Rapport activité 2013

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Rapport

d’activitE

1er janvier au 31 decembre 2013


2013 est une année où l’ardepa aura eu la main ver te !

mise en place d’un projet financé par un CUCS (Contrat Urbain de Cohésion Sociale) Nantes Habitat, Quille et In Situ.

Débutée par le Printemps de l’Architecture, cet événement Président régional de grande ampleur a été l’occasion de mettre en synergie tous les acteurs rassemblés autour de Plan5 (DRAC, CAUE, ensa nantes, CROAPL, MATP, MRA et ARDEPA). Cette plateforme d’échange gravite autour des problématiques architecturales et urbaines ; 5 actions dans 5 dépar tements ont été l’occasion de se déplacer sur de nouveaux territoires, vers nos adhérents comme au Mans ou aux Herbiers.

L’action autour des scolaires a, en effet, été multiple. Ecoles élémentaires, collèges, centre de loisirs. Au final, près de 6 000 enfants ont bénéficié des actions «sur mesure» de l’ardepa. Nos interventions auprès du Conseil Général, l’opération Lire la Ville, la Samoa ont pu être consolidées, nous permettant d’intervenir à Vallet, St Molf, la Bossiere du Doré… La réforme des rythmes scolaires laisse entrevoir de nouvelles possibilités de travailler au sein des écoles autour des questions urbaines et architecturales.

Rapport moral Loïc Daubas

Fleuries ont été aussi les expéditions urbaines, grâce à l’élection de Nantes au titre de «capitale ver te» qui nous a poussée à suivre la ville au fil de l’eau. Le Cens, l’Erdre, la Loire, la Chézine tout en modifiant l’angle de lecture habituel ; plus de 80 curieux ont embarqué à bord d’un bateau mouche le long de l’Erdre. Des «semis serrés» ont généré sur plusieurs générations une typologie par ticulière d’habitats groupés. Les visites genèses ont permis d’en évaluer les évolutions à travers l’exemple d’une cité jardin au Grand Clos, d’une utopie sociale à Saint-Herblain (VillagExpo) et du Grand Carcouet, logements conçus par l’agence In Situ a&e. Cette dernière opération a été suivie par les scolaires de l’école voisine, ainsi que par les riverains grâce à la

Pour continuer la métaphore naturelle ; en bons oiseaux migrateurs nos adhérents ont pu profiter d’un deuxième printemps dans l’hémisphère sud en découvrant l’Argentine et le Chili avec la Ville de Buenos Aires, Santiago du Chili et la formidable ( ! ) Valparaiso. Quelques monuments d’exception comme la Villa Curutchet du Corbusier à la Plata et la remarquable chapelle bénédictine Las Condes à Santiago. La culture s’est aussi déclinée à Marseille, capitale européenne en 2013 où nous retournerons les 17 et 18 octobre 2014 pour les 24h de l’architecture, action phare du Réseau des Maisons de l’Architecture. 2014 sera l’occasion d’un temps for t propre à l’association : 35 ans d’activités ça se fête ! 1979/2014 : près de 1000 adhérents,


des milliers de kilomètres parcourus, 42 voyages aux côtés de 1340 voyageurs, bref une association en pleine santé qui promet de fêter ce bel âge avec tous ses adhérents, institutions et par tenaires en septembre prochain sur une journée exceptionnelle dans les locaux de l’ensa nantes. En par tenariat avec l’ensa nantes, nous organisons la venue de l’exposition de la sélection nationale des jeunes architectes et paysagistes (AJAP 2012) afin de préparer notre propre sélection des jeunes architectes et paysagistes ligériens en 2015. (JAPL) Une table ronde prévue le 19 mars rassemblera les lauréats JAPL 2006, 2011 et traitera des jeunes architectes ainsi que leur accès à la commande. A par tir d’avril 2014, nos expéditions urbaines se dérouleront dorénavant dans toute la métropole…à vos baskets ! Nous préparons d’ores et déjà le prochain Printemps de l’Architecture prévu en 2015. Le CAUE 44, l’ensa, la MRA et l’ardepa vous donnent rendez-vous dès septembre prochain autour d’une exposition, de visites et de conférences por tant sur les modèles de logements sociaux en Pays de la Loire. Actions, réactions, émotions, nous sommes toujours aussi heureux de par tager cette passion qui nous anime avec vous tous !

Sommaire Rappor t moral Une année d’activité L’équipe Les expéditions urbaines Les visites genèses Le printemps de l’architecture Les actions pédagogiques Les voyages

L’ardepa dans la presse, publications, radio & télévision


Une annee d’activite Charges g

Sur un budget d d’environ environ 120 000€

Charges Salaires et charges Services exterieurs, frais fixes Charges liés aux actions

Details des ventes et produits

Produits Produits

Détail des « ventes et produits »

Vente et produits (voir détails) Subventions à l'action (DRAC, Conseil Général, Réseau…) Subvention de fonctionnement (Ville de fonctionnement (Ville de Nantes)

Expéditions urbaines et visites géneses Ateliers pédagogique Adhésion Voyages


Frequentation - quelques chiffres Les expéditions urbaines : 515 Les genèses : 180 Les voyages : 95 Conférence : 120 Printemps de l’architecture : 1 900 - Excursion des[calés] 44 (150) - Excursion des[calés] 85 (60) - Excursion des[calés] 72 (90) - Excursion des[calés] 53 (50) - Excursion des[calés] 49 (50) - Exposition «Cabinet de curiosités» (1500)

Les journées du patrimoine 2013 : 150 Action pédagogique : 6 200 - Temps extra-scolaire (350) - Maternelle & Elémentaire (3 510) - Collèges (1 660) - Lycées et cycle supérieur (680)

Les visites d’architecture : 180 Formation enseignant : 150 Soit une fréquentation totale de 9 445 personnes pour l’année 2013.

L’ardepa en quelques mots L’ardepa a été fondé en 1979. Depuis, elle développe son action auprès des professionnels, des enseignants, des scolaires, des institutions, des associations, des «amateurs éclairés» et des citoyens... Son but est de susciter dans tous ces publics, un intérêt croissant pour la constitution, la fabrication et l’évolution du cadre bâti et de l’environnement. Au moyen des actions et des débats qu’elle organise, l’ardepa appor te des éléments d’information permettant de mieux comprendre les processus d’élaboration des projets, les démarches respectives des différents intervenants, des mouvements culturels auxquels ils répondent. Architectes, urbanistes, paysagistes, exper ts, ar tistes, universitaires, maîtres d’ouvrages publics et privés sont conviés à expliciter le sens de leur action, le plus souvent sur le lieu même qui résulte de leur travail. Du projet à la réalisation, du local à l’international, de la ville à la campagne, l’ardepa révèle toutes les dimensions de la ville et des espaces aménagés.


Maurice Cousin

Lucie Corbic, Secrétaire adjointe

Michèle Toublet, Secrétaire Pierrick Beillevaire, Trésorier

Loïc Daubas Président

Jean-Marie Beslou

Mar tial Nouhaud, Trésorier adjoint

Sylvie Hoyeau, Vice-présidente

Le bureau Les membres du CA


Agnès Lambot

Solen Jaouen

L’equipe permanente

Camille Picot Actions pédagogiques

Gérard Savoye

Cécile Leroux

Gaëlle Delhumeau Directrice

Anne-Sophie Santo Stagiaire (janvier/juin)

Natalya Yankovska Stagiaire (sept./décembre)



Les expeditions urbaines


Samedi 25 mai - 9h30 De Canclaux au parc des Dervallières

L

a Chézine, l’un des nombreux cours d’eau qui alimente la Loire, est une veine de paysage singulière. Long corridor écologique, il traverse et fait lisiblement le lien entre les quartiers de la ville depuis sa source

epuis l’éperon de la Loire naturelle prolongée en territoire sportif de Crapa, l’île de Nantes s’invite d’est en ouest le long de jalonnements de paysages habités et hydrauliques. De la rive de Loire progressivement apprivoisée aux bassins de l’ancien Tripode animés d’éoliennes, jusqu’au jardin des Fonderies, l’île livre ses curieuses inventions urbaines. Cette expédition sera l’occasion de découvrir les expérimentations architecturales et sociales réalisées sur l’espace public, à la suite de l’appel à projets lancé en juillet dernier par la Samoa (aménageur de l’île de Nantes) auprès de créatifs, de concepteurs ou encore d’habitants. Ces installations font partie des 12 stations qui jalonneront le parcours Green Island du 15 juin au 28 septembre. Point de vue inédit, agriculture urbaine, contes écolos... le terrain de jeux est ouvert. Cette

L’Erdre

balade s’achèvera sur le quai Hoche, espace investi par les paysagistes d’Ecos et Campo, pour partager un moment convivial à l’occasion du lancement de l’événement Green island. N’hésitez pas à prévoir votre pique-nique pour prolonger le plaisir !

Samedi 14 septembre - 9h30 De la Préfecture jusqu’à Saint-Joseph-de-Porterie

L’

erzh bretonne, avant que la Cité des Ducs ne la rebaptise Erdre, disparait dans le tunnel Saint-Félix, pour rejoindre le canal Saint-Félix et son écluse de marnage avec la Loire. Contrainte depuis la Loire vers l’Erdre par les gabarits fluviaux, la navigation suit le cours du fleuve, le long des rives qui offre une variation de séquences urbaines qui faisait dire à François 1er qu’elle était la plus belle rivière de France. Les quais sont d’activités et festifs, frôlés par la ligne historique du tramway. L’Erdre semi apprivoisée, coule au rythme des vols de hérons, de promenades aux poussettes. Les rives, urbanisées au long cours, entre alternance résidentielle et équipements publics, ponctuées de « folies » d’un autre temps, privées ou publiques, jalonnent les pieds des « bourgs quartier » jusqu’aux plaines de Mazerolles que l’on traverse à pieds en été….

La Loire

Samedi 12 octobre - 9h30 Du Bas Chantenay au parc des Oblates

L

e parc des Oblates propose une vue religieuse sur une Loire industrieuse. Aujourd’hui ouvert aux Nantais, à l’endroit où broutait encore la dernière vache nantaise, et où les religieuses récoltaient les fruits dans les vergers, ce parc offre des belvédères sud ouest sur les anciennes activités portuaires. De la gare de Chantenay, au pied du quartier populaire, les projets se mettent en œuvre pour entrelacer de manière très singulière les fonctions du travail, du résidentiel et de l’institutionnel. Il y est question de nouvelles inventions, de formes d’habiter inspirées de l’histoire urbaine du quartier tout en s’accordant avec les enjeux de la ville de demain.

© Loïc Abed

La Loire

D

Rendez-vous sur www.nantes.fr

u terme de ces 22 km de parcours agricole, le Cens converge à la Gaudinière avec le ruisseau de la Patouillerie. Du parc de la Gaudinière aux pentes généreuses, aux massifs boisés et pentés de l’ancien site de l’école d’architecture, en attente de son renouveau résidentiel, les arpenteurs longeront le camping du Petit Port, réaménagé et labellisé Ecolabel, vers l’hippodrome et le campus universitaire en perpétuelle refonte. Les « mangroves » ligériennes signeront les décors botaniques de la rencontre du Cens et de l’Erdre.

La Chézine

Samedi 15 juin - 9h30 L’Île de Nantes, du Crapa au quai Hoche

Souhaitez-vous découvrir les projets urbains nantais et suivre l’actualité des aménagements programmés ?

A

© Jean Renaudineau

Les expéditions urbaines 2013 font le pari de révéler, dans cinq parcours, des assemblages singuliers de ces caractères, révélant la ville en mouvement, de long terme, dans cette inspiration.

Samedi 29 juin - 9h30 Du parc de la Gaudinière aux Facultés

© Régis Routier

Il y est question de croissance urbaine et de préservation du territoire. Le paysage dans ses nombreuses variations, est le reflet des attentes et des enjeux de la ville de demain ; les parcs publics et leurs territoires, les jardins à vocations variées, les compositions urbaines que l’histoire traverse (cités jardins - les veines humides et écologiques au cœur des densités…) et bien d’autres objets essentiels à la fabrication de la ville.

Le Cens

rurale. L’expédition propose de découvrir, à contre fil d’eau, depuis la ville bourgeoise (Canclaux) puis successivement par le parc historique de Procé, le pied du quartier social des Dervallières en pleine mutation. Entre grenouille agile et robiniers, l’architecture côtoie le footing urbain.

© Stéphane Ménoret

La Ville de Nantes au titre de capitale verte de l’Europe, succéde ainsi aux villes européennes de Stockholm (la Venise Archipel), Hambourg (le port hanséatique), Vitoria-Gasteiz (médiévale et intense) et demain Copenhague. Les expéditions urbaines 2013 permettront de parcourir les objets et caractères singuliers qui ont élevés Nantes à l’échelle européenne.

© Rodolphe Delaroque

ns Les expéditio urbaines

En par tenariat avec la Ville de Nantes, l’Ardepa organise la visite. En fonction du parcours, des architectes, urbanistes, paysagistes, exper ts, ar tistes, universitaires, maîtres d’ouvrages publics et privés interviennent pour faire par tager leur expérience et leur connaissance du quar tier. Histoire, enjeux de développement, nouveaux projets, caractéristiques architecturales sont au programme. Chaque visite est l’occasion d’acquérir des repères et des clés pour mieux comprendre l’évolution de la ville. Durée d’une visite : environ 3 heures, à par tir de 9h30.


nces-visites Les conféren t se d’u proje Le cycle Genè2013 Si les expéditions urbaines évoquent et présentent la réalité des lieux de la ville, l’Ardepa et la Ville de Nantes souhaitent évoquer et présenter le rôle de l’architecte dans son acte de concevoir et de construire. Pour qui ? Pour quoi ? Pour quand ?

La Ville de Nantes au titre de capitale ver te de l’Europe,

Ces conférences-visites offrent l’occasion d’aborder le sujet de la commande (privée, publique), de la ainsi conception la fabrication du projet (privé, Qui sont les comsuccède auxet devilles européennes depublic). Stockholm (la manditaires ? Quels sont les enjeux ? Comment l’architecte requestionne t-il la commande ?

Comment le projet lors Hambourg de sa construction (le ? Ce nouveau de «genèse» de Veniseévolue Archipel), por t cycle hanséatique), projets présentera, dans la continuité de la thématique des expéditions urbaines, 3 typologies d’habitat groupé au cours de ces dernières décennies : la cité jardinet du Grand Clos, le Vitoria-Gasteiz (médiévale et intense) demain Village expo de Saint-Herblain et le projet du Grand Carcouët.

Copenhague. Les expéditions urbaines 2013 permettront

O Genèse 1 : la Cité jardin du Grand Clos - Jeudi 30 mai à 18h

© Viaud

de1946-1949, parcourir les objets et caractères singuliers architecte : Michel Roux-Spitz, Maître d’ouvrage : Etatqui ont (Ministère de la reconstruction et de l’urbanisme) élevés Nantesd’habitations à l’échelledueuropéenne. Le groupement Grand Clos a été construit par l’Etat afin de reloger les sinistrés des bombardements. Démarré en 1946 et achevé en 1949 par Il yMichel est question de croissance urbaine et de préservation Roux-Spitz, architecte chargé de la reconstruction à Nantes, il comprend 159 pavillons en bandes parallèles avec jardins dont les plans rappellent les cités du territoire. Le paysage dans ses nombreuses variations, ouvrières du début du siècle. est le2 :reflet des et des enjeux O Genèse le Village expoattentes de Saint-Herblain - Jeudi 20 juin àde 18h la ville de Mai 1968, Maître d’œuvre : plan masse Marcel Favraud et Georges Evano, demain ; les parcs publics et leurs territoires, les jardins à Maîtrise d’ouvrage : Société coopérative HLM La Maison Familiale Le « village expo » comme nom l’indique étaiturbaines voulu comme unel’histoire démonstravocations variées, lessoncompositions que tion à l’échelle 1 que l’on peut concilier la qualité de l’habitat individuel (ce sont des maisons HLM) jardins et la réalisation groupées deetmodèles industrialitraverse (cités - lesd’opérations veines humides écologiques sés. Le Village expo de Saint-Herblain est le premier réalisé en province. L’exposition qui dure 13 juin au 14 densités…) juillet 1968 est unet véritable auducoeur des bien succès. d’autres objets essentiels O Genèse 3 : les logements Grand Carcouët Jeudi septembre à 18hurbaines à la fabrication de la ville. Les 26expéditions Livraison prévue en novembre 2013, architecte : agence In Situ ae, 2013 font le pari deHabitat révéler, dans cinq parcours, des Maître d’ouvrage : Nantes Le projet du Grand Carcouët inscrit 30 logements BEPOS (Bâtiment à Energie assemblages ces caractères, révélant ville POSitive) dans singuliers une clairière de dominant le val de Chézine, entre lela quartier des Dervallières et du Breil Malville. Ce projet, réalisé par Nantes Habitat en en mouvement, de long terme, dans cette inspiration. conception-réalisation par le groupement Quille, CMB, In Situ, Pouget propose une

© Archives de Nantes

© In Situ a.e.

réponse généreuse aux problématiques soulevées par la question de l’habiter durable. Cette réponse s’illustre tant par la qualité du bâtiment que par la démarche de sensibilisation engagée.

Réservation et inscription obligatoires à l’Ardepa, par téléphone au 02 40 59 04 59 ou par mail à lardepa@yahoo.fr

Le programme

Mai-Octobre 2013


Expédition urbaine #1 La Chézine, l’un des nombreux cours d’eau qui alimente la Loire, est une veine de paysage singulière. Long corridor écologique, il traverse et fait lisiblement le lien entre les quar tiers de la ville depuis sa source rurale. L’expédition propose de découvrir, à contre fil d’eau, depuis la ville bourgeoise (Canclaux) puis successivement par le parc historique de Procé, le pied du quar tier social des Dervallières en pleine mutation. Entre grenouille agile et robiniers, l’architecture côtoie le footing urbain.



Expédition urbaine #2 Depuis l’éperon de la Loire naturelle prolongée en territoire spor tif de Crapa, l’Ile de Nantes s’invite d’est en ouest le long de jalonnements de paysages habités et hydrauliques. De la rive de Loire progressivement apprivoisée aux bassins de l’ancien Tripode animés d’éoliennes, jusqu’au jardin des Fonderies, l’île livre ses curieuses inventions urbaines. Cette expédition sera l’occasion de découvrir les expérimentations architecturales et sociales réalisées sur l’espace public, à la suite de l’appel à projets lancé en juillet dernier par la Samoa (aménageur de l’île de Nantes) auprès de créatifs, de concepteurs ou encore d’habitants. Ces installations font par tie des 12 stations qui jalonneront le parcours Green Island du 15 juin au 28 septembre. Point de vue inédit, agriculture urbaine, contes écolos... le terrain de jeux est ouver t. Cette balade s’achèvera sur le quai Hoche, espace investi par les paysagistes d’Ecos et Campo, pour par tager un moment convivial à l’occasion du lancement de l’événement Green Island.



Expédition urbaine #3 Au terme de ces 22 km de parcours agricole, le Cens converge à la Gaudinière avec le ruisseau de la Patouillerie. Du parc de la Gaudinière aux pentes généreuses, aux massifs boisés et pentés de l’ancien site de l’école d’architecture, en attente de son renouveau résidentiel, les arpenteurs longeront le camping du Petit Por t, réaménagé et labellisé Ecolabel, vers l’hippodrome et le campus universitaire en perpétuelle refonte. Les «mangroves » ligériennes signeront les décors botaniques de la rencontre du Cens et de l’Erdre.



Expédition urbaine # 4 L’Erzh bretonne, avant que la Cité des Ducs ne la rebaptise Erdre, disparaît dans le tunnel Saint-Félix, pour rejoindre le canal Saint-Félix et son écluse de marnage avec la Loire. Contrainte depuis la Loire vers l’Erdre par les gabarits fluviaux, la navigation suit le cours du fleuve, le long des rives qui offre une variation de séquences urbaines qui faisait dire à François 1er qu’elle était la plus belle rivière de France. Les quais sont d’activités et festifs, frôlés par la ligne historique du tramway. L’Erdre semi apprivoisée, coule au rythme des vols de hérons, de promenades aux poussettes. Les rives, urbanisées au long cours, entre alternance résidentielle et équipements publics, ponctuées de « folies » d’un autre temps, privées ou publiques, jalonnent les pieds des « bourgs quar tier » jusqu’aux plaines de Mazerolles que l’on traverse à pieds en été….



Expédition urbaine # 5 Les carnets de visites de l’ardepa

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ents Le parc des Oblates propose une vuemreligieuse sur une Loire Remercie ts o m s industrieuse. Aujourd’hui ouver t aux Nantais, à l’endroit où e u Si les expéditions urbaines évoquent et présentent EPA en quelq ARD L’ remercie les personnes qui l’ont et aidée préparer et à réaliser cette broutait encoreL’ardepa la dernière vache nantaise, oùàles religieuses expédition urbaine : Vincent Morandeau, chef de projet à Nantes Métropole, Florent Turck, chef de les projet Nantes Métropole Aménagement, Olivier Absalon, Direction récoltaient les fruits dans vergers, ce parc offre des belvédères du Patrimoine, Ville de Nantes, Jacky Malinge du Service des Espaces Verts et de (SEVE), Gaëlle Pinier de MAP, Emeline Escats-Guillou, De Long sud ouest sur l’Environnement les anciennes activités por tuaires. De la gare en Large, l’Atelier Pellegrino, l’association Fertile, Arnaud Renou, Virginie Potiron Expédition urbaine et Alexandra Lazareff de la Direction de la Communication Nantes Métropole. de Chantenay, au pied du quar tier populaire, les projets se La Loire mettent en oeuvre pour entrelacer de manière très singulière rdepa en les fonctions du travail, duL’a résidentielmetots de l’institutionnel. Il quelques ts o m s e u lq e u q inventions, de formes d’habiter y est question de nouvelles Si les expéditions urbaines évoquent et présentent L’ARDEPA en 34 années de diffusion et de promotion, 34 années de sensibilisation inspirées de l’histoire urbaine du quar tier tout en s’accordant Les actions développées par l’ardepa sont destinées à tous les publics curieux la fabrication et des évolutions de la ville, des bâtiments qui la compose et des avec les enjeuxde de la ville de demain. enjeux urbains et politiques dans lesquels la cité s’inscrit. Les citoyens ordinaires, les amateurs éclairés, les scolaires, les institutions et collectivités territoriales, les Après l’étude préliminaire réalisée à par de 2008, par l’équipe professionnels sont ainsi invités tout tir au long de l’année à l’occasion des actions singulières de l’ardepa. Les actions et débats que l’ardepa organise doivent Pierre Gautierinformer et Nantes Aménagement, l’équipe et faciliterMétropole la compréhension des processus d’élaboration à travers les démarches respectives des différents intervenants, des mouvements culturels et Reichen et Rober t & associés ont été choisis en juin dernier des enjeux sociaux dans lesquels ils sont impliqués. Les maîtrises d’ouvrage institutionnelles et privées, architectes, urbanistes, pour imaginerpaysagistes, le futurexperts, du artistes, Bas-Chantenay. ceà expliquer secteurle sens de universitaires sontSur conviés © Ville de Nantes leurs actions sur les lieux mêmes qui résultent de leur travail. ce-visites en Ainsi, du projetl’objectif à la réalisation, l’international, de rural, l’ardepa industriel et por tuaire, estdu local de àconstruire unl’urbain quarautier propose de révéler les dimensions du territoire dans tous ses états. mixte, attractif RENDEZ-VOUS EN 2014 AUTOUR D’UN NOUVEAU CYCLE URBAINES ET DE VISITES GENÈSES. et agréable à vivre,D’EXPÉDITIONS conciliant habitat, activités, industries, loisirs. Les premières orientations d’aménagement sont attendues fin 2014. Ce parcours, du haut vers le bas ira deaul’architecture Association régionale pour laChantenay, diffusion et la promotion ensa Nantes - 6, quai François Mitterrand - 44262 Nantes Cedex 2 Samedi 12 octobre 2013 Tél. : 02 40 59 04 59 - lardepa@yahoo.fr - www.lardepa.com 44094architectural, Nantes Cedex 1 contact autant du patrimoine industriel et social Les expéditions urbaines de la Ville de Nantes que des paysages caractéristiques de ce territoire.



Les visites geneses Si les expéditions urbaines évoquent et présentent la réalité des lieux de la ville, l’ardepa et la Ville de Nantes souhaitent évoquer et présenter le rôle de l’architecte dans son acte de concevoir et de construire. Pour qui ? Pour quoi ? Pour quand ? Ces conférences-visites offrent l’occasion d’aborder le sujet de la commande (privée, publique), de la conception et de la fabrication du projet (privé, public). Qui sont les commanditaires ? Quels sont les enjeux ? Comment l’architecte requestionne t-il la commande ? Comment évolue le projet lors de sa construction ? Ce nouveau cycle de « genèse » de projets présentera, dans la continuité de la thématique des expéditions urbaine, 3 typologies d’habitat groupé réalisés au cours de ces dernières décennies : la cité jardin du Grand Clos, le VillagExpo de Saint-Herblain et le projet du Grand Carcouët.

VillagExpo : ML Guénnoc & A Bossé, architectes et chercheuses au LAUA

Grand Clos : Etienne Bar tczak, architecte des bâtiments de France

Grand Clos : Claudie Chupin, architecte

Le groupement d’habitations du Grand Clos, auquel est consacrée cette première visite, a été construit par l’Etat afin de reloger les sinistrés des bombardements. Démarré en 1946 et achevé en 1949 par Michel Roux-Spitz, architecte chargé de la reconstruction à Nantes, il comprend 159 pavillons en bandes parallèles avec jardins dont les plans rappellent les cités ouvrières du début du siècle.


Le « villagExpo » se voulait être une démonstration à l’échelle 1 que l’on peut concilier la qualité de l’habitat individuel (ce sont des maisons HLM) et la réalisation d’opérations groupées de modèles industrialisés. Le VillagExpo de Saint-Herblain est le premier réalisé en province. L’exposition qui dura du 13 juin au 14 juillet 1968 connut un véritable succès.

VillagExpo : ML Guénnoc & A. Bossé

Grand carcouët : F. Lannou architecte In Situ ae

Le projet du Grand Carcouët inscrit 30 logements BEPOS (Bâtiment à Energie POSitive) dans une clairière dominant le val de Chézine, entre le quar tier des Dervallières et du Breil Malville. Ce projet, réalisé par Nantes Habitat en conception-réalisation par le groupement Quille, CMB, In Situ, Pouget propose une réponse généreuse aux problématiques soulevées par la question de l’habiter durable. Cette réponse s’illustre tant par la qualité du bâtiment que par la démarche de sensibilisation engagée.



Le printemps de l architecture


Le Printemps de l’architecture Le Printemps de l’architecture, c’est quoi ? Un événement culturel régional qui propose de découvrir autrement l’architecture qui nous entoure ! Cet événement rassemble des visites, des ateliers, des parcours, des expositions, des conférences, qui sont organisées autour d’un thème fédérateur. Le Printemps de l’architecture, c’est où ? Des animations programmées par tout dans la Région Pays de la Loire : en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, en Mayenne, en Vendée et en Sar the. Le Printemps de l’architecture, c’est quand? Le Printemps a lieu de mars à juin… tous les deux ans. Le Printemps de l’architecture, c’est pour qui ? Le public visé est le plus large possible : curieux de l’architecture, étudiants et publics scolaires, habitants du quar tier, acteurs associatifs, …

Le Printemps de l’architecture, c’est qui ? Cette biennale est por tée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles des Pays de la Loire (DRAC) et co-organisée par plusieurs acteurs qui ont pour mission la diffusion de la culture architecturale : - l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes - l’ordre des architectes - L’ardepa : Association régionale pour la diffusion et la promotion de l’architecture - La maison régionale de l’architecture - Les cinq Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement des Pays de la Loire (CAUE) et leur Union Régionale Un évènement organisé en réseau, qui mutualise les compétences et connaissances de chacun !


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Dans le cadre du Printemps de l’Architecture, ÊvÊnement fÊdÊrant l’ensemble des acteurs de la promotion architecturale en rÊgion Pays de la Loire, la Maison de l’Architecture et l’Ardepa organisent, avec le soutien des CAUE, cinq journÊes, chacune dÊdiÊes à un dÊpar tement (44, 85, 49, 72, 53).

expositions

visites

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Les 5 journÊes phares du Printemps de l’Architecture

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Elles seront comme cinq points de repère du Printemps vous permettant de plonger sans retenu dans la multitude des ÊvÊnements proposÊs par les par ticipants et tÊmoignant de la dynamique architecturale de notre rÊgion. ateliers

Le Printemps de l’Architecture est un projet portÊ par Plan 5 : l’Association RÊgionale pour la Diffusion Et la Promotion de l’Architecture (ARDEPA), le Conseil de l’Ordre des architectes des Pays de la Loire (CROAPL), la Direction rÊgionale des affaires culturelles (DRAC) et ses unitÊs territoriales (STAPs), l’Êcole nationale supÊrieure d’architecture de Nantes (ensa Nantes), la Maison RÊgionale de l’Architecture (MRA), la Maison de l’Architecture, des Territoires et du Paysages, et l’Union rÊgionale des CAUE (URCAUE) et ses Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement

Conception graphique: antoninplusmargaux.com

SpĂŠcialement conçu pour vous faire dĂŠcouvrir notre rĂŠgion au travers de thĂŠmatiques adaptĂŠes au territoire dans lequel elles s’inscrivent, elles vous proposent des balades urbaines, des tables rondes, des pique-niques et des confĂŠrences Ă Angers, Nantes, Laval, le Mans et les Herbiers.


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Excursion des[calés] #1 Comment les pratiques associatives impriment-elles des nouvelles dynamiques urbaines ?

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Les excursions des[calés] 44

- Pratiques des associations, appropriations urbaines Nantes - samedi 30 mars

85

- Perceptions de la ruralité, cultures urbaines Les Herbiers - vendredi 12 avril

72

- Typologies de l’architecture, épaisseurs urbaines Le Mans - jeudi 16 mai

53

- Dynamiques du patrimoine, modernités urbaines Laval -vendredi 23 mai

49

- Croissance du végétal, croissances urbaines Angers - Samedi 22 juin

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Depuis la promulgation, à l’initiative du Nantais Pierre Waldeck-Rousseau, de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association, le mouvement associatif en Pays de la Loire est reconnu pour sa grande richesse, sa dynamique sociale et son développement. Quel que soit leur domaine d’activité (spor t, culture, loisirs…), les associations jouent un rôle prégnant d’animation de la cité, de développement du lien social et d’expression d’une citoyenneté vivante et active, engageant des dynamiques nouvelles en résonnance avec les attendus citoyens en quête d’appropriation. Comment les associations peuvent-elles initier une dynamique de réflexion de l’environnement urbain ? Elles préfigurent des formes urbaines renouvelées qui s’organisent non plus uniquement à par tir de la décision politique mais aussi à par tir des dynamiques collaboratives du tissu associatif vigilant à l’émergence de l’esprit des lieux dans lesquels ils s’inscrivent.

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Les acteurs de la vie civile fédérés en association investissent des espaces hybrides, qu’ils rendent fl exibles et transversaux. En devenant les acteurs actifs d’une culture urbaine en mouvement, transversale et polymorphe, ils initient de nouveaux rappor ts à la cité marchande en intégrant des modes de contributions ouver ts, solidaires, aux économies créatrices. Ces dynamiques associatives fabriquent des territoires où la question de la flexibilité des usages, du lieu occupé, de la mise en réseau illustrent une autre possibilité pour renouveler la ville sur elle-même. Ils produisent parfois des architectures physiques et vir tuelles, par tagées, constituant des territoires d’inventions. Ils génèrent des nouvelles logiques de stratifications des savoirs, de communications et d’usages qui laissent transparaître que la cité ne se fabrique pas uniquement par du marketing urbain et architectural. Il pose la question du droit à l’ingérence sur l’espace par tagé contrôlé par les institutions. L’esprit de la cité de l’agora peut-elle se renouveler au travers de ces dynamiques urbaines, voire se compléter ? Comment poser la question de ces usages singuliers et de leurs capacités à transformer les processus de production du territoire pour le rendre plus mobile, inventif et solidaire ? La ville de Nantes semble le creuset de cette révolution culturelle qui fabrique des typologies et prototypes urbains et architecturaux. Renouvelée dans les années 90 avec le Festival des Allumés créés par Jean Blaise, cette nouvelle émergence collabore avec force, entre les émetteurs institutionnels majeurs et visibles, qui por tent le rayonnement au niveau national voire international et la sphère associative plus diffuse, parfois concentrée dans les quar tiers historiques de renouvellement, où se jouent les autres dynamiques de production de la ville. L’économie singulière de cette strate d’activité, contraint par les enjeux qu’elle por te, à mettre en oeuvre des stratégies urbaines complexes qui autorisent leur inscription économe dans une ville naturellement por tée vers le profit.


Au travers d’une exploration urbaine surprenante, transversale dans le quar tier Madeleine Champs-de-Mars, nous avons tenté de comprendre les processus en marche, le jeu des acteurs, les relations entre espaces et usages, entre formalisations spatiales et dynamiques contributives. L’exploration urbaine s’est poursuivie jusqu’aux nefs, où nous avons tenté de savoir comment, entre utopie et obstination, prennent corps physiquement ces «nouveaux modes», dans l’espace urbain et économique traditionnels.

Lors de cette journée, nous étions accompagnés de Jean-François Rever t, urbaniste de la ZAC Madeleine Champ de Mars, Jean-Yves Petiteau, sociologue et de Patrick Bouchain, architecte et enseignant depuis des années une architecture H.Q.H (Haute Qualité Humaine). Les visites de bâtiments étaient guidées par Mathilde Gay (Pol’n), MariePierre Caron Beillevaire (Galerie RDC), Pierrick Beillevaire (agence In Situ a&e) Agnès Barré (Galerie Paradise), Jacques Rivet (Galerie entre 2), Collectif Fil (La Nizanerie), Vincent Priou (Trempolino) La table ronde s’est déroulée avec les acteurs locaux : Miles Mckane (association MIRE), Julien Perraud (agence RAUM), Barbara Monbureau (association Les Amis du Transformateur), Marie Roland et Laure Poirier (association La LUNA).



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Excursion des[calés] #2

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Nouvelles cultures urbaines et ruralité

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La Vendée, caractérisée autour de ses deux dynamiques associées de villes moyennes et bourgs et de ses espaces ruraux, est aussi exemplaire par la tonicité de l’emploi qu’elle génère. Entre attraction des entreprises por teuses d’emploi et stratégie de développement résidentiel se posent les questions des nouveaux modes de production de la ville, des bourgs et des espaces dédiés au logement. Naturellement et historiquement attachée à la propriété privée lotie, dont on connaît l’impact environnemental négatif, des exemples montrent un mouvement de novation dans le domaine et une dynamique culturelle associée, ingrédients de l’abandon progressif de la ruralité au profit de l’urbanité contemporaine. Toutefois, la diffusion sur l’ensemble du territoire vendéen d’un maillage

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Les excursions des[calés] 44 - Associations & appropriations urbaines Nantes - samedi 30 mars 85 - Ruralité & cultures urbaines Les Herbiers - vendredi 12 avril

impor tant d’entreprises, au plus près des zones de logements, entretient cet attachement à l’habitat indépendant.

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Architecture & épaisseurs urbaines Le Mans - jeudi 16 mai

49 - Végétal & croissances urbaines Angers - Samedi 22 juin

© Jean-Dominique Billaud

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Mais de nouvelles donnes, telles que la nécessité d’une réduction du coût global du logement (qualité de construction, diminution des dépenses d’énergie, diminution des déplacements …), pour

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cause de diminution du pouvoir d’achat, impactent for tement ce dépar tement au revenu moyen par ménage, historiquement faible. Le principe d’entraide pour la construction de maisons modestes installées dans des communes rurales plus distantes des bourgs s’essouffle au profit de stratégies plus maîtrisées visant à limiter les investissements publics en termes d’aménagement et d’équipements. Les petites communes sont lourdement endettées et peinent à offrir leur foncier bocager à l’oppor tunité des lotisseurs, n’étant plus en mesure de produire les équipements publics pour un système diffus. Ainsi, sous la pression conjuguée des difficultés économiques et des nouveaux arrivants de culture plus urbaine, se mettent en oeuvre des stratégies nouvelles por teuses d’intensification, de culture émettrice, d’un nouveau rappor t à l’habitat. Comment les décideurs et les urbanistes gèrent-ils la demande accrue de logement et la ruralité ? La qualité du territoire rural (bocager, vallonné, hydraulique …) permet d’envisager des projets de qualité qui contestent progressivement les modèles de lotissements institutionnels. Les petites villes consolident leur coeur au moyen d’équipements culturels et commerciaux adaptés. L’économie d’espace passe donc par l’innovation des formes urbaines et par une réflexion sur l’ensemble des possibilités qu’offre le territoire. Comment les villes arrivent-elles à maîtriser l’étalement urbain ? En quittant progressivement les POS au profit de PLU et en intégrant la loi SRU, les nouveaux ingrédients urbains deviennent mobilisables. Le principe de renouvellement peut s’appliquer en opposition à l’étalement. L’ajustement de l’offre locative sociale appor te sa dynamique d’innovation et d’exemplarité, engageant progressivement un nouveau regard des publics en appor tant sa capacité de maintien des populations jeunes dans les coeurs de ville. Comment les villes se développent-elles en restant vigilantes aux qualités du caractère rural ? Les extensions urbaines nécessitent la prise en compte de la valeur ajoutée du bocage, tant par sa préservation que par son intégration aux projets.


Véritable patrimoine naturel, les bocages structurent physiquement le territoire et concentrent les intérêts sociaux, conditionnent le sentiment d’appar tenance au paysage local pour les citoyens déjà là, ou d’accueil confor table pour les nouveaux habitants. C’est à ces questions que nous avons tenté de répondre lors de ces visites et de la conférence qui a clôturé cette journée aux Herbiers. Cette journée a été réalisée avec l’aide de Ville des Herbiers, et nous étions accompagnés de Fabienne Cornée, service urbanisme ainsi que Marcel Alber t, Maire des Herbiers. Les visites ont été guidées par Catherine Malleret, architecte Forma 6 (la tour des ar ts), Pierre Denis, architecte (le Dojo), Ludovic Ouvard, maître d’ouvrage ORION (Val de la Pellinière). La conférence sur les différents modes d’habitat rural a été menée par Jean-Louis Violeau, sociologue, accompagné de Pierrick Beillevaire pour le cas du Val de la Pelliniere, et de Marc Couterel, directeur du CAUE de Vendée.



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Excursion des[calés] #3 Le front urbain peut être flou, compact ou lâche, selon la morphologie du bâti. Celle-ci peut être variable : dense, horizontale ou ver ticale, homogène ou hétérogène.

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Comment l’enveloppe donne-t-elle à voir le bâtiment ?

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La réflexion sur l’enveloppe du bâti est une prise en compte majeure dans l’établissement de ces fronts : choix des volumes, orientation des bâtiments en rappor t avec le paysage urbain et naturel, la place du végétal… Ces épaisseurs sont source de confor t et se manipulent de manière très variée en architecture et en urbanisme. Il s’agit du seuil, espace de transition entre l’intérieur privé et l’espace public de la rue, de la place urbaine. Au delà du simple recul, l’architecte utilise différents outils en termes de matérialité, de texture, de manière à ce que la peau du bâtiment permette la communication entre l’édifice et son environnement. C’est bien un dialogue qui s’instaure entre le passant et le bâti, le premier décodant les messages envoyer par le second, et alors tout sera sujet à échanger, richesse ou pauvreté, créativité ou classicisme, et tout cela parfois avec un clin d’oeil du passé voir même un trait d’humour de l’air du temps.


A bord du tramway, nous sommes allés à la découver te, le temps d’un travelling urbain, de la ville et de ses épaisseurs à travers trois temps for ts que seront les visites de l’Espace Culturel Jacobins, la gare SNCF et l’hôpital Etoc-Demazy. Nous étions accompagnés des architectes Jean-François Renaud et David Euriat de l’agence Babin Renaud, Remi Hersant de l’agence Architour et par le collectif Colloc. Cette Journée s’inscrivait dans le cadre du colloque « Qui veut la peau des murs ? » organisé par le CAUE de la Sar the, en par tenariat avec le STAP.




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Excursion des[calés] #4

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Dynamiques du patrimoine et modernités urbaines

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- Pratiques des associations, appropriations urbaines Nantes - samedi 30 mars

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- Perceptions de la ruralité, cultures urbaines Les Herbiers - vendredi 12 avril

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- Typologies de l’architecture, épaisseurs urbaines Le Mans - jeudi 16 mai

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- Dynamiques du patrimoine, modernités urbaines Laval -vendredi 23 mai

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- Croissance du végétal, croissances urbaines Angers - Samedi 22 juin

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La ville de Laval, ville d’ar t et d’histoire présente un patrimoine architectural riche et diversifié qui s’est développé autour d’un promontoire rocheux ainsi que tout le long des berges de la rivière. Ce patrimoine est la marque de l’histoire et beaucoup d’effor ts sont développés afin qu’il soit mis en valeur et que le paysage d’ensemble garde cette harmonie que les siècles précédents ont su conserver. La notion de patrimoine va audelà du monument, elle intègre notamment le tissu urbain, les jardins, les places... Dans les centres villes viennent à coexister des bâtiments d’intérêt patrimonial et des édifices d’architecture contemporaine. Suivant les projets, cela peut prendre différentes formes : extensions, greffes architecturales, réhabilitations, aménagements extérieurs, nouveaux bâtiments mitoyens. Le très moderne et le très ancien seront demain avec la loi environnement plus que jamais appelés à cohabiter. En effet les réglementations qui visent à maîtriser l’étalement urbain amènent les collectivités à reconquérir leur centre et à le densifier afin de lui redonner vie.


La question se pose alors : « patrimoine et modernité sont-ils conciliables ? » Comment identifier le patrimoine de demain ? Faut-il préserver tous les patrimoines ? Quelle place pour le patrimoine dans la ville de demain et son évolution face aux réglementations ? Face à la pression urbaine, quels choix, donc quels engagements pour l’avenir ? Pour découvrir ces mutations et les choix qui ont été faits en Mayenne, une promenade au fil de l’eau, de Laval à Changé est programmée. Changé, commune péri-urbaine est en pleine restructuration suite à une opération de démolition-reconstruction de son centre ville visant à créer autour d’un parvis des logements collectifs et des commerces reliés à un cheminement doux et un parcours écologique. L’après midi sera consacrée à des visites commentées de projets à Laval. Pour en parler des élus, des architectes et des techniciens de la ville de Laval. Le soir, rendez-vous avec le maire de Laval pour connaître les grands projets d’aménagement de la Ville. Lors de cette journée, nous serons accompagnés du maire de Changé, Olivier Richefou, Nicole Peu, Vice présidente de Laval Agglomération Thierry Dupeux, Architecte - urbaniste, agence Rhizome (Dupeux Philouze), Dominique Duret, Directeur Général Méduane Habitat, Laurent Fouber t, Directeur patrimoine Méduane Habitat, M. Levin, Chargé d’opérations Méduane Habitat, Laurent Boisseau, Architecte, M. Chéreau & M. Dubray, Architectes, agence A3 Architecture, Romain Leblanc, Architecte, Monsieur le Maire de Laval Jean-Christophe Boyer, Françoise Ergan, adjointe à l’urbanisme de la Mairie de Laval, Laurent Chrétien, Directeur du projet Cité de la réalité vir tuelle en Mayenne, Benoît Desvaux, architecte, directeur du CAUE 53, Alain Guiheux, architecte agence Architecture Action.




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Le paysage végétal réinvente la ville

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Les excursions des[calés] 4 4 - As s o c i at i o ns & appropr iations ur baines N a nte s - s a m e d i 30 mars 8 5 - R u ra l i té & cultures ur baines Le s H e r b i e r s - vendredi 12 avr il 7 2 - Arc h i te c t ure & épaisseurs ur baines Le M a n s - j e u d i 16 mai 5 3 - Pat r i m o i n e & moder nités ur baines L ava l -ve n d re d i 23 mai 4 9 - Vé g é t a l & croissances ur baines An g e r s - S a m e d i 22 juin

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Le végétal a longtemps été un élément d’ornementation urbain réservé aux structures institutionnelles. Chaque espace végétalisé au sein de l’espace urbain a ses caractéristiques. Le parc, le jardin urbain, le square, le mail végétal, le jardin d’ornementation, le jardin de culture, le rond- point, le par terre d’agrément... illustrent la variété des typologies végétales qui cohabite avec l’espace urbain. Nos villes entretiennent depuis longtemps une attention “technique“ vis-à-vis de cette structure végétale. Cependant, cette présence qui caractérise for tement les ambiances urbaines à longtemps été considérée suivant le critère étroit de l’embellissement. Depuis le XVIe siècle, ”l’ar t des jardins” a modelé l’espace urbain en imposant aux dynamiques végétales un carcan de contraintes visant à maintenir la pensée du jardin dessiné. Mais, sous l’impulsion des enjeux du développement durable, nous avons commencé à por ter un autre regard sur le rôle du végétal.


Nous nous sommes intéressés à ces “mauvaises herbes” et aux compréhensions des biodynamiques végétales. Nous comprenons que la densité végétale permet la densité urbaine. Nous nous apercevons que le paysage végétal de nos villes est ar tificiel et qu’il n’entretien pas ou peu de lien avec la géographie de son territoire, de son environnement. Nous prenons conscience que ce paysage végétal interagit sur la qualité de notre environnement. Nous commençons à comprendre le compor tement thermique des masses végétales et leurs capacités à combattre les ilots de chaleur, à générer des gradations d’ambiances. Nous nous apercevons qu’il peut faire sens, lien avec un territoire, une topographie, une structure urbaine, une géographie et qu’il est un élément indissociable de l’espace urbain et en garantit la qualité des usages. Le parcours de curiosité que nous avons proposé sur la ville d’Angers a tenté d’en percevoir les stratifications, les ambiances, les typologies, les ar ticulations, les composantes historiques, les enjeux. Cela a été l’occasion de faire l’expérience sensitive et sensible des espaces publics et de comprendre les relations entretenues entre l’espace végétal et l’espace urbain ou architectural de la Cité. Cette expédition a permis de percevoir la capacité du paysage végétal à réinventer une ville dense et par tagée. Pour cette journée, nous étions accompagnés de Loïc Mareschal, architecte-paysagiste de l’agence Phytolab, Elise Geisler, architecte & enseignante chercheuse à Agrocampus Ouest d’Angers, Philippe Bodenan, doctorant à Agrocampus Ouest, Coralie Dasse, architecte, Elisabeth Dreyfus, Directrice du développement et de la communication à l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes (ensa nantes), et de Christophe Lesor t, urbaniste & directeur général délégué SPL Angers Rives Nouvelles.





Les actions pedagogiques


Les actions pedagogiques Les actions développées par l’ardepa depuis 1979, année de sa création, sont destinées à sensibiliser tous les publics à la fabrication et aux évolutions de la ville, des bâtiments qui la compose et des enjeux urbains et politiques dans lesquels la cité s’inscrit. Eveiller les enfants à l’architecture, à l’urbanisme et au paysage permet de susciter leur curiosité, leur apprendre à observer et à mettre des mots sur des notions souvent confuses... L’étude de la ville mobilise beaucoup de disciplines enseignées à l’école et leur apprend à synthétiser leurs connaissances et à associer des notions qu’ils pensaient indépendantes. Les visites, parcours, lectures, jeux sont autant de moyens qui permettent aux enfants d’avoir une compréhension plus fine de leur environnement et d’éprouver les règles de vie en société et d’envisager leur propre responsabilité dans ce contexte urbain.

Qu’ils deviennent des citoyens actifs, responsables de leur cité, attentifs à la nature et à l’environnement, respectueux de l’autre dans sa diversité et ses différences. Même si l’intérêt pour la culture architecturale a évolué, et bien que l’architecture constitue notre cadre de vie quotidien, elle reste encore trop souvent méconnue, incomprise, ou pire, ne suscite que l’indifférence de ses usagers. Parler d’architecture dès l’école doit contribuer à lutter contre cette indifférence, faire comprendre à chaque enfant « que l’espace qui l’entoure est aussi social que physique et matériel » le rendre curieux de son environnement bâti, le préparer à devenir un citoyen éclairé, conscient de l’impor tance de son cadre de vie. Vivre sa ville, c’est l’apprivoiser, l’écouter, la regarder, la respecter, l’imaginer et la construire pour l’avenir.



Methodologie

Graphique illustrant l’évolution du nombre de projets pédagogiques réalisés

Plusieurs années d’expérimentation et d’engagement aux côtés de nombreux par tenaires ont permis de consolider le savoir-faire de l’ardepa. Aujourd’hui, ses actions pédagogiques s’adressent aussi bien aux maternelles qu’aux collégiens voire même aux étudiants de cycle supérieur. En 2013, l’ardepa a travaillé aux côtés de 3 500 élèves de maternelles et élémentaires , 1650 collégiens et plus de 600 lycéens et étudiants. Le temps extra-scolaire, à travers les Archi’teliers, journées du patrimoine et autres manifestations, a mobilisé environ 350 enfants. En par tenariat avec l’inspection académique et le rectorat, l’ardepa a pris par t à plusieurs formations enseignantes, soit plus de 150 enseignants.

Les notions architecturales, spatiales, environnementales, techniques, sociales ou historiques abordées dans le cadre de projets pédagogiques demeurent souvent les mêmes, quelque soit le niveau scolaire ou l’âge. Toutefois, selon le public, un même sujet sera développé différemment car les outils et angles d’approches nécessaires à sa compréhension permettront à l’intervenant de s’adapter au public. exemple : la découverte d’un matériau peut se faire sous l’angle sensible auprès de primaires et de manière plus technique pour des lycéens. Se basant sur sa propre expérimentation, l’ardepa propose 6 axes d’exploitation pédagogique permettant de mieux structurer son propos tout en s’affranchissant de l’âge, du lieu et du type de public. Visite - découverte et structuration de l’observation Maquette - révélation de la forme et de l’échelle Conception graphique - représentation hors de la 3D, outils «Faber» ou parcourir la connaissance en s’amusant Le mouvement de la ville - la conscience de soi dans un monde qui évolue La perception - la conscience du rapport au corps, les 5 sens


Un engagement pluriel

Une sensibilisation engagée à l’échelle du dépar tement

L’ardepa oeuvre à la sensibilisation du jeune public depuis plus de 20 ans, la plupar t du temps aux côtés d’enseignants mais également sur le temps extra-scolaire par le biais de projets d’éveil à l’architecture, à la ville et au paysage tels que les Archi’teliers. Depuis 2000, les actions pédagogiques de l’ardepa ont connu une évolution constante jusqu’à toucher plus de 6000 enfants et adolescents sur l’année scolaire 2012.2013. Il n’y a pas d’âge pour parler d’architecture car l’enjeu se situe précisemment dans notre capacité à nous adapter, à concevoir des outils permettant l’accès à ce monde réputé obscur ; à animer des visites à l’échelle de son public et ainsi permettre une interaction entre le monde professionnel et le grand public. Sans se focaliser sur l’architecture sensationnelle de cer tains équipements publics, il est tout aussi enrichissant de décrypter l’histoire d’un lieu en l’observant, en allant à la recherche de ce qui le caractérise tout en mettant à jour les dimensions urbaines qui le traversent. (sociales, politiques, culturelles, environnementales...) Il n’y a pas de «belle» architecture mais un contexte et une histoire propre à chaque quar tier, chaque ville.

Un rayonnement régional, Nombreux sont ceux qui découvrent Nantes aux côtés de l’ardepa.


Les Archi’teliers 2013 Vacances de Fevrier et de Paques Les Archi’teliers

sont

nés d’une envie

d’expérimenter un autre mode d’appréhension de l’architecture. D’expérimenter de nouvelles thématiques

liées

à

notre

environnement

architectural auprès d’une tranche d’âge, alors moins touchée que d’autres, mais sur tout d’une envie de s’amuser d’un sujet mal perçu et difficile Vacances de Février - Du 25 février au 1er mars 2013

d’accès, en dehors du temps scolaire. En place depuis 2011, les Archi’teliers, ateliers d’initiation à l’architecture, constituent une por te d’entrée ludique dans cet univers complexe. Par le biais de visites et d’ateliers de manipulation (maquettes, collages, dessins...), les enfants âgés de 6 à 11 ans découvrent quelques unes des notions inhérentes à l’architecture telles que les formes, les matériaux, l’orientation, les couleurs...


Les Archi’teliers des vacances de Février se sont appuyés sur les chantiers présents autour de l’école d’architecture. Sur les matériaux, la matière, la construction d’un bâtiment pour proposer aux enfants de se projeter dans une construction simple comme une cabane en explorant les matériaux et la conception en volume. Les Archi’teliers des vacances de Pâques ont été l’occasion pour les enfants de créer une histoire en images autour de l’architecture utopique et des villes imaginaires. Ils se sont inspirés, entre autre, des références architecturales, cinématographiques ou encore littéraires que nous leur avons fait découvrir. A l’issue des cinq séances de stage, chaque enfant a réalisé un livre retraçant leur ville utopique. Construite au fil de l’eau, ville ver ticale tissée de passerelles et autres scenarii plus imaginatifs les uns que les autres.

Vacances de Pâques - Du 22 au 26 avril 2013


Maquette - revelation de la forme et de l’echelle


Le logement collectif Subventionné par la DRAC, cet atelier s’est déroulé tout au long de l’année scolaire 2012.2013 avec l’enseignante d’ar ts plastiques du collège Pierre Abélard de Vallet. Tous les vendredis, durant la pause méridienne, 18 volontaires de 5ème, 4ème et 3ème se sont retrouvés autour d’un thème : le logement collectif. Une maquette de site réalisée en amont offrait trois types d’implantation : montagne, plaine et au bord de l’eau. 3 échelles de maquette ont permis de faire évoluer le travail des élèves et de rentrer progressivement à l’intérieur des logements. Cet atelier s’est déroulé en deux temps afin de permettre aux élèves d’expérimenter deux sites différents ; un premier en maquette et un second en 3D, le fruit de leur imagination étant modélisé sur sketch’up. Une visite a été réalisée entre ces deux phases poussant ainsi les élèves à mettre leur production en perspective. Cette visite était axée autour du logement collectif, de son évolution et des différents visages qu’il revêt. De la Maison Radieuse à Playtime et Habiter les Quais n°1. Une exposition a permis de présenter le travail des élèves ainsi que l’exposition [aperçus] du CAUE.


Les Archi’teliers nantais Subventionné par la DRAC, ce projet a été proposé à une classe de CM1/CM2 et de CE2/CM1 de l’école Alain Fournier à Nantes. Construit sur le même principe de découver te et de mise en lien que les archi’teliers expérimentés sur le temps extra-scolaire, les Archi’teliers nantais proposaient de retracer l’histoire architecturale et urbaine de Nantes au fil de 4 visites : Du 15ème au 19ème siècle, le 20ème siècle, le 21 ème siècle et les bâtiments visibles depuis le toit de l’école d’architecture. Les bâtiments emblématiques de ces grandes étapes d’urbanisation ont permis d’avoir une lecture multiple de la ville. Ainsi la tour Bretagne et la maison de l’apothicaire à colombages ont été les suppor ts d’une séance autour des systèmes constructifs. L’école Alain Fournier et Manny (...) ont permis de travailler sur les matériaux de construction.


Les modifications de la rue du Calvaire après la seconde Guerre Mondiale et le percement de la rue de Budapest ont introduit le dessin en plan, outil utilisé dans la conception d’un quar tier imaginaire. Les élèves ont ré-exploité ces notions lors de la création collective d’un jeu de 6 familles. Chaque famille présente les grandes périodes architecturales et urbaines de Nantes dans lesquelles on retrouve 3 bâtiments ainsi qu’un moyen de transpor t, un objet, un matériau et un détail architectural. Le Moyen-Âge contient la cathédrale, le château des Ducs de Bretagne, la maison des apothicaires, un vitrail, le torchis, un manuscrit, à cheval. On trouve à la suite, le 18ème, le 19ème, le 20ème, le 21ème siècle ainsi que le futur. Ce projet a donné lieu à un ar ticle dans Nantes Passion (conf revue de

presse du rappor t d’activité)


College en chantier

Collège M.Baron d’Héric - visites & maquette du collège au 1/200ème

Dans l’optique d’étendre les offres culturelles en direction des collèges, le Conseil Général de Loire Atlantique a sollicité le CAUE44 et l’ardepa en 2007 pour qu’ils développent une action de sensibilisation à l’architecture sur le thème des collèges en cours de construction ou d’extension. Intitulé «collège en chantier», le projet permet aux classes qui le souhaitent de découvrir le processus de création architecturale par le biais d’outils pédagogiques et d’animations adaptés. Si, à l’origine ces ateliers étaient destinés aux collèges «en chantier», ils ont évolué depuis. La subvention allouée par le CG44 a permis de développer deux ateliers d’architecture élaborés sur toute l’année scolaire aux côtés d’enseignants et cinq visites pédagogiques permettant d’aborder, ponctuellement, l’évolution du cadre urbain des collégiens. Durant l’année scolaire 2012-2013 deux collèges ont bénéficié de projets longs : - Collège A. Mailloux du Loroux Bottereau - Collège Marcelle Baron d’Héric


Cinq ont profité de visites architecturales et urbaines: - Externat des Enfants Nantais de Nantes - Collège A.Mailloux du Loroux Bottereau - La Collinière de Nantes - Collège Olympe de Gouges de Sainte-Pazanne - Collège Le Breil de Nantes VILLE IMAGINAIRE Aux côtés de l’ardepa et de leurs enseignants de mathématiques et d’ar ts plastiques, les 4ème du collège A.Mailloux ont conçu et réalisé une ville imaginaire au 1/500ème. Sensibiliser les collégiens à la formation et la fabrication de la ville permet de mieux comprendre les grandes étapes d’évolution d’une ville mais également les formes qu’elle peut prendre : la centralité d’un bourg ou d’un centre ville, un quar tier de grands ensembles, un nouveau quar tier et les enjeux sociaux et environnementaux qui y sont associés. Découvrir un nouveau vocabulaire fait de ruelle, d’urbanisme, d’agglomération, de lotissement, d’îlot, de RDC, de R+1, de trottoir,

Collège A.Mailloux du Loroux Bottereau - Conception et réalisation en maquette d’une ville imaginaire au 1/500ème - Visites urbaines de l’île de Nantes et de l’éco-quar tier Bottière Chénaie


d’axes de circulation.... Une visite de l’école d’architecture, de l’île de Nantes, des habitats nomades et du quar tier Bottière Chénaie ont été réalisées afin de donner une réalité à ces notions.

Haut : Visite du centre cultuel et culturel turc

Bas : L’ar t et le son dans l’architecture

Decouverte sensible & maquette du collège Comment appréhender son collège, un lieu si présent dans le quotidien d’un collégien qu’on en oublie son potentiel architectural... Comment fonctionne-t-il? Quels en sont les occupants? Pourquoi avoir construit un nouveau collège? Qui le finance? Comment tientil debout? Avec quels matériaux est-il construit? Qui l’a construit? Autant de questions qui sont abordées avec les 5ème du collège Marcelle Baron et leurs enseignants de technologie et d’histoire-géographie ; via plusieurs parcours sensibles dans le collège et à travers la réalisation collective d’une maquette au 1/200ème, aidés des plans, coupes et élévations délivrés par l’architecte. En effet, se situer sur un plan, comprendre la richesse d’un lieu, saisir la beauté d’un matériau comme le béton, une structure en bois, restituer ses impressions a permis aux élèves de découvrir les coulisses d’un lieu qui leur est offer t.


Ce lieu constitue une étape impor tante dans leur apprentissage de la citoyenneté. VISITES ARCHITECTURALES & URBAINES Les 3ème de l’Externat des Enfants Nantais s’est penché sur le lien existant entre l’ar t et l’architecture notamment de quelle manière une installation ar tistique vient appuyer ou contredire le par ti-pris d’un architecte. Les 3ème du collège Le Breil ont arpenté Trempolino, l’école d’architecture et l’église Saint Nicolas avec leurs yeux, leurs oreilles et un sonomètre afin de comprendre comment se compor te le son dans différents espaces. Curieux du métier d’architecte comme de l’école d’architecture, les 3ème de la Collinière en ont appris un peu plus sur ce sujet en visitant le bâtiment emblématique du quai François Mitterrand. Quant aux 5ème d’Olympe de Gouges, c’est accompagnés de l’agence In Situ qu’ils ont découver t le centre cultuel et culturel turc.

Haut : Visite de l’île de Nantes

Bas : L’école d’architecture de Nantes


Lire la Ville #2 « Lire la Ville, les bourgs et les villages » est une action du réseau pédagogique Écoles/Collège s’inscrivant dans le territoire afin de développer des projets ancrés dans les programmes et le socle commun de connaissances et de compétences. Elle permet de mettre en œuvre « L’Éducation au Développement Durable » mais aussi l’Histoire des Ar ts du 1er au 2nd degré. Ce projet initié et soutenu par la Fondation du Crédit Mutuel depuis 1992 associe de nombreux par tenaires : - Le rectorat de l’Académie de Nantes et la Direction académique de Loire-Atlantique - Direction diocésaine de l’enseignement catholique de Loire Atlantique - La Direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire - Le Conseil général de Loire-Atlantique - La Bibliothèque Dépar tementale de Prêt de LoireAtlantique - Le Conseil pour l’Aménagement l’Urbanisme et l’Environnement de Loire Atlantique - Le CRDP et le CDDP de Loire-Atlantique - Les Archives dépar tementales - L’ARDEPA


Durant cette année scolaire 2012.2013, l’ardepa a par ticipé à deux projets. Un premier à Saint Molf et un second mené par le collège P.Abélard de Vallet et l’école P.Gripari de la Boissière du Doré. Ce projet « Lire la Ville » avait pour thème « du proche au lointain, observer les traces du passé dans le paysage et les évolutions du paysage ». Il se déroulait sur toute l’année entre les 6ème du collège P.Abélard de Vallet et les CM2 de la Boissière du Doré. L’ardepa est intervenu aux côtés des archives dépar tementales durant une visite autour du passé réinvesti dans la ville d’aujourd’hui et à la suite d’une association de la Remaudière afin d’accompagner les élèves dans la réalisation d’une maquette. Les maquettes ont été conçues autour du scénario suivant : imaginez l’histoire et le vécu d’un bâtiment à travers le temps et décrivez son usage, les matériaux utilisés, conservés (…) hier et aujourd’hui.

Un film retraçant cette seconde édition de Lire La Ville a été réalisé par le CRDP. www.crdp-nantes.fr


Le mouvement de la ville - « Faber » ou parcourir la connaissance en s’amusant


Le Landreau

evolution architecturale et urbaine

Le Landreau est une commune située dans le Vignoble Nantais à 20km de Nantes et 6km au nord de Vallet. Comme bien des communes de cette zone, elle a connu une augmentation de population depuis les années 70. L’installation des ménages travaillant dans l’aire urbaine « Nantes-Saint-Nazaire » mais habitant dans les communes périphériques a entrainé un autre mode d’habiter les villes, de construire, de se déplacer… L’école La Sarmentille du Landreau a mené, aux côtés de l’ardepa, un projet visant à livrer les secrets de fabrication et d’évolution de la ville auprès des classes de CP, CE1, CE2, CM1 et CM2. Les visites in situ ont permis d’appréhender la ville, son évolution, ses limites et sa matérialité et les ateliers en classe visaient à s’approprier et à réinvestir ce que les visites révélaient. Les CP, CE1 ont reconstitué la rue principale de mémoire et en s’aidant des plans. Les CE2 ont réinvesti le contenu des visites lors de la création d’un jeu de société « les secrets du Landreau » où l’on découvre ce qu’est le tuffeau ou encore pourquoi cultivait-on du blé dans le Haut Landreau… Quant aux CM1 et CM2, ils ont imaginé l’évolution du Landreau dans 50 ans en plan. Imaginer l’avenir d’une ville est un exercice intimement lié à la compréhension et à la perception de son environnement proche et lointain.


Mon ecole et la ville Perception, conscience du

rapport au

corps, les 5 sens Tout au long de l’année, les enfants de l’école maternelle Gustave Roch ont découver t l’organisation de la ville en faisant des allers-retours entre l’école et ses lieux environnants, en observant et en développant la perception sensorielle de la ville tout en s’appuyant sur des documents plastiques et écrits. Au fil des visites, il s’agissait de garder la mémoire de l’itinéraire effectué à pied, à l’aide d’empreintes (crayons de bois sur papier) de relevé de couleurs, de photos de détails et de bâtiments, de formes... Elargir progressivement sa connaissance du milieu environnant en se rendant dans des lieux plus lointains : réutiliser l’itinéraire « sensible » créé lors du précédent trajet (empreintes et couleurs, motifs graphiques) pour se rendre un peu plus loin et poursuivre la découver te du territoire. Quatre classes se sont dispersées tantôt à l’est, tantôt à l’ouest de leur école. Une classe de petite section a arpenté le quar tier, de l’école jusqu’au


jardin des Fonderies en enregistrant les sons caractéristiques de ce parcours. Ils les ont ensuite associé aux photos correspondantes. Les moyennes et grandes sections se sont dirigées vers l’ouest jusqu’à l’école d’architecture puis jusqu’aux nefs. Ils ont tour à tour relevé les couleurs, les formes, pris des photos et se sont imprégnés de la matérialité de bâtiments comme la crèche «la lanterne magique», l’immeuble Conan Mériadec, l’école d’architecture et l’absence, Manny, l’île rouge ou encore les nefs. Plusieurs ateliers en classe ré-exploitant ces découver tes ont été conduits par l’ardepa et les enseignants. Jeu de l’urbaniste, loto sonore, fresques, maquettes sensorielles...


Le Grand Carcouet #1 Visite - Le mouvement de la ville structuration de l’observation Le projet du Grand Carcouët inscrit 30 logements BEPOS dans une clairière dominant le val de Chézine, entre le quar tier des Dervallières et du Breil-Malville. Ce projet, réalisé par Nantes Habitat en conception réalisation par le groupement Quille - CMB - In Situ - Pouget propose une réponse généreuse aux problématiques soulevées par la question de l’habiter durable. Cette réponse s’illustre tant par la qualité du bâtiment que par la démarche de sensibilisation engagée par l’agence In Situ. Car te sensible des Dervallières - CM2 école Grand Carcouët

Sur solicitation de l’agence d’architecture In Situ, l’ardepa et la Luna ont proposé de mettre en place des actions de sensibilisation, ateliers par ticipatifs et réalisations plastiques autour de 3 thématiques : - les savoir-faire du chantier et les métiers du bâtiment - la notion de développement durable associée au Grand Carcouët (matériaux innovants et lien social dans la durée) - habiter autrement et vivre ensemble à l’échelle d’un logement et d’un quar tier.


L’objectif est d’ouvrir et de sensibiliser les habitants du quar tier (écoles, collèges, enfants, adolescents et parents) à une autre manière d’habiter, de provoquer des rencontres et débats sur la question du vivre ensemble. En collaboration avec l’inspection académique, plusieurs domaines d’apprentissage ont été mis en évidence dans les cycles 1, 2 et 3. Ainsi l’école élémentaire et maternelle du Grand Carcouët et les 3ème du collège Le Breil ont bénéficié de ce projet. Tantôt sensible, tantôt technique, la découver te des logements du Grand Carcouët était également prétexte à mieux comprendre l’évolution du logement et du quar tier des Dervallières. Toute l’année, les maternelles ont observé le chantier et l’évolution du bâtiment et se sont attardés sur les matériaux de construction (son, touché, couleur...) Du CE1 au CM2 le quar tier a été analysé sous l’angle du logement, du développement urbain ou encore de l’usage.


Le Grand Carcouet #2 Visite - Le mouvement de la ville structuration de l’observation Maquette Les 3ème du collège Le Breil ont pris par t à ce projet de sensibilisation sous un angle plus technique aux côtés des enseignants d’ar ts plastiques, musique, anglais, français et de technologie. Dans un premier temps, il s’agissait de replacer la construction des logements du Grand Carcouët dans leur contexte notamment en étudiant le quar tier des Dervallières ; sa conception, son évolution présente et future. Une visite du chantier leur a ouver t les yeux sur les secrets de fabrication d’un bâtiment comme celui-ci ainsi que les métiers et savoir-faire nécessaires. De retour en classe et aidés des plans et élévations (...) ils ont réalisé une maquette des logements du Grand Carcouët au 1/200ème. Celle-ci a été exposée au Forum Place Ô Gestes auquel par ticipaient la Luna et l’ardepa les 3 et 4 octobre 2013.


Ce forum permet aux jeunes de 15 à 25 ans et aux demandeurs d’emploi d’entrer en contact avec des professionnels tout en abordant les métiers par le biais d’un geste associé à celui-ci. La maquette des logements ainsi que les différents documents graphiques, 2D et 3D mis à disposition par ln Situ ont incité les par ticipants à en savoir plus sur le métier mais également sur tout ceux qui gravitent autour de l’architecte.


La Herdrie

Visite et conception graphique d’un eco quartier Dans le cadre de l’élection de Nantes au titre de capitale ver te européenne, la région a accordé une subvention au lycée La Herdrie de BasseGoulaine, permettant ainsi à une classe de seconde de travailler autour de la notion d’éco-quar tiers. Après avoir visité l’éco-quar tier Bottière Chénaie avec Raphaël Picaper de l’agence Forma6 , ils se sont consacrés à la conception en plan d’un écoquar tier avec les conseils de l’ardepa et de Tangui Rober t, architecte et plasticien. En s’implantant dans un site existant, plusieurs éléments comme le réseau viaire, les bâtiments environnants permettaient de cadrer leur travail tout en laissant la par t belle à l’imagination. Plusieurs scenarii quant à l’usage des lieux, les déplacements, les transpor ts, la gestion des déchets, les espaces végétalisés ont été proposés.. Cet atelier s’est achevé gaiement dans le bois entourant le lycée ; cadre idyllique.


Visites - decouverte de l’observation

et structuration

Parcourir la ville, en éprouver les pleins, les vides, les limites. En comprendre l’évolution et les mutations... Les visites architecturales et urbaines sont un élément essentiel dans la démarche de sensibilisation engagée par l’ardepa. Elles s’adressent aux maternelles, primaires, collégiens, lycéens, étudiants et adultes et revêtent des thématiques variées : - L’ar t & l’architecture, entre rupture et continuité - Teritoires en reconversion, le projet île de Nantes - La ville durable, entre réhabilitations et nouvelles constructions - Histoire et évolution urbaine - L’éco-quar tier Bottière-Chénaie - Evolution du quar tier des Dervallières - Car te sensible d’un quar tier - L’école d’architecture - L’ar t et le son dans l’architecture - La pointe ouest/est de l’île de Nantes ... En 2013, plus de 70 visites ont été réalisées. 41 aux côtés de maternelles et élémentaires. 19 avec des collégiens, 9 avec des lycéens et 11 pour des étudiants du cycle supérieur.


Photo : PHM


Les voyages


Logements de la Tourette - Fernand Pouillon, 1953

MuCEM - Rudy Ricciotti, 2013

Toit de la Belle de Mai - Agence ARM, 2013


Marseille

Voyage du 8 au 12 mai 2013

A l’occasion de « Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture » l’ardepa s’est penché sur la Cité Phocéenne le temps d’un voyage de 5 jours, du 8 au 12 mai 2013. A la fin des années 90, force est de constater qu’à l’exception du Vieux Por t, un grand nombre de quar tiers situées entre Vieux Por t et Joliette étaient délaissés laissant place à de grandes friches industrielles. Comment revitaliser la deuxième plus grande ville de France ? Comment lui insuffler un renouveau urbain ? Un périmètre de 340 hectares, englobant la Joliette, Saint-Charles, la Belle-de-mai, est mis en place autour de ces différents points : - Etendre le centre-ville vers le nord en liaison avec les quar tiers périphériques, - Promouvoir le rayonnement métropolitain, - Assurer la mutation de ce secteur dégradé en créant un quar tier attractif assurant la mixité fonctionnelle, sociale, générationnelle et en diversifiant les modes de transpor ts, - Traiter l’interface entre la ville et le por t.

Pavillon Noir - R.Ricciotti, 1999


FRAC - Kengo Kuma, 2013


Au cours de ce voyage, plusieurs intervenants ont mis à jour les différentes facettes culturelles, politiques, d’usage, historique (…) de cette ville passionnante : Laurent Cucurullo (association en italique) Laurent Théry (préfet hors cadre de la ville de Marseille, chargé du projet de l’agglomération Marseille-Provence) Claire Dupor t (sociologue et administratrice de la friche Belle de Mai) Clotilde Berrou (architecte chez ARM) et Stéphane Ach (Pavillon Noir) Après le Vieux Por t, son ombrière (Norman Foster) et les façades mythiques de Fernand Pouillon… les réalisations incontournables de cette année 2013 : le MuCEM (R.Ricciotti) le FRAC (K.Kuma) la Villa Méditerranée (S.Boeri) … Clotilde Berrou, architecte chez ARM nous a révélé tous les secrets de fabrication de la friche La Belle de Mai tout en nous guidant dans le labyrinthe des « rues » jusqu’à la terrasse, tour panorama. Les classiques ne sont pas en reste, rien de tel qu’un Pavillon Noir (R.Ricciotti) et une Cité Radieuse (Le Corbusier) en volume et en espaces, en plein et en vide, en lumière et obscurité ! Cité Radieuse de Marseille - Le Corbusier, 1952


Casa Curutchet - Le Corbusier, 1955 Vue panoramique de Buenos Aires depuis le Palacio Barolo

Puente de la mujer - S. Calatrava, 1998


Argentine et Chili

Voyages du 18 octobre au 29 octobre et du 2 au 12 novembre 2013 Pour son 40ème voyage, l’ardepa a por té son choix sur le continent sud-américain ; deux groupes d’une trentaine de personnes sont par tis à la découver te de l’Argentine et du Chili.

El Tigre

Buenos Aires, ville la plus impor tante de l’Argentine, regroupe à elle seule le tiers de la population du pays. Située sur l’estuaire du rio de la Plata, Buenos Aires possède une frontière quasi maritime avec l’Uruguay. Pays au passé tumultueux, Buenos Aires livre les traces de son histoire à travers plusieurs réalisations architecturales et urbaines tout en dévoilant quelques joyaux de l’histoire architecturale tels que la Casa Curutchet conçue par Le Corbusier (1953) à la Plata ou les réalisations de Clorindo Testa. Ville aux multiples visages, chaque quar tier possède une identité propre, à découvrir à pied, seul ou en groupe, sous le regard d’un architecte ou d’un urbaniste. En immersion dans le quar tier San Telmo lors d’un marché aux antiquaires envahissant les rues et animant l’espace public comme seuls les por teños savent le faire. La Boca avec ses rues hautes en couleurs mais également révélateur de la pauvreté y régnant. El Tigre et son réseau d’îles et de canaux témoigne du « bien vivre »

La Boca


d’une population vivant reliée au monde par un incessant service de bateaux en bois, tandis que Puer to Madero, terre d’investissement au nord de Buenos Aires, accueille les réalisations architecturales les plus récentes (Puente de la Mujer de S.Calatrava, hôtel de P.Starck ou logements de N.Foster) tout en se confrontant à des problématiques urbaines bien réelles.

Parque Infancia, A.Aravena, 2012

Après un vol au-dessus de la Cordillière des Andes, c’est au Chili que nous avons posé nos valises. Ce pays, for t de ses 17 millions d’habitants s’étend sur près de 4 300 km de long, soit la distance entre Lisbonne et Moscou. Pays surprenant où les architectes s’affranchissent plus facilement des codes classiques contrairement à leurs voisins argentins. Les caractéristiques climatiques, géographiques ou encore sociales modèlent une architecture inventive por tée par des hommes tels qu’Alejandro Aravena (ELEMENTAL), José Cruz Ovalle, Mathias Klotz ou Smiljan Radic dont les noms et réalisations s’imposent jusqu’en Europe. Trois jours intenses de projets qui témoignent d’un pays présentant de grandes inégalités sociales ; parcs, logements sociaux, campus universitaires, bibliothèque, restaurants, hôtel ainsi que la chapelle bénédictine de Las Condes, unique et très sensible projet de deux architectes devenus moines après leurs études...

Université A.Ibañez - JC Ovalle, 2002-06

GAM - C.Fernandez, 1972-2013

Chapelle de Las Condes


Nous sommes ensuite par tis vers le sud de Santiago, sur la route des vins, alliant les plaisirs par la visite de chaix (dont le chaix las niñas conçu par M. Klotz) tout en dégustant les vins emblématiques de cette vallée... Journée mémorable sous le soleil de Santa Cruz ! Valparaiso, dernière étape de notre périple, est constituée de 44 collines formant un amphithéâtre naturel sur l’océan Pacifique. La ville s’organise en deux par ties distinctes. «El Plan», situé sur la par tie Hôtel Cirilo Amstrong - J.Velasco, 2010

Parque Cultural ex carcel - HSPS, 2011

plate, abrite le por t ainsi que la majorité des commerces de la ville. C’est la « ville basse ». Plus haut, les Cerros ou collines, dominent la ville. C’est dans ces collines creusées telles des machu picchu que la majorité de la population vit. Leurs maisons de tôle aux couleurs vives confèrent à la ville son allure unique, c’est la « ville haute ». Guidés dans le dédale d’escaliers de la ville, les architectes du collectif «plan cerro» nous ont dévoilé leurs initiatives architecturales et sociales. Dans un registre plus utopique, la Ciudad Abier ta « ville ouver te » située à Ritoque s’est construite sur les rêves d’architectes qui ont créé un lieu mariant poésie et architecture. Les fondateurs, pour la plupar t enseignants à l’université de Valparaíso, en ont fait un laboratoire grandeur nature à destination de leurs étudiants. La visite du campus de José Cruz Ovalle à Viña del Mar a clôturé un séjour très riche, fait de belles rencontres et de découver tes.



La revue de presse


> Ouest France avril 2013


> Ville de Nantes, Guide de l’été 2013

> Ouest France avril 2013

> Ouest France 3 avril 2013


La vie du Breil - Projet du Grand CarcouĂŤt, 2013

Transformations n°3, novembre


Nantes Passion, octobre 2013

Ouest-France, 3 dĂŠcembre


> Émission A la vôtre Télé Nantes, diffusée le 27/03/2013 à 18h00. Visite du quartier de la création pour le QDC (Quartier de la Création).

> infolocale.fr


> nantes.fr

> nantesgreencapital.fr



L’Ardepa est soutenue par la Ville de Nantes et l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes et ses actions sont subventionnées par la DRAC, le Conseil Général de Loire-Atlantique, le Conseil Régional et le Réseau des Maisons de l’Architecture.



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