d’un autre soliste, Viktor Nová!ek. En 1905, Sibelius révise la partition, transformant fortement la première mouture par de substantielles coupures. Elle a été donnée dans sa version définitive en octobre 1905, à Berlin, sous la direction de Richard Strauss. C’est la version que l’on entend depuis cette date. Unique pièce concertante de Sibelius, l’œuvre est profondément marquée par les problèmes personnels que rencontre alors le musicien : difficultés financières, alcoolisme chronique, doutes permanents quant à ses choix esthétiques… À l’aune d’une biographie fort riche, la partition révèle en effet de nombreux aspects de sa personnalité. La création de 1904 est un échec au point que Joseph Joachim, créateur des concertos de Brahms et de Bruch, trouve l’œuvre « abominable et ennuyeuse ». En revanche, la version révisée de1905 est mieux accueillie. Toutefois, ni le public ni la critique n'en comprennent la modernité ainsi que la complexité. Il faudra attendre un demi-siècle pour que le Concerto s’impose au concert. Cette œuvre n'a rien de folklorique ni de géographique. Elle n'a pas pour vocation d'évoquer le passé glorieux de la Finlande ni de décrire sa belle nature. La dimension rhapsodique du premier mouvement caractérise ce climat de mystère puis de lamentation déchirante. C’est ce mouvement qui subit le plus grand nombre de modifications en 1905. L’Adagio qui suit est plus étrange encore, avec un orchestre méditatif, d’inspiration plus méditerranéenne que nordique. Sibelius en trouve le thème principal lors d’un voyage en Italie en 1901. Le dernier mouvement apparaît d’une frénésie réjouissante teintée d’un humour désinvolte. Cette danse champêtre « assourdissante » multiplie les contrastes dramatiques. Le musicologue et compositeur anglais Sir Donald Francis Tovey l’a décrit comme « une polonaise pour ours polaire » ! 1904 Événements contemporains : Le japon déclare la guerre à la Chine. Albert Dreyfus, obtient la réouverture de son dossier devant la chambre criminelle de la Cour de cassation. Parution en France du premier numéro de « l'Humanité », journal fondé par Jean Jaurès. Décès à Prague du compositeur Antonín Dvorák. Décès de l'écrivain russe Anton Tchekhov. Theodore Roosevelt est réélu Président des États-Unis. Signature de l’entente cordiale entre le Royaume-Uni et la France. Œuvres contemporaines : Janácek Jenufa, Mahler Kindertotenlider, Puccini Madame Butterfly, Debussy L’Isle joyeuse.


Jean Sibelius (1865 - 1957) Le Cygne de Tuonela Durant l’hiver 1895/1896, Sibelius compose Quatre Légendes pour orchestre (op.22) appelées également Suite de Lemminkaïnen. Inspirée par l’épopée populaire du « Kalevala » (recueil de poèmes populaires et véritable pierre angulaire de l'identité nationale finlandaise), l’œuvre relate les aventures de Lemminkaïnen, sorte de Don Juan nordique dont l'entreprise la plus remarquable est le combat qu'il livre contre le cygne de Tuonela. Ces Légendes pour orchestre constituent le premier chef-d'œuvre incontesté d'un compositeur qui, mieux que d'autres, saura exploiter les éléments mythiques de sa propre culture sans tomber dans l'anecdote ni le pittoresque. Le Cygne de Tuonela était primitivement destiné à servir de prélude à l’opéra La Construction du bateau sur un épisode du « Kalevala », que Sibelius renonça à composer. Dans le « Kalevala », Tuonela est le domaine de Tuoni, royaume de la Mort entouré d'un fleuve noir au courant rapide sur lequel, tel Charon, un cygne tout aussi noir se meut pour l'éternité. L’œuvre dépeint ce fleuve noir de la mort sur lequel glisse un cygne que le héros Lemminkaïnen essaye de tuer d'une seule flèche. La partition de Sibelius est une merveille d'atmosphère, avec une orchestration très colorée par-dessus laquelle le cor anglais solo représente la voix éthérée du cygne. 1893 Événements contemporains : L’anarchiste Auguste Vaillant lance une bombe dans l'hémicycle de la Chambre des députés pour venger l'anarchiste Ravachol, guillotiné l’année précédente. Première course automobile entre Paris et Rouen. Rudolf Diesel met au point le moteur qui porte son nom. Décès de Charles Gounod. Décès de Tchaïkovski. Œuvres contemporaines : Tchaïkovski Symphonie n 6 « Pathétique », Verdi Falstaff opéra-bouffe.


Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840 - 1893) Francesca da Rimini (op.32) Après deux sujets shakespeariens (Roméo et Juliette et La Tempête) c’est vers Dante que se tourne Tchaïkovski. Francesca da Rimini est le troisième poème symphonique du compositeur, écrit peu de temps après Le Lac des Cygnes, entre octobre et novembre 1876. Son frère Modeste lui suggéra l’idée, puis il examina l'approche de l'histoire d’abord sous forme d'opéra à partir d'un livret du critique musical Konstantin Zvantsev. Celui-ci souhaitait une approche wagnérienne.Tchaïkovski, qui ne partageait pas cette esthétique, abandonna finalement l'idée sous cette forme pour la réutiliser comme base d’une fantaisie symphonique. Il fut également, vivement intéressé, par la gravure de Gustave Doré représentant « L’Ouragan infernal », une illustration du Chant V de l’Enfer dont est tiré le programme de l’œuvre. Dante, accompagné de Virgile, descend aux Enfers. Parmi les âmes des damnés emportées par l'ouragan, il aperçoit celles de Francesca et de Paolo. Francesca lui raconte comment, étant amoureuse de Paolo, elle fut mariée contre son gré au frère de celui-ci. Mais elle continua à voir Paolo en cachette et, un jour, son époux les surprit alors qu'ils échangeaient un baiser et les poignarda tous deux. Ayant terminé son récit, Francesca est à nouveau emportée dans les bras de Paolo, à la suite du tourbillon des damnés. Saisi d'une compassion infinie, Dante tombe sans connaissance. Alors qu’il a déjà esquissé l'essentiel de sa partition et des images sonores capables de suggérer les spectacles terrifiants du royaume des ombres, Tchaïkovski écrit à son frère : « J'y ai travaillé avec amour et je crois que l'amour, cette fois-ci, m'a réussi. En ce qui concerne le « tourbillon », peut-être devrait-il être plus proche du tableau de Gustave Doré ; je n'ai pas pu en faire exactement ce que je voulais... ». Une longue introduction peint les épouvantes de l'Enfer, avant les rafales de l'Allegro vivo. Une courte cadence de clarinette introduit le récit de Francesca (Il n'est pire misère que de se souvenir, dans la tristesse, des jours heureux...). La scène d'amour s'anime en un long crescendo jusqu'à l'intervention des trompettes annonçant l'arrivée de Gianciotto. Et la ronde infernale reprend, autour d'images tour à tour lugubres et violentes, emportant dans une conclusion grandiose les inconsolables amants. C'est dans ces phrases délirantes que Tchaïkovski souhaitait se rapprocher du « tourbillon » qui emporte les corps de Francesca et de Paolo, tel que l'a peint Gustave Doré. Créée à Moscou le 19 mars 1877, Francesca da Rimini obtint un tel succès qu’une seconde audition fut donnée quelques jours plus tard.

Texte : Olivier Legéret


Darrell ANG Né à Singapour, Darrell Ang est violoniste et il a étudié également le piano et le basson. Après avoir obtenu différents prix au Conservatoire de Saint-Pétersbourg et à l’Université de Yale, il a suivi les cours d’interprétation auprès de Sir Colin Davis, Lorin Maazel, John Eliot Gardiner... En 2007, il remporte le Premier Prix du 50e Concours international de Besançon (le Grand Prix et le Prix du public), ainsi que l’unanimité de la part des musiciens de l’orchestre. Il a également remporté le prix du Concours « Arturo Toscanini » de Parme, en 2008. Cofondateur en 2001 du Saint Petersburg Chamber Philharmonic, Darrell Ang est fréquemment invité à l’Opéra où il a dirigé La Traviata et les Nozze di Figaro ainsi que The Rape of Lucrecia de Britten. Il retourne régulièrement à Saint-Pétersbourg pour collaborer au Festival des Nuits Blanches. Réinvité régulièrement, il a dirigé l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, l’Orchestre de Bretagne, l’Orchestre national de Lyon et il est systématiquement présent au Festival de Besançon… Lors de la nouvelle production de la Flûte Enchantée à l’Opéra de Bordeaux en janvier 2010, Forum Opéra écrit : « Darrell Ang, jeune prodige de la baguette qui dirige là son premier opéra en France, se met au diapason de la production, sans prétention, ni religiosité. Sa direction fraîche et enjouée achève de nous réconcilier avec une œuvre que trop de cérébralisme nous avait fait désaimer ». Très apprécié en Europe, Darrell Ang a débuté en 2011 au Philharmonia de Londres, à l’Orchestre philharmonique de Radio France à Paris, ville où il est retourné en 2012 pour diriger le concert des lauréats du Concours Long-Thibaut. Ses débuts au prestigieux Orchestra Verdi à Milan et à l’Orcherstre philharmonique de Londres sont suivis de réinvitations aussi, tout comme au Konzerthausorchester Berlin. À Singapour, Darrell Ang est directeur musical du Singapore National Youth, Orchestra qu’il amène en tournée en Europe, en été 2012. L’Orchestre symphonique de Singapour a créé, pour la première fois de son histoire centenaire, le statut très particulier de « Young Associate Conductor » qu’il a offert à Darrell Ang. En 2011, après Gustavo Dudamel, Darrell Ang a été choisi par le Philharmonia Orchestra et le London Philharmonic, à l’unanimité, par Esa-Pekka Salonen, Sir Colin Davis et Vladimir Jurowsky pour être le jeune chef en résidence, soutenu par l’Allianz Cultural Foundation. Depuis Septembre 2012, Darrell Ang est Directeur musical de l’Orchestre symphonique de Bretagne. Il tient à établir un travail musical avec cet orchestre qui se dirige aussi bien sur le grand répertoire (cycle Beethoven) que sur l’atteinte de publics défavorisés, tels des visites-concerts en prisons ou en hôpitaux et la découverte de musique bretonnes. En 2012, un programme autour de la période bretonne du compositeur américain de jazz, Dave Brubeck, en témoigne.


Fanny CLAMAGIRAND Née à Paris en 1984, Fanny commence le violon à l'âge de sept ans. Deux ans plus tard, elle révèle déjà sur scène un discours musical empreint d'une maturité exceptionnelle qu'elle ne cesse de démontrer au fil de ses concerts. Fanny a cette qualité rare de « façonner les lignes mélodiques dans une infinie limpidité de son et une clarté de l'exécution jusque dans le moindre détail », Die Rheinlandpfalz. Son élégance, le brillant de son jeu, ses interprétations mêlant sensibilité et autorité ont été salués à plusieurs reprises par la critique. En 2000, après avoir étudié auprès de Larissa Kolos, Fanny intègre directement le cycle de perfectionnement au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Jean-Jacques Kantorow. En mai 2004, elle obtient le « Diplôme d'Artiste » au Royal College of Music de Londres dans la classe d'Itzhak

Rashkovsky. Couronnée en juin 2007 aux Violin Masters de Monte Carlo en recevant le prestigieux Premier Prix « Prince Rainier III de Monaco, elle remporte en 2005 le 1er Prix du Concours International Fritz Kreisler à Vienne. Son actualité sur les saisons 2011/12/13 la conduit à jouer avec les Wiener Philharmoniker/Franz Welser-Möst aux Festivals de Lucerne et Enescu, avec le London Philharmonic Orchestra/Fabien Gabel, le 3ème concerto de Saint-Saëns avec l’ Orchestre National de France/Alain Altinoglu et avec l’ Orchestre Philharmonique de Strasbourg/John Axelrod , le Concerto de Brahms avec l’ Orchestre National de Montpellier et l’ Orchestre Symphonique du Rhin-Mulhouse, le Triple Concerto de Beethoven avec Xavier Phillips et Igor Tchetuev avec le Russian National Symphony Orchestra/Ken-David Masur au Festival de Colmar et à Bogota. Elle est en tournée avec Anne-Sophie Mutter et les musiciens de sa fondation et sera également la soliste du Concerto de Tchaïkovski lors d’une tournée avec l’ Animato Youth Orchestra la menant aux Konzerthaus de Vienne, de Berlin à Prague, Bratislava, Bern. Elle est à nouveau présente au Konzerthaus de Berlin dans le 1 Concerto de Saint-Saëns et l’Introduction & Rondo Capriccioso avec l’ Orchestre Français des Jeunes/Denis Russel Davis. Aux Folles Journées de Nantes, Bilbao elle joue des oeuvres concertantes de Sarasate et Saint-Saëns diffusées en direct sur Arte. Fanny est la soliste du Concerto n°1 de Chostakovit ch avec l’ Orchestre de Tours aux Folles Journées de Nantes. Elle est en récital à la Salle Gaveau, au Festival de Saint-Denis, au Mondsee Festspiele en Autriche, au Topan Hall à Tokyo. Fanny vient de participer à l’émission « Les Stars de demain » présentée par Rolando Vilazon. Cette émission a été multi-diffusée sur Arte. Elle jouait le 3ème mouvement du Concerto de Mendelssohn. Fanny Clamagirand joue en soliste avec de nombreux orchestres tels l'Orchestre Philharmonique de Vienne, l’Orchestre National de France, l'Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre Symphonique de Vienne, l'Orchestre Symphonique de Weimar, l'Orchestre Symphonique de la Radio Portugaise, l'Orchestre Royal de chambre de Wallonie, l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, le Teatro La Fenice Orchestra, Wiener Kammerorchester, l'Ensemble Orchestral de Paris, l'Orchestre National du Capitole de Toulouse/Tugan Sokhiev. Tant en France qu'à l'étranger, Fanny est invitée dans de prestigieux festivals : Académie de Verbier en Suisse, Festival International de Colmar, Festival de Menton, Festival de la Chaise-Dieu, Festival de Radio France et Montpellier, Festival d'Auvers-sur-Oise, Festival des Serres d'Auteuil, Festival de l'Epau, Festival de Laon, Festival du Périgord Noir, Israel Festival et se produit en soliste sur de grandes scènes internationales telles l'Académie Santa Cecilia de Rome, le Victoria Hall de Genève, le Royal Festival Hall et le Wigmore Hall de Londres, le Konzerthaus de Vienne, l'Opera House, le Musée des Arts et le Centre Blumenthal de Tel Aviv, le Centre Culturel de Chicago, le Palais Garnier de Monaco et, à Paris, le Théâtre des Champs-Elysées, l'Auditorium du Louvre. En septembre 2007, son premier disque consacré à l'intégrale des Sonates pour violon seul d'Eugène Ysaÿe paraissait chez Nascor (distribution Harmonia Mundi); disque « choix France Musique », « Talents Fnac » chaleureusement salué par la critique. Son second inclut les trois Concertos pour violon de Saint-Saëns avec le Sinfonia Finlandia sous la baguette de Patrick Gallois chez Naxos et a reçu le Choc du magasine Classica. Le prochain sera le premier volume de la musique de chambre de Saint-Saëns pour violon et piano. Fanny joue sur un Matteo Goffriller fait à Venise en 1700. er



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