Les églises du canton de Châteauneuf-la-Forêt
SAINT GILLES LES FORETS
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19 ème si ècle
Guide de visite 97
Sommaire
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11.
Les origines
12.
Situation
13.
La reconstruction du XIX° s.
14.
Le bâtiment actuel
15.
L'intérieur
Les origines
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Si l’église de Saint-Gilles, dans son implantation actuelle n’a qu’un siècle d’existence, l’histoire de la paroisse se déroule sur au moins 700 ans. Appelée successivement La Forest ( XIIIème siècle ), Foresta (1215 ) Saint-Gilles-la-Forêt de Neuvic ( sans date ), la commune doit ses 828 hectares, ( le village d’Exidioux était de la paroisse de Domps avant d’être rattaché à Saint Gilles au XIXème siècle ) à un démembrement de la paroisse de Sussac plus ancienne. Après avoir appartenu au XIIIème siècle à l’abbaye de Solignac ( tout comme Sussac ), la cure de Saint Gilles est devenue, vers 1315, dépendance de l’abbaye de Meymac sous la forme d’une prévoté-cure. Les raisons de ce changement sont inconnues faute de documents écrits provenant de l’abbaye de Meymac
La première église ( aujourd’hui disparue ) Elle était située sur le Puy-du-Content, entre ForêtHaute et Forêt-Basse. Sans doute au Moyen-Age simple chapelle ( Capellani de la Forest prope Suisshac), son emplacement est marqué dans le cimetière actuel par une croix en fer forgé du XIXème siècle
Bénitier en granite taillé. provenant de l’ancienne église paroissiale, qui s’est écroulée en 1892 (coffre funéraire gallo-romain ) Dimensions : hauteur 40 cm, diamètre 60 cm Diamètre intérieur 40 cm ( Visible à l’entrée du cimetière sur la gauche )
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Situation
Elle figure, sur le plan cadastral de 1833, avec son plan carré et décrochement à l’est ( parcelle 173 ) et avec son cimetière attenant (parcelle pentagonale 172 ) Vers 1820, elle était couverte de chaume et en mauvais état; pourtant à cette même époque ; Saint Gilles était le siège de deux paroisses, celle de Surdoux lui ayant été rattachée ( tout comme la mairie d’ailleurs ) Après réparations faites à l’église de Surdoux, la séparation fut demandée en 1820. Ce n’est qu’à partir de 1849 que les deux églises furent à nouveau administrées en binage. L’abbé Lecler signale, sans autre précision, qu’une pierre placée à l’extérieur, derrière l’autel principal, présentait une inscription. Déboires de la petite église - 1826 Le bâtiment a été éprouvé par une grêle violente. Une cloche fut refondue - Juillet 1828 Par suite d’un orage terrible et d’un vent « affreux » (qui cassa ou arracha toute espèce d’arbres ), l’église fut victime d’un désastre: le côté droit du clocher couvert de bardeaux, pourtant à demineuf et la charpente furent emportés - 1880 l’église est réparée complètement ( ainsi que le presbytère ) - 1886 le clocher s’est écroulé par vice de construction, et les murs se sont fendus ; le plafond est tombé en partie. Commencent alors, au sein de la commune, des débats au sujet de la remise en état ou de l’abandon de l’église, débats qui dureront plusieurs années pendant lesquelles l’église continue de s’écrouler comme le 8 février 1891 où tout le mur de façade où se trouve la porte d’entrée est tombé avec une partie de la voûte en terre; l’église est désormais « comme un hangar en ruine » . 100
Reconstruction au XIX°siècle
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L’église ne sera pas relevée sur l’emplacement qu’elle occupait déjà, elle était isolée, au sommet d’une « montagne », d’un accès difficile. Le conseil projette de la reconstruire au centre de la commune, suivant les plans de l’architecte GEAY Mr le Curé est tout à fait hostile à l’emplacement proposé par le Maire. Après délibération en 1892, le conseil décide de reconstruire l’église au centre de la commune, sur la route, près de la maison communale, sur une bruyère lui appartenant. Après adjudication du 8 juin 1893, « Les travaux de maçonnerie, charpente, couverture en ardoises de Brive clouées, zinguerie, menuiserie, serrurerie, peinture et vitrerie etc.…sont exécutés par le Sieur ROUX entrepreneur à Eymoutiers, conformément aux plans ». Procès verbal de réception définitive en 1895.
Plan au sol de 1892. 101
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Le b âtiment actuel
Beaucoup de matériaux provenant de l’ancienne église ont été transportés sur le nouvel emplacement et réutilisés.
De vieilles ouvertures ont été reposées. Les murs extérieurs ont été recouverts de trois couches de crépi à mortier hydraulique, sable et cailloux. Un fronton et des contreforts en pierre ont été ajoutés D’après une lettre du Trésorier du Conseil de Fabrique, la vente des hêtres entourant l’ancienne église aurait permis de replanter des arbres autour de la nouvelle église et de construire un mur de soutènement pour empêcher les terres de s’ébouler sur la route.
La porte d’entrée neuve en chêne foncé conserve l’encadrement à trois bandes. Le clocher mur ne possède qu’une cloche ; la garniture de l’édicule est en granit provenant de l’ancienne église 102
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L'int érieur
La charpente est en chêne, tandis que le lattis est en châtaignier et le plafond cintré en sapin. L’enduit intérieur des murs, à deux couches, comprend, mortier hydraulique, sable et lait de chaux . Les vieux matériaux en granit ont resservi pour le dallage, mais la face visible layée, avec joints relevés au ciseau est en granit neuf.
L’Autel en bois peint
Saint Gilles et la vierge
Notre Dame de Lourdes
En 1894, le Conseil de Fabrique, avait demandé à Mr Le Préfet l’enlèvement de l’autel en terre cuite, la réinstallation et la réparation du confessionnal, de la chaire, des meubles de la sacristie. La peinture des voûtes était également souhaitée. 103
Le confessionnal à trois cases sous crucifix
Confessionnal et porte d'entrée
Le bénitier que l'on peut voir à gauche de la porte d'entrée. Une petite châsse en bois doré, rectangulaire, vitrée.
Une cuve en granit (probablement les fonts baptismaux)
Plus de trace du chemin de croix à 11 tableaux, ni de la bannière enfer forgé, ni des 4 vases en porcelaine, mentionnés à l'inventaire dressé en 1906 104