Documentation en caractères agrandis Vinsobres

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BIENVENUE A VINSOBRES Petit village provençal, Vinsobres est aussi appelé «Vinsobré» en provençal.

Situé sur une colline à une altitude supérieure à 500m au plus haut et 180m au plus bas, Vinsobres vous accueille avec la douceur du climat de Provence. La diversité de ce paysage, l’air pur, son ciel bleu azur et sa végétation de type méditerranéen, enchantent les amoureux de la nature. 1


Comme en témoignent de nombreux vestiges recueillis dans les champs, les Romains occupèrent la région. Le village connut alors une grande prospérité. Pendant cette période, au quartier actuel de la Touche, en bordure de la D94, aurait été installé un camp de repos pour les soldats de la garnison de Vaison. Vers 970, des religieuses du Prieuré de Nyons vinrent s’installer et administrer les biens de Vinsobres. Elles dépendaient de l’Abbaye de Saint Césaire d’Arles. En 1144, le roi Conrad confirmait à l’évêque de cette ville, ses possessions de Nyons, Mirabel et Vinsobres. En 1206, Vinsobres rejoignait les Baronnies, ainsi nommés du titre de leurs deux seigneurs Montauban et Mévouillon. Ces deux seigneuries furent annexées au Dauphiné au XIVème siècle. En 1336, profitant des libéralités du dauphin Humbert II, les

Vinsobrais

obtinrent

certains

droits,

qu’une

organisation municipale, « le municipé », sût défendre : il revendiqua les avantages dus à la conquête d’un véritable droit populaire et spécialement le maintien et le développement des fortifications et remparts. 2


Il aurait été battu monnaie à Vinsobres, à l’effigie des premiers princes Dauphins. Le village a été un fief huguenot très important par son activité et sa foi, une grande partie de la population s’étant tournée vers les idées nouvelles de la Réforme. Vinsobres devint une forteresse protestante : elle fut une des places de sûreté aux Réformés par l’Edit de Nantes (1598). Après la révocation de ce dernier (1685), certains Réformés furent envoyés aux galères d’autres, effrayés par ce qui se passait en Languedoc émigrèrent. Le plus grand nombre se convertit sous la menace. Mais Vinsobres eut son Assemblée du Désert, dans une combe, sur le chemin des Cornuds, à quelques kilomètres du bourg. Comme pour les villes et les villages, l’histoire de Vinsobres est étroitement liée à celle de la France. Au cours des derniers siècles, les guerres n’ont pas épargné ses habitants, comme en témoigne le Monument aux Morts de 1914-1918. De 1940 à 1945, Vinsobres a accueilli des réfugiés de la région parisienne, de la Lorraine, du Var et des Juifs … 3


Aujourd’hui, la commune de Vinsobres compte plus de 1158 habitants (recensement de 2009) pour une superficie de 3 542 hectares.

Si la vigne et l’olivier se sont longtemps disputés la suprématie locale, la viticulture est aujourd’hui sans conteste le fleuron de son économie. Son cru réputé, porte loin à la ronde, la renommée de Vinsobres et enchante les connaisseurs. Suite aux gels de 1929 et surtout de 1956, beaucoup d’oliviers disparurent. Aujourd’hui, leur culture réapparaît pour produire des olives noires, variété « Tanche » et une 4


huile

d’olive

AOC

NYONS

(Appellation

d’Origine

Contrôlée depuis 1994). Entre décembre et janvier, les olives sont récoltés mûres, donc noires. Elles sont pressées directement après la cueillette et donnent une huile particulièrement fruitée. Vinsobres est situé sur « une des routes de la lavande » (carte disponible à l’Office de Tourisme). La période de floraison et la récolte s’étendent de mi-juin à fin juillet, dépendant des conditions météorologiques, et des variétés. Vous trouverez, disponible dans le village, du miel de lavande.

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VISITE DU VIEUX VINSOBRES Une plaquette historique ainsi qu’un plan général du village sont disponibles à l’Office de Tourisme. Possibilité d’y louer un audioguide. En sortant de l’Office de Tourisme, remontez sur la gauche la rue Gironde (la petite rue étroite) qui va vers le vieux village. Elle débouche sur la place de l’église. C’est là que commence la visite.

1.

L’église

Après la révocation de l’Edit de Nantes (1685), la plupart des protestants furent contraints de se convertir au catholicisme. L’église (le temple actuel) se trouvant trop petit, il fut décidé, sur ordre du roi d’en construire une nouvelle ; son édification, commencée en 1685, fut achevée en 1710. Le culte catholique n’y a été célébré qu’en 1712, l’Evêque

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craignant la réprobation des « nouveaux converties ». Elle fut consacrée en 1713. A voir à l’intérieur, lorsque le bâtiment est ouvert, un superbe lustre du XVIIème siècle (explication à l’entrée et la clé est disponible à l’Office de Tourisme). En sortant, prenez à droite, vous arriverez sur la Placeto (petite place). Passez sous le proche portant un cadran solaire, et remontez la Grand Rue pour arriver à la Traverse des Templiers.

2.

La Traverse des Templiers

L’Ordre des Templiers fut fondé en 119 à Jérusalem. En 1136 ces moines-soldats vinrent établir à Richerenches, village

voisin,

l’une

des

plus

importantes

« commanderies » de Provence. Par la suite, ils essaimèrent dans les environs, avec notamment une « Maison » à Vinsobres. C’est pour rappeler leur souvenir que le nom a été donné à ce passage.

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3.

La place de la Clastre

En provençal, « Clastro » signifie le presbytère, le cloître. On peut supposer qu’un cloître ou un presbytère, attenant à l’église située juste au-dessus, était construit tout près de cet endroit, d’où le nom de la place. 4. Le temple (ancien Prieuré du XXIIème siècle)

Joyau du patrimoine Vinsobrais, il a été, au gré des péripéties de l’Histoire, tour à tour : Prieuré, église catholique et finalement temple de l’église réformée, plaçant ainsi celui-ci de façon exceptionnelle au sommet du village. Vous trouverez toutes les explications le concernant à son entrée et la clé est disponible à l’Office de Tourisme.

5. La rue du Jeu de Paume

Le jeu de paume se pratiquait soit dans une salle, soit à l’extérieur, comme il semble que ce fut le cas à Vinsobres. En effet, nos anciens l’ont connu et le situent près de la 8


maison seigneuriale appelée à tort « le Château ». Il servait encore, dit-on, au XIXème siècle. Nota : un jeu de paume subsiste de nos jours au château de Suze-la-Rousse.

6. La tour de Paris

A cet endroit, se dressait une maison seigneuriale flanquée d’un tour appelée « tour de Paris ». En effet, le co-seigneur d’Urre, qui a logé là, possédait (du côté de St-Nazaire-le-désert) le fief du Petit-Paris. Tout fut rasé, ainsi que les remparts en 1633, sur l’ordre de Richelieu (on ne peut accéder au lieu même, car c’est une propriété privée).

7. Les pins

Ces magnifiques pins centenaires sont dans une zone verte et donc, protégés.

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8. La place st Botin

A cet endroit, se trouvait déjà au Moyen Age un point d’eau ou les paysans venaient faire boire leurs bêtes. Ils se servaient « dou boutin » qui, en provençal, est le seau pour abreuver les moutons. Un petit abreuvoir a dû remplacer ce « boutin », tout en gardant ce nom donné à la fontaine et à la place. Là s’élevait une porte fortifiée, appelée « Porte du Nord » ou « de Boutin », rasée en 1633.

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9. La place de la Tourre

« Tourre » en provençal, c’est tout simplement la tour. On sait où se trouvait la tour de Paris mais c’est peut-être à cet endroit que s’élevait la « tour de Vérone », ou celle de Monsieur de Vinsobres, ou la tour de Marissanne qui avait reçu l’horloge publique (1628).

10. La place du Centenaire

Le 5 mai 1889 a été célébré sur cette place le centenaire de la Révolution, d’où son nom. Redescendez la GrandRue jusqu’au cadran solaire.

11. La rue du Tripot Pour Frédéric Mistral, faire « lou Tripot » c’est danser et chanter. Longtemps, ‘tripot » a désigné l’enclos aménagé pour le jeu de paume (XIème siècle). Depuis le XVIIIème siècle, « tripot » désigne le lieu où s’assemblent des gens peu recommandables.

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Il n’est pas exclu que la rue ait connu un ou plusieurs établissements de ce type qui, en 1690 et sur ordre des consuls, devaient fermer à 21 heures en raison du bruit provoqué par les clients éméchés. A droite, près de la boulangerie, départ du « Trillon ». 12. Le Trillon Du provençal « Triol », pressoir banal de vendange. Dans cette ruelle, présentant certainement un autre aspect, auraient pu se trouver des instruments ou machines concernant l’élaboration du vin (fouloir, pressoir), dont tout le monde se servait, comme c’était le cas pour les fours banaux ou les moulins à farine. L’origine du nom pourrait également provenir du provençal « trioun », qui signifie « lieu où l’on parque le bétail ». En redescendant cette calade, vous déboucherez sur la rue des « Barri » (remparts en provençal). Tournez alors à gauche, repassez devant l’église et l’Office de Tourisme en empruntant la rue Gironde. A 200 mètres de celui-ci, prenez la première rue à gauche pour découvrir la jolie place Gironde, avec son platane, sa fontaine et son bassin couvert (1650). 12


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VINSOBRES, nommé au rang de « CRU des Côtes du Rhône » depuis 2006 sur une superficie de 1400 hectares, offre un Paysage Unique. Que l’on arrive à Vinsobres par Mirabel Aux Baronnies en venant de Vaison la Romaine, par Valréas ou par Bollène, on est attiré par l’amphithéâtre de vignes, de l’autre village perché face au Mont Ventoux. Ce qui frappe en premier c’est la grande quantité de bois, car les Vinsobrais et leurs vignerons ont voulu protéger depuis trente ans leur surface boisée en les sortant volontairement de la zone de l’appellation. Lors de la dernière délimitation du Cru, on a continué à exclure plus de 800 hectares de bois (soit 23% de la surface de la commune). Les 2000 hectares de vignes alternent avec les cultures ancestrales (oliviers et truffiers) ainsi qu’avec la lavande et les arbres fruitiers sur le plateau et sur les coteaux donnant un attrait visuel que des

centaines

de

photographes

et

de

peintres

immortalisent chaque année. 14


Ce paysage a été classé en quatre « terroirs ». La première Terrasse (entre 180 et 230 mètres), le Coteau (230/330 mètres), les Collines (300/400m) et le Plateau (300/400).

Sans ses hommes, Vinsobres ne serait rien. Depuis des générations, des hommes et des femmes se succèdent dans les vignes. Ils transmettent le goût du travail bien fait, une technicité sur la vigne et le vin, une rigueur et une inventivité permanente. C’est ainsi qu’a prospéré le « Vinsobres » qui a acquis depuis fort longtemps une renommée à l’échelle de son « pays ».

Ce paysage, ses territoires et ses hommes font de Vinsobres un Vin Unique ou le cépage Syrah en assemblage au Grenache, cépage traditionnel et les autres cépages des Côtes du Rhône (Mourvèdre, Cinsault, Carignan) donnent des vins d’une grande finesse avec beaucoup de fraicheur. Ces vins puissants et fruités régaleront notre cuisine provençale à base d’agneau, de gibier, d’olives et de truffes. 15


L’identité de Vinsobres s’est donc bâtie sur une Histoire hors du commun, une géographie unique, un grand Savoir Faire de ses hommes et un produit, le «Vinsobres » dont la typicité a été reconnue par tous, amateurs et spécialistes.

Pour reprendre une devise de 1632 de Monseigneur l’Archevêque

de

Vaison

La

Romaine

Jean-Marie

SUARES « Vinsobres ou Sobre vin prenez le sobrement ».

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