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Christine Mazy succède à Franck Leroy
L'ancienne première adjointe de 58 ans a été officiellement élue, lundi soir, maire d'Épernay par les membres du conseil municipal. Elle devient la première femme à occuper la fonction. Son prédécesseur devient premier adjoint.
Christine Mazy n’était pas encore officiellement maire d’Épernay quand la journée du lundi 23 janvier a débuté, mais elle a pu se familiariser avec la fonction en accueillant deux ministres au lycée Stéphane-Hessel (lire page 8). Quelques heures plus tard démarrait un conseil municipal qui fera date dans l’histoire de la capitale du champagne, même si l’issue était courue d’avance.
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En raison de l’élection de Franck Leroy comme président de la région Grand Est, c’est donc sa première adjointe qui lui a succédé au poste de maire d’Épernay, devenant ainsi la première femme à occuper cette fonction. « Je n’en tire aucune vanité personnelle, car personne ne croit plus maintenant, du moins je l’espère, que le genre détermine la compétence, pas plus pour les hommes que pour les femmes », a précisé la nouvelle maire d’Épernay. Avant cela, elle a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, qui occupait le poste depuis le 9 mai 2000. « Franck a changé le visage de notre ville », a assuré Christine Mazy, rappelant « qu’il s’est battu pour la rénovation du quartier de Bernon, tout en étant celui qui a porté le réaménagement de l’avenue de Champagne, devenue une pièce essentielle de l’inscription de la Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco. »
Les grands projets d’Épernay, le nouveau patron du Grand Est continuera d’ailleurs à les porter. « J’ai demandé à Franck Leroy d’être mon premier adjoint en charge des grands projets, a indiqué Christine Mazy.
Il ne s’agit ni d’une tutelle ni d’un simple jeu de chaise musicale, mais je pense que la parole d’un élu, par ailleurs président de la région Grand Est, aidera Épernay pour des projets comme celui des Berges de Marne. » Un cumul des mandats autorisé et courant dans la vie politique française qui n’a pas été du goût de l’opposition de gauche (lire par ailleurs). La nouvelle maire a d’ailleurs eu un mot pour ses adversaires politiques : « Le débat démocratique sera pour- suivi au sein de notre conseil municipal, dans le cadre de relations, que j’espère constructives, avec l’opposition. Le travail conjoint mené en commission des finances pour préparer le budget 2023 est un exemple intéressant d’une piste que j’entends approfondir. »
Franck Leroy adjoint en charge des grands projets
Le débat, Christine Mazy entend également le porter avec les Sparnaciens, dans une nouvelle fonction qui l’amènera au contact direct de la population. « Je suis une élue de dialogue, a-t-elle assuré. Je pense l’avoir montré dans mes fonctions d’adjointe chargée du personnel et de viceprésidente au développement économique de l’agglo. Devenue maire d’Épernay, j’entends aller au-devant des Sparnaciens, pour mieux appréhender leurs attentes, essayer d’y répondre et solliciter leurs questions. Je serai la maire de toutes les Sparnaciennes et de tous les Sparnaciens, quels que soient leurs convictions, leur milieu ou leur quartier. »
Enfin, d’un point de vue plus personnel, la première édile a eu un mot pour ses deux enfants et son mari, avec qui elle a créé, il y a 26 ans, un cabinet de conseil viticole, mais aussi pour Pascale Marniquet, conseillère municipale décédée en juin dernier. L'émotion de Christine Mazy était palpable lorsqu’elle a déclaré : « Je n’oublie pas
Deux élus de gauche s'abstiennent et dénoncent
Avant l’élection de Christine Mazy par les membres du conseil municipal, le toujours très offensif élu d’opposition Denis Mathieu (La France insoumise) a indiqué qu’il ne prendrait pas part au vote. Il a moqué « un jeu de chaise musicale dont l’issue est déjà prévue ». « Je ne vois pas ce qu’on peut espérer, ce sera la même politique, les mêmes projets, pour un même résultat. » Denis Mathieu a ensuite fustigé la nomination de Franck Leroy au poste de premier adjoint, ainsi que son maintien à la tête de l’agglomération d’Épernay. « Le marionnettiste, ça reste vous, monsieur Leroy. » Des propos qui ont ulcéré le principal intéressé. « Je trouve vos propos déplacés et indignes, a rétorqué Franck Leroy. Me traiter de marionnettiste, ça veut dire que tous vos collègues sont des marionnettes. C’est proprement insultant et ce n’est pas du niveau de ce conseil municipal. » L’autre élu de gauche, Antoine Humbert (PS), s’est également abstenu, réagissant en d’autres termes. « On peut légitimement se demander comment un seul homme pourrait-il cumuler trois fonctions importantes et faire correctement son travail sans délaisser au moins l'un des mandats. Comment pourrait-il concilier ses nombreux déplacements dans la région, sa présence à Strasbourg et le suivi des dossiers sparnaciens et de son agglomération ? Être président d'une région de 5,5 millions d'habitants est une fonction à temps plein qui mérite de s'y consacrer pleinement. » nos longues conversations, nos fous rires parfois. Elle nous manque, elle me manque et je lui dédie mon élection. »
Après cette séance qui a également permis de reconduire l’équipe d’adjoints dans son intégralité, avec un petit nouveau, donc, la maire d'Épernay a annoncé aux élus qu'ils se retrouveraient très bientôt. Le 31 janvier, ils procéderont au vote du budget municipal pour 2023, « un acte important qui va déterminer l’action de notre collectivité pour l’année qui s’ouvre ». Déjà dans le vif du sujet…
Simon Ksiazenicki
Journée PORTES OUVERTES
Samedi 28 Janvier 2023
Site Mont-Héry 9h > 12h30 / 13h30 > 16h30 ● Site Centre 9h > 12h
Présentation des filières aux familles à 9h30 et à 13h45
Inscription
● 3ème Prépa Métiers
● CAP - BAC - Enseignement Supérieur
● Internat
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BTS Management Opérationnel de la Sécurité en alternance
● Filières : Générale - Technologique (ST2S - STMG) - Professionnelle