MARDI 9 décembre 2014 / Edition Namur/Luxembourg / Quotidien / No 285 / 1,50 € (G.-D. L. : 1,60 €) / 02 225 55 55
LUXLEAKS : LE LUXEMBOURG LÈVE UN COIN DU VOILE P. 20 4 PAGES SPÉCIALES
40 cadeaux high-tech à mettre au pied du sapin P. 22 À 26
La Belgique sollicitée pour envoyer des soldats sur le sol irakien
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P. 12 LA GUERRE CONTRE DAESH PROFITE À ASSAD
ENTRETIEN
Isabelle Adjani : « L’authenticité est une contestation, en soi » P. 36 & 37
Et si ce n’était qu’un début ?
J.-F. Kahn : « La consternation des amis d’Israël »
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P. 27 TÉLÉVISION
Le JT de RTL a réussi le pari de la modernité P. 35
La CGSP a déposé un préavis de grève illimité. La mission de concertation de Peeters semble dans l’impasse.
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es grèves tournantes menées dans les provinces se sont terminées ce lundi à Bruxelles et dans les deux Brabant. Place désormais à la grève nationale du 15 décembre, annoncée comme le point d’orgue d’une mobilisation syndicale entamée par la manifestation nationale du 6 novembre dernier. Les syndicats entendent bien maintenir la pression sur le gouvernement au-delà de lundi prochain. Dès le lendemain, les dirigeants de la FGTB, de la CSC et de la CGSLB se réuniront pour envisager la suite du mouvement. S’ils n’obtiennent pas un « geste » clair du gouvernement Michel, les syndicats établiront
un nouveau calendrier d’actions pour la rentrée de janvier. La CGSP (Centrale générale des services publics) a déjà donné le ton en déposant un préavis de grève prenant effet le 16 décembre, pour une durée illimitée. La date n’est pas choisie au hasard : c’est au lendemain de la journée de grève nationale qu’est fixée la prochaine réunion du comité A, l’organe de concertation pour l’ensemble des services publics. Le syndicat socialiste attend une série de réponses concernant des questions sensibles comme la suppression du bonus pension. Si le gouvernement ne fait pas de concessions, la CGSP repartira à l’action.
Du côté gouvernemental, justement, rien ne semble bouger. Kris Peeters doit rencontrer ce mardi les représentants des centrales syndicales pour relancer la concertation. Le vice-Premier CD&V a dans son jeu deux cartes majeures : les contreparties au saut d’index de la part des employeurs et la mise en œuvre de la réforme des pensions. Trop peu aux yeux des syndicats. Restait le joker : la taxation du capital sur les plus-values. Pas de chance pour Kris Peeters, Didier Reynders a affirmé haut et fort qu’il n’était pas question de taxer le capital. ■
P. 4 NOTRE DOSSIER
L’ÉDITO
FOOTBALL
Mbemba : « Si Anderlecht a besoin de moi, je resterai » P. 30 &
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Marc Goblet (FGTB) : « Si le gouvernement ne bouge pas, ça va partir dans tous les sens »
lesoir.be
Éric Burgraff
INAMI : PASSER DE LA MÉFIANCE AUX ENGAGEMENTS n numéro Inami pour tous… Malgré la communication U rassurante de la ministre Maggie de Block à la veille du week-end, bien que le stress ait fait place au soulagement dans les auditoires de 7e médecine, un certain malaise continue à planer autour de ce dossier. A ce stade, dépouillée de tout engagement formel à long terme
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CHRONIQUE
© PHOTO NEWS
a Belgique a reçu une demande officielle pour envoyer des militaires belges au sol en Irak, en vue d’entraîner et conseiller les forces irakiennes dans la lutte contre les djihadistes de l’Etat islamique. Hier, le général américain James Terry a signalé que la coalition internationale anti-djihadiste était prête à déployer 1.500 hommes en Irak, sans préciser quels pays allaient contribuer à cette opération terrestre (jusqu’à présent, la coalition n’intervient en Irak que via des frappes aériennes). Mais dans la foulée, Julie Van den Born, la porte-parole francophone du ministre belge de la Défense, Steven Vandeput, nous signalait que la Belgique « a reçu une demande officielle » de la part de la coalition pour prendre part à cette nouvelle opération. Il s’agit d’une mission de « training and advice » (entraînement et conseil) de l’armée irakienne, sur le sol irakien. Le nombre de militaires belges qui pourraient participer à cette opération n’est pas encore défini. Avant de se pencher sur cette question, la demande générale (envoyer ou non des militaires belges sur le sol irakien) doit être approuvée par le gouvernement. Ce sera à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres prévu, normalement, ce 12 décembre. « Nous n’en savons donc pas plus pour le moment, poursuit la porte-parole de Steven Vandeput. Mais d’après la proposition du budget 2015 de la Défense, il est possible d’envoyer cinquante militaires belges maximum en Irak pour ce genre d’opération. » ■
sur le paysage de la médecine en Belgique, la proposition mise sur la table vendredi soir par la ministre fédérale de la Santé tient plus du tour de passe-passe que d’une véritable solution de fond. Coincée entre les lobbies professionnels et politiques, Maggie De Block n’a en réalité pas cédé grand-chose aux francophones, si ce n’est un peu de temps. En invitant les doyens de facultés à donner un numéro Inami aux étudiants actuels, en précisant que ces numéros seront déduits des futurs quotas (sans doute sur les années 2021 et suivantes) elle ne fait que prolonger un système aussi vieux que le numerus clausus : le lissage. Mais en imposant en parallèle un véritable filtre à l’entrée des études, elle met précisément fin, à moyen terme, à ce lissage salvateur. Résultat des courses : les (environ) trois mille étudiants francophones excédentaires d’ici 2020 empêcheront
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autant de jeunes d’embrasser une vocation de médecin. On préserve donc une génération mais on présente l’addition à la suivante tout en sauvant la face devant des lobbies flamands – et parfois francophones – plutôt conservateurs en la matière. Le tout alors que la pénurie de médecins va prendre dans les deux prochaines décennies une tournure exponentielle.
Fédéral et entité fédérée vont devoir réviser leurs dogmes Pour avancer dans ce dossier, et la Fédération Wallonie-Bruxelles, et le pouvoir fédéral vont devoir concomitamment réviser leurs dogmes. Jean-Claude Marcourt n’aura d’autre choix que de s’asseoir sur sa conviction progressiste – un examen d’entrée est le fossoyeur du libre accès à l’université – pour
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faire place à un filtre sérieux susceptible de garantir à terme le respect des quotas. Maggie De Block devra, elle aussi, s’asseoir sur les convictions conservatrices fédérales – moins de médecins, moins de dépenses en soins de santé – pour entendre les revendications francophones. Dit autrement, pour obtenir un geste de Jean-Claude Marcourt sur l’accès aux études, elle ne pourra se contenter de presser son administration de réaliser un cadastre dynamique de la profession. Elle devra garantir des solutions – des quotas de médecins – à la mesure des besoins que l’outil mettra au jour et pas seulement à la lumière du sauvetage de décembre 2014. Pour avancer dans ce dossier, les entités fédérale et fédérée doivent passer de la méfiance à la confiance. Puis de la confiance aux engagements. De part et d’autre.
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