360° Orientation et formation - Supplément au magazine Spectacles - Février 2025

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Rédaction et édition : Anissa Bekkar

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Vincent Bourgin • vincent.bourgin@bkn.fr

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Est Imprimerie (Moulins-lès-Metz)

Tirage 20 000 exemplaires

Dépôt légal : Janvier 2025

ISSN : 1259-1971

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Ce magazine est entièrement réalisé, écrit et imprimé en Lorraine

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➜ ÉDITO

Le vent se lève

L’information est tombée comme un couperet : 54% des 16-22 ans regrettent leur choix d’orientation. Il faut dire que les actifs de la génération Z sont exigeants, en tout cas plus que leurs aînés, vis-à-vis du marché du travail. Individualistes, désabusés, ingérables : une réputation peu flatteuse précède ces jeunes nés entre 1997 et 2010. À en croire la myriade d’études publiées ces dernières années sur le sujet, l’incompréhension est sans doute le fruit d’un changement profond dans le rapport au travail. Si 85% des salariés interrogés font effectivement de leur réussite professionnelle un objectif essentiel, ils ne perdent pas non plus de vue leur développement personnel. Quatre sur dix seraient ainsi prêts à quitter un emploi si ce dernier n’est pas source d’épanouissement et ce même sans avoir pourvu un autre poste. Près de trois-quarts des sondés estiment par ailleurs primordial que les valeurs de leur employeur soient alignées avec les leurs et souhaitent que leur activité ait un impact positif sur les plans sociétal et environnemental. Car cette nouvelle génération est avant tout en quête de sens, faisant souffler un vent nouveau sur le marché de l’emploi. De l’autre côté du miroir, la majorité des dirigeants interrogés s’estiment quant à eux confrontés à des difficultés pour recruter et fidéliser ces jeunes diplômés. Cette asymétrie de marché n’est évidemment pas insoluble mais elle demande peut-être, à tout le moins, des ajustements tant du côté de l’offre que de la demande. Avec l’ouverture de la plateforme Parcoursup s’ouvre la grande saison de l’orientation qui, elle, fait souffler le vent du renouveau. Puisse cette délicate brise rafraîchir les idées et porter celles et ceux cherchant à (re)trouver leur voie en cette nouvelle année. # Anissa Bekkar

Sommaire

➜ LES CLÉS D’UNE BONNE ORIENTATION

Trouver son cap

Face à une offre de formations qui s’enrichit chaque année, faire son choix n’est pas chose aisée. Mieux vaut donc être accompagné pour y voir plus clair. Petit tour d’horizon des indispensables.

Bien qu’elle soit le fruit d’une réflexion, l’orientation a bien des points communs avec le trek. À commencer par l’importance de la préparation, sauf à risquer l’accident de parcours ! C’est à vous d’en choisir la destination et de vous informer le plus possible pour vous assurer que vos ambitions sont réalistes. Il vous faut ensuite évaluer les différents itinéraires pouvant mener au but fixé en estimant objectivement vos possibilités de réussite (quitte à prévoir un plan B). Ce travail de fond est exigeant mais la bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas seuls pour l’entreprendre : une multitude de personnes sont susceptibles de vous conseiller. À commencer par vos proches, famille et amis qui peuvent vous raconter leur quotidien, études ou emploi et vous dire s’ils vous verraient à leur place. Moins impliqués sur le plan personnel mais peut-être plus objectifs, vos professeurs sauront également vous prodiguer des conseils avisés en la matière. S’entourer des bons alliés

Les psychologues de l’éducation nationale sont LES spécialistes du conseil en orientation. Ils sont donc les mieux placés pour répondre à toutes vos questions sur le sujet. S’il n’y en a pas dans votre établissement ou que vous êtes éloigné d’un Centre d’Information et d’Orientation (CIO), pas de panique : la plateforme Mon orientation en ligne (monorientationenligne.fr) vous redirige vers un conseiller de l’Onisep avec qui vous pourrez discuter par téléphone, tchat ou courriel. Derrière cet acronyme se cache l’Office National d’Information sur les Enseignements et les Formations. Une vraie mine d’or de la documentation, aussi bien sur papier qu’en ligne. Enfin, si vous souhaitez vous réorienter ou reprendre une formation, sachez que l’État a également créé un portail spécifique pour guider les internautes dans leurs projets professionnels ou scolaires : orientation-pour-tous.fr. Vous pouvez aussi consulter les incontournables de la presse spécialisée, L’Étudiant (sur papier ou web) et studyrama.com.

S’ancrer dans le réel

Ce n’est pas un secret, rien ne remplace le terrain. Les salons spécialisés, physiques ou par visioconférence, permettent de rencontrer les représentants de plusieurs établissements, le plus souvent des enseignants ou étudiants. Également

essentielles, les journées portes ouvertes sont l’occasion de découvrir par soi-même le cadre de travail des écoles et de s’imprégner de l’ambiance. Les dates varient selon les structures, alors n’hésitez pas à vous renseigner directement à la source pour ne pas les manquer !

En suivant ce processus, vous ne vous mettrez, certes, pas totalement à l’abri des déconvenues et mauvaises surprises mais vous en limiterez fortement la probabilité. En fin de compte, le seul risque que vous courrez, c’est peut-être d’élargir le champ des possibles... À vous de jouer !

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Diller

Le grand bain

Portée par une politique durable d’aide à l’embauche, l’alternance confirme sa popularité et attire de plus en plus d’entreprises, avec à la clé des débouchés dans de nombreux secteurs d’activité.

Tout d’abord, une clarification des termes s’impose. L’alternance est le système de formation qui combine modules d’enseignements théoriques et phases pratiques en milieu professionnel. C’est ce volet pratique qu’on appelle l’apprentissage. L’objectif du dispositif : se former tout en s’imprégnant de la vie et de la culture d’entreprise. Étudiant ou salarié ?

L’alternance se déroule dans un établissement du secondaire – lycées professionnels ou agricoles, Centres de Formation des Apprentis (CFA), Maisons Familiales et Rurales (MFR) –ou du supérieur, comme les facultés, les écoles ou encore les Instituts universitaires de technologie (IUT). Du CAP au Master, ce cursus se démocratise à tous les niveaux de diplômes. Le candidat a le choix : il peut soit rester sous statut étudiant et effectuer des stages alternés dans différentes structures, soit adopter un statut hybride qui lui permet d’être à la fois étudiant et salarié en signant un contrat avec une entreprise, une association, un libéral ou encore un organisme d’État. La convention peut être de deux types : soit un contrat d’apprentissage, soit un contrat de professionnalisation. Apprentissage ou contrat de professionnalisation ?

Tout dépend du diplôme ! L’apprentissage prépare à des diplômes de l’enseignement professionnel et technologique (CAP, bac pro…) ainsi qu’à des diplômes du supérieur (BTS, licence et master pro), tandis que la professionnalisation vise plutôt une qualification professionnelle précise (diplômes ou titres du Répertoire National des Certifications Professionnelles, Certificats de Qualification Professionnelle ou qualifications reconnues par convention collective nationale) permettant une intégration rapide dans le monde du travail. C’est pourquoi le contrat de professionnalisation est également ouvert aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, aux bénéficiaires des minima sociaux ainsi qu’aux personnes ayant bénéficié d’un contrat aidé.

De nouvelles responsabilités

S’ils peuvent théoriquement rester de simples étudiants pour varier les expériences en enchaînant les stages, la plupart des alternants optent pour le salariat. Il faut dire que ce régime présente trois atouts considérables : le versement d’une rémunération tout au long du cursus (ainsi que le bénéfice des avantages réservés aux salariés comme les tickets-restaurant, l’intéressement…), une meilleure intégration sur le marché du travail et, enfin, la possibilité de percevoir des indemnités de chômage en fin de contrat. Mais ces avantages ne sont évidemment pas sans contrepartie. Être salarié, c’est se plier aux contraintes de la vie professionnelle : endosser des responsabilités, respecter les relations hiérarchiques et voir ses vacances réduites aux congés payés... Attention également à ne pas privilégier l’activité salariée au détriment de la préparation du diplôme ! Une pléiade d’aides

Pour entrer en apprentissage, encore faut-il trouver une structure d’accueil ainsi qu’un tuteur. Pour ce faire, il n’y a pas de secret : il faut s’y prendre le plus tôt possible, sachant que pour un démarrage à la rentrée de septembre, la plupart des entreprises bouclent le recrutement avant l’été. N’hésitez donc pas à vous rapprocher des instances professionnelles que sont les Chambres de Commerce et de l’Industrie, Chambres des Métiers et de l’Artisanat, Chambres d’Agriculture, etc. Bonne nouvelle : pour encourager les entreprises à recruter, l’État maintient en 2025 son aide financière pour chaque candidat accepté. Côté apprentis, les avantages sont également nombreux. Outre la garantie Visale pour le cautionnement du logement, les étudiants sont éligibles à l’APL et au dispositif Mobili-jeune pour alléger le montant de leur loyer. Ils peuvent également bénéficier sous conditions d’une aide pour passer le permis B à hauteur de 500 euros ou encore de dispositifs mis en place au niveau régional comme LOJ’Toît Jeunes, qui accompagne les 15-29 ans dans leur recherche de logement dans le Grand Est. De quoi sereinement mettre le pied à l’étrier !

Les secteurs ayant le meilleur taux d’insertion professionnelle (6 mois post-alternance) :

1. Energie, chimie, métallurgie (69%)

2. Mécanique et structures métalliques (66%)

3. Technologies industrielles (65%)

4. Électricité, électronique (65%)

5. Génie civil, construction, bois (65%)

Source : Monster.fr, Les entreprises qui recrutent en alternance.

Les métiers qui recrutent le plus en alternance

1. Assistant RH

2. Vendeur

3. Chargé de communication

4. Assistant commercial

5. Chargé de développement commercial

Raviver la flamme

Engagé dans la vie active, vous souhaitez reprendre vos études, évoluer dans votre carrière ou même vous réorienter pour changer de vie ? Quels que soient votre profil et vos aspirations, la formation continue est la clé de votre projet.

L’objectif : monter en compétence.

Investir dans l’avenir

À l’heure où le marché de l’emploi se transforme en profondeur, générant à la fois nouveaux besoins et nouveaux métiers, les parcours professionnels ne sont plus linéaires. Entre péremption des connaissances acquises et progrès technologique, actualiser son savoir et ses pratiques devient ainsi essentiel. Le secret pour rester dans la course ? La formation continue ! Elle se fonde sur deux piliers : le devoir des entreprises de participer à son financement et le droit des salariés à se former sur leur temps de travail. Ces actions peuvent être organisées sur décision de l’employeur, dans le cadre d’un plan de formation qu’il définit ou lors de périodes de professionnalisation, à la manière d’une alternance. Mais le salarié peut aussi en prendre luimême l’initiative.

Assurer ses arrières

Deux dispositifs permettent au salarié de suivre la formation de son choix sans perte de rémunération : le compte personnel de formation (CPF) et le projet de transition professionnelle (PTP). Ce dernier est une modalité particulière du CPF. Il permet au salarié souhaitant changer de métier de financer une ou plu-

sieurs formation(s) certifiante(s), tout en bénéficiant par ailleurs d’un droit à congé et du maintien de son salaire. Ce mécanisme étant particulièrement favorable à la reconversion, il est possible d’obtenir un financement via une Association Transition pro (ATpro) ou une commission paritaire interprofessionnelle (CPIR). Les non-salariés – auto-entrepreneurs, artisans, libéraux, agriculteurs, etc – doivent s’adresser, quant à eux, à leurs propres organismes collecteurs. Bonne nouvelle : les salariés ont également droit à un congé s’ils souhaitent effectuer un bilan de compétences ou se lancer dans une validation des acquis de leur expérience (VAE).

Les bons filons

Reste à savoir auprès de qui se former et comment choisir parmi les quelque 50 000 (!) organismes qui se disputent le marché de la formation continue. Environ 80 % d’entre eux sont des acteurs privés et tous ne se valent pas. Soyez particulièrement attentif au label Eduform, délivré par le ministère de l’Éducation. Les structures publiques et parapubliques donnent généralement le plus de garanties de sérieux, comme par exemple les Services de formation continue des

Pour tout savoir sur la formation continue : moncompteformation.gouv.fr

universités (SFC) et le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), qui préparent à des diplômes du supérieur. Les Greta (qui mutualisent les compétences et les moyens de plusieurs établissements publics d’enseignement), les établissements agricoles et les unités de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), préparent, eux, à des diplômes du secondaire ainsi qu’à diverses qualifications professionnelles.

Retour gagnant

La formation continue ne concerne pas que les salariés désireux de se reconvertir ou d’élargir leurs horizons. Elle s’adresse également aux plus de 25 ans qui sont éloignés de l’emploi. Le principal dispositif les aidant à découvrir l’entreprise ou à renouer avec elle, c’est le contrat de professionnalisation. Qui peut en profiter ? Les demandeurs d’emploi, bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation spécifique de solidarité (ASS) ou de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), ainsi que les bénéficiaires d’un contrat unique d’insertion (CUI). Parce que la formation continue, c’est parfois celle qui commence pour de bon !

Une santé de fer

Le médico-social fourmille de carrières aussi nombreuses que variées. Porté par le développement du care, ce secteur en tension recrute massivement.

Quoi de neuf, docteur ?

Depuis la suppression du numerus clausus national qui limitait autrefois le nombre de praticiens, les facultés de médecine peuvent librement déterminer leurs effectifs d’étudiants. Un moyen de s’adapter aux besoins spécifiques des territoires et de lutter ainsi contre les déserts médicaux. Trois voies s’ouvrent désormais aux aspirants aux études de médecine, pharmacie, odontologie (dentiste) et maïeutique (sage-femme) : la licence avec option « accès santé » (L.AS), le parcours d’accès spécifique santé (PASS) avec une option à choisir dans une autre discipline de licence et, enfin, les formations paramédicales. Si ces études sont exigeantes, en particulier en médecine où le cursus peut durer jusqu’à douze ans selon la spécialisation, les perspectives d’embauche restent excellentes. Les tensions sont particulièrement marquées en milieu hospitalier où l’on recrute infirmiers spécialisés (anesthésistes ou de bloc opératoire par exemple) et aides-soignants à tour de bras, ainsi que dans les filières du grand âge (gériatrie, Ehpad…) et de la rééducation (masseurs-kinésithérapeutes notamment). De quoi encourager les reconversions et offrir des opportunités de retour à l’emploi. Le travail social, le sens du service Pour prendre soin de son prochain, les études de santé ne sont pas la voie unique. Accompagner les personnes vulnérables, les épauler face aux difficultés, lutter contre l’exclusion sociale... Les métiers du travail social exigent un fort engagement et un goût du contact humain. Dynamisme, écoute, patience voire connaissances en droit : ils mobilisent à la fois compétences techniques et soft skills et amènent à côtoyer des publics de tous horizons. Ouvert à une multitude de profils allant du CAP au bac +5, le secteur recrute principalement dans les services à la personne. L’accompagnant éducatif et social (Titre Professionnel d’assistant de vie aux familles, après la 3e) aide ainsi enfants et adultes handicapés dans leur quotidien, que ce soit à domicile, en structure collective spécialisée ou encore en milieu scolaire. Il les épaule dans les actes

de la vie courante et les aide à développer leur vie sociale. L’assistant de service social (Diplôme d’État en trois ans, post bac ou équivalent) officie, quant à lui, au côté des personnes en difficulté économique, sociale ou psychologique. Enfin, l’éducateur spécialisé (Diplôme d’État en trois ans, post bac ou équivalent) intervient auprès de groupes ou familles pour développer leur intégration et leur autonomie. Ses missions sont diverses et variées : handicap, protection de l’enfance, prévention… Le secteur emploie plus de 1,2 million de salariés mais connaît une pénurie de candidats. Les besoins en professionnels du travail social augmentant chaque année, notamment en raison du vieillissement de la population, les perspectives de recrutement et d’évolution sont, là aussi, excellentes.

410 000

POSTES DANS LE MÉDICO-SOCIAL CRÉÉS D’ICI À 2030

(Source : Rapport Les métiers en 2030, France Stratégie et Dares)

MÉTIERS DU NUMÉRIQUE

Le goût de l’innovation

Avec une impressionnante croissance de plus de 5% du nombre d’emplois entre 2023 et 2024, le numérique continue de s’imposer comme un pilier de l’économie française, porté par la dématérialisation des échanges et la normalisation du télétravail. Les particuliers n’hésitent plus à investir dans des appareils de plus en plus sophistiqués pour leur usage strictement personnel, tandis que les entreprises renouvellent leur parc d’ordinateurs, équipant leurs salariés de machines portables et renforçant en parallèle la sécurité d’un réseau qui s’éparpille hors les murs. C’est évidemment une aubaine pour tous les techniciens et spécialistes des systèmes et des réseaux. Qui dit nouveaux besoins, dit également nouveaux logiciels : grands

groupes et autres start-ups les développent pour l’Internet classique comme pour sa version mobile. Enfin, pour ne pas rester sur la touche et continuer à attirer le client, les professionnels soignent l’ergonomie et l’attractivité de leur site en faisant appel aux architectes web, webdesigners et autres UX designers.

Rester à la page Qui dit sites Internet et réseaux sociaux dit nécessairement community managers et modérateurs. Leur mission : fidéliser les clients-internautes mais aussi veiller au respect des normes régissant l’espace numérique, notamment celles concernant la protection des données personnelles. Avec la multiplication des outils de no-

Le top 3 des métiers du digital les plus en tension :

1. Développeur

2. Chef de projet informatique

3. Technicien helpdesk

Domaine transverse par excellence, le numérique s’impose dans tous les secteurs à la faveur de la transformation digitale, fourmillant d’opportunités professionnelles à tous les niveaux de formation.

tation en ligne, l’expert en e-réputation est également de plus en plus sollicité par les entreprises soucieuses de soigner leur image et leur empreinte numérique. L’arrivée de la 5G a, quant à elle, boosté le marché de l’Internet of Things (IOT), c’està-dire des objets connectés, par exemple dans les domaines de la domotique, de l’e-santé ou encore de la sécurité. Forte de spectaculaires progrès en l’espace de quelques années, l’intelligence artificielle requiert elle aussi des ingénieurs spécialisés capables de s’adapter à son évolution constante. La branche du Machine Learning, système fonctionnant à partir d’algorithmes lui permettant de s’améliorer par l’expérience, fait émerger de nouveaux besoins en développeurs commerciaux et

ingénieurs data. Plus confidentiels mais indispensables, les entraîneurs de chatbot apprennent aux assistants-robots à répondre à nos besoins en analysant les conversations entretenues avec les clients. Autant d’activités générant une collecte massive de données qui sont traitées par des data analystes, stockées par des ingénieurs cloud computing et protégées par des spécialistes hautement qualifiés, dont la rémunération est à la mesure de la valeur de ces informations.

Des carrières accessibles

Contrairement aux idées reçues, le secteur recrute des profils très variés et n’ouvre pas ses portes qu’aux multi-diplômés. Le minimum pour exercer dans le digital est le bac pro systèmes numériques. Il permet de commencer comme technicien de maintenance – une profession visée également par les titulaires du BTS Systèmes numériques option informatique et réseaux (SNIR) et par ceux d’un des quatre BUT informatique existant. Ces deux derniers diplômes, de niveau bac +3, peuvent mener à des masters voire à des écoles d’ingénieur. Les bac +5 tirent clairement leur épingle du jeu, les spécialisations les plus pointues culminant à bac +6. L’élite de la cybersécurité se forme ainsi à l’École nationale supérieure des Mines de Nancy via le Mastère Spécialisé ® Cyber-sécurité : attaque et défense des systèmes informatiques. Le must !

France Travail, Les métiers du numérique : tour d’horizon des enjeux et opportunités, 24/01/2024
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➜ TRANSPORT ET LOGISTIQUE

Toujours en mouvement

Boosté par l’essor de l’e-commerce et des services de livraison à domicile, le secteur transport-logistique est extrêmement porteur, à tous les niveaux et sur tous les métiers.

5e recruteur de France

Avec 150 000 entreprises employant 1,8 millions de personnes, c’est le cinquième plus gros recruteur de l’Hexagone. Au cœur des échanges, la logistique organise les flux de produits, déchets et matières premières transitant pour les besoins des entreprises. Entre retards et ruptures de stock, les aléas sont courants : sang-froid et sens de l’organisation sont donc les atouts majeurs des professionnels de la branche.

Chaîne d’efficacité

En première ligne, l’agent de magasinage et le magasinier-cariste (accessibles via le CAP Opérateur logistique, le bac professionnel Logistique ou le bac professionnel Organisation de transport de marchandises) sont chargés de réceptionner, stocker et, le moment venu, déstocker la marchandise. Le cariste assure pour sa part les mêmes tâches mais en s’aidant d’un chariot élévateur. Un échelon au-dessus, le responsable d’entrepôt (BUT Management de la Logistique et des Transports, BTS Gestion des transports et logistique associée, ou Technicien supérieur en méthodes et exploitation logistique) encadre une équipe de manutentionnaires, caristes et préparateurs de commandes. Il veille à optimiser les coûts tout en respectant les délais souvent serrés. Manager et gestionnaire, il est

également à l’aise avec les outils informatiques. Le chef de quai (bac pro Logistique ou BTS Gestion des transports et logistique associée) exerce le même type de tâches mais dans le cadre d’activités de messagerie ou de transport express. Quant au gestionnaire de stocks, il gère les inventaires de produits finis, de pièces détachées et de matières premières. Organisation, sens du détail et relationnel sont au cœur de la chaîne logistique.

Fluidifier

les flux

Le responsable logistique ou supply chain manager occupe une fonction transversale. Il s’occupe de l’intégralité de la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise, de la commande à la livraison du produit aux clients en passant par la production, l’emballage et le stockage. Il doit minimiser les risques de retard, les surcoûts, le travail inutile… La réactivité est donc son maître-mot. Ce poste exigeant est accessible aux candidats de niveaux bac +2 à bac +5 (BUT QLIO, formation Responsable en Logistique (bac +4), etc). Dynamique, la filière transport-logistique est aussi en pleine mutation sous l’impulsion de l’IA. Omniprésente, elle accompagne les prestataires qui doivent sans cesse s’y adapter, conférant une valeur ajoutée à leur travail. Enfin, la logistique peut aussi être abordée à partir d’une formation commerciale voire d’ingénieur. De plus en plus

de grandes écoles proposent des spécialisations en fin de parcours, comme l’École nationale d’ingénieurs de Metz (Mastère Spécialisé ® Management de Projets Industriels et Logistiques). Certaines écoles de commerce proposent également des masters estampillés “supply chain” à l’instar de l’EM Strasbourg Business School par exemple.

95%

c’est la proportion de postes en CDI à temps complet dans le secteur transport-logistique

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Les métiers du BTP les plus en tension ::

1. Dessinateur

2. Technicien / cadre

3. Chef de chantier

4. Géomètre

5. Couvreur

Source : Indeed, Quels sont les métiers en tension sur le marché de l’emploi en France ? (13/12/2024)

LES MÉTIERS DU BTP

Un poids-lourd du recrutement

Porté par une vague de grands travaux, le BTP reste un excellent pourvoyeur d’embauches, quel que soit le niveau de qualification. Se maintenant parmi les premiers employeurs de l’Hexagone, il offre une grande diversité de débouchés sur l’ensemble du territoire, aussi bien en ville qu’en milieu rural. Plus de 35 métiers sont accessibles grâce à des contrats de travail classiques (CDD, CDI) ou en alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation). Dans le sillage de la massification de la rénovation énergétique, la filière vise le renouvellement des compétences et, par conséquent, l’accroissement de ses effectifs. France Travail prévoit ainsi jusqu’à 200 000 créations de postes dans la branche d’ici à 2030.

L’offre et la demande

Le secteur compte énormément de profils de type CAP, BEP et Bac pro. Un échelon au-dessus, les diplômés d’un BTS, DUT ou encore d’un bac +3 (Licence ou Bachelor) peuvent viser des postes dans l’automatisation et le pilotage d’équipe. Les ingénieurs (niveau Bac +5), sont également très recherchés. Des opportunités s’ouvrent ainsi à tous les niveaux d’études. Quelle que soit la profession, l’alternance séduit également les recruteurs car elle reste le meilleur moyen de mettre le pied à l’étrier et de gagner rapidement en expérience. À l’heure actuelle, le rapport de force est extrêmement favorable aux candidats. Quasiment tous les métiers du secteur sont en tension, qu’il s’agisse des menuisiers, des plombiers ou encore des conducteurs de travaux. En 2024, 50% des entreprises artisanales du secteur cherchant à recruter n’ont pas trouvé la perle rare. Pour séduire et conserver les meilleurs éléments dans leurs effectifs, les recruteurs sont donc prêts à revoir les salaires à la hausse.

Bâtir l’avenir

Entre le boom de la numérisation avec les immeubles connectés, l’impératif d’améliorer la performance énergétique du bâti et la multiplication des collaborations avec d’autres corps de métiers, la branche est en pleine mutation. Pour relever le défi, les entreprises investissent dans la masse salariale. Si le recrutement s’est intensifié ces dernières années, c’est aussi parce que les profils recherchés sont de plus en plus spécialisés : multi-compétences, connaissance des nouveaux modes d’organisation ou approche des nouveaux types de matériaux sont autant d’atouts pour tirer son épingle du jeu.

Valoriser ses compétences

Entre changement de fonction et gain de responsabilité, le BTP reste l’une des rares filières où l’on peut débuter par un CAP pour devenir, à terme, chef d’entreprise. De fait, la formation ne s’arrête pas à la sortie de l’école. Elle se poursuit tout au long de la vie professionnelle au gré des besoins et contraintes du marché, ce qui favorise la mobilité des acteurs et l’actualisation des savoirs. Elle reste essentielle pour acquérir, consolider et développer des compétences nouvelles, nécessaires pour rester compétitif. Pour accompagner cette montée en compétence, les employeurs n’hésitent donc pas à financer des formations continues à leurs salariés.

Jusqu’à 200 000 créations de postes d’ici à 2030

(Source : France Travail).

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La pharma en pleine forme

Portée par une innovation constante, l’industrie pharmaceutique diversifie ses leviers de recrutement, présentant de sérieux atouts pour susciter des vocations.

Si les postes proposés sont d’une grande variété, ceux liés aux biotechnologies et au digital connaissent une ascension fulgurante. Marketing, vente ou encore production ne sont pas en reste pour autant. Globalement élevé, le niveau d’études de prédilection est celui d’ingénieur, 58% des salariés bénéficiant du statut cadre. Cependant, la branche recrute des candidats de tous les profils, du bac professionnel jusqu’au doctorat. Qualité ET quantité

Tournée vers l’avenir, l’industrie pharmaceutique compte plus de 130 métiers : chargé de recherche, galéniste (chargé de la mise au point des formes pharmaceutiques des médicaments et des procédés de fabrication), chef de produit… À chaque étape du cycle de vie du médicament correspondent des métiers spécifiques, sachant que plus d’un emploi sur deux est consacré à la fabrication. Le développement de nouveaux domaines de recherche génèrent des besoins en professionnels qualifiés. En matière d’embauche, les perspectives sont excellentes dans les métiers de la qualité et du réglementaire. Autre levier de recrutement, la pharmacovigilance, qui consiste à enregistrer et évaluer les effets secondaires des médicaments, cherche des candidats de haut niveau (scientifiques, docteurs en pharmacie). Avec le développement de l’e-santé, les profils du numérique peuvent également espérer tirer leur épingle du jeu dans l’intelligence artificielle, la simulation numérique ou encore le big data. En pleine expansion grâce au besoin croissant en vaccins, la filière des biotechnologies recrute, elle aussi, massivement : on estime à 10 000 le nombre de postes à pourvoir à l’horizon 2030. Enfin, pour faire connaître leurs produits et rester compétitives, les entreprises développent des pôles communication sur-mesure, privilégiant les candidats dotés d’une double casquette formés en marketing et disposant également d’un solide bagage scientifique.

Le Grand Est, un bassin d’emploi attractif

Ce n’est pas un secret, Bâle et les régions limitrophes suisses et françaises constituent l’un des épicentres mondiaux de l’industrie pharmaceutique, concentrant les sièges sociaux des deux poids lourds du secteur que sont Roche et Novartis, sans compter sur l’innovation apportée par les start-up de la filière biotechnologique qui s’y établissent chaque année. Témoin de ce dynamisme, l’industrie pharmaceutique suisse compte environ 46 000 salariés, dont plusieurs milliers de frontaliers. On le sait moins mais Strasbourg constitue un cluster complémentaire à son voisin bâlois. De grands noms du secteur s’y sont implantés, comme les groupes américains Lilly à Fegersheim et Merck à Molsheim. De surcroît, l’université de l’Eurométropole compte pas moins de quatre prix Nobel, dont trois sont toujours en exercice, dans le domaine des sciences dures. Son École supérieure de biotechnologie (ESBS), proposant diplômes d’ingénieurs et masters (bac +5), irrigue l’écosystème rhénan de l’industrie pharmaceutique et revendique fièrement 100% d’insertion professionnelle dans les six mois suivant l’obtention d’un diplôme. Le travail, c’est la santé !

Les branches de l’industrie pharmaceutique qui recruteront le plus à l’horizon 2030 :

1. La data

2. L’Intelligence artificielle

3. La cyber-sécurité

Source : Les entreprises du médicaments (LEEM), Anticiper les évolutions des métiers pour répondre aux nouvelles attentes de la société, décembre 2024, leem.org.

➜ LES LANGUES ÉTRANGÈRES

Une carte à jouer

L’anglais, l’allemand

et le mandarin : les trois langues étrangères les plus recherchées par les recruteurs français permettant d’accéder aux meilleurs salaires

Vous avez un don pour les langues étrangères ? Entre l’internationalisation des échanges et l’accroissement de la mobilité professionnelle, les polyglottes sont plébiscités dans de nombreux secteurs. Quelques pistes de réflexion.

L’enseignement, partager sa passion Féru d’anglais, de japonais ou de lituanien, vous souhaitez à votre tour transmettre votre savoir ? L’enseignement est fait pour vous ! Axée sur l’étude littéraire, historique et culturelle de la langue choisie, la licence Langues, littératures et civilisations étrangères et régionales (LLCER) est la clé pour s’y préparer, avant un master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF) et, à terme, pour décrocher le précieux sésame : le CAPES. Mais les opportunités fourmillent également hors des carrières dans l’éducation. Pour étoffer leur CV et accroître leur employabilité, de plus en plus de professionnels approfondissent ou apprennent une nouvelle langue. C’est le champ d’action du formateur en langues, qui intervient en entreprise ou auprès de particuliers. Un marché porteur puisqu’en 2023, les formations en langues étrangères représentaient 18% des offres disponibles via Mon Compte Formation.

La traduction, comprendre et faire comprendre On ne le dira jamais assez : la plus grande qualité d’un bon traducteur, c’est d’affectionner autant les langues étrangères que sa propre langue. Vous aimez l’effervescence, le contact humain et êtes particulièrement réactif ? Un traducteur-interprète sommeille peut-être en vous. Votre mission, garantir la fluidité des débats (voire des négociations !) entre les locuteurs de différents pays. Concentration, mémoire et sang-froid seront vos meilleurs atouts pour éviter l’incident diplomatique. Dans une atmosphère plus calme mais toute aussi exigeante, le traducteur technique officie pour des éditeurs de contenus (presse, jeux vidéo, littérature etc). Plus confidentiel mais essentiel au bon fonctionnement de la justice, le traducteur-interprète judiciaire sert d’intermédiaire entre deux parties ne

parlant pas la même langue. Si l’anglais est le plus usité, les langues dites à faible diffusion (estonien, biélorusse, arabe…) sont également très recherchées. En tous les cas, une excellente maîtrise de la grammaire, de la syntaxe et des différents registres est indispensable à cette profession qui demande rigueur et adaptabilité. Une licence Langues étrangères appliquées (LEA), enrichie d’un master mention traduction et interprétation seront donc indispensables. Attention : cette filière est extrêmement sélective !

Additionner les compétences, multiplier les chances

Avec une offre très largement supérieure à la demande, le secteur traduction-interprétation est en tension depuis plusieurs années. Aussi peut-il être opportun de coupler les compétences en se servant des langues étrangères comme d’un tremplin vers un secteur affectionnant les profils multilingues, la demande de compétences linguistiques étant en constante augmentation. C’est précisément l’objet de la licence LEA : outre la traduction, cette filière à visée professionnelle propose une formation pluridisciplinaire qui mêle l’économie, la communication et les outils numériques. C’est un atout précieux lorsqu’on sait par exemple que le dispositif de l’admission parallèle permet aux titulaires d’un bac +2 d’intégrer une école de commerce. De quoi ouvrir le champ des possibles, sachant que la pratique d’une langue rare correspondant à un marché émergent peut constituer un critère de sélection déterminant pour un employeur. Enfin, si vous souhaitez vous lancer sans passer par une fac de langues, des branches comme l’hôtellerie, le tourisme, le numérique ou encore le commerce international sont toujours friandes de candidats plurilingues. Vamos !

(Source : étude menée par la plateforme linguistique Preply en 2022) © Freepik

➜ LES FILIÈRES ARTISTIQUES

Art de vivre

Se produire sur une scène, exposer ses œuvres, mettre en scène un spectacle… La vie d’artiste en fait rêver plus d’un.

Malgré des préjugés tenaces, les opportunités sont réelles pour qui prépare soigneusement son projet professionnel. Arts appliqués, un business créatif

Pour créer des objets du quotidien, les études supérieures ne sont pas indispensables, l’artisanat restant accessible sans le bac. Mais seul ce précieux sésame ouvre les portes des écoles d’arts appliqués. Associant geste créateur, processus industriel et communication, elles forment des professionnels (designers, illustrateurs, stylistes de mode…) répondant directement aux besoins des entreprises. Certains établissements sont publics, d’autres privés. Pour ces derniers, assurez-vous du sérieux et de la qualité de l’enseignement, qui doit être reconnu par l’État. Leurs diplômes doivent être inscrits au Répertoire national des Certifications professionnelles. Conçu autour d’ateliers de création individuels et collectifs, le diplôme national des métiers d’art et du design (DNMADE, niveau bac+3), accessible via Parcoursup aux bacheliers et titulaires d’un diplôme de niveau équivalent, séduit quant à lui les candidats désirant concilier études courtes et expérience professionnelle significative. Les arts plastiques, une myriade de possibilités

En la matière, les Beaux-Arts (ENSBA Paris, ISBA Besançon…) et les Arts décoratifs (ENSAD Paris), tous deux accessibles sur dossier ou examen d’entrée, restent la voie royale. Ils forment à la création artistique de haut niveau (peinture, sculpture, vidéo…) en mêlant pratique d’atelier et cours théoriques et techniques. À Strasbourg, l’ancienne École supérieure des Arts décoratifs a fusionné avec l’École municipale des BeauxArts de Mulhouse et l’Académie supérieure de Musique de Strasbourg, formant la HEAR (Haute École des Arts du Rhin). Son atout charme : l’habilitation à délivrer le CFPI, qui s’adresse aux étudiants (bac+3 minimum) ou professionnels souhaitant travailler comme plasticiens intervenants auprès des publics. Ces établissements sont toutefois aussi réputés que sélectifs, ce qui incite certains candidats à se tourner vers le secteur privé. Là encore, soyez très attentif au sérieux du projet pédagogique.

Plus généraliste, l’université ouvre une porte sur le monde culturel au sens large. Conjuguant théorie et pratique, la licence en Arts plastiques permet aux diplômés de développer leur propre activité ou même briguer des concours de la fonction publique. Au niveau master, les étudiants s’orientent vers la médiation culturelle, l’enseignement ou encore la création artistique et numérique.

En arts de la scène, souplesse exigée

Si vous rêvez de brûler les planches, là encore les options sont variées. Musiciens, danseurs et comédiens se forment dans les conservatoires. Ces établissements délivrent plusieurs diplômes comme les DET (diplôme d’études théâtrales), DEM (études musicales, pour les instrumentistes et chanteurs) et DEC (études chorégraphiques). À Strasbourg, le Conservatoire prépare également au Diplôme d’État (DE) qui vise à la fois activité d’interprète et enseignement, tandis que l’École du TNS délivre le diplôme national supérieur professionnel de comédien (DNSPC). Ces cycles sont accessibles sur concours. En complément, une licence de musicologie peut donner aux instrumentistes une meilleure compréhension du phénomène artistique et de son histoire. À la sortie, les diplômés peuvent intégrer une troupe ou un orchestre, sachant que les spécialistes d’une discipline rare ou très demandée seront les mieux lotis. D’où une tendance chez les professionnels à multiplier les activités et, donc, les sources de revenus. Outre l’enseignement, l’éveil musical peut être une piste pour qui souhaite transmettre sa passion aux plus jeunes. Le secteur est en plein boom : de plus en plus d’établissements, comme le CFMI de Sélestat, délivrent désormais le DUMI (diplôme universitaire de musicien intervenant), accessible aux titulaires d’un bac ou d’un DAEU justifiant de deux ans d’expérience professionnelle. Pédagogie et capacité d’adaptation sont les clés de ce métier exigeant au contact de publics très variés.

École Supérieure d’Art de Lorraine

Le Pôle musique et danse de l’École Supérieure d’Art de Lorraine (ÉSAL – établissement public) basé à Metz est un pôle d’enseignement supérieur habilité par le ministère de la Culture pour dispenser les formations aux diplômes d’État (DE) de professeur de musique et de professeur de danse. En région Grand Est, le Pôle musique et danse est le seul pôle d’enseignement supérieur à former au DE de professeur de danse. Ses formations très spécialisées et sélectives favorisent une insertion professionnelle remarquable. Dates des admissions en formations : L’accès en formation au DE de professeur de musique est soumis à un concours d’entrée dont les inscriptions ont lieu du 10 janvier au 10 mars 2025 Pour l’accès en formation danse, les candidats peuvent s’inscrire du 31 mars au 2 juin 2025 et seront soumis à un entretien d’admission.

Des réunions d’information sont organisées par le Pôle musique et danse tout au long des périodes d’inscriptions.

ESAL Pôle musique et danse

2 Rue du Paradis, Metz esal-pmd.fr - pmd@esalorraine.fr

LES ÉCOLES DE COMMERCE

Quel succès !

Formant les cadres de demain, les écoles supérieures de commerce (ESC) confirment leur attractivité. Leur atout principal : une insertion facilitée sur le marché du travail grâce à un panel de formations ancrées dans le réel.

Du concret

Les ESC ont vocation à enseigner comment les entreprises s’inscrivent dans l’économie globale. C’est pourquoi les matières étudiées sont si variées. On peut y suivre des cours de marketing, management comptabilité, gestion, économie mais aussi de droit, langues, sciences politiques, etc. Cette diversité est à l’image des nombreux débouchés de ces business schools dont les diplômés font carrière aussi bien dans la communication, que les ressources humaines, la publicité, la vente… Là encore, la liste est longue ! Ces écoles délivrent un enseignement très concret, au plus près du réel, assuré par des professeurs le plus souvent issus du monde professionnel. Une large place est donc accordée à l’étude de cas pratiques, aux travaux en groupe et surtout aux stages, en France comme à l’étranger, afin de mettre en application mais aussi (et surtout) d’enrichir le savoir théorique acquis en cours. Appréciée pour son dynamisme, la vie étudiante jette les premières bases d’un réseau professionnel, atout précieux pour évoluer sur le marché du travail. Après le bac ou une prépa

De nombreuses écoles sont accessibles directement après le bac, via la plateforme

Parcoursup, tandis que d’autres ne sont ouvertes qu’après une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE). Dans tous les cas, l’admission se fait sur concours. Bon à savoir, ils sont le plus souvent communs à plusieurs établissements : Bachelor EGC et Ecricome Bachelor donnent accès aux cursus en 3 ans ; Sésame, Accès et Pass, à ceux qui se déroulent sur 4 ou 5 ans. Pour optimiser les chances d’admission, de nombreux candidats intègrent en amont une classe préparatoire pour intégrer une Grande école de commerce. Dans ce cas, il est également nécessaire de passer par la case concours, via le BCE, qui mutualise les épreuves de 18 écoles, ou via Ecricome prépa, qui réunit les concours de 4 établissements.

L’admission parallèle, pour se réorienter ou se spécialiser

Sont éligibles à l’admission parallèle les étudiants titulaires au minimum d’un bac +2. Elle est accessible via des concours spécialement dédiés comme Passerelle 1 et 2, Ecricome Tremplin Bac+2 et Bac+3 ou Ambitions +. Longtemps confidentiel, le dispositif connaît depuis quelques années un succès fulgurant car il offre deux avantages : il permet aux établissements de diversifier les profils de leurs promotions et côté aspirants, de faire valoir une double compétence, une fois diplômés. Son attractivité semble se confirmer puisque depuis 2023, le concours Accès est également ouvert aux admissions parallèles. Les candidats peuvent ainsi espérer intégrer l’une des trois écoles du réseau : l’Ieseg, l’Essca et l’Esdes.

Le bon choix

La France comptant plus de 200 écoles de commerce, il peut être délicat de faire son choix. Si, avec une facture annuelle moyenne de 11 000 €, le coût de la scolarité peut figurer parmi les critères déterminants, il est essentiel de privilégier avant tout les établissements dont les diplômes sont reconnus par l’État et les labels nationaux et internationaux. Le réseau des Écoles de Gestion et de Commerce (EGC), adossé à celui des Chambres de commerce et d’industrie, offre de surcroît un avantage non négligeable : être accessible par l’alternance, un cursus de plus en plus apprécié des recruteurs.

Passeport pour l’emploi

Vous l’aurez compris : développant tant les compétences techniques que le savoir-être en entreprise, un diplôme d’école de commerce ouvre de nombreuses portes. Un atout précieux pour les candidats aspirant à enrichir leur CV d’expériences à l’étranger. Si vous rêvez de faire carrière hors de nos frontières, sachez que les ESC encouragent les échanges dans des universités partenaires ou encore les double-diplômes !

38 930 € par an

c’est le salaire moyen (hors primes) d’un jeune diplômé d’une

Grande école de commerce six mois après la sortie.

Source : enquête L’insertion professionnelle des diplômés des Grandes écoles, réalisée par la Conférence des Grandes Écoles en 2024.

© Freepik

PORTES OUVERTES

Samedi 1er février & Samedi 29 mars

NOS FORMATIONS

POSTBACENVOIESCOLAIRE

Parcours de formation de Bac +2 à Bac +3

• DCG (Diplôme de comptabilité et de gestion)

• BTS CG (Comptabilité gestion)

• BTS GPME (Gestion de la PME)

• BTS MCO (Management commercial opérationnel)

• BTS SAM (Support à l’action managériale)

• BTS SP3S (Services et prestations des secteurs sanitaire et social)

Idéalement situé au centre ville à 10 min de la gare

POSTBACENAPPRENTISSAGE

Formations en apprentissage bac+2

• BTS CG (Comptabilité gestion)

• BTS GPME (Gestion de la PME)

• BTS MCO (Management commercial opérationnel)

• BTS NDRC (Négociation digitalisation relation client)

• BTS SAM (Support à l’action managériale)

• BTS SIO (Services informatiques aux organisations)

• BTS SP3S (Services et prestations des secteurs sanitaire et social)

Formations en apprentissage bac+3

• BACHELOR Responsable d’Entreprise d’Economie Sociale et Solidaire (REESS)

• BACHELOR Chargé(e) des Ressources Humaines (CRH)

• BACHELOR Responsable Comptable et Financier (RCF)

• BACHELOR Coordinateur de projets informatiques (CPI)

Formation en apprentissage bac+5

• Mastère MEQP (Manager Expert Qualité et Performance des Organisations d’Economie Sociale et Solidaire)

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