Dans Rio Loco, troisième épisode (après La pipe de Marcos et L'île de jamais jamais) des voyages de Juan sans Terre, l'action se déroule au cœur de la forêt amazonienne, territoire mystérieux et inexploré où autrefois on situait le fabuleux Eldorado et les mythiques 7 cités de Cibola. tout comme dans les pages des précédents épisodes, Javier de Isusi s’inscrit dans la pure tradition des grands récits d'aventures mais en renouvelle profondément les codes et le contenu. Javier de Isusi multiplie les clés de lecture sans jamais nuire à la fluidité de l'histoire, qu’il mène avec brio, légérété et ironie. Il y brosse subtilement le portrait psychologique de ses personnages, leur conférant ainsi une réelle épaisseur, distillant comme toujours – en filigrane - des références à la situation politique, sociale, culturelle et économique du continent latino-américain.