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Un entretien Benny Willen, Eric Kenis et Davy Demuynck

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Introduction

Introduction

Entrepreneurs pur sang.

Les enfants grandissent vite. Très vite. Tout comme les entreprises. Mais pour celles-ci, la gestion de cette croissance représente souvent un obstacle, comme l’a constaté Eric Kenis. Ce coach pour jeunes talents aime les entrepreneurs qui osent et qui réfléchissent. Pour lui, ses camarades de classe de la Vlerick Business School Davy Demuynck (ION) et Benny Willen (CEO de Cloudalize) entrent parfaitement dans cette catégorie. Un entretien passionnant sur l’esprit d’entreprise, la croissance (et ses désagréments) et la force de la génération Y autour de quelques citations.

Eric Kenis

Eric est l’auteur de trois livres dans la série " Hoek Af ", présentant des entrepreneurs. De nombreux jeunes entrepreneurs le considèrent comme une personne de confiance et un coach, qui les met en contact avec les bonnes personnes.

Benny Willen

Benny Willen est l’un des moteurs de Cloudalize, qui se concentre notamment sur les présentations virtuelles de projets immobiliers. Les bureaux virtuels fonctionnent avec des stations de travail dans le cloud à jour. Le concept a immédiatement conquis les États-Unis.

" ON NAÎT ENTREPRENEUR. "

— Davy : " Pour moi, c’est tout à fait le cas. C’est une passion que mes parents m’ont inculquée. Enfant, j’avais du mal à accepter l’autorité. Je voulais être mon propre patron. Heureusement, je suis aujourd’hui plus modéré. Étudier à la Vlerick Business School était pour moi une évidence. Ensuite, j’ai dû saisir des opportunités. Le fait de ne pas entreprendre irait à l’encontre de ma nature profonde. "

— Benny : " Petit, je me revois assis sur les genoux de mon père (un petit entrepreneur) dans sa camionnette. En reprenant l’entreprise après mes études, j’ai rapidement découvert que ce n’était pas mon truc. Heureusement, c’est à ce moment que j’ai à nouveau croisé la route de Jeffrey Meesemaecker, avec qui je m’entendais bien pendant mes études. Après avoir donné forme à notre vision commune de la technologie grâce à Cloudalize, j’ai tout de suite su que cette entreprise donnerait plus de sens à ma vie. "

— Eric : " Le juste mélange d’efficacité, de sens et de liberté est essentiel pour réussir ce que vous entreprenez : vous devez pouvoir vous engager dans quelque chose de sensé, qui évolue et où vous pouvez pleinement vous épanouir. "

" L’ÉPOQUE DE L’ENTREPRE NEUR SOLITAIRE EST RÉVO LUE. "

— Eric : " Dans la société actuelle, il est de plus en plus difficile de lancer une entreprise seul. Il est fortement recommandé de trouver un partenaire sur la même longueur d’onde que vous, avec qui vous pouvez unir vos forces et surtout avec qui vous pouvez discuter, voire vous disputer. Bref, un associé qui vous ressemble et qui vous motive. "

— Davy : " Il y aura sans doute des inconvénients, mais je ne les perçois pas de cette façon. Sans mon associé Kristof Vanfleteren, je n’aurais probablement pas lancé ION. La clé du succès en tant qu’entrepreneur est, selon moi, d’avoir une équipe cohérente, motivée et avec un état d’esprit positif. "

— Benny : " Statistiquement, il est prouvé qu’une entreprise a plus de chance de réussir si elle est gérée par deux partenaires complémentaires. Un point fort que je retrouve chez Cloudalize. "

" IL FAUT QUE LE COURANT PASSE BIEN AVEC CHAQUE COLLABORATEUR ENGAGÉ. "

— Eric : " Les collaborateurs veulent travailler dans une entreprise qui les valorise et qui ne les bride pas. Le travail est plus que jamais un apprentissage : le (nouveau) collaborateur idéal est celui qui affiche la plus grande envie d’apprendre et qui est ouvert au changement. Les jeunes entreprises comme Cloudalize et ION recherchent ce changement et s’appuient fortement sur la génération Y, qui se lance sur le marché du travail. Les entreprises bien établies sont généralement moins ouvertes aux nouveautés. "

— Benny : " Nous employons actuellement 28 personnes et nous constatons qu’il est difficile de trouver des candidats qualifiés pour les dix postes vacants. Au début, nous recrutions surtout via nos réseaux personnels, mais le défi est de plus en plus complexe. Entre-

'La manière dont vous gérez les problèmes détermine votre identité.

Davy Demuynck

Davy Demuynck forme, avec Kristof Vanfleteren, le tandem dynamique derrière ION. Féru de sport, il aime que les choses avancent. Les nouveaux bureaux du " Waregem Business Park " confirment la renommée et la motivation d’ION.

temps, nous nous sommes imposé des repères en définissant scrupuleusement nos valeurs d’entreprise et en tenant réellement compte de celles-ci lors des recrutements. "

— Davy : " Pour le moment, la “guerre des talents” ne nous concerne pas. Naturellement, les candidats potentiels sont avant tout évalués sur la base de leur CV, mais ce document ne fait pas tout lors d’une éventuelle embauche. L’attitude du futur collègue est, selon moi, bien plus importante. Si mon associé ou moi-même avons le moindre doute sur un candidat, nous ne l’engageons pas. Il est indispensable que les individus adhèrent à la culture d’entreprise. Ainsi, très peu de collaborateurs quittent l’entreprise. Les départs sont généralement motivés par la manière dont ces derniers sont traités. Nous organisons par exemple un entretien de sortie afin de savoir ce qui s’est mal passé et ce que nous aurions pu faire de mieux. Ce type de discussion nous en apprend beaucoup. "

" LE PREMIER CLIENT EST LE PLUS DIFFICILE À TROU VER. "

— Eric : " La relation marche dans les deux sens : le client vous choisit, mais vous choisissez aussi le client. En soi, vous ne devez pas avoir envie de collaborer avec tous les clients potentiels. "

— Benny : " Avant d’avoir ce premier client, nous avons permis à 400 entreprises de tester notre produit. Sur la base de leur feed-back, nous avons peaufiné notre plateforme. Une fois nos solutions cloud lancées, nous nous attendions à ce que plus d’entreprises tests s’adressent à nous. À ce moment-là, les procédures d’achat et de prise de décisions de ces entreprises nous ont soudainement semblé plus compliquées que prévu. "

— Davy : " Tout est une question de confiance, et ce, d’autant plus sur le marché de l’immobilier où les sommes sont considérables. La confiance s’acquiert grâce à une communication forte. Nous avons toujours eu l’habitude de répondre aux appels ou e-mails de clients mécontents. Cette démarche est essentielle dans notre branche, car pendant les constructions, il y a toujours quelque chose qui se passe mal. Le fait d’écouter les griefs des clients et de trouver une solution rapidement leur donne automatiquement une bonne impression. "

'Une entreprise a plus de chance de réussir si elle est dirigée par deux partenaires complémentaires.

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