La volonté politique du gouvernement français de précariser les personnes vulnérables, en les désignant comme des boucs émissaires, s’est clairement affirmée cette année : stigmatisation, restriction des droits, démantèlement des lieux de vie, destruction du matériel de survie délivré par les acteurs associatifs, expulsions intensifiées du territoire. Ces politiques répressives, qui vont à l’encontre du respect des droits humains, impactent l’état de santé des populations visées et participent à la mise en danger physique et psychologique des personnes. Tel est le constat amer des équipes de Médecins du Monde, travaillant au quotidien, dans 29 villes, dans le cadre de 104 programmes de santé menés auprès des plus démunis, ( personnes vivant à la rue ou dans des squats, Rroms, des enfants victimes de saturnisme, des étrangers vivant avec un statut administratif précaire, des demandeurs d’asile, des sans-papiers, des personnes se prostituant, des usagers de drogues, etc)