ISSN 0247-7068
JOURNAL DE LA VILLE DU PORT - SEPTEMBRE 2009 - N° 161/ NOUVELLE SÉRIE
Le Port sa mém mém est de retour. Au sommaire de ce nouveau numéro, la programmation des manifestations jusqu’à la fin de l’année, le soleil à la Ravine à Marquet, le Zénith au Port, du hip-hop,
LE PORT SA MÉM MÉM de la course, du Slam et Alé di partou !
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Le Port sa mém mém : 20 ans ! C’est en 1989 que le journal de la Ville du Port est créé. À l’époque, Paul Vergès, alors maire du Port, annonçait à la Une du premier numéro : « Ce n’est qu’un début ». 20 ans plus tard, après quelques mois de sommeil, Le Port sa mém mém reprend du service et en profite pour vous offrir une sélection de quelques Unes qui ont marqué l’histoire et l’évolution de ce journal au cours de ces vingt dernières années. En 2009, Le Port sa mém mém aborde donc un nouveau chapitre avec un sommaire bien rempli. Il est question dans ce nouveau numéro d’un important programme pour notre commune : « Le Port, ville solaire ». À l’heure où les exigences environnementales se posent à l’échelle du village planétaire, la Ville du Port s’inscrit dans une démarche volontariste avec notamment son programme de développement durable : « Le Port, ville solaire ». Il s’agit là de privilégier les énergies renouvelables, en l’occurrence le solaire, afin de tendre vers l’autonomie énergétique. Un urbanisme raisonné, avec logements ventilés et protégés du soleil, oeuvre dans le sens de ce développement. Dans le même temps la ville a opté pour un tourisme vert : politique en faveur du vélo, visite de fermes solaires, d’usines de recyclage, de pépinières, d’espaces verts, etc. La création de récifs artificiels sur le littoral ouest ou encore une charte de protection d’oiseaux endémiques complètent cette démarche globale qui s’inscrit dans le cadre d’un vaste mouvement en faveur de la Terre, pour que celle-ci ne devienne pas « le probable paradis perdu » annoncé par le poète espagnol Federico Garcia Lorca. Dans ce numéro, nous vous présentons également les travaux d’agrandissement et de rénovation de la mairie ainsi que le projet Zénith qui devrait aboutir à la construction d’une salle de spectacles de qualité professionnelle spécialement adaptée pour tous types de musique, particulièrement les musiques actuelles. La formule retenue par la Ville du Port est une salle modulable de 4 000 places, associée à un espace en plein air qui peut recevoir jusqu’à 10 000 personnes. Nous vous proposons par ailleurs un rappel de notre projet phare : « Ville et port, la ville est port », une découverte du nouveau port de pêche, une rencontre avec l’athlète Christine Cavane et avec le slameur Guillaume Lapra. Enfin vous retrouverez la rubrique habituelle « Alé di partou » ainsi que la programmation événementielle jusqu’à la fin de cette année. Bonne lecture à tous.
Hommage à Willy Ronis À la Une de ce journal, vous retrouverez la couverture du numéro de décembre 1990 avec le titre « La photo en fête ». Une occasion pour nous de rendre un hommage au grand photographe Willy Ronis qui se trouve sur la photo (à gauche) en compagnie de ces deux amis, eux aussi photographes : Sebastiao Salgado et Guy Le Querrec. Willy Ronis, Sebastiao Salgado et Guy Le Querrec étaient alors invités de la Ville du Port qui organisait les Rencontres Internationales de la photographie. Willy Ronis nous a quittés il y a quelques jours, à 99 ans. À l’époque, il avait écrit aux lecteurs du Port sa mém mém : « pour le photographe octogénaire que je suis, l’offre d’un voyage dans cette perle de l’océan Indien, c’est une surprise qui tient du rêve ».
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Jean-Yves Langenier Maire du Port
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NOUVELLE SÉRIE
Publications de la Ville du Port Directeur de publication : Michel SÉRAPHINE Coordination générale : Service Communication Ville du Port • Rédaction : Kristel SÉRAPHIN Réalisation et impression : GRAPHICA SAINT-ANDRÉ D.L. 4413 - Septembre 2009 • ISSN 0247-7068 Crédit photo : N.V : Nathalie Véchot • L.Z : Laurent Zitte • J-N.E : Jean-Noël Énilorac • IPR : Imaz Press Réunion
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SOUS LE SOLEIL Depuis le 26 juin, la commune du Port a lancé l’opération : « Ravine à Marquet, quartier solaire ». L’objectif de ce projet est de permettre aux familles du quartier de s’équiper en chauffe-eau solaires, en chasses d’eau à double commande et en ampoules électriques basse consommation. En plus d’adopter des gestes éco-citoyens, ces familles réaliseront, grâce à ces installations, des économies non négligeables sur leurs factures d’électricité, d’eau et de gaz, et donc sur leur budget. l’heure où les exigences environnementales se posent à l’échelle de la planète, Le Port est la première commune de l’île, en 2007, à adopter un programme de développement durable « Le Port, ville solaire » qui consiste à lutter contre les effets du changement climatique essentiellement en privilégiant les énergies renouvelables, en l’occurrence le solaire afin de tendre le plus possible vers une autonomie énergétique.
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Concrètement depuis le 26 juin, une opération pilote de « quartier solaire » est engagée sur la cité Ravine à Marquet. Il s’agit d’inciter les 180 familles de ce secteur à équiper leur maison d’installations économes : chauffe-eau solaires, ampoules électriques basse consommation et chasses d’eau à double commande. En 2008, une enquête concernant le taux d’équipement des habitants de la Ravine à Marquet effectuée par la Ville du Port avec le concours du TCO, de Cycléa et de l’ARER (Agence Régionale de l’Éner-
photo : N.V
Alé di partou
gie Réunion) a permis d’évaluer que 80 % des foyers ne disposent pas de chasse d’eau à double détente, 60 % n’ont pas de chauffe-eau solaire et 33 % utilisent moins de 5 ampoules électriques à basse consommation. Suite à ces différents constats, la cité Ravine à Marquet a été choisie pour devenir le quartier pilote de cette opération. En faisant l’achat ou la location d’un chauffe-eau solaire, les familles bénéficieront d’un certain nombre d’avantages tels que la réalisation d’économie sur les factures.
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ENVIRONNEMENT
EXACTEMENT !
De la plaine désertique de la fin du 19e siècle à la ville verte de ce début de 21e siècle, le chemin est long. La Ville du Port, c’est aujourd’hui 1 560 000 m2 d’espaces verts, soit 35 à 40 m2 en moyenne d’espaces verts urbains par habitant. En 1971, la municipalité décide de transformer le paysage portois en créant une trame verte à travers la plaine des Galets. Des moyens importants sont déployés : création d’une pépinière communale, végétalisation massive, ceinture boisée, parc arboré, gestion et recyclage des déchets verts et ménagers, maîtrise des ressources en eau, expérimentations diverses. Bien avant l’émergence de la notion de développement durable, la Ville du Port intègre dans sa politique la nécessité de prendre en compte la protection de l’environnement. Quelques exemples. • 1980 : la première usine de traitement des déchets ménagers de l’île est construite au Port. Elle produit du compost utilisé à l’entretien des espaces verts de la ville. • 1990 : implantation d’une première unité de compostage des déchets verts avec les boues de l’usine de traitement des eaux usées. Le compost obtenu sert également pour les besoins des espaces verts. • 1991 : la municipalité portoise lance une étude sur la réutilisation des eaux usées (après traitement) pour l’irrigation des espaces verts et pour certains besoins industriels. Ce dossier sera retardé pour des raisons administratives d’ordre sanitaire. • 1999 : le conseil municipal adopte une « charte vélo » et un schéma directeur vélo en 2004. • 2006 : relance des études pour la réutilisation des eaux usées appuyées par la signature d’une convention avec l’Observatoire Régional de la Santé pour le suivi sanitaire. • 2007 : Le Port est la première commune de l’île à voter un programme de développement durable de « ville solaire » qui consiste à lutter contre les effets du changement climatique essentiellement en privilégiant les énergies renouvelables, en l’occurrence le solaire, afin de tendre vers l’autonomie énergétique. • 2007 : implantation de récifs artificiels sur le littoral pour la valorisation des fonds marins et la relance de la pêche côtière.
Avec l’installation d’un chauffeeau solaire à la place d’un système électrique et avec l’utilisation de lampes basse consommation, une famille de quatre personnes peut économiser jusqu’à 35 % sur sa facture d’électricité. La chasse d’eau double commande permet par ailleurs d’économiser jusqu’à 10 % sur la facture.
Dans le cadre de cette opération, les familles peuvent bénéficier d’un micro-crédit à taux exceptionnel. En effet, la Ville du Port a signé une charte avec la caisse d’Épargne. Ainsi : pour chaque famille, des conditions de prêts à taux préférentiels peuvent être étudiées sous la forme
de micro-crédits (selon les ressources de la famille) et y compris pour les familles dont le compte est domicilié dans une autre banque. En plus de ces indéniables avantages financiers, l’opération « Ravine à Marquet, quartier solaire » participe à la préservation de notre île et donc de la planète.
• 2008 : la Ville signe une charte de réduction de la pollution lumineuse pour la sauvegarde d’oiseaux endémiques (Pétrels de Barau, Puffins de bâillon). • 2008 : étude menée sur le potentiel représenté par l’Énergie Thermique des Mers (ETM). • 2009 : lancement de l’opération « Ravine à Marquet, quartier solaire ». Début des travaux de réhabilitation et d’extension de la station d’épuration des eaux usées (Port-Possesson).
PERMANENCES Pendant la durée de l’opération jusqu’au 31 décembre, des permanences se tiennent tous les mardis dans la maison de quartier de la cité Ravine à Marquet de 8h à 12h et de 13h à 16h. Sur place,
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des agents du CCAS de la Ville du Port et des techniciens de l’ARER sont présents pour des conseils et pour un accompagnement dans les démarches d’acquisition.
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CULTURE
LE ZÉNITH AU PORT, LE PORT AU ZÉNITH ! Dans un peu moins de cinq ans, Le Port disposera d’une salle de concert d’envergure nationale, voire internationale. Le Port aura son Zénith. lus petite commune de l’île, Le Port est souvent cité entre autres pour ses équipements et ses événements culturels : le Kabardock, le Théâtre sous les Arbres, la Halle des Manifestations, le Pull up Da, l’institut de l’image de l’océan Indien, la médiathèque Benoîte Boulard, le Village Titan centre culturel, le Festival International du Film d’Afrique et des Iles, etc. Au Port, ça bouge… En approuvant la construction d’une salle de type Zénith, le conseil municipal démontre une fois de plus sa volonté en matière de politique culturelle.
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Zénith, kosasa ? Le Zénith est un concept de salle de concert de qualité professionnelle spécialement adapté à tous types de musiques, particulièrement les musiques actuelles. Il ne s’agit pas seulement d’un projet ambitieux pour la ville mais aussi pour La Réunion qui ne possède pas actuellement d’équipements de grande capacité réellement conçus pour accueillir les spectacles de musique dans de bonnes conditions. Les lieux qui font office de salle de spectacle ne correspondent pas aux conditions techniques et de confort permettant la mise en valeur des grandes manifestations de chanson, de variété et de spectacle vivant en général ; ou alors leur capacité d’accueil est limitée. La formule Zénith permet donc de passer à un stade des plus professionnels où les conditions d’accueil des artistes et du public sont optimisées. En effet, le label Zénith est octroyé par le ministère de la Culture et
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est garant d’un outil de qualité. Pour bénéficier de ce fameux label, les salles doivent respecter un cahier des charges qui précise certaines normes professionnelles, tant sur le plan de la conception et de la construction, que sur le plan de l’exploitation. La formule retenue par la Ville du Port est une salle Zénith modulable de 4 000 places, associée à un espace en plein air qui peut recevoir jusqu’à 10 000 personnes au total. 70 % des activités doivent être consacrées à des spectacles musicaux et 30 % à des événements de type congrès, soirées de gala, manifestations sportives, etc. Il existe actuellement 17 Zénith en métropole (Paris, Montpellier, Pau, Nancy, Caën, Orléans…) et
deux projets en outre-mer : Le Lamentin en Martinique et Le Port.
Des équipements complémentaires Du Kabardock au Zénith, en passant par les petites salles de secteur, la Ville du Port conforte ainsi son réseau de
lieux voués au spectacle vivant et en particulier à la musique. Une démarche que Paul Mazaka, directeur des affaires culturelles de la Ville du Port, résume ainsi : « Le Zénith est une salle de diffusion de spectacles conçue pour accueillir de façon professionnelle et optimale les artistes et les spectateurs. Il
viendra en complément du Kabardock, dont les missions premières sont l’accompagnement, le soutien aux artistes, la mise à disposition de salles de répétition, les résidences d’artistes… Sans aucun esprit de rivalité. Il s’agit vraiment de compléter l’offre culturelle sur le territoire. »
L’ORIGINE DU ZÉNITH Concevoir une salle spécialement adaptée pour tous types de musique, particulièrement les musiques actuelles ; voilà résumé en quelques mots le concept « Zénith ». Cette idée simple se concrétise avec deux architectes (Philippe Chaix et Jean Paul Morel) qui, en collaboration avec des professionnels du spectacle (Daniel Colling et Daniel Keravec), inventent le « Zénith ». Le public ne s’y trompe pas : il en fait aussitôt le lieu incontournable de ces musiques puisque, conçu au départ comme prototype temporaire, le Zénith de Paris, situé sur le Parc de la Villette, est toujours aussi vivace 17 ans après son lancement.
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CULTURE
Musique
LA MIZIK DANN PORT
DE-TROI SOUVNIR
La musique au Port : petite chronique en accéléré…
• 8 mars 1913 : réception des travaux de la nouvelle mairie, un bâtiment avec un étage couvert de bardeaux. On y donnera des bals pendant de nombreuses années.
ès le début de l’histoire de la Ville du Port, la musique occupe une grande place. Le maloya, bien sûr, la pratique du moringue qui s’accompagne de percussions, le séga, mais aussi les fanfares, les orchestres de bal, les chorales… La musique a toujours été présente dans les moments importants de la vie portoise. En tête des défilés, lors des grands mouvements revendicatifs politiques et syndicaux qui ont jalonné le passé de la cité portoise, les musiciens formaient le premier rang : cuivres, accordéons, tambours, etc. Ils donnaient le tempo. Aujourd’hui, ce ne sont plus les mêmes, mais ils sont toujours là avec kayanm et percussions… Ils donnent toujours le tempo.
Photo : archives Ville
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Les bars de la cité maritime étaient aussi des lieux de rendezvous où les musiciens, « joueurs de bouche » et chanteurs se produisaient pour un public acquis. On jouait de la musique aussi au marché couvert, au cinéma Casino, au club de la Douane, dans les cours et les « sal vèrt ». Bref, dans tous les lieux qui accueillaient des bals. Chaque rassemblement, chaque fête, chaque kermesse, chaque manifestation étaient des « prétextes » tout trouvés « pou fé gazouy la po tanbour ». Cette tradition s’est perpétuée de génération en génération. La grande époque des orchestres de bal a été particulièrement glorieuse avec des formations qui ont marqué les esprits : Jazz des Iles, Les Lynx, Les Desperados, Les Glous Glous, Les Luxians, etc. Il s’agissait le plus souvent de formations familiales parmi lesquelles on peut citer les familles Esther, Baptiste, Rocheland, Aubert, Lucian, Payet, Arzeux, Lesfrith,
Photo collection privée.
Manifestation en musique. Au 1er rang, les cuivres et l’accordéon marquent le tempo. Derrière les musiciens, sous la banderole centrale, la silhouette de Léon de Lépervanche, syndicaliste charismatique et maire du Port de 1945 à 1961.
Docker musicien, devant le bar de Paula.
Esparon, Erima dit « Koundann », et bien d’autres encore… De nombreux musiciens, dont certains sont toujours actifs, ont hérité directement du savoir-faire de ces orchestres qui officiaient également à l’occasion des mariages ou autres fêtes familiales. La reconnaissance, ou « re-naissance », du maloya est aussi le fruit de luttes politiques menées de longue date par le Parti Communiste Réunionnais. De même, certains artistes locaux ont-ils trouvé au Port un espace d’expression engagée, un espace d’expression libre, lorsqu’ils étaient accueillis par exemple au foyer de la ZUP ou à la fête annuelle de Témoignages. La fête de Témoignages au Port s’est imposée pendant de nombreuses années dans le paysage culturel réunionnais comme un des seuls (pour ne pas dire le seul) rendez-vous régulier marquant pour les amateurs de musique. On y retrouvait des formations locales de qualité et l’on y découvrait des artistes de stature internationale comme Salif Keita, Doudou N’Diaye Rose, le violoniste Didier Lockwood, Steel Pulse, les Tambours du Burundi, Cheb Kader, etc. Dans de nombreuses familles portoises, la tradition du « servis maloya » est restée fortement suivie, de même qu’il n’est pas rare,
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au hasard des rues, de voir encore des « sal vèrt » aménagées comme dann tan lontan. Les nouvelles générations se sont emparées avec conviction de cet héritage en même temps qu’elles exploraient des pistes aux sonorités novatrices : jazz-rock, reggae, hip-hop, sound-system, etc. Le monde associatif a lui aussi participé activement à cet engouement général pour la musique. En 1983, la création par Alain Séraphine de l’association Village Titan ouvre des perspectives inédites et originales à la musique au Port. Par exemple, dès l’année suivante, Village Titan édite avec Alain Gili la désormais célèbre cassette « Mangé pou le cœur » d’Alain Peters (avec livret et affiche). Cette cassette avantgardiste, aujourd’hui quasiment introuvable, est devenue un véritable trésor du patrimoine culturel réunionnais. En 1991, lorsque la Ville du Port inaugure la médiathèque Benoîte Boulard, un grand kabar se tient sur le parvis. Cette médiathèque, symbole de la culture vivante, porte le nom emblématique d’une chanteuse populaire : Benoîte Boulard. Ainsi la Ville du Port marque-t-elle doublement son attachement à la culture réunionnaise en général et à la chanson et à la musique en particulier. D’autres associations oeuvrent sur le territoire portois pour le développement de la musique. En 1998, le Club F42 voit le jour et s’emploie à apporter aux groupes et musiciens un accompagnement notamment technique (studios d’enregistrement, de répétition, etc.). En 1999, Village Titan crée, à travers son centre culturel, des écoles de pratiques artistiques diverses dont une école de musique. Depuis 2004, une nouvelle page de l’histoire de la musique au Port s’écrit au quotidien avec l’ouverture d’un équipement unique dans l’île : le Kabardock. Le Kabardock offre aux musiciens et amateurs de musique des conditions exceptionnelles et réunit, en un seul espace, des outils performants : salles de spectacles, auditorium, café-concert, studios d’enregistrement et de répétition, etc. Au Port, la musique s’impose donc comme un moyen d’expression qui puise son énergie à travers ses racines ancestrales tout en s’ouvrant à de nouvelles tendances. Avec le futur Zénith, la Halle des Manifestations, les salles du Kabardock, les centres d’animation de secteur bientôt au nombre de quatre, les espaces publics, la Ville du Port offre un choix particulièrement complet de lieux aux capacités multiples pour les spectacles vivants. Tout est en place pour que continue de prospérer la tradition musicienne et que se développent de nouveaux projets.
(i ginye pa di tout…)
• 22 avril 1895 : la Pointe des Galets est érigée en commune et se nomme “Le Port”.
• Décembre 1934 : le nouveau marché ouvre ses portes au public. Il a été construit à l'emplacement du vieux marché détruit par le cyclone de février 1932. Le marché est un véritable lieu de vie et de rencontres. On y tient des meetings politiques et le week-end, on y organise des bals grillés. • 1er mai 1937 : pour la 1re fois à La Réunion, le 1er mai est un jour chômé (et payé). Cela vaut bien un bal populaire au marché ! • 11 août 1945 : capitulation du Japon. Le lendemain, dimanche 12 août, une grande fête est organisée au Port avec un bal populaire au marché. • 20 mai 1976 : ouverture d’un nouveau cinéma au Port, le « Studio Labourdonnais ». Bien des années plus tard, ces murs accueilleront le Kabardock. • 1981 : le groupe Zordi voit le jour et s’illustre dans un registre novateur de « séga-maloya », créant une nouvelle dynamique. Cette aventure musicale se prolonge à travers des actions telles que la programmation au CASE de la Rivière des Galets d’artistes et de formations comme par exemple Gramoun Lélé et Baster. • 1983 : création de l'association Village Titan. La Ville du Port et l’État signe la première convention culturelle. • 1984 : édition de la cassette « Mangé pou le cœur » d’Alain Peters, par Village Titan et Alain Gili. • Janvier 1991 : début du chantier de construction de la Halle des Manifestations. • Novembre 1991 : ouverture de la Halle des Manifestations (capacité d'accueil : 5 000 à 8 000 personnes). • 19 décembre 1991 : inauguration de la médiathèque Benoîte Boulard. Un grand kabar est organisé sur le parvis. • 28 juillet 1993 : décès de Noël René, peintre, musicien, poète, écrivain… • 11 mai 1994 : kabar organisé par la Ville du Port à la SIDR pour fêter la victoire de Nelson Mandela. • 1999 : l’association Village Titan se scinde en deux entités distinctes : d’un côté “Village Titan centre culturel”, de l’autre l’Institut de l’image de l’océan Indien (ILOI). Village Titan centre culturel développe ses activités à travers un concept d’écoles artistiques et d’ateliers : danse, musique, cirque, Beaux-Arts marmailles…, tandis que l’ILOI concentre ses activités sur la filière “image” et les nouvelles technologies. La même année, à la médiathèque Benoîte Boulard, on inaugure les sections musithèque et vidéothèque. • 2004 : ouverture du Kabardock, espace voué à la musique et aux musiciens. Etc.
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PORTRAIT
UNE PORTOISE AU PAYS DES GAZELLES En juillet dernier, parmi 15 000 concurrentes, la Portoise Christine Cavane a défendu les couleurs du Port en Afrique du Sud dans une course de 10 km. Rencontre avec une jeune athlète au parcours jalonné de succès.
frique du Sud, Durban, le 26 juillet dernier, il est 10h. Sur la ligne de départ du « Spar ladies Challenge », 15 000 concurrentes s’apprêtent à s’élancer dans une course de 10 km sur autoroute.
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Parmi elles, il y a l’athlète portoise, Christine Cavane, sélectionnée pour représenter la ville du Port dans cette prestigieuse compétition. Pour la Portoise, il s’agit d’une première grande épreuve depuis de longs mois d’absence dus à une déchirure à la cuisse. Mais difficile pour elle de refuser pareille invitation, difficile de dire non à une compétition surtout internationale. L’enjeu est de taille : il s’agit de se mesurer à des coureuses professionnelles, un défi que la Portoise entend bien relever. Alors, Christine part confiante par rapport à ses compétences mais aussi et surtout confiante dans son mental. Elle est là pour gagner, tout simplement ! Avec un chronomètre de 40 minutes et 52 secondes, et parmi 15 000 athlètes, elle se hisse à la cinquantième place ! Un exploit ! À ajouter à un palmarès déjà fort impressionnant : championne de cross par équipe de l’océan Indien en 1999, 12 fois championne de cross de La Réunion, 6 fois championne de La Réunion sur 1 500 m et 800 m, sélectionnée pour les Jeux de l’océan Indien, 1 re féminine des 10 km nocturne du Port en 2008… La liste est longue !
Photos : Laurent Zitte
Une main de fer dans un gant de velours Il ne faut pas se fier aux apparences. Malgré sa silhouette menue, son allure faussement
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décontractée, son petit 1,55 m et son éternel sourire tranche papaye, ce petit bout de femme est doté d’une volonté de fer ! C’est une battante. Il lui faut toujours aller plus loin, plus haut, plus vite. Une devise qu’elle met en pratique aussi bien dans le sport que dans la vie. À 34 ans, qu’est-ce qui fait encore courir Christine ? « L’envie de gagner, de toujours se surpasser, de toujours faire mieux et surtout de ne jamais rien considérer comme acquis. Certains ne peuvent pas se passer d’alcool, d’autres de cigarettes, ma drogue à moi c’est la course. » Un entraînement auquel elle s’astreint 5 à 6 fois par semaine à raison de deux heures à chaque fois. Diplômée d’un monitorat régional et fédéral en option demi-fond, elle essaie de transmettre sa passion aux jeunes du club d’athlétisme USPGA, un peu à la manière d’un passage de flambeau. Dans sa famille, la relève est quasiment assurée, ses filles, Noémie et Djamilya, 9 et 4 ans, s’entraînent régulièrement avec leur championne de maman et ont même déjà remporté des titres. Il y a de la graine de championne dans l’air. Pour les 10 km nocturne de la Ville du Port et dans le cadre du jumelage entre Le Port et Durban, le 19 septembre, deux athlètes sudafricaines ont été invitées à participer à la course, malheureusement sans Christine, qui sur ordre du kiné, est en repos forcé pour cause de blessure. Mais pas d’inquiétude à avoir, sa brillante carrière sportive ne s’arrêtera pas là parce que comme elle le dit elle-même : « Courir pour moi c’est vital, c’est dans la peau, c’est dans le sang. »
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PROJET DE VILLE
Ouverture sur la mer
VILLE ET PORT, LA VILLE EST PORT Le programme « Ville et port, la ville est port » Redonner aux offre une part de rêve, celle sans laquelle toute Portois accès à la mer entreprise est vaine. Petit rappel des faits… Cette orientation, définie il 2 décembre 1971 Le conseil municipal de Paul Vergès adopte un plan d’urbanisme directeur qui deviendra une référence dans l’histoire portoise puisqu’il définit les grandes orientations de la politique à mettre en œuvre et qu’il influence toujours le développement de la ville. Ce plan définit cinq axes :
– changer le climat par la végétalisation ; – redonner aux Portois accès à la mer ; – bâtir une ville dans son ensemble de manière réfléchie et cohérente ; – définir un schéma de circulation simple et efficace, – développer des zones d’activités en harmonie avec le milieu urbain.
y a près de 40 ans, a inspiré le programme « Ville et port, la ville est port » dont les objectifs sont de : – recréer des liens fonctionnels, économiques et affectifs entre la ville et le vieux port de la Pointe-des-Galets, – relier l’entrée de ville au vieux port, grâce à une avenue partant du rond-point de la Rose-des-Vents et traversant la ville d’est en ouest : le mail de l’Océan ;
– réhabiliter le quartier commerçant, coeur historique de la ville ; – favoriser le développement dans divers secteurs : économie, formation, aménagement, recherche, nouvelles technologies, loisirs, tourisme, commerce, pêche, plaisance, culture, patrimoine, etc. Il s’agit de restituer à la cité sa vocation de ville-forum tournée vers la scène maritime, de ramener de l’activité dans le vieux port pour en faire un pôle d’attraction : gare maritime, darse de
grande plaisance, escale et accueil de croisières, hôtel, restauration, résidences, plateforme d’innovation et de recherche, grande pêche, etc. La reconversion du vieux port de la Pointe-des-Galets permettra à la ville d’être à nouveau en osmose avec les activités maritimes et portuaires, tout en poursuivant son développement économique, social et culturel.
1er mars 2000 Une charte, signée par l’État, la Région, le Département, la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion (CCIR) et la Ville, définit les conditions pour que le projet « Ville et port, la ville est port » aborde une phase opérationnelle. Au-delà des enjeux locaux, ce projet implique un rayonnement à l’échelle de l’océan Indien.
Bord de mer : des espaces se libèrent Les activités étant transférées au nouveau port, des espaces se libèrent dans le vieux port. Le dégagement progressif de la zone industrielle n° 1 et le démantèlement de la centrale EDF ouvriront des opportunités d’urbanisation et de développement économique et amélioreront sensiblement le cadre de vie. Le littoral Nord, rendez-vous favori des sportifs et des pique-niqueurs, bénéficiera de nouveaux travaux : aménagement et protection contre la houle.
« Ville et port, la ville est port », c’est aujourd’hui !
Photos : IPR
– Suite à la livraison de la darse de grande pêche, le nouveau port de pêche industrielle est en service, dans l’enceinte du port de la Pointe-des-Galets. – 2010 : chantier de la darse de grande plaisance. 23,8 millions d’euros HT. Financement : Europe, État, Région, Ville, communauté d’agglomération du Territoire de la Côte Ouest (TCO). – Dossier de création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) approuvé.
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20 LE CALENDRIER DES MANIFESTATIONS
4 OCTOBRE
Débuté en septembre et jusqu’au 4 – Festival International du Film d’Afrique et des Iles au Casino, au Hangar et au Théâtre sous les Arbres Débuté en septembre et jusqu’au 9 – Exposition d’artistes de l’UDAR (aquarelle, peinture à huile, sculpture sur galets et sur bois) à l’Office Municipale des Sports/espace Françoise Mollard Débuté en septembre et jusqu’au 15 – Exposition BD et Patrimoine avec le C.A.U.E à la Médiathèque Benoîte Boulard 3 – Concert de Tribeqa (1re partie Seb the player) au Kabardock Café à 21h 7 – Conférence organisée par l’Association Ensemble pour Promouvoir l’Inter-culturalité sur le thème de l’athéisme à la Médiathèque Benoîte Boulard à 18h
9 – « Ça tourne encore », Stand up pour la Terre avec Pato au Théâtre sous les Arbres à 20h30 10 – Concert d’André Robèr au Kabardock à 21h 10 – « Prévert.com » avec la Compagnie Tangente oblique au Théâtre sous les Arbres à 20h30 du 12 au 21 – Centre de loisirs sans hébergements avec Farfar. Thème : « Marmaye, gramoune, le respect des cultures et des générations » à la Rivière des Galets 14 – Dans le cadre de la Semaine Bleue, séance de gymnastique adaptée, séance de cinéma avec Farfar à la Rivière des Galets à partir de 14h
Comité Régional de canne de combat de 8h à 18h du 19 au 31 – Exposition Tram Train avec la SR21 à la Médiathèque Benoîte Boulard 21 – Matinée Jeux lontan, expositions et démonstrations de savoirs-faire, ateliers de percussions et de moringue avec Farfar à la Rivière des Galets 22 – Carte Blanche musicale à Gautier au Théâtre sous les Arbres à 20h30 23 – Concert de En Gren kouler au Kabardock Café à 21h 23 – « Ca tourne encore », Stand up pour la Terre avec Pato au Théâtre sous les Arbre à 20h30 23 – Somen Kréol
16 – « Vagues plurielles » danse, de Sylvie Robert et Nadjani avec Danyel Waro au Théâtre sous les Arbres à 20h30 16 et 17 – Concert du groupe Manyan au Kabardock à 21h
Du 8 au 11 – Salon du Bâtiment à la Halle des Manifestations du Port
17 – Carte Blanche musicale à Frédéric Piot au Théâtre sous les Arbres à 20h30
9 – Cross du Collège Oasis au Complexe Sportif Oasis de 8h à 12h
17 et 18 – Championnat de La Réunion de Canne de combat au CSM avec le
24 – « Urban Athlé » au Complexe Sportif Ary Payet avec l’USPG Athlétisme de 18h30 à 21h30 2 4 – « Cosmétique de l’ennemi » d’après Amélie Nothomb avec Jean Luc Malet et la Compagnie Fanal Théâtre au Théâtre sous les Arbres à 20h30 25 – Compétition de Tir à l’Arc au Complexe Sportif Albius avec les Archers Portois de 7h à 13h
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Expositions Concerts Festival Danse et Docks
Salon du Bâtiment
Compétitions sportives
Conférences
Danse
alé part
« Urban Athlé »
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09 OCTOBRE / NOVEMBRE / DÉCEMBRE 30 – Carte Blanche à Gaby Lai-Kun au kabardock Café à 21h
14 – Concert de Stanley Kent (1re partie Kalouban) au Kabardock à 21h
30 – « Défunts animés » théâtre avec Jérôme Vallot et « Veillée zistoir fête des morts » contes avec Ketty Lisador au Théâtre sous les Arbres à 20h30
14 – Carte Blanche musicale à Létoyo au Théâtre sous les Arbres à 20h30
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20 et 21 – L’affaire Caméléon d’Alexis Palazzotto, création Théâtre et accordéon, Production Acta au Théâtre sous les Arbres à 20h30
NOVEMBRE
1 – Repas et animations pour les SDF et les plus démunis de l’ouest avec Jeunesse en Mission et le Comité des Chômeurs du Port, au centre d’animation du cœur saignant 3, 6 et 7 – « Œdipe » d’après Sophocle une production Acta au Théâtre sous les Arbres à 20h30 Du 6 au 8 – Courses avec le Week end Cross Parc Boisé Du 9 novembre au 4 décembre – Exposition de Sully Palma (sculpture métallique) et de Patrick Lafosse (bonzaï) 13 – « Organique Impulsion » danse, création de Nadjani au Théâtre sous les Arbres à 20h30
20 – Concert de Casse brique et Thermoboy au Kabardock Café à 21h
Du 22 au 29 – Voile avec « Round Creolia 2009 » 26 et 27 – Festival Danses et Docks au magasin D2 sur les quais avec le Kabardock à 21h 27 – « Urban Athlé » Place des Cheminots avec USPG Athlétisme de 18h30 à 21h30 Du 27 novembre au 6 décembre – Foire Internationale des Mascareignes à la Halle des Manifestations – Organisation de la SEM GEM’Port des Mascareignes Du 28 au 30 – Fête de la Ville
4 DÉCEMBRE
2 et 5 « Médina » Théâtre pour petits et grands avec Mounawar et Virginie Bernard au Théâtre sous les Arbres. Le 2 à 18h30 et le 5 à 20h30 4 – Concert de Urbain Philéas (1re partie Zambavil) au Kabardock Café à 21h 4 – « Figir d’fami » de Sergio Grondin - conte et théâtre au Théâtre sous les Arbres à 20h30 5 – Danses en l’R au magasin D2 sur les quais avec le Kabardock à 21h 11 – Caravan Palace (1re partie Ozz Trio) au Kabardock à 21h 11 – Carte Blanche musicale à Alix Sellambron au Théâtre sous les Arbres à 20h30 12 – Beat Torrent DJ Zebra Magasin D2 sur les quais avec le Kabardock à 21h 19 – Célébration de l’abolition de l’esclavage
Exposition Tram-Train . dI
Théâtre
Fête de la Ville
Foire Festival ou internationale International des Somen kréol Mascareignes du Film d’Afrique et des IIes
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EDUCATION… EDUCATION… EDUCATION… EDUC ATION… EDUCATION… EDUCATION… EDUCATIO ON… EDUCATION… EDUCATION… EDUC … EDUCATION… EDUC EDUCATION… EDUC CATION… EDUC de ville Classes
ÉDUCATION
ZORDI, MI SAVA WAR ODLA Amener un enfant à devenir un citoyen de sa ville, tel est l’objectif de l’opération « classes de ville ». Grâce à ce travail pédagogique et original, plus de 250 élèves des écoles du Port sont allés, au cours de l’année scolaire dernière, à la découverte des quartiers, des habitants et des associations de la ville. ’est en 2004 que la municipalité portoise, en partenariat avec l’Éducation Nationale, expérimente pour la première fois à La Réunion, le dispositif « classes de ville » ou « classes permutées ». Le principe : des classes issues de différents secteurs de la cité échangent leurs lieux de travail et partent à la découverte de la ville, de son histoire, de ses habitants, de ses associations, de ses équipements…
C
En multipliant les échanges avec les acteurs de la ville, qu’ils soient issus du monde associatif, municipal, artistique, culturel, sportif, cultuel ou encore économique, ils apprennent à mieux connaître la vie de leur cité et de ses habitants. L’école
leur donne ainsi l’opportunité de devenir des acteurs citoyens de demain.
Travailler tout en s’amusant Dans cette action, l’articulation entre les visites sur le terrain, les travaux de recherche, les entretiens, les prises de notes et les productions d’écrits, est concrète. Les élèves prennent ainsi conscience de la réalité de la ville et découvrent par là même une méthode de travail originale et motivante. Quoi de plus amusant ? Chaque année, l’action principale des classes de ville porte sur un thème d’actua-
lité : ainsi, l’année dernière, les enfants ont travaillé sur le développement durable en lien avec le projet « Le Port,
ville solaire ». Ils ont visité, entre autres, le jardin biologique, le cimetière paysager, le Village Titan. Ils sont allés
ensuite à la rencontre des personnes Âgées de l’Opiapa (Organisation Portoise d’Information et d’Aide aux Personnes Agées) qui leur ont raconté leur vie au même âge. Ils ont aussi découvert l’œuvre d’Alain Peters, le grand poète-chanteurmusicien, grâce à l’artiste portois Daniel Pader. Au travers de tous ces échanges, les enfants ont aiguisé leur sens artistique, leur regard sur la cité, leur faculté d’analyse. Ils ont expérimenté des valeurs essentielles comme la tolérance, la solidarité ou encore la richesse de la parole des anciens. Ces travaux de découverte sont restitués en fin d’année scolaire lors d’une matinée festive, avec une exposition des différents sites visités, un film retraçant les étapes de cette expérience et la réalisation d’un petit journal. « Classes de Ville » est un véritable projet qui a pour vocation de faire de l’enfant un citoyen attentif, dès son plus jeune âge, au monde qui l’entoure.
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LE PORT SA MÉM MÉM / SEPTEMBRE 2009
AMÉNAGEMENTS
A
NAGEMENTS…AMÉNAGEMENTS…AMÉNAGEME EMENTS…AMÉNAGEMENTS…AMÉNAGEMENT GEMENTS…AMÉNAGEMENTS… ÉNAGEMENTS…AMÉ
Pointe-des-Galets
UN PORT TOURNÉ VERS LE FUTUR À l’exception de la petite pêche côtière pratiquée à divers endroits du littoral de l’île, l’essentiel de l’activité pêche réunionnaise se concentre au port de la Pointe-des-Galets. Afin de répondre aux besoins grandissants de ce secteur, la construction d’une nouvelle darse dédiée à la pêche industrielle s’est révélée nécessaire. Après de nombreux mois de travaux, le nouveau port de pêche a finalement été inauguré en début d’année. près s’être longtemps cantonné à la petite pêche traditionnelle, le secteur de la pêche réunionnaise connaît, depuis deux décennies, une forte croissance avec un important potentiel de développement. Les produits de la mer sont
A
devenus la deuxième recette d’exportation de l’île après le sucre. La marge de manœuvre est importante puisque les captures réalisées par La Réunion représentent moins de 1 % de l’ensemble des prises dans l’océan Indien soit 8 265 tonnes sur un total
LE PORT SA MÉM MÉM / SEPTEMBRE 2009
de 9,4 millions de tonnes. Pour accompagner ce développement, la concession portuaire a investi dans un programme de modernisation de ses équipements. La Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion a donc intégré, dès 1999, sur la base d’un schéma directeur portuaire, la construction d’une nouvelle darse de pêche dédiée à la pêche industrielle. Les travaux incluant des dispositifs d’aménagement et des superstructures ont démarré en avril 2006.
Un outil performant Inauguré en début d’année, le port de pêche industrielle de la Pointe-des-Galets est
devenu un véritable port de pêche. Il dispose désormais de 500 m linéaires de quai pour la grande pêche et de 600 m linéaires pour les pêches côtière et au large. Deux postes sont équipés pour le débarquement de bateaux de grande pêche (140 m linéaires) et quatre postes pour le débarquement des bateaux de pêche côtière et au large (80 m linéaires). Il est à noter qu’une attention particulière a été portée aux réseaux d’eau et aux traitements des déchets afin de réduire l’impact environnemental de ce nouvel espace portuaire qui se doit d’être aussi un lieu agréable. De plus, connecté en milieu urbain, la darse a une fonction de vitrine de la filière
pêche à destination de la clientèle locale. Le modernisation de ses installations permet à ce port de pêche d’augmenter la capacité d’accueil, d’améliorer le respect de la chaîne du froid et ainsi d’encourager la filière pêche avec en perspective une meilleure valorisation des ressources halieutiques.
COMBIEN ÇA COÛTE ? 36,5 millions d’euros (soit 58,18 % de l’union européenne, 6 % de l’État, 16,16 % de la Région, 19,64 % de la CCIR).
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VIE MUNICIPALE… VIE MUNICIPALE… VIE MUNICIP CIPALE… VIE MUNICIPALE… VIE MUNICIPALE LE… VIE MUNICIPALE… VIE MUNICIP L E MUNICIPALE… VIE MUNICIP PALE… VIE MUNICIP … VIE Chantier
VIE MUNICIPALE
PETITE MAIRIE DEVIENDRA GRANDE... Construit en 1913, l’hôtel de ville du Port va subir, d’ici peu, d’importants travaux de rénovation et d’extension. En effet, de par l’accroissement de la population portoise et le développement de l’activité municipale, ces travaux se révèlent être une réelle nécessité. L’achèvement du chantier devrait voir la création d’un véritable pôle administratif. naugurée il y a presque un siècle, la mairie du Port est devenue au fil des années un véritable lieu de vie avec ses moments de joie et de fête, ses épisodes flamboyants mais aussi ses heures plus sombres. Grâce à son histoire, à son architecture, le bâtiment fait partie intégrante du patrimoine de chaque Portois.
I
Seulement aujourd’hui, un constat s’impose : l’actuel
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hôtel de ville ne permet plus de répondre aux besoins des 40 000 habitants de la cité portuaire. « La poursuite de la progression démographique et le développement des activités municipales nous ont amenés, depuis quelques années, à travailler sur la réorganisation des services dans le cadre de l’extension de l’hôtel de ville, explique Jean-Yves Langenier, le maire
du Port. Nous abordons aujourd’hui la phase préopérationnelle de ce programme qui va nous permettre non seulement de maintenir mais surtout d’améliorer un niveau d’accueil de qualité pour les administrés portois. Par ailleurs, l’extension et la rénovation de l’hôtel de ville s’inscrivent dans le cadre du projet “Ville et port” puisque le quartier de la mairie connaîtra d’importants aménagements notamment avec la création d’une place publique – la place de la mairie – qui permettra de relier la place des Cheminots aux bassins portuaires.» Locaux trop exigus, services municipaux dispersés dans divers bâtiments, capacité d’accueil limitée sont donc quelques unes des raisons qui expliquent l’urgence d’en-
treprendre des travaux de rénovation et d’extension de la mairie. Afin de permettre un développement harmonieux, les agrandissements vont consister à adjoindre à l’actuel hôtel de ville, un autre bâtiment dont l’architecture conciliera à la fois modernité, sobriété et préservation de ce patrimoine historique. Un ensemble de passerelles reliera les deux parties. D’ici août 2011, c’est un véritable pôle administratif efficace et fonctionnel qui devrait voir le jour. À noter, également que ce projet de réhabilitation et d’extension de l’hôtel de ville du Port répond aux préconisations des outils PERENE (performance énergétique des bâtiments) et s’inscrit dans une démarche Haute Qualité Environnementale.
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VIE MUNICIPALE
MUNICIPALE… VIE MUNICIPALE… VIE MUNICIP LE VIE MUNICIPALE… VIE MUNICIPALE… VIE LE VIE MUNICIPALE… VIE MU ALE VIE MUNICIPAL ALE VIE M MUNIC
OUBLI PA SA ! • 22 avril 1895 : 2 000 habitants, création de la commune de “Le Port”. La mairie est installée dans une modeste case louée 100 F/mois à M. Esther Voté. • Juillet 1909 : le conseil municipal décide d’emprunter 61 500 F pour financer la construction de la nouvelle mairie ainsi que l’achat du terrain. • 14 juillet 1911 : inauguration de la nouvelle mairie. • 4 septembre 1911 : pour la première fois, le conseil municipal se tient dans la nouvelle mairie. • 21 décembre 1911 : les services municipaux s’installent à l’étage de la nouvelle mairie. • 8 mars 1913 : réception définitive des travaux de la mairie, un bâtiment avec un rez-de-chaussée et un étage au toit recouvert de bardeaux, qui accueille également le commissariat de police et la perception. Des annexes seront ajoutées à l’arrière, notamment une maternité, des locaux techniques et quelques cellules où l’on amène les personnes trouvées ivres sur la voie publique. • 1922-1932 : l’étage de la mairie et une salle du rez-de-chaussée sont utilisés pour scolariser les garçons de la commune. • 1977 : 26 000 habitants, travaux d’agrandissement de la mairie jusqu’en 1981. Le bâtiment comporte alors trois niveaux ainsi qu’une terrasse sur le toit. • 1981 : 30 000 habitants, construction de la mairie annexe de la Rivière des Galets. • 1986 : nouveaux travaux d’agrandissement de la mairie, un 3e étage est ajouté à l’édifice qui comprend depuis quatre niveaux. • Mars 1993 : ouverture de deux mairies annexes, à la Zup et à la Sidr. • 28 juin 2001 : 38 675 habitants, le conseil municipal approuve le programme d’extension et de réhabilitation de l’hôtel de ville.
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CULTURE… CULTURE… CULTURE CULTURE TURE… CULTURE… CULTURE E… CULTURE… CULTU ULTURE CU LTURE…Soul CULCity
CULTURE
L’ACCOMPAGNEMENT DU KABARDOCK
LÉGENDE URBAINE
« Haine Terre Rieur » est née sous l’impulsion de Kenji et du collectif Soul City. Depuis novembre 2008, cette création chorégraphique est soutenue par la Scène des Musiques Actuelles (SMAC), le Kabardock, qui lui façonne un dispositif d’accompagnement d’artistes en développement avec le soutien de la DRAC, la Ville du Port, le TCO, la Région Réunion et le Département Réunion. Le projet repose sur le professionnalisme, l’aide à la création, à la diffusion et à l’encadrement administratif.
Au Port, toutes les formes d’arts se côtoient : théâtre, cinéma, image, beaux-arts, danse et musique bien sûr ! Et en matière de danse, depuis quelques mois, le hip-hop est à l’honneur, notamment avec le groupe de danse Soul City. alte aux idées reçues, le hip-hop n’est pas seulement synonyme de battles, de démonstrations, de défis que se lancent des danseurs, non il peut aussi se montrer créatif, imaginatif, voire audacieux. Le hip-hop est un vrai spectacle de création chorégraphique.
H
Kenji a voulu témoigner de son expérience en métropole, partagé entre divers sentiments de dualité : son besoin de reconnaissance et sa peur du regard des autres, son besoin d’être compris et
sa crainte de se livrer, sa nécessité d’être proche de ses racines et son désir de s’en éloigner…
Sortir du rêve, danser la réalité Un grand spectacle où émotion et performance physique se mêlent sur des musiques aussi éclectiques que le hiphop, le funk, la salsa et même du Ziskakan. C’est en tout
Photos : Laurent Zitte
De Paris à Johannesburg, grâce au groupe de danse Soul City, le hip-hop portois s’exporte de la plus belle des
manières au travers d’un spectacle de création unique intitulé « Haine Terre Rieur », mis en scène par le chorégraphe Kenji pour les deux danseurs Shany Arzeux et Didier Boutiana.
cas, à chaque fois 40 minutes de pure émotion où « Haine Terre Rieur » transporte le spectateur vers un indéfinissable enchantement. Les corps, les cœurs, la musique parlent de manière universelle que l’on soit à la Villette, en Afrique du Sud, à La Réunion… À travers ce spectacle, Kenji se dévoile : « Aujourd’hui, face à vous, je me confesse. Aujourd’hui, je veux sortir du rêve et danser la réalité. » Coup de génie, travail intense, scénario inspiré. Leur réussite est le fruit de tous ces ingrédients réunis. Parce que pour arriver au niveau de maturité de la formation Soul City, rigueur, discipline et entraînement intensif sont indispensables. Le professionnalisme, ça se travaille, cheville au corps
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plusieurs fois par jour. Grâce à cette philosophie, Kenji, Shany et Didier sont, aujourd’hui, danseurs professionnels. Que de chemin parcouru depuis leur adolescence, depuis leurs premiers pas de danse, en 1996, sur le carreau de « Kotur » (lieu mythique pour les danseurs du Port) ! La troupe compte aujourd’hui 8 danseurs. Et les projets ne cessent d’affluer : pas moins de quinze dates sont déjà programmées en métropole pour le spectacle « Haine Terre Rieur » jusqu’à la fin de cette année, le battle de l’ouest à l’Éperon en octobre, « Danse et docks » en novembre pendant les fêtes de la Ville du Port. De beaux spectacles se profilent à l’horizon !
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CULTURE… CULTURE… CULTURE… CULTURE… RE CULTURE… CULTURE… CULTURE… CUL LTURE CULTURE… CULTURE LTURE CULTURE… URE… CU LTUR « IL MANQUE »
CULTURE
Slam
GUILLAUME LAPRA : MAUX À MOTS Le Portois Guillaume Lapra, champion de La Réunion 2008 de slam, jongle avec les mots comme d’autres avec des balles. Rencontre avec un artiste passionné… «
n poète héritier de l’art qu’on appelle vérité », voici sans doute la façon la plus exacte de décrire le Portois, Guillaume Lapra. Lui qui refuse l’enfermement dans une seule identité, il est à la fois rappeur et slameur. Il est artiste urbain. Un artiste qui aime passionnément les mots. Alors, il joue avec les mots à coups de rimes et de figures de style. Il joue avec les mots et il se joue d’eux.
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Au bout de son stylo, au détour d’un slam, il touche les gens, souvent consolateur des souffrances des autres, parfois consolateur de ses propres douleurs. « Les mots ont un pouvoir thérapeutique, les dire, c’est expulser sa souffrance ». Et puis, cette image d’artiste torturé, il y croit : « C’est souvent du désespoir que naissent les plus belles lumières ». Dans les textes
de Guillaume, il y a toujours un message d’espoir qu’il essaie de faire passer. Il y a toujours une leçon à tirer de chaque expérience qu’elle soit heureuse ou malheureuse.
Le slam : une mise à nu Mais d’où tire-il son inspiration ? De son vécu, de son histoire, des déceptions amoureuses, des échecs familiaux, de la vie tout simplement, au gré de son regard sur le monde et sur les gens qui l’entourent. Grâce au slam, Guillaume en a fait quelque chose de
Il manque de l’amour à la haine De l’humour à la peine Des marques à ceux qui traînent Des clefs à ceux qui portent des chaînes Il manque, du respect au courage De la sagesse à la rage De la compassion aux jaloux Il manque trop d’choses chez nous À travers les pervers les guerres mes vers s’perdent Ce manque me pousse à dire « merde » Peux-tu me dire à quoi ça sert ? !!! D’être dépendant de la monnaie Au point de pouvoir oublier Peu d’choses pas compliquées Telles que le respect Il manque des raisons à nos lois Il manque des gars en bas d’chez moi Il manque des sourires aux visages car nous sommes tous les otages D’un monde sauvage là ou la rage nous frappe et à n’importe quel âge Mais où ce manque a disparu ? Est-il dans un champs dans une rue ? Il manque des poètes héritiers De l’art qu’on appelle vérité Dans les congrès trop d’lois qu’on crée Manque de concret à la télé Alors qu’on crie cette injustice Il manque d’effectifs aux manifs Si t’es d’accord alors crie « PEACE » ! Pour qu’enfin cette vie on la kiffe… J’rêve d’un monde plein d’ondes Positives sans qu’mon crayon gronde Par la pression de mes phalanges La vie où j’loge est un challenge Et à chaque jour où j’m’allonge J’prie l’ange Gabriel pour m’éclaircir d’ce monde étrange
Photos : Laurent Zitte
Auteur et interprète : Guillaume Lapra
LE PORT SA MÉM MÉM / SEPTEMBRE 2009
constructif, de positif. N’estce pas là la mission d’un artiste ? Apporter plaisir, réconfort et réflexion ?
Il intervient actuellement au sein du centre pénitentier de Domenjod dans le cadre d’un atelier d’écriture.
Marie-Alice Sinaman et Thierry Jardinot ne s’y sont pas trompés en faisant appel à lui pour l’écriture d’un slam pour la pièce « Miss Fonnkèr », un véritable challenge pour Guillaume qui devait relever le défi d’associer humour et slam dans un texte qui valoriserait la femme. Au vu du succès du spectacle, le pari a été relevé de main de maître et la collaboration avec les ténors de la scène humoriste fut, pour Guillaume, une expérience des plus enrichissantes.
Il rêve de faire partager sa passion aux jeunes du Port en les formant à l’écriture, aux techniques, à la gestuelle, à la maîtrise de la scène. Selon lui, Le Port bouillonne de potentiel, de talents qui cherchent à s’exprimer. Devant le public, le slameur se met à nu à travers une performance de 3 minutes sans décor et à capella, en cherchant seulement à exprimer la beauté d’un texte, la beauté des mots.
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ANTENNE RÉUNION TOUR
La 14e édition du rendez-vous des amoureux de belles plantes s’est tenu du 29 juillet au 2 août à la Halle des Manifestations. Plus de 30 000 visiteurs se sont ainsi laissés charmer par les nouveautés florales, les espèces rares voire de collection, les incontournables du jardin créole ou tout simplement les bonnes affaires du salon. Côté animation, la « Nuit de la Fleur » a tenu ses promesses en présentant une séduisante association entre les candidates à l’élection de Miss Réunion et les créations florales de stylistes locaux. Le succès a donc été au rendez-vous pour les 80 exposants qui, cette année encore, ont renouvelé leur confiance à la SEM GEM’Port des Mascareignes, organisateur de la manifestation.
Antenne Réunion, la Ville du Port et le Kabardock ont mis les petits plats dans les grands pour recevoir les 15 000 Réunionnais qui ont assisté à la soirée « Antenne Réunion Tour – Le Port » le 15 mars dernier. Thierry Jardinot, KM David, Tambours des Docks, Lindigo, Ti Fock, Dominique Barret et aussi : hiphop, slam… Un vrai et bon « rougail » qui a installé sur le Littoral Nord une a m b i a n c e populaire, festive ▲ et familiale. EXPOSCIENCE
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EXPO « PROTECTION RAPPROCHÉE »
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Sculpture, installation et vidéo… Le magasin D2 du port de la Pointe-desGalets a accueilli l’artiste Jean-Claude Jolet du 26 août au 26 septembre. À partir de filets anti-chute de pierres, que l’on retrouve notamment sur la route du Littoral, il propose une réflexion, un échange, un regard sur le thème de la protection. Protection physique, protection culturelle, protection cultuelle ou encore spirituelle… Une des oeuvres phare de cette exposition est une broderie de Cilaos gigantesque, faite de filets et d’acier.
La 9e édition de Expo Science s’est déroulé du 18 au 20 juin à la Halle des Manifestations. Ce grand rendez-vous de la culture scientifique avait pour thème Le Développement Durable. Ainsi une trentaine de projets scientifiques réalisés par des jeunes scolaires et étudiants ont été présentés à un public curieux et conquis. Cette année a aussi été l’occasion d’annoncer que la manifestation serait dorénavant annuelle à la grande satisfaction du milieu scolaire, universitaire ou associatif.
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FESTIVAL DRAGON BOAT
Les samedi 30 et dimanche 31 mai a eu lieu le 1er Festival de Dragon Boat. Cette embarcation ancestrale vient de la Chine antique accompagnée d’une histoire légendaire. Sa pratique s’est transformée au fil des années en vrai sport de masse. La manifestation portoise a été organisée par l’Association Réunionnaise de DRAGON BOAT. Il y avait au programme des régates organisées dans le port ouest de la Pointe-des-Galets ainsi qu’une découverte culturelle autour de la fête traditionnelle chinoise “DUAN WU JIE” : la fête du Double 5.
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FLORE ET HALLE
ACTA
Le mois de septembre a été riche en programmation au Théâtre sous les Arbres. Vous avez pu assister notamment aux représentations de « Johnny s’en va-t-en guerre » d’après le film de Dalton Trumbo avec une mise en scène de Michel Brès, à une carte blanche musicale offerte à Tikok Vellaye, au spectacle « Dig Dig » destiné aux tout-petits ou encore à la Le Classement Final : représentation de la pièce « Le joueur – 1. MARIRIZIC d’échec » de la compagnie le Fier – 2. SAPEURS POMPIERS DU PORT Monde. Rappelons aussi que le – 3. SANITAIRES O.I. Théâtre sous les Arbres accueille du – 4. BLOT /5. ARDB-MEDECINS 26 septembre au 3 octobre la – 6. X- TEAM projection des films musicaux du – 7. TAIDO RYH Festival International du Film ▲ d’Afrique et des Iles. CONCERT FÊTE À LA RIVIÈRE DES GALETS À LA HALLE ▲ C’était la « Fèt du Villaz » à La Rivière des Galets du 5 au Le chanteur malien Salif Keita s’est 9 août dernier. Matinée sportive pour les enfants, produit en concert unique à la Halle des sortie en bus pour les personnes âgées, Manifestations le samedi 23 mai. La tournoi de pétanque et de foot première partie du concert a été assurée pour les sportifs, radio-crochet par le groupe local Soul Kmayann. Des pour les artistes, kermesse, sonorités africaines, voire purement cinéma en plein air et concerts maliennes, aux rythmes soul ou encore pour tout le monde… rock, le voyage a été dépaysant et Personne n’a été oublié ! Une envoûtant pour les spectateurs. Le vraie fête populaire et concert était le fruit d’une intergénérationnelle collaboration entre la Ville du Port, la orchestrée par l’association Halle des Manifestations et le FARFAR. Kabardock.
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