saison 17.18
orchestre national d’Île-de-france
PARTOUT ET POUR T¢US EN ÎLE-DE-FRANCE UN ¢RCHESTRE PASSI¢NNÉ SUSCITER L’IMAGINAIRE ET LA CRÉATIVITÉ, PARTAGER,TRANSMETTRE & VIVRE CETTE ÉMOTION SI SINGULIÈRE DE LA MUSIQUE SYMPHONIQUE
SAIS¢N 17.18
04 Calendrier 06 Éditos
C¢NCERTS P.11 13 Concerts symphoniques 43 En famille 53 Ciné-concert 55 Musique de chambre 57 Festivals, opéras, cross-over...
L’¢RCHESTRE P.63 64 Biographie 66 Enrique Mazzola 69 Les musiciens 77 L’équipe 78 Artistes en résidence
ACTI¢N CULTURELLE P.81 85 85 86 88
L’Orchestre engagé L’Orchestre en résidence L’Orchestre dans les lycées Île de créations
PRATIQUE P.100
ET AUSSI… P.90 91 92 94 97
Nouveau studio ! À l’écoute ! Devenez mécène Ils nous soutiennent
102 Comment réserver vos places en Île-de-France et à Paris 105 Bulletin d’abonnement 107 Bulletin d’adhésion Cosi 112 Qui nous cherche... nous trouve ! par lieu ou par compositeur
TOUTE NOTRE ACTUALITÉ sur orchestre-ile.com
votre Sais¢n 17.18 !
CONCERT SYMPHONIQUE MUSIQUE DE CHAMBRE & HORS SÉRIES CONCERT EN FAMILLE ET CONCERTS SCOLAIRES CINÉ-CONCERT
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Août me 23 FESTIVAL DES LUMIÈRES je 24 FESTIVAL HAYDN
Centre d’animation régional Montmorillon Académie des sciences et des lettres Vienne
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Théâtre des Champs-Élysées Paris Philharmonie de Paris Centre des Bords de Marne Le Perreux-sur-Marne
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je 5 BIRKIN GAINSBOURG Théâtre Alexandre Dumas Saint-Germain-en-Laye sa 7 THE MUSIC OF HOWARD SHORE Salle Pleyel Paris sa 14 NEW WORLD Conservatoire Jean-Baptiste Lully Puteaux sa 14 MUSIQUE DE CHAMBRE POC Alfortville ma 17 NEW WORLD Espace Vasarely Antony me 18 NEW WORLD Grande Scène Le Chesnay je 19 NEW WORLD La Seine musicale Boulogne-Billancourt ve 20 NEW WORLD Philharmonie de Paris je 26 BIRKIN GAINSBOURG Le Grand Rex Paris
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Septembre ma 12 LES GRANDES VOIX di 24 L’OISEAU DE FEU ve 29 L’ESPRIT DE L’EAU
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Octobre ¢ ¢ ¢ ¢ ¢ ¢ ¢ ¢
Novembre ve 10 FAUST Opéra Massy di 12 FAUST Opéra Massy ve 17 ROULEZ JEUNESSE ! Espace Saint-Exupéry Franconville sa 18 ROULEZ JEUNESSE ! Théâtre de l’Allegria Le Plessis-Robinson di 19 ROULEZ JEUNESSE ! Théâtre Luxembourg Meaux ve 24 AU PAYS DU CARIBOU Espace Jean-Moulin Villiers-sur-Marne ve 24 ROYAL ! Espace Dispan de Floran L’Haÿ-les-Roses di 26 ROYAL ! CEC – Théâtre Yerres ma 28 ROYAL ! Salle Gaveau Paris ma 28 AU PAYS DU CARIBOU Centre Culturel Jacques Prévert Villeparisis me 29 ROYAL ! Scène Watteau Nogent-sur-Marne je 30 ROYAL ! Espace Carpeaux Courbevoie je 30 AU PAYS DU CARIBOU Salle Gérard Philipe Bonneuil-sur-Marne
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Décembre ve 1er AU PAYS DU CARIBOU Théâtre Brunoy ve 1er ROYAL ! Centre culturel René Cassin Dourdan sa 2 AU PAYS DU CARIBOU Cité de la musique – Philharmonie de Paris sa 2 AU PAYS DU CARIBOU La Seine musicale Boulogne-Billancourt sa 2 ROYAL ! Salle Gérard Philipe Bonneuil-sur-Marne di 3 ROYAL ! Théâtre Jean Vilar Suresnes ve 8 PETROUCHKA Théâtre Le Vésinet di 10 PETROUCHKA Centre Culturel Jacques Prévert Villeparisis ma 12 MUSIQUE DE CHAMBRE Théâtre Rungis ma 12 PETROUCHKA Théâtre André Malraux Rueil-Malmaison je 14 PETROUCHKA Théâtre Rungis ve 15 PETROUCHKA Théâtre Claude Debussy Maisons-Alfort sa 16 VOYAGES Le Studio – Philharmonie de Paris sa 16 PETROUCHKA Théâtre Jacques Carat Cachan di 17 PETROUCHKA Philharmonie de Paris ma 19 PETROUCHKA Atrium Chaville je 21 PETROUCHKA Lycée Maximilien Perret Alfortville 6
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Janvier sa 13 SUPER-HÉROS Centre culturel Saint-Ayoul Provins di 14 SUPER-HÉROS Théâtre Romain Rolland Villejuif ma 16 SUPER-HÉROS Philharmonie de Paris di 21 SUPER-HÉROS Opéra Massy di 28 DEBUSSY ET ROME Cité de la musique – Philharmonie de Paris ma 30 WEEK-END À ROME Maison des arts et de la culture Créteil me 31 WEEK-END À ROME Le Figuier blanc Argenteuil
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Février sa 3 MUSIQUE DE CHAMBRE POC Alfortville sa 3 ÎLE DE CRÉATIONS POC Alfortville ve 9 ESCAPADE Théâtre Espace Coluche Plaisir sa 10 ESCAPADE Espace culturel Jean-Jacques Robert Mennecy di 11 L’ÎLE INDIGO Espace Vasarely Antony di 11 ESCAPADE Centre culturel Jacques Prévert Villeparisis ma 13 L’ÎLE INDIGO La Seine musicale Boulogne-Billancourt
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ma 13 ESCAPADE me 14 ESCAPADE je 15 ESCAPADE je 15 L’ÎLE INDIGO ve 16 ESCAPADE / CONCER’TEENS sa 17 L’ÎLE INDIGO
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Salle Gaveau Paris La Seine musicale Boulogne-Billancourt Les 3 Pierrots Saint-Cloud Centre culturel Jacques Prévert Villeparisis Espace culturel Dispan de Floran L’Haÿ-les-Roses Philharmonie de Paris
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Mars ve 9 SHAKESPEARE. LA TEMPÊTE Philharmonie de Paris sa 10 SHAKESPEARE. LA TEMPÊTE Théâtre Luxembourg Meaux di 11 SHAKESPEARE. LA TEMPÊTE Théâtre et cinéma Jacques Prévert Aulnay-sous-Bois ve 16 SHAKESPEARE. LA TEMPÊTE Opéra Massy sa 17 LE CARNAVAL DES ANIMAUX Cité de la musique - Philharmonie de Paris di 18 SHAKESPEARE. LA TEMPÊTE Théâtre Jean Vilar Vitry-sur-Seine ve 23 FORÊT-NOIRE Théâtre Victor Hugo Bagneux sa 24 FORÊT-NOIRE Centre culturel Saint-Ayoul Provins di 25 FORÊT-NOIRE Centre omnisport Jean Allasseur Montereau-Fault-Yonne ma 27 FORÊT-NOIRE Espace Marcel Carné Saint-Michel-sur-Orge me 28 FORÊT-NOIRE Théâtre Rungis je 29 FORÊT-NOIRE Cité de la musique – Philharmonie de Paris sa 31 FORÊT-NOIRE Théâtre Claude Debussy Maisons-Alfort
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Avril sa 7 MUSIQUE DE CHAMBRE POC Alfortville sa 7 SPORTING CLUB POC Alfortville ma 10 SPORTING CLUB Philharmonie de Paris
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Mai di 6 ON THE WATERFRONT Cité de la musique – Philharmonie de Paris di 20 LIBERA ME Philharmonie de Paris ma 22 LIBERA ME Centre des bords de Marne Le Perreux-sur-Marne me 23 LIBERA ME Théâtre Saint-Quentin-en-Yvelines je 24 LIBERA ME La Seine musicale Boulogne-Billancourt sa 26 LIBERA ME Espace culturel Alain Poher Ablon-sur-Seine di 27 LIBERA ME Orangerie Château de Versailles je 31 WELCOME TO BROADWAY Centre Culturel Jacques Prévert Villeparisis
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Juin ve 1er WELCOME TO BROADWAY CEC – Théâtre Yerres sa 2 WELCOME TO BROADWAY Philharmonie de Paris me 5 WELCOME TO BROADWAY Scène nationale de Sénart Lieusaint sa 16 LA CENERENTOLA Théâtre des Champs-Élysées Paris ve 22 FESTIVAL DE SAINT-DENIS Basilique Saint-Denis
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Valérie Pécresse Présidente du Conseil Régional d’Île-de-France Agnès Evren Vice-présidente chargée de l’Éducation et de la Culture
L’Orchestre national d’Île-de-France est une des fiertés culturelles de notre Région. Ce n’est pas seulement un orchestre de grande qualité, porté par l’audace de son directeur musical Enrique Mazzola : c’est un modèle du service public en faveur de la diffusion culturelle sur le territoire francilien. Le rôle qu’il joue est majeur : diffuser le meilleur du répertoire symphonique et lyrique sur tout le territoire francilien, auprès de tous les publics et notamment les jeunes. La résidence de l’Orchestre à la Philharmonie de Paris, ainsi que la saison écoulée au rythme des plus grands compositeurs, de ciné-concerts ou de spectacles pour enfants, ont témoigné de cette excellence qui contribue à l’attractivité de notre Région. Nous tenons à saluer l’action de l’Orchestre pour aller à la rencontre de celles et de ceux que la musique de répertoire peut intimider. C’est pourquoi dès 2016, la Région, principal financeur de l’Orchestre national d’Îlede-France, lui a alloué de nouveaux moyens pour lui permettre de se développer notamment à l’international tout en restant cette institution à la fois exigeante, créative et généreuse. Ce renforcement de notre soutien financier vise à accroître la diffusion du patrimoine musical par l’Orchestre dans les territoires isolés ou négligés, des îles de loisirs aux sites patrimoniaux.
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Cet engagement de tous les instants est plus largement celui de la Région en matière culturelle : pour nous, la culture doit être accessible à tous, partout dans notre Région. Au nom de cette conviction en une culture inclusive, nous avons augmenté le budget régional dédié à la culture de 12 % depuis décembre 2015. Dans ce cadre, nous nous mobilisons prioritairement pour amplifier l’éducation artistique et culturelle sur tous les territoires, et en particulier en Grande Couronne. Là encore, dans le domaine musical, l’Orchestre a un rôle emblématique. Cela se concrétise par des projets passionnants qui se sont multipliés ces derniers mois, comme la mise en place dans des lycées d’un programme destiné à sensibiliser les élèves au répertoire symphonique via des ateliers, des rencontres avec les musiciens et, comme point d’orgue, un concert de toute beauté donné par l’Orchestre. Face au succès que ce programme a rencontré, nous allons l’accélérer au service de la jeunesse d’Île-de-France. La Région continuera à soutenir fortement les initiatives de son Orchestre.
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Florence Portelli Présidente de l’Orchestre national d’Île-de-France Conseillère régionale d’Île-de-France Maire de Taverny
L’Orchestre national d’Île-de-France porte depuis sa création un projet simple mais ambitieux : participer à la démocratisation culturelle, essentielle dans une société comme la nôtre en perte de repères et aux inégalités culturelles croissantes, en allant à la rencontre de tous les franciliens quel que soit le territoire. En jouant au-delà des frontières de la capitale, l’Orchestre perpétue son modèle singulier et s’inscrit indéniablement dans la politique culturelle volontariste menée par la région qui repose sur la diffusion de la culture dans les espaces géographiques et sociaux peu coutumiers de sa présence. Par la mise en place de projets et d’actions éducatives, en partenariat avec les lycées notamment, il investit les territoires franciliens délaissés et se présente auprès des jeunes populations. Par les émotions qu’elle véhicule, par l’Histoire qu’elle nous lègue, la culture est essentielle dans la construction individuelle. Elle représente un outil d’expression et un moyen de s’ouvrir à l’autre ; en d’autres termes, elle émancipe. En croisant excellence, exigence et proximité, l’Orchestre concourt à faire de la culture un domaine non réservé.
Il est en effet de notre responsabilité de lutter contre les clichés qui subsistent sur la musique classique en la rendant accessible à tous et je suis fière de mener ce combat avec toute mon équipe et le soutien de la région. Sous l’égide de la directrice générale Fabienne Voisin et du directeur musical Enrique Mazzola, les artistes qui composent l’Orchestre continuent de placer l’innovation, la créativité et l’audace au cœur de leur travail et nous transmettent inépuisablement leur plaisir intact. La passion qui les anime et qu’ils partagent donne envie au public d’entrer en résonnance avec eux. Du répertoire de Tchaïkovski aux spectacles pour enfants, en passant par la venue de jeunes solistes talentueux, cette saison que nous vous proposons vous transportera à travers toute la variété de programmes que peut offrir l’art symphonique. Classé au top 10 des orchestres les plus engagés au monde par le mensuel Gramophone, l’Orchestre national d’Île-de-France est un fleuron de la culture française et contribue au rayonnement du pays et de la région dans le monde. Nous devons continuer à encourager cette institution qui porte haut les valeurs de la culture et qui en fait un vecteur de cohésion sociale et du vivre-ensemble ; je m’en porte garante.
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Fabienne Voisin, directrice générale, Enrique Mazzola, directeur musical et chef principal, et toute l’équipe de l’Orchestre national d’Île-de-France
L’Orchestre national d’Île-de-France est unique au monde par la mission singulière qu’il porte avec fierté depuis 1974 : vous donner l’envie de vivre plus de quatre siècles de musique symphonique au plus près de votre lieu de vie, où que vous soyez sur l’ensemble du territoire francilien, et porter les couleurs de la Région au-delà de ses frontières. Sa devise « partout et pour tous en Île-de-France » fait de lui un orchestre résolument citoyen, en mouvement permanent et pleinement impliqué dans la vie de la société. Son action s’articule autour des valeurs de proximité, d’ouverture, d’authenticité et d’engagement auprès de la collectivité. L’excellence, l’exigence, l’audace et la créativité déterminent sa politique artistique. Plus que jamais, il est l’image de son public : divers, curieux, ouvert et enthousiaste. L’Orchestre et ses musiciens se démarquent par leur désir de partager leur passion pour la musique symphonique et la volonté de la placer à portée de tous. Il se positionne comme l’un des leaders en matière d’actions culturelles ludiques et imaginatives proposées de 0 à 100 ans. Ces actions, pour la plupart participatives, se réinventent chaque saison, grâce à des programmes où l’enfant ou l’adulte s’impliquent, sont actifs, amenés à composer, chanter ou jouer. Ils vivent une expérience qui provoque la rencontre avec l’œuvre et permet à chacun de vivre cette émotion si singulière du concert. La culture est un lien puissant entre les individus et un facteur d’émancipation, elle nous rapproche et favorise l’universel. Nous avons cette ambition fermement déterminée dans chacune de nos actions de toucher ceux qui se sentent exclus, de rapprocher les différences, d’éveiller l’écoute de l’autre et la connaissance de soi, de susciter l’imaginaire et la créativité, d’attiser la curiosité.
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Cette saison concoctée par Enrique Mazzola vous permettra de découvrir ou redécouvrir les plus belles pages du répertoire symphonique, reflet de la richesse infinie de ce patrimoine qui est le vôtre. Les programmes sont pensés par thèmes exprimés par un titre afin que tous puissent se sentir invités. Nous avons convié pour vous le fleuron de la jeune génération des solistes ; « Roulez jeunesse ! » est un concertfestival de concertos emmenés par de brillants talents français placés sous la direction du jeune chef Dylan Corley : la trompettiste Lucienne Renaudin-Vary, le violoncelliste Victor Julien-Laferrière, magnifique vainqueur du concours Reine Elisabeth 2017, les pianistes Ismaël Margain et Guillaume Bellom lauréats tous deux de prix internationaux et déjà salués brillamment par la critique. Retrouvez aussi Stefan Jackiw, violoniste américain invité des plus grandes phalanges orchestrales internationales, les pianistes Lucas Debargue, révélation phénoménale du concours Tchaïkovski, et Alexandre Kantorow qualifié par la presse de « réincarnation de Liszt » ou encore Edgar Moreau, violoncelliste, Victoire de la musique 2015 et lauréat du concours Rostropovitch que nous avons grand plaisir à réinviter. Enrique Mazzola a invité les chefs marquants du moment pour servir ces programmes et initier des rencontres artistiques passionnantes : Tito Ceccherini, Eugene Tzigane, Ottavio Dantone feront ainsi leur début avec l’Orchestre dans des répertoires qu’ils défendent avec brio, alors que de belles aventures musicales se renforcent notamment avec Case Scaglione et Ainars Rubikis. Les grandes œuvres du répertoire rythment la saison : la Symphonie « Du Nouveau Monde » de Dvorák, le Concerto pour deux pianos de Poulenc, Water Music de Haendel, Petrouchka de Stravinski, Une Vie de Héros de Strauss, La Damoiselle élue de Debussy, la Septième Symphonie de
Beethoven, le Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn, la Troisième Symphonie de Brahms si chère à Gainsbourg, le Requiem de Verdi… Autour de ces monuments symphoniques, découvrez des pièces événements : en ouverture de saison, l’emblématique Dr Atomic de Adams, en avril le spectaculaire Ricochet de Akiho (« Sporting club ») incluant une partie de ping-pong. La musique se découvre ainsi comme expression vivante de notre temps ! L’œuvre de Tchaïkovski est toujours à l’honneur avec le cycle proposé par Enrique Mazzola qui vous présente cette saison l’une des plus belles pages pour violon, le Concerto pour violon et la Symphonie La Tempête. La création, inscrite dans notre politique, est présente toute la saison ; saluons la première saison en résidence du compositeur japonais Dai Fujikura. La programmation famille nous emmènera pour Noël au Québec avec « Au pays du caribou » présentant deux délicieux contes musicaux tirés d’histoires traditionnelles : La Chasse-Galerie et Le Chandail de Hockey à partir de six ans dirigés par Andrei Feher. En février, vous serez touchés avec L’Île Indigo par l’histoire de Lola, petite fille déterminée, en quête du bonheur où petits et grands sont invités à lui porter secours. Ce conte musical, créé par l’orchestre du Capitole de Toulouse et dirigé par Christophe Mangou, est accessible dès neuf ans.
Enfin, le projet participatif annuel d’envergure « chantons et jouons avec… », conduit sur toute la saison, emmènera chanteurs en herbe et jeunes instrumentistes dans l’univers coloré des comédies musicales de Broadway avec « Welcome to Broadway » coordonné par une mise en espace signée Édouard Signolet. Merci à vous, public, qui, par votre appétence de découvertes, nous suivez toujours plus nombreux : c’est là le plus formidable encouragement pour les musiciens, les équipes, les partenaires publics et mécènes pour poursuivre résolument cette mission qui vous est consacrée. Bienvenue dans cette saison soigneusement imaginée pour vous par Enrique Mazzola, et mise en œuvre par toute l’équipe de l’Orchestre !
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SYM PH¢ NIQUES 13
DIRECTION ENRIQUE MAZZOLA
DAI FUJIKURA
Uto pour quatre percussions JOHN ADAMS
Dr Atomic Symphony ANTON DV¢RÁK
Symphonie n° 9 en mi mineur « Du Nouveau Monde » op. 95
New World De Dv¢rák à Adams : deux symph¢nies incontournables Rien ne prédestinait le compositeur tchèque Anton Dvorák à faire le grand voyage depuis Prague jusqu’à New York en 1892. Pourtant, il a un réel coup de cœur pour l’Amérique et reste quatre ans directeur du conservatoire de cette ville si cosmopolite. Anton Dvorák dédie à ce pays qu’il adore ce qui sera sa dernière symphonie. Sous-titrée « Nouveau Monde », elle rend un hommage vibrant aux Indiens d’Amérique par ses mélodies dansantes et enivrantes. Le succès de l’œuvre est tel que l’astronaute Neil Armstrong, en allant sur la Lune en 1969, emportera dans ses bagages un enregistrement de cette symphonie, censée représenter l’Amérique. La symphonie de John Adams a une histoire tout aussi incroyable : extraite de son opéra Dr Atomic (2005), elle évoque le personnage de Robert Oppenheimer, le physicien américain surnommé « le père de la bombe atomique », pour avoir mis au point la bombe avant d’être larguée sur le Japon en 1945. Répétitive et lyrique, cette œuvre en un mouvement reflète l’esprit tourmenté du scientifique, partagé entre le désir de découvrir cette nouvelle technologie et l’incertitude de son usage futur. En ouverture, Uto, une œuvre du compositeur japonais Dai Fujikura, en résidence à l’Orchestre pour cette saison (voir page 79).
Un vibrant hommage aux Indiens d’Amérique... des mélodies dansantes et enivrantes COUP DE
D’ADELINE, À LA DIFFUSION
PUTEAUX (92) SAMEDI 14 OCT À 20H45 CONSERVATOIRE JEAN-BAPTISTE LULLY RÉS. 01 46 92 94 77 CULTURE.PUTEAUX.FR ANTONY (92) MARDI 17 OCT À 20H30 ESPACE VASARELY RÉS. 01 40 96 68 57 VILLE-ANTONY.FR
LE CHESNAY (78) MERCREDI 18 OCT À 20H30 GRANDE SCÈNE RÉS. 01 39 23 23 39 LECHESNAY.FR BOULOGNE-BILLANCOURT (92) JEUDI 19 OCT À 20H30 LA SEINE MUSICALE RÉS. 01 74 34 53 53 LASEINEMUSICALE.COM
PARIS (75) VENDREDI 20 OCT À 20H30 GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM 19H CLÉ D’ÉCOUTE
Ce concert est soutenu par Banque populaire – Rives de Paris 15
Éclairage
Dai Fujikura, compositeur en résidence à l’Orchestre national d’Île-de-France La musique vous habite-t-elle depuis l’enfance ? Oui, absolument. J’ai débuté le piano à cinq ans et je pense que j’ai commencé à composer vers huit ans. Mon père jouait un peu de piano et nous avions l’habitude de jouer ensemble à la maison. À quinze ans, vous quittez Osaka et poursuivez vos études en Angleterre. Pourquoi l’Angleterre ? Quand j’avais environ dix ans, je voulais déjà être compositeur. Ma mère lisait des biographies de Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Schumann… Tous ces grands compositeurs provenaient de pays germanophones et du haut de mes dix ans je me disais que je devais juste aller en Autriche ou en Allemagne pour devenir automatiquement un bon compositeur ! C’est vraiment moi qui ai voulu partir aussi jeune en Europe. Mes parents ont pensé que la langue anglaise était plus familière aux Japonais que la langue allemande. Ils m’ont donc inscrit dans un lycée anglais pour que je puisse apprendre cette langue. J’avais quinze ans et j’étais seul, sans ma famille, lorsque je me suis installé à Douvres. L’idée était que je pourrais par la suite poursuivre mes études universitaires en Allemagne ou ailleurs en Europe. Mais je suis finalement resté en Angleterre pour l’ensemble de mes études. L’ironie est qu’aujourd’hui je réside toujours en Angleterre, à Londres, mais que ma musique est beaucoup plus jouée en Allemagne et dans d’autres pays d’Europe qu’au Royaume-Uni !
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La musique et la démarche artistique de votre compatriote Toru Takemitsu vous ont-elles influencé ? J’ADORE la musique de Takemitsu ! Il est l’un de mes plus grands héros. Malheureusement, je ne l’ai jamais rencontré. Je crois que j’étais au lycée en Angleterre quand j’ai appris son décès… Toru Takemitsu s’était intéressé à la musique de film, est-ce votre cas ? Par le passé, j’ai été engagé à plusieurs reprises par des studios de cinéma pour composer des musiques de film. Mais jusqu’ici, ça n’a jamais vraiment bien fonctionné. Dans le monde de la musique de film, les compositeurs doivent le plus souvent livrer la musique attendue et souhaitée par le directeur musical. Et ce type de rapport ne me convient pas. Je souhaite composer la musique qui me semble être la bonne pour telle ou telle situation cinématographique et rester maître de la situation. D’ailleurs j’adore penser et imaginer la musique dans un contexte extra-musical et pour des genres reposant sur des « intrigues ». C’est la raison pour laquelle j’aime le genre de l’opéra : je peux composer exactement à ma manière, selon ma vision du drame, en collaborant pas à pas et profondément avec le librettiste. C’est avec le genre de l’opéra, et non avec le cinéma, que j’ai trouvé ce qu’était une réelle collaboration. C’est pour cette raison que j’aime composer pour l’opéra. Je voulais originellement être compositeur de musique de film. Lorsque j’étais enfant, je composais avec cette intention.
Donc j’espère qu’un jour je réaliserai ce qui fut pour moi un vrai rêve. Mais alors ce sera pour un film artistique et non pour un film commercial. Le cinéma français est un cinéma d’art, ce qui est formidable et qui n’existe pas dans tous les pays ! C’est avec grand plaisir que je collaborerai un jour avec un réalisateur pour ce type de film : ce sera alors une véritable collaboration, et pas seulement un musicien qui sert la volonté du metteur en scène… Quelques-unes de vos œuvres, comme Okeanos Breeze, font appel à des instruments occidentaux et à des instruments japonais. Quels rapports entretenez- vous avec la musique traditionnelle japonaise ? La première fois que j’ai entendu de la musique traditionnelle japonaise… j’avais vingt ans et c’était à Darmstadt ! Cette œuvre, Okeanos Breeze (2001), on me l’a commandée alors que je venais d’être diplômé du King’s College. Au début de ma carrière, comme vous pouvez l’imaginer, je n’avais pas le choix de l’instrumentation… On m’a donc imposé ce métissage instrumental, et c’est dans ces conditions que j’ai découvert le koto (cithare) et le shô (orgue à bouche), deux instruments traditionnels japonais joués par des musiciens anglais… Je me suis penché sur ces instruments, j’ai étudié leurs possibilités et j’ai ensuite écrit une musique en espérant réaliser une sorte d’instrument imaginaire composé du koto, du shô, du hautbois, de la clarinette et du cor. J’ai composé Okeanos Breeze pour répondre à une commande liée au Festival du Japon à Londres… De la même manière, on m’a demandé de composer pour quatre taikos, qui sont des tambours traditionnels japonais. Je suis très heureux d’avoir composé cette pièce pour quatre percussionnistes, Uto (2014), qui repose sur des schémas répétés mais qui ne sonnent jamais de la même façon grâce à une écriture en chevauchement. Mais en fait, je ne suis pas du tout une personne nationaliste et de nombreuses cultures autres que celle de mon pays de naissance m’intéressent.
Que pouvez- vous nous dire des œuvres que vous avez composées, qui vont être interprétées par les musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France ? Ghost of Christmas (Fantôme de Noël) est une commande de l’Orchestre national d’Île-de-France. Je l’ai composée spécifiquement pour ces musiciens ; elle sera créée en ouverture du concert de Noël. Ce qui n’est pas une circonstance des plus simples ! J’ai beaucoup réfléchi justement à cette situation de prélude et j’ai puisé mon inspiration chez Charles Dickens (A Christmas Carol, 1843). Glorious Clouds (2016-2017) est le fruit d’une commande partagée entre le Nagoya Philharmonic Orchestra et l’Orchestre symphonique de la WDR de Cologne. Il s’agit d’une œuvre d’une quinzaine de minutes autour de la microbiologie : nous partageons en effet notre vie et le monde avec les bactéries ! Rendez-vous avec l’ONDIF en 2018-19 pour plus de détails ! Que recherchez- vous aujourd’hui, d’un point de vue musical ? Je ne sais pas vraiment car chacune de mes œuvres aborde un sujet différent et donc un but et des moyens nouveaux (j’espère surtout ne pas être l’un de ces compositeurs qui écrivent toujours la même musique, encore et encore !). Mes intérêts changent d’une partition à l’autre. J’ai une personnalité plutôt obsessionnelle, donc à chaque fois que je commence une œuvre, je vis entièrement dans ce monde-là jusqu’à ce qu’elle soit achevée. Je viens d’assurer la programmation d’un festival de musique contemporaine à Tokyo : « Born Creative Festival » (4 mai 2017). La plupart des musiciens que j’ai programmés travaillent dans des directions très opposées aux miennes, ou en tout cas fort éloignées. Et cela me plaît. Je suis attiré par les artistes qui travaillent dans d’autres directions que les miennes, c’est très stimulant, et cette démarche fait partie de ma propre fantaisie ! Propos recueillis par Corinne Schneider
Retrouvez l’entretien en intégralité sur Orchestre-ile.com 17
FÉLIX MENDELSS¢HN
DIRECTION DYLAN CORLAY
Les Hébrides, ouverture
TROMPETTE LUCIENNE RENAUDIN-VARY
J¢SEPH HAYDN
VIOLONCELLE VICTOR JULIEN-LAFERRIÈRE
CAMILLE SAINT-SAËNS
PIANOS ISMAËL MARGAIN, GUILLAUME BELLOM
FRANCIS P¢ULENC
Concerto pour trompette en mi bémol majeur Hob. vii Concerto pour violoncelle n° 1 en la mineur op. 33 Concerto pour deux pianos en ré mineur
Roulez jeunesse ! Les jeunes s¢listes français assurent la relève En 2016, à la surprise (presque) générale, la très jeune trompettiste Lucienne Renaudin-Vary remportait le titre de « Révélation » des Victoires de la musique classique. Avec elle triomphait le goût du public pour une musique classique qui ne craint pas d’être populaire, dansante et touchante. Le son de sa trompette est un velours puissant et enjoué. Et il n’est pas rare de la sentir bouger sur scène avec la musique ! Après l’immense et regretté Maurice André, une nouvelle étoile est bien née. Victor Julien-Laferrière est un magnifique représentant de l’école française du violoncelle d’aujourd’hui. Premier prix du concours Reine Elisabeth 2017, Prague 2012, « Révélation soliste instrumental » aux Victoires de la musique 2013, lauréat du Prix Fondation Safran, membre du Trio Les Esprits, il est à l’aube d’une très belle carrière de soliste et chambriste. Nommé aux mêmes Victoires de 2016, Ismaël Margain n’a pas remporté la palme mais a néanmoins crevé l’écran avec une réelle générosité contagieuse. Il forme aujourd’hui un duo de piano avec Guillaume Bellom, nommé aux Victoires 2017, (tous les deux sont soutenus par la Fondation Singer-Polignac) ; et c’est ainsi que ces deux anciens élèves de Nicholas Angelich aiment se produire en concert. Car à deux, l’élan musical ne cesse de grandir.
Pour une musique classique qui ne craint pas d’être populaire, dansante et touchante COUP DE
DE BERNARD, À LA RÉGIE
FRANCONVILLE (95) VENDREDI 17 NOV À 21H ESPACE SAINT-EXUPÉRY RÉS. 01 39 32 66 06 VILLE-FRANCONVILLE.FR RENCONTRE AVEC DYLAN CORLAY ET LUCIENNE RENAUDIN-VARY
LE PLESSIS-ROBINSON (92) SAMEDI 18 NOV À 20H30 THÉÂTRE DE L’ALLEGRIA INFOS 01 81 89 33 66 MAISONDESARTS.PLESSISROBINSON.COM
MEAUX (77) DIMANCHE 19 NOV À 16H THÉÂTRE LUXEMBOURG RÉS. 01 83 69 04 44 THEATRE-MEAUX.FR RÉCRÉATION MUSICALE
Découvrir ces jeunes solistes sur orchestre-ile.com 19
DIRECTION OTTAVIO DANTONE
GE¢RG FRIEDRICH HAENDEL
Water Music (Musiques sur l’eau), suite n° 1 Musique pour les Feux d’artifice royaux J¢SEPH HAYDN
Le Monde de la Lune, ouverture Symphonie n° 103 en mi bémol majeur « Roulement de timbales »
Royal ! Haendel / Haydn : du bar¢que au classique Pour les fêtes royales données en extérieur, dans le faste du plein air, Haendel a écrit ces musiques grandioses, simples et solennelles qui sont devenues depuis de grands succès. Il n’est pas difficile en effet d’imaginer avec elles ce que devaient être ces fêtes durant lesquelles l’on contemplait le ciel illuminé, avec le bruit des fontaines, des fleuves et des rocailles… Le modèle est évidemment Versailles. Il est probable qu’Haendel ait composé ses Water Music en 1733 pour un orchestre de cinquante musiciens accompagnant le monarque George 1er sur la Tamise, entre Whitehall et Chelsea. Un peu plus tard, en 1749, il récidive avec les Fireworks (Feux d’artifice) pour célébrer le traité d’Aix-la-Chapelle. Aux abords de la Tamise, embouteillage monstre de tous les carrosses venus découvrir cette « super-production pyrotechnique », près de 12 000 personnes sont venues admirer ce spectacle unique. En contrepoint, la musique de Haydn semble intimiste. Elle aussi écrite pour Londres (mais dans une salle cette fois-ci…), la Symphonie « Roulement de timbales » (1795) utilise les percussions comme les Fireworks de Haendel. Chez ce dernier, les timbales servaient à couvrir le son de la détonation des fusées ; alors que chez Haydn, c’est pour surprendre l’auditoire dès le premier mouvement que cette percussion fait brusquement irruption.
Musiques grandioses, simples et solennelles qui sont devenues de grands succès
L’HAŸ-LES-ROSES (94) VENDREDI 24 NOV À 20H30 ESPACE CULTUREL DISPAN DE FLORAN RÉS. 01 46 15 78 78 LAYLESROSES.FR
PARIS (75) MARDI 28 NOV À 20H SALLE GAVEAU RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM 19H CLÉ D’ÉCOUTE
COURBEVOIE (92) JEUDI 30 NOV À 20H45 ESPACE CARPEAUX RÉS. 01 47 68 51 50 VILLE-COURBEVOIE.FR 19H30 CLÉ D’ÉCOUTE
YERRES (91) DIMANCHE 26 NOV À 16H CEC – THÉÂTRE RÉS. 01 69 02 34 35 SPECTACLES.LEVALDYERRES.FR
NOGENT-SUR-MARNE (94) MERCREDI 29 NOV À 20H30 SCÈNE WATTEAU RÉS. 01 48 72 94 94 SCENEWATTEAU.FR
DOURDAN (91) VENDREDI 1ER DÉC À 17H CENTRE CULTUREL RENÉ CASSIN RÉS. 01 60 81 18 34 MAIRIE-DOURDAN.FR
Nos événements pour
BONNEUIL-SUR-MARNE (94) SAMEDI 2 DÉC À 20H30 SALLE GÉRARD PHILIPE RÉS. 01 45 13 88 24 VILLE-BONNEUIL.FR SURESNES (92) DIMANCHE 3 DÉC À 17H THÉÂTRE JEAN VILAR RÉS. 01 46 97 98 10 THEATRE-SURESNES.FR 16H CLÉ D’ÉCOUTE
sur orchestre-ile.com 21
DAI FUJIKURA
DIRECTION ENRIQUE MAZZOLA
Ghost of Christmas COMMANDE DE L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE
VIOLON STEFAN JACKIW
PI¢TR ILYITCH TCHAÏK¢VSKI
Concerto pour violon en ré majeur op. 35 IG¢R STRAVINSKI
Feu d’artifice Petrouchka, version 1947
Petrouchka Un c¢ncert de noël magique ! En Russie, le Noël orthodoxe se fête un peu plus tard (début janvier). Et le père Noël a été rebaptisé « Grand-père gel » (Ded Moroz) depuis l’époque soviétique. Comme dans les pays latins, c’est l’occasion de célébrer le froid avec des musiques chaleureuses mais aussi quelques réjouissances : des groupes de chanteurs se déplacent dans la rue avec une perche surmontée d’une étoile, les habitants leur donnent des pirogui (petits raviolis) et des pains d’épices ; on allume des feux et on décore un arbre à cadeaux. Et bien sûr, toujours les mêmes matriochkas (poupées russes) que l’on offre pour faire plaisir. Alors pour les fêtes de fin d’année, ce programme se pare des couleurs musicales du froid, avec l’incandescent Concerto pour violon de Tchaïkovski (créé durant un mois de décembre, à Vienne en 1881), avec la musique de ballet Petrouchka de Stravinski (1912) qui relate les aventures de trois poupées à qui un mage donne vie grâce à une flûte magique ; ou avec Feu d’artifice (1902), une fantaisie pour grand orchestre du jeune Stravinski décrivant les fusées dans le ciel avec la virtuosité que l’on peut imaginer. En ouverture, un hommage du compositeur japonais Dai Fujikura* à cette période de l’année que le monde entier considère désormais comme festive. *Dai Fujikura, compositeur en résidence à l’orchestre : voir page 79
L’occasion de célébrer le froid avec des musiques chaleureuses et un jeune violoniste exaltant ! COUP DE
D’ISABELLE, À LA COMPTABILITÉ
LE VÉSINET (78) VENDREDI 8 DÉC À 20H45 THÉÂTRE RÉS. 01 30 15 66 00 VESINET.ORG
RUEIL-MALMAISON (92) MARDI 12 DÉC À 20H30 THÉÂTRE ANDRÉ MALRAUX RÉS. 01 47 32 24 42 TAM.FR
VILLEPARISIS (77) DIMANCHE 10 DÉC À 15H45 ORCHESTRE EN RÉSIDENCE (P. 85) CENTRE CULTUREL JACQUES PRÉVERT RÉS. 01 64 67 59 61 CCJP.FR 14H30 CLÉ D’ÉCOUTE LEVER DE RIDEAU ATELIER DE COMPOSITION À 15H30
RUNGIS (94) JEUDI 14 DÉC À 20H30 THÉÂTRE RÉS. 01 45 60 79 00 THEATRE-RUNGIS.FR MAISONS-ALFORT (94) VENDREDI 15 DÉC À 20H45 THÉÂTRE CLAUDE DEBUSSY RÉS. 01 41 79 17 20 THEATREDEMAISONSALFORT.ORG
CACHAN (94) CONCERT DIRIGÉ PAR JULIEN LEROY SAMEDI 16 DÉC À 20H30 THÉÂTRE JACQUES CARAT RÉS. 01 45 47 72 41 THEATREDECACHAN.FR PARIS (75) DIMANCHE 17 DÉC À 15H GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM CONCERT ENREGISTRÉ PAR FRANCE MUSIQUE
CHAVILLE (92) MARDI 19 DÉC À 20H45 ATRIUM RÉS. 01 47 09 70 75 ATRIUM-CHAVILLE.FR ALFORTVILLE (94) JEUDI 21 DÉC CONCERT SCOLAIRE POUR LES 20 ANS DU LYCÉE MAXIMILIEN PERRET LEVER DE RIDEAU ATELIER DE COMPOSITION
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Éclairage
La défense du concerto Camille Saint-Saëns, Le Courriel musical, 1er octobre 1904 et Le Gaulois, 29 octobre 1904
«
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Rien n’est plus relatif que la virtuosité que les moindres élèves de nos conservatoires exécutent en jouant ce qui paraissait inaccessible à nos pères. Mais si l’on veut voir cette virtuosité relative dans tout son épanouissement, on n’a qu’à regarder les concertos de Haendel écrits pour l’orgue. On les croirait, pour la plupart, écrits pour le clavecin ; dans tous, ce sont des séries de traits et, de temps en temps, on tombe dans un trou, sur lequel est placé l’écriteau ad libitum : l’exécutant peut faire à cette place tout ce qui lui passe par la tête.
Il les écrivait au jour le jour, en quelques heures, pour ses concerts, tout en voyageant ; le même aurait pu lui servir, puisqu’il changeait de public, mais un besoin irrésistible de production le poussait, et sa hâte était telle qu’il a dû quelquefois les exécuter sans répétition préalable ; et quand on lit ces partitions merveilleuses, quand on étudie cette écriture, élégante, impeccable, si merveilleusement ciselée, on est confondu par tant de génie et tant de talent, et par cette prodigieuse facilité, à laquelle celle de Sébastien Bach peut seule être comparée.
Avec Mozart, loin de se désorganiser, le concerto s’organise. Il en a écrit pour plusieurs instruments, mais les plus intéressants sont ceux qu’il écrivit pour le piano, à sa propre intention ; c’est là que l’on voit s’éveiller l’orchestre, bien plus important par moments que la partie principale ; celle-ci se tait souvent pour écouter l’orchestre, qui développe de véritables symphonies ; c’est là que l’on sent vibrer toutes les cordes de l’âme, depuis l’engouement le plus ingénu jusqu’aux sentiments les plus tragiques, dans une variété infinie, avec les nuances les plus délicates, les effets les plus imprévus.
Avec Beethoven, le concerto, comme le quatuor et la symphonie, atteint son apogée. Ses Concertos pour piano en ut mineur, en sol, en mi bémol ainsi que son Concerto pour violon sont d’admirables poèmes et d’impérissables monuments de l’art. Quant à Schumann, il prisait si haut le concerto qu’il lui a confié son poème d’amour : le récit de son union avec Clara Wieck, la célèbre compagne de sa vie. Si maintenant nous passons aux concertos écrits par des virtuoses, c’est une grande erreur de croire qu’ils sont dénués d’intérêts. C’est un intérêt moindre, d’accord ; mais
Si les grands génies ont tiré de ce genre du concerto des œuvres immortelles, on ne saurait nier que, dans son principe, ce genre avait pour but de faire briller les exécutants.
des traits ingénieux, des doigtés nouveaux, pour n’avoir de prix qu’aux yeux de quelques-uns, n’en sont pas pour cela dépourvus. Ils contribuent à étendre les ressources des instruments. Si les grands génies ont tiré de ce genre du concerto des œuvres immortelles, on ne saurait nier que, dans son principe, ce genre avait pour but de faire briller les exécutants. Où était le mal ? On n’en voyait point alors, ne connaissant pas le puritanisme qui nous a envahis ces derniers temps. Il n’est plus permis de s’amuser, la gaieté est proscrite de l’art comme une inconvenance. Les grands artistes du passé n’y mettaient pas tant de façons ; ils ne cherchaient qu’à plaire, et comme ils avaient du génie, comme ils possédaient à fond les ressources de l’art, ils restaient grands, quoi qu’ils fissent. Maintenant, des gens qui n’ont ni génie ni talent distillent tristement et laborieusement des œuvres aussi pénibles à entendre qu’elles le furent à produire. C’est ainsi qu’on voit des gens bien nés et bien élevés rester grands seigneurs dans la simplicité, alors que d’autres
s’évertuent à s’endimancher, à se guinder pour se donner des airs distingués, et n’arrivent qu’à se rendre ridicules. Car c’est la virtuosité elle-même que je prétends défendre. Elle est la source du pittoresque en musique, elle donne à l’artiste des ailes, à l’aide desquelles il échappe au terre à terre et à la platitude. La difficulté vaincue est elle-même une beauté. Ceux-là seuls font fi des difficultés qui sont incapables de les vaincre. La virtuosité triomphe dans tous les arts, dans la littérature et surtout dans la poésie ; en musique, nous lui devons tous les merveilleux effets de l’instrumentation moderne, devenus possibles seulement depuis qu’elle a pénétré dans les orchestres. Pour ce qui est du concerto, ce genre prétendu inférieur a cette supériorité qu’il permet à un exécutant de manifester sa personnalité, chose inappréciable quand cette personnalité est intéressante. Le solo de concerto est un rôle, qui doit être conçu et rendu comme un personnage dramatique. Texte sélectionné par Corinne Schneider
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LUDWIG VAN BEETH¢VEN
DIRECTION EUGENE TZIGANE
Coriolan, ouverture en ut mineur op. 62
PIANO LUCAS DEBARGUE
MAURICE RAVEL
Concerto pour piano en sol RICHARD STRAUSS
Une Vie de héros, poème symphonique op. 40
Super-héros ¢u l’incroyable d¢n du pianiste Lucas Debargue Jeune héros, Lucas Debargue l’est sans conteste : lui qui, même s’il n’a pas remporté le premier prix, a enflammé le prestigieux Concours Tchaïkovski de Moscou en 2015. Depuis, les Russes (pourtant toujours exigeants, surtout en matière de piano) l’ont adopté comme l’un des leurs, succombant au charme de cette personnalité atypique et surprenante. Le Concerto de Ravel est idéal pour son jeu agile et coloré. Il est d’ailleurs l’un des seuls à concilier aussi bien la musique russe et le répertoire français, comme l’a toujours souhaité son professeur Rena Cherechevskaïa. Pour ce concert, l’étonnant pianiste est encadré par deux références romantiques : l’ouverture composée en 1801 par Beethoven pour le Coriolan de Goethe et la Vie de héros de Strauss (1898), gigantesque fresque symphonique qui sert aussi d’autoportrait à un musicien qui s’est révélé dans les sublimes élans wagnériens.
Gigantesque fresque symphonique servant aussi d’autoportrait au musicien COUP DE
D’ALEXIS, ADMINISTRATEUR, ET DE STÉPHANE, À LA RÉGIE DU PERSONNEL
PROVINS (77) SAMEDI 13 JANV À 20H30 CENTRE CULTUREL SAINT-AYOUL RÉS. 08 20 07 71 60 CENTRECULTURELPROVINS.FR
VILLEJUIF (94) DIMANCHE 14 JANV À 16H THÉÂTRE ROMAIN ROLLAND RÉS. 01 49 58 17 00 TRR.FR
PARIS (75) MARDI 16 JANV À 20H30 GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM RENCONTRE À 19H
MASSY (91) DIMANCHE 21 JANV À 16H OPÉRA RÉS. 01 60 13 13 13 OPERA-MASSY.COM
Dans le cadre de « Sortir à Paris », le Théâtre Rutebeuf de Clichy propose à ses spectateurs d’assister au concert à la Philharmonie de Paris. 27
GE¢RGES BIZET
DIRECTION TITO CECCHERINI
Symphonie « Roma » en ut majeur
SOPRANO MELODY LOULEDJIAN
CLAUDE DEBUSSY
MEZZO-SOPRANO CATHERINE TROTTMANN
La Damoiselle élue Printemps, suite symphonique
ENSEMBLE VOCAL SEQUENZA 9.3 DIRECTION CATHERINE SIMONPIETRI
Week-end à Rome Déc¢uvrez Bizet et Debussy inspirés par l’Italie La production musicale de Bizet pour orchestre seul est extrêmement réduite : deux ouvertures, une marche funèbre, quelques suites dont celles tirées du mélodrame L’Arlésienne ainsi que deux symphonies en ut majeur. Composée à l’âge de dix-sept ans, la première symphonie est plus connue que la Symphonie « Roma », très rarement jouée en concert. Cette partition créée dans son intégralité en 1880 (cinq ans après la mort du compositeur) est pourtant innovante à plus d’un titre, ne serait-ce que par sa forme très fantaisiste ! C’est cette même inspiration italienne qui irrigue les deux œuvres composées par Debussy en 1887-1888 alors qu’il est pensionnaire à la Villa Médicis. Dans Le Printemps, son orchestration si subtile offre un contrepoint sonore à l’ivresse de La Primavera de Botticelli tandis qu’il utilise la voix pour chanter et louer toute la sensualité, voire la décadence (selon certains critiques de l’époque) du poème La Damoiselle élue de l’auteur anglais Dante Gabriel Rossetti. « La Damoiselle Élue fait partie de ces œuvres qui ont le pouvoir de vous faire toucher, ressentir et vivre le Divin l’espace de quelques instants. Les harmonies vous enveloppent pour vous transporter de l’autre côté du ciel, les lignes vocales du poème vous érigent, la matière orchestrale se diffuse jusqu’au plus profond de vous-même pour entièrement vous adoucir. C’est un immense honneur et plaisir de participer à ce phénomène extra-ordinaire, d’être actrice de cette matérialisation éphémère du sublime, et de vivre cette expérience-là avec l’Orchestre national d’Île-de-France et le maestro Tito Ceccherini. » Melody Louledjian COUP DE
DE FABIENNE, DIRECTRICE GÉNÉRALE
PARIS (75) DIMANCHE 28 JANV À 16H30 DEBUSSY ET ROME DANS LE CADRE DU « WEEK-END DEBUSSY » CITÉ DE LA MUSIQUE – PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM 15H45 CLÉ D’ÉCOUTE
CRÉTEIL (94) MARDI 30 JANVIER À 20H30 MAISON DES ARTS ET DE LA CULTURE RÉS. 01 45 13 19 19 MACCRETEIL.COM
ARGENTEUIL (95) MERCREDI 31 JANV À 20H30 LE FIGUIER BLANC RÉS. 01 34 23 58 00 ARGENTEUIL.FR
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Éclairage
Tous les chemins mènent à Rome
Pour les compositeurs du xixe siècle, Rome est à la fois une ville de culture – dans le domaine de la peinture, de la sculpture et de l’architecture, plus que dans celui de la musique d’ailleurs – une ville de repos, en même temps que celle de la créativité. À cette époque-là, elle est considérée comme le foyer artistique de l’Occident : pour un artiste, y séjourner est incontournable. Côtoyer les œuvres de Michel-Ange, de Raphaël ou du Bernin, visiter la basilique Saint-Pierre, la Chapelle Sixtine ou le Capitole, flâner dans les ruines ou partir à la découverte de centaines d’églises sont autant d’occasions de se plonger dans l’histoire que de se mesurer à elle. « Les monuments de Rome élèvent l’âme, écrit par exemple Félix Mendelssohn en 1830. Ils produisent une impression tout à la fois grave et sereine, et l’on constate avec bonheur que les hommes peuvent édifier quelque chose dont, après mille ans, l’aspect vous rafraîchit et vous réconforte encore ». Aussi le compositeur alors âgé de vingt-et-un ans décide-t-il de procéder méthodiquement : « Après mon déjeuner, je me mets au travail, je joue, je chante, je compose jusque vers midi. Alors j’ai une autre tâche à remplir, c’est de voir toute cette immense Rome et d’en jouir. Je n’en prends que très à mon aise, et je consacre chaque jour à visiter quelque chose de nouveau, un de ces monuments qui appartiennent à l’histoire du monde. De cette façon, chaque jour devient pour moi une date mémorable, et comme je prends mon temps, toutes mes impressions en sont plus fortes et moins fugitives. » 30
Pour d’autres, appréhender ce patrimoine est un poids, parfois même quelque peu écrasant. Amoureux de l’Italie, Piotr Ilyitch Tchaïkovski se plaint néanmoins de la confrontation avec cet héritage à sa protectrice madame von Meck lorsqu’il découvre Rome pour la première fois pendant l’hiver 1879-1880 : « Pour étudier comme il le faudrait tous les trésors artistiques de Rome, une vie entière ne suffirait pas. Il faudrait consacrer au moins un jour à chaque tableau. Il me semble que je ne pourrais pas habiter longtemps à Rome. Il y a ici trop de choses intéressantes. On n’a pas de temps pour rêver, pour l’introspection, et en fin de compte on se sent constamment fatigué ». Car à Rome, il faut prendre le temps : le temps de voir et le temps d’absorber. C’est ainsi en tout cas que l’avait compris Georges Bizet. Pendant son séjour comme pensionnaire à la Villa Médicis en 1858, il écrit à sa mère : « Je m’attache à Rome de plus en plus. Plus je la connais, plus je l’aime. Tout est beau ici. Chaque rue, même la plus sale, a son type, son caractère particulier ou quelque chose de l’antique ville des Césars ». La forte impression reçue devant les tableaux, les sculptures ou les monuments et l’émotion qui en découle se combinent à Rome à la douceur du mode de vie et au rythme particulier des habitants, ponctué par la sieste quotidienne et le dolce farniente. En profitant de la fraîcheur du matin, on peut crapahuter à l’embouchure du Tibre
Je m’attache à Rome de plus en plus. Plus je la connais, plus je l’aime. Tout est beau ici. Chaque rue, même la plus sale, a son type, son caractère particulier ou quelque chose de l’antique ville des Césars. Georges Bizet
et contempler la beauté des sites naturels environnants. Entre les repas, les cafés sont le lieu premier de réunion : on y vient chaque jour pour voir ses amis parce qu’on est sûr de les y rencontrer. Le soir, les nombreux théâtres offrent maintes occasions de se divertir avec tous types de spectacles. Tchaïkovski est conquis par ce peuple plein d’esprit, aux plaisanteries incisives. « Lorsqu’on examine attentivement le public qui se démène sur le Corso, écrit-il toujours à madame von Meck, on se rend compte que la joie de la foule ici, si étrange qu’elle puisse paraître, est sincère et spontanée ; elle n’a pas besoin de vodka ni de vin ; elle est inspirée par l’air ambiant, doux et caressant. » Cette douceur de vivre est pleine de charmes pour l’artiste et le rêveur, autant que pour le poète et le philosophe. Rome est une terre où ils peuvent imaginer et créer à leur aise, où ils peuvent vieillir leur esprit sans fatiguer leur corps. La Ville Éternelle aura littéralement transformé Félix Mendelssohn : « Il me semble que je ne suis plus le même homme depuis que je suis ici ; auparavant j’avais à lutter contre mon impatience, ma hâte d’aller en avant et de poursuivre toujours plus rapidement mon voyage. Je me sens à Rome
dans une disposition d’esprit si calme, si gaie et si grave en même temps. Qu’est-ce qui produit sur moi cette impression ? Cet air tiède de printemps et les gens sympathiques avec lesquels je vis. Je me sens heureux et dispo comme je ne l’ai pas été depuis longtemps ; j’ai un tel plaisir, une telle ardeur au travail ! » C’est que le lieu est inspirant et bon nombre de chefs-d’œuvre musicaux y ont vu le jour. Même Claude Debussy, qui s’est profondément ennuyé à Rome lors de sa résidence à la Villa Médicis en 1886, a fini par y trouver une force créative inouïe. Depuis la fenêtre de sa chambre de travail, il voit passer Romains et Romaines et se moque : « J’ai l’esthétique plaisir de voir passer de longues kyrielles de prêtres dont les uns, tout de noir habillés ressemblent à de fantastiques radis noirs, et les autres, vêtus de rouges, à d’espiègles piments. C’est tout à fait comme certains tableaux de féerie où l’on voit de chimériques légumes de toutes les tailles, et s’étendant à l’infini ». Mais de retour à Paris, voici ce qu’il écrit : « J’ai vécu pendant ces mois à Rome d’une vie de Rêve, tout entier à mon travail, tous mes efforts tendus vers un idéal d’art très élevé ». Corinne Schneider
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ASTOR PIAZZ¢LLA
DIRECTION CHRISTIAN ARMING
Aconcagua
BANDONÉON PER ARNE GLORVIGEN
LUDWIG VAN BEETH¢VEN
Symphonie n° 7 en la majeur op. 92
Escapade Piazz¢lla / Beeth¢ven : une renc¢ntre au sommet Qu’il vienne d’Amérique du Sud ou d’Europe, c’est le rythme qui entraîne la musique, qui la fait palpiter, lui donne son charme… Quand il a voulu mettre en valeur les saveurs du tango, Astor Piazzolla a beaucoup insisté sur les spécificités rythmiques de cette danse en créant un magnifique style à mi-chemin entre la musique occidentale et la musique populaire, et en donnant au tango argentin la liberté de sonner au bandonéon traditionnel ou avec un orchestre classique. La forme d’Aconcagua est bien un concerto (occidental), mais un concerto totalement nourri des phrases nostalgiques et dansantes autant que le rythme intérieur du tango. Beethoven semble alors sonner comme un retour au rythme originel : dans sa Septième symphonie composée en 1812, le rythme guide tous les mouvements, depuis les thèmes dansants du vivace initial, jusqu’à la sombre marche funèbre du deuxième mouvement et au final qui reste un chef-d’œuvre de musique pulsée, donnant à l’œuvre l’impression de se précipiter avec jubilation vers sa fin ! « Trois tangos qui deviennent un véritable concerto dans le sens traditionnel et classique. Les premier et dernier mouvements contiennent cette incroyable énergie et rage propres à Piazzolla, cette force qui émane des rues de Buenos Aires et de NewYork. Le caractère est rythmiquement strict comme dans le tango traditionnel de danse, mais donne une certaine liberté de “timing” au soliste, avec parfois des improvisations. Dans les parties tuttistes, le bandonéon se bat souvent contre l’orchestre ! » Per Arne Glorvigen
PLAISIR (78) VENDREDI 9 FÉV À 20H30 THÉÂTRE ESPACE COLUCHE RÉS. 01 30 07 55 51 TEC-PLAISIR.FR MENNECY (91) SAMEDI 10 FÉV À 20H ESPACE CULTUREL JEAN-JACQUES ROBERT RÉS. 01 69 90 04 92 MENNECY.FR
VILLEPARISIS (77) DIMANCHE 11 FÉV À 15H30 ORCHESTRE EN RÉSIDENCE (P. 85) CENTRE CULTUREL JACQUES PRÉVERT RÉS. 01 64 67 59 61 CCJP.FR 14H30 CLÉ D’ÉCOUTE
PARIS (75) MARDI 13 FÉV À 20H SALLE GAVEAU RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM 19H CLÉ D’ÉCOUTE BOULOGNE-BILLANCOURT (92) MERCREDI 14 FÉV À 20H30 LA SEINE MUSICALE RÉS. 01 74 34 53 53 LASEINEMUSICALE.COM
SAINT-CLOUD (92) JEUDI 15 FÉV À 20H30 LES 3 PIERROTS RÉS. 01 46 02 74 44 3PIERROTS.FR L’HAŸ-LES-ROSES (94) VENDREDI 16 FÉV CONCER’TEENS DIRECTION LEO MARGUE ESPACE CULTUREL DISPAN DE FLORAN INFO. 01 46 15 78 78 LHAYLESROSES.FR
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ANTON DV¢RÁK
DIRECTION AINARS RUBIKIS
Othello
PIANO ALEXANDRE KANTOROW
FRANZ LISZT
Concerto pour piano n° 2 en la majeur FÉLIX MENDELSS¢HN
Le Songe d’une nuit d’été - extraits PI¢TR ILYITCH TCHAÏKOVSKI
La Tempête op. 18
Shakespeare. La Tempête Les Drames shakespeariens c¢nfiés à ainars Rubikis Il est évident que l’âme humaine, décrite par Shakespeare dans ses recoins les plus sombres, représente un terrain d’inspiration idéal pour les musiciens romantiques. Anton Dvorák a dépeint en musique le personnage d’Othello, cet homme rongé par une jalousie maladive qui le mène à tuer son innocente femme Desdémone. En écho à ce drame, le compositeur traduit aussi l’idée que l’homme, par l’envie d’avoir toujours plus, ne sait pas apprécier la nature qui l’entoure et la détruit. Dans La Tempête (1873), Tchaïkovski se sert d’une orchestration rutilante pour suggérer les tourments de la mer provoqués par Ariel, l’esprit des airs. Après le naufrage de leur navire, Fernando et Miranda se retrouvent sur une île déserte pour s’aimer. Shakespeare sait aussi chercher son inspiration dans des mondes plus merveilleux : c’est précisément celui du Songe d’une nuit d’été dont Mendelssohn a écrit quelques musiques pour accompagner sa pièce théâtrale. On y devine la présence d’Obéron, roi des elfes, assisté du magicien Puck… Franz Liszt trouve facilement sa place dans ce programme, donnant au pianiste dans ses concertos le rôle d’un héros fantastique. C’est un tout jeune soliste qui incarnera ce rôle, Alexandre Kantorow, promis à une carrière magnifique tant son jeu est à la fois intense et brillant. « Quand nous pensons aux concertos de Liszt, nous avons tendance à mettre l’accent sur la virtuosité, éclipsant une face bien plus intimiste et lyrique. Dans ce Deuxième Concerto, le piano ne cherche pas à conserver sa place de soliste mais au contraire joue sur plusieurs plans, allant souvent accompagner les musiciens de l’orchestre dans un cadre chambriste. Une expérience unique à chaque exécution que je suis ravi de partager avec l’ONDIF. » Alexandre Kantorow COUP DE
D’AUDREY & CONSUELO, AUX RELATIONS PUBLIQUES
PARIS (75) VENDREDI 9 MARS À 20H30 GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM RENCONTRE À 19H CONCERT DIFFUSÉ EN DIRECT SUR RADIO CLASSIQUE
MEAUX (77) SAMEDI 10 MARS À 20H30 THÉÂTRE LUXEMBOURG RÉS. 01 83 69 04 44 THEATRE-MEAUX.FR
MASSY (91) VENDREDI 16 MARS À 20H OPÉRA RÉS. 01 60 13 13 13 OPERA-MASSY.COM
VITRY-SUR-SEINE (94) DIMANCHE 18 MARS À 15H THÉÂTRE JEAN VILAR RÉS. 01 55 53 10 60 THEATREJEANVILAR.COM
AULNAY-SOUS-BOIS (93) DIMANCHE 11 MARS À 16H THÉÂTRE ET CINÉMA JACQUES PREVERT RÉS. 01 58 03 92 75 TCPREVERT.FR
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PASCAL DUSAPIN
DIRECTION CASE SCAGLIONE
Exeo, solo n° 5 pour orchestre
VIOLONCELLE EDGAR MOREAU
R¢BERT SCHUMANN
Concerto pour violoncelle en la mineur op. 129 J¢HANNES BRAHMS
Symphonie n° 3 en fa majeur op. 90
Forêt-Noire Un env¢ûtement signé Edgar M¢reau Sur les bords du Rhin, dans l’Allemagne romantique, les créatures mythiques peuplent l’imaginaire des artistes. C’est parfois la Lorelei qui attire les marins pour qu’ils se fracassent sur le rocher. Ou ce sont les sorciers et les magiciens de la Forêt-Noire qui hantent les sombres espaces. La musique de Schumann est emplie de ces élans mystérieux et fantasques. Dans son Concerto écrit en 1850, le violoncelle d’Edgar Moreau guide l’orchestre avec un son profond et chaleureux. La Troisième Symphonie de Brahms a été écrite en 1883, à Wiesbaden, toujours sur les rives du Rhin… C’est la nostalgie lyrique qui est la signature de cette œuvre incroyable ; Serge Gainsbourg s’en souviendra lorsqu’il empruntera son troisième mouvement dans Baby alone in Babylone. « Je suis ravi de diriger à nouveau l’Orchestre national d’Île-de-France avec un programme aussi fascinant, mettant en évidence la polyvalence de l’orchestre. J’attends avec impatience ma première collaboration avec le jeune et si doué violoncelliste français Edgar Moreau, avec un classique du répertoire du xixe siècle : le singulier et profond Concerto pour violoncelle de Schumann. » Case Scaglione COUP DE
D’ALICE & XAVIER, À LA PRODUCTION
BAGNEUX (92) VENDREDI 23 MARS À 20H30 THÉÂTRE VICTOR HUGO RÉS. 01 46 63 96 66 BAGNEUX92.FR PROVINS (77) SAMEDI 24 MARS À 20H30 CENTRE CULTUREL SAINT-AYOUL RÉS. 08 200 77 160 CENTRECULTURELPROVINS.FR
MONTEREAU-FAULT-YONNE (77) DIMANCHE 25 MARS À 16H CENTRE OMNISPORT JEAN ALLASSEUR RÉS. 01 64 70 44 14 VILLE-MONTEREAU77.FR SAINT-MICHEL-SUR-ORGE (91) MARDI 27 MARS À 20H30 ESPACE MARCEL CARNÉ RÉS. 01 69 04 98 33 ESPACEMARCELCARNE.FR
RUNGIS (94) MERCREDI 28 MARS À 20H30 THÉÂTRE RÉS. 01 45 60 79 00 THEATRE-RUNGIS.FR
MAISONS-ALFORT (94) SAMEDI 31 MARS À 20H45 THÉÂTRE CLAUDE DEBUSSY RÉS. 01 41 79 17 20 THEATREDEMAISONSALFORT.ORG
PARIS (75) JEUDI 29 MARS À 20H30 CITÉ DE LA MUSIQUE – PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM RENCONTRE À 19H
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CLAUDE DEBUSSY
DIRECTION JULIEN MASMONDET
Jeux, poème dansé
VIOLON ANN-ESTELLE MÉDOUZE
ARTHUR H¢NEGGER
PERCUSSIONS GEORGI VARBANOV
IANNIS XENAKIS
DEUX JOUEURS DE LA LIGUE D’ÎLE-DE-FRANCE DE TENNIS DE TABLE
ANDY AKIH¢
Rugby, mouvement symphonique n° 2 Rebonds B Ricochet, concerto pour ping-pong
PROPOSITION SCÉNIQUE ÉDOUARD SIGNOLET
EN INTERMÈDE, CRÉATION DU LAURÉAT DU CONCOURS DE COMPOSITION ÎLE DE CRÉATIONS CF. PAGE 88
Sporting club Qui a dit que sp¢rt et musique ne f¢rmeraient pas une belle équipe ? Ce programme est une partie symphonique pleine de rebondissements… Jeux a été écrit par Debussy en 1913 : ce ballet taillé sur mesure pour le célèbre danseur Nijinsky raconte un drôle de match de tennis. Un match de tennis qui se transforme vite en jeu amoureux puisque l’action se déroule en dehors du terrain ! « Dans un parc au crépuscule, écrit Debussy, une balle de tennis s’est égarée ; un jeune homme puis deux jeunes filles s’empressent à la rechercher. La nuit est tiède, le ciel baigné de douces clartés, on s’embrasse. Mais le charme est rompu par une autre balle de tennis jetée par on ne sait quelle main malicieuse. » Rarement l’orchestre n’aura été aussi virtuose pour imiter ces balles qui fusent et qui amusent. Passionné par les jeux collectifs, Arthur Honegger hésite longtemps entre le football et le rugby ; puis il se décide enfin en 1928 à écrire Rugby, un « mouvement symphonique » dans lequel l’orchestre sonne comme une ode à l’exploit physique, avec des rythmes parfois sauvages, brusques et désordonnés. Honegger dit vouloir exprimer « les attaques et ripostes du jeu, le rythme et la couleur d’un match au stade de Colombes »… comme si pour le compositeur, les gestes humains pouvaient s’opposer à la dureté des machines et des usines. Les deux œuvres contemporaines qui complètent ce programme s’amusent au même jeu, toujours en s’inspirant des rythmes et des gestes des sportifs. Dans le Concerto du compositeur américain Andy Akiho (né en 1979), deux pongistes joueront même une partie de ping-pong sur scène en totale synchronie avec l’orchestre ! À vos marques ? Prêts ? Jouons !
Rarement l’orchestre n’aura été aussi virtuose pour imiter ces balles qui fusent et s’amusent COUP DE
D’EMMANUELLE & MÉLANIE, À LA COMMUNICATION
ALFORTVILLE (94) SAMEDI 7 AVRIL À 20H30 POC RÉS. 01 58 73 29 18 LEPOC.FR
PARIS (75) MARDI 10 AVRIL À 20H30 GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM 19H45 CLÉ D’ÉCOUTE
CONCERT DU 10 AVRIL ENREGISTRÉ PAR FRANCE MUSIQUE
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Éclairage
Julien Masmondet, chef d’orchestre Julien Masmondet, quel rapport entretenez-vous avec le sport ? En pratiquez-vous un ? Je pratique la natation régulièrement et le tennis plus occasionnellement maintenant. Quand j’étais enfant, je voulais devenir tennisman et je regardais (et je regarde toujours...) Roland-Garros avec beaucoup de passion ! J’ai pratiqué le tennis à haute dose. La natation est un sport complet qui m’apporte aujourd’hui une détente musculaire et un travail respiratoire bien utile pour mon métier, même si l’enchaînement des longueurs dans le bassin est un peu rébarbatif... Je trouve le tennis plus ludique et plus passionnant. Que gardez- vous comme atout précieux de vos entraînements sportifs ? Dans le sport, c’est surtout le travail de l’équilibre entre le physique et le mental qui m’a appris beaucoup de choses. Cela m’a permis de développer ma concentration d’une part, mais également une coordination de plus en plus affinée, en recherchant toujours le geste parfait. Entre le sport pratiqué à un haut niveau et la pratique artistique professionnelle, il y a vraiment une similitude : cette recherche constante de la perfection augmentée d’une remise en question perpétuelle. Après chaque match gagné, comme après chaque concert dirigé, il faut recommencer dès le lendemain, l’enjeu étant de créer à chaque fois un moment unique.
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Pour vous, sport et musique peuvent donc supporter la comparaison. Quels sont justement ces points d’accroche ? Avant tout : la rigueur et l’exigence. Les mondes du sport et de la musique ont d’ailleurs dans leur langage quotidien de nombreux termes et bien des expressions en commun, lesquels renvoient à des attitudes souvent identiques. Prenez la « répétition » : les musiciens et les sportifs doivent répéter, répéter et encore répéter les mêmes passages et les mêmes gestes pour s’approcher de ce qu’ils recherchent. Et puis il y a également la même forme d’adrénaline provoquée par le concert autant que par la compétition sportive. En revanche, en art, il n’y a ni gagnant ni perdant... ça c’est une différence fondamentale ! Et puis autre différence de taille entre un sportif et un chef d’orchestre : l’âge de la retraite ! Lorsqu’un tennisman prend sa retraite à trente-cinq ans, le chef d’orchestre n’est qu’au début de sa carrière qui peut encore durer un demi-siècle. On parle souvent de l’hygiène de vie très rigoureuse observée par les musiciens ; est-elle comparable à celle des sportifs ? Je pense que mon temps de préparation avant un concert est très similaire à celui d’un sportif avant un match. Je répète mentalement mes partitions dans l’ordre du concert comme un skieur visualise mentalement son parcours de slalom à plusieurs reprises. J’ai besoin d’un temps de concentration et de calme qui me permet de me recentrer avant de déployer toute
mon énergie pour le concert. Comme un sportif, je privilégie les sucres lents dans mon alimentation en mangeant des pâtes. J’ai toujours des bananes qui ne sont pas loin de ma baguette et de mes partitions ! J’essaye de faire la sieste et je fais des exercices d’assouplissement car un concert en tant que chef d’orchestre est une performance physique autant que mentale. D’ailleurs, je sors souvent d’un concert dans le même état qu’un sportif après un match, à la différence que je suis en costume et pas en short... Propos recueillis par Corinne Schneider
À chaque sport son tempo ! Plusieurs sportifs l’ont observé et en sont aujourd’hui convaincus : accompagner ses activités physiques de musique réduit le sentiment de fatigue tout en augmentant la motivation. Des scientifiques britanniques de la London’s Brunel University (étude citée par le Wall Street Journal, « Optimal Music for the Gym », 1er avril 2013) ont même travaillé sur le genre et l’allure des morceaux de musique à écouter pour améliorer les performances des sportifs. Ils arrivent à la conclusion suivante : les morceaux de musique situés entre 125 et 140 beats par minute sont les plus favorables ; mais plus le sportif augmente le rythme de son exercice, plus il devra accompagner son effort d’une musique au tempo soutenu. Les analyses d’une étude publiée en 2012 par le Journal of Sports Medicine and Physical Fitness avaient également démontré que les cyclistes pouvaient réduire jusqu’à 7 % leur apport en
oxygène lorsqu’ils calquaient le tempo de leur musique à leur entraînement. Déjà en 1911, plusieurs critiques avaient constaté que les cyclistes d’une course de six jours qui s’était tenue à New York pédalaient plus vite avec la présence d’un orchestre ! Depuis, les études se sont multipliées pour essayer de comprendre l’impact réel de la musique sur l’activité sportive ; une dimension qui fait aujourd’hui partie intégrante du sport à haut niveau.
la sueur et la souffrance musculaire ne sont pas transmises directement au cerveau » lorsque le sportif écoute de la musique, car celle-ci bloque temporairement ces informations : un blocage qui retiendrait environ 70 % des sensations. Le Dr. Costas Karageorghis, psychologue en équipement musical dans le milieu sportif et consultant pour les athlètes olympiques, explique que « l’effet de la musique sur le sportif peut être comparé à celui de stimulants ou de sédatifs ».
La revue Psychology of Sport and Exercise a par exemple avancé des chiffres en ce qui concerne des nageurs qui aurait diminué leur temps en moyenne de trois secondes en écoutant des musiques au bon tempo, des musiques qui auraient en outre dopé la motivation des athlètes de 10 %. Enfin, un expert de l’Université anglaise de Norwich avance que « les difficultés respiratoires,
On pourrait croire que les musiques pop, rock et électronique, grâce à leur pulsation marquée, sont les plus adéquates aux efforts des sportifs. Mais selon le Dr. Karageorghis, il ne s’agit pas d’une question de style et la musique classique peut très bien convenir. Il cite par exemple la Symphonie n° 3 « Héroïque » de Beethoven et la Symphonie n° 40 de Mozart comme convenant parfaitement à l’exercice !
RETROUVEZ LE DOSSIER COMPLET SUR orchestre-ile.com 41
PIERRE B¢ULEZ
DIRECTION ENRIQUE MAZZOLA
Mémoriale
SOPRANO KARINE BABAJANYAN
GIUSEPPE VERDI
Requiem
MEZZO-SOPRANO SANJA RADIŠIĆ TÉNOR ALEXEI TATARINTSEV BASSE NIKOLAY DIDENKO CHŒUR DE L’ORCHESTRE DE PARIS LIONEL SOW CHEF DE CHŒUR FLÛTE HÉLÈNE GIRAUD
Libera me Requiem de Verdi, le s¢mmet de la musique sacrée Certains disent qu’il s’agit là du sommet de la musique sacrée. D’autres insistent sur le fait que l’opéra n’est pas absent de cette œuvre grandiose dans laquelle les voix sont reines. D’autres enfin rapprochent cette fresque vocale de la Neuvième Symphonie de Beethoven, dans le sens où la musique devient universelle tant elle englobe tout par sa puissance et son lyrisme. Peut-être que chacun a vu juste, tout compte fait. Les airs se succèdent en effet comme dans un opéra, mais le chœur est en revanche très présent. C’est bien lui qui donne un souffle grandiose à l’ensemble. Car chez Verdi, surtout lorsqu’il écrit en 1874 cette poignante musique pour son défunt compagnon de route Alessandro Manzoni (lui aussi fervent défenseur de l’unité italienne vers 1870), c’est le chœur qui est au centre de toute l’attention. Un chœur qui représente ce peuple qu’il a tant aimé, tant défendu face aux divisions des États, de l’Église et des cours. En ouverture, un hommage à Pierre Boulez avec sa pièce composée en 1985 : Mémoriale.
Œuvre grandiose dans laquelle les voix sont reines COUP DE
DE FRANÇOIS ET DIDIER, À LA RÉGIE
PARIS (75) DIMANCHE 20 MAI À 16H30 GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM 15H45 CLÉ D’ÉCOUTE RÉCRÉATION MUSICALE
LE PERREUX-SUR-MARNE (94) MARDI 22 MAI À 20H30 CENTRE DES BORDS DE MARNE RENS. 01 43 24 54 28 CDBM.ORG
BOULOGNE-BILLANCOURT (92) JEUDI 24 MAI À 20H30 LA SEINE MUSICALE RÉS. 01 74 34 53 53 LASEINEMUSICALE.COM
SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES (78) MERCREDI 23 MAI À 20H30 THÉÂTRE RÉS. 01 30 96 99 00 THEATRESQY.ORG
ABLON-SUR-SEINE (94) SAMEDI 26 MAI À 20H30 ESPACE CULTUREL ALAIN POHER RÉS. 01 45 97 53 11 LESBORDSDESCENES.FR
VERSAILLES (78) DIMANCHE 27 MAI À 16H ORANGERIE RÉS. 01 30 83 70 90 CHATEAUVERSAILLESSPECTACLES.FR
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EN FAMILLE
DIRECTION CASE SCAGLIONE
IGOR STRAVINSKI
L’Oiseau de feu, version 1945
RÉCITANT STÉPHANE VARUPENNE DE LA COMÉDIE-FRANÇAISE TEXTE ET COORDINATION ARTISTIQUE MIRABELLE ORDINAIRE VIDÉO LAURENT SARAZIN
8
ans
L’Oiseau de feu Série ¢pus Lorsque Stravinski compose la musique de L’Oiseau de feu pour les Ballets russes qui viennent de s’installer à Paris (1909), il n’a alors que vingt-sept ans ! Et sa première partition d’envergure surgit à la création du ballet à l’Opéra de Paris en 1910 comme un véritable chef-d’œuvre. Ses couleurs orchestrales nouvelles, son énergie rythmique et ses mélodies voltigeuses (à l’image de l’oiseau) s’imposent au public comme un style bien personnel que l’on reconnaît immédiatement. Stravinski donne une réalité sonore à cette histoire empruntée à un conte russe où le Prince Ivan combat Kastcheï, le géant aux doigts verts, pour conquérir le cœur de l’une de ses princesses enchantées. Dans cette aventure, c’est l’oiseau de feu qui est le héros et qui volera au secours des amoureux…
concerts ¢pus Les concerts Opus sont le rendez-vous de la musique et de l’histoire : ce programme immerge le spectateur dans les années 1910, avec toute la modernité de la musique symphonique qui les caractérise, augmenté d’extraits audiovisuels pour faire revivre tout l’imaginaire de la féerie slave !
Les concerts Opus sont le rendez-vous de la musique et de l’histoire
PARIS (75) DIMANCHE 24 SEPT À 15H GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM
Coproduction Philharmonie de Paris / Orchestre national d’Île-de-France
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DIRECTION ANDREI FEHER
SIM¢N BERTRAND MUSIQUE HON¢RÉ BEAUGRAND TEXTE
RÉCITANTE CLAUDE NADEAU
La Chasse-Galerie, création française ABIGAIL RICHARDS¢N-SCHULTE MUSIQUE R¢CH CARRIER TEXTE
Le Chandail de Hockey, création française
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Au pays du caribou
ans
Déc¢uvrez deux c¢ntes traditionnels québéc¢is Depuis des générations, les enfants du Québec écoutent avec attention ces histoires que leurs parents ou grands-parents leur racontent. C’est une version musicale que propose ce programme destiné aux plus jeunes. Mise en musique par Simon Bertrand, La Chasse-Galerie (1900) d’Honoré Beaugrand raconte l’histoire de quatre bûcherons qui font un pacte avec le Diable : pour aller voir leur femme, ils pourront emprunter un canot qui se met à voler par enchantement. Seule condition donnée par le Démon : ne pas blasphémer durant le voyage… Dans l’autre histoire mise en musique par Abigail Richardson-Schulte, Le Chandail de Hockey (1979) de Roch Carrier raconte comment un jour un vêtement de hockey commandé par des canadiens anglophones est arrivé par erreur à une adresse québécoise. Fureur et témoignages hauts en couleur pour raconter comment les deux communautés ont tant de mal à se comprendre et à s’amuser ensemble. Ce récit a connu un tel succès qu’il symbolise aujourd’hui le Canada tout entier : l’astronaute canadien Robert Thirsk l’a même apporté lors de sa mission dans l’espace dans la Station spatiale internationale en 2009.
Depuis des générations, les enfants du Québec écoutent avec attention ces histoires
VILLIERS-SUR-MARNE (94) VENDREDI 24 NOV À 20H30 + SÉANCES SCOLAIRES RENDEZ-VOUS AVEC LA CONTEUSE ESPACE JEAN-MOULIN RÉS. 01 49 41 38 88 VILLIERS94.FR
VILLEPARISIS (77) MARDI 28 NOV SÉANCES SCOLAIRES ORCHESTRE EN RÉSIDENCE P. 85 CENTRE CULTUREL JACQUES PRÉVERT RÉS. 01 64 67 59 61 CCJP.FR
BONNEUIL-SUR-MARNE (94) JEUDI 30 NOV SÉANCES SCOLAIRES SALLE GÉRARD PHILIPE RÉS. 01 45 13 88 38 VILLE-BONNEUIL.FR LEVER DE RIDEAU PAR DES CLASSES DE PRIMAIRE BRUNOY (91) VENDREDI 1ER DÉC À 20H + SÉANCES SCOLAIRES THÉÂTRE DE LA VALLÉE DE YERRES RÉS. 01 69 02 34 35 THEATRES-YERRES.FR
PARIS (75) SAMEDI 2 DÉC À 11H CITÉ DE LA MUSIQUE – PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM BOULOGNE-BILLANCOURT (92) SAMEDI 2 DÉC À 20H30 LA SEINE MUSICALE RÉS. 01 74 34 53 53 LASEINEMUSICALE.COM
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DIRECTION CHRISTOPHE MANGOU
JULIEN LE HÉRISSIER MUSIQUE JULIE MARTIGNY LIVRET
RÉCITANTE JULIE MARTIGNY
L’Île Indigo
9
ans
L’Île indigo Tr¢uvez votre voie avec L¢la ! Lola est une enfant épanouie. Elle vit auprès de sa famille dans une jolie maison face à la mer. Lola a la plus jolie vie qui soit, et elle ne voit pas comment cela pourrait être autrement. Pourtant, un jour, tout bascule. Le jour où son père, un grand violoniste, s’endort si profondément que rien ne semble pouvoir le réveiller. Ce jour-là, l’harmonie joyeuse de sa famille s’envole. Sa mère pleure, son frère s’inquiète et Lola perd ses consonnes. En retrouvant une carte postale avec ce mot de son père : « Ma chérie, si tu cherches l’harmonie, trouve l’indigo », Lola décide de partir à la recherche de l’Île Indigo, persuadée que la septième couleur de l’arc-en-ciel, comme la septième note de la gamme musicale fera renaître l’harmonie disparue. L’Île Indigo est l’odyssée onirique, poétique et drôle d’une enfant qui, comme beaucoup, cherche à tout prix à réparer l’équilibre familial quand il est en danger. Une quête qui lui permettra d’affronter ses peurs, de découvrir son courage, sa persévérance et finalement sa confiance en elle. Écrit spécialement pour les familles, ce nouveau conte musical propose une expérience absolument inédite, puisque chacun peut prendre part à cette création participative. Êtes-vous prêts à vous aventurer avec Lola à la recherche de cette île ? À l’aider à retrouver ses consonnes et l’harmonie au sein de sa famille ? À devenir tour à tour camarade d’école, marin, vent, pluie, chanteur ...? En tournée en France, ce conte musical est le fruit d’une commande de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, de l’Orchestre Régional d’Avignon-Provence et de l’Orchestre national d’Île-de-France.
Si tu veux trouver l’harmonie, cherche l’indigo ! COUP DE
DE VANESSA, VIOLAINE & JEANNE, À L’ACTION CULTURELLE
ANTONY (92) DIMANCHE 11 FÉVRIER À 16H RENDEZ-VOUS AVEC LES ARTISTES DANS LES ÉCOLES ESPACE VASARELY RÉS. 01 40 96 68 57 VILLE-ANTONY.FR ATELIER À 15H
BOULOGNE-BILLANCOURT (92) MARDI 13 FÉVRIER À 20H30 LA SEINE MUSICALE RÉS. 01 74 34 53 53 LASEINEMUSICALE.COM
VILLEPARISIS (77) JEUDI 15 FÉVRIER SÉANCES SCOLAIRES ORCHESTRE EN RÉSIDENCE P.85 CENTRE CULTUREL JACQUES PRÉVERT RÉS. 01 64 67 59 61 CCJP.FR
PARIS (75) SAMEDI 17 FÉVRIER À 11H GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM
Avant le concert, entraînez-vous à participer au concert avec nous Retrouvez les vidéos sur Orchestre-ile.com 49
SOLISTES DE L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE VIOLONS VIRGINIE DUPONT ET MATTHIEU LECCE ALTO BENACHIR BOUKHATEM VIOLONCELLE NATACHA COLMEZ-COLLARD CONTREBASSE PAULINE LAZAYRES FLÛTE HÉLÈNE GIRAUD
CLARINETTE BENJAMIN DUTHOIT PERCUSSIONS FLORIAN CAUQUIL PIANOS ISMAEL MARGAIN, GUILLAUME VINCENT COMÉDIENS CÉCILE GROUSSARD, NICOLAS GAUDART
PROPOSITION SCÉNIQUE EDOUARD SIGNOLET ÉD¢UARD SIGNOLET TEXTE CAMILLE SAINT-SAËNS
Le Carnaval des animaux LUCIAN¢ BERI¢
Opus Number Zoo
Le Carnaval des animaux Fantaisie z¢¢logique pour t¢ute la famille Pour se moquer des hommes, rien ne vaut les animaux. La Fontaine, Esope, Orwell, Apollinaire… tous avaient déjà utilisé le bestiaire pour dire ce qu’il y a de plus bestial en l’homme ! Pour le meilleur et pour le pire. Le Carnaval des animaux (1886) de Saint-Saëns est une pure fantaisie. Composée pour mardi gras (traditionnellement le jour de carnaval, avant les semaines d’abstinence de Carême), cette suite ressemble à une galerie de portraits tous plus hilarants les uns que les autres. Derrière chaque animal (lion, poules et coqs, hémiones, tortues, éléphant, kangourou, poissons d’aquarium, coucou, oiseaux de la volière, cygne…) se cache un caractère humain, jusqu’à ce que l’homme réapparaisse lui-même dans deux numéros, les Pianistes et les Personnages à grandes oreilles. Pas étonnant que le malicieux Edouard Signolet entre dans la danse avec des textes tout aussi piquants ! Luciano Berio, quelques décennies plus tard, a prolongé cette veine cocasse avec son zoo pour quintette (1951). Les musiciens jouent, gesticulent et crient pour s’amuser avec le même sujet, toujours avec une musique inventive et osée qui se sert du cri animal pour créer un nouveau langage « humain ».
Pour se moquer des hommes, rien ne vaut les animaux
PARIS (75) SAMEDI 17 MARS À 11H CITÉ DE LA MUSIQUE PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM
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Éclairage
Édouard Signolet metteur en scène « Être en résidence à l’Orchestre national d’Île-de-France, c’est avant tout pour moi l’accomplissement d’un travail mené depuis plusieurs années autour des questions de la transmission, de la médiation et de la création de formes nouvelles mêlant musique, théâtre et chant. C’est aussi cette envie d’art total mélangeant l’ensemble de ces disciplines. De prime abord, un auteur metteur en scène de théâtre a-t-il une place dans un orchestre ? Voici une des premières questions à laquelle nous pouvons répondre. Un orchestre est un fabuleux univers où doit régner l’ordre et l’harmonie au service d’une œuvre musicale. Tout y est ordonné et précis au service de la puissance du son. Le théâtre possède également ces qualités de précision et d’ordre, mais on retiendra avant tout que l’art dramatique, c’est l’art de la rupture, de la dispute et du dérangement. Peut-on alors mettre du désordre au sein de l’harmonie ? Et si ce joyeux désordre mettait en valeur cette force orchestrale et vice versa ? Voilà tout l’enjeu de cette résidence : vouloir retrouver une symbiose, vouloir réfléchir sur le « voir et l’entendre », toucher des publics aussi divers que de villes où se produit l’Orchestre national d’Île-de-France, en mélangeant joyeusement la puissance de la musique et l’énergie du théâtre. L’orchestre représente pour moi un immense terrain de jeu et d’expérimentation. Il y a tellement de possibles, tellement de ressources et de compétences multiples. Autant d’éléments à géométrie variable permettant les fantasmes artistiques les plus fous. Mes choix artistiques se sont portés sur quatre programmes, me permettant de mettre à profit un savoir-faire multiple : « L’écriture, le chant, le théâtre, le jeune public ».
Inventer, chercher, déranger, bousculer, voyager : voilà les enjeux majeurs de ma résidence à l’Orchestre national d’Île-de-France.
Le Carnaval des animaux : cette œuvre majeure du répertoire souffre depuis quelques années d’une forme figée : ensemble / récitant. Je propose ici de réécrire la dramaturgie, de garder le principe initial, mais de le penser en terme spectaculaire avec une véritable mise en scène, et de rendre grâce à la dynamique texte - musique. C’est un second souffle que je souhaite apporter à cette œuvre en décalant la forme initiale. Au pays du caribou : comment s’adresser au jeune public ? Comment transmettre la littérature, la musique ? Comment donner envie et susciter la curiosité d’un jeune auditoire ? Ce programme, c’est partir vers une autre aventure musicale et littéraire, à la découverte d’un autre pays, d’une autre culture. Sporting club : le sport et la musique classique… conciliable ? Inconciliable ? Si nos a priori l’emportent, nous serions tentés de dire : inconciliable ! Mais est-ce vraiment sûr… Un amateur de Mozart ou Chopin peut-il comprendre les règles du hors-jeu ? Une équipe de foot est-elle vraiment aux antipodes d’un orchestre symphonique ? Autant de questions absurdes et passionnantes qui peuvent être soulevées lors d’un concert mêlant sport et musique, accompagné de deux joueurs (acteurs) et d’un arbitre (acteur). Welcome to Broadway : Qui dit comédie musicale pense chant, théâtre, danse, orchestre. Les spectateurs parcourront les décennies de l’histoire américaine par le biais des plus grandes mélodies de Broadway. Deux chanteurs anglo-saxons et des chœurs amateurs animeront cette soirée avec classe, charme, humour et énergie ! »
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DIRECTION DAVID CHARLES ABELL
TEXTE, MISE EN ESPACE ÉDOUARD SIGNOLET
SOPRANO KATE COMBAULT TÉNOR JULIEN SALVIA CHŒURS D’ENTREPRISE CHŒUR D’ADULTES AMATEURS OU CHŒUR DE LYCÉENS CHEF DE CHŒUR SOPHIE BOUCHERON
Welcome to Broadway
6
ans
Les grands tubes de la c¢médie musicale Quand les musiciens professionnels et les chanteurs amateurs de tous horizons travaillent ensemble, cela peut donner ce type de programme absolument enthousiasmant : une sélection des meilleurs chœurs des comédies musicales américaines, au style rythmé et entraînant. Se succèderont des pages célèbres de Bernstein et Sondheim (My Fair Lady, West Side Story, Singin’ in the Rain, La Mélodie du bonheur…), parfois réutilisées dans les films de Walt Disney comme La Belle et la Bête. Dans ce programme, plusieurs chœurs d’entreprise viennent tenter l’expérience du programme « Chantons avec l’orchestre » mené depuis plusieurs années par l’Orchestre national d’Île-de-France.
Une sélection des meilleurs chœurs des comédies musicales américaines Chant¢ns avec l’orchestre Sous les feux de la rampe, des apprentis deviennent le temps d’un concert de vrais choristes, et vivent une aventure musicale unique avec un orchestre. Une préparation intensive est menée avec ces choristes pendant plusieurs mois : travail avec leurs chefs de chœur, répétitions avec le chef d’orchestre, filages avec l’orchestre... COUP DE
DE CHRISTELLE, À LA COMPTABILITÉ
VILLEPARISIS (77) JEUDI 31 MAI À 20H ORCHESTRE EN RÉSIDENCE P.85 CENTRE CULTUREL JACQUES PRÉVERT RÉS. 01 64 67 59 61 CCJP.FR
YERRES (91) VENDREDI 1ER JUIN À 20H30 CEC – THÉÂTRE RÉS. 01 69 02 34 35 SPECTACLES.LEVALDYERRES.FR
PARIS (75) SAMEDI 2 JUIN À 14H30 GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM
LIEUSAINT (77) MARDI 5 JUIN À 20H30 SCÈNE NATIONALE DE SÉNART RÉS. 01 60 34 53 60 THEATRE-SENART.COM
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CINÉC¢NCERT
DIRECTION ERNST VAN TIEL
ELIA KAZAN FILM LE¢NARD BERNSTEIN MUSIQUE
On the Waterfront AVEC MARLON BRAND¢, KARL MALDEN, LEE J. C¢BB ET EVA MARIE SAINT SCÉNARIO BUDD SCHULBERG
On the Waterfront Week-end Bernstein à la Philharm¢nie de Paris En mettant en scène la corruption mafieuse dans le syndicat des dockers new-yorkais, Elia Kazan a donné en 1954 l’un de ses plus beaux rôles à un Marlon Brando âgé de trente ans. Leonard Bernstein signe là sa seule musique pour l’écran (si l’on excepte les adaptations filmiques de ses comédies musicales). L’alternance des dissonances parfois rudes, des rythmes irréguliers et des sonorités éthérées préfigure l’idiome de West Side Story, qui verra le jour trois ans plus tard. Ce film, qui a remporté huit Academy Awards, est présenté sur grand écran en haute définition, avec la haute-fidélité des dialogues.
Elia Kazan a donné à Marlon Brando l’un de ses plus beaux rôles
PARIS (75) DIMANCHE 6 MAI À 15H CITÉ DE LA MUSIQUE – PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM
Coproduction Orchestre national d’Île-de-France, Philharmonie de Paris ©A.M.P.A.S On the Waterfront ©1954 renewed 1982 Columbia Pictures Industries, Inc. 55
MU SIQUE DE CHAM BRE
RÉCITANTE JULIE DEPARDIEU PHOTOGRAPHIES FRANCK FERVILLE
SOLISTES DE L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE FLORENCE DUMONT HARPE DOMITILLE GILON VIOLON RAPHAËL UNGER VIOLONCELLE DAVID VAINSOT ALTO SABINE RAYNAUD FLÛTE
DAI FUJIKURA
Glacier pour flûte basse GABRIEL PIERNÉ
Voyage au pays du Tendre T¢RU TAKEMITSU
Toward the Sea ANDRÉ J¢LIVET
Le Chant de Linos
Voyages Musique de chambre avec les s¢listes de l’¢rchestre La musique est un moyen de transport : au pays des rêves, dans des époques lointaines, à travers les contrées lointaines. Julie Depardieu sera votre guide dans ce périple étonnant. Le Pays du Tendre de Pierné n’est autre qu’un paysage imaginaire et sensible à travers la musique, passant d’un sentiment à l’autre, avec tout le raffinement du style élégant à la française. Toward the Sea (1981) est plus intime : la flûte et la guitare dialoguent seuls, comme si leurs sons évocateurs pouvaient vous transporter au-delà des vagues et des mouvements de l’eau, grâce au flux de la respiration. Le Chant de Linos (1944) sonne en revanche comme un cri de déploration ; Jolivet a imaginé que cette incantation de détresse lancée par la flûte puisse être un appel aux disparus, en hommage à la Grèce antique qu’il admirait tant. Glacier pour flûte basse a été composé en 2010 par notre compositeur en résidence Dai Fujikura (voir page 79).
PARIS (75) SAMEDI 16 DÉC À 11H LE STUDIO – PHILHARMONIE DE PARIS RÉS. 01 43 68 76 00 ORCHESTRE-ILE.COM
CARTE BLANCHE AUX MUSICIENS DE L’¢RCHESTRE 3 concerts au P¢C ! SAMEDI 14 OCTOBRE À 17H SAMEDI 3 FÉVRIER À 17H SAMEDI 7 AVRIL À 17H
CONCERT SANDWICH Avec les s¢listes de l’¢rchestre RUNGIS (94) MARDI 12 DÉCEMBRE À 12H30 LE THÉÂTRE DE RUNGIS RÉS. 01 45 60 79 00 THEATRE-RUNGIS.FR
ALFORTVILLE (94) POC RÉS. 01 58 73 29 18 LEPOC.FR
Détails des concerts sur orchestre-ile.com 57
FESTI VALS, OPÉRAS, CROSS OVER
Festivals Festival des Lumières
Festival Haydn
DIRECTION DAVID REILAND
DIRECTION ENRIQUE MAZZOLA
PIANO CYRIL HUVÉ
SOPRANO SIOBHAN STAGG
W¢LFGANG AMADEUS M¢ZART
TÉNOR MATTHEW NEWLIN
Concerto n° 27 en si bémol majeur Symphonie n° 36 « Linz » en ut majeur Cyril Huvé a cultivé avec passion l’art des claviers anciens : collectionneur, interprète éclairé et curieux, il a sans cesse trouvé dans ces instruments originaux une véritable source d’inspiration. Car ces pianofortes, qui incitent à la souplesse du jeu, recèlent d’autres couleurs et sonnent peut-être de manière moins homogène que les pianos construits aujourd’hui. Qu’il joue désormais sur piano moderne ou sur pianoforte ancien, Cyril Huvé a totalement intégré ce qui faisait l’intérêt des instruments originaux du temps de Mozart : son jeu inventif et souple doit beaucoup à cette culture de la « curiosité historique ». Pétillante et lumineuse, la musique de Mozart renferme néanmoins toujours des moments d’ombre et cela est particulièrement vrai dans son dernier concerto écrit un peu avant de mourir, en 1791. En apparence léger, il laisse pourtant passer des nuages aux allures préromantiques dans le mouvement lent. Cette concomitance de l’ombre et de la lumière est ni plus ni moins celle de la vie elle-même. La Symphonie dite « Linz », dont les circonstances de composition à l’automne 1783 sont tragiques, en donne un parfait exemple : Mozart doit quitter Salzbourg et rentrer subitement à Vienne car il vient d’apprendre la nouvelle de la mort de son premier fils âgé de seulement quelques mois ; en chemin, il fait halte à Linz où on lui propose de donner un concert de sa musique ; parti sans partition, il écrit en quatre jours pour ce concert impromptu une symphonie qui ne laissera rien soupçonner de son état de tristesse… MONTMORILLON (86) MERCREDI 23 AOÛT À 21H ESPACE GARTEMPE CENTRE D’ANIMATION RÉGIONAL FESTIVAL-DES-LUMIÈRES.COM
BARYTON MATHIAS HAUSMANN CHŒUR WIENER KAMMERCHOR HAMMERKLAVIER ENRICO CACCIARI J¢SEPH HAYDN
La Création Quel honneur d’aller interpréter La Création de Joseph Haydn à Vienne, dans le lieu même de sa création ! Car c’est bien dans la capitale autrichienne que ce chefd’œuvre est né et a établi sa renommée. Tout a pourtant commencé à Londres, lorsque le grand maître s’est émerveillé des oratorios de Haendel (Le Messie, Israël en Egypte, Saül…). De retour à Vienne, il ne pense qu’à s’essayer à ce genre grandiose : il demande alors au baron Gottfried Van Swieten de lui écrire un texte sur la création du monde, s’inspirant de l’épisode de la Genèse dans la Bible ainsi que du Paradis perdu de John Milton. La fresque musicale est prête en 1798. Le public est immédiatement saisi par l’introduction qui à elle seule symbolise la création du monde avec une inventivité proprement stupéfiante, en passant du chaos à l’ordre. Les trois solistes représentent trois anges (Gabriel, Uriel, Raphaël) : ils racontent les six jours de la création de l’univers, chaque jour se concluant par un chœur monumental. Haydn avait conscience qu’il écrivait là un chef-d’œuvre absolu. Épuisé par la tâche, il aurait déclaré : « J’y ai consacré beaucoup de temps parce que je sais qu’elle restera ». VIENNE JEUDI 24 AOÛT À 19H30 ACADÉMIE DES SCIENCES ET DES LETTRES HAYDNFESTIVAL.AT
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L’Esprit de l’eau DIRECTION BASTIEN STILL
Festival de Saint-Denis
PIANO JEAN-MARIE MACHADO TUBA FRANÇOIS THUILLIER JEAN-MARIE MACHAD¢
Double concerto pour piano et tuba CRÉATION, COMMANDE DE L’ORCHESTRE
CLAUDE DEBUSSY
La Mer Claude Debussy fut fasciné par la célèbre estampe du peintre japonais Hokusai intitulée La Grande Vague de Kanagawa (1830) : il l’adopte d’ailleurs comme couverture de la première édition de son poème symphonique La Mer (1905) dans lequel l’élément marin représente une véritable source d’inspiration. Dans cette œuvre fascinante, c’est le flux et le reflux de l’eau qui semble guider le rythme musical autant que l’irisation de la surface en colore les harmonies changeantes. Le temps y est chaloupé, suspendu, éternel, comme cette onde qui s’anime depuis toujours par vagues impressionnistes. Plus d’un siècle après Debussy, Jean-Marie Machado (né en 1961) s’inspire lui aussi de l’eau, mais de l’eau douce : celle des bords de la Marne où il est en résidence actuellement pour composer. Cinq « tableaux » aux titres poétiques forment sa nouvelle partition pour piano, tuba et orchestre intitulée L’Esprit de l’Eau (2016) : « Larmes éveil du fleuve céleste », « Brume invisible », « Danse sur un jardin de givre », « Feuilles de neige en équilibre » et « Saga des vagues ». Pour Jean-Marie Machado qui est tout autant musicien classique que jazzman, l’eau symbolise la source de vie : « De l’unique à l’étendue, d’états et de corps variables, l’eau invente un monde sonore à chaque instant, comme une musique naturelle. Elle est la mer de notre imaginaire intérieur ». LE PERREUX-SUR-MARNE (94) VENDREDI 29 SEPT À 20H30 CENTRE DES BORDS DE MARNE RENS. 01 43 24 54 28 CDBM.ORG
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Une nouvelle fois, l’Orchestre national d’Île-de-France est invité à jouer au cœur de la basilique de Saint-Denis pour le fabuleux festival. Avec ses grands concerts classiques, symphoniques et choraux, celui-ci est un rendez-vous incontournable, pour l’Orchestre comme pour ses très nombreux spectateurs. Ce festival accueille les plus grands artistes de la scène classique internationale mais aussi de musiques traditionnelles et musiques du monde, tout en commandant des créations à des artistes d’horizons et de cultures différents. Il faudra encore un peu de patience pour connaître le programme : à l’heure de la parution de cette brochure, il est tenu secret… SAINT-DENIS (93) VENDREDI 22 JUIN À 20H30 BASILIQUE RÉS. 01 48 13 06 07 FESTIVAL-SAINT-DENIS.COM
OPÉRAS Les Grandes V¢ix
Lucia Di LammermoOR DIRECTION ROBERTO ABBADO LUCIA JESSICA PRATT EDGARD¢ PAOL¢ FANALE ENRICO GABRIELE VIVIANI RAIMOND¢ UG¢ RABEC ARTUR¢ AIRAM HERNANDEZ ALISA VALENTINE LEMERCIER NORMANN¢ ENGUERRAND DE HYS ENSEMBLE LYRIQUE CHAMPAGNE-ARDENNE CHEF DE CHŒUR SANDRINE LEBEC GAETANO DONIZETTI
Lucia Di Lammermoor Version de concert Chef-d’œuvre absolu du bel canto italien, Lucia di Lammermoor (1835) est un opéra qui s’inspire d’un conte écossais publié par Walter Scott en 1819 : l’Europe entière se fascinait alors pour les légendes sombres dans lesquelles les personnages connaissaient des destins quasi surnaturels. C’est bien le cas de Lucy (Lucia), jeune femme éperdue d’amour pour Edgard (Edgardo). Elle se fiance secrètement à lui mais, subissant une pression familiale terrible, elle finit par sombrer dans la folie après avoir tué l’homme qu’on lui promettait comme mari. Cette scène de la folie est restée l’une des plus incroyables de toute l’histoire de l’opéra, car la virtuosité de Lucia incarne parfaitement l’hallucination de l’héroïne, alors que la flûte qui contrepointe la ligne de la voix symbolise le dédoublement de personnalité. Après avoir triomphé à la Scala de Milan et au Metropolitan Opera de NewYork, Jessica Pratt fait ses débuts à Paris dans ce rôle mythique, l’un des rôles de prédilection de l’immense Maria Callas à qui rend hommage ce concert, pour les quarante ans de sa disparition. PARIS (75) MARDI 12 SEPT À 20H THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES RÉS. 01 49 52 50 50 THEATRECHAMPSELYSEES.FR CONCERT ENREGISTRÉ PAR FRANCE MUSIQUE
Faust DIRECTION MUSICALE CYRIL DIEDERICH MISE EN SCÈNE NADINE DUFFAUT MARGUERITE LUDIVINE GOMBERT DAME MARTHE JEANNE-MARIE LÉVY FAUST THOMAS BETTINGER VIEUX FAUST ANTOINE NORMAND MÉPHIST¢PHÉLÈS JÉRÔME VARNIER VALENTIN RÉGIS MENGUS SIÉBEL RÉMY MATHIEU WAGNER PHILIPPE ERMELIER CHŒUR DE L’OPÉRA D’AVIGNON CHŒURS DE L’OPÉRA DE MASSY ASSISTANT À LA MISE EN SCÈNE FRANCK LICARI DÉCORS EMMANUELLE FAVRE COSTUMES GÉRARD AUDIER ÉCLAIRAGES PHILIPPE GROSPERRIN CHEF DE CHŒUR AURORE MARCHAND CHEF DE CHANT HÉLÈNE BLANIC CHARLES GOUNOD
Faust Quand Gérard de Nerval publie sa traduction française du Faust de Goethe en 1828, une véritable folie romantique s’empare des jeunes créateurs parisiens, toutes disciplines artistiques confondues. Hector Berlioz est le premier à composer Huit scènes de Faust dès 1828, repris dans la Damnation de Faust (1846), une légende dramatique pour solistes, chœurs et orchestre. Mais c’est Charles Gounod qui a propulsé Faust sur la scène lyrique dès 1859.Taraudé par la soif de tout connaître et par le rêve d’une éternelle jeunesse, Faust signe un pacte avec Méphistophélès, le représentant du Diable. C’est finalement Marguerite, l’être pur et moral par excellence, qui sauvera cette âme perdue de la damnation. Le fameux Air des bijoux, chanté dans les albums de Tintin par la Castafiore, n’est pas sans avoir contribué à rendre Faust de Gounod aussi célèbre que Carmen de Bizet ! MASSY (91) VENDREDI 10 NOV À 20H DIMANCHE 12 NOV À 16H OPÉRA DE MASSY RÉS. 01 60 13 13 13 OPERA-MASSY.COM
Production Grandes Voix 61
La Cenerent¢la DIRECTION ENRIQUE MAZZOLA ANGELINA (CENERENTOLA) KARINE DESHAYES DON MAGNIFICO PETER KÁLMÁN DON RAMIRO CYRILLE DUBOIS DANDINI VITO PRIANTE ALIDORO ROBERT GLEADOW CLORINDA HASMIK TOROSYAN TISBE ALIX LE SAUX ENSEMBLE AEDES DIRECTION MATHIEU ROMANO GIOACCHIN¢ R¢SSINI
La Cenerentola Version de concert C’est bien la Cendrillon du conte de Charles Perrault qui inspire Rossini au moment de composer son opéra La Cenerentola créé en 1817 à Rome. Rossini (âgé de seulement 25 ans) a déjà composé Le Barbier de Séville, Tancrède, L’Italienne à Alger… Il vient d’achever Otello et signe avec La Cenerentola son vingtième opéra ! Tous les ingrédients de son style magique sont là : des airs émouvants, un orchestre rutilant qui sait susciter les applaudissements après chaque grand crescendo, des vocalises hallucinantes de virtuosité pour les rôles principaux, et aussi un sens du théâtre qui fait que l’on est réellement entre le sérieux et le léger. Quelques changements notables à signaler par rapport au conte de Perrault : ce n’est plus une pantoufle de verre (ou de vair…) que Cendrillon perdra, mais un bracelet (on ne montrait pas ainsi sur scène ses pieds nus à cette époque…) ; la bonne fée marraine est remplacée par un philosophe précepteur (Alidoro) ; la fin est heureuse et Cendrillon pardonne même à ses pestes de sœurs ! C’est l’éblouissante Karine Deshayes qui tient le rôle de Cendrillon dans cette production, avec l’agilité, le caractère et l’humour qu’on lui connaît. Sans parler de la beauté incomparable de sa voix… PARIS (75) SAMEDI 16 JUIN À 20H THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES RÉS. 01 49 52 50 50 THEATRECHAMPSELYSEES.FR CONCERT ENREGISTRÉ PAR FRANCE MUSIQUE
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« Je suis à un moment de ma vie de chef d’orchestre où j’ai envie de me consacrer au bel canto, un répertoire que j’apprécie particulièrement. À mon goût, le bel canto n’a pas reçu toute l’attention qu’il méritait – contrairement au vérisme par exemple –, d’où mon souhait de le travailler avec mon orchestre et de le faire découvrir au public. » ENRIQUE MAZZOLA
cross-over Birkin Gainsb¢urg
Le symphonique Jane Birkin reprend les grandes chansons de Gainsbourg DIRECTION GEOFFREY STYLES CHANT JANE BIRKIN DIRECTION ARTISTIQUE PHILIPPE LERICHOMME ARRANGEMENTS ET PIANO NOBUYUKI NAKAJIMA SERGE GAINSB¢URG
Chansons mythiques… Jane Birkin reprend les grandes chansons de Serge Gainsbourg en version symphonique. De La Javanaise à Pull marine, des Dessous chics à L’Anamour, Jane chante Serge avec l’intimité qu’on leur connaissait quand ils formaient un couple sur scène. L’album de ce programme vient de sortir et connaît un succès à la hauteur du mythe que constituait leur histoire commune. Avec sa voix fragile et son accent inimitable, Jane Birkin donne un ton intime, parfois léger, à ces tubes qui ont marqué toute une génération et qui continuent de rester des classiques pour les plus jeunes. SAINT-GERMAIN-EN-LAYE (78) JEUDI 5 OCT À 20H THÉÂTRE ALEXANDRE DUMAS RÉS. 01 30 87 07 07 TAD-SAINTGERMAINENLAYE.FR
The music of H¢ward SHOre DIRECTION LUDWIG WICKI AVEC MEZZO-SOPRANO
Véritable monstre sacré de la musique de film, plusieurs fois récompensé par les Oscars (Le Seigneur des anneaux), les Golden Globes (The Aviator, Le Seigneur des anneaux) et le Festival de Cannes (Maps to the Stars), le canadien Howard Shore (né en 1946) est l’un des premiers compositeurs à avoir vu sa musique jouée en concert dans le monde entier. Il s’est souvent associé au réalisateur David Cronenberg pour des films qui ont marqué les esprits comme La Mouche, Crash, Le Festin Nu… Sa méthode pour réussir des musiques aussi poignantes ? « Je lis beaucoup, raconte Howard Shore.Tout commence toujours avec des mots. Si le film est adapté d’un livre, je commence par lire le livre, puis le script, et ensuite je recherche tout ce que je peux trouver, des éléments historiques par exemple, j’entre en immersion dans le sujet. J’essaye d’intégrer l’œuvre, ses idées, ses émotions. Et puis je me mets à en rêver… » Pour notre plus grand bonheur ! PARIS (75) SAMEDI 7 OCTOBRE À 20H SALLE PLEYEL RÉS. 0 892 392 192 SPECTACLE-GDP.COM
Gérard Drouot productions
PARIS (75) JEUDI 26 OCT À 20H LE GRAND REX LEGRANDREX.COM
Production Les Visiteurs du soir
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L’¢R CHES TRE
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L’Orchestre nati¢nal d’Île-de-France Enrique Mazz¢la, directeur musical depuis 2012 ¢RCHESTRE ASSOCIÉ À LA PHILHARMONIE DE PARIS
La musique symphonique partout et pour tous en Île-de-France, telle est la mission de l’Orchestre national d’Île-de-France !
L’Orchestre national d’Île-de-France se démarque par sa volonté et son engagement de partager sa passion du patrimoine symphonique et de le placer à la portée de tous. Proche de son public, l’Orchestre communique une image chaleureuse, ludique et populaire du concert classique. Ses quatre-vingt-quinze musiciens permanents donnent chaque saison une centaine de concerts et offrent ainsi aux Franciliens la richesse d’un répertoire couvrant près de quatre siècles de musique. Le chef italien Enrique Mazzola en est le directeur musical et le chef principal depuis 2012. Impliqué et dynamique, il apporte à la formation de nouvelles ambitions artistiques. L’Orchestre développe des collaborations régulières avec de nombreux artistes souvent venus d’horizons divers : le pianiste Cédric Tiberghien, le baryton Markus Werba, le DJ Jeff Mills, la cantaora Rocio Marquez, le joueur de oud Marcel Khalifé et de sarod Amjad Ali Khan… Ces deux dernières saisons, l’Orchestre et Enrique Mazzola ont coproduit une série d’enregistrements avec le label NoMadMusic : Bel canto amore mio, un florilège d’ouvertures d’opéras (février 2016) et un album consacré à Manuel De Falla (mars 2017). En décembre 2018 paraîtra un troisième enregistrement comprenant La Bien-Aimée de Darius Milhaud et Le Sacre du Printemps d’Igor Stravinski.
L’Orchestre national d’Île-de-France, reconnu pour son engagement et sa créativité en faveur du jeune public, imagine et élabore des actions éducatives et culturelles audacieuses, exigeantes et ludiques qui placent l’enfant au cœur du projet pédagogique. Chaque saison, il crée de nombreux concerts participatifs et de véritables spectacles musicaux pour toute la famille. L’Orchestre national d’Île-de-France est le premier orchestre français à proposer un dispositif pour l’enregistrement de musiques de films, en appui de la politique de soutien au cinéma menée par la région Île-de-France. Créé en 1974, l’Orchestre national d’Île-de-France est financé par le Conseil régional d’Île-de-France et le ministère de la Culture et de la Communication. L’Orchestre de Picardie, l’Orchestre national d’Île-de-France et l’Orchestre national de Lille s’associent cette saison à la nomination d’un chef assistant commun. Ils sont heureux d’accueillir Léo Margue, jeune chef français, et lui proposent une expérience professionnelle riche de la diversité de leurs trois formations.
Suivez toute l’actualité de l’Orchestre sur FACEBOOK
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Les yeux brillants, Enrique Mazzola souligne l’énergie des membres de son orchestre, « qui sont en tournée permanente, avalent des centaines de kilomètres par tous les temps, pour porter la musique là où vivent les gens ! » La Croix, Emmanuelle Giuliani, janvier 2017 ¢
L’arrivée récente du charismatique Enrique Mazzola au poste de directeur musical puis l’installation en qualité d’orchestre associé à la Philharmonie de Paris semblent avoir ouvert de nouveaux horizons et ambitions à l’Orchestre national d’Île-de-France, en particulier dans sa vocation de partage de la musique avec le plus grand nombre, à Paris et dans sa région. […] L’Orchestre national d’Île-de-France est familier – voire pionnier – des expériences de métissages et de rencontres hors « classique ». La Terrasse, J.-G. Lebrun / A. Pecqueur, juin 2016 ¢
Une heure durant, Enrique Mazzola emmène à la Philharmonie de Paris son Orchestre national d’Île-de-France dans un Stabat Mater de Rossini dégageant une grande force expressive. Devant l’intensité des applaudissements, Mazzola offre même une reprise impromptue de ce dernier numéro : le public est ravi ! Olyrix, Damien Dutilleul, mai 2017
l’orchestre symph¢nique qui parc¢urt l’Île-de-France de sais¢ns en sais¢ns, depuis 43 ans 95 musiciens permanents 110 c¢ncerts par sais¢n Toutes les merveilles du grand répert¢ire classique à la portée des franciliens Enrique Mazz¢la, directeur musical & chef principal depuis 2012 Une acti¢n culturelle ludique, riche et engagée
Venez nous écouter toute la saison à la Philharmonie de Paris ! Depuis janvier 2015, l’orchestre est associé à la Philharmonie de Paris
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ENRIQUE MAZZ¢lA Directeur musical et chef principal
D’origine italienne, Enrique Mazzola fait partie des artistes les plus dynamiques de sa génération. Il est directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France depuis 2012. Ces dernières saisons, Enrique Mazzola a fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York (L’Elisir d’amore) et au Lyric Opera de Chicago (Lucia di Lammermoor), dirigé Dinorah et Vasco de Gama de Meyerbeer à la Philharmonie et au Deutsche Oper de Berlin, Don Pasquale à l’Opéra de Zürich, de nouvelles productions de Poliuto et d’Il Barbiere di Siviglia au Festival de Glyndebourne, La Sonnambula au Théâtre du Bolshoï… Citons également Il Barbiere di Siviglia et Falstaff au Deutsche Oper de Berlin, Don Giovanni à Tokyo, Macbeth et Cenerentola à l’Opéra du Rhin, Don Pasquale au Théâtre des ChampsÉlysées et à la Scala de Milan, Falstaff au Festival d’Aix-en-Provence. Côté concert, il a dirigé les London Philharmonic, Philharmonia de Londres, Orchestra of the Age of Enlightenment, Royal Scottish, Wiener Symphoniker, Orchestre de la Radio suédoise, philharmonies d’Oslo, Bruxelles, Taipei, Prague… Enrique Mazzola a été l’invité des Chorégies d’Orange à la tête de l’Orchestre national de Lyon, du Rossini Festival de Pesaro, du Festival de Bregenz avec le Wiener Symphoniker, des Proms de Londres et du Festival Haydn de Vienne avec l’Orchestre national d’Île-de-France. Au cours de la présente saison, Enrique Mazzola dirige des productions aux Lyric Opera de Chicago, Deutsche Oper de Berlin, Opéra de Zürich et est l’invité de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse. Les enregistrements d’Enrique Mazzola comprennent : Falstaff de Verdi (DVD – Festival d’Aix-en-Provence), Poliuto de Donizetti et Il Barbiere di Siviglia de Rossini (DVD – Festival de Glyndebourne), La Gazzetta de Rossini (DVD – Rossini Opera Festival), Dinorah de Meyerbeer (CD – Deusche Oper Berlin), « Bel canto, 68
amore mio » (CD NoMadMusic – Orchestre national d’Île-de-France), « Rossini-ci, Rossini-là », récital de Marie-Nicole Lemieux avec l’Orchestre national de Montpellier (Erato) et un disque Manuel de Falla avec l’Orchestre national d’Île-de-France (NoMadMusic). ¢
Tout dans la personnalité de l’artiste [Enrique Mazzola], souriant et accessible, respire l’envie de faire partager la musique ; vif et décidé son regard traduit la clarté des idées et des projets. Concertclassic.com, Alain Cochard, février 2017 ¢
Dans la fosse, Enrique Mazzola nous offre tout ce dont la scène nous prive, une direction tendue, narrative, colorée, à l’image d’une partition où les âmes sont consumées par la haine, l’amour ou la foi. Diapason, janvier 2017 ¢
Mazzola was ever at the ready to support the vocal lines with shapely, refined orchestral playing that soared along with the singers but also delivered firm dramatic urgency and tension when so required.This conductor is a discovery indeed. Chicago Tribune, John Von Rhein, octobre 2016 ¢
Il y a les chefs d’orchestre dont on ne voit que le dos. Et il y a ceux qui se retournent, interpellent le public, lui racontent ce qu’il va entendre. Enrique Mazzola fait partie de cette minorité généreuse. Télérama, Sophie Bourdais, avril 2016 ¢
Under a very steady hand from Mazzola, the Philharmonia produced a sumptuous performance which did full justice to the work. (…) It was beautifully shaped, leading to the coda which was resplendent with brass.The infectious Scherzo was articulate and rhythmically spot on, the final Presto flourish a joy. However it was the Adagio that stole the show. Surely one of the great romantic slow movements, its full glory was uncovered here, largely because the tempi were just right. Bachtrack, Chris Garlick, juin 2017
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de gauche à droite et de haut en bas en grisé, les musiciens qui ne figurent pas dans la galerie
Premiers violons supersolistes Ann-Estelle Médouze Alexis Cardenas, co-soliste
Violons Stefan Rodescu, 1er solo Le Monnier, 1er solo Flore Nicquevert, chef d’attaque Domitille Gilon, chef d’attaque co-soliste Maryse Thiery, 2e solo Yoko Lévy-Kobayashi, 2e solo Virginie Dupont, 2e solo Grzegorz Szydlo, 2e solo Jérôme Arger-Lefèvre Marie-Claude Cachot Marie Clouet Émilien Derouineau Isabelle Durin Jean-Michel Jalinière Bernadette Jarry-Guillamot Marie-Anne Pichard-Le Bars Matthieu Lecce Jean-François Marcel Laëtitia Martin Delphine Masmondet
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de gauche à droite et de haut en bas en grisé, les musiciens qui ne figurent pas dans la galerie
Violons Diana Mykhalevych Julie Oddou Laurent Benoît Ostyn Anne Porquet Marie-Laure Rodescu Pierre-Emmanuel Sombret Justine Zieziulewicz Altos Renaud Stahl, 1er solo Benachir Boukhatem, co-soliste David Vainsot, 2e solo Sonia Badets, 2e solo Raphaëlle Bellanger Claire Chipot Frédéric Gondot Muriel Jollis-Dimitriu Guillaume Leroy Lilla Michel-Peron François Riou … Violoncelles Frédéric Dupuis, 1er solo Anne-Marie Rochard, co-soliste Bertrand Braillard, 2e solo Jean-Marie Gabard, 2e solo
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de gauche à droite et de haut en bas en grisé, les musiciens qui ne figurent pas dans la galerie
Violoncelles Natacha Colmez-Collard Renaud Déjardin Camilo Peralta Raphaël Unger Bernard Vandenbroucque Contrebasses Philippe Bonnefond, 1er solo Didier Goury, co-soliste Pierre Maindive, 2e solo Jean-Philippe Vo Dinh, 2e solo Florian Godard Pierre Herbaux Pauline Lazayres Robert Pelatan Flûtes Hélène Giraud, 1er solo Sabine Raynaud, co-soliste Justine Caillé Piccolo Nathalie Rozat Hautbois Jean-Michel Penot, 1er solo Jean-Philippe Thiébaut, co-soliste Hélène Gueuret Cor anglais Marianne Legendre Clarinettes Jean-Claude Falietti, 1er solo 75
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de gauche à droite et de haut en bas
Clarinettes Myriam Carrier, co-soliste Clarinette basse Benjamin Duthoit Petite clarinette Vincent Michel Bassons Frédéric Bouteille, 1er solo Henri Lescourret, co-soliste Gwendal Villeloup Contrebasson Cyril Exposito Cors Robin Paillette, 1er solo Tristan Aragau, co-soliste Marianne Tilquin Jean-Pierre Saint-Dizier Annouck Eudeline Trompettes Yohan Chetail, 1er solo Nadine Schneider, co-soliste Daniel Diez Ruiz Pierre Greffin Trombones Patrick Hanss, 1er solo Laurent Madeuf, 1er solo Matthieu Dubray Sylvain Delvaux
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de gauche Ă droite et de haut en bas
Contretuba / tuba-basse AndrĂŠ Gilbert Timbales Florian Cauquil Percussions Georgi Varbanov, 1er solo Pascal Chapelon Didier Keck Harpe Florence Dumont
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L’ÉQUIPE Conseil d’administration Bureau Présidente Florence Portelli Secrétaire Frank Cecconi Trésorier Hervé Burckel de Tell Membres Valérie Pécresse présidente du Conseil régional d’Île-de-France Agnès Evren vice-présidente en charge de la culture du Conseil régional d’Île-de-France Patrick Strzoda préfet de Paris et de la Région Île-de-France Nicole da Costa directrice de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Xavier Adenot Luc Carvounas Didier Cormier Hervé Corriges Juliette Espargilière Jean-Lin Lacapelle Béatrice Lecouturier Muriel Guenoux Jonathan Kienzlen Jean-Pierre Le Pavec Céline Malaisé Anne Poursin
Corinne Schneider, rédaction des textes musicologiques Camille Villanove, musicologue, médiatrice de la musique Esteban Buch, conférencier pour « Super-héros »
Presse Ludmilla Sztabowicz ludmilla.sztabowicz@wanadoo.fr
Conception graphique BelleVille
Site internet Christian Porri / Tamanta Famiglia Omer Pesquer
Direction Fabienne Voisin, directrice générale Alexis Labat, administrateur Sophie Decroix, assistante de direction
Programmation Anne-Marie Clec’h, conseillère artistique
Production Production des concerts Alice Nissim, responsable de la production Xavier Bastin, chargé de production Diffusion des concerts Adeline Grenet, responsable de la diffusion Action culturelle Vanessa Gasztowtt, responsable de l’action culturelle et de la programmation jeune public Violaine Daly-de Souqual, adjointe à la responsable de l’action culturelle Jeanne Ribeau, chargée de l’action culturelle Bibliothèque David Sieltjes, bibliothécaire Régie Stéphane Darmon, délégué général du personnel artistique François Vega, directeur technique Bernard Chapelle, régisseur général Didier Theteen, régisseur-adjoint Jérémy Petit, régisseur
Communication et relations publiques Emmanuelle Dupin, responsable de la communication Mélanie Chardayre, chargée des éditions et responsable Internet Audrey Chauvelot, chargée des relations publiques et des partenariats Consuelo Senis, assistante de communication et de relations publiques
Comptabilité Isabelle Rouillon, responsable comptable Christelle Villain, assistante comptable
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ARTISTES EN RÉSIDENCE Pour cette saison 2017.18, le compositeur japonais Dai Fujikura et le metteur en scène Édouard Signolet sont artistes en résidence à l’Orchestre national d’Île-de-France.
Éd¢uard Sign¢let Metteur en scène
C’est avec plaisir que l’Orchestre accueille à nouveau Édouard Signolet. Les saisons dernières, cet artiste a travaillé sur deux mises en espace pour nos concerts en famille (Alice au pays des merveilles, Le Petit Barbier). Cette saison, les concerts Carnaval des Animaux,Welcome to Broadway, Sporting club, Au pays du caribou et Voyages bénéficieront de ses talents de metteur en scène et d’auteur. Édouard Signolet se forme tout d’abord aux lettres modernes à l’université de Poitiers, puis en tant que comédien au conservatoire national de région de Poitiers et intègre ensuite le Master ii de mise en scène et dramaturgie de Paris x Nanterre. Au théâtre, il mène la création de Main dans la main de Sofia Freden à Théâtre Ouvert en février 2008, puis en tournée en 2009. En mars 2010, il met en scène Pourrie, une vie de princesse et Le Vélo de la même auteure à Théâtre Ouvert puis en tournée en 2012 au Centre dramatique national de Nancy et au Centre dramatique national de Sartrouville. En 2013, il écrit et met en scène au Studio Théâtre de la Comédie-Française La Princesse au petit pois d’après Hans Christian Andersen, édité aux éditions de l’Arche. En 2014, il est artiste associé à la saison de Théâtre Ouvert avec notamment la mise en scène de Nous qui sommes cent de Jonas Hassen Khemiri, la mise en espace de Buffles de Pau Miro et la mise en voix de Conte de pute de Laura Gustafsson. Depuis 2013, il collabore avec la maison d’édition Lire c’est partir et met en scène trois spectacles jeune public Le Roman de Renart, L’Odyssée et Perceval. Il collabore
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avec Jeanne Debost depuis 2006 pour des mises en scènes d’opéras, notamment une adaptation de La Cenerentola de Rossini, présentée au Théâtre Nanterre Amandiers, puis La Servante Maîtresse de Pergolèse, création pour l’Orchestre de Basse-Normandie puis en tournée en région PACA avec le Café Zimmermann. En 2011, ils signent en co-mise en scène leur nouveau spectacle intitulé Shakespeare Notes. En 2012, ils signent la mise en scène de L’Orchestre c’est fantastique dirigé par Bruno Mantovani avec l’Orchestre de Paris. En 2015, ils mettent en scène Sorcières, opéra électronique. Il expérimente depuis 2009 des formes courtes d’opéras, pour deux chanteurs, un instrument et un comédien. Ont déjà été présentés à la Cité de la musique, à la Salle Pleyel, au théâtre du Châtelet et à l’international : La Flûte enchantée de Mozart, Carmen de Bizet, Didon et Enée de Purcell. En 2016-2017, Édouard Signolet écrit et met en scène Alice au pays des merveilles, opéra jeune public avec l’Orchestre national d’Île-de-France et la Philharmonie de Paris, Pinocchio sur une musique de Laurent Petitgirard également disponible en livre disque pour Didier Jeunesse, Les Éléments de Lalande et Destouches avec l’ensemble Les Surprises, Buffles de Pau Miro en coproduction avec le groupe de Vingt théâtres en Île-de-France et Le Petit Duc de Lecoq pour les Frivolités parisiennes.
DAI FUJIKURA COMP¢SITEUR
Dai Fujikura sera en résidence à l’Orchestre durant deux saisons. Son œuvre Uto pour quatre percussions sera interprétée lors de New World, le concert d’ouverture de notre saison dirigé par Enrique Mazzola, entournée en Île-de-France et à la Philharmonie de Paris (octobre 2017). Une ouverture, intitulée Ghost of Christmas lui a été spécialement commandée pour notre concert de Noël, Petrouchka. J’ai une règle, qui est de ne jamais composer sous pression. Pour moi, il est essentiel de trouver du plaisir dans la composition, même si cela peut être difficile parfois. La raison pour laquelle j’essaye de vivre de ma musique est à la fois bébête et simple. J’ai toujours aimé composer, depuis l’âge de huit ans. Depuis l’instant où j’ai découvert que c’était si amusant de composer sa propre musique, j’ai toujours composé, chaque jour. C’est la seule chose que je voulais faire.
Bien que né à Osaka, Dai Fujikura vit depuis vingt ans en Grande-Bretagne où il a étudié la composition auprès d’Edwin Roxburgh, Daryl Runswick et George Benjamin. Cette dernière décennie, de nombreux prix lui ont été décernés : Huddersfield Festival Young Composers Award, Royal Philharmonic Society Award, Prix de Vienne en Autriche, Prix Paul Hindemith en Allemagne, ainsi que les Prix Otaka et Akutagawa en 2009 au Japon. Un coup d’œil à sa liste de commandes et concerts et l’on comprend vite que Dai Fujikura est devenu un compositeur de stature internationale. Sa musique est aujourd’hui jouée non seulement au Japon, en GrandeBretagne ou aux États-Unis, mais aussi de Caracas à Oslo en passant par Venise, Kiel, Lucerne et Paris. Les œuvres de Dai Fujikura sont éditées par Ricordi & Co, Berlin (Universal Music Publishing Classical).
Dai Fujikura
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ACTI¢N CULTURELLE 83
L’ACTI¢N CULTURELLE AU CŒUR de l’activité DE NOTRE ¢RCHESTRE Reconnu pour son engagement et sa créativité en matière d’actions culturelles, l’Orchestre national d’Île-de-France ne cesse d’enrichir son offre en faveur du jeune public, mais aussi de tous les publics (éloignés, empêchés, adultes, scolaires…).
Découvrir, pratiquer, rencontrer… Concrètement, autour de chaque programme symphonique, l’Orchestre offre de nombreuses activités : ¢
Des conférences sont proposées en amont des concerts, afin de préparer les spectateurs aux programmes joués. ¢
Partout et pour tous, de 0 à 100 ans Convaincu que l’accès à la culture est primordial, passionné par sa mission, l’Orchestre propose chaque saison une grande variété de projets, particulièrement adaptés à chacun, qui ont pour principal objectif de susciter l’émotion et le plaisir de la musique. L’Orchestre invente sans cesse de nouvelles formules pour porter la découverte et l’apprentissage de la musique au plus grand nombre, dans un esprit d’écoute et de respect de chacun.
Des ateliers musicaux (composition, découverte, apprentissage…) sont mis en place dans les écoles, collèges, lycées et universités afin de favoriser une proximité entre les musiciens et les scolaires, mais aussi dans le but de privilégier des interventions sur la durée. Y sont expérimentées des activités pédagogiques basées sur la pratique de l’instrument ou du chant. ¢
Des rencontres avec les musiciens, chefs et solistes invités sont organisées, ce qui provoque des échanges passionnants. ¢
es master classes pour les étudiants en musique D enrichissent les savoirs.
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¢
Des académies d’orchestre favorisent l’insertion des étudiants dans leur future activité professionnelle. ¢
Paroles d’élèves…
Des concerts en petits effectifs apportent la musique à un public ne pouvant se déplacer (hôpitaux, centres pénitenciers…).
Aidan
J’ai trouvé ça super, car on s’imagine des choses extraordinaires lorsqu’on entend la musique. C’était un très beau moment.
¢
Des vidéos ludiques et instructives sont offertes sur les réseaux sociaux afin de faciliter l’écoute.
Noémie
¢
C’était super du début jusqu’à la fin. J’ai trop aimé. J’avais les larmes aux yeux pendant tout le concert.
Des concerts participatifs sont créés, entraînant le public à jouer avec l’Orchestre. ¢
Des concerts en famille sont proposés chaque saison, à la Philharmonie de Paris mais aussi en tournée en Île-de-France.
¢
Des centaines de jeunes et d’adultes connaissent leur première expérience de scène chaque saison en participant à nos concerts « chantons et jouons avec l’Orchestre ». Cette place acquise par notre formation, cet engagement au quotidien à travers toute l’Île-de-France, est tout d’abord portée par nos musiciens qui s’investissent dans la découverte, la connaissance et l’apprentissage de la musique auprès de tous.
¢
POUR EN SAVOIR PLUS VANESSA GASZTOWTT RESPONSABLE DE L’ACTION CULTURELLE ET DE LA PROGRAMMATION JEUNE PUBLIC TÉL. 01 41 79 03 43 VANESSA.GASZTOWTT@ORCHESTRE-ILE.COM ENSEIGNANTS, PARTENAIRES, DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE D’ACTIONS CULTURELLES À VOTRE DISPOSITION POUR LA SAISON 17.18
Revivez « Chantons avec Le Petit Barbier » avec les collégiens de Garges-lès-Gonnesse sur Orchestre-ile.com rubrique Action culturelle 85
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L’¢RCHESTRE ENGAGÉ
Militant, citoyen, notre orchestre joue sur tout le territoire francilien La mission première de l’Orchestre national d’Île-de-France est de transmettre la musique symphonique sur tout le territoire francilien. Cette mission est portée depuis plus de quarante ans, avec passion, par tous nos musiciens et toute l’équipe administrative de l’Orchestre. Rien ne vaut des rencontres directes avec la musique pour favoriser l’émotion. S’adaptant à l’acoustique de toutes les salles, l’Orchestre se produit dans les lieux les plus improbables (gymnases, halls...) autant que dans les salles les plus réputées. Sillonnant l’Île-de-France, l’Orchestre parcourt routes et autoroutes toute l’année pour apporter la musique symphonique dans tous les départements franciliens. Autour de chaque concert symphonique sont proposées des actions culturelles sur mesure, aux scolaires comme aux habitants des villes qui nous accueillent. Aussi, l’Orchestre va au contact des publics éloignés, qui sont dans l’impossibilité et l’incapacité de se déplacer. C’est ainsi que depuis plusieurs saisons, les musiciens de l’Orchestre interviennent en milieu hospitalier (services pédiatrie, gériatrie, psychiatrie) et en milieu carcéral.
Tout au long de la saison, notre orchestre franchit le périph’ pour aller jouer, aussi, à Paris.
En 2017.18, résidence au Centre culturel Jacques Prévert de Villeparisis L’Orchestre national d’Île-de-France s’installe à Villeparisis pour une résidence éclectique et accessible à tous ! Samedi 25 novembre 2017, la résidence s’ouvrira avec une exposition réalisée par les étudiants de l’École nationale supérieure Louis Lumière (section photo). Le thème ? L’Orchestre ! Parmi les temps forts proposés tout au long de cette saison : des ateliers de pratique musicale avec des jeunes d’un foyer de jeunes travailleurs handicapés (Le Clos des Châtaigniers), une journée familles à la Maison de l’Orchestre, des moments musicaux dans les maternelles de la ville, des concerts scolaires et tout public, un concert en famille avec des collégiens sur scène (Welcome to Broadway) et bien sûr des concerts symphoniques au Centre culturel Jacques Prévert.
TEMPS F¢RTS SAMEDI 25 NOVEMBRE OUVERTURE DE LA RÉSIDENCE DIMANCHE 10 DÉCEMBRE PETROUCHKA DIMANCHE 11 FÉVRIER ESCAPADE EN FAMILLE MARDI 28 NOVEMBRE AU PAYS DU CARIBOU JEUDI 15 FÉVRIER L’ÎLE INDIGO JEUDI 31 MAI WELCOME TO BROADWAY
Le programme sur Orchestre-ile.com Rubrique L’Orchestre / En résidence
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L’¢rchestre au cœur des lycées Tout au long de l’année scolaire, l’Orchestre national d’Île-de-France propose un grand nombre d’actions culturelles. Sont offerts aux lycéens les possibilités de : Assister à une répétition générale de l’Orchestre à la Philharmonie de Paris Dans la grande salle Pierre Boulez comprenant une sensibilisation aux œuvres au programme 30 minutes avant la répétition. Répétitions générales ouvertes à la Philharmonie de Paris : Vendredi 20 oct. 2017 9H30-12H30 Vendredi 12 janv. 2018 9H30-12H30 Vendredi 9 mars 2018 9H30-12H30 Jeudi 29 mars 2018 9H30-12H30 GRATUIT RÉSERVATION 01 43 68 76 00
Assister à un concert-rencontre organisé au sein même du lycée Concert de musique de chambre comprenant un temps d’échange privilégié avec les musiciens.
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Assister à un concert « Passe ton bac » dans un théâtre francilien L’essentiel d’une œuvre au programme du bac musique présentée par un médiateur et interprétée par l’orchestre en live aux élèves. Un temps de 30 minutes en fin de séance est consacré à l’échange.
Participer à un parcours complet d’éducation artistique et culturelle •U n atelier de dix heures de pratique musicale ou chorale encadré par un intervenant. • Une visite de la Maison de l’Orchestre. • La découverte des métiers autour du musicien. • Une rencontre avec deux musiciens de l’orchestre. •U n concert de l’Orchestre à la Philharmonie de Paris. ¢
RENSEIGNEMENTS : VANESSA GASZTOWTT RESPONSABLE DE L’ACTION CULTURELLE ET DE LA PROGRAMMATION JEUNE PUBLIC TÉL. 01 41 79 03 43 VANESSA.GASZTOWTT@ORCHESTRE-ILE.COM
RET¢UR SUr l’atelier de créati¢n d’instruments Un atelier au lycée pour créer des instruments, jouer une création, écouter un concert. Comment réunir autour d’un projet artistique original des musiciens professionnels, des élèves du Conservatoire et des élèves d’un lycée professionnel d’enseignement adapté ? Comment donner du sens aux apprentissages, en passant par un projet culturel ambitieux ? Quel avenir donner aux jeunes dans la filière culturelle et dans les métiers d’art ? C’est le pari lancé par Emmanuel Oriol, directeur du Conservatoire de Paris xxe, à l’équipe de l’action culturelle de l’Orchestre national d’Île-de-France !
De la fabrication des instruments au concert La saison dernière, à l’initiative d’Emmanuel Oriol, les équipes pédagogiques du Conservatoire, du lycée EREA Edith Piaf (Paris xxe), de l’Orchestre national d’Île-de-France et la Lutherie Urbaine ont réuni leurs compétences pour imaginer un atelier autour de la fabrication instrumentale expérimentale. L’idée : faire fabriquer des instruments par les lycéens en chaudronnerie et menuiserie, pour ensuite faire jouer
par des élèves du Conservatoire une œuvre créée à l’occasion. Pour composer cette œuvre originale, une commande a été passée à Alexandre Lévy. Dès la rentrée scolaire, les lycéens ont travaillé avec Vincent Martial, luthier à la Lutherie Urbaine, pour construire leurs instruments. Début décembre, c’est au tour des jeunes musiciens du Conservatoire de s’en emparer, avec les conseils du compositeur Alexandre Lévy. Dernière étape, la pièce intitulée Batoucanfare a été jouée – avec les étudiants du conservatoire et les musiciens de l’Orchestre – à la Maison de l’Orchestre le 9 février 2017 lors d’une académie d’orchestre. 10 instruments originaux ont été fabriqués : -3 cajons dont deux reliés par des cordes de piano, qui seront joués par des violoncellistes ou contrebassistes -1 métal cello joué par un violoncelliste -2 flûtes à coulisse jouées par un tromboniste -1 instrument à percussion appelé « Steel cymbals » joué par plusieurs percussionnistes Ont participé : - 9 musiciens élèves du conservatoire - 5 musiciens de l’orchestre : alto, flûte, basson, tuba, percussions - 20 lycéens 10 en chaudronnerie et 10 en menuiserie
DÉCOUVREZ LE Reportage sur cet atelier SUR Youtube.com/ondif 89
C¢NC¢URS DE C¢MPOSITION 6e ÉDITI¢N COMPOSER POUR L’ORCHESTRE AUJOURD’HUI Le concours Île de créations créé par l’Orchestre national d’Île-de-France en 2013 a pour vocation de permettre aux jeunes compositeurs de confronter leur inspiration, leur savoir-faire à un orchestre symphonique et d’être joués en public et diffusés à la radio. Au public francilien, ce concours offre l’occasion de découvrir la pépinière de la création musicale formée en Europe. Pour cette sixième édition, il s’agit de composer une pièce pour orchestre en cinq mouvements de deux minutes sur le thème « Olympic Games ». Cette année, le concours est parrainé par Dai Fujikura, compositeur.
Ce concours s’adresse aux étudiants de moins de trente-trois ans ayant suivi un cursus de composition ou d’orchestration en Europe entre 2013 et 2018.
QUELQUES DATES... Samedi 3 février 2018 À 19H
Finale publique, venez voter ! POC, Alfortville (94) Direction Tito Ceccherini Jury présidé par Enrique Mazzola Soirée animée et diffusée sur France musique Février 2018
Édition de l’œuvre lauréate par les Éditions Durand-Salabert-Eschig / UMPC. Vendredi 10 avril 2018 - 20h30
Des lYCéens à la découverte de la musique contemporaine Lors de la 5e édition, les grandes étapes du concours ont été suivies par les élèves du lycée de Rosa Park de Montgeron. Il ne s’agissait pas pour eux de composer de la musique, mais plutôt d’apprendre à écouter. Les lycéens ont pu échanger avec les compositeurs finalistes et (même) intervenir dans l’émission Alla Breve d’Anne Montaron sur France Musique pour interviewer le lauréat Matthieu Lemennicier. ¢
CONTACT JEANNE RIBEAU TÉL. 01 41 79 39 30 JEANNE.RIBEAU@ORCHESTRE-ILE.COM
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Philharmonie de Paris Sporting club
Direction Julien Masmondet Concert enregistré par France musique Remise du prix par musique nouvelle en liberté Concert en tournée en Île-de-France (cf. page 37) . Diffusion sur France musique dans l’émission Alla Breve. Printemps 2018
Plus de renseignements sur Orchestre-ile.com
Entendez-vous le son de l’Orchestre ? Dans ce cas, pourquoi ne pas participer au concours Île de créations et présenter votre partition ? J’ai hâte de découvrir de nouvelles sonorités orchestrales ! Dai Fujikura
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ET AUSSI...
JANVIER 2018 : un NOUVEAU STUDI¢ ! INN¢VANT, IMMERSIF : LE NOUVEAU STUDI¢ DE L’¢RCHESTRE NATI¢NAL D’ÎLE-DE-FRANCE En janvier 2018 sera inauguré à la Maison de l’Orchestre (Alfortville) un nouveau studio high tech « tout-en-un » couvrant toute la gamme des formats sonores : des Technologies 5.1 au Dolby Atmos, le son cinéma immersif. Enregistrez et mixez vos bandes sons aux portes de Paris.
Sur le même lieu seront mis à disposition :
AUDIT¢RIUM D’UNE CAPACITÉ D’ACCUEIL DE 300 MUSICIENS ET CH¢RISTES ¢RCHESTRE SYMPHONIQUE DE 95 MUSICIENS UNE ÉQUIPE DE PR¢FESSIONNELS (RÉGIE TECHNIQUE, BIBLIOTHÉCAIRE…) PARC INSTRUMENTAL
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CONTACT ALEXIS LABAT, ADMINISTRATEUR ALEXIS.LABAT@ORCHESTRE-ILE.COM +33 (0)141 79 02 43
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À l’écoute ! UN ALBUM C¢NSACRÉ À MANUEL DE FALLA Après un premier album dédié à l’Italie, patrie du bel canto, Enrique Mazzola et l’Orchestre national d’Île-de-France nous font traverser la Méditerranée à la découverte de l’Espagne et de l’un de ses compositeurs emblématiques : Manuel de Falla. Empreint du charme ensorcelant du flamenco, porté par la voix charismatique d’Esperanza Fernández incarnant la gitane Candela hantée par le fantôme de son amant, L’Amour Sorcier côtoie sur cet album un autre chefd’œuvre, les suites extraites du ballet Le Tricorne. « Je suis à un moment de ma vie de chef d’orchestre où j’ai envie de me consacrer au bel canto, un répertoire que j’apprécie particulièrement. Selon moi, le bel canto n’a pas reçu toute l’attention qu’il méritait – contrairement au vérisme par exemple –, d’où mon souhait de le travailler avec mon orchestre – l’Orchestre national d’Île-de-France – et de le faire découvrir au public. L’enregistrement est un recueil d’ouvertures car c’est le vrai moment de rencontre entre l’opéra et l’orchestre symphonique ; il n’y a pas de voix. C’est un moment important de l’action, l’instant où le compositeur prépare le public au drame ou à la comédie qui va se dérouler sous ses yeux. Mon choix s’est porté sur des ouvertures incontournables : Il barbiere di Siviglia de Rossini ; Don Pasquale de Donizetti, mais aussi sur des perles rares qu’il est bon de faire connaître : Margherita d’Anjou de Meyerbeer ; Emma d’Antiochia de Mercadante. Toutes les œuvres réunies dans ce florilège évoquent cet univers très particulier – plein d’imagination, de rêve - qu’est le monde du bel canto dans lequel je vous emmène, accompagné par l’Orchestre national d’Île-de-France. »
¢
Un siècle après sa création, L’Amour sorcier nous apparaît enfin tel que son compositeur l’avait rêvé, dans la fusion du symphonique et du populaire. Musique de fer et de feu, qui claque et frémit idéalement dans l’interprétation de l’Orchestre national d’Île-de-France (Ondif), le célèbre ballet de Manuel de Falla prend ainsi chair dans la voix d’une authentique « cantaora » (chanteuse de flamenco), Esperanza Fernandez, qui dote chaque incantation d’une fascinante crudité. Dirigé avec autant de passion que de goût par Enrique Mazzola, l’Ondif récidive dans la « transe en danse » avec Le Tricorne, autre ballet espagnolisant. La fièvre vocale (et gitane) en moins. Pierre Gervasoni, Le Monde, mars 2017 ¢
Bercé depuis l’enfance par ces œuvres que dansait sa mère ballerine au Liceu de Barcelone, le chef d’orchestre Enrique Mazzola donne l’impression de s’y investir corps et âme. Dans L’Amour sorcier, il fait de l’Ondif l’instrument d’un rituel chamarré aux échos stravinskiens, où les cordes alimentent une implacable fournaise, tandis que les bois se chargent des enchantements. Sophie Bourdais, Télérama, avril 2017
Enrique Mazzola
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MÉCÉ NAT
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DEVENEZ MÉCÈNE entreprises S’engager aux côtés de l’Orchestre national d’Île-de-France, c’est… - Rassembler autour d’un projet fédérateur - Rayonner grâce à la notoriété de l’Orchestre - Promouvoir le tissu économique du territoire - Valoriser l’image de marque de votre entreprise - Échanger au cœur d’un véritable réseau - Associer création artistique et culture d’entreprise - Partager ensemble l’aventure de la musique - Vivre l’émotion de la musique
Mécénat Rejoignez le cercle des mécènes de l’Orchestre national d’Île-de-France. Le cercle est accessible aux entreprises de tous secteurs et de toutes tailles grâce à trois niveaux d’adhésion : de 2 500 € à 10 000 €. Il offre de nombreux avantages à ses membres : - des invitations aux meilleures places - une forte visibilité sur les outils de communication de l’Orchestre - l’accès aux coulisses…
Soutenez un projet ambitieux ! L’Orchestre développe parallèlement à son activité symphonique, de nombreux projets innovants. Immersion dans l’Orchestre en réalité virtuelle pour les collégiens et lycéens d’Île-de-France, rénovation du studio d’enregistrement à 360°… Sans votre soutien, ces projets ne peuvent être menés à bien.
Parrainage En parrainant l’Orchestre, vous pourrez : - Inviter vos clients et/ou vos collaborateurs à une soirée prestigieuse et inoubliable à la Philharmonie de Paris. - Rencontrer les artistes. - Découvrir les coulisses et prolonger le plaisir avec un cocktail et/ou un dîner dans les espaces de réception de la Philharmonie. -B énéficier de visibilité sur les supports de communication de l’Orchestre à la hauteur des ambitions de votre entreprise.
Mais aussi… - Organiser un concert au sein de votre entreprise. - Faire chanter vos collaborateurs. - Découvrir les coulisses… Le parrainage est assimilé à une dépense de communication et est déductible de l’assiette de l’impôt sur les sociétés au titre des charges normales d’exploitation. L’entreprise bénéficie de contreparties matérielles plafonnées à 50 % du montant de son parrainage. ¢
POUR EN SAVOIR PLUS ET RECEVOIR LES BROCHURES MÉCÉNAT : ADELINE GRENET 01 41 79 03 47 ADELINE.GRENET@ORCHESTRE-ILE.COM AUDREY CHAUVELOT 01 41 79 02 47 AUDREY.CHAUVELOT@ORCHESTRE-ILE.COM
Le régime fiscal du mécénat permet à l’entreprise de déduire 60 % de la valeur de son don sur son impôt sur les sociétés. L’entreprise mécène bénéficie de contreparties matérielles plafonnées à 25 % du montant de son don.
En savoir plus sur Orchestre-ile.com Rubrique mécénat 96
particuliers Être membre de Cosi, c’est vivre l’Orchestre de l’intérieur ! - Rejoignez Cosi, le Cercle des mécènes particuliers. - Partagez votre passion et soutenez l’accès à l’univers symphonique pour tous les publics. - Cosi a pour vocation de rassembler les passionnés de musique symphonique autour de l’ambitieux projet artistique de l’Orchestre.
Votre soutien En devenant membre de Cosi, vous participez à la mission de l’Orchestre : - La transmission du patrimoine symphonique, - L’accès à l’univers symphonique pour tous, - La découverte de jeunes artistes.
Vos avantages À partir de 100 € (soit 34 € après déduction fiscale), vous bénéficiez de nombreux avantages : - Profitez des meilleures conditions pour assister aux concerts (tarifs réduits, priorité de réservation). -D écouvrez les coulisses de l’Orchestre (accès à des répétitions, conférences autour des œuvres). - Rencontrez des artistes… Pour les particuliers, le don permet une réduction d’impôts de 66 % du montant du don dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Mode d’emploi Bulletin d’adhésion disponible p. 107 à retourner à Orchestre national d’Île-de-France 19, rue des Écoles 94140 - Alfortville accompagné d’un chèque. Vous pouvez aussi donner quand vous voulez, où vous voulez en ligne sur http://bit.ly/1MIpY2W Nous remercions pour leur soutien à la saison Banque Populaire – Rives de Paris et le cercle des amis de l’Orchestre ¢
POUR PLUS D’INFORMATIONS AUDREY CHAUVELOT 01 41 79 02 47
En savoir plus sur Orchestre-ile.com Rubrique mécénat 97
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Ils n¢us s¢utiennent Grâce à eux, nous sommes plus écoutés, plus vus, plus beaux !
Un grand merci à toutes les villes d’Île-de-France qui nous accompagnent et nous font confiance au fil des saisons
Merci à tous les enseignants des écoles maternelles, primaires et secondaires qui s’investissent dans nos actions culturelles. Merci à nos partenaires culturels
Merci à nos tutelles
Le Plateau – Frac Île-de-France / Maison européenne de la photographie / MC93 / Orchestre de chambre de Paris / Le POC - Alfortville / Cinémathèque française / La Gaîté lyrique / Théâtre Dunois
Merci à nos partenaires médias Merci à nos partenaires institutionnels Sacem / Musique nouvelle en liberté / Adiam 94 / La culture avec la copie privée / Conseil général des Hauts-de-Seine / Commission du film Île-de-France / Ulysses / Diaphonique / Muse en circuit / Musique et santé / Fondation hospitalière sainte Marie Hôpital de jour de réadaptation Mémoire et fragilité / Lutherie urbaine / CAC - La Traverse / Joola / Augmented Acoustics
Merci à nos partenaires privés Crédit agricole Île de France / Universal Music / Durand Salabert Eschig / Banque populaire – Rives de Paris / NoMadMusic
Merci à nos partenaires de l’enseignement supérieur Délégation Académie aux Arts et à la Culture des académies de Paris, Créteil et Versailles / École Boulle / Pôle sup’ 93 / Sorbonne nouvelle / Association européenne des conservatoires / Sciences-Po Paris / Paris IV-Sorbonne / Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris / Conservatoires municipaux d’arrondissement de Paris, Conservatoires à rayonnement régional de Saint-Maur et RueilMalmaison, Conservatoire à rayonnement départemental d’Aulnay-sous-Bois, Conservatoire municipal de Courbevoie
Radio France / France Musique, Alla breve / Radio classique / Philharmonie Live / France 3 Île-de-France / Télérama
L’orchestre est membre de L’Association française des orchestres / Les Forces musicales / la Fédération nationale des employeurs du spectacle vivant privé et public / la Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma / PEARLE, Ligue européenne des associations d’employeurs des arts du spectacle / RESEO, Réseau européen pour la sensibilisation à l’opéra et à la danse
L’orchestre participe à la conférence IAMA (International Artist Managers’ Association), réunissant les principales organisations internationales du secteur de la musique classique.
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PRA  TIQUE 103
c¢mment réserver vos places en Île-de-France ? Contactez directement la structure, théâtre ou centre culturel de la ville accueillant l’Orchestre. Retrouvez les coordonnées en vous reportant sur la page spectacle du programme choisi (cf. page 112).
Toute notre saison en Île-de-France sur www.orchestre-ile.com
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Concerts disponibles à l’unité ou en abonnement
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CITÉ DE LA MUSIQUE CATÉGORIE
CONCERTS EN FAMILLE 1 2
CATÉGORIE UNIQUE
ABONNEMENT 3, 4, 5 CONCERTS *** 20 €
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ADULTES
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ABONNEMENT JEUNE 3, 4, 5, 6 CONCERTS ET + ***
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MUSIQUE DE CHAMBRE
TARIF RÉDUIT *
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CATÉGORIE UNIQUE
TARIF JEUNE **
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8€
ABONNEMENT 3, 4, 5, 6 CONCERTS ET + ***
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ABONNEMENT JEUNE 3, 4, 5, 6 CONCERTS ET + ***
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CINÉ-CONCERT CATÉGORIE
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ABONNEMENT 3, 4, 5 CONCERTS *** 27 € ABONNEMENT 6 CONCERTS ET + **** 22 € ABONNEMENT JEUNE 8€ 3, 4, 5, 6 CONCERTS ET + *** TARIF PLEIN
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Philharmonie de Paris 221, avenue Jean Jaures – Paris 19e M Porte de Pantin Navettes gratuites au retour vers certains lieux parisiens (Charles-de-Gaulle-Étoile, gare du Nord, Châtelet, Denfert-Rochereau) le soir uniquement Salle Gaveau 45, rue La Boétie - Paris 8e M Miromesnil
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Réservez! Réservations à l’unité Réservez dès aujourd’hui vos concerts à l’unité ; profitez du tarif réduit en tant que senior (plus de 60 ans), personne handicapée, intermittent ou famille nombreuse. Associations, collectivités et groupes Associations, bureaux d’élèves, comités d’entreprise et groupes de plus de 10 personnes, contactez Audrey Chauvelot au 01 41 79 02 47 pour bénéficier de tarifs préférentiels.
Billetterie Par correspondance Adressez votre bulletin de réservation figurant en dernière page de cette brochure, accompagné du règlement à l’ordre de l’Orchestre national d’Île-de-France. N’oubliez pas de joindre un justificatif si vous bénéficiez du tarif réduit ou du tarif jeune. Vous recevrez vos billets directement à votre domicile. Facilités de paiement : vous avez la possibilité de régler en deux fois, par chèque uniquement, pour les commandes de plus de 130 €. Par téléphone Du lundi au vendredi au 01 43 68 76 00. Recevez vos billets plus rapidement en réglant par carte bancaire. Par internet Abonnement en ligne via la rubrique billetterie sur www.orchestre-ile.com (paiement sécurisé) ou auprès de consuelo.senis@orchestre-ile.com Sur place Au guichet, une heure avant le début du concert. Autres points de vente : Fnac, Carrefour et sur les sites ticketnet.fr, theatreonline.fr…
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BULLETIN D’AB¢nneMENT
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1 ABONNEMENT 2 ABONNEMENT JEUNE (- DE 28 ANS) 3 PLACES VENDUES À L’UNITÉ ET/OU PLACES SUPPLÉMENTAIRES POUR VOS INVITÉS
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CONCERTS SYMPHONIQUES GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ – PHILHARMONIE DE PARIS NEW WORLD
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SALLE DES CONCERTS – CITÉ DE LA MUSIQUE DEBUSSY ET ROME
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WELCOME TO BROADWAY
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AU PAYS DU CARIBOU
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CARNAVAL DES ANIMAUX
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SALLE GAVEAU
CONCERTS EN FAMILLE GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ – PHILHARMONIE DE PARIS
SALLE DES CONCERTS – CITÉ DE LA MUSIQUE
MUSIQUE DE CHAMBRE LE STUDIO – PHILHARMONIE DE PARIS VOYAGES
CINÉ-CONCERT SALLE DES CONCERTS – CITÉ DE LA MUSIQUE ON THE WATERFRONT
SOUS-TOTAL Je souhaite que mes billets soient envoyés par recommandés, j’ajoute 5 € au sous-total
TOTAL
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COORDONNÉES MONSIEUR
MADAME
NOM PRÉNOM ADRESSE
CODE POSTAL VILLE TÉLÉPHONE COURRIEL DATE DE NAISSANCE
RÈGLEMENT PAR CHÈQUE À L’ORDRE DE L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE PAR CARTE BANCAIRE N° I
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PAR CHÈQUE-VACANCES OU CHÈQUE CULTURE Somme exacte exigée RÈGLEMENT EN DEUX FOIS SOUHAITÉ Par chèque uniquement et si le montant de votre commande est supérieur à 130 € (2e encaissement en décembre 2017).
À RETOURNER À : ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE 19, RUE DES ÉCOLES 94140 ALFORTVILLE
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Conformément à la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition aux informations vous concernant. Pour exercer ce droit, contactez-nous: courriel@orchestre-ile.com › Programmes et informations donnés sous réserve de modification. Toute prise de vue et tout enregistrement sont strictement interdits pendant le concert.
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BULLETIN D’ADHESION À C¢SI Je souhaite devenir membre de Cosi, le Cercle des mécènes de l’Orchestre National d’Île-de-France en tant que : JEUNE MÉCÈNE À PARTIR DE 50 € (SOIT 17 € APRÈS DÉDUCTION FISCALE) MÉCÈNE À PARTIR DE 100 € (SOIT 34 € APRÈS DÉDUCTION FISCALE) BIENFAITEUR À PARTIR DE 300 € (SOIT 102 € APRÈS DÉDUCTION FISCALE)
NOM PRÉNOM ADRESSE CODE POSTAL VILLE DATE DE NAISSANCE TÉLÉPHONE COURRIEL JE JOINS UN CHÈQUE À L’ORDRE DE L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE J’EFFECTUE UN VIREMENT (OBJET : COSI) NOS COORDONNÉES BANCAIRES : IBAN 30003 03781 00037270838 44
BIC/SWIFT SOGEFRPP
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DATE ET SIGNATURE À RETOURNER À : ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE 19, RUE DES ÉCOLES 94140 ALFORTVILLE Ces informations sont strictement confidentielles et à l’usage exclusif de l’Orchestre national d’Île-de-France
Et aussi : Donnez quand vous voulez, où vous voulez en ligne : http://bit.ly/1MIpY2W
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L’ŒIL DE CHRIST¢PHE URBAIN... Au détour de ses mille voyages, Christophe Urbain a rencontré de drôles de créatures : un centurion romain sondant les secrets du monde, du haut d’un… canapé ; une plantureuse héroïne rouge à la chevelure de flamme, surgie au milieu d’un carrefour, et puis une femme stratosphérique, faite de poésie et de nuages qui semble modifier l’univers à chacun de ses pas. Ces êtres-là livrent leurs secrets au photographe-chasseur de magie : attentif, complice, joueur et joyeux, il capte l’instant fulgurant de leur métamorphose. Ceux-là défont la routine et transforment le quotidien en univers extraordinaires. Ils osent ! Ils bousculent leur imagination ! Avec trois bouts de ficelle, ils s’inventent super-héros : JOUEZ ! nous disent-ils. La grande musique n’est pas une affaire de moyens, mais une question d’ouverture : 17-18, l’Orchestre national d’Île-de-France partout et pour tous ! www.christophe-urbain.com
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QUI N¢US CHERCHE... NOUS TR¢UVE ! Par ville 75 Paris pp.13, 19, 21, 25, 27, 31, 33, 35, 37, 41, 43, 45, 47, 48, 51, 53, 55, 59, 60, 61 77 Lieusaint p.51 Meaux pp.17, 33 Montereau-Fault-Yonne p.35 Provins pp.25, 35 Villeparisis pp.21, 31, 45, 47, 51 78 Le Chesnay p.13 Le Vésinet p.21 Plaisir p.31 Saint-Germain-en-Laye p.61 Saint-Quentin-en-Yvelines p.41 Versailles p.41
91 Brunoy p.45 Dourdan p.19 Massy pp.25, 33, 59 Mennecy p.31 Saint-Michel-sur-Orge p.35 Yerres pp.19, 51 92 Antony pp.13, 47 Bagneux p.35 Boulogne-Billancourt pp.13, 31, 41, 45, 47 Chaville p.21 Courbevoie p.19 Le Plessis-Robinson p.17 Puteaux p.13 Rueil-Malmaison p.21 Saint-Cloud p.31 Suresnes p.19
93 Aulnay-sous-Bois p.33 Saint-Denis p.58
95 Argenteuil p.27 Franconville p.17
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86 Montmorillon p.57
M Jean-Marie Machado p.58 Felix Mendelssohn pp.17, 33 Wolfgang Amadeus Mozart p.57
S Camille Saint-Saëns pp.17, 48 Robert Schumann p.35 Howard Shore p.61 Richard Strauss p.25 Igor Stravinski pp.21, 43
Autriche Vienne p.57
Par compositeur A John Adams p.13 Andy Akiho p.37 B Ludwig van Beethoven pp.25, 31 Leonard Bernstein p.53 Luciano Berio p.48 Simon Bertrand p.45 Georges Bizet p.27 Pierre Boulez p.41 Johannes Brahms p.35 D Claude Debussy pp.27, 37, 58 Gaetano Donizetti p.59 Pascal Dusapin p.35 Anton Dvorák pp.13, 33
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F Dai Fujikura pp.13, 21, 55 G Serge Gainsbourg p.61 Charles Gounod p.59 H Georg Friedrich Haendel p.19 Joseph Haydn pp.17, 19, 57 Arthur Honegger p.37 J André Jolivet p.55 L Julien Le Hérissier p.47 Franz Liszt p.33
P Astor Piazzolla p.31 Gabriel Pierné p.55 Francis Poulenc p.17 R Maurice Ravel p.25 Abigail Richardson-Schulte p.45 Gioacchino Rossini p.60
T Toru Takemitsu p.55 Piotr Ilyitch Tchaïkovski pp.21, 33 V Giuseppe Verdi p.41 X Iannis Xenakis p.37
Crédits : Couverture, p.11 à p.40 et p.69 à 77, p.89, p.92 Christophe Urbain i p.9, p.65 et p.84 Éric Laforgue i p.67 Éric Garault i p.78 DR i p.79 Dai Ueda p.82-83 Ted Paczula i p.86 Tendance Floue/Flore Aël-Surun i p.87 Lutherie Urbaine i p.91 Thinkstock i p.92 NoMadMusic Tendance Floue/Flore Aël-Surun p.44, p.46 et p.50 Illustrations Olivier Tallec i Licence d’entrepreneur du spectacle n° 2-1043164/APE 90.01Z i Impression Lamazière
ORCHESTRE ASSOCIÉ À LA PHILHARMONIE DE PARIS ORCHESTRE-ILE.COM 01 43 68 76 00