Des fautes politiques majeures ! Ne rien faire qui affaiblisse le mouvement social
Les forces du grand capital considèrent que l’extrême -droite peut être, pour un temps, une bonne roue de secours, comme en Italie. Dans ces conditions, rien ne doit être fait, aucune parole, aucun acte ne doit affaiblir le mouvement social. Au contraire, les forces politiques du changement doivent le soutenir, mais elle doivent surtout contribuer à son développement en portant le débat idéologique et économique sur la perspective politique progressiste à construire. Ceci doit se faire en respectant les décisions des syndicats et la pluralité de leurs adhérents. En ce sens, Jean-Luc Mélenchon, pas plus qu’un autre dirigeant politique ne peut donner des ordres aux syndicats et qualifier de « sectaire » le secrétaire général de la CGT, comme il l’a fait la semaine dernière. Des fautes politiques majeures ! Procéder ainsi revient qu’on le veuille ou non à affaiblir le syndicat de classe qui est au premier rang du combat pour les salaires, l’emploi, les services publics. La CGT est libre de prendre ses décisions en toute autonomie, à partir de son analyse des rapports de classe, de l’entreprise jusqu’ à la nation. Chacun à gauche se doit de respecter ses décisions sans fustiger son premier responsable qui agit et décide sur la base de délibérations collectives.
Ne rien faire qui banalise l’extrême droite
Les députés de gauche à l’Assemblée nationale ont relayé le mouvement social en utilisant leur droit de censure. Que l’extrême droite ait organisé à ce propos une opération politique participant de sa dédiabolisation, est un fait. Il n’y a rien de commun entre la gauche, les écologistes et les forces d’extrême droite. Rien ! Nous n’avons pas à nous réjouir de l’opération politique de Le Pen au nom de la volonté de faire chuter l’actuel gouvernement. Un gouvernement peut tomber de plusieurs côtés. Nous préférons que ce soit du côté gauche. Pour y parvenir, c’est un rapport de force qu’il faut construire patiemment dans le pays. De ce point de vue, plusieurs députés de la France Insoumise ont fait une faute en se réjouissant, en revendiquant même le soutien du parti de Le Pen au nom de cet objectif de chute du gouvernement. Et, pour la motion de censure déposée par LFI contre le budget de la Sécurité sociale, le député Éric Coquerel, appelle quasiment au RN à la voter, sinon « on serait là pour l’opérette » dit-il. Or, nous ne sommes pas au théâtre, ni aux jeux. Obtenir avec les voix d’extrême droite et de droite au
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Parlement revient à leur offrir sur un plateau d’argent ce qu’il recherche : leur plus grande normalisation banalisation dans la vie politique. Voter un texte sur la Sécurité sociale avec les partisans de la préférence nationale ne conduit pas à clarifier le débat politique, et les murs qui nous séparent de l’extrême droite. On ne peut laisser tracer un trait d’égalité entre la gauche des Lumières, la gauche progressiste, la gauche de la Résistance, la gauche militante de l’après-capitalisme, avec l’extrême droite qui est leur strict opposé. On ne peut donc laisser croire à l’équivalence de la nature de nos votes au Parlement ni à l’équivalence de nos positions politiques. Le faire c’est entretenir la confusion et se préparer à de terribles déboires. Malgré soi, cela revient à leur élargir encore la route qui mène au pouvoir pour l’extrême droite en alliance avec la droite. ■
Un espoir grand comme un continent
Lula, qui a permis à des dizaines de millions de Brésiliens de retrouver un emploi et redonné espoir à tous les démocrates d’Amérique latine et centrale, a gagné son pari. Que du bonheur et un immense respect pour la ténacité de cet homme. On sait que ce sera dur… mais ne gâchons pas notre plaisir à voir le fascisme reculer dans ce pays. Lula (Brésil), Gustavo Petro (Colombie), Gabriel Boric (Chili), Xiomara Castro (Honduras), Pedro Castillo (Pérou), Alberto Fernandez (Argentine), Luis Arce (Bolivie), Andrés Manuel López Obrador (Mexique), Maduro (Venezuela) Ortega (Nicaragua) tous présidents élus contre la droite et l’extrême-droite. L’Amérique Latine est devenue le continent du plus grand espoir, celui où des changement se concrétisent dans la diversité des expériences, sur fond de lutte de classe acharnée et contre l’impérialisme. Et Cuba, va. ■