MAGAZINE de l'Armée du Salut - No. 1 / décembre 2012

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No. 1 / décembre 2012

de l̓a rmÉe du sa lut

Sans aide je ne m’en serais pas sorti ! Page 4

Roland Widemayr Il a touché le fond puis a réussi à s’en sortir

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Page 20

Foyer de passage, Bienne

Hans Erni

Un regard derrière les coulisses

Entretien avec l’artiste


sommaire Page 14

Pour ceux que la chance a abandonné

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Nous quatre

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Au pied de la lettre

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Le bidule

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L’Armée du Salut apporte son soutien

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Pour se réjouir

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La musique est …

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Du concret

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Une maison et ses habitants

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Entre autre

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Que de questions !

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Suite au prochain numéro

Page 16 Markus Wäfler, directeur du Foyer de passage de Bienne : « Aider est ma motivation. »

Impressum Journal des donateurs de l’Armée du Salut Parution deux fois par an Editeur: Armée du Salut, Service des donateurs, Laupenstrasse 5, Case Postale 6575, CH-3001 Berne. Téléphone: 031 388 05 35 Courriel: dons@armeedusalut.ch. Dons: PC 30-444222-5 Rédaction: Christoph Bitter (Responsable du Fundraising), Gabrielle Keller Concept et graphisme: Spinas Civil Voices, Zurich, spinas-cv.com Imprimeur: Swissprinters, Schlieren Fondateur de l’Armée du Salut: William Booth Générale: Linda Bond Chef de Territoire: Commissaire Franz Boschung

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Page 19 L’Armée du Salut dispose d’une large palette d’offres pour les jeunes.


Éditorial

Chère donatrice, cher donateur,

Page 8 Le service de recherche réunit des personnes qui s’étaient perdu de vue.

Page 20 La vie et le travail de Hans Erni.

Lors de mes visites sur divers sites de l’Armée du Salut, j’observe souvent que des personnes en situation difficile trouvent de l’aide auprès de l’Armée du Salut. Avec compétence et sans grande bureaucratie, nous cherchons des solutions. Distributions de repas, hébergements d’urgence, conseils sociaux et activités pastorales constituent le véritable cœur de notre action. Depuis sa fondation en 1878, l’Armée du Salut utilise les moyens et possibilités à sa disposition pour atteindre ceux qui sont en détresse. Lorsque des personnes sentent que tout leur échappe et menace de s’écrouler, l’Armée du Salut est encore à leurs côtés et est prête à les aider. Fidèles à la devise « Soupe, Savon, Salut », les salutistes rendent service à tous ceux qui se trouvent dans le besoin et désirent être aidés. Ils trouvent leur motivation dans l’amour de Jésus-Christ et l’amour de leur prochain. Depuis des années, ce travail ne peut être effectué que grâce au soutien généreux et à la solidarité de nos donatrices et de nos donateurs. Je suis heureux de vous compter parmi eux. Dans ce premier magazine destiné à nos généreux donateurs, nous désirons vous montrer au travers de quelques exemples avec quelle efficacité nous utilisons les moyens qui nous sont confiés pour nous acquitter de nos diverses missions. Je vous remercie de votre confiance et de votre générosité. Que Dieu vous bénisse ! Commissaire Franz Boschung Responsable territorial Suisse, Autriche et Hongrie

Pour en savoir davantage, rendez-vous sur : armeedusalut.ch/a-propos-de-nous/blog/

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Pour ceUX que la chance A abandonné

« Aujourd’hui, je suis suffisamment fort pour faire face à un coup dur. »

Roland Widemayr est sorti de la drogue et a repris sa vie en mains. S’il est aujourd’hui heureux, c’est grâce à une femme, sa foi et à l’Aide aux passants de l’Armée du Salut.

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« Aujourd’hui je suis heureux », nous dit Roland W., un homme de 55 ans. Et il sait bien que cela ne va pas de soi. Ses premiers contacts avec la drogue remontent déjà à l’adolescence, puis, au fil des ans, elle est de­ venue sa compagne. Il s’enfonce toujours plus. « Aujourd’hui j’ai honte de ces années. Elles sont perdues à jamais ». Un fait qu’il a appris à accepter afin de pouvoir vivre. Grâce à une décision courageuse et grâce à l’aide des autres. Il y a environ dix ans, Roland W. a réussi à se sortir de la drogue grâce à son amour pour une femme. « Elle m’a pris sous ses ailes. » Il a reconnu qu’il avait besoin d’aide et en trouva – outre auprès de sa compagne – en la personne de Seev Levy, directeur de l’Aide aux passants de l’Armée du Salut à Berne, un projet de coopération entre l’Armée du Salut et l’AKiB (Arbeitsgemeinschaft christlicher Kirchen Region Bern). Tout d’abord, Roland W. participa à un programme de méthadone. Puis, bien que les doses fussent très hautes, il décida d’entreprendre une cure de désintoxication. « De nombreuses personnes pensaient que je n’y arriverais pas et, en effet, cette décision m’a presque tué. » Il aura fallu plus d’un an pour qu’il soit physiquement à nouveau relativement en forme. La sobriété retrouvée, il devait faire face à un nouveau problème : il se retrouvait avec 136 000 de dettes. Une dette dont Roland W. voulait s’acquitter par ses propres moyens. « Seev m’a montré comment m’y prendre ». Ce travailleur social aida Roland W., qui travaillait entre-temps comme distributeur de journaux, à organiser ses finances et à les répartir. « J’ai réussi à tout rembourser en cinq ans », lance Roland W. avec une fierté légitime. Aujourd’hui encore, il distribue des journaux. « Sept jours par semaine, sans en manquer un seul. » Entretemps, il a réalisé un rêve de jeunesse et s’est acheté une moto. Roland W. savoure sa nouvelle vie et se montre optimiste pour l’avenir. « Je ne crains pas une rechute. Aujourd’hui je suis suffisamment fort pour faire face à un coup dur. »

Roland Widemayr a retrouvé sa joie de vivre.

Sa sortie de la drogue est due en grande partie à sa foi. Roland W. a grandi dans une famille religieuse mais n’a jamais eu de relation avec Dieu. « Seev m’a montré que l’on peut s’adresser à Dieu directement. » Cela lui a donné les forces nécessaires. « Depuis, je sais que je ne suis jamais seul. Le Créateur est toujours à mes côtés. » Roland W. conseille à toutes les personnes qui rencontrent les mêmes problèmes d’oser s’en sortir, même si elles ont l’impression que cela fait trop longtemps qu’elles ont sombré. « Il faut cependant le vouloir pour soi-même. » Il est important d’avoir des objectifs. Le sevrage est physiquement dur mais ce n’est pas un obstacle insurmontable. Ensuite, lorsqu’après des années on est enfin sobre, l’affaire est classée. « Il ne faut pas être trop fier pour demander de l’aide. Seul, je n’y serais jamais parvenu. » Le moment où il a frappé à la porte de l’Aide aux passants et a fait la connaissance de Seev Levy a été décisif. Aujourd’hui, Roland W. a plusieurs projets d’avenir. Pour l’instant, il apprend à jouer du piano. Il maîtrise déjà la batterie, la guitare et la basse. « J’aimerais enregistrer un CD. Pas pour gagner de l’argent, juste pour moi-même. » passantenhilfe-bern.ch Texte: Samuel Günter Photos: Tina Steinauer

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Nous quatre

Maja Bolliger

Simon Pfister

Séverine Lugeon-Huguenin

Keny Hofer

Major, officière de Poste à Interlaken

Etudiant à l’école de disciple (Défi Josué)

Collaboratrice bénévole, responsable de camps

Responsable des finances et du controlling pour la Suisse

En tant qu’officière de Poste, ma mission est de transmettre la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Je rencontre des personnes traversant toutes sortes de situations difficiles. C’est un privilège pour moi de pouvoir offrir un accompagnement spirituel et de voir des personnes mûrir et retrouver un équilibre. L’Armée du Salut m’offre de nombreuses possibilités d’aller à la rencontre de femmes, d’hommes, de jeunes et d’enfants. C’est toujours merveilleux de voir des person­ ­nes se stabiliser et libres de toutes sortes de dépendances.

Depuis le mois d’août 2012, je suis à l’école de disciples (dans le cadre du Défi Josué) de l’Armée du Salut. Je m’investis principalement dans le travail parmi les jeunes. Deux jours par semaine, je me rends au Centre de formation à Bâle, où je suis deux modules du Bachelor en ministère chrétien. Grâce à cette combi­ naison, j’apprends à mieux connaître Dieu et je peux expérimenter son amour, que j’essaie de transmettre aux jeunes. Je suis heureux de voir que Dieu est à l’œuvre – même dans les petites choses.

J'aime l'Armée du Salut parce que c'est une Eglise tournée vers l'autre qui met en pratique les enseignements de Jésus. Je m'engage dans la jeunesse parce que les camps sont des occasions particulières de vivre et partager au quotidien l'amour de Dieu. Ils permettent aussi aux participants et organisateurs de grandir ensemble dans la foi. J’ai la chance de pouvoir investir du temps dans les activités de l’Armée du Salut. Ce temps a toujours été multiplié et constitue une source infinie de bénédiction.

Grâce à l’Armée du Salut, je peux utiliser mes dons et mes capacités. C’est un réel privilège. Cela fait 21 ans que je travaille pour cette organisation dont je suis membre depuis 35 ans. La gestion des finances des brocantes et du Quartier Général représente, entre autres, mon activité quotidienne. Le fait de savoir que de nombreuses personnes vont pouvoir bénéficier d’aide et que les ressources financières et en personnel vont être utilisées de la meilleure façon me motive à m’engager à fond.

Au pied de la lettre

« J’ai grandi à Zurich et, enfant, je mettais toujours une pièce dans la marmite, ce que je fais encore aujourd’hui. Mais comme Noël passé j’avais la grippe, j’ai fait un virement. » Vreni S. (74)

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Le bidule

Un cheval de bois sans nom de la brocante Wila A qui a bien pu appartenir ce petit cheval de bois ? Comment pouvait-il bien s’appeler et combien d’enfants a-t-il déjà rendu heureux au cours de sa longue vie ? Il s’agit d’une trouvaille parmi des milliers d’autres que l’on peut faire dans une des 20 brocantes de l’Armée du Salut. Connaissez-vous l’histoire du cheval de bois de Wila ? Ecrivez-nous à l’adresse suivante : redaction@armeedusalut.ch. brocki.ch 7


L’ArmÊe du Salut apporte son soutien

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« Qui est mon vrai père ? » La question torture Salome* (47 ans) depuis des années. En s’adressant au Service des recherches de l’Armée du Salut, c’est un véritable travail de détective qui commence et qui débouchera sur une issue tout à fait inattendue. Personne ne lui a jamais dit la vérité. A bientôt 50 ans, Salome ne sait toujours pas qui est son père biologique. Des années durant, des questions sur son origine la taraudent. Jusqu’au jour où une brochure de l’Armée du Salut lui tombe entre les mains. Elle y découvre des recherches similaires à la sienne. Prenant son courage à deux mains, elle fait appel au Service des recherches de l’Armée du Salut. Les seules indications dont elle dispose se trouvent dans un document vieux de 40 ans concernant l’activité et le domicile du père. Les recherches conduisent premièrement en Autriche. Il en ressort que le disparu a déménagé il y a des dizaines d’années de cela. Malheureusement, les échos en provenance d’Amérique du Sud sont négatifs : on ne connaît personne portant ce nom. Les recherches ont-t-elles échouées ?

Pendant de longues années Salome a essayé de retrouver son père.

Le Service des recherches se lance alors sur une nouvelle piste. Les autorités autrichiennes annoncent maintenant que le père est décédé il y a quelques années. Cependant, Salome et le Service des recherches n’abandonnent pas. Il existe encore une chance : le père a peut-être d’autres enfants.

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Martha Mosimann, Responsable du Service des recherches de l'Armée du Salut, se réjouit lorsqu'une recherche peut aboutir.

Les travaux de détective finissent pas porter leurs fruits : ils révèlent que Salome a un demi-frère. Mais la bonne surprise soulève immédiatement la question angoissante de savoir si le demi-frère souhaite rencontrer Salome. Jusqu’à ce jour, les deux demi-frère et sœur ignoraient l’existence l’un de l’autre. Les semaines passent, jusqu’au jour où un courrier plein de tact arrive dans la boîte aux lettres de Salome. Les mots de Martin* et les photos de lui et de leur père commun touchent profondément Salome. Une rencontre est organisée. On pleure et on rit beaucoup au cours de cette rencontre. Les demi-frère et sœur s’entendent rapidement très bien et, depuis lors, ils se voient régulièrement. La devise du Service des recherches est « Retrouver des personnes qui nous sont chères ». Pour Salome, cette devise s’est réalisée. Texte: Martha Mosimann, Elsbeth Cachelin Photos: Alexander Egger

Le Service des recherches de l’Armée du Salut Voilà plus de 127 ans que l’Armée du Salut recherche des personnes disparues. En Suisse, elle réunit en premier lieu des membres d’une même famille, avec l’appui d’un réseau national et international de services de recherche et d’autorités, des représentations suisses à l’étranger et des salutistes actifs dans 125 pays. Le Service des recherches en Suisse traite confidentiellement environ cinquante cas par an. Trois quart d’entre eux sont résolus. La participation aux frais dépend des moyens financiers du demandeur. Le Service international des recherches de l’Armée du Salut a vu le jour en 1885 à Londres : des parents étaient à la recherche de leurs filles qui avaient fini dans le milieu de la prostitution de la grande métropole. recherches@armeedusalut.ch Tél. 031 388 05 91

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Les noms ont été modifiés par la Rédaction


affiche

Être là pour les Autres Commandez notre brochure explicative concernant le testament ou demandez un entretien avec notre conseiller en planification successorale indépendant. Fondation Armée du Salut Suisse, Ursula Hänni, téléphone 031 388 06 39, testament@armeedusalut.ch.


Pour se réjouIr

Heureusement qu’il y a les amis ! Open Heart, Zurich L’homme a grandi dans des foyers où il a été victime de violences et de viol. Il a développé la peur d’être rejeté, mais il ne parvenait pas à en parler et s’est isolé. Un jour, il a pris contact avec l’Armée du Salut de Zurich Oberland et a fait la connaissance de Walter Sommer, officier de l’Armée du Salut à l’accueil d’urgence Open Heart. Ce dernier l’a accompagné spirituellement et l’a aidé à travailler sur son passé. Cet homme a ainsi pu, pas à pas, modifier positivement ses habitudes et son style de vie. (photo symbolique) heilsarmee-openheart.ch 12


On ne peut pas vivre de rien Aide aux passants et Bureau social de l’Armée du Salut à Bienne L’employeur ne lui payait pas son salaire. Grâce à l’Aide aux passants et au Bureau social de l’Armée du Salut, cet homme de nationalité portugaise a pu porter plainte. Il a obtenu gain de cause, mais n’a pas été payé. Les temps sont difficiles pour ce père de famille. Car sans travail, il se retrouve également sans autorisation de séjour. Grâce à l’Aide aux passants, sa famille peut rester. L’Armée du Salut a soutenu financièrement et matériellement cet homme jusqu’à ce qu’il puisse bénéficier de l’aide sociale, puis elle a continué de l’accompagner. heilsarmee-biel.ch

L’humour rend les choses plus légères Centre-Espoir, Genève Dans ses plus mauvais jours, l’homme buvait entre 30 et 40 bières par jour. Sa femme et son fils l’ont quitté. En 1998, il a été victime d’un accident, s’est retrouvé avec un déambulateur et a perdu son emploi. Il réside depuis 2003 au Centre-Espoir à Genève. Sa mère avait l’habitude de lui rendre visite deux fois par semaine, jusqu’à ce qu’elle décède, en 2006. Il tente alors de reprendre contact avec son ex-femme et son fils. Malgré son vécu difficile, il n’a pas perdu son sens de l’humour et se sent bien au Centre-Espoir. centre-espoir.ch 13


La musique est mémoire

Le Tout-Puissant est mon berger

Quand la musique est d’un grand secours Je fredonne avec la vieille dame à qui je rends visite régulièrement, des mélodies connues, que nous avons jadis chanté ensemble. La démence a effacé son souvenir des paroles, des noms, des événements, et même des proches, mais les mélodies ont résisté. Quel trésor précieux ! Elsbeth Cachelin

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Du concret

Argovie Sud :

Köniz (BE) :

Münsingen (BE) :

Création de nouveaux logements

Un Foyer rénové et agrandi

Création d’un studio d’apprentissage

Une étude de la haute école de Lucerne a montré qu’il y avait un besoin urgent de structures sociales supplémentaires dans la région d’Aarau Sud. L’Armée du Salut locale a immédiatement réagi en élargissant son offre. Désormais, outre la distribution de nourriture, un petit salon de coiffure, des logements temporaires et un bureau social, elle propose également trois places de logement accompagné. Des personnes sans abri y trouvent un chez-soi et une prise en charge individuelle. L’Armée du Salut propose une aide globale et proche du quotidien en vue de trouver des solutions durables.

De nombreuses personnes souffrant d’un handicap ont besoin d’un cadre protégé pour vivre et travailler. C’est ce que proposent le Foyer et ateliers « Buchseegut » de l’Armée du Salut à Köniz près de Berne. 33 hommes souffrant d’un handicap physique, psychique ou mental y vivent actuellement. Les bâtiments et l’infrastructure étaient vétustes et les chambres trop petites. De gros travaux ont donc été nécessaires. L’ancien bâtiment a été démoli et remplacé par un bâtiment moderne et spacieux qui pourra désormais accueillir également des femmes. L’inauguration du nouveau bâtiment aura lieu au mois de juillet. Un lieu protégé, tout neuf.

Les enfants du Foyer « Sonnhalde » à Münsingen viennent de familles défavorisées. Ils ont souvent des difficultés d’apprentissage et ont de la peine à se concentrer suite à des expériences traumatisantes. C’est pourquoi ce foyer pour enfants de l’Armée du Salut a mis en œuvre le projet « Studio d’apprentissage » (en allemand : Lernstudio) : deux fois par semaine, un enseignant, depuis peu à la retraite, aide les enfants à faire leurs devoirs et à combler leurs lacunes scolaires. L’Armée du Salut aimerait donner aux enfants la meilleure formation de base possible pour qu’ils puissent avoir de bonnes chances sur le marché du travail.

buchseegut.ch

kinderheim-sonnhalde.ch

heilsarmee-aargausued.ch Repas distribués par semaine

73

Personnes ayant pu être conseillées

144

Personnes vivant dans un logement accompagné

2

Montant des dons qui ont permis la mise en place de l’offre de logements accompagnés

Fr. 15 000.–

Nombre actuel de chambres

46

Coût total des travaux

Fr. 9 040 000.–

Financés par les dons et des fondations

Fr. 1 400 000.–

Nombre d’enfants et de jeunes vivant dans le foyer Coûts annuel pour le programme « Studio d’apprentissage »

26

Fr. 10 000.–

Années d’existence du Foyer pour enfants « Sonnhalde »

44

863 351 repas, offert un hébergement à 402 250 personnes et conduit 21 003 entretiens de conseil en 2011.

En tout, l’Armée du Salut a distribué

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Une maison et ses habitants

Ils viennent chercher un peu de chaleur Qu’est-ce qu’un homme quand il n’a plus rien ? L’Armée du Salut offre un refuge aux sans-abri.

« Armée du Salut ». Les lettres blanches de l’inscription ressortent sur le blason rouge. A Bienne, cette ville qui bat le triste record national des bénéficiaires de l’aide sociale, l’enseigne est visible, loin à la ronde, sur la façade du Foyer de passage. Sans cesse, des hommes et des femmes y rentrent et en sortent. Que reste-t-il d’une personne quand elle n’a plus de chezsoi ? C’est pour eux et leurs semblables que l’Armée du Salut se bat, afin qu’ils parviennent à guérir intérieurement et, souvent aussi, extérieurement, et qu’ils retrouvent par ce biais l’estime de soi et la dignité. « Bonsoir Madame ! » Markus Wäfler (46 ans, photo du haut) salue une femme africaine qui, le pas lourd et la respiration difficile, franchi le seuil du foyer. Le ­responsable du foyer accueille chaque résident avec le même respect. Il n’en tutoie aucun. Il est justement en train de mettre les couverts pour le souper : « Je ne sais jamais combien des personnes qui se sont annoncées vont vraiment venir. Cela dépend de la dis16

Le Foyer de passage de Bienne


coquetterie : « Si, si, la maladie m’a usée, vous savez, c’est le cœur qui est malade. » Ne parle-t-elle vraiment que du physique ? Nous ne le saurons pas. Elle vit depuis bien six mois dans les rues de Bienne. Auparavant, elle vivait dans la rue à Zurich. Son histoire, comme tant d’autres qui nous sont racontées ici, est quelque peu confuse. Ce sont des histoires tristes, que personne n’aime raconter. Prenons l’exemple de Bari*, un homme de 27 ans, au look rasta. Il nous montre certes spontanément la chambre qu’il occupe depuis trois semaines. Par contre, lorsque nous lui demandons pourquoi il vit ici, il répond évasivement : « J’ai perdu mon emploi, puis mon logement, ok, ça te suffit ? » Nous n’en n’apprendrons pas davantage de lui. Willi* (49 ans) est un peu plus loquace. Son visage est ravagé par la maladie et son corps couvert de tatouages. Avant d’être ici, nous raconte-t-il, il a travaillé pendant 25 ans comme artiste. Il a aussi peint des décors de théâtre. Jusqu’à ce que, il y a environ six ans, une maladie anéantisse sa famille et le précipite dans la dépendance à l’alcool et à la drogue. Aujourd’hui, il vit sans drogue et sans alcool. Avec l’aide de l’Armée du Salut, il entend donner une nouvelle orientation à sa vie. A Bienne, plus d’un habitant sur dix dépend de l’aide sociale. Markus Wäfler porte fièrement le blason rouge de l’Armée du Salut sur son gilet : « C’est très motivant de pouvoir aider concrètement et de constater comment les choses évoluent positivement dans position de chacune d’entre elles », dit-il. Aujourd’hui, il en attend douze. En fait, ils n’en viendront que neuf. Ici d’autres règles s’appliquent que dans le monde extérieur. Les sans-abri sont souvent fatigués ou malades. Parfois, quand l’ambiance est bonne, il leur arrive de s’attarder avec quelques compagnons d’infortune. Les agendas et les montres ne rythment plus le même quotidien. Markus Wäfler, directeur de ce foyer depuis 1995, a appris à s’accommoder de cette situation.

« La maladie m’a marquée, voyezvous, mon cœur est malade », nous dit Claudette.

La dame africaine entre dans la salle à manger, à bout de souffle, s’assied sur une chaise et place soigneusement un immense sac à main sur ses genoux. « Enchantée, je m’appelle Claudette* », dit-elle avec une distinction non commune. Elle est resplendissante avec son chapeau en feutre noir et son foulard rose. Son rire vient du fond de son cœur, il est contagieux. Elle a 56 ans ; on ne les lui donnerait pas. Elle prend cela pour un compliment et réplique avec 17


la vie des gens. » Ceux qui vivent ici reçoivent une aide globale : qu’il s’agisse de trouver un logement, de problèmes de santé ou d’accompagnement spirituel – pour autant qu’il le veuillent. Et ensuite ? « Certains trouvent un petit logement ou une chambre dans un foyer d’habitation, d’autres vont ailleurs ou doivent avoir recours à la psychiatrie », confie-t-il. Cela n’est pas toujours facile pour Markus Wäfler : « On s’attache aux résidents. » Un jour, l’un des pensionnaires du foyer est tombé raide mort. « On n’arrive pas à ­évacuer cela d’un coup de baguette magique », dit-il, « mais il faut aussi savoir prendre ses distances. » De nombreux résidents souffrent de problèmes aigus d’addiction. Cela ne simplifie pas la vie en groupe. Ce soir, ils mangent tranquillement, puis ils disparaissent dans leur chambre ou dans la salle de séjour, où ils regardent la télévision. Parfois, explique Markus Wäfler, ils se querellent aussi. Il doit alors évaluer la situation et décider s’il y a lieu d’intervenir ou pas. Nombre de résidents sont jeunes, la plupart sont des hommes.

L’Armée du Salut gère en Suisse 27 foyers destinés aux personnes socialement défavorisées. Le Foyer de passage de Bienne occupe dix collaborateurs (cinq unités de personnel) et peut accueillir 25 personnes. Il affiche toujours complet. Le prix de la nuitée varie selon le canton dans lequel se trouve le foyer. 18

Will: « Avec l’aide de l’Armée du Salut, je veux donner une nouvelle orientation à ma vie. »

Plus la soirée avance, plus il y a du monde se pressant au portillon. Cela fait belle lurette que Claudette a pris son sac à main sous le bras et qu’elle est montée dans sa chambre. passantenheim.ch Texte: Gabrielle Keller Photos: Tina Steinauer et Alexander Egger

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les noms ont été modifiés par la rédaction

Lorsqu’un client ne parvient pas à réunir la somme couvrant les frais d’hébergement, l’Armée du Salut comble la différence. Un fond d’aide est alimenté à cet effet grâce à la collecte des marmites. Parallèlement, l’Armée du Salut vérifie si le pensionnaire a éventuellement droit à des aides publiques.


Entre autre vie @ armeedusalut L’Armée du Salut est toujours en mouvement. Sa communication est d’autant plus rapide, interactive et diversifiée: parallèlement à ses supports imprimés en langue allemande et française, elle est également active sur les principaux réseaux sociaux. Sa page Facebook, par exemple, compte plus de 4 000 fans. Elle a même développé sa propre appli: l’appli «Feel great!» exhorte à améliorer le monde par petits pas successifs. facebook.com/Heilsarmee.ArmeeDuSalut

De nouvelles chances grâce à TravailPlus travailPlus est un nouveau projet de l’Œuvre sociale de l’Armée du Salut destiné à soutenir une offre en réseau pour l’intégration par le travail. Les personnes se trouvant en situation difficile doivent bénéficier d’un soutien personnalisé et être réintégrées sur le marché du travail ou pratiquer une activité rationnelle répondant à leurs capacités. L’objectif poursuivi consiste à utiliser de manière optimale les ressources de l’Armée du Salut et à offrir ainsi une réelle chance à ces personnes sur le marché du travail, en étroite collaboration avec les autorités et l’économie privée. Le mot PLUS figurant dans la désignation de la prestation, rappelle que l’homme doit bénéficier d’un soutien global, dans son travail, dans sa personnalité et dans sa dignité.

Camps de l’Armée du Salut L’Armée du Salut est une organisation dynamique. C’est donc tout naturellement que son Œuvre de jeunesse dispose d’un catalogue conséquent d’offres destinées aux jeunes. En plus de la Rencontre famille et sport qui rassemble chaque année près de 1 500 personnes de toute la Suisse, des camps sont organisés tout au long de l’année durant les vacances scolaires. Que vous recherchiez des activités physiques, musicales, créatives ou tout simplement un lieu où vos enfants pourront apprendre à vivre et à s’épanouir en société, il y a forcément une de nos offres qui répondra à vos attentes. L’Œuvre de jeunesse de l’Armée du Salut propose également de nombreuses activités et week-ends en dehors des périodes de vacances. Consultez le site de la jeunesse : salvy.ch pour vous tenir au courant de son riche programme. 19


Que de questions !

Hans Erni : « déjà enfant, la musique de l’Armée du Salut était importante pour moi .» Le peintre, graphiste et sculpteur de renommée mondiale, Hans Erni, définit la beauté comme « un merveilleux équilibre entre l’homme et son environnement ». Dans l’harmonie, qu’il s’est créée autour de son atelier lucernois, l’infatigable artiste travaille à son œuvre monumentale. Monsieur Erni, comment vous sentez-vous ? Vous avez quand-même plus de 103 ans. Hans Erni : Je n’y pense que très rarement. L’âge ne joue d’ailleurs aucun rôle, ce qui compte, c’est ce qu’on fait pour ses années de vie. Celui qui n’a jamais eu d’objectif, n’en aura pas non plus à un âge avancé. En ce qui me concerne, j’investis tout mon potentiel dans l’art visuel. Etes-vous encore très actif ? H. E. : Oui, je peins et je dessine toujours. C’est ainsi que je vis, je n’ai jamais vécu autrement. Qu’est-ce qui vous motive autant ? H. E. : Il faut rester très humble et être conscient que l’on est juste un membre de la société. Nos exigences doivent toujours être liées aux nécessités sociales. Sinon, on est perdu et on n’a plus d’influence sur la société. 20

Que signifie pour vous la notion de beauté ? H. E. : Elle touche à l’essence de la vie. Elle représente un merveilleux équilibre entre l’homme et son environnement. L’environnement, dans lequel je vis ici, je l’ai créé moi-même. J’ai aménagé le jardin et la forêt, j’ai planté chaque arbre, j’ai bâti la maison. J’ai moimême créé chaque centimètre carré de mon environnement. Cet environnement me reflète et me procure bien davantage que ce que j’y ai investi. L’exubérance de votre jardin reflète aussi vos goûts musicaux. Il paraît que vous aimez Schostakowitsch. H. E. : Certainement. Sans lien permanent avec la musique classique, mais aussi avec la nature et l’architecture, je ne pourrais jamais accomplir ce que je réalise.


L’art est souvent élitaire. On trouve toutefois vos œuvres même aux murs de grands magasins et sur les affiches. Est-ce cet amour de l’humain qui vous anime en tant qu’artiste ? H. E. : C’est totalement juste et c’est même un principe. Si cet amour de l’humain n’est pas profondément ancré en vous, si vous n’êtes pas à son service et si vous ne l’avez pas toujours présent à l’esprit, vous ne pouvez ni peindre de façon humaine, ni parler de façon humaine, ni faire de la musique de façon humaine.

Vous êtes marié depuis 63 ans. Il y a quelques années, un quotidien prétendait que votre épouse et vous-même ne vous étiez encore jamais disputés. Est-ce juste ? H. E. : C’est une représentation idéalisée. Le secret d’une vie commune réussie réside dans la dialectique : chaque discussion commence par une thèse. A celle-ci, l’autre oppose une antithèse. De la confrontation résulte une synthèse. Cette manière de vivre ne laisse aucune place à la guerre.

On pourra bientôt admirer deux de vos toiles sur la façade de la Résidence Amitié, le foyer pour personnes âgées de l’Armée du Salut, à Genève. Qu’est-ce qui vous lie à l’Armée du Salut ? H. E. : L’idée de l’Armée du Salut, d’œuvrer au salut de quelqu’un ou de quelque chose qui peut être sauvé, devrait constituer l’activité la plus naturelle de l’homme. La musique que l’Armée du Salut diffuse de par le monde en signe de salut, jouait déjà un rôle important pour moi lorsque j’étais enfant.

Pour autant que les deux conjoints s’y tiennent. H. E. : Lorsqu’un homme et une femme choisissent de vivre ensemble, c’est qu’ils veulent bâtir un monde commun. Cette communauté est le produit de la dialectique.

Recherchez-vous l’harmonie ? H. E. : Je crois effectivement que la quête de l’harmonie au sein de notre société est indispensable. Personnellement, je me suis déjà entouré d’harmonie. C’est pourquoi je ne dois plus la rechercher. Si cette harmonie transparaît dans mon œuvre, cela me comble de reconnaissance. C’est justement cette balance qui émane de l’Armée du Salut partout où elle se rend.

Vous semblez être un homme heureux. H. E. : Je tente de réaliser mes projets au quotidien. Celui qui n’a que des projets, mais qui n’agit pas, afin de les réaliser selon sa conscience, est sur le mauvais chemin. Pourtant, il ne s’agit pas seulement de la réalisation de ses propres projets, mais encore des projets permettant à l’ensemble de la société de vivre en paix.

Questions: Gabrielle Keller Photos: Alexander Egger

Mariés depuis plus de 63 ans : Hans Erni (103) et son épouse Doris (85) 21


suite au prochain numéro

Un nouveau look pour le Foyer pour femmes de Bâle Le Foyer pour femmes de Bâle existe depuis plus de 100 ans et abrite des femmes souffrant de problèmes psychiques, en proie à des addictions ou victimes de violences. Il leur offre un refuge à court, moyen ou long terme. Une tâche intemporelle s’il en est. Le temps a toutefois laissé son empreinte sur le bâtiment. Un assainissement complet s’imposait. Le foyer de 37 places, entièrement rénové, a été inauguré en octobre. Le jeu en valait la chandelle. Il existe à présent un nouvel espace cuisine et un nouvel espace lessive. Il est ainsi possible d’acquérir ou d’approfondir ses compétences dans la tenue d’une maison. Les travaux entrepris ont également permis d’agrandir l’ascenseur qui est désormais accessible aux personnes en fauteuil roulant. Le Foyer pour femmes peut désormais accueillir également les personnes à mobilité réduite.

Un chauffage à gaz favorable à l’environnement a remplacé le chauffage au mazout. L’eau chaude est préparée par une installation solaire. Après son assainissement, le bâtiment dispose à présent d’un très bon standard énergétique. «Nous avons tenu à effectuer un assainissement axé sur le développement durable», explique le gérant Siegfried Bongartz. Les transformations ont coûté 3,9 millions de francs. Le budget est assumé en grande partie par l’Armée du Salut – un investissement judicieux. Les personnes intéressées pourront s’en rendre compte au printemps. Le Foyer pour femmes les invite en effet à prendre part à sa journée portes ouvertes. heilsarmee.ch/frauenwohnheim-basel Texte: Samuel Günter; photo: Thomas Willemsen, Lokomotiv.de

Affiche

DONNEZ DE L’ESPOIR AVEC LE THé ROOIBOS ORANGE DE L’ARMéE DU SALUT, FAITES-VOUS PLAISIR ET FAITES DU BIEN AUX AUTRES

COMMANDEZ MAINTENANT Par courriel : shop@armeedusalut.ch Par téléphone : 031 388 05 05 Par Internet: armeedusalut.ch/shop Ou écrivez-nous : Shop de l’Armée du Salut, Laupenstrasse 5, 3001 Berne

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Aider est intemporel

Lotti Roth: « Savoir ma succession réglée me procure un soulagement immense. »

Lotti Roth naît en 1933 au sein d’une famille libérale du canton d’Argovie. Elle fréquente l’école d’aide familiale à Iseltwald et y découvre la foi chrétienne. Plus tard, elle devient infirmière (à Aarau) puis infirmière en psychiatrie (au Burghölzli). A 55 ans, elle se marie et suit son mari au Tessin, où son ouverture d’esprit et son don pour les langues lui permettent de nouer de nombreuses amitiés. Aujourd’hui encore, elle fait tout son possible pour aider les autres. Même après son décès : par un legs à l’Armée du Salut.

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Qu’est-ce qui a de l’importance, pour vous ? Lotti Roth : J’ai toujours eu à cœur d’aider. Cela m’a guidée dans mon choix de devenir infirmière, plus tard en psychiatrie. Maintenant que je suis à la retraite, je rends visite à des amies qui s’affaiblissent ou qui vivent seules. Je soutiens également une musicienne malade, car la musique est ma deuxième passion. Quand j’étais jeune, j’ai étudié pendant un semestre le piano et la chorale dans une académie de musique, et je fais encore partie de la chorale catholique. Vous avez aussi connu des temps difficiles ? L. R. : Et comment ! J’ai souffert d’une tu­ meur de l’intestin de 1994 à 1998. On m’a opérée, et j’ai subi une chimiothérapie pendant trois ans. Mais je me suis battue pour revivre, oui, j’étais le miracle médical des alentours de Lugano ! J’ai supporté ces difficultés grâce à la foi et à l’aide de personnes bien aimables, et je remercie Dieu pour chaque nouveau jour qui m’est offert. Comment avez-vous découvert l’Armée du Salut ? L. R. : Une collègue de travail était salutiste et avait travaillé comme infirmière pour l’Armée du Salut au Congo. J’ai donc toujours apporté mon soutien financier à l’Armée du Salut. J’ai même une fois chanté pour la collecte des marmites.

Qu’est-ce qui vous a poussé à rédiger votre testament ? L. R. : Je trouvais important que mes proches et mes amis sachent où ils en sont, et je voulais tout clarifier avec Dieu. Pourquoi avez-vous attribué ce legs à l’Armée du Salut ? L. R. : L’œuvre de l’Armée du Salut en faveur des marginaux me touche profondément. C’est merveilleux comme l’Armée du Salut les aide à donner une nouvelle orientation à leur vie et leur transmet espérance et perspective. Je suis contente que mon legs permette à l’Armée du Salut de soutenir, matériellement et psychiquement, les personnes qui en ont besoin. Texte: Elsbeth Cachelin

Lotti Roth noue des contacts à la chorale de l’église. (photo symbolique)

Vous souhaitez faire du bien, même après votre décès ? Pour l’Armée du Salut, les legs et successions constituent non seulement un important soutien financier, mais encore une reconnaissance particulière de son travail, pour Dieu et pour les hommes. Je souhaite bénéficier d’un entretien (gratuit et sans engagement) avec M. Daniel Wittwer, le conseiller en planification successorale indépendant de l’Armée du Salut. Veuillez m’appeler au : Téléphone : Veuillez me faire parvenir (sans engagement) une « brochure explicative sur le testament ». J’ai déjà pris en considération l’Armée du Salut dans mon testament. Prénom, nom, date de naissance Rue, numéro NPA/localité Prière de retourner le talon-réponse dûment rempli à : Fondation Armée du Salut Suisse, Ursula Hänni, Laupenstrasse 5, case Postale 6575, 3001 Berne Tél. 031 388 06 39, fax 031 382 05 91, ursula_haenni@armeedusalut.ch, www.armeedusalut.ch 23


L’Armée du Salut aide en proposant : Des oreilles… Tout commence par une personne sensible et prête à écouter une autre personne ayant besoin d’aide. Nos 8 bureaux sociaux et nos 56 paroisses accueillent les personnes en détresse pour les écouter et les aider. … des lits… Perdre pied fait souvent perdre le toit également. Nos 7 foyers d’habitation, 5 centres de passage, 4 établissements médico-sociaux et 2 foyers d’accueil temporaire hébergent chaque nuit plus de 1 200 personnes. En outre, nous disposons également d’1 foyer pour jeunes et de 6 foyers pour enfants. … des tables… Le problème d’une personne en détresse est souvent simplement la faim de nourriture ou de compagnie. Nous invitons volontiers des personnes à partager le repas (repas de midi pour enfants, déjeuners contact pour dames). … et du réconfort. Notre action est marquée par notre relation avec Dieu, et nous aimerions le faire rencontrer à notre entourage. Par exemple lors des cultes organisés chaque dimanche dans nos 56 paroisses salutistes. Notre Service de soins psychiatriques à domicile et notre Service des prisons sont des offres précieuses pour les personnes en détresse.

Charte de l’Armée du Salut L’Armée du Salut est un mouvement international et fait partie de l’Eglise chrétienne universelle. Son message se fonde sur la Bible. Son ministère est inspiré par l’amour de Dieu. Sa mission consiste à annoncer l’Evangile de Jésus-Christ et à soulager les détresses humaines en Son nom, sans distinction aucune.

Fondation Armée du Salut Suisse | Laupenstrasse 5 | Case postale 6575 | 3001 Berne | Téléphone 031 388 05 35 Fax 031 382 05 91 | dons@armeedusalut.ch | armeedusalut.ch | CP Dons 30-444222-5


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