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Voguons sur les flots de la nostalgie
Texte et photos : Corine Tellier Illustrations : Iconothèque Historique de l’Océan Indien
Une croisière pour finir l’année en beauté, ça vous tente ? Pas sur n’importe quel navire. On embarque sur l’un des paquebots des mythiques Messageries Maritimes, direction les destinations exotiques qui jalonnaient la traversée Réunion-Marseille dans les années 1960.
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Nous avons tendance à l’oublier, mais avant l’arrivée du premier avion à Gillot en novembre 1929, La Réunion n’était accessible que par bateau. Depuis l'ouverture du canal de Suez, en 1869, une avancée notable : les navires qui faisaient la liaison entre l’île et l’Europe pouvaient emprunter une voie maritime autre que la longue traversée de l’Atlantique. Le fret était assuré par trois compagnies : les Messageries Maritimes, la Compagnie Havraise Péninsulaire et la Ligne Scandinave ; c’est la première qui est restée gravée dans l’imaginaire comme la compagnie phare, laissant aux passagers privilégiés d’alors des souvenirs mémorables et forcément incomparables puisque la dernière croisière de ce type a eu lieu il y a déjà 50 ans. Tous les quinze jours, ils étaient entre 300 et 400 à s’embarquer à bord d’un des paquebots des Messageries Maritimes qui avaient renouvelé leur flotte en 1952 en se dotant de quatre nouveaux navires : le Pierre Loti, le Ferdinand de Lesseps, le La Bourdonnais et le Jean Laborde. La ligne de l'océan Indien, reliant l’île à Marseille, comprenait, depuis le départ de cette dernière plusieurs destinations, le long de l’Egypte, de la côte orientale de l’afrique et de Madgascar (avec un arrêt final à Maurice) : PortSaïd, Djibouti, Dar-es-Salaam, Aden, Moroni, Majunga, Nossi-Bé, Diégo-Suarez,
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Messageries Maritimes : Paquebot Eridan– 2ème classe mixte. Cabine à couchettes, 1929 (carte postale, Archives départementales de La Réunion)
Tamatave. Autant d’escales qui permettaient aux passagers d’agrémenter un voyage « découverte » et bien souvent un déplacement professionnel. Plusieurs places étaient ainsi réservées par les administrations qui envoyaient leurs cadres en mission dans l’une de ces villes au nom qui fait rêver ; la plupart ne faisaient donc pas la liaison complète, débarquant souvent à Madagascar. Si les bateaux comprenaient plusieurs classes (jusqu’à quatre au total), s’offrir un tel voyage demandait des finances conséquentes, encore plus pour se trouver sur le pont de la coûteuse première classe, fréquentée par les fonctionnaires habillés en drap, en costume et en cravate. L’enregistrement n’avait lieu qu’après le chargement des marchandises, notamment le sucre, transporté dans les balles en jute. La traversée complète, elle, durait entre trois semaines et un petit mois et commençait généralement par Maurice, même si certains s’offraient des vacances à la carte, mixant vol par avion et croisière. C’est ce que nous apprend l’un de ceux qui a eu l’opportunité de faire plusieurs traversées à bord du Pierre Loti entre autres et que nous avons eu la chance de croiser récemment dans le Sud, Pierre Norbert Jean Félix Allombert : « J’avais six ans quand mes parents m’ont emmené en voyage avec eux sur ce paquebot, pour la première fois en 1962. Ma croisière commençait à partir de Marseille ». A chaque escale, c’était l’émerveillement : depuis le pont, nous apercevions les côtes ; la suite de la découverte, la terre ferme, au contact des populations locales qui accueillaient les voyageurs en chant et musique. En mer, la vie à bord était ponctuée d’animations diverses : danse, séances de cinéma, tombolas… Les enfants, eux, étaient à la fête, comme nous le confirme Pierre Allombert : « C’était l’aventure permanente ! J’ai même eu droit à mon diplôme qui atteste que j’ai franchi la ligne de l’Equateur. Je me rappelle encore des magnifiques buffets de nourriture que nous autres, enfants, avions juste le droit d’admirer car nous mangions avant les parents ! On se rattrapait avec la piscine où l’on pouvait s’amuser comme on le voulait et il y avait ce magicien qui nous faisait des tours avec des poussins qu’il faisait disparaître et réapparaître ! ». De quoi donner l’envie de voguer sur les flots de la nostalgie.
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Le Port, Pointe-des-Galets : le paquebot Pierre Loti de la Compagnie des Messageries Maritimes : photographie de Jean Legros (1920-2004), 1955-1960, Fonds privé Jean Legros
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Paquebot des Messageries Maritimes dans le Port à La Pointe des Galets (estampe carte postale, Musée Léon Dierx – Don Jean-François Hibon de Frohen, né en 1947)
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