L'Amour sorcier

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l’amour sorcier L’¢rchestre env¢ûté par la belle andal¢use r¢ci¢ marquez


1974 Création de l’Orchestre

1982-2002 Jacques Mercier directeur musical

1996 Emménagement à la Maison de l’Orchestre, Alfortville

1999 Guy Dumélie président

2002-2008 Marc-Olivier Dupin directeur général

2005 Yoel Levi chef principal

2008 Roland David directeur

2011 Fabienne Voisin directrice générale

2012 Enrique Mazzola chef principal et directeur musical

2014 Jean-Pierre Farandou président

2015 Premier concert à la Philharmonie de Paris

l’¢rchestre nati¢nal d’ile-de- france en quelques dates

Mardi 27 janvier 2015, premier c¢ncert à la Philharm¢nie de Paris de l’¢rchestre nati¢nal d’Île-de-France !


¢ ¢ Cette nouvelle année débute avec un évènement culturel majeur : l’ouverture de la Philharmonie de Paris à laquelle l’Orchestre national d’Île-de-France est fier d’être « orchestre associé ». L’Orchestre national d’Île-de-France y retrouvera son public parisien et francilien et proposera l’ensemble de ses concerts, de la musique de chambre aux grands symphoniques mais aussi la possibilité de l’expérience de la richesse de ses actions culturelles ; spectacles jeune public, ateliers et pour la première fois des concerts participatifs. Nous voici au tout premier concert de l’Orchestre dans ce qui est bien plus qu’un lieu ; un véritable équipement résolument ouvert à tous, petits et grands, habitués ou non des salles de concerts. Un lieu d’innovation : tout d’abord architectural ; singulier, il tend la main aux franciliens, efface le périphérique et s’intègre parfaitement dans le parc de la Villette. Innovation dans sa conception qui présente de façon harmonieuse et fonctionnelle de multiples espaces pédagogiques pour jouer, découvrir et écouter. Un lieu de vie unique, de rencontres et d’échanges regroupant l’ex Cité de la musique et son musée, cafés et restaurants et qui, enfin, offre en son cœur une salle somptueuse de 2400 places à l’acoustique exceptionnelle, limpide et veloutée ; des conditions d’écoute idéales en proximité avec les artistes. Un lieu inspirant qui ouvre indéniablement pour l’Orchestre national d’Île-de-France une nouvelle page que nous allons écrire ensemble. Elle débute aujourd’hui ! Saluons ceux qui ont porté ce projet par leur détermination et leurs convictions aux premiers rangs desquels figurent Pierre Boulez et Laurent Bayle, l’État, la ville de Paris et la Région Île-de-France. Ils nous donnent la possibilité d’écrire un futur où se conjuguent excellence, partage et transmission et permettent à tous une ouverture au répertoire symphonique.

Le 27 janvier est la date anniversaire de la naissance de Mozart. Il sera aussi celle du premier concert de l’Orchestre national d’Île-de-France à la nouvelle Philharmonie. La Région s’est engagée en faveur de ce projet utile à la musique et utile aux Franciliens. C’est logiquement qu’un partenariat entre l’Orchestre national d’Île-de-France et la Philharmonie s’est noué. L’Orchestre national d’Île-de-France, qui est déjà le fer de lance de notre politique culturelle en matière musicale, va donc être un partenaire constant de la Philharmonie, amenant son répertoire et son public, et contribuant ainsi au succès et au rayonnement de cette nouvelle salle, en Île-de-France et dans le vaste monde. La vocation de l’Orchestre national d’Île-de-France est de porter une grande ambition musicale auprès de larges publics en Île-de-France. L’Orchestre invite également des artistes d’immense talent, dispose d’une programmation riche et maintient une action culturelle au service du plus grand nombre. L’Île-de-France est un berceau de la culture. Elle a toujours été le lieu d’accueil des artistes du monde entier parce que, cœur de la France, elle en porte les principes et les valeurs. La culture et l’Île-de-France sont inséparables. Notre région est une porte sur l’universel, un carrefour international. Nous nous devons de faire rayonner cette ambition culturelle sur le plan international. Avec l’Orchestre, à travers son travail, c’est aussi vers le vaste monde que l’Île-de-France se tourne. Le partenariat avec la Philharmonie ouvre ainsi de nouvelles perspectives à l’Orchestre. Cela commence le 27 janvier !

Les musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France, leur président Jean-Pierre Farandou, Enrique Mazzola directeur musical et chef principal, et Fabienne Voisin directrice générale sont très heureux de vous accueillir ce soir.

Fabienne Voisin, directrice générale de l’Orchestre national d’Île-de-France & Enrique Mazzola, directeur musical et chef principal de l’Orchestre national d’Île-de-France

Jean-Paul Huchon, Président du Conseil Régional d’Île-de-France Julien Dray, Vice-Président du Conseil Régional d’Île-de-France, chargé de la culture


l’am¢ur s¢rcier Direction Enrique Mazzola Candelas Rocío Márquez Gitano Nicolas Briançon Gitanilla Catalina Denis Concert présenté par Nicolas Briançon

Violon supersoliste Ann-Estelle Médouze Violon supersoliste cosoliste Alexis Cardenas

Manuel de Falla L’Amour sorcier (ENTRACTE)

Anna Clyne Masquerade création française

Benjamin Britten Four Sea Interludes

Georges Bizet Carmen, suites 1 et 2 (extraits) — Maisons-Alfort (94) vendredi 23 janvier Théâtre Claude Debussy — Aulnay-sous-Bois (93) samedi 24 janvier Théâtre et cinéma Jacques Prévert — Massy (91) dimanche 25 janvier Opéra

— Paris (75) mardi 27 janvier Philharmonie de Paris — Meaux (77) samedi 31 janvier Théâtre Luxembourg

REPÉREZ NOS BRIGADES !

Lors du concert du mardi 27 janvier à la Philharmonie de Paris, n’hésitez pas à poser toutes vos questions sur le programme du concert, l’Orchestre, les musiciens… aux étudiants du master en musicologie de l’Université Paris-Sorbonne présents dans le hall. Vous les reconnaîtrez grâce à leur chapeau !


Manuel de Falla (1876-1946) L’Amour sorcier, gitanerie en un acte Date de composition 1914-1915 Date de création le 15 avril 1915 au Teatro Lara de Madrid Durée 35 minutes

RÉCEPTION « Il y avait dans la conversation de Falla, quelque chose de secret et de confidentiel. Il donnait très rarement son avis sur d’autres œuvres contemporaines. Il aimait, ou n’aimait pas, voilà tout ! Disons plutôt, il estimait ou méprisait, car c’était plus dans sa nature d’homme fier et secret. Chez lui, les détails techniques étaient rarement soulignés ; et, Dieu sait, quelle technique il possédait ! Enfin, on a dit de Falla qu’il était mystérieux et rien n’était plus faux, car Falla était un mystique à l’état pur, limpide au contraire, comme un bloc de cristal. Il avait des côtés, d’ailleurs fort amusants. Pendant les répétitions Falla ne se fâchait pas, il s’énervait ! Ce genre d’énervement espagnol, si spécial, je l’ai connu également chez mon maître Ricardo Viñès. Tout à coup, chez ces deux hommes, le discours prenait le rythme d’une guitare préludant rageusement ! » Francis Poulenc, Moi et mes amis, confidences recueillies par Stéphane Audel, 1963

EN MIROIR C’est après avoir rencontré Paul Dukas (à la mort duquel il compose un hommage pianistique : Pour le tombeau de Paul Dukas, 1935) que le compositeur espagnol Manuel de Falla séjourne en France de 1907 à 1914 où il se lie d’amitié avec Maurice Ravel, Florent Schmitt et son compatriote Isaac Albeniz. Grâce à Claude Debussy, ses premières œuvres sont éditées à Paris. En 1914, alors qu’éclate la première guerre, c’est bien à contrecœur qu’il est contraint de rentrer en Espagne. Dans ce contexte, il compose la première version de la musique de L’Amour sorcier, une « gitanerie musicale » pour orchestre de chambre et cantaora (chanteuse de flamenco) qui faisait alterner danses, dialogues parlés et chants. L’action se déroule parmi les gitans d’Andalousie : le fantôme de son ancien amant revient hanter Candelas la gitane ; pour pouvoir aimer librement Carmelo, elle trouve un moyen pour rompre le maléfice et éloigner à jamais le revenant en détournant son attention vers une autre femme… L’ouvrage est créé sous la forme d’un ballet-pantomime en 1915 avant d’être considérablement révisé par le compositeur en 1916 pour entrer au répertoire symphonique et d’être encore adapté en ballet en 1925.

« Il n’est pas de pays plus violemment contradictoire que l’Espagne. On prie la Madone de toutes ses forces, on brûle une forêt de cierges, et ensuite on va tuer son rival. Ce qu’on pense évidemment à tort c’est que l’Espagne n’est que soleil, oranges, mantilles, fleurs de grenades. Comme à la course de taureau l’arène est divisée en deux zones : sol y sombra. Il y a une Espagne sol et une Espagne sombra. Ces deux zones se mêlent parfois de façon imprévue. Savez-vous que sainte Thérèse d’Avila ordonnait à ses carmélites, pour la santé de l’âme et de celle du corps, de danser au son de la guitare et des castagnettes ? Les carmélites espagnoles ont, depuis, respecté cette tradition. Dans une récente traduction française du livre des Fondations de sainte Thérèse d’Avila, nous pouvons admirer de très belles photos de madame Yvonne Chevalier. À l’intérieur du couvent, par autorisation spéciale de Rome, on y voit de jeunes carmélites danser, castagnettes en main, au son de la guitare de la prieure. Ce principe des contrastes étant posé, on admettra plus facilement que le mysticisme de Manuel de Falla soit juxtaposé à son pittoresque. Oui, Falla était un grand mystique.» Francis Poulenc, Moi et mes amis, confidences recueillies par Stéphane Audel, 1963

EN 1915

« Le plus surprenant dans cette œuvre, c’est sa bivalence. Rien de plus espagnol que L’Amour sorcier, mais en même temps rien de plus universel.» Luis Campodonico

• La société américaine Corning introduit le verre résistant à la chaleur « pyrex », tandis que le français Claude dépose un brevet pour son invention du tube à néon. • Les distributeurs en France de Himalaya Films nomment Charlie Chaplin « Charlot ». • L’ingénieur en verrerie américain Alexander Samuelsson conçoit le design de la bouteille Coca-Cola ; en verre bleu, vert ou transparent, sa forme facile à prendre en main s’inspire des fèves de cacao.


el am¢r bruj¢

l’am¢ur s¢rcier

ACTO I - CUADRO PRIMERO

ACTE I - TABLEAU I

ESCENA 1

SCÈNE 1

Casa de los gitanos. GITANA VIEJA CANDELAS GITANA VIEJA

Chez des gitans.

¡ Cómo resuena la ma resta noche ! ¡ No tendrá que decir ná bueno ! La mar no dice ná, ni bueno ni malo. Suena porque la mueve el viento y habla como los condenos, sin licencia de Dios.

CANDELAS, echando los cartas

LA VIEILLE GITANE CANDELAS LA VIEILLE GITANE

CANDELAS, jouant aux cartes

Una, dos, tres, cuatruo, cinco, seis, siete…¡ Sale mujer rubia ! ¡ Mujer rubia !... GITANILLA, con alegría, mirando las cartas

CANDELAS

¡ Sale que me quiere ! ¡ Vendrá ! ¡ Vendrá ! ¡ Ladra un perro en la calle ! … ¡ Ma agüero !

(Se apaga la luz porque entra un soplo de aire. Con terror.)

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept… Sors, dame rouge ! Dame Rouge !… GITANILLA, regardant les cartes

CANDELAS

Sors et il m’aimera ! Il viendra ! Il viendra ! Voir un chien dans la rue ! C’est un mauvais présage !

(Une brise éteint le feu. Terrifiée)

¡ Hasta la luz se apaga ! ¡ Malhaya mi suerte ! (Acerca el cigarrillo a las cartas para seguir viendo.)

Écoutez comme la mer murmure ce soir ! Elle ne doit rien présager de bon ! La mer ne prédit rien, ni bien, ni mal. Elle fait du bruit car le vent la remue ; comme le damné, elle parle sans bénédiction de Dieu.

Même le feu s’est éteint ! Je n’ai pas de veine ! (Utilisant sa cigarette pour éclairer ses cartes.)

Una… dos… tres… cuatro… cinco… seis… siete… ¡ Sale que no me quiere !

Un… deux… trois… quatre… cinq… six… sept… Sors et il m’aimera !

(Con desaliento.)

(Découragée)

Una… dos… tres… cuatro… cinco… seis… siete…En este momento, habla con eya de mí… y le dice que no me quiere ni me ha querido nunca !

Un… deux… trois… quatre… cinq… six… sept… En ce moment, elle lui parle de moi… et elle lui dit qu’il ne m’aime pas et qu’il ne m’a jamais aimée !

(Tirando las cartas con rabia.)

(Jetant les cartes par terre de rage)

¡ Más vale dejarlo !

Je ferais mieux d’abandonner !

(Se levanta, se acerca a la candela y canta.)

(Elle se lève, se dirige vers le feu et commence à chanter.)

ESCENA 2 CANCIÓN DEL AMOR DOLIDO

SCÈNE 2 CHANSON D’UN CŒUR BRISÉ

CANDELAS

¡ Ay !

CANDELAS

Ah !

(con dolor)

(souffrant)

Yo no sé qué siento, ni sé qué me pasa, cuando éste mardito gritano me farta !

Je ne sais ce que je ressens, ni ce qu’il m’arrive, mais je sais combien ce maudit gitan me manque !

(acercándose a la candela, con temor.)

(s’approchant de la lampe avec effroi)

Candela que ardes

Feu qui flambe

(con ira)

(en colère)

¡ Más arde el infierno que toita mi sangre abrasa de celos !

L’enfer flambe plus fort qui brûle mon sang de jalousie !


¡ Ay !

Ah !

(con augustia)

(avec angoisse)

Cuando el río suena ¿ Qué querrá décir ? ¡ Ay !

Quand la rivière Que veut-elle dire ? Ah !

(con amargura)

(avec amertume)

¡ Por querer a otra se orvía de mí ! ¡ Ay !

Pour l’amour d’un autre. Il m’oublie ! Ah !

(con desvarío)

(en proie au délire, s’emportant)

Cuando el fuego abrasa … Cuando el río suena …

Quand le feu flambe, Quand la rivière

(con locura)

(avec démence)

Si el agua no mata al fuego, A mí el pesar me condena ! ¡ A mí el querer me envenena !

Si l’eau n’éteint pas la flamme Alors le chagrin m’envahira ! L’amour m’empoisonne !

(con forza)

(violemment)

¡ A mí me matan las penas ! ¡ Ay !

La peine me tue ! Ah !

(Dan las doce de la noche.)

(Minuit sonne.)

ESCENA 3 SORTILEGIO

SCÈNE 3 LE SORTILÈGE

CANDELAS

¡ Las doce !

(Las dos gitanillas se acercan una a la puerta y otra a la ventana y hacen su conjuro. Conjurando a la noche.)

GITANILA CANDELAS

¡ Las doce están dando ! En los brazos de la Virgen María su Hijo está orando… Por ello te pido oír puerta cerrar, niño yorar y campana repicar… ¡ Lo que mi corazón desea mis ojos lo vean ! ¡ Vendrá ! ¡ Vendrá ! ¡ No ha de venir ! ¡ Ya sé yo que no viene !… ¡ Para qué habré vivío un día más, si no le voy a ver !

CANDELAS

Douze heures !

(L’une des gitanes va à la fenêtre et l’autre à la porte ; elles psalmodient dans la nuit.)

GITANILLA CANDELAS

Il est douze heures ! Dans les bras de la Vierge Marie son fils prie… Pour lui, je quémande d’entendre une porte se fermer, un enfant crier et une cloche carillonner… Que mes yeux puissent voir ce que mon cœur désire ! Il viendra ! Il viendra ! Il ne viendra pas ! Je sais qu’il ne viendra pas !… Comment pourrais-je vivre un jour de plus si je ne dois plus le revoir !

(Con resignación.)

(Résignée)

¡ Las doce ! ¡ De toas maneras, con pena o alegría hay que cumplir lo que está mandao !

Douze heures ! De toute façon, que ce soit par souffrance ou par plaisir, nous devons faire ce qui nous est destiné.

(Con unción.)

(Avec dévotion)

¡ Pa que un Debé que está en el sielo, nos entre de su mano en er día nuevo ! Pa que nos lleve por la Buena vía… Haremos la danza der fin der día.

Celui qui est au paradis nous donne le jour nouveau ! Afin qu’il puisse nous conduire à la vie éternelle… nous allons faire la danse de la fin du jour.

ESCENA 4 DANZA DEL FIN DEL DIA

SCÈNE 4 DANSE DE LA FIN DU JOUR

Danza ritual del fuego. Se acerca de nuevo a la candela y echa en ella un puñado de incienso.

Danse rituelle du Feu. Candelas s’approche du feu et y jette une poignée d’encens.

CANDELA, Religiosamente.

CANDELAS, religieusement

¡ Incienso santo ! ¡ Incienso nuevo ! ¡ Sarga lo malo y entre lo bueno !

Encens sacré ! Encens frais ! Chasse l’esprit malveillant et apporte le bien !


A medida que sube el humo del incienso, baila Candelas la danza del fin del día. CANDELAS & GITANILLA

Ah ! Ah !

Au milieu de la fumée provoquée par l’encens, Candelas danse la Danse de la Fin du Jour. CANDELAS & GITANILLA

Ah ! Ah !…

ESCENA 5 EL AMOR VULGAR

SCÈNE 5 AMOUR VULGAIRE

Se oye en la calle un silbido : es el novio de la gitanilla que avisa su llagda.

Un sifflement se fait entendre, c’est l’amoureux de Gitanilla

GITANILLA

¡ Ya está ahi ! ¡ Ya está ahi ! ¡ Ná, ná, y siempre ná !

ESCENA 6 ROMANCE DEL PESCADOR CANDELAS

GITANILLA

Il est ici ! Il est ici !

(Elle part en courant.)

(Sale corriendo.) CANDELAS

annonçant son arrivée.

Por un camino iba yo buscando la dicha mía : lo que mis sacais miraron mi corasón no lo orvía. Por la verea iba yo. A cuantos le conocían - ¿ le habéis visto ? – preguntaba, y nadie me respondía. Por el camino iba yo y mi amor no Parecía. Er yanto der corasón por er Rostro me caía. La verea se estrechaba y er día se iba acabando. A la oriyita der río estaba un hombre Pescando. Mientras las aguas corrían Iba el pescador cantando : ¡ No quiero Apresar los pececillos del río ; quiero Hallar un corasón que se ha Perdío ! -Pescador que estás pescando, si har perdido un corasón, a mí me lo están robando a traición. El agua se levantó al oir hablar de penas de amantes y dijo con ronca voz : ¡ Pescador y caminante, si sufrís los dos, en er monte hay une cueva, en la cueva hay une bruja que sabe hechisos de amor ! Idla a buscar que eya remedio os dará ! Esto dijo er río, esto habrá que haser… ¡ A la cueva de la bruja tengo de acudir ! ¡ Si eya no me da er remedio me quiero morir !

CANDELAS

Rien, rien et toujours rien !

SCÈNE 6 L’HISTOIRE DU PÊCHEUR CANDELAS

J’ai marché le long d’une route à la recherche de mon amour ; ce que mes yeux ont vu, mon cœur ne pourrait l’oublier. Le long d’un chemin je suis allée. À ceux qui le connaissent j’ai demandé, « L’avez-vous vu ? » - et personne ne me répondit. Le long d’un chemin je suis allée et mon amour ne vis point. La douleur de mon cœur pouvait se lire sur mon visage. Le chemin se rétrécissait et le jour se terminait. Un homme pêchait au bord d’une petite rivière. Alors que les eaux ruisselaient devant l’homme, celui-ci chantait, « Je ne veux pas arracher les poissons de leur rivière. Je veux attraper un cœur qui m’a échappé ! » « Pêcheur qui pêche, si tu as perdu un cœur, le mien m’a été traîtreusement dérobé ! » L’eau, entendant le récit des souffrances des amoureux, se manifesta et dans un grondement dit : « Pêcheur et voyageuse : si tous deux vous souffrez, dans la montagne se tient une grotte et dans celle-ci s’y trouve une sorcière qui connaît des sortilèges d’amour ! Allez la voir et elle vous donnera un remède ! » Ainsi parla la rivière et ainsi il en sera… À la grotte de la sorcière je me rends ! Si elle ne peut me donner de remède alors je préfère mourir !

ESCENA 7 - INTERMEDIO

SCÈNE 7 - INTERMÈDE

Pantomima

Pantomime

CUADRO SEGUNDO - ESCENA 1 INTRODUCCIÓN (EL FUEGO FATUO)

TABLEAU II - SCÈNE 1 INTRODUCTION (LE FEU FOLLET)

La cueva de la bruja.

À la grotte de la sorcière.


ESCENA 2 EL TERROR CANDELAS

SCÈNE 2 LA TERREUR ¿ No hay nadie en la cueva ?

CANDELAS

N’y a-t-il personne dans la grotte ?

(Con un poco de temor)

(un peu effrayée)

¡ Nadie me responde ! ¿Será que la bruja sale por la noche en busca der mengue jineta en su escoba por la chimenea ?... ¡ Ay, Jesús me varga ! ¡ Qué miedo me entra ! ¡ No hay nadie… estoy sola !... ¡ Esta es la candela ! … ¡ Este es el manojo de las malas yerbas !... ¡ Este es el lagarto ! … ¡ Esta es la redoma encantá, donde el agua que sabe el secreto de toas las vidas está aprisioná ! ¡ No hay nadie… estoy sola ! … ¡ Si yo me atreviera… haría el conjuro que al Diablo callao desata la lengua !... ¡ No hay nadie… estoy sola ! … ¡ Si yo me atreviera !

Personne ne me répond ! Se pourrait-il que la sorcière sorte la nuit sur son balai par la cheminée à la recherche du démon ? Ah ! Seigneur, protège-moi ! Comme je suis terrifiée ! Il n’y a personne ici !… Je suis seule !… Oh ! La bougie ! Et là, la poignée d’herbes !… Oh ! Le lézard !… et là, la fiole magique où l’eau qui détient le secret de la vie est emprisonnée ! Il n’y a personne ici !… Je suis toute seule !… Si seulement j’osais, je prononcerais la formule magique qui délie la langue au démon ! … Il n’y a personne ici ! ?? Je suis toute seule !… Si seulement j’osais !… Elle s’approche et le Feu Follet saute alors du coin où il se cachait et va se jeter sur la gitane irrévérencieuse. Candelas, effrayée par le grondement de la grotte, ouvre les yeux et en voyant le Feu Follet recule.

Ah !… Le Feu Follet ! Esprit et roi de la grotte qui veut se venger de moi… Ne t’approche pas !

Se acerca y el Fuego fatuo salta del rincón en que está escondido y quiere lanzarse sobre la gitana profanadora. Candelas, espantada por el rumor, abre los ojos, y al ver el Fuego fatuo retrocede.

(Se sauvant)

Feu d’enfer qui brûle les âmes !

¡ Ay ! Es er fuegi fatuo, Espíritu y rey de la cueva, que Quiere vengarse de mí… ¡ No te acerques ! (Huyendo)

¡ Fuego del infierno que las almas quemas !

ESCENA 3 DANZA DEL FUEGO FATUO

SCÈNE 3 DANSE DU FEU FOLLET

Danza del terror

Danse de Terreur

Danza frenéticamente huyendo de Fuego que la persigue : se aparta con terror, salta, se retuerce ; por fin, de la misma desesperación sac alientos para lanzarse a perseguirlo : el Fuego fatuo huye y, saliendo.

Candelas danse frénétiquement dans une tentative d’échapper au Feu Follet qui la poursuit :

ESCENA 4 INTERLUDIOS (ALUCINACIONES)

SCÈNE 4 INTERLUDE (HALLUCINATIONS)

ESCENA 5 CANCIÓN DEL FUEGO FATUO

SCÈNE 5 CHANSON DU FEU FOLLET

CANDELAS

¡ Ay ! Lo mismo que er fuego fatuo, lo mismito es er queré. Lo mismo que er fuego fatuo, lo mismito es er queré. Le juyes y te persigue, le yamas y echa a corré. ¡ Lo mismo que er fuego fatuo, lo mismisto es er queré !

elle s’éloigne de terreur, saute, se tord dans tous les sens et tourne sur elle-même ; à la fin, complètement désespérée, elle souffle aussi fort qu’elle peut pour essayer de s’en débarrasser ; le Feu Follet s’enfuit et disparaît.

CANDELAS

Ah ! L’amour Est semblable au Feu Follet. L’amour Est semblable au Feu Follet. Tu le fuis et il te poursuit, Tu l’appelles et il se sauve. L’amour Est semblable au Feu Follet.


Nace en las noches de agosto, Cuando aprieta la calor. Nace en las noches de agosto, Cuando aprieta la calor. Va corriendo por los campos en Busca de un corazón… ¡ Lo mismo que er fuego fatuo, lo mismisto es el amor ! ¡ Malhaya los ojos negros que le alcanzaron aver ! ¡ Malhaya los ojos negros que le alcanzaron aver ! ¡ Malhaya er corazón triste que en su yama quiso arder ! ¡ Lo mismo que er fuego fatuo se desvanevce er queré ! ¡ Er fuego fatuo desapareció ! ¡ En la Luz de la luna se desvaneció ! ¡ La cueva es mía ! ¡ Vamo a ver si venso la mala suerte con la brujería !

Il est né lors des nuits d’août Quand la chaleur est insupportable. Il est né lors des nuits d’août Quand la chaleur est insupportable. Il court à travers la campagne à la recherche d’un cœur… L’amour Est semblable au Feu Follet. Maudits soient les yeux sombres qui peuvent le voir ! Maudits soient les yeux sombres qui peuvent le voir ! Maudit soit le cœur triste qui voulait se consumer Dans sa flamme ! L’amour Est semblable au Feu Follet. Le Feu Follet a disparu ! Dans la lumière de la lune il a disparu ! La grotte m’appartient ! Voyons si je peux rompre le mauvais sort par des sortilèges ! Candelas s’approche du coin aux charmes magiques, et s’emparant de la fiole enchantée, elle vide une partie de son contenu sur le feu et invente de toute pièce la formule magique.

Se acerca resueltamente al rincón de los encantos, y apoderándose de la redoma encantada derrama parte del agua sobre el fuego y hace el conjuro.

ESCENA 6 CONJURO PARA RECONQUISTAR EL AMOR PERDIDO CANDELAS

¡ Por Satanás ! ¡ Por Barrabás ! ¡ Quiero que el hombre que me ha orvidao me venga a buscar ! ¡ Cabeza de toro, ojos de león !... ¡ Mi amor está lejos … que escuche mi voz !

SCÈNE 6 SORTILÈGE POUR RECONQUÉRIR L’AMOUR PERDU CANDELAS

(Anxieusement)

Faites qu’il vienne ! Faites qu’il vienne ! Par Satan ! Par Barrabas ! Je veux que l’homme qui m’a aimée vienne ici ! Hélène, Hélène, fille du roi et fille de la reine !… Faites qu’il n’ait ni calme, ni repos, ni ne dorme au lit, ni ne s’asseye sur une chaise tant qu’il n’est pas en mon pouvoir ! Faites qu’il vienne ! Faites qu’il vienne ! Par Satan ! Par Barrabas ! Je veux que l’homme qui m’a déçue vienne ici ! Je suis arrivée à sa porte tandis que le soleil pointait… un homme habillé en rouge passa à côté de moi… je lui ai demandé et il m’a répondu qu’il se sentait comme les cordes qui pendent sept personnes… et je lui ai demandé : Fais qu’il vienne ! Fais qu’il vienne ! Petit oiseau blanc qui va voler dans le vent !… Fais qu’il vienne ! Je conclus ce pacte et je le respecterai !

(Con ansiedad)

¡ Que venga, que venga ! ¡ Por Satanás ! ¡ Por Barrabás ! ¡ Quiero que el hombre que me quería me venga a buscar ! ¡ Elena, Elena, hija de rey y reina !... Que no pueda para ni sosegar, ni en cama acostao ni en silla sentao… hasta que a mi poder venga a parar ! ¡ Que venga ! Que venga ! ¡ Por Satanás ! ¡ Por Barrabás ! ¡ Quiero que el hombre que me ha engañao me venga a buscar ! Me asomé a la puerta al salir el sol… Un hombre vestío de colorao pasó… Le he preguntao, y me ha contestao Que iba con los cordeles de los siete Ahorcaos… Y yo le he dicho : ¡ Que venga, que venga ! ¡ Pajarito blanco que en el viento viene volando !... ¡ Que venga, que venga ! ¡Entro y convengo en el pacto ! (Rompe la redoma contra el suelo)

Par Satan ! Par Barrabas ! Je veux que l’homme qui m’a oubliée vienne ici ! Tête de taureau, yeux de lion !… Mon amour est loin… faites qu’il entende ma voix !

(Elle brise la fiole sur le sol.)


¡ Paque venga ! ¡ Paque venga ! ¡ Paque venga ! ¡ Por Satanás ! ¡ Por Barrabás ! ¡ Quiero que el hombre que era mi vía me venga a buscar !

Pour le faire venir ! Pour le faire venir ! Pour le faire venir ! Par Satan ! Par Barrabas ! Je veux que l’homme de ma vie vienne ici ! (Les puissances malfaisantes montrent leur accord par le cliquetis de chaînes et par une obscurité totale.)

(Se oya como respuesta de los poderes infernales, ruido de cadenas arrastradas, y oscurece por completo.)

Oh… Le bruit des chaînes ! Le diable y est pour quelque chose !

¡ Ah… ruido de cadenac arrastrás ! ¡ Er diablo anda en esto !

ESCENA 7 EL AMOR POPULAR CANDELAS GITANO CANDELAS GITANO CANDELAS

¡ El es !... Su suerte lo trae. ¡ Ahora vas a ver tú lo que es bueno ! ¡ A la pá e Dió ! ¡ Er vaya contigo, caminante ! ¿ Hay argún arma güena que me quiá Dar candela pa ensendé er sigarro ? ¿ Candela pides pa ensendé et sigarro ? ¡ Pa abrasarte el arma te la daría yo ! ¡ Entra y tómala !

Entra el gitano sin verla, se acerca a la lumbre y enciende el cigarro GITANO CANDELAS GITANO CANDELAS

GITANO

CANDELAS GITANO CANDELAS

Dios se lo page. Quear con Dios. Prisa llevas, gitano. Voy de camino. Tos vamos de camino en este Mundo : la gracia está en que al fin De la verea nos aguarde arguien. Sí que hay unos ojillos negros que Me parece que van a alegrarse argo Ar verme a mí llegar. Pos me parece a mí que esta noche Van a tardar un rato en alegrarse. ¿ Por qué dicé usté eso ? ¡ Ahora lo verás !

SCÈNE 7 AMOUR ORDINAIRE CANDELAS GITANO CANDELAS GITANO CANDELAS

C’est lui !… Sa propre destinée l’a amené ici ! Maintenant, tu vas voir ce que tu vas voir ! La paix soit avec toi ! Et avec toi, voyageur ! Y a-t-il une bonne âme pour me donner du feu pour mon cigare ? Tu veux une bougie pour allumer ton cigare ? Je te la donnerais si cela pouvait consumer ton âme ! Viens la chercher !

Le gitan entre sans la voir, s’approche du feu et allume son cigare. GITANO CANDELAS GITANO CANDELAS

GITANO CANDELAS GITANO CANDELAS

Dieu t’en remerciera. Vas en paix. Tu es pressé, gitan. Je suis en voyage. Nous sommes tous en voyage dans ce monde : la beauté de ceci est qu’au bout de la route, il y a quelqu’un pour prendre soin de nous. Oui, il y a des yeux sombres, qui, je pense, vont s’éclairer à mon retour. Il me semble qu’ils vont un peu tarder à s’éclairer ce soir. Pourquoi dis-tu cela ? Voilà pourquoi !

ESCENA 8 DANZA Y CANCIÓN DE LA BRUJA FINGIDA

SCÈNE 8 DANSE ET CHANSON DE LA FAUSSE SORCIÈRE

Danza y canción del juego de amor

Danse et Chanson du Jeu de l’Amour

Candelas se echa por la cabeza un velo y empieza a danzar en torno de él para seducirle. Alterna la danza con canciones que le dice acentuando la expressión misteriosa. El gitano, aturdido, sufre su fascinación, sin conocerla.

Candelas jette un voile par-dessus son visage et commence à danser autour de lui pour le séduire. Elle alterne danse et chansons de sorte à intensifier le mystère. Le gitan, perplexe, est fasciné mais ne la reconnaît pas.

CANDELAS

GITANO CANDELAS

¡ Tú eres aquél mal Gitano que una Gitana quería ! ¡ El querer que eya te daba tú no te lo merecías ! ¡ Eh ! ¿Qué dices ? ¡ Quién lo había de decí que con otra la vendías ! [¡ Anda, mar gaché ! (Con rabia)

CANDELAS GITANO CANDELAS

Tu es le misérable gitan qu’une fille a un jour aimé ! Tu ne méritais pas l’amour qu’elle t’a porté ! Hein ? Que dis-tu là ? Qui aurait cru que tu la trahirais avec une autre ! Allons donc ! (En colère)

Que mérites-tu ? La même chose que tu lui as infligée, Padro Botero : avoir cette langue brûlée, cette même langue avec laquelle tu lui as menti !


GITANO

Qué te merecías ? ¡ Que er mismísimo Pedro Botero te abrasara esa lengua conque amor la mentías ! ¿ Qué sabes tú ? ¿ Quién te ha contao to eso ? ¡ Ven aquí !

(Quiere acercarse a ella, que sigue bailando. Cuando la va a coger, se detiente en seco y canta fingiendo gran solemnidad.) CANDELA

¡ No te acerques, no me mires, que Soy bruja consumá ; Y er que se atreva a tocarme la mano Se abrasará !

GITANO

CANDELAS

CANDELA

Ne t’approche pas, ne me touche pas, je suis une véritable sorcière ; et quiconque tente de toucher mon bras sera brûlé !

(Elle danse, l’esquivant avec des mouvements insidieux et semblables à un serpent ; il la suit, comme s’il hallucinait.) GITANO CANDELAS

(Danza huyendo de él, con movimientos insidioses y serpentinos ; él la sigue como alucinado.) GITANO

Que sais-tu ? Qui t’a dit tout ceci ? Viens ici !

(Il tente de l’approcher mais elle continue de danser. Quand il vient pour l’agripper, elle s’arrête subitement et recommence à chanter, simulant une grande solennité.)

¿ Quién eres ? ¿ Quién eres ? ¡ Soy la voz de tu destino ! ¡ Soy er fuego en que te abrasas ! con expressione crescente ¡ Soy er viento en que suspiras ! ¡ Soy la mar en que naufragas ! ¡ Soy la mar en que naufragas ! ¡ Ja ja ja ja !

Qui es-tu ? Qui es-tu ? Je suis la voix de ta destinée ! Je suis le feu dans lequel tu te consumes ! Je suis le vent dans lequel tu soupires ! Je suis la mer dans laquelle tu as échoué ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha !

ESCENA 9 FINAL (LAS CAMPANAS DEL AMANECER)

SCÈNE 9 FINALE (LES CLOCHES DU MATIN)

GITANO

GITANO

(Reconnaissant la voix)

CANDELAS

(sarcastique)

GITANO, déconcerté

Moi… moi… Candelas ! La petite Candelas qui se consume seulement pour toi et qui te laisse dans l’obscurité in secula seculorum (Pour toute l’éternité) ! Non, non, c’est impossible ! Écoute ! Pardonne-moi !

(Reconociéndola en la voz.)

Toi… toi… Candelas !

¡ Tú… tú…Candelas ! CANDELAS

(Con sorna)

¡ Yo… yo !... Candelas ¡ Candeliya, que ardía na más que pa tí, y que te deja a oscuras pa in secula seculorum ! GITANO, desconcertado

CANDELAS, avec arrogance

¡ No… no pué ser… Atiende… perdóname ! CANDELAS, con altivez

¡ Ya está despuntando er día ! ¡ Venme esta noche a buscar ! Vermos si se me orvía lo que me Has jecho penar con tanta mala Partía ! GITANO, implorándola

CANDELAS

¡ Perdóname ! ¡ Espérame ! ¡ Ya está despuntando er día ! ¡ Cantad, campanas, cantad !¡ Que vuelve la gloria mía !

GITANO, corriendo detrás de ella.

¡ Candelas ! ¡ Candelas ! CANDELAS, con exaltación

¡ Ya está despuntando er día !

GITANO, l’implorant CANDELAS

L’aube a cessé ! Viens me voir ce soir ! Nous verrons si je peux oublier combien tu m’as fait souffrir avec ta mauvaise farce ! Pardonne-moi ! Attends-moi ! L’aube a cessé ! Sonnez, cloches, sonnez ! Mon amour est revenu !

GITANO, courant derrière elle

Candelas ! Candelas ! CANDELAS, avec exaltation.

L’aube a cessé !



Anna Clyne (née en 1980) Masquerade – création française Œuvre jouée uniquement lors du concert à la Philharmonie de Paris Date de composition 2013 Date de création le 7 septembre 2013, au Royal Albert Hall de Londres (soirée de clôture des Proms), par le BBC Symphony Orchestra, sous la direction de Marin Alsop Durée 5 minutes

La compositrice londonienne Anna Clyne a déjà beaucoup œuvré en Amérique du nord et en Amérique du sud : elle y a effectué plusieurs résidences qui l’ont amenée à travailler avec des chorégraphes, des danseurs, des artistes vidéastes et des plasticiens. Si elle utilise l’électronique et s’aventure dans toutes sortes d’expériences artistiques innovantes aux ressources musicales à chaque fois renouvelées, elle reste très attachée à l’écriture pour grand orchestre. Elle est compositrice en résidence à l’Orchestre national d’Île-de-France en 2014-2016 pour lequel elle compose actuellement une œuvre orchestrale nouvelle qui sera créée à l’automne 2015.

« Le fait d’avoir pu assister récemment à une répétition de l’Orchestre national d’Île-de-France sous la direction de son directeur musical Enrique Mazzola me rend impatiente de composer une nouvelle œuvre spécifiquement pour cet orchestre – pour sa personnalité et son caractère unique. Cette œuvre qui n’a pas encore de titre sera pensée dans un esprit de danse, dans l’espoir qu’elle soit chorégraphiée à l’avenir. C’est un grand honneur d’avoir l’opportunité de collaborer avec cet orchestre merveilleux.» Anna Clyne, 2014 La création d’Anna Clyne composée pour l’Orchestre national d’Île-de-France sera jouée en novembre 2015.

RÉCEPTION « Masquerade puise son inspiration dans les “concerts promenades” originaux qui se tenaient dans les jardins de plaisance londoniens au milieu du XVIIIe siècle. Comme c’est toujours le cas aujourd’hui, ces concerts étaient un endroit où des gens de tous horizons se mêlaient pour profiter d’une grande variété de musique. D’autres formes de divertissements s’y adjoignaient comme les acrobaties, les amuseurs de rue, les danseurs exotiques, les feux d’artifice et les mascarades. Je suis fascinée par les codes historiques et sociologiques qui pouvaient exister entre la musique et la danse. Grâce à l’usage de costumes, de masques et de décors aux formes élaborées, les mascarades développent une forme excitante, mais toujours contrôlée, de sensualité liée à une occasion ou à une célébration. C’est ce que je souhaite évoquer dans Masquerade. L’œuvre tire son matériau de deux mélodies. Pour le thème principal, j’ai imaginé un chœur accueillant le public et invitant les auditeurs à explorer leur propre monde imaginaire. Le deuxième thème, Juice of Barley, est une vieille mélodie de danse populaire anglaise et une chanson à boire, qui apparaît pour la première fois dans l’édition de 1695 de John Playford, The English Dancing Master. Ce fut un honneur de composer cette musique pour la soirée de clôture des Proms et je dédie Masquerade à tous les “Prommers”.» Anna Clyne, 2013

EN MIROIR… « Mascarade : “Cette compagnie a fait une jolie mascarade”: cette compagnie a dansé une espèce de ballet. Troupe de personnes masquées qui vont danser et se divertir, surtout en la saison du Carnaval. Ce mot vient de l’italien mascarata dérivé de l’arabe mascara qui signifie raillerie, bouffonnerie. Mascarade est aussi un titre que quelques poètes ont donné à des vers qu’ils ont fait pour les personnages de ces petites danses ou ballets. Mascarade se dit aussi d’une personne mal mise ou mal proprement ajustée, comme si elle voulait se déguiser et se masquer. “Cette femme affecte des ornements, des parures extravagantes, et hors de mode, c’est une vraie mascarade”. “Les chevaux l’ont tellement éclaboussée, qu’elle avait le visage comme une vraie mascarade”. Mascarade se dit aussi d’une vaine pompe et cérémonie, d’un appareil éclatant qui éblouit le sot peuple, et dont les sages ne sont point touchés. Démocrite traitait tout le genre humain de mascarade, se moquait de ses vanités en mascarade. On le dit aussi de ceux qui trompent sous apparence d’honnêteté, qui déguisent leurs sentiments. Les hypocrites sont de continuelles mascarades.» Antoine Furetière, Dictionnaire Universel, volume 2, 1690

EN 2013… • Année des mathématiques de la planète Terre, programme de plus d’une centaine de sociétés scientifiques, universités, centres de recherches (sous le patronage de l’Unesco). • Inauguration à Istanbul, en Turquie, du « Marmaray », ligne ferroviaire avec tunnel passant sous le Bosphore.


Benjamin Britten (1913-1976) Four Sea Interludes, extrait de Peter Grimes Interlude I « Dawn » (Aube) Interlude II « Sunday Morning » (Dimanche matin) Interlude III « Moonlight » (Clair de lune) Interlude IV « Storm » (Tempête) Date de composition 1944-1945 Date de création le 3 avril 1946, à Londres, par le National Symphony Orchestra, sous la direction de Hans Kindler Durée 17 minutes

RÉCEPTION « Un individu contre la foule, un duo tragique sur fond d’office religieux, une scène de la folie, la mort injuste du héros, etc., on ne peut pas dire que les éléments soient nouveaux : ils traversent toute l’histoire de l’opéra. Peter Grimes est cependant la preuve que les vieilles outres peuvent être les récipients d’un vin nouveau. Cette œuvre semble être de ce point de vue le creuset des aspirations du passé et du présent. L’objet de toute œuvre scénique ne peut être que la mise en scène de la marginalité – politique ou idéologique, physique ou morale – : si Othello n’était pas un Noir, si Rigoletto n’était pas un bouffon bossu, si Don Juan n’était pas un jouisseur parasite, et si Wozzeck n’était pas un pauvre hère, incompris et mal aimé du monde, il n’y aurait pas d’opéra. L’opéra (Britten l’a tout de suite compris et a orienté tout son génie dans ce sens), c’est le lieu sublimé où les exclus et les parias trouvent la parole ; là où, s’ils ont un grand compositeur pour les servir, ils peuvent tout dire et sortir vainqueurs, fussent-ils morts, assassinés, suicidés ou perdants. Tout opéra est celui des “gueux”, c’est-à-dire des anges.» Xavier de Gaulle, Benjamin Britten ou l’impossible quiétude, 1996

EN MIROIR

Composé à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, cet opéra en deux actes avec prologue, raconte l’histoire de Peter Grimes, pêcheur dans le petit village de The Borough. Soupçonné du meurtre de ses deux apprentis, puis traqué, Peter Grimes n’a d’autre issue que la mer et prend la fuite à bord de son bateau… Dès avant la création de l’opéra le 7 juin 1945, au Sadler’s Wells Theatre de Londres, Britten avait décidé d’extraire les interludes purement instrumentaux qui le composaient pour en faire une suite orchestrale, publiée séparément. Ces interludes marins, qui formaient dans l’ouvrage lyrique des introductions aux différents actes ou des transitions entre certains tableaux, évoquent les atmosphères changeantes de la mer, parfois rassurante, souvent effrayante, toujours imprévisible.

« L’ombre des forêts flottait dans la paix du matin entre la tour et la mer que regardait Stephen. Au creux de la baie et au large blanchissait la mer miroitante, éperonnée par des pieds fugaces et légers. Sein blanc de la mer nébuleuse. Les accents enlacés deux à deux. Une main cueillant les cordes de la harpe et mêlant leurs accords jumeaux.Vagues couplées du verbe, vif-argent qui vacille sur la sombre marée.» James Joyce, Ulysse, 1922

« Sable à perte de vue, entre les dernières collines et la mer – la mer – dans l’air froid d’un après-midi presque terminé, et béni par le vent qui souffle toujours du nord. La plage. Et la mer. Ce pourrait être la perfection – image pour un œil divin – monde qui est là et c’est tout, muette existence de terre et d’eau, œuvre exacte et achevée, vérité – vérité –, mais une fois encore c’est le salvateur petit grain de l’homme qui vient enrayer le mécanisme de ce paradis, une ineptie qui suffit à elle seule pour suspendre tout le grand appareil de vérité inexorable, un rien, mais planté là dans le sable, imperceptible accroc dans la surface de la sainte icône, minuscule exception posée sur la perfection de la plage illimitée. À le voir de loin, ce n’est guère qu’un point noir : au milieu du néant, le rien d’un homme et d’un chevalet de peintre. Il fixe la mer. Silence. De temps en temps, il trempe le pinceau dans une tasse de cuivre et trace sur la toile quelques traits légers. Les soies du pinceau laissent derrière elles l’ombre d’une ombre très pâle que le vent sèche aussitôt en ramenant la blancheur d’avant. De l’eau. Dans la tasse de cuivre, il n’y a que de l’eau. Et sur la toile, rien. Rien qui se puisse voir. Souffle comme toujours le vent du nord, et la femme se serre dans son manteau violet. – Voilà des jours et des jours que vous travaillez ici. Pourquoi donc emporter avec vous toutes ces couleurs si vous n’avez pas le courage de vous en servir ? La question paraît le réveiller. Elle est parvenue jusqu’à lui. Il se tourne, puis il approche le pinceau du visage de la femme, hésite un instant, le pose sur les lèvres et lentement le fait glisser d’un coin à l’autre de la bouche. Les soies se teignent de rouge carmin. Il les regarde, les trempe à peine dans l’eau, et relève les yeux vers la mer. Sur les lèvres de la femme reste l’ombre d’une saveur qui l’oblige à penser “de l’eau de mer, cet homme peint avec de l’eau de mer”.» Alessandro Baricco, Océan mer, 1993


Georges Bizet (1838-1875) Carmen, suites 1 et 2 (extraits) Prélude Aragonaise La garde montante Intermezzo Séguédille Les Dragons d’Alcala Danse bohème Date de composition 1874-1875 Date de création le 3 mars 1875, à l’Opéra-Comique à Paris, sous la direction d’Adolphe Deloffre Durée 18 minutes

Sous sa forme première, Carmen est un opéra-comique, c’est-à-dire qu’il fait alterner des passages chantés (chœurs, airs, duos, ensembles…) avec des dialogues parlés (théâtraux). C’est après le décès de Georges Bizet, survenu quelques mois après la création parisienne de l’ouvrage, que son ami le compositeur Ernest Guiraud (1837-1892) a remplacé les passages parlés originaux de la partition par des récitatifs accompagnés de l’orchestre. Sous cette forme nouvelle et entièrement musicale, l’œuvre fait le tour du monde. On doit également à Guiraud l’extraction de pièces instrumentales et l’arrangement de numéros chantés pour être portés à la salle de concert. La publication des Suites d’orchestre extraites de Carmen, dont Bizet n’a donc jamais eu connaissance, est bien postérieure à la création de l’ouvrage lyrique et a permis au grand succès lyrique du compositeur de se répandre aussi au concert.

« J’ai toujours pensé que tu me tuerais… Moi d’abord, toi ensuite. Je sais bien que cela doit arriver ainsi.» Carmen à Don José dans Carmen (1845) de Prosper Mérimée

RÉCEPTION « Bon effet du premier acte. Applaudi le morceau d’entrée de Carmen… Applaudi le duo de Micaëla et de Don José. Bonne fin d’acte… Applaudissements, rappels… Beaucoup de monde sur la scène après cet acte… Bizet très entouré, très félicité. Le second acte, moins heureux. Le début très brillant. Gros effet du morceau d’entrée du Torero. Ensuite froideur… Bizet, à partir de là, s’éloignant de plus en plus de la forme traditionnelle de l’opéra-comique, le public était surpris, décontenancé, dérouté… Moins de monde autour de Bizet pendant l’entracte. Les félicitations moins sincères, gênées, contraintes. La froideur s’accentue au troisième acte… Seul applaudi par le public l’air de Micaëla, air de coupe ancienne, classique… Encore moins de monde sur la scène. Et après le quatrième acte qui fut glacial de la première scène à la dernière, plus personne, si ce n’est trois ou quatre fidèles et sérieux amis de Bizet. Tous avec des phrases rassurantes sur les lèvres, mais la tristesse dans les yeux. Carmen n’avait pas réussi.» Ludovic Halévy, lettre du 4 mars 1875 à un ami au sujet de la création de Carmen

EN MIROIR… «Wagner n’est pas le seul “Sauveur”: l’œuvre de Bizet sauve aussi. On prend avec lui congé du nord humide, de toutes les brumes de l’idéal wagnérien. Déjà l’action nous en délivre. Elle emprunte à Mérimée la logique dans la passion, la ligne concise, l’inflexible nécessité. Elle possède avant tout la qualité qui est celle des pays chauds : la sécheresse de l’air, sa limpidezza. Voici, à tous les égards, le climat métamorphosé. Ici s’exprime une autre sensualité, une autre sensibilité, une autre gaieté. Bizet est enviable pour avoir eu le courage d’une sensibilité qui n’avait pas jusqu’alors trouvé d’expression dans la musique savante d’Europe, je veux dire cette sensibilité plus méridionale, plus cuivrée, plus ardente… Enfin l’amour, l’amour ramené à la nature ! L’amour comme fatum, comme fatalité, cynique, innocent, cruel ; et voilà justement la nature ! L’amour dont la guerre est le moyen, dont la haine mortelle des sexes est la base ! Je ne sais pas de circonstance où l’humour tragique, qui est l’essence de l’amour, s’exprime avec une semblable âpreté, trouve une formulation aussi terrible que dans le dernier cri de Don José, avec lequel l’ouvrage se clôt : “Oui, c’est moi qui l’ai tuée, Carmen, ma Carmen adorée !”» Friedrich Nietzsche, Le cas Wagner, 1888

EN 1875… • Ouverture définitive de l’Opéra Garnier à Paris et début de la construction de la basilique du Sacré-Cœur à Montmartre. • L’Obéissante, voiture automobile à vapeur construite par Amédée Bollée, arrive du Mans à Paris après un voyage de 18 heures et 75 contraventions pour excès de vitesse… • La gymnastique connaît une explosion en France ; l’Union des sociétés de gymnastique de France (fondée en 1873) compte plus de 250 clubs.


Enrique Mazz¢la, direction D’origine italienne, Enrique Mazzola fait partie des artistes les plus dynamiques de sa génération. Interprète recherché du bel canto, spécialiste de la période classique et du début du romantisme, il est directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France depuis le début de la saison 2012-2013. Parmi les temps forts de ces dernières saisons, citons ses débuts à la tête du Royal Scottish National Orchestra, du Scottish Chamber Orchestra, du Northern Sinfonia, du London Philharmonic, de l’Orchestra of the Age of Enlightenment, de l’Orchestre symphonique de la Radio suédoise, du Wiener Symphoniker au Musikverein, des philharmonies de Oslo, Taipei, Prague et du New Japan Philharmonic. À l’opéra, il a dirigé ces dernières saisons Le Barbier de Séville, Le Vaisseau fantôme et Falstaff au Deutsche Oper de Berlin, La Sonnambula au Théâtre du Bolchoï, Cenerentola, L’Elisir d’amore et Don Pasquale au Festival de Glyndebourne, L’Italienne à Alger au Mai Musical Florentin, Don Giovanni à Tokyo, Macbeth à l’Opéra du Rhin, Don Pasquale au Théâtre des Champs-Élysées et à La Scala de Milan. Habitué des grands festivals européens, il a notamment dirigé un mémorable Falstaff au Festival d’Aix-en-Provence. Entre 1999 et 2003, il a été directeur musical et artistique du Festival de Montepulciano, où il a conduit des nombreux concerts symphoniques et des productions d’opéras.

Il dirige au Festival de Radio-France et Montpellier 2014. Également interprète accompli du répertoire contemporain, il a créé de nombreuses œuvres avec l’Orchestre national d’Île-de-France. On lui doit entre-autres les créations de Il Processo de Colla à La Scala, Il re nudo de Luca Lombardi à Rome, Medusa d’Arnaldo De Felice à l’Opéra de Munich, Isabella d’Azio Corghi au Festival Rossini. Ses projets comprennent une première invitation du Metropolitan de New York pour L’Elixir d’amour, de l’Opéra de Zurich et l’Opéra d’Oslo (Le Barbier de Séville), des Chorégies d’Orange, du Northern Sinfonia, Dinorah de Meyerbeer en version de concert à la Philharmonie de Berlin, son retour au Festival de Glyndebourne, au Théâtre du Bolchoï, au Deutsche Oper de Berlin, ainsi que des concerts à la tête des orchestres philharmoniques de Londres, Bruxelles, Prague et du Wiener Symphoniker.

Rocío Márquez, cantaora Rocío Márquez a réussi un tour de force incroyable : celui de mettre tout le monde d’accord. Les néophytes, à qui elle ouvre d’emblée par la pureté et la douceur de sa voix les portes d’un monde, le Flamenco, jugé souvent dur et hermétique ; les exigeants aficionados (amateurs éclairés), convaincus par son talent et sa maîtrise des palos (styles, formes) les plus rythmiques ; et les plus orthodoxes du flamenco. Intensité de l’interprétation, mélismes


subtils, clarté exceptionnelle de la voix, sobriété et précision du chant : loin des effets de séduction dont il est si facile d’abuser, Rocío Márquez a choisi la voie d’un art pur, dépouillé et sincère. La jeune andalouse, née en 1985 à Huelva, défie les clichés : Paya (non gitan) à la claire chevelure et aux yeux verts, elle chante le flamenco depuis l’âge de neuf ans sans tenir compte des propos grinçants sur son allure non conforme aux canons supposés d’une cantaora. Se détournant de l’expression torturée, souvent associée au cante jondo, sa voix claire s’élève plus volontiers vers l’azur qu’elle ne reflète la noirceur des abysses. Rocío Márquez a étudié en profondeur les racines de son chant, écoutant, intégrant et s’appropriant l’art d’illustres aînés tels que Vallejo, Pastora, Gabriel Moreno, Marchena, la Niña de Los Peines. Passionnée et volontaire, elle peaufine sa pratique à la Fondation Cristina Heeren de Séville, qu’elle intègre en 2005, auprès de maîtres tels José de la Tomasa ou Paco Taranto, et obtient dans le même temps son diplôme de professeur de musique à l’Université de Séville. En 2008, son talent explose lors du très prestigieux Festival Internacional del Cante de las Minas à La Unión où elle récolte la Lampara Minera et quatre autres premiers prix, ce qui n’avait alors été réalisé que par le célèbre cantaor Miguel Poveda. Depuis lors, elle multiplie les engagements dans son pays comme au-delà, se produisant sur les scènes les plus prestigieuses (Biennale de Séville, Téatro Réal de Madrid, les Suds à Arles, l’Olympia à Paris, le Dusseldorf Opéra, le Théâtre Mohamed V de Rabat, le Festival de Musique Sacrée de Fez, les instituts

Cervantès de New York, Chicago, Tokyo, Rome, Istanbul, Beyrouth, Le Caire…). En 2012, la sortie de son premier album « Claridad » la propulse auprès des Paco de Lucia, Enrique Morente ou Miguel Poveda dans le club très fermé des non gitans étant parvenus à s’imposer dans le monde du Flamenco tout en l’ouvrant au grand public. En choisissant de placer son nouvel album « El Niño » – à paraître le 2 février 2015 - sous l’étoile de Pepe Marchena (1903-1976), Rocío Márquez se positionne clairement dans la famille des rénovateurs du flamenco, tout en affirmant une vision noble et populaire de cet art.

Nicolas Briançon, comédien Nicolas Briançon est un comédien et metteur en scène de théâtre français. Il mène parallèlement une carrière au cinéma et à la télévision. Il est le directeur artistique du Festival d’Anjou depuis 2004, où il a succédé à Francis Perrin et Jean-Claude Brialy. Nicolas Briançon a débuté sa carrière dans la troupe de Roger Louret. Il fait ensuite ses débuts à la Comédie-Française dans Turcaret (Alain-René Lesage) au côté de Roland Bertin. Il a joué, entre-autres, avec Jean Marais dans Bacchus et La Machine infernale de Jean Cocteau, au côté de Daniel Ceccaldi dans Enfin seuls (Lawrence Roman) et dans Les Directeurs (Daniel Besse)

mis en scène par Etienne Bierry. Il participe à la création des Années Twist de Roger Louret au Palais des Sports de Paris et aux Folies Bergères où le spectacle obtiendra le Molière du meilleur spectacle musical. Plus récemment, il a joué et mis en scène : Au moment de la nuit (Crébillon fils) au Studio des Champs-Élysées, Jacques et son maître (Milan Kundera) au Théâtre de la Pépinière, Le Songe d’une nuit d’été (William Shakespeare) au Théâtre de la Porte Saint-Martin, Volpone (Ben Jonson) au Théâtre de la Madeleine. Il a également signé la mise en scène de Pygmalion (George Bernard Shaw) et de La Nuit des rois (William Shakespeare), sept nominations aux Molières, au Théâtre Comédia. Nombreuses de ses dernières mises en scènes ont été nommées plusieurs fois aux Molières et ont remporté un grand succès public et critique. En 2014, Nicolas Briançon revient à Shakespeare et met en scène Roméo et Juliette au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Il est cette saison sur les planches du Théâtre Tristan Bernard dans laVénus à la Fourrure (David Ives) au côté de Marie Gillain. Récemment, il a mis en scène Voyage avec ma tante de Graham Green à la Pépinière Théâtre. Au cinéma, il a tourné avec Valéria Bruni-Tedeschi, Cédric Kahn, Sophie Marceau, Maïwenn, Olivier Assayas, Audrey Dana et Michele Placido, entre autres, ainsi que dans de nombreux téléfilms dont deux séries phares de Canal Plus : Maison Close et Engrenages.

Catalina Denis, comédienne Catalina Denis est une actrice franco-colombienne. Elle commence une carrière de présentatrice de télévision en Colombie. Elle s’installe ensuite en France où débute sa carrière d’actrice avec le film Taxi 4 de Gérard Krawczyk. En 2008, elle obtient le premier rôle féminin aux côtés de Roschdy Zem dans Go fast d’Olivier Van Hoofstadt. Elle tourne ensuite dans Le Mac de Pascal Bourdiaux et Coursier d’Hervé Renoh. En 2011, elle partage l’affiche avec Tomer Sisley et Joey Starr dans Nuit Blanche de Frédéric Jardin. En 2013, elle achève aux États-Unis le tournage de Brick Mansions de Camille Delamarre sorti sur nos écrans en avril 2014. Cette même année, elle est à l’affiche de la série événement de Canal+, Tunnel, réalisée par Dominik Moll et elle interprète «l’infirmière de l’école» dans la série Pep’s (série télévisée). En 2014, elle joue dans deux séries produites par ABC The Assets et The Whispers (série coproduite par Steven Spielberg - Amblin television).


Orchestre nati¢nal d’Île-deFrance Un grand orchestre symphonique au cœur de l’Île-de-France L’Orchestre national d’Île-de-France est créé en 1974 à l’initiative de Marcel Landowski qui en deviendra président d’honneur fondateur. Il est financé par le Conseil régional d’Île-de-France et le ministère de la Culture. Sa mission principale est de diffuser l’art symphonique sur l’ensemble du territoire régional et tout particulièrement auprès de nouveaux publics. L’orchestre compte parmi les formations nationales les plus dynamiques et figure au top 10 des orchestres les plus engagés au monde du fameux mensuel Gramophone.

Toutes les merveilles du grand répertoire classique à la portée des franciliens Composé de quatre-vingt-quinze musiciens permanents, l’Orchestre donne chaque saison une centaine de concerts, offrant ainsi aux franciliens une grande variété de programmes sur trois siècles de musique, du grand symphonique à la musique contemporaine, du baroque aux diverses musiques de notre temps. L’orchestre innove également et a créé, depuis une quinzaine d’années, une centaine de pièces contemporaines, un festival,

Île de découvertes et un concours de composition, Île de créations, dont la troisième édition aura lieu cette année. En septembre 2012, Enrique Mazzola est nommé directeur musical, succédant à Yoel Levi qui avait considérablement renforcé l’exigence de qualité et la cohésion musicale de l’Orchestre. L’arrivée de ce nouveau chef dynamique et novateur apporte de nouvelles ambitions artistiques pour la formation.

Une action culturelle riche et engagée L’action culturelle est à l’orchestre un véritable laboratoire qui développe des actions éducatives ambitieuses : ateliers, rendez-vous avec les artistes, concerts éducatifs et spectacles musicaux. Ces actions visent à donner le goût et la connaissance du répertoire symphonique au plus grand nombre, tout en favorisant les rencontres avec les musiciens et la découverte du spectacle vivant. L’Orchestre produit de nombreux spectacles jeune public : L’Enfant et les sortilèges, Zazie, Céleste ma planète… La première fois que je suis née, paru en livre-CD chez Gallimard Jeunesse, a remporté le Grand Prix du livre-CD jeune public et le coup de cœur de l’Académie Charles Cros 2012. Au printemps 2013, c’est Le Ré-si-do-ré du prince de Motordu de Pef et Marc-Olivier Dupin qui a lui aussi reçu le coup de cœur de l’Académie.

part¢ut et p¢ur t¢us

Philharmonie de Paris

sur l’ensemble du territoire francilien De ville en ville, chaque saison, de Meaux à Aulnay-sous-Bois, de Maisons-Laffitte à Créteil 130 concerts dans 90 villes d’Île-de-France 80 000 spectateurs 12 500 spectateurs aux concerts jeune public 32 concerts éducatifs 35 ateliers de découverte 2 500 scolaires Des spectateurs fidèles 38 % de nos spectateurs ont moins de 30 ans le fauteuil symphonique le moins cher d’Île-de-France


« M¢i je déc¢uvre, je chante, je c¢mp¢se »

Passeur d’émotions, l’Orchestre offre la découverte et la pratique de la musique à tous les publics, et en particulier aux jeunes franciliens dans leurs écoles, leurs conservatoires, leurs quartiers.

DÉCOUVRIR PAR LES CONTES SYMPHONIQUES L’Orchestre programme des spectacles musicaux adaptés au jeune public et commande de nombreuses créations comme La première fois que je suis née de Marc-Olivier Dupin d’après l’ouvrage de Vincent Cuvellier et Charles Dutertre (repris le 8 février 2015 à la Philharmonie de Paris). Avant chaque concert jeune public, des ateliers en famille ouverts sur réservation sont proposés à la Philharmonie pour une expérience musicale ludique… en famille !

TRANSMETTRE LE RÉPERTOIRE DE L’ORCHESTRE Avant tous les concerts à la Philharmonie de Paris, à 19h45, une conférence (avant-concert) présente les œuvres au programme. Tout au long de la saison, des rencontres avec les artistes, solistes, chefs et musiciens révèlent aux enfants les secrets de ces métiers d’exception. Des musiciens de l’Orchestre, en petit effectif, viennent dans les classes interpréter une œuvre lors de miniconcerts et des séances scolaires sont organisées dans nos villes partenaires. L’Orchestre en petit effectif se déplace pour donner des concerts auprès de publics empêchés, dans des hôpitaux et des maisons d’arrêt.


PARTICIPER À DES PROJETS COLLECTIFS À destination de tous les publics scolaires, de la crèche au lycée, les actions collectives de l’Orchestre se déroulent sur plusieurs mois : Composons avec l’Orchestre permet à un public non initié (primaires, collégiens, lycéens…) de créer une œuvre originale, guidé par un compositeur et un musicien de l’orchestre.

CHANTONS ET JOUONS AVEC L'ORCHESTRE de jeunes franciliens, musiciens et choristes sur scène avec l’orchestre le temps d'un concert. Chaque année, 1 000 jeunes élèves d’écoles primaires ou de collèges d’Île-de-France participent au projet Chantons avec l’Orchestre . Après une préparation intensive durant plusieurs mois, ils se lancent sur scène accompagnés par des musiciens de l’orchestre. Venez les écouter chanter, dirigés par le chef d’orchestre David Levi, le samedi 23 mai prochain, à 11h, à la Philharmonie de Paris !


acc¢mpagner l’¢rchestre…

... Adhérez à Cosi, le cercle des amis de l'Orchestre national d'Île-de-France Être membre de Cosi, c'est vivre l'Orchestre de l'intérieur. Profitez des meilleures conditions pour assister aux concerts et découvrez les coulisses de l’Orchestre : accès à des répétitions, conférences autour des œuvres, rencontres avec les artistes...

Nous remercions pour leur soutien à la saison

particuliers et entreprises, Pour en savoir plus, contactez Audrey Chauvelot 01 41 79 02 47 www.orchestre-ile.com rubrique mécénat

et le cercle des amis de l'Orchestre


L’¢RCHESTRE Directeur musical Enrique Mazzola

Premiers vi¢l¢ns Supers¢listes Ann-Estelle Médouze Cosoliste Alexis Cardenas

Vi¢l¢ns s¢l¢s Stefan Rodescu Bernard Le Monnier

Vi¢l¢ns Jean-Michel Jalinière, chef d’attaque Flore Nicquevert, chef d’attaque Maryse Thiery, 2e solo Yoko Lévy-Kobayashi, 2e solo Virginie Dupont, 2e solo Grzegorz Szydlo, 2e solo Jérôme Arger-Lefèvre Marie-Claude Cachot Prisca Carsalade Marie Clouet Émilien Derouineau Isabelle Durin Domitille Gilon Bernadette Jarry-Guillamot Léon Kuzka Marie-Anne Pichard-Le Bars Matthieu Lecce Jean-François Marcel Laëtitia Martin Delphine Masmondet Diana Mykhalevich Julie Oddou Anne Porquet Marie-Laure Rodescu Pierre-Emmanuel Sombret Justine Zieziulewicz

Frédéric Gondot Catherine Méron Lilla Michel-Peron François Riou David Vainsot

Clarinette basse

Vi¢l¢ncelles

Bass¢ns

Jérôme Impellizzieri

Frédéric Dupuis, 1er solo Anne-Marie Rochard, co-soliste Bertrand Braillard-Eberstadt, 2e solo Jean-Marie Gabard, 2e solo Béatrice Chirinian Natacha Colmez-Collard Renaud Déjardin Camilo Peralta Raphaël Unger Bernard Vandenbroucque …

Henri Lescourret, 1er solo Frédéric Bouteille, co-soliste Gwendal Villeloup

Trésorier

C¢ntrebasson

Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Île-de-France

C¢ntrebasses Philippe Bonnefond, 1er solo Didier Goury, co-soliste Pierre Maindive, 2e solo Jean-Philippe Vo Dinh, 2e solo Florian Godard Pierre Herbaux Pauline Lazayres Robert Pelatan

Flûtes er

Hélène Giraud, 1 solo Sabine Raynaud, co-soliste Pierre Blazy

Picc¢l¢

Muriel Jollis-Dimitriu, 1 solo Renaud Stahl, 1er solo Sonia Badets, 2e solo Anne-Marie Arduini Benachir Boukhatem Raphaëlle Bellanger

Benjamin Duthoit

c¢nseil d’administrati¢n

Petite clarinette

Président

Vincent Michel

Jean-Pierre Farandou

Vice-président

Cyril Exposito

C¢rs Robin Paillette, 1er solo Tristan Aragau, co-soliste Marianne Tilquin Jean-Pierre Saint-Dizier Annouck Eudeline

Tr¢mpettes Yohan Chetail, 1er solo Nadine Schneider, co-soliste Patrick Lagorce Pierre Greffin

Tr¢mb¢nes Patrick Hanss, 1er solo Laurent Madeuf, 1er solo Matthieu Dubray Sylvain Delvaux

C¢ntretuba / tuba-basse André Gilbert

Nathalie Rozat

Timbales

Hautb¢is er

Jean-Michel Penot, 1 solo Jean-Philippe Thiébaut, co-soliste Hélène Gueuret

Alt¢s er

l’équipe

C¢r anglais Marianne Legendre

Clarinettes Jean-Claude Falietti, 1er solo Myriam Carrier, co-soliste

Hervé Burckel de Tell

membres

Julien Dray, vice-président en charge de la culture du conseil régional d’Île-de-France Jean Daubigny, préfet de la Région Île-de-France Véronique Chatenay-Dolto, directrice régionale des affaires culturelles – Île-de-France Xavier Adenot Sylvie Altman Véronique Carantois Luc Carvounas Véronique Chatenay-Dolto Frank Cecconi Didier Cormier Hervé Corriges François Delapierre Pierre Dubreuil Muriel Guenoux Bastien François Jean-Pierre Le Pavec Jack-Henri Soumère

Florian Cauquil

Percussi¢ns Georgi Varbanov Pascal Chapelon Didier Keck

Harpe Florence Dumont

¢

Directi¢n Fabienne Voisin, directrice générale Alexis Labat, administrateur Sophie Decroix, assistante de direction

Relati¢ns avec les publics Audrey Chauvelot, chargée des relations avec les publics, des partenariats et du mécénat Consuelo Senis, assistante de communication et des relations avec les publics

Diffusi¢n Adeline Grenet, responsable de la diffusion des concerts, des relations extérieures et du mécénat

C¢mptabilité Isabelle Rouillon, responsable-comptable Christelle Villain, assistante-comptable

Pr¢ducti¢n Anne-Marie Clec’h, conseillère artistique Alice Nissim, chargée de production et d’administration Xavier Bastin, chargé de production

Acti¢n culturelle Vanessa Gasztowtt, responsable de l’action culturelle Violaine Daly-de Souqual, chargée de l’action culturelle

Médiati¢n et créati¢n Camille Villanove, chargée de la création et de la médiation

C¢mmunicati¢n Emmanuelle Dupin, responsable de la communication Mélanie Chardayre, chargée des éditions et responsable Internet

Bibli¢thèque David Stieltjes, bibliothécaire

pers¢nnel artistique Stéphane Darmon, délégué général du personnel artistique

Régie François Vega, directeur technique Didier Theeten, régisseur adjoint Jérémy Petit, régisseur technique Audrey Gaspar, apprentie

Service intérieur et bâtiment Bernard Chapelle, régisseur général du bâtiment

L’Orchestre national d’Île-de-France tient à remercier particulièrement Laurent Bayle, président de la Philharmonie de Paris, et toutes ses équipes. La collaboration avec les services production, pédagogie, communication, techniques, régie… nous sont d’une aide précieuse pour l’organisation et la réussite de nos concerts.


pr¢chains rendez-vous à la philharmonie de paris Mozart / tanguy / Duruflé

Direction Enrique Mazzola Mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac Chœur régional Vittoria d’Île-de-France Mardi 24 mars à 20h30

Jouez et chantez Concerts participatifs - entrée libre

Chantez avec l’Orchestre !

Le Diable au musée

Bizet / de Falla Direction Enrique Mazzola Mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac Samedi 28 mars à 13h30

Borodine / Paganini / Perez-Ramirez Moussorgski-Ravel

Concerto pour public

Mardi 7 avril à 20h30

nicolaï / campogrande Direction Nathan Brock Dimanche 21 juin à 11h

Hér¢ïque

et aussi

Mozart / Beethoven Lauréat du concours Île de créations

LOW/HEROES un hyper cycle berlinois

Direction Nicholas Collon Piano Gianluca Cascioli

Glass / Bowie Direction Enrique Mazzola Récitant Bertrand Belin Samedi 7 mars à 21h Dimanche 8 mars à 18h30

Direction Fabien Gabel Violon Nemanja Radulovic

Jeudi 16 avril à 20h30

Ainsi parlait Zarath¢ustra dvorák / Schumann / Strauss

Direction Ion Marin Piano Adam Laloum Vendredi 5 juin à 20h30

LA FIANCÉE DU TSAR Version concert Rimski-Korsakov Direction Mikhaïl Jurowski Solistes des théâtres de Moscou Chœur de l’Orchestre de Paris Samedi 12 mai à 19h30

Jeune public La première fois que je suis née Cuvellier / Dupin / Dutertre Direction Marc-Olivier Dupin Soprano Donatienne Michel-Dansac Dimanche 8 février à 11h

Sacré symphonique ! Direction David Levi Chœur de lycéens, collégiens, grandes écoles et adultes amateurs Samedi 23 mai à 11h

Programmation complète sur

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orchestre-ile.com Sur place, avant le concert

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Belleville 2014/Photographies : Éric Laforgue, Tendance Floue - Mat Jacob en couverture - flore ael surun P.38 /licence d’entrepreneur du spectacle n°2-1043164/APE 90.01Z

Lux Æterna

j¢uEZ ! un ticket gagnant – et un seul – sera glissé, au hasard, dans l’un des pr¢grammes de salle du c¢ncert parisien… Celui (celle) qui tr¢uvera ce ticket gagnera deux places en première catég¢rie p¢ur un pr¢chain c¢ncert parisien de l’¢rchestre. B¢nne chance !

orchestre-ile. com Orchestre national d’Île-de-France 19, rue des Écoles 94 140 Alfortville audrey.chauvelot@orchestre-ile.com

Programmes et informations donnés sous réserve de modifications. Toute prise de vue et tout enregistrement sont strictement interdits pendant le concert.


BELLEVILLE 2014/PHOTOGRAPHIE TENDANCE FLOUE/LICENCE D’ENTREPRENEUR DU SPECTACLE N°2-1043164/APE 90.01Z

Venez n¢us éc¢uter j¢uer à LA PHILHARM¢NIE DE PARIS !


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