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Retour aux sources
LES SABLES D’OLONNE, LE 26/04/2022
J’adore la GGR pour plusieurs raisons :
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1/ C’est une course autour du monde économique car faite sur des bateaux d’occasions déjà construits et réutilisables.
2/ C’est une course où tout le monde à la même chance : les coureurs ont toute liberté pour choisir un des 20 voiliers homologués. Libre à chacun de choisir celui qu’il pense être le meilleur et qui franchira la ligne d’arrivée.
3/ C’est une course écologique car il n’y a pas besoin de fabriquer un bateau et l’impact environnemental d’un voilier est plus que limité surtout sans électronique et sans pilote électrique.
4/ C’est une course où on retrouve l’esprit d’aventure que j’ai connu dans les premières mini, les premiers B.O.C. et les premiers Vendée Globe où les coureurs étaient plus de bons copains que des adversaires.
5/ Enfin c’est une course où on retrouve les plaisirs d’antant : le suspens de sa position et de l’approche de la terre, une certaine tranquilité médiatique et un retour aux vrais valeurs de la marine traditionnelle. Peut-on réver d’une plus belle aventure quand on est marin que de faire un tour du monde aussi simple qui se résume à trois choses : la mer immuable, un bateau normal et un homme motivé. À notre époque, dominée par l’argent et où tout doit aller de plus en plus vite, la Golden Globe Race est un retour au source. C’est le paradoxe d’une course lente qui permet d’apprécier chaque jour le bonheur d’être en mer.
Jean-Luc VAN DEN HEEDE
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