CLASSEMENT Le nouveau palmarès des entreprises de l’Aube p. 62 à 74
L’atlas
n°18
Aub e 2023/2024
RENCONTRE
Jean-Marc Guillemet, nouveau président de Business Sud Champagne
DÉVELOPPEMENT
Woodoo, la start-up auboise aux 31 millions de dollars
NATURE
La Chanvrière prête à tirer tous les fils
NOUVEAU SOUFFLE L’Aube en pleine effervescence
Expertise et proximité, notre assemblage pour un terroir d’exception. Des équipes dédiées au service de tous les acteurs du champagne.
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YD - Date : 21/05/2021
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Le grand retour
des usines ! Garnica, Clarins, Jean Rousseau, mais aussi Woodoo qui industrialise sa production de bois augmenté ou encore Carbonex, une pépite auboise déjà trentenaire, qui s’apprête à exporter son savoir-faire industriel aux États-Unis : c’est un véritable retour en force de l’industrie qui vient de s’opérer en 2023. Une nouvelle donne, surprenante par son ampleur et sa soudaineté mais qui ne doit rien au hasard. Cela fait 30 ans que le territoire a organisé sa reconversion. Avec la création de l’Université de technologie de Troyes, la Technopole, l’ouverture des parcs d’activité géants, que ce soit aux deux sorties d’autoroute de Troyes (parc du Grand Troyes et parc logistique) ou Aéromia à Romilly-sur-Seine. 30 ans de lutte avec quelques succès, quelques déceptions aussi, et c’est bien logique, dans des conditions nationales et internationales pas toujours favorables. À l’heure où les planètes s’alignent enfin, l’Aube ne doit pas, et ne veut pas, s’endormir sur ses lauriers. Les succès du moment en appellent d’autres. Il faudra être en mesure d’y répondre. Il faut du foncier et des bâtiments prêts à l’emploi. Les friches, celles de l’industrie du siècle dernier, doivent être traitées. Des nouveaux terrains ouverts au développement, même
si l’arbitrage entre développement et protection des ressources va être délicat. L’autre bonne nouvelle de l’année vient des industriels historiques du département. Ils sont en train de se réinventer. Comme Petit Bateau et son modèle d’économie circulaire qui peut changer le monde de la mode, mais aussi Michelin, dans le pneu agricole, et Accuride, dans l’automobile, qui vont contribuer à une mobilité plus verte. Contribution qui n’est possible, dans des conditions économiques difficiles, qu’à condition d’être toujours plus productif. Deux données que l’agriculture, si puissante dans l’Aube, a intégré depuis longtemps. Comme le champagne, toujours mieux valorisé. Comme le cidre qui, veut se distinguer. Le tout dans un département qui s’embellit chaque jour, qui gagne des habitants et qui s’apprête à mieux les accueillir avec le développement d’une agence d’hospitalité et les services de Business Sud Champagne, l’agence de développement économique. Dans un monde de moins en moins sûr, l’avenir du « coin de la rue », selon l’expression chère à François Baroin, est sur de bons rails. À faire savoir tous azimuts ! Bruno Dumortier
Entreprise de service pour le rebobinage et le négoce de moteurs, variateurs et pompes validé par plus de 75 ans d’expérience SECTEURS D’ACTIVITÉS ■ AGROALIMENTAIRES ■ TEINTURERIES ■ CARRIÈRES ■ B.T.P ■ EMBALLAGE ■ CIE DES EAUX ■ SCIERIES ■ AGRICULTURES ■ FONDERIES
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Atlas économique de l’Aube édité par SAS et SA :
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L’ATTRACTIVITÉ RETROUVÉE
Rédacteur en chef délégué : Bruno Dumortier Rédaction : Yann Tourbe Thierry Péchinot Jean-Michel Van Houtte Benoît Soilly Pierre-Emmanuel Blum Sandra Roger Publicité : Global Est Médias 03 25 71 81 95 Concept et réalisation : Pré-Médias l’Est éclair 03 25 71 81 95 Impression : Roularta, 33, Meiboomlaan, 8800 Roeselare, Belgique.
LA FORCE DE LA NATURE La ferme Aube, source essentielle de richesses pour le territoire, innove toujours plus dans la valorisation des ressources. Du chanvre au sainfoin, de l’orge à la pomme. P. 48 à 61
B.P. 532 10081 TROYES CEDEX Tél. : 03 25 71 75 75 Bourse du Travail 1, rue de la Vicomté 10000 TROYES Présidente, Directrice de la publication : Géraldine Baehr-Pastor Éditeur délégué : Nicolas Fostier Associé unique : New pole CAP (NPC) Tirage : 30 000 exemplaires Commissions paritaires : n° 0425C86412 n° 0524C86491 n° ISSN : en cours
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Avec Clarins et Jean Rousseau, l’Aube a signé deux grandes arrivées. Les fruits d’une stratégie de long terme qui arrive à maturité. P. 6 à 25
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LE DYNAMISME INTÉRIEUR
De Petit Bateau à Woodoo, de la vénérable usine textile aux 130 printemps à la jeune pousse de la Technopole qui lève 31 millions de dollars, l’Aube va de l’avant. P. 26 à 47
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LA PREUVE PAR LES CHIFFRES Le classement des entreprises dont le siège social se trouve dans l’Aube. Avec tous les chiffres légalement publiés. P. 62 à 74
À la une : Jean-Marc Guillemet, président de Business Sud Champagne et directeur des opérations de Petit bateau. Photo : Sylvain Bordier. Provenance du papier : Finlande - Taux de fibre recyclées : 0 % Certification : PEFC - « Eutrophisation » Ptot : 0,004 Kg/tonne de papier
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L
e ministre de l’Économie et des Finances était présent, mercredi 14 juin, sur le parc du Grand Troyes, à l’occasion de la cérémonie de la pose de la première pierre de l’usine Clarins.
L’ATTRACTIVITÉ RETROUVÉE
« Pour la famille, il était impensable de construire une usine ailleurs qu’en France et nous avons trouvé à Troyes le site parfait », assure Virginie Courtin, directrice générale de Clarins lors de la pose de la première pierre de la deuxième usine du groupe à Sainte-Savine. Une pose à laquelle Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a tenu à assister : « Vous avez le leader mondial des cosmétiques sur votre territoire et tout à coup le bouche-àoreille va faire son effet. À Troyes, il y a un maire exceptionnel, un président de région remarquable. On va se dire : si Clarins s’est mis là, c’est peut-être pas mal que je m’y mette aussi. Ce n’est pas beaucoup plus compliqué que cela l’économie. Ce n’est pas que des chiffres. C’est du désir mimétique. Clarins va susciter le désir d’autres entreprises de venir ici. » Une prédiction qui s’est concrétisée dès juillet avec l’annonce de l’arrivée de Jean Rousseau. Apprenant que Clarins, marque de produits cosmétiques vendus dans le monde entier avait choisi Troyes pour implanter
Clarins,
l’implantation qui change tout
Le groupe cosmétique français Clarins, en choisissant Troyes pour sa deuxième usine, a transformé le territoire. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, qui était venu saluer cette implantation majeure qui va générer 300 emplois, l’avait… prédit !
Olivier Courtin, Arnaud Magloire, maire de Sainte-Savine, Christian et Virginie Courtin, François Baroin, Franck Leroy et Bruno Le Maire plantent le premier arbre devant la future usine.
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sa deuxième usine en France, les dirigeants de la maroquinerie Rousseau ont décidé de choisir Troyes.
Une usine modèle L’usine Clarins de Sainte-Savine doit compléter la production du site historique de Pontoise, dans le Val-d’Oise. Cet investissement de près de 140 M€ devrait générer environ 300 emplois, une fois les 21 lignes de production lancées à plein régime. Ce qui se fera progressivement. L’usine sur le Parc du Grand Troyes se veut aussi la plus durable et pérenne possible. Elle utilisera la géothermie et installera sur son toit 6 000 m² de panneaux photovoltaïques. Le bâtiment sera à 80 % passif et 70 % des eaux usées seront réutilisées. L’usine, qui emploiera une cinquantaine de personnes au démarrage, sera certifiée HQE (haute qualité environnementale) Excellent, le label français le plus exigeant.
L’attractivité du territoire décuplé Pour la région, pour le territoire, c’est une fierté à double titre. D’abord celle d’avoir séduit un groupe aussi exigeant que Clarins. Ensuite, c’est de s’être mis en capacité de répondre à leurs demandes en un temps record. Le 8 février dernier, Clarins officialisait son choix pour Sainte-Savine. Le chantier démarrait dans la foulée et, cinq mois plus tard, quand la première pierre a été posé, l’usine était déjà bien avancée. « Nous sommes en train de battre collectivement un record », se félicite alors Franck Leroy, président de la Région Grand Est. Toute le monde a eu sa part dans ce travail d’équipe. François Baroin, maire de Troyes et président de Troyes Champagne Métropole (TCM) ne cesse d’ailleurs, depuis l’implantation, de remercier tous les acteurs locaux, de la mairie de Sainte-Savine aux services de l’État. Cette mobilisation a même épaté les équipes de Clarins. Elle a aussi donné une confiance au territoire qui s’est rendu compte qu’il pouvait répondre aux plus exigeants. Ce que confirme Valérie Schwarz, directrice de Business Sud Champagne, fer de lance de l’arrivée de Clarins à Troyes, tout en rappelant que tout était déjà là : « Ils ne sont pas venus par hasard ».
Une belle histoire familiale L’aventure Clarins naît en 1954 quand Jacques Courtin ouvre son institut de beauté de Paris avec la volonté de la rendre « plus vraie et plus nature ». En 1968, les premiers soins de beauté, des huiles 100 % nature, sont commercialisés dans les parfumeries. En 1974, Christian Courtin, le fils, rejoint l’entreprise et va, en qualité de directeur export, donner l’élan international à la marque qui est aujourd’hui distribuée dans 150 pays (93 % de sa production est exportée). En 1984, après une ouverture du capital et une introduction en bourse, Clarins construit sa première et, à cette date, sa seule usine. Le « Double Serum », produit phare, est lancé. La gamme pour le maquillage suit. Olivier Courtin, docteur, rejoint l’entreprise en 1991. Le développement se poursuit tous azimuts. En 2008, Clarins redevient même un groupe totalement familial en se retirant de la bourse. En 2010, les enfants de Christian et Olivier Courtin rejoignent le comité de surveillance du groupe pour assurer sa pérennité. Jonathan Zrihen, fort de 25 ans d’expérience à l’international chez Clarins, prend la tête du groupe (CEO) en 2015. Il y est toujours. Début 2022, Virginie Courtin, la fille de Christian, devient directrice générale, aux côtés d’Olivier, son oncle.
Bruno Dumortier avec Thierry Péchinot
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PUBLI-INFORMATION
La montée en puissance des préoccupations environnementales a conduit de nombreux foyers français à se tourner vers des solutions de chauffage plus écologiques, notamment les pompes à chaleur. Des pratiques commerciales douteuses, des informations trompeuses et des équipements de qualité médiocre ont conduit à des expériences décevantes pour de nombreux utilisateurs, jetant ainsi une ombre sur la crédibilité de l’industrie des pompes à chaleur et des professionnels engagés. Pour démêler le vrai du faux, nous avons rencontré un expert, Alexandre Gaurier, Spécialiste chauffage et climatisation/Sté Alexandre Gaurier depuis plus de 25 ans et Nicolas Favin, secrétaire général de la Capeb Aube. Propos recueillis par Laure Melchiori. Alexandre GAURIER
SE CHAUFFER SANS SE FAIRE ARNAQUER : STOP AUX ECODÉLINQUANTS ! Comment ne pas succomber aux sirènes des pompes à chaleur à 1€ ? « Rien de sérieux n’existe à 1€ ! raille Alexandre Gaurier. Certes, il existe un certain nombre d’aides gouvernementales et régionales mais restons lucides. Ceux qui proposent ça sous-traitent sans certitude de la qualification de leurs prestataires via des boites basées hors de l’Aube, sans service après-vente. J’ai de très nombreux appels tous les jours de clients mécontents et livrés à eux-mêmes avec des installations bloquées toutes neuves. En clair, faites simplement confiance aux spécialistes de proximité avec de l’ancienneté dans la profession. Simple, mais tellement efficacement prouvé ! ».
Je suis une senior, je voudrais changer ma chaudière pour un autre système, quels sont les pièges à éviter ? « Vous êtes la cible idéale pour les écodélinquants, donc vigilance totale, explique Alexandre Gaurier. Voilà les paramètres à vérifier. Ne JAMAIS signer un devis de chauffage ou de rénovation dès la première visite du technicien. Le professionnel aura obligatoirement besoin de prendre du recul pour étudier la faisabilité de votre projet. Il doit obligatoirement vous faire un diagnostic avant tout établissement du moindre devis. Toujours se renseigner sur la société qui se propose d’intervenir chez vous (depuis quand elle existe, où estelle située). Vérifier que l’entreprise est bien titulaire du label RGE-QualiPac, carte d’identité des professionnels reconnus et avoir une garantie décennale. » Comment obtenir les aides gouvernementales annoncées ? « Pour les particuliers, c’est nous qui nous en chargeons via la Capeb, explique Alexandre Gaurier. On y est partenaire-adhérent depuis plus de 15 ans car elle aide les artisans dans le montage des dossiers administratifs de leurs clients (récupération de la prime C2E et Ma Prime Rénov’). La proposition de subventions est décisive dans l’achat des produits. » «Notre force, c’est la garantie absolue d’obtention du montant annoncé de cette prime in fine, poursuit Nicolas Favin. A noter que les certificats d’économie d’énergie (C2E) existent aussi pour les entreprises qui font des travaux. Mais beaucoup l’ignorent et n’ont pas ce réflexe industriel dans le tertiaire. Alors que ces aides existent bel et bien. »
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Maison Jean Rousseau,
l’implantation éclair
Chez Jean Rousseau, pas de travail à la chaîne, mais un vrai travail d’artisan qui demande une formation poussée.
Annoncée en juin, l’arrivée de la Maison Jean Rousseau dans l’Aube s’est faite à toute vitesse. Depuis le 1er octobre, elle forme déjà une trentaine de salariés sur le Parc du Grand Troyes.
J
acques Bordier, président de la Manufacture Jean Rousseau, avait de bonnes raisons de choisir Troyes. Personnelles d’abord : son épouse est troyenne, ancienne élève au lycée Marie-de-Champagne. Troyes est parfaitement desservie par l’autoroute. Celle qui mène de Paris, où il réside, à Besançon, siège de la Manufacture. Professionnelles ensuite : la Manufacture doit grandir. Troyes dispose d’un réservoir de main-d’œuvre qu’on ne trouve plus en France.
Pascal Dupenloup. La méthode de simulation est alors affinée avec les équipes de Jean Rousseau et Pôle emploi sélectionne 200 profils. « 60 personnes ont passé haut la main les tests. On a gagné un an ! », se réjouit Pascal Dupenloup. Si tous n’ont pas été recrutés tout de suite, ils pourront être recontactés. « On les garde au chaud ».
La culture du textile offre aussi des profils acculturés au travail du cuir et plus largement des matériaux souples que Jean Rousseau souhaite de plus en plus intégrer à ses productions. Des partenariats sont possibles avec les entreprises locales. Et, pour toutes ces raisons, il y réfléchissait depuis 2017.
Un travail d’artisans
En février 2023, il apprend que Clarins a fait le choix de Troyes. « Cela a été un accélérateur de notre projet », reconnaît-il. Les premiers contacts sont excellents. « Nous avons vraiment eu l’impression que la communauté locale cherchait à apporter la solution à nos besoins. »
Chez Jean Rousseau, pas de travail à la chaîne. On travaille en pôles de production, artisanalement. « Nos investissements, ce sont les hommes », souligne Pascal Dupenloup. La montée en puissance de La Manufacture de l’Aube dépendra maintenant du marché. « Il n’y aura aucun transfert d’activité des sites de production actuels. C’est vraiment de l’activité additionnelle », souligne Jacques Bordier.
Pôle emploi prend les devants La décision a été vite prise. L’installation actée. Et, au 1er octobre, dans des locaux provisoires, qui étaient destinés initialement à l’agrandissement du Phare, l’hôtel d’entreprises du Parc du Grand Troyes, la formation des 25 premiers salariés a démarré. Quant à l’usine de ce qui s’appelle déjà « Jean Rousseau-Manufacture de l’Aube », elle ouvrira ses portes sur 10 000 m2 courant 2025, toujours sur le Parc du Grand Troyes.
Jean Rousseau travaille beaucoup pour les grandes marques du luxe, surtout dans l’horlogerie avec des bracelets pour les plus grandes marques, mais aussi pour les particuliers avec quatre magasins à Tokyo, Londres, New York et Paris. Des ateliers-boutiques avec de véritables artisans qui peuvent fabriquer sur-mesure. Ce que Jean Rousseau fait pour les plus grandes marques depuis sa reprise, il y a 23 ans à la barre du tribunal de commerce par Jacques Bordier. À l’époque, l’entreprise compte 45 salariés. Elle en compte aujourd’hui 400 avec deux sites de productions d’environ 200 personnes à Pelousey, près de Besançon, et à Györ en Hongrie.
« On a senti un engouement incroyable », souligne Pascal Dupenloup, directeur général. Pôle emploi a même devancé leurs attentes en venant à leur rencontre et en leur proposant, dès juillet, une méthode de recrutement par simulation. « On ne recherche pas des artisans mais des personnes qui peuvent le devenir », explique
Bruno Dumortier
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L’entrepôt XXL de Panattoni : 62 200 m2 et 200 emplois
C’est le plus grand projet de Panattoni en France. Le bâtiment de 62 200 m² qui vient de sortir de terre sur le Parc logistique de l’Aube doit générer 200 emplois.
C
e n’est pas un « Jurassik Park » mais un « Panattoni Park Troyes » que le plus grand développeur européen en logistique vient de construire sur le parc logistique de l’Aube, à Saint-Léger-près-Troyes. Cet entrepôt géant de 62 200 m² est plus grand que celui de Lacoste. C’est une implantation majeure, d’autant plus que cet entrepôt, qui doit générer 200 emplois, devrait être suivi d’un second entrepôt avec autant d’emplois, soit 400 emplois à terme.
les permis sont obtenus. Au global, le campus des deux bâtiments, c’est notre plus gros projet en France ».
L’attraction du foncier disponible Mais qu’est-ce qui a donc poussé le plus grand développeur européen en logistique à choisir Troyes ? La réponse tient en deux mots : le foncier disponible. Labellisé en 2021 « Site industriel clés en main », le parc logistique de l’Aube possède l’immense qualité de proposer encore de grandes surfaces libres sur ses 250 hectares de foncier aménagé.
Pour le groupe Panattoni, qui investit 50 M€ dans ce bâtiment, le baromètre semble bloqué sur le beau fixe. « C’est un projet qui me tient à cœur à titre personnel car j’ai travaillé longtemps dessus, qu’il a connu quelques péripéties et qu’au final on y arrive, insiste Salvi Cals. Vous voyez là un bâtiment de nouvelle génération conçu pour les entreprises, qu’elles soient locales, nationales ou internationales. Dès que ce chantier sera fini et commercialisé, on enchaînera à côté avec le suivant qui fera 50 000 m2. On est déjà propriétaire du terrain et
Cet argument est crucial pour les investisseurs sur un marché où le foncier devient une denrée rare. « On a une demande forte sur l’immobilier logistique, décrypte Salvi Cals. Et en même temps, on a une offre de bâtiments neufs qui se réduit. La possibilité de développer ici à Troyes un campus de 110 000 m², c’est assez exceptionnel. On va offrir un produit flexible, rapide10
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TRANSGALLIA VOYAGES : OSEZ L’INCROYABLE EN TOUTE SECURITE !
Parce qu’ignorer l’impact dévastateur du carbone sur notre environnement est désormais pratiquement obsolète, Rodolphe Costel, co-gérant et directeur commercial de Transgallia Voyages, dresse un bilan pertinent des voyages sur-mesure proposés vers plus de 70 destinations dans le monde. Vue aérienne du bâtiment Panattoni en cours de construction. Le 2e entrepôt sera construit sur le terrain libre juste à côté d’UFP (au fond)
Pour un tourisme plus écologique, éthique et durable
« Si l’on considère les destinations phares du moment, l’authentique, la culture et les grands espaces ont largement le vent en poupe, explique-t’il. Citons les Açores, l’Islande, Madère, les Philippines et l’Argentine au sein desquels nos clients pratiqueront des sports écologiques comme le trekking, les randonnées pédestres ou en vélo qui favoriseront de vrais échanges culturels avec les habitants des pays traversés. Voyager c’est partager. »
Vers un réel engagement RSE
« Chez Transgallia, nous avons mis en place depuis plusieurs années déjà des mesures éco-citoyennes auxquelles nous nous tenons portant sur l’écoute attentive et le respect de nos collaborateurs, un management axé sur leur bien-être, des locaux et une rémunération attractive, poursuit Rodolphe Costel. Bien travailler c’est aussi écouter. »
ment disponible et pour lequel on a pris le risque de le lancer sans avoir de commercialisation engagée ».
« On aura entre un et quatre locataires » Le nouvel entrepôt géant est en effet un « bâtiment en blanc », c’est-à-dire sans clients préalablement identifiés. Quels seront ses futurs locataires ? « On est entré en discussion exploratoire, indique Salvi Cals, avec plusieurs sociétés qui sont à la fois de l’écosystème local et des acteurs à l’échelle nationale. Le bâtiment est divisé en dix cellules de 6 000 m2 que l’on peut regrouper comme on veut. Ici, on aura sans doute entre un et quatre locataires ». Quant aux 200 emplois annoncés pour chacun des deux entrepôts géants, Salvi Cals estime qu’il s’agit « d’une hypothèse basse ». « Il y a les emplois dans l’entrepôt et puis après, ajoute-t-il, il y a aussi les activités de préparation de commandes, de mises à façon qui peuvent augmenter très significativement le nombre d’emplois ». Thierry Péchinot
Le choix de l’imprévu prévisible
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Un data center
avec 200 000 m² de bâtiments Des investisseurs vont acheter à la communauté de communes, pour 6,25 M€, 39 ha de terrains sur l’ex-aérodrome de Romilly afin d’aménager un centre de données et des bâtiments.
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rès de 200 000 m2 de nouveaux bâtiments couverts, dont un « data center », sur une surface de 39 ha sur l’ex-aérodrome, représentant quelque 170 M€ d’investissement. C’est l’un des projets les plus importants pour l’Aube annoncé en 2023.
Une garantie doublée d’une clause d’intéressement à la revente de terrains nus durant 15 ans. Le projet, il est vrai, paraît presque trop beau.
Un projet “à neuf chiffres”
Au départ, le projet de ces aménageurs était de créer un « data center », un centre de stockage de données « nouvelle génération » qui consommerait beaucoup moins d’énergie que les existants, selon Meyje Burcheluey qui a présenté le projet. « L’idée de base était là. Après, je me suis retrouvé devant un terrain assez énorme et j’ai une chance avec le data center, c’est que j’ai de l’énergie à vendre. Je refroidis le système informatique et je peux réinjecter la chaleur. Je me suis donc dit : Pourquoi pas construire des usines, des entrepôts que l’on va chauffer avec notre data center ? Pour avoir un cercle vertueux », a-t-il détaillé, sachant que l’idée est aussi d’installer des panneaux solaires sur les toitures de l’ensemble des bâtiments afin de réduire encore la consommation d’électricité du site. Des entrepôts de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés, des bâtiments économiques de 3 à 5 000 m2 devraient donc être construits, en plus d’un « hôtel d’entreprises, d’une crèche d’entreprises, d’un incubateur des métiers du nucléaire… ». Plusieurs centaines d’emplois devraient ainsi être créés. Philippe Rougé a évoqué le dépôt d’un « permis de construire pour une première phase en fin d’année » qui concernera « un bâtiment industriel d’environ 15 000 m² et un bâtiment logistique attaché en grande partie à ce bâtiment de 30 000 m² ». Et ce, avec une ouverture des deux premiers bâtiments d’ici à deux ans.
Une multiplication de bâtiments
Ce projet est porté par le groupe MCI qui est composé de trois personnes représentant plusieurs sociétés : Meyje Burcheluey (Batch France), Philippe Rougé (EQT Exeter, PanaFrance) et Alain Meunier (PanaFrance). Éric Vuillemin, maire de Romilly-sur-Seine et président de la communauté de communes des Portes de Romilly-sur-Seine (CCPRS), a été approché, par le biais d’Adenoa (agence de développement économique du NordOuest aubois) – qu’il préside –, par Meyje Burcheluey. Il recherche alors environ 50 ha de terrain à aménager dans ce secteur idéalement situé, entre l’Île-de-France et l’Allemagne, dans une région et un pays économiquement dynamiques. » Tout s’est alors enchaîné très vite. La cession de 39 ha est actée en juin avec une condition : « Il est convenu que le groupe MCI s’engage à l’édification de bâtiments selon le programme suivant : 30 000 à 40 000 m2 en 2025, 30 000 m2 en 2026, 30 000 m2 en 2027 et 30 000 m2 en 2028. En cas de non-respect de ce programme, il est convenu que les terrains seraient rétrocédés à la CCPRS sans indemnité pour l’acquéreur. En contrepartie, la CCPRS s’engage à signer l’acte de vente dès l’obtention du premier permis de construire, soit au plus tard en juin 2025 ».
Sandra Roger
Le projet devrait sortir de terre sur les 39 ha sur la zone de l’ex-aérodrome.
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Immobilière Sud Champagne, le bras armé
Voulue par François Baroin, président de Troyes Champagne Métropole (TCM), la création d’une Société publique locale (SPL) doit permettre de développer l’immobilier d’entreprise dans l’Aube.
I
mmobilière Sud Champagne. C’est le nom de la Société publique locale (SPL) en cours de création qui a déjà reçu le feu vert Troyes Champagne Métropole ou de la communauté de communes de Bar-sur-Aube. Mais pas celle de Nogent-sur-Seine. L’affaire étant aussi politique qu’économique.
Une SPL, c’est quoi ? Une Société publique locale est un outil à la disposition des collectivités. En résumé, elle leur permet de se regrouper « pour réaliser des opérations d’aménagement, de construction ou toutes autres activités d’intérêt général » selon la loi. Dans le cas de la SPL auboise, il s’agit de développer le territoire sur le plan économique. François Baroin, président de Troyes Champagne Métropole (TCM), est à l’origine de la création de cette SPL auboise qui sera lancée début 2024. Elle doit permettre d’investir pour racheter ou construire des bâtiments prêts à l’emploi, afin d’accueillir des entreprises qui cherchent à s’implanter en France. Ce dont manque aujourd’hui le territoire. Le principal intérêt de cette SPL est qu’elle permet de lever des fonds. D’abord en bénéficiant du soutien financier de la Région Grand Est partenaire. Puis en permettant de contracter des emprunts afin de financer
Construit pour agrandir l’hôtel d’entreprise du Parc du Grand Troyes, ce bâtiment a permis d’accueillir Jean Rousseau en quelques semaines. Un exemple de l’intérêt d’avoir une politique dans l’immobilier d’entreprise.
des bâtiments pour accueillir des entreprises qui paieront ensuite des loyers : « Cela nous permet de trouver une capacité de financement suffisante pour peser plus lourd afin d’obtenir des capacités de financement encore plus importantes avec des délais de remboursement plus longs, ce qui nous permettra de proposer des loyers attractifs », indique Jacky Raguin, vice-président de TCM chargé des finances.
Anticiper les demandes La SPL envisagée aura un capital de près de 9,27 millions d’euros. Les élus de l’agglomération troyenne ont voté en faveur d’une contribution de 5 euros par habitant pendant cinq ans. Soit un apport de près de 4,3 millions d’euros au total. Avec ce bras armé, l’Aube espère pouvoir anticiper les besoins des entreprises qui, dans un contexte de forte concurrence entre tous les territoires, cherchent souvent des locaux ou des terrains immédiatement disponibles. Ce qui suppose que tout soit prêt. Des investissements qui nécessitent un portage financier que seule une structure solidement capitalisée pourra assurer. C’est tout l’enjeu de l’Immobilière Sud Champagne, dont le nom fait évidemment référence à Business Sud Champagne, l’agence de développement économique. Bruno Dumortier avec Benoît Soilly
Franck Leroy, Valérie Pécresse, François Baroin et Estelle Bomberger-Rivot lors du « serment de Nogent ».
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Deux EPR à Nogent,
le défi du siècle
Bruno Dumortier
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L’engagement du territoire pour obtenir la construction de deux nouveaux EPR sur le site de la centrale de Nogent-sur-Seine est total. Un comité d’appui a même été créé pour déminer tous les obstacles.
e président de la région Grand Est, Franck Leroy, celle de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et François Baroin, côte à côte, ont prêté le « serment de Nogent ». C’était en février avec tous les partenaires intéressés au projet de construction deux nouveaux EPR à Nogent-sur-Seine. Sermon qu’ils ont fait vivre. En juin, avec Estelle Bomberger-Rivot, la maire de Nogent, les voilà reçus par Luc Rémont, nouveau PDG d’EDF. L’accueil est favorable. Des engagements, en termes de facilitation et de formation, sont prix. Fin août, ils rassemblent autour d’eux, une vingtaine d’acteurs institutionnels et économiques de l’Aube et de la Seine-et-Marne en sous-préfecture de Nogent-sur-Seine pour acter la naissance d’un comité d’appui à la candidature nogentaise. L’État, avec la préfète de l’Aube, mais aussi EDF, principal intéressé, sont également autour de la table. Trois groupes de travail ont été créés. Le premier porte sur le foncier : il s’agit d’anticiper les besoins de terrains nécessaires à la construction. Le deuxième porte sur la formation et le recrutement pour anticiper les besoins, et le troisième sur une nécessaire planification territoriale afin d’anticiper les besoins en logements et infrastructures. En septembre, à l’invitation de François Baroin, Thierry Breton, commissaire européen, vient également à Nogent dire l’urgence d’investir dans l’industrie nucléaire. Une vraie machine de guerre est en place pour décrocher ce chantier qui, s’il voit le jour, devrait durer une dizaine d’années, créer des milliers d’emplois et agir comme un formidable levier pour le développement de l’OuestAubois. Ce sera le chantier du siècle. Et la pérennisation de la centrale de Nogent pour des dizaines d’années.
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Directeur des opérations de Petit Bateau, Jean-Marc Guillemet vient d’être élu président de Business Sud Champagne, l’agence de développement économique. Rencontre avec celui qui doit vendre le territoire à ses homologues.
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our ses collaborateurs, il est « génial ». Pour ses pairs, chefs d’entreprise, c’est « l’homme qu’il fallait ». Pour tous ceux qui l’ont entendu parler des projets de Petit bateau, notamment en termes de développement durable ou de RSE (responsabilité sociétale des entreprises), c’est le capitaine d’industrie idéal du XXIe siècle. Arrivé en 2019 dans l’Aube, juste avant les confinements, Jean-Marc Guillemet, fort de 18 ans d’expérience dans l’industrie cosmétique, a très vite ouvert Petit bateau sur son environnement. Il a été l’un des moteurs de la constitution du pôle d’excellence maille 4.03, sous l’égide de Business Sud Champagne (BSC), l’agence de développement économique de l’Aube et de l’ouest de la Haute-Marne. Ce pôle rassemble aujourd’hui toute la filière textile.
Rencontre avec Jean-Marc Guillemet,
« C’est à moi de faire en sorte que tout le monde travaille ensemble » Et c’est tout naturellement, et à la satisfaction de l’ensemble des parties prenantes, qu’il a pris la présidence de BSC cet automne. L’agence affiche alors un bilan extraordinaire avec les arrivées de Clarins et Jean Rousseau, notamment, soit la création de 770 emplois directs annoncés en un an. « Ces succès nous honorent et nous obligent », souligne JeanMarc Guillemet dans les locaux de Business Sud Champagne qui, tout un symbole, se trouvent au cœur de l’ancienne usine Mauchauffée, rue Bégand à Troyes, transformée en espaces tertiaire et lofts. C’est de là que l’équipe de Business Sud Champagne entend continuer sur sa lancée. « C’est à moi de faire en sorte que tout le monde travaille ensemble », assure Jean-Marc Guillemet. En tant qu’industriel, il devra non seulement fédérer à l’intérieur et mais aussi séduire ceux qui voudront s’installer.
nouveau président de Business Sud Champagne
Un plan d’action majeur sur l’emploi Et les rassurer ! Avec l’arrivée des nouvelles usines, la montée en puissance attendue de Garnica, le fabricant de contreplaqué en peuplier, et la démographie dans les entreprises, les tensions sur l’emploi qualifié sont inévitable. Même si le territoire est loin du plein emploi, les compétences ne sont pas toujours au rendez-vous. Un plan d’action sur l’emploi industriel va être mis en place, en partenariat avec l’UIMM, le syndicat de la métallurgie, qui dispose d’un centre de formation à la pointe de la technologie, pour répondre aux attentes. Avec le concours de la Région Grand Est qui veut anticiper aussi la possible arrivée de deux nouveaux EPR à Nogent-sur-Seine. « On doit aussi attirer des talents », ajoute Jean-Marc Guillemet. Nécessité qui rejoint celle de la séduction que le territoire doit exercer sur les investisseurs. Avec l’arrivée de Clarins, aux exigences maximales en terme de RSE, le territoire peut travailler sur deux axes : la constitution d’une cosmetic valley et, surtout, un développement de l’excellence sur la RSE et les énergies vertes. Une opportunité pour assurer la visibilité du territoire. BSC envisage ainsi de développer l’accueil de start-up industrielles qui ont besoin de trouver des locaux pour démarrer leur production. Une logique qui oblige aussi, avec la raré-
« Ces succès nous honorent et nous obligent »
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faction du terrain, à se montrer plus exigeant sur les entreprises qui rejoindront le département.
« BSC ne fait rien toute seule » BSC entend poursuivre et approfondir la constitution de filières d’excellence pour le développement endogène du territoire. Après le textile ou le chanvre, un pôle « bois sud Champagne » vient de voir le jour cette année. Avec l’ambition, en fédérant les professionnels, d’identifier les pistes de développement et d’y apporter les réponses. Labellisé « Territoires d’industrie » pour la phase II (2023-2028), BSC dispose de plus d’un outil pour mener à bien tous ces projets. Un nouveau site internet va voir le jour avec un travail sur le référencement. « Il sera traduit en anglais », glisse JeanMarc Guillemet. Ces efforts doivent accélérer un développement déjà bien engagé. « BSC ne fait rien toute seule », rappelle Jean-Marc Guillemet. Qui rappelle que son engagement ne doit rien au hasard : « C’est aussi un engagement RSE. C’est aussi ce qu’une entreprise qui a 130 ans doit rendre au territoire ». Bruno Dumortier
Jean-Marc Guillemet, président de Business Sud Champagne dans les locaux de l’agence installée dans l’ancienne usine Mauchauffée, totalement réaménagée.
L’équipe de Business Sud Champagne dans ses locaux de la rue Bégand à Troyes.
L’année record
de Business Sud Champagne Cinq ans après sa création, l’agence de développement économique de l’Aube et de l’ouest de la Haute-Marne a vécu une année qui a dépassé toutes les espérances. Le fruit de graines semées il y a bien longtemps.
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out était prêt il y a 5 ans », reconnaît Valérie Schwarz, directrice générale de Business Sud Champagne. Tout le travail de fond était fait : le foncier, l’UTT, l’EPF… Il fallait travailler la proposition, l’attractivité et, avoir, il faut le reconnaître, une part de chance ». Pour l’équipe de Business Sud Champagne, désormais bien structurée, l’année 2023 a été celle de tous les records, avec l’arrivée, coup sur coup, de Clarins, Jean Rousseau, mais aussi Panattoni et Mondial Relay qui va ouvrir un « hub » (une plateforme) logistique sur le parc sud. Soit, au total, la création potentielle de 770 emplois et 192 millions d’euros d’investissements.
ment de pôles d’excellence. Avec l’existant, comme la logistique, et l’innovation, avec la maille, qui, aujourd’hui, a été prise en main par la profession, ou le bois. Ce dernier-né est l’un des plus prometteurs. Le bois, avec la nécessité de décarboner l’économie, va être très demandé dans les années qui viennent. L’offre marketing a été également revue avec un gros travail de réflexion sur l’image qui a permis de fixer l’identité « Sud Champagne ».
Une structuration réussie
Cet ensemble de démarche a permis à l’agence de signer une année 2023 exceptionnelle. Et ce n’est pas fini. 155 projets sont en stock pour 416 millions d’euros d’investissement et, potentiellement, la création de 826 emplois. Des outils, comme la SPL Immo Sud Champagne, vont être lancés. Des actions sur la réhabilitation des friches – il y en a – vont être démarrés.
155 projets en stock
Une réussite qui ne doit pas cacher le travail de fond entrepris depuis 5 ans. Il y a eu le quotidien avec 963 projets accompagnés, qui venait aussi bien du territoire que de l’extérieur. 225 projets ont abouti permettant 428 millions d’euros d’investissements et 2 181 emplois créés, toujours à parité ou presque entre l’endogène et l’exogène. Un travail qui a été fait de grandes réussites, comme l’arrivée de Garnica, et de déceptions aussi avec des grands projets, comme Zalando, qui ont préféré d’autres territoires. Le lot de toute agence de développement. L’essentiel étant de se qualifier pour la « short list » de ces porteurs de projets extrêmement exigeants. Et puis il y a eu la structuration de l’agence. Le lance-
Autant de pistes qui devraient porter leurs fruits dans les mois qui viennent. Le tout sans emballement. L’ambition est aussi de réussir l’intégration des nouveaux venus, notamment en termes d’emplois et de compétences. Le vrai gage de l’attractivité de demain. 18
Bruno Dumortier
Objectif 305 hectares
pour les entreprises !
L’arrivée de Garnica, Clarins, puis la Maison Jean Rousseau, a été un déclic pour l’attractivité de Troyes. L’agglomération veut capitaliser sur ces succès. « Le foncier, c’est la clé », insiste François Baroin.
François Baroin, dans son bureau de l’hôtel de Ville à Troyes.
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rançois Baroin ne boude pas son plaisir. L’arrivée de Garnica, Clarins, puis de Maison Jean Rousseau, est venu valider la stratégie de long terme, annoncée dans l’un des Atlas éco, qui visait à construire un parc d’activité économique de référence à la sortie de l’autoroute A5. « On s’est mis en situation d’avoir du foncier. Et le foncier, aujourd’hui, est la clé absolue pour attirer des entreprises. Toutes les entreprises tournent et cherchent dans toutes les collectivités. Et nous, on avait du terrain disponible », rappellait le maire de Troyes et président de Troyes Champagne Métropole en septembre dernier. Trois implantations majeures, qui ne doivent pas occulter le développement d’acteurs locaux comme TCP ou le Néo’Parc, que l’agglomération doit maintenant accompagner dans leur développement. Mais trois implantations qui ont consommé beaucoup de terrain. Trop ? « On réfléchit d’ores et déjà à une stratégie de développement. On va être en saturation sur le parc du Grand Troyes. On se met dans la perspective de récupérer 305 hectares au sein de l’agglomération, dont quelques dizaines – ce n’est pas encore complètement stabilisé – à l’échelle des cinq années qui viennent pour répondre aux demandes qui sont nombreuses », répond François Baroin. Avec une autre limite en tête : les entreprises aujourd’hui cherchent non seulement du foncier, mais
aussi des salariés. « On a un bassin d’emploi également qui nous a permis de répondre au présent. Ça, c’est l’histoire industrielle du département et de l’agglomération de Troyes », assure François Baroin, ravi que les premiers recrutements de la Maison Jean Rousseau, notamment, se soit parfaitement bien passés. Mais il faut investir massivement pour l’avenir.
Une réserve d’emploi suffisante mais à former « C’est un enjeu très important. Quand une entreprise vient, elle regarde le bassin d’emploi mais elle regarde également les formations, les tranches d’âge. Il faut éviter aussi un turnover. Il ne faut pas que les entreprises qui sont sur place commencent à avoir peur comme ça s’est passé dans les années 70. Le système a alors bloqué le développement d’autres activités », rappelle François Baroin. Avec l’arrivée possible des deux EPR, la région Grand Est et TCM sont donc bien décidés à mettre les moyens pour monter toutes les filières de formation nécessaires. Avec deux atouts pour le territoire : il compte toujours près de 16 000 demandeurs d’emploi et, malgré un taux de chômage parmi les plus élevés de France, il continue à attirer des habitants.
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« Osez l’Aube »
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ans le passé, on a tous joué un rôle auprès d’un nouveau voisin ou d’un nouvel habitant qu’on rencontre au club de sport ou à la médiathèque. Alors comme ça tu cherches une nourrice, un médecin, du boulot, une alternance ? On bricolait. » Ce n’est pas la nostalgie d’un temps révolu qui guide la réflexion de Didier Leprince. Si le président de l’Agence départementale du tourisme de l’Aube force le clin d’œil, c’est parce que l’ADT, avec « Osez l’Aube », veut devenir ce voisin bienveillant, facilitant l’installation de tout nouvel arrivant.
offre un service sur-mesure pour les nouveaux arrivants
Et pour ça, fini le bricolage. Avec « Osez l’Aube », l’ADT se dote d’un service d’hospitalité « professionnalisé, organisé et structuré », valorisant les atouts du département : le champagne, la culture, un territoire de pleine nature où il fait bon vivre toute l’année, et une attractivité « désormais bien engagée, surtout depuis la sortie du Covid ». « On est dans les radars des entreprises, qui viennent
L’Agence départementale du tourisme de l’Aube a lancé cet été son service d’hospitalité et de gestion des talents. Un site et une base de données accessibles gratuitement en ligne et des personnels qualifiés qui, depuis juillet, ont déjà contribué à l’installation et à l’accompagnement de 16 familles.
« L’Aube : et si vous en profitiez toute l’année ? ». Les équipes de l’Agence départementale de tourisme de l’Aube sur un salon destiné aux médecins de sixième année au début du mois de juin.
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s’installer, poursuit Christelle Taillardat, directrice de l’ADT, mais pas vraiment dans les radars des salariés, pour qui être muté sur Troyes est encore vu comme une punition. Mais c’est une promotion ! Et on doit aider les entreprises à communiquer en ce sens ».
Ancrer les gens dans le territoire Pour ce faire, l’ADT a lancé un site, www.osezlaube.fr, regroupant des outils de communication gratuits que les entreprises pourront utiliser et accoler à leurs offres. Petite enfance, logement, culture, mobilité, offre de soin, pour le nouvel arrivant, ses enfants, son conjoint : le spectre, déjà large, est voué à s’agrandir, pour répondre au mieux aux demandes, y compris les plus spécifiques. « L’une des premières qu’on nous a faites, c’est une mère de famille qui cherchait pour son fils un club de tir à l’arc », sourit Marion Astier, chef de projet marketing à l’ADT. « C’est comme ça qu’on construit un écosystème ! » Et un réseau de partenaires, lui aussi destiné à croître. Car si Osez l’Aube se pose en facilitateur et en interlocuteur privilégié des nouveaux arrivants, « on n’est ni Pôle emploi, ni une agence immobilière, explique Christelle Taillardat. On travaille avec des professionnels locaux pour aller plus loin dans la prestation, intervenir en tant que conseil pour adapter les besoins et trouver les meilleures solutions, assurer un suivi pendant une année. On ne lâche personne ! »
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Entendez que le service ne s’arrêtera pas à la signature du contrat et la remise des clefs. « À partir du moment où les enfants vont à l’école, où on a un travail et le conjoint également, on commence à avoir une vie sociale. Et c’est elle qui va ancrer les gens sur le territoire. » Le travail de connexion s’étend alors au tissu associatif, culturel et sportif. Tout pour s’acclimater au mieux et vite se sentir bien chez soi dans l’Aube.
Ce service a déjà favorisé l’installation de 16 familles, « et vu ce qui se profile, ça va continuer à pousser », dixit Didier Leprince, qui cite « le textile, le transport, la logistique, le tourisme, l’agroalimentaire... Des domaines en recherche constante de collaborateurs. Et on peut espérer que parmi les 12 000 étudiants qui sortent de nos écoles, il y en ait qui posent définitivement leurs valises dans l’Aube ». On le comprend, le service va cibler ses priorités. Vers les entreprises qui le solliciteront, et surtout vers les métiers en tension, en premier lieu desquels l’enseignement supérieur et la santé. Pour les premiers, « on a aidé l’EPF, YSchools ou l’UTT, à recruter des étudiants, mais aussi des professeurs », explique Marion Astier. Pour les seconds, l’ADT voit plus grand. Christelle Taillardat ne fixe aucune limite : « On ira le plus loin possible. » Pierre-Emmanuel Blum
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Les métiers en tension, cibles prioritaires
Troyes future capitale de la rénovation
Après trois années de lutte, Troyes a décroché le label « campus d’excellence des métiers et des qualifications ». Ce qui va permettre d’investir 6 millions d’euros sur trois ans et viser, à terme, les 1 800 étudiants supplémentaires.
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royes est officiellement un « campus d’excellence des métiers et des qualifications ». Une labellisation nationale obtenue cet automne qui va permettre de démultiplier les moyens. « On aurait pu demander une labellisation régionale. C’était moins risqué, mais on a bien fait. Ça a été un gros travail, il y avait quand même quatre ministères à convaincre, se réjouit Vincent Mathieu. On est content, pour nous, mais aussi pour nos partenaires qui nous ont suivis, notamment TCM qui nous a toujours soutenus ».
Aires, où se trouvent déjà l’IUMP, l’Institut des métiers du patrimoine, le siège de la Fédération du bâtiment de l’Aube, le GEIQ (le groupement d’employeurs du bâtiment), et le pôle formation de la Fédération de la construction passive, un pôle d’excellence pour la recherche, l’innovation et la formation pour la rénovation énergétique du patrimoine bâti.
Un tiers du parc construit En France, le patrimoine bâti, ce sont tous les bâtiments construits avant 1948 (un tiers des bâtiments en France). Des monuments historiques mais aussi des habitations modestes qui sont difficiles à rénover.
Lancée officiellement en 2020, la labellisation aura donc demandé trois ans de travail. L’objectif est de créer à partir de Troyes, et du campus Saint-Martin-ès-
La chapelle Saint-Martin-ès-Aires, désacralisée, va se transformer en vitrine du campus d’excellence : ce sera un tiers-lieu, ouvert sur le monde, où tout ce qui touche à l’innovation sur le bâti pourra trouver sa place.
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Parce que les matériaux sont très variés, parce qu’on doit respecter leur aspect, parce qu’il faut les comprendre avant d’intervenir, tout simplement. La labellisation va permettre au pôle de mobiliser 6 M€ de financements, dont 70 % seront pris en charge par l’État. Et pour que les programmes démarrent, il faudra que les collectivités territoriales (TCM et le Grand Est) acceptent d’en financer 15 % et que des entreprises privées s’engagent sur les derniers 15 %. Si le prévisionnel est fixé à 6 M€, la somme pourrait aller au-delà si les projets s’enchaînent. Le tout s’appuyant sur les programmes présentés par les écoles, universités et organismes de formation. Un directeur du campus, nommé par le rectorat, pilotera l’ensemble. Vitrine du « campus d’excellence », la chapelle SaintMartin-ès-Aires va devenir un « tiers lieu » dédié à l’innovation sur la rénovation du patrimoine bâti. « Ce sera la Station F du bâti », assure Jonathan Budzin, secrétaire général de la FFB de l’Aube et cheville ouvrière du dossier de candidature. La chapelle pourrait abriter des « start-up » mais aussi des programmes de recherche appliqués pour la rénovation… d’elle-même. Avec ses vitraux, ses murs qui n’isolent pas grand-chose et la nécessité de préserver son apparence. « Le plus dur commence », reconnaît Vincent Mathieu. Il va falloir maintenant monter concrètement des programmes de recherche, des projets d’innovation et des formations qui entreront dans le champ du campus d’excellence.
Un projet est déjà bien avancé avec « IoT patrimoine bâti », un programme de recherche aubois autour des capteurs d’Europrod qui devraient être fabriqués à Barsur-Aube. Il vise à l’acquisition et le traitement des données à l’aide de l’intelligence artificielle pour gérer au mieux ces bâtiments. L’amélioration de la performance énergétique n’étant pas toujours dans l’intervention sur le bâti mais parfois dans le pilotage fin de l’utilisation des énergies.
1 800 nouveaux étudiants à terme ? Les ambitions pour le campus sont immenses. Le label est accordé pour trois ans renouvelables. Avec une montée en puissance des programmes, la FFB estime qu’il pourrait, à terme, amener jusqu’à 1 800 nouveaux étudiants. Le démarrage des premières formations n’est toutefois pas attendu avant un an et demi. Le temps de tout mettre en place. Le projet, en tout cas, met d’ores et déjà Troyes sur la carte de France comme la capitale de la rénovation du patrimoine bâti. Un ensemble de recherches et d’innovations qui devrait évidemment bénéficier en premier lieu aux entreprises de l’Aube qui auront toutes les ressources sous la main. Bruno Dumortier
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Ces entreprises
qui chassent le soleil Sur le parc du Grand Troyes, huit entreprises ont décidé d’investir dans l’énergie solaire. Un projet innovant et collectif qui doit produire 203 MWh par an.
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solaire installée ne couvriront pour l’instant que 6 % des besoins des entreprises participantes. Le prix de revient du solaire est aujourd’hui trois fois moins cher que l’électricité : « de l’ordre de 100 € le MWh contre 300 € pour l’électricité », souligne Pierre Brouillard de Consult Énergie. À la SNBR qui a posé 144 panneaux (soit près de 400 m2), le coût est d’environ 80 000 € avec un retour sur investissement de 7 ans. « On est dans les moins chers car on n’avait pas de travaux de structure. Le toit était prêt. Le retour, c’est 6 à 10 ans pour tout le monde, souligne Christine Petit, directrice adjointe. À la SNBR, au départ, c’était un engagement écologique. Mais avec les nouveaux contrats d’électricité de janvier 2023, on a multiplié la facture par 3,5. L’intérêt économique, il est évident maintenant. Bon, on ne va pas faire la moitié de notre facture avec le voltaïque, mais le but c’est de démarrer et on va voir ce que cela donne ».
uatre entreprises du Grand Troyes vont couvrir leurs toits de panneaux photovoltaïques : la SNBR, les Transports Rubino, CEA Expertise Automobile et APC Milpass, une entreprise qui en avait déjà et qui va en rajouter. Deux autres PME, AG Net et Maubrey Bureautique, sont en phase d’étude pour un système d’ombrières car leur bâtiment ne leur permet pas d’installer du solaire sur le toit, qui doit être assez solide pour porter un poids supplémentaire. Ils envisagent de créer une structure autour de leur parking qui va servir à poser leurs panneaux. Enfin, deux autres entreprises, Santerne Tunzini et Anett sont également dans la boucle pour recevoir l’énergie produite. Ce projet collectif est né au sein de l’association des zones industrielles du Parc du Grand Troyes et de la Maladière (PGTM), qui réunit une quarantaine d’entreprises. Elle a créé un groupement énergie pour étudier plusieurs sujets, de l’installation de bornes de recharge électrique à la production photovoltaïque.
Une boucle de 2 km maximum « La production totale va couvrir 6 % des besoins. Ce n’est pas beaucoup mais c’est un début. Le but c’est d’agrandir. L’intérêt, c’est d’avoir le maximum de producteurs dans le même groupement », rappelle Christine Petit. La réglementation sur les boucles énergétiques en autoconsommation limite le périmètre pour l’instant sur 2 km. « Ici, avec les 2 km autorisés pour le groupement, on peut réunir d’autres PME et aller même jusqu’à Clarins. »
Un retour sur investissement en 6-10 ans Les 1 068 m2 de panneaux photovoltaïques installés à terme devraient produire 203 mégawattheures (MWh) d’électricité par an qui sont utilisés en autoconsommation à plus de 90 % par les huit PME. Les puissances installées prévues sont en kWc (kilowatts-crête) de 60 à la SNBR, 68 chez AG Net, 37 chez Rubino, 26 chez APC, 12 chez Maubrey, 8 au CEA. Ces 211 kWc de puissance
Thierry Péchinot
Le toit de la SNBR désormais couvert de panneaux photovoltaïques qui seront amorti en 7 ans.
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Le service d’hospitalité pour les nouveaux arrivants sur le territoire
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Jean-Marc Maquet, directeur industriel de Woodoo, et Timothée Boitouzet avec un bois-verre augmenté sorti des presses de l’usine chapelaine.
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LE DYNAMISME INTÉRIEUR
Woodoo, le magicien du bois ouvre son usine Woodoo a levé 31 millions de dollars cette année et vient de lancer la production industrielle de son bois augmenté à… Troyes !
« Quand on invente un nouveau produit, il faut une machine qui n’existe pas sur le marché », souligne Timothée Boitouzet. Les machines ont été développées avec un équipementier pour Woodoo.
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Et avec le bois de Woodoo, l’idée, c’est donc de transformer une matière qui a le mérite de capter du CO2 en matériau qui remplacera des matières fortement émissives de CO2 lors de leur production, comme l’acier ou le béton. Cela fait sept ans qu’il y travaille. Dans les laboratoires de l’UTT d’abord, après son passage par Plug&Start, puis en 2019 dans son propre laboratoire de recherche à Rosières-près-Troyes et, aujourd’hui, dans sa première usine, sur 14 000 m2 à La Chapelle-Saint-Luc. Une usine qui fonctionne depuis le début de l’année et qui continue de monter en régime.
Une industrialisation marche par marche Pour l’instant, toutefois, pas de bois pour le bâtiment mais un type de bois augmenté à moindre volume et à très forte valeur ajoutée : un bois-verre tactile qui va prendre place, par exemple, dans des voitures. Le boiscuir va suivre. Il pourrait apparaître dans les collections de grandes maisons de luxe d’ici un an. « On mène une croissance en marche d’escalier. On commence par des marchés à petit volume mais à forte valeur ajoutée. Ce qui nous permet ensuite de financer nos investissements sur des marchés à fort volume mais à moindre
valeur ajoutée. » Ce qui oblige d’ailleurs Woodoo à avoir une croissance démultipliée. « On pense déjà aux autres usines », assure Timothée Boitouzet. Un projet avec tellement de valeurs, dans tous les sens du terme, qu’il a séduit Chris Sacca, un des gourous de la Tech américaine (il a investi dans Uber, Twitter, Instagram…). Il vient, avec son fonds, Lowercarbon Capital, spécialisé dans les entreprises qui peuvent changer le monde, d’investir 31 millions de dollars dans Woodoo. Un investissement global, avec d’autres investisseurs dont la BPI, qui donne des ailes et qui, aussi, crédibilise, s’il en était besoin, l’aventure entamée, dans l’Aube, en 2016 lors de son passage à Plug&Start. À l’époque, Timothée n’avait sur lui qu’un échantillon.
Des partenariats industriels déjà amorcés Aujourd’hui, il a une usine, des moyens considérables à disposition avec la levée de fonds mais aussi des partenariats avec des industriels comme Garnica, le spécialiste européen du contreplaqué en peuplier, ou Duqueine, spécialiste de la fabrication de matériaux composites pour l’industrie aéronautique qui, lui, fabrique avec le procédé mis au point par Woodoo. « On n’est pas sur un modèle où on fera tout nous-mêmes. On partagera l’innovation avec des partenaires français ». Et, pour autant, Timothée Boitouzet n’a vraiment pas changé. « La raison d’être de Woodoo, c’est de faire du bien à l’environnement et, donc, de transformer des bois dépréciés en matériaux high-tech », rappelle-t-il encore. Et à ceux qui s’interrogeraient sur la pression que Woodoo pourrait exercer sur la filière bois, il rassure tout de suite : « On n’utilise que des bois dépréciés qui n’ont aujourd’hui pas de marché comme le tremble, le charme, le robinier… Il y a 300 espèces dans nos forêts. On n’en connaît tous que dix ou vingt. Ce ne sont pas celles-là qui nous intéressent ». Un potentiel environnemental et industriel qui convainc. En tout cas, Chris Sacca, lui, y croit dur… comme du bois. Bruno Dumortier
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imothée Boitouzet n’a pas changé : « L’objectif, c’est toujours de fabriquer des gratte-ciel », assuret-il. Sept ans après son arrivée dans l’Aube, cet architecte de formation a toujours la même conviction. « Il n’y a pas de matériaux aujourd’hui qui répondent vraiment aux impératifs du réchauffement climatique. On construit toujours avec des matériaux qui ont été inventés par des civilisations disparues, le verre par les Égyptiens ou le béton par les Romains ». Après un passage au M.I.T., il a mis au point un procédé permettant d’augmenter les propriétés du bois. Il s’agit d’opérer une substitution de la lignine du bois par des résines qui permet de transformer ce dernier en un « super-matériau ». Il peut acquérir les propriétés de l’acier ou du béton. Comment ? « Comme les super-matériaux de l’industrie, qui n’existaient pas il y a une vingtaine d’années et qui sont les matériaux composites. Ce sont des matériaux qu’on fusionne entre eux et le tout est supérieur à la somme des parties. Ce qui veut dire qu’on donne à la matière des propriétés qu’elle n’a pas ».
L’atelier teinture a bénéficié de 5,3 millions d’euros d’investissement pour s’équiper de machines qui consomment 30 % d’eau en moins.
Petit Bateau
fait sa révolution circulaire Petit Bateau s’est engagé dans une réduction de 95 % de ses consommations d’eau et d’énergie. Une première étape qui l’a conduit à s’engager pleinement dans l’économie circulaire.
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e ne vais pas vous faire une présentation. Je vais vous raconter une histoire. Notre histoire », commence Jean-Marc Guillemet, directeur des opérations chez Petit-Bateau. Le navire amiral de la marque, son usine Saint-Joseph à Troyes, est en effet en train de prendre un virage radical. « On bascule vers un modèle d’affaires circulaire ». Une vraie révolution commencée il y a quatre ans quand Petit Bateau se retrouve face à des stocks trop importants. Comme toute entreprise textile, Petit Bateau produit alors deux collections par an. Collections qui sont vendues à un prix raisonnable durant quatre mois avant de vivre, à prix cassé, le cycle des soldes puis celui des magasins d’usine. Dans ce modèle, 100 % des collections, voire 110 % quand on est optimiste, sont fabriquées d’avance. « Et s’il y a des gilets jaunes ou une crise sanitaire, on est très mal », soupire Jean-Marc Guillemet. Petit Bateau décide alors de pivoter vers un modèle industriel « capable de reproduire en cours de saison les modèles qui marchent le mieux ». Alors qu’il faut entre 10 et 12 semaines pour son « lean time » (temps de production), il le réduit à cinq semaines pour 30 % de la collection et même une semaine pour les « best sellers » réapprovisionnés depuis l’usine de Troyes. « Et ça, ça change tout ! ».
Réfléchir dès la conception La remise en cause ne s’arrête pas là. « La production au plus juste est une réponse, mais ce n’est pas la seule. Depuis 130 ans, Petit Bateau fait des
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produits durables. Donc, tirons le trait et proposons de nouveaux services à nos clients ». C’est le lancement du service de seconde main. Dans trois magasins d’abord, dans une trentaine de magasins aujourd’hui, dont le magasin d’usine de Troyes. Et tous les magasins Petit Bateau reprennent les vêtements. « On n’invente rien. Sur Vinted, la marque la plus représentée, c’est Petit Bateau ». Ce qui implique un véritable virage de toute l’entreprise. Dans les usines, il faut se réorganiser pour produire au plus vite. 19 projets ont été menés de front pour y parvenir. Dans l’entrepôt de Buchères (150 salariés), il va falloir s’adapter au flux de vêtements qu’il faut laver, désinfecter, remettre « comme neuf ». « Mais il faut aller plus loin », poursuit Jean-Marc Guillemet. Côté approvisionnement, Petit bateau a basculé du coton conventionnel au coton bio. Il réfléchit aussi à recycler les vêtements comme les chutes pour en refaire de fils neufs.Un vrai défi qui invite à réfléchir à une éco-conception des vêtements. « Il faut par exemple travailler sur des produits monomatière. Si on a que du coton, on évite un tri fastidieux des mélanges », observe Jean-Marc Guillemet. Chez Petit bateau, 70 % des produits sont aujourd’hui 100 % coton. « Ce qui est génial, c’est que cette transformation concerne toute l’entreprise, souligne Jean-Marc Guillemet. On n’est
qu’au début du chemin. On a encore beaucoup à faire pour réduire notre empreinte environnementale ».
Le paradoxe du moins pour un indusTriel Reste un paradoxe : ce virage vers l’économie circulaire demande d’énormes investissements dans l’outil industriel et logistique. Tout ça pour vendre beaucoup moins de vêtements ! « Toutes les entreprises vont être confrontées à ce dilemme demain. Donc, mieux vaut l’affronter », répond Jean-Marc Guillemet. Fort d’un outil industriel vertueux, Petit bateau veut gagner en volume. Avec sa propre marque, avec d’autres produits, mais aussi en travaillant pour d’autres, notamment pour des marques qui veulent « sourcer » en France. Une marque « B to B », nommée Petit bateau fabriquant, a ainsi été lancée et permet de fabriquer pour de très belles marques made in France. « Cela pousse aussi les équipes vers le haut, parce que ces clients nous posent de nouvelles exigences ». Un chemin étroit, mais chez Petit bateau, où l’on vit toutes les difficultés du textile, on est convaincu d’une chose : « De toute façon, on n’a pas le choix ». Bruno Dumortier
Francis Chigot
cite-vitrail.fr
Un monde de lumières
Vitraux de Francis Chigot et de son atelier
28 novembre 2023 au 8 mars 2024 Cité du Vitrail — Troyes 31 Quai des Comtes de Champagne
L’Emaillerie limousine, par Francis Chigot, dessin de Léon Jouhaud, 1908 - Crédits photographiques : Archives départementales de la Haute-Vienne / Richard Périchon et Rossignol Raymond - Conception : Audrey Champion - Mise en page : YACK-CONCEPTION
Namkin, le couteau suisse du marketing industriel
Fondée il y a 8 ans par Nicolas Declercq, Namkin a bien grandi. Forte d’une quarantaine de salariés, elle s’apprête à doubler ses effectifs en lançant un « SaaS », une solution logicielle en ligne.
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digitalisées, doublée d’une leçon de marketing « B to B » accélérée. Le constat, à l’issue, est implacable : « Dans 20 ans, ceux qui ne vont pas dans ce sens, je ne sais pas ce qu’ils deviendront », assure-t-il.
uand Nicolas Declercq lance Namkin, il y a 8 ans, sa conviction est faite : les industriels, plus particulièrement les ETI (établissements de taille intermédiaire) et les PME, ont besoin d’un vrai service marketing. Un service qu’elles ne peuvent souvent pas s’offrir en interne. En tout cas, pas au niveau de compétence qu’il faudrait. Namkin et née. Elle s’installe à Troyes avec un pied, déjà, à Annecy.
Exploiter toutes les informations du digital Pour faire simple, tout repose sur les possibilités offertes par le digital. « Avant, il y avait un commercial qui allait à la rencontre, plus ou moins régulièrement, du client. Aujourd’hui, il y a au moins six, sept ou huit services qui sont en contact avec le client. Il y a plein de points de touche », explique Nicolas Declercq. Le flux de données, auparavant, était vertical. Le voilà horizontal et continu. Une continuité qu’il faut apprendre à exploiter.
Premiers clients, premiers stands, notamment au Salon du Bourget pour des industriels de l’aéronautique. Huit ans après, changement de décor, changement de programme aussi. Le catalogue, le branding (la mise en avant de la marque), le site internet, les applications, tout cela reste fondamental mais l’industrie 4.0 est désormais venue tout bouleverser. Tout, au point que c’est l’essence même du marketing industriel qui doit être réinventée. Nicolas Declercq en est convaincu. La démonstration est dense. Une leçon sur l’industrie 4.0, celle des objets connectés et des lignes de production
Le client, lui-même, génère des données qu’il faut aussi traiter. « Le B to B (business to business, commerce entre entreprises), c’est différent du B to C (business to consu30
mers, commerce avec les particuliers) : on ne s’adresse pas à des milliers de consommateurs », insiste Nicolas Declercq. Tout contact est donc extrêmement précieux : de la découverte de l’offre jusqu’à la fidélisation, Namkin veut tenir tous les bouts de l’expérience client (le CX pour customer experience). « Avant, c’était un process interne à l’entreprise qui permettait de faire une offre au client. Aujourd’hui, avec une connaissance du client digitale et omnicanale, le process interne doit être flexible. » Flexible pour s’adapter aux attentes du client, flexible même pour les anticiper. « 80 % des entreprises pensent qu’elles offrent une bonne expérience client, rappelle Nicolas Declercq. 8 % des clients sont d’accord avec cette affirmation. »
50 % de développeurs dans l’équipe La révolution ne fait que commencer dans les industries. Et Namkin a l’ambition clairement affirmée de leur donner toutes les données dont elles ont besoin pour satisfaire les clients. Et là, on entre dans le domaine du digital. Namkin travaille en partenariat avec des écoles et des laboratoires. « On fait de la recherche et développement », explique Nicolas Declercq. Data science, deep learning et intelligence artificielle sont invoquées. Sur ses 38 salariés, Namkin compte une équipe de 19 développeurs, dont l’objectif est de proposer un « SaaS » (software as a service, logiciel en ligne), capable de tenir toutes les promesses du marketing 4.0 tel que Namkin l’envisage. Le test d’une version « bêta » s’avère bluffant. Toutes les informations sur un client s’affichent. Ce qu’il a dit officiellement, ce que ses salariés ont commenté. Ce que ses partenaires ou la presse ont dit s’affiche. Réseaux sociaux, salons, rien n’échappe à l’algorithme. « On l’a montré à un grand groupe français. Ils étaient fous. Ils le voulaient tout de suite », assure Nicolas Declercq.
Lorèna Garillon, responsable marketing et RSE, avec Nicolas Declercq, CEO (chief executive officer) dans l’hôtel de bureau de la Technopole que Namkin a personnalisé selon sa vision d’une entreprise idéale.
Le tout s’interfacera avec le CRM, le logiciel recensant les relations avec le client de l’entreprise. « On a basculé dans l’économie de la connaissance. » Une bascule qui devrait entraîner un développement spectaculaire de Namkin qui compte doubler très vite ses effectifs. Une perspective finalement en ligne avec sa jeune histoire. « Chaque année, on a eu entre 30 et 40 % de croissance. » Bruno Dumortier
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La Chaise française made in Clairvaux
La Chaise française a trouvé à Clairvaux l’industriel qui sera « sa manufacture ». Avec lui, elle propose du design, fabriqué en France, en circuit court et à prix abordable.
L’
usine Régnier à Clairvaux, cachée derrière ses murs, dispose d’un immense savoir-faire, d’une longue histoire – elle a été fondée en 1949 – et surtout d’une capacité industrielle qui dépasse largement les besoins de La Chaise française. Mais c’est désormais, d’un point de vue marketing au moins, « la manufacture » de la jeune pousse française, née en 2017 avec l’ambition de faire ce que son nom indique. « À l’époque, on avait un tabouret avec une galette en plexiglas qui venait du Sud de la France et des pieds qui venaient du Jura. Puis on a fait une table », se souvient Hector de Barillat, cofondateur de l’entreprise. L’assemblage est réalisé dans un ESAT (les anciens centres d’aides par le travail). Les ventes se font essentiellement dans les boutiques de centre-ville. Le Covid est venu pulvériser ce fragile modèle économique. « Soudain, les magasins ferment. On ne vend plus rien ».
tiplis, à savoir du contreplaqué moulé dans ce qu’on appelle des « galbes » .
Collaboration avec des designers L’idée est alors d’exploiter ce savoir-faire en faisant un gros effort de design. « 100 % made in France, mais on reste à un prix juste, avec une fabrication vertueuse et un design. C’est important, il faut aujourd’hui apporter quelque chose avec le design : une patte, une courbe, une couleur. Le marché est comme ça ». La Chaise française a ainsi réalisé plusieurs collaborations avec des designers à la réputation déjà établie.
Clientèle diversifiée La gamme, en prix, va de 129 € à plus de 400 €. « On est joli, pas trop pointu, pas trop cher », souligne Hector de Barillat. La gamme est aujourd’hui forte d’une trentaine de modèles et devrait se développer pour répondre d’ici quelques années « à toutes les typologies en assise ». « On aura un banc, un canapé, un tabouret… Tout ! ». La Chaise française réalise déjà un million d’euros de chiffre d’affaires. Avec l’ambition de monter rapidement pour « ruisseler » à Clairvaux en y développant l’emploi. « C’est ça, la valeur ».
Tout est alors remis à plat. « On avait deux problèmes. On travaillait avec des fabricants mais on n’était pas associé avec eux. On s’appelait La Chaise française mais on n’avait pas encore de chaises », résume Hector de Barillat. Il se met alors à la recherche d’un industriel et tombe sur Régnier, qui appartient au groupe Les Manufactures de février. Ici, à Clairvaux, on fabrique des chaises, dont la plus célèbre est celle des écoles françaises, en mul-
Bruno Dumortier
Hector de Barillat dans les locaux de Régnier, devenu le manufacturier de la Chaise française.
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Michelin
au défi de nourrir la planète L’usine Michelin de Troyes a fêté ses 60 ans avec l’ambition de devenir une usine qui prendra sa part dans le défi de nourrir 9 milliards d’humains en respectant toujours plus l’environnement.
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uel avenir pour l’usine Michelin de Troyes, qui a fêté en juin ses 60 ans ? Pierre-Louis Dubourdeau, directeur industriel du groupe Michelin, ne triche pas. « Pour ce que l’on maîtrise, on est très optimiste pour l’avenir du site », assure-t-il.
de spécialités du groupe (agricole, aviation, travaux publics, mines, etc.).
Ce que Michelin maîtrise, c’est la qualité des équipes en place. « Une usine, c’est d’abord une communauté humaine. Pour avoir une usine performante, il faut une équipe performante ». À Troyes, où l’on est en train d’inventer la machine de demain pour confectionner des pneus plus facilement et plus grands (un projet nommé Cosmos), pas d’inquiétude. Ensuite, il faut un marché porteur. Et, pour une usine en France, où les coûts de production sont élevés, des produits à forte valeur ajoutée.
Avec les constructeurs de tracteurs, qui sont les principaux clients de Michelin Troyes (63 % de la production), Michelin anticipe trois nécessités pour répondre au défi alimentaire : « des fermes toujours plus grandes, des tracteurs toujours plus puissants et toujours plus de vitesse passant de 10 à 15km/h ». Chez Michelin, on anticipe l’arrivée de tracteurs, notamment au Brésil et aux États-Unis, qui dépasseront les 350 chevaux. « Les tracteurs aujourd’hui dehors ont l’air grands. Ils sont petits ! », assure Manuel Montana.
Des tracteurs plus grands, des pneus plus efficaces
Une course à la puissance et à la vitesse sans compacter pour autant les sols qui, sinon, deviennent improductifs. « On travaille pour apporter des solutions ». Michelin a lancé de nouveaux pneus, comme l’Evobib, dont les sculptures permettent, en fonction de son gonflage, d’être un pneu très performant dans les champs ou très performant sur route. Et d’autres vont suivre. Ces pneus
De ce côté-là, pas d’inquiétude non plus. « Dans les 10 à 15 ans qui viennent, il va falloir nourrir un milliard de personnes en plus et on ne peut pas agrandir la planète. Il va donc falloir rendre possible ce qui est impossible. C’est ce genre de défi que l’on aime chez Michelin », explique Manuel Montana, directeur des pneus
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L’usine Michelin de Troyes investit dans les outils qui permettront demain de faire les pneus plus grands, plus efficaces et plus protecteurs des sols.
CHAMPAGNE NORD EST ILE DE FRANCE
S’engager ensemble pour la performance de nos territoires Gestion économique & financière & Expertise Comptable de haute technologie, par exemple, ne sont pas qu’une promesse pour l’agriculture de demain : « Nos clients nous disent qu’avec des pneus Michelin, leur production est supérieure de 4 à 6 % ». « L’agro, c’est un business qui va nous offrir une croissance très profitable », assure Manuel Montana. Ces pneus à forte valeur ajoutée seront fabriqués, en partie, à Troyes, permettant à l’usine de valoriser à sa juste valeur son expertise et… ses coûts. Troyes assure aujourd’hui 40 % de production des pneus agricoles du groupe Michelin qui compte deux autres usines, une en Espagne, l’autre en Pologne. « L’industrie n’est pas figée, se réjouit Pierre-Louis Dubourdeau. On est capable d’avoir des niveaux de marge compatibles avec une fabrication en France. »
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Miser sur l’humain et l’environnement Reste deux défis. Le premier est humain. La transformation s’accompagne de changements difficiles. L’atelier mélangeage, par exemple, va fermer à Troyes. « Ce sont des transformations qu’il faut accompagner, assure Pierre-Louis Dubourdeau. Il y a beaucoup de peurs aussi. Ce savoir-faire que j’ai acquis avec mes mains va disparaître. Vais-je pouvoir passer à une machine plus digitale ? On sera capable de faire ces transformations à condition que l’on soit capable de prendre soin de tout le monde. » Et il y a l’environnement, évidemment. L’eau, l’énergie, l’impact sur l’environnement. Là aussi, Michelin y travaille. Avec une neutralité carbone d’ici à 2050 et un recyclage intégral des produits. Le tout formant une boucle vertueuse dans laquelle l’usine Michelin de Troyes est engagée. Bruno Dumortier
REIMS Siège Social
Centre d’affaires Reims Champigny Allée Jean Marie Amelin - Bât. A 51886 REIMS Champigny
contact@cneidf.cerfrance.fr
PUBLI-INFORMATION
TOUT JUSTE EMBAUCHÉE AU CDER, JULIETTE CROUZAT, INGÉNIEURE CONSEIL POUR LES ARTISANS, COMMERÇANTS, ENTREPRISES DE SERVICES ET PROFESSIONS LIBÉRALES, NOUS EXPLIQUE SON MÉTIER AU SEIN DE LA PREMIÈRE ASSOCIATION DE GESTION ET DE COMPTABILITÉ EN FRANCE. IMPLANTÉE DANS LE QUART NORD-EST DE LA FRANCE.
8 000. C’est le nombre de chefs d’entreprise parmi les 12 000 adhérents de CDER.
CDER « Ce qui m’a intéressé chez CDER, c’est l’intérêt fort pour l’humain ». Juliette Crouzat n’a pas postulé au CDER par hasard. La priorité donnée par l’association de gestion et comptabilité au développement des compétences des salariés, au management par équipes, a séduit la jeune ingénieure conseil de 43 ans. « Les managers avec qui je travaille font le même métier que moi », précise-t-elle. Après onze années dans le conseil d’entreprises et quelques expériences à des postes de crédit management, Juliette Crouzat, diplômée d’une école de commerce lyonnaise, goûte une organisation du travail qui lui convient et se révèle efficace. Cette mère de trois enfants peut conjuguer vie de famille et suivi de ses clients, dont les besoins sont variés, puisque certains travaillent seuls et d’autres comptent 25 à 30 salariés.
généralement une dizaine d’années ». Basée à Lavaux, dans la banlieue de Troyes, Juliette Crouzat intervient dans toute l’Aube, mais aussi à Chablis où une toute nouvelle agence a ouvert ses portes.
À LA RECHERCHE DE MULTIPLES COMPÉTENCES
ANTICIPER LA TRANSMISSION Concrètement, l’ingénieur conseil est l’interlocuteur du chef d’entreprise, qu’il soit à la tête d’une petite entreprise de services, d’un commerce, qu’il soit profession libérale ou artisan. Il l’accompagne tant dans la conduite de son entreprise que dans l’anticipation de sa carrière. Il intervient sous forme de conseils dans des domaines variés, de la stratégie à la fiscalité, des finances à la gestion. « Je travaille en binôme avec des comptables, ce qui permet d’avoir un suivi individualisé pour chaque client-adhérent », explique Juliette Crouzat. Elle joue également un rôle déterminant dans la préparation de la fin de carrière des chefs d’entreprise. « Ils ont besoin d’être conseillés bien en amont pour préparer leur retraite. On les guide dans la constitution d’un patrimoine, on les accompagne dans la mise au point de la phase de transmission. Tout cela prend
17 rue du Moutot 10150 Lavau Tel. : 03 25 79 12 43
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Au total, CDER compte désormais 18 agences, dans l’Aisne, les Ardennes, la Marne, l’Aube, l’Yonne et la Seine-et-Marne. Créée en 1956, l’association profite d’une expérience sans pareille dans la région, mettant en avant la proximité et la connaissance du tissu économique pour s’imposer comme un partenaire des professionnels, commerçants, agriculteurs, viticulteurs et chefs d’entreprise. Ses 700 collaborateurs en font un acteur de premier plan en France, capable de conseiller tout au long de leur carrière, ses 12 000 adhérents-clients. Pour satisfaire ses adhérents, CDER doit en permanence recruter de nouvelles compétences, dans les métiers de la comptabilité, du contrôle de gestion, mais aussi des managers, des conseillers en agro-environnement, des ingénieurs. Comme Juliette Crouzat.
Soler prêt à décarboner tous azimuts
Soler multiplie les projets de développement et se prépare à la création de plusieurs unités de production de biocarbone, des « bioraffineries » qui à l’instar de celles de Gyé-sur-Seine ou de Lacanau, vont contribuer à décarboner l’économie. Pierre Soler-My dans l’avion du président de la République. La solution technologique du groupe Soler est reconnue au plus haut niveau de l’État.
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fossiles. Le groupe Soler travaille avec des industriels qui, aujourd’hui, sont sous pression pour réduire leur empreinte carbone.
n 2023, le groupe Soler est partout. Même dans l’avion d’Emmanuel Macron ! Pierre Soler-My, cofondateur et dirigeant du groupe Soler (Carbonex), a fait partie de la délégation officielle qui s’est rendue cette année au « One forest Summit », à Libreville, à l’initiative de la France et du Gabon. Un sommet qui visait à lutter contre la déforestation.
Une bioraffinerie dans les Appalaches Le groupe projette l’ouverture d’une nouvelle unité de production aux États-Unis Ce sera son premier site à l’étranger. Situé dans la région des Appalaches, ce site aura une capacité de production d’au moins 80 000 tonnes de carbone renouvelable par an. Aujourd’hui, sur ses deux sites en France, à Gyé-sur-Seine et Lacanau (160 personnes au total), la capacité de production du groupe est actuellement de 50 000 tonnes de biocarbone. Elle va donc plus que doubler ses capacités. « Mais il n’y a pas que les États-Unis, explique Anne-Mette Soler-My, directrice marketing du groupe. Nous avons de nombreux projets, en France comme à l’international ». Une effervescence qui n’attend aujourd’hui qu’une chose : que l’énergie fossile soit suffisamment pénalisée pour inciter les industriels à s’engager dans les énergies renouvelables. Avec sa technologique brevetée, Soler sera alors prêt à répondre à la demande. Avec les frères Soler-My, fondateurs il y a 30 ans du groupe à Gyé-sur-Seine, mais aussi avec la nouvelle génération qui vient les rejoindre : Emil, Cloé et Klara qui sont prêt à prendre la relève. Pour le groupe et pour la planète.
Biocarbone et biochar : deux solutions capitales Le Groupe Soler y a présenté sa solution technologique dans le cadre d’un accompagnement de gestion forestière. Cet événement était l’occasion d’évoquer des problématiques comme la gestion durable de la forêt grâce, notamment, à la technologie développée à Gyésur-Seine. Elle permet, à partir de déchets issus de l’entretien de la forêt, de fabriquer un charbon de bois totalement décarboné. Charbon de bois dont l’Afrique est grande consommatrice. Sa technologie pourrait donc lutter contre la déforestation, en limitant les coupes. Mieux, elle permet de générer de l’électricité lors de la production. Pour le biochar, une forme de charbon de bois à fine granulométrie, l’enjeu pour l’Afrique est également immense puisqu’il permet de régénérer et fertiliser les sols arides. Une solution gagnante pour l’Afrique mais aussi pour tous les autres continents. Le biocarbone est aujourd’hui une alternative aux minéraux et énergies
Bruno Dumortier
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Des camions venus de toute l’Europe viennent faire recycler des solvants industriels à Buchères.
Et Dislaub est devenu
un acteur européen de l’économie circulaire Ancienne distillerie fondée en 1946, Dislaub est devenu un recycleur de solvants industriels. Le voilà inscrit dans l’économie circulaire avec un atout décarbonation qui séduit.
L
es camions-citernes arrivent de toute l’Europe. Surtout d’Allemagne, où se trouve le cœur de l’industrie chimique européenne. À l’intérieur, des solvants qui viennent se faire regénérer chez Dislaub, spécialiste historique de la production et de la génération d’alcool. Aujourd’hui, le site de Buchères est capable de traiter huit molécules différentes. Une diversification amorcée il y a quelques années et qui est devenue, économiquement et climatiquement, capitale pour ses clients industriels. « Nous venons de lancer notre nouvelle identité graphique avec pour slogan : s’engager pour les (re)gé-
nérations futures », explique Hubert Théréné, directeur du site depuis 2007.
Développer la regénération à façon Un jeu de mot qui résume la voie suivie par le site industriel. Quand il a débuté dans cette activité, les solvants usés étaient achetés sur le marché. « Oui, les solvants usés, ça se vend et ça s’achète », glisse Hubert Théréné. Aujourd’hui, il les regénère à la demande des industriels avec des unités étudiées et dédiés à chaque client.
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Il le fera encore plus demain. Ce sont des investissements à chaque fois de 2,5 à 3 millions d’euros. « Ce sont des contrats de cinq ans. Généralement, on les renouvelle », explique Hubert Théréné. Les études de faisabilité sont faites en interne. Tout comme l’ingénierie. « Pour garder le savoir-faire. »
Le chauffage au bois, l’atout CO2 du site Pour les industriels, clients de Dislaub, le choix est doublement vertueux. Tout d’abord, la regénération leur évite d’avoir à racheter des solvants neufs. Le coût est divisé par trois ou quatre selon les molécules. Ensuite, le procédé de distillation de Dislaub se faisant à partir d’une énergie décarbonée, une chaudière biomasse installée en 2013, l’impact carbone de leur usage de solvants est divisé par quatre ou dix selon les molécules. Une solution vertueuse pour des industries, dans la cosmétique ou dans la pharmacie, qui sont très soucieuses de leur impact sur l’environnement.
Dans les colonnes de Dislaub, les solvants sont regénérés.
Le centre de contrôle de la distillerie où toutes les colonnes de distillation peuvent être surveillées et pilotées.
Et une solution qui peut s’avérer encore plus intéressante au fil du contrat. « Ils échappent aux fluctuations de marché », observe Hubert Théréné. Cette activité est donc appelée à se développer, d’autant que Dislaub, qui a abandonné le séchage de boues urbaines en 2013, dispose de réserves foncières pour construire de nouvelles unités. « On fait 83 M€ de chiffre d’affaires. L’objectif est d’arriver à 100 M€ d’ici à cinq ans », assure Hubert Théréné. Pour ce faire, le site améliore sans cesse son impact sur l’environnement, avec une gestion plus fine de la charge de la centrale à biomasse (90 % des besoins couverts grâce à cette unité à plaquettes bois) et avec des économies d’eau (20 % en moins depuis 2018 et 15 % encore en moins d’ici à fin 2024). Une aire de lavage pour les citernes a été installée. Elle permet d’éviter les allers et retours jusqu’à Reims. L’éthanol reste l’activité principale du site (54 % du chiffre d’affaires). Parmi les camions qui entrent et sortent, certains viennent ainsi de Villemereuil (pressage) ou de la sucrerie d’Arcis. Et permettent de produire de l’éthanol neuf, vertueux lui aussi. Les seuls déchets qui sortent de l’usine proviennent de ce qui n’a pu être regénéré. Ils font l’objet d’une ultime valorisation, énergétique cette fois, en général dans les fours des cimentiers. Bruno Dumortier
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l’acier pour ADN
Jacques Globing devant l’emblème du Parc naturel national des forêts : une cigogne noire de 2 600 kg et haute de 7 mètres, installée à la sortie de l’autoroute A5 de Chaumont-Semoutiers.
Des fers à vitraux de Notre-Dame de Paris jusqu’à la cigogne géante du Parc national des forêts, ces métalliers ferronniers savent tout faire. La PME chapelaine de Stéphane Cocquet vient de s’étendre avec un troisième bâtiment dédié à la menuiserie Forster acier métallique.
« C’
était un appel d’offre du conseil départemental de Haute-Marne pour le Parc naturel national des forêts dont l’emblème est la cigogne noire. Il s’agissait de faire une sculpture d’une cigogne noire dans sa position d’atterrissage ou de décollage. J’ai contacté Michèle Houël et Thierry Cayo, le duo d’artistes plasticiens avec qui on avait travaillé sur la “feuille” pour les halles de Troyes. Ils nous ont fait un petit origami... Et on a été retenu », raconte Jacques Globig. « C’est une commande symbolique de l’ordre de 80 000 €, ajoute Stéphane Cocquet. Cela ne rapporte pas beaucoup d’argent. C’est plus de la communication et un challenge technique. Ici, le plus gros défi a été la note de calcul et le dessin. Romain Arnault a passé plus de 400 heures de travail en dessins. Et le façonnage réalisé par deux jeunes, Maxime et Christopher, sur un logiciel 3D, a pris 580 heures », précise le gérant de la société chapelaine Arts & Forges, plutôt fier de cette cigogne de 2 600 kg et haute de 7 mètres, installée à la sortie de l’autoroute A5 de Chaumont-Semoutiers.
théâtre de Champagne aux jambes d’élévateur des silos de Vivescia… « On peut faire de tout, des portails, des escaliers, des rampes, des fenêtres… On travaille aussi bien l’alu que l’inox, l’acier, le corten, le cuivre ou le laiton », précise Stéphane Cocquet, qui réalise plus de la moitié de ses 3,5 M€ de chiffre d’affaires avec les collectivités. « On a des salariés motivés et compétents. Ce qui est important, c’est le sens du travail bien fait », répète celui qui est aussi triathlète et président du TOS, le club phare du Troyes Omni Sports.
La spécialiste des moutons à cinq pattes « Notre spécialité, ce sont les moutons à cinq pattes, des modèles uniques que l’on façonne à la carte. Pour l’hôtel de luxe de La Licorne à Troyes, on a façonné la véranda et la grande marquise avec des verres qu’on a découpés au jet d’eau », souligne Stéphane Cocquet qui vient d’acheter un troisième bâtiment, toujours sur la zone industrielle chapelaine, pour le dédier à la menuiserie Forster acier métallique. « Ici, notre bâtiment historique est réservé à l’acier et à la ferronnerie. Et l’autre bâtiment à l’alu et l’inox ».
« Si je n’avais pas fait de sport, la boîte n’en serait pas là, confesse-t-il. La manière de gérer une entreprise se rapproche de la manière de gérer son sport. Il faut être rigoureux, penser à l’avenir, préparer, faire des plannings... C’est un équilibre », résume Stéphane Cocquet, qui n’hésite pas à intégrer beaucoup de jeunes et compagnons itinérants en apprentissage. Sa PME compte d’ailleurs un Meilleur Ouvrier de France (MOF) et deux Meilleurs Apprentis de France (MAF) parmi ses 27 salariés métalliers ferronniers.
De quoi développer un peu plus une activité très variée : des grilles rénovées pour la préfecture aux superbes marquises du café nogentais du Bellevue et du Palladium de Romilly-sur-Seine, des garde-corps du
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Aux ateliers de Vendeuvre, le passé construit l’avenir
Impossible ? Pas pour les Ateliers de Vendeuvre qui conjuguent une usine du XIXe et une production industrielle du XXIe siècle grâce à l’engagement de leur patron, Fabrice Devaud.
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econnu et protégé depuis les années 90, le patrimoine industriel n’en perd pas moins son identité. Il est souvent reconverti en lofts, en centres tertiaires, en musées parfois. Sauf dans l’Aube, à Vendeuvre, dans la zone en reconversion Rives de Barse (ex-site Simpa), où Fabrice Devaud, avec l’appui de son associé Jonathan Pascal, a décidé de rendre à la production un vieux site industriel patrimonial. Le dessein des deux industriels s’est réalisé en un temps record. « Ce bâtiment, la municipalité voulait le détruire. J’ai dit à Claude Ruelle, alors maire de Vendeuvre : j’ai une solution pour vous… »
De Protte aux Ateliers de Vendeuvre C’était en 2017. Avec la pleine confiance du maire, les deux associés rachètent ce bâtiment daté de 1855 et son extension de 1897. Restauration et production iront de pair. Six ans plus tard, ils finalisent la grande halle et vont restituer définitivement au bâtiment son aspect d’origine. Toitures de tuiles mécaniques, faîtières décoratives, murs extérieurs bardés, percés de verrières pour une structure construite de bois et de briques moulées. Voilà pour l’usine proprement dite, puisque son annexe de 1897, réhabilitée, abrite maintenant les bureaux de l’entreprise. Dans ce patrimoine non protégé restauré, les Ateliers de Vendeuvre constituent une entreprise d’une vingtaine de salariés qui prospère sur un secteur de niche : la production et l’entretien de wagons spéciaux destinés à Orano (ex-Areva), l’Andra, les chantiers navals de Cherbourg ou Alstom, depuis peu… « Nous sommes le nº 1 français pour la construction de containers pour le nucléaire ». Un leader sur son secteur et une entreprise qui innove, comme avec ses wagons équipés de panneaux solaires, imaginés et réalisés dans l’usine-monument.
Une production déjà linéaire Un grand écart entre le XIXe et le XXIe siècle ? Pas vraiment. Le schéma binaire du bâtiment de 1855, avec l’entrée des matériaux et la sortie des produits fini, est adapté à la production linéaire. « Elle évite la dispersion des ateliers, qui peut générer un surcoût jusqu’à 25 % à la production », indique Fabrice Devaud. « C’est le constat qui a entraîné l’entière et définitive adhésion de Jonathan au projet », reconnaît-il. Le site nécessitera un investissement de 4 M€ mais devrait entrer en production dès 2025, créant au passage 20 emplois. Jean-Michel Van Houtte
La halle Protte, patrimoine industriel, va demeurer productive. Un vrai choix.
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Et maintenant Mohon ! Fabrice Devaux va également investir à Mohon, une commune ouvrière, proche de CharlevilleMézières, sur les bords de la Meuse. Là se trouve un monument industriel initialement organisés autour de deux rotondes monumentales et une halle signée Eiffel. Créé vers 1908-1912 pour l’entretien des locomotives, le site est désaffecté au début des années 1980. Puis protégé au titre des Monuments historiques en 1984, à la suite de la destruction d’une des rotondes. Dans cette halle de 140 m, avec des ateliers, des voies ferrées, deux ponts tournants de cinquante tonnes, Fabrice Devaux a identifié tous les atouts d’un nouveau projet industriel autour de l’entretien des wagons de fret de la SNCF.
Le défi olympique du Coq
Le Coq sportif, qui vient d’agrandir son usine historique à Romilly-sur-Seine, joue une partie décisive avec les Jeux olympiques de Paris. Il peut s’installer parmi les grands ou…
C
itus, altius, fortius ! Jamais la devise olympique n’a autant collé à l’actualité d’un équipementier. Le Coq joue en effet un quitte ou double sur les Jeux Olympiques de Paris. Il peut trébucher mais il peut aussi, s’il réussit, s’installer à la table des grands équipementiers sportifs en étant capable de tout faire. « Faire tous les sports, il n’y a pas deux marques dans le monde qui le font. Même Nike ne le fait pas. On a fait l’effort et une bonne partie de ces collections pour les Jeux Olympiques vont tomber dans nos collections plus classiques parce qu’on a dû développer et travailler des matières qu’on n’utilisait pas », explique David Pécard, directeur général, lors de l’inauguration des locaux de l’usine historique de Romilly-sur-Seine.
reuses anecdotes pour trouver les matières premières que les équipementiers, très spécialisés, gardent jalousement. Il a ainsi fallu remettre une veille machine en marche, chez un fournisseur français, pour produire le tissu nécessaire à la confection des tenues de judo. « Le Coq sportif, à l’issue des JO, apparaîtra alors comme la marque capable de produire n’importe quel vêtement technique pour faire n’importe quel sport », assure David Pécard. Une force qui devrait alors lui permettre de poursuivre la renaissance de la marque. De l’internationaliser. D’aller retrouver les marchés où sa notoriété fût jadis bien installées, comme en Amérique du Sud ou aux États-Unis dans la culture hip-hop. Et de venir titiller les géants du sport sur leurs marchés. Mais pour tout ça, il faut franchir les JO. Toute l’équipe du Coq, notamment des nouveaux locaux romillons, s’y emploie. « Il va y avoir une transformation de cet effort en commerce. Comme on fait les tenues de performance, les tenues de village et les tenues de podium, donc très lifestyle, ça va vraiment porter le développement ». Tout va donc se jouer aux JO. Un vrai défi de sportif.
Défi immense Le défi, toutefois, est d’y parvenir. Avec un calendrier serré, et quelques difficultés financières, conséquences des années Covid, de la crise en Ukraine, et des investissements nécessaires pour « tout faire ». Le Coq a perdu 2 M€ l’an dernier pour un chiffre d’affaires de 139 M€. Chiffre d’affaires qui était tombé à 90 M€ durant la pandémie. Le défi est immense et les équipes du Coq travaillent d’arrache-pied pour y parvenir avec, parfois, de savou-
Bruno Dumortier
Revenu à Romilly et dans ses locaux historiques, le Coq a agrandi l’usine selon les rêves de son patron historique, Maurice Camuset.
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Accuride,
les roues vertes de l’électrification Avec l’électrification des véhicules, la roue en tôle, spécialité de l’usine troyenne, retrouve des atouts qu’elle entend bien faire valoir. Cinq ans déjà ! La grande usine de fabrication de roues de Troyes, fondée par Michelin en 1958, reprise par Mefro en 2005, est entrée dans le giron de l’Américain Accuride en 2018. Cinq années qui ont été marquées par une modernisation à marche forcée pour devenir, selon l’expression d’Hugues Dugrès, son directeur général, « une machine de guerre ». Une machine qui, toutefois, a souffert tout au long de ces cinq ans, avec les aléas de la crise automobile, de fonctionner en sous-régime. Et si elle n’est toujours pas à pleine capacité, elle n’est qu’à un peu plus de la moitié de ce qu’elle pourrait faire, l’année 2023 a marqué une nette amélioration de son activité. « On va battre le record de tonnes traitées par individu, qui est un indicateur de productivité chez nous. On va passer de 125 à 140 tonnes, se félicite Hugues Dugrès. On va faire une bonne année. La rentabilité va être là. Le climat social est bon. On a la confiance du groupe ».
Un million de roues en plus d’une année sur l’autre L’usine devrait produire 3,8 millions de roues en 2023, soit un million de plus qu’en 2022. « Le marché des utilitaires nous porte. La multiplication des plateformes de livraison à domicile rend le marché extrêmement porteur et on a, de surcroît, la chance d’équiper les bons utilitaires ». Accuride équipe notamment le Renault Master et le Volkswagen Transporter.
La roue en tôle, c’est la roue verte Fabriquant des roues en acier, Accuride est à la fois optimiste et vigilante sur son avenir. Optimiste car la voiture électrique devrait, en toute logique, se tourner vers les roues en acier. « Une roue en acier, c’est 50 fois moins de CO2 », martèle Hugues Dugrès. Néanmoins, l’usine a vu lui échapper le marché de la Mégane électrique qui a préféré les roues alliage, à l’instar de l’essentiel du marché de la voiture individuelle premium. Néanmoins, la future 4L et la future R5, fers de lance du renouveau de Renault, vont faire le choix de la raison. Sur le marché de l’utilitaire, la tendance va évidemment rester à l’acier, qui en plus d’être plus logique, est bien meilleur marché. « Oui, mais on reste sur un marché difficile ». Là, c’est une possible délocalisation de l’assemblage des plateformes qui menace les usines européennes. Si, demain, ce sont des usines en Turquie ou en Pologne qui sont choisies pour les nouveaux utilitaires, l’usine de Troyes, comme toutes les usines à l’ouest de l’Europe, ne sera plus compétitive. Des nuages consubstantiels à toute activité industrielle qui n’ont pas empêché Accuride de fêter son anniversaire et la belle activité de l’année lors d’une grande fête mi-septembre, avec les 250 salariés et leurs familles, sur le site de l’usine. Bruno Dumortier
Hugues Dugrès, directeur de l’usine qui réalise en 2023 sa meilleure année depuis son rachat par Accuride, il y a tout juste cinq ans.
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Gamba & Rota
fait courir les robots Gamba & Rota a inauguré une unité de stockage de 40 000 caisses entièrement robotisée, la première au monde dédiée aux boissons et spiritueux. Avec des performances exceptionnelles.
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our comprendre, il faut monter au sommet. Au sommet des 40 000 caisses empilées les unes sur les autres dans une partie de l’entrepôt tout neuf de Gamba & Rota à Vendeuvre-sur-Barse. Celui-là même qui a été reconstruit en lieu et place du vieil entrepôt de 1968. De là-haut, on voit d’un côté, des racks classiques où sont stockés les plus gros volumes. Au milieu, une chaîne d’expédition. Et, de l’autre côté, cette masse de 40 000 caisses empilées les unes sur les autres et qui sont parfaitement inaccessibles. « Tout est en sécurité », souligne Alain Gamba au sommet de la plateforme. En réalité, ces 40 000 caisses sont empilées dans 2 850 colonnes de 8 mètres de haut. Soit, dans chaque colonne, 14 caisses les unes sur les autres. Et au sommet de cet immense ensemble, 21 robots, d’une rapidité et d’une précision effarantes, parcourent la structure métallique. Ils prennent des caisses, les déplacent et les emportent vers les points d’entrée ou de sortie de la structure. En quelques minutes, ils peuvent extraire une
caisse du fond de l’une des colonnes. Au jour le jour, les robots travaillent le plus souvent avec les mêmes caisses, celles qui sont « à rotation rapide » et qui se retrouvent naturellement sur le dessus. « Dans la nuit, les robots peuvent même préparer les caisses dont on aura besoin le lendemain. Les 1 600 caisses sont alors mises sur le dessus », explique aussi l’un des opérateurs des quatre carrousels de « picking ». Là, sous ses mains, les caisses qui contiennent les bouteilles ou les articles d’épicerie fine commandés lui sont présentées les unes après les autres par l’Autostore, du nom de la structure mise au point par une entreprise norvégienne. La caisse retourne ensuite prendre sa place dans l’une des colonnes.
Un gain de temps phénoménal « Auparavant, pour faire la même chose, l’opérateur devait parcourir 300 ou 500 m avec un carton », souligne Alain Gamba. Le gain de temps et la réduction de la pé44
nibilité du travail sont phénoménaux. Et d’autant plus que, chez Gamba & Rota, on a intégré l’Autostore dans la chaîne logistique déjà en place, avec de multiples services proposés aux clients. À l’entrée de l’entrepôt, avant les racks ou l’Autostore, un studio photo permet de photographier chacune des bouteilles qui entre dans l’entrepôt. « Et selon les spécificités du client », souligne Anne-Marie Seurat, directrice commerciale. Tout est également vérifié : millésime, contenance, quantité avant d’entrer dans l’entrepôt. Soit sur les racks, pour ce qui arrive et restera en gros volumes, soit dans l’Autostore pour ce qui partira au détail, soit vers des magasins ou des particuliers.
Personnalisation des colis Les deux flux se retrouvent au centre pour la préparation des colis. Où la personnalisation est possible. Chez Gamba & Rota, on grave même les bouteilles. Le convoyeur, qui peut traiter jusqu’à 1 200 colis par heure, disperse ensuite les colis vers les dix zones d’expédition, correspondant à autant de prestataires pour la livraison.
« Un travail de deux ans ! », souligne Alain Gamba. Deux ans de travail en interne, avec des prestataires et des fournisseurs pour réussir l’intégration parfaite de toutes les solutions. Et comme le marché des boissons et spiritueux est mondialement en plein essor, Gamba & Rota compte bien profiter de la longueur d’avance qu’il vient de prendre. D’ici à 2024, la structure sera dupliquée. « Et peut-être, confie Alain Gamba, triplée ou quadruplée si le marché le permet ». Bruno Dumortier
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Au sommet de l’Autostore, un des robots déplace les caisses à toute vitesse pour présenter la bonne à l’opérateur logistique.
Et si l’Autostore est l’élément le plus fascinant de l’installation avec ces robots et ses 40 000 caisses, qui misent bout à bout formeraient une colonne de 17 km, le coup de force est d’avoir réussi à intégrer toutes ces opérations logistiques avec les systèmes numériques des clients en amont, avec ceux des transporteurs en aval. Et bien sûr, avec ceux de l’entrepôt qui font que les opérateurs n’ont aucune question à se poser. Tout est optimisé par l’ordinateur, qui gère 100 000 références et un million de produits.
LogiPlace
voit plus grand Plus performant et convivial, le nouveau logiciel de gestion des cimetières va permettre à la start-up de la Technopole de viser des communes plus importantes. Entretien avec Loïc Voluer. Vous avez aussi annoncé un portail citoyen pour les habitants. Quel est-il ? Les habitants ont souvent des questions sur la gestion du cimetière. “Où est situé mon grand-père, où en est mon contrat de concession”… Si on donne accès à une partie des données, en respectant le RGPD, cela permet de tout mieux localiser et d’être plus rapide. On offre un vrai service aux habitants qui vont utiliser une version très allégée de Logicim à partir de leur smartphone.
Loïc Voluer, vous avez créé LogiPlace en 2019. Votre start-up a dépoussiéré la gestion des cimetières avec un outil dématérialisé très performant. Vous lancez votre nouveau logiciel. De quoi s’agit-il ? On a revu entièrement toute l’architecture du logiciel car c’était très difficile à le faire évoluer et parce que nos clients ont des attentes particulières, notamment sur la rapidité et la simplicité d’utilisation. On a décidé de tout revoir. On ne parle même pas de version 2. On parle d’un tout nouveau Logicim. On a revu toute l’interface et toute la logique de fonctionnement.
Le nouveau logiciel va-t-il vous permettre de toucher des communes plus grandes ? Aujourd’hui, Logicim, c’est 130 clients, avec surtout des communes de 1 000 habitants. Notre plus gros client, c’est 10 000 habitants. Mais, avec la facilité d’utilisation et surtout avec l’assistance juridique renforcée, on aimerait pouvoir offrir ce service-là à des collectivités plus importantes.
Est-il plus rapide, plus design, plus performant ? On est six fois plus rapide que l’ancien Logicim. Plus design, aussi, car plus coloré. La problématique du cimetière est généralement assez triste. On a décidé de prendre le contre-pied, de rendre l’utilisation agréable, conviviale. On a fait appel à un designer professionnel qui a dessiné le nouveau Logicim. 46
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
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L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
La start-up de Loïc Voluer compte déjà 13 personnes puisées dans le vivier local, avec une moyenne d’âge de 23 ans.
27 RUE DES PRESSOIRS 10360 FONTETTE 03 25 38 31 00
Depuis avril 2022, votre start-up s’est installée sur un plateau de 250 m2 à l’hôtel de bureaux de la Technopole. Elle compte à ce jour 13 salariés. Où en êtes-vous dans votre développement ? Avec le nouveau Logicim, on a une bonne espérance de croissance. On aimerait renforcer le pôle commercial et le pôle développement pour travailler l’intelligence artificielle, puisqu’on a encore une partie très chronophage qui est le traçage des plans, que l’on fait manuellement. Un quart de vos clients sont aubois. C’est important d’être « prophète en son pays » ? Le bouche-à-oreille est l’un de nos principaux canaux de commercialisation. Et on a une plus forte présence pour nos clients locaux. Mais l’avantage de LogiPlace est d’agir à distance de la même façon. Tout est fait pour faciliter la dématérialisation. Sur l’expérience client, on va d’ailleurs améliorer notre service avec un programme de formation sous forme de petites vidéos thématiques.
Thierry Péchinot
HAMEAU DE VILLENEUVE 10110 BAR-SUR-SEINE 03 25 38 38 60
MCARTHURGLEN 10150 PONT-STE-MARIE 03 25 92 57 57
contact@champagne-devaux.fr champagne-devaux.fr
Les principales cultures dans l’Aube Blé tendre
Choux à choucroute
112 300 hectares
200 hectares et environ 10 % de la production nationale 2e département producteur après le Bas-Rhin (et le seul à disposer du label rouge)
Orge de printemps : 48 900 hectares d’hiver : 35 400 hectares
Surface totale :
602 749 hectares Surface agricole :
375 000 hectares Forêts :
161 000 hectares Lacs de Champagne :
5 000 hectares
Maïs 25 000 hectares
Nogentais Champagne crayeuse Champagne humide Pays d’Othe Barrois
Pommes de terre 7 600 hectares (dont 6 800 de pommes de terre de consommation
Colza 14 300 hectares
03
L’
Aube agricole, c’est 10 % de la valeur produite dans le département chaque année. 1,2 milliard d’euros, au bas mot, dont la moitié provient de 2 % des surfaces. Il faut dire que ce sont des vignes à champagne… Le reste ? Du blé, beaucoup, de l’orge d’hiver et de printemps pour alimenter les malteries plutôt que le bétail, des betteraves, avec ce qui était il y a peu, encore, la plus grande sucrerie-distillerie d’Europe, des pommes de terre de consommation. Tout ça, avec des champions de taille européenne (Cristal Union, Soufflet, racheté en 2022 par InVivo, Vivescia, qui est née de la fusion d’une coopérative marnaise et d’une coopérative auboise) ou des rois de l’agilité (la Scara, toujours à la pointe du travail en filières). Sans oublier les cultures techniques, comme le chanvre, dont l’Aube est le barycentre européen, ou ce pavot qu’on appelle œillette pharmaceutique, cultivé et transformé à façon, ni ces cultures historiques, comme le sainfoin, qui revient de loin mais promet tant, ou le chou à choucroute, dont l’Aube est le deuxième producteur en France, parce que les émigrés d’Alsace se sont installés à proximité du camp militaire de Mailly après la guerre de 1870.
LA FORCE DE LA NATURE
L’Aube agricole :
l’épi, la grappe et les racines 10 % de la valeur produite dans l’Aube chaque année sort littéralement de terre, puisqu’il s’agit de la valeur de sa production agricole, dont une moitié est due au champagne.
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Infographie : prémédias L’Est éclair
7 100 hectares Maïs ensilage et fourrage : 4 000 ha
Betteraves
Les vignes de l’Aube L’élevage ? C’est un peu là où le bât blesse : il est réduit à sa portion congrue, avec moins d’une centaine de purs laitiers, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes pour un département qui compte trois Appellation d’origine (brie de Meaux, de Melun et, bien sûr, chaource) et deux Indications géographiques protégées (brillat-savarin et soumaintrain). Mais pas question de le laisser tomber : la chambre d’agriculture et la Région ont mis en place un plan de soutien, « Ambition éleveur », pour aider 2000 exploitations dans le Grand Est. On en verra les fruits dans les années à venir.
Trois terroirs :
7 224 hectares plantés en 2021
la Côte des Bar, Montgueux, Villenauxe-la-Grande
7224 2186
2%
3
26%
2 186 exploitations pour 4079 ETP
Yann Tourbe
Sur 2 % de la surface agricole du département, la vigne pèse la moitié de la valeur de la production agricole
L’élevage dans l’Aube
00 0 0 9 rcins po dont 6000 truies
00 0 6 4 vins bo
26 % du vignoble champenois, pour l’équivalent de 70 millions de cols produits par an en moyenne, sur trois appellations : champagne, coteaux champenois et rosé des Riceys
00 0 8 1 ins ov
dont 8000 vaches laitières et 10 000 vaches allaitantes
dont 12000 brebis mères
61.5 ns o millilitre de pour 107 livreurs en 2021
La dans l’Aube Laforêt forêt dans l’Aube
27%
DE TAUX DE BOISEMENT (INVENTAIRE FORESTIER NATIONAL IGN) POUR 161 000 HECTARES
27%
DE FORÊTS PUBLIQUES POUR 73 % DE FORÊTS PRIVÉES
88% 12%
DE FEUILLUS
DE RÉSINEUX
31
MILLIONS DE MÈTRES CUBES DE BOIS SUR PIED
L’Aube a produit 190 000 mètres cubes de bois d’œuvre en 2021, dont 53000 de chêne (4e rang régional), 116 000 m3 de bois d’industrie et 120 000 m3 de bois énergie L’emploi dans la filière forêt-bois (2019, source Insee) 1311 salariés dans 81 entreprises, dont 38 de sylviculture et exploitation forestière, 16 scieries, 21 entreprises de travail du bois et 6 dans l’industrie du papier et du carton
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L’Union auboise
récolte les fruits de la fusion Deux ans après une fusion qui a fait couler de l’encre, l’Union auboise – vignerons en Champagne, la coopérative régionale incontournable de la Côte des Bar, est en ordre de marche.
A
vec 1 060 hectares d’approvisionnements soit plus d’un hectare sur huit dans l’Aube, l’Union auboise est incontournable dans la Côte des Bar. D’autant plus incontournable que 840 de ces hectares sont certifiés (HVE ou Viticulture durable en Champagne) et 50 sont en bio. Mais l’Union auboise n’est pas seulement incontournable par ses surfaces. Avec la société Ancrage, la coopérative fait travailler des robots et a mis au point une collaboration productive avec Piper et Charles Heidsieck. Avec Sténopé et les autres cuvées élaborées en partenariat avec Michel Chapoutier, elle a mis les pieds dans le monde très fermé des cuvées de haute volée. La cerise sur le gâteau ? La marque Devaux, qui a passé le million de cols pour la première fois de son histoire en 2022, et qui est une des marques phare de la coopération champenoise.
Source : mesure de l’audience des organisa ons interprofessionnelles, 2021, Haut Conseil du Dialogue Social
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CHEFS D’ENTREPRISE
Aujourd’hui, Devaux commence réellement à récolter les fruits d’une patiente stratégie de prémiumisation, mise en place, à l’époque, sous le directoire de Laurent Gillet. « On n’a pas d’avance, estimait en juin 2023 Pascal Dubois, on est en ligne avec ce qui a été décidé dans les années 2000. » C’est que, le grand tournant de la valorisation, celui qui est dans les plans à long terme de l’interprofession et dont l’orientation à l’export des expéditions est un des signes les plus nets, la coopérative régionale de la Côte des Bar l’a pris depuis longtemps. Alliance champagne, depuis le départ de la Cogévi, c’est deux coopératives, l’Union auboise et la Covama, et c’est deux marques, Jacquart et Montaudon. Ces deux marques pesaient cinq millions de cols en 2022. Mais 2022 est une année superlative, dont il va bien falloir redescendre. Pourtant, malgré les signes nets de ralentissement de la Champagne lors des premiers mois de 2023, l’Union auboise, elle, a continué de progresser, en renforçant ses positions sur ses premiers marchés : Royaume-Uni, Scandinavie, États-Unis, Australie, Belgique… Sans oublier la France, sur laquelle l’Union continue de miser, avec son réseau de cavistes et de restaurateurs.
Emmanuel Mannoury et Pascal Dubois, le président et le directeur général de l’Union auboise – vignerons en Champagne
La gamme « D », clairement identifiée dans le secteur premium, et la petite nouvelle, « Cœur des Bar », qui se fait sa place chez les cavistes, ont trouvé leur public. « Créer une étiquette, ça prend trois mois, créer une marque, ça prend vingt ans », résume Pascal Dubois, le directeur général de la coopérative de Villeneuve.
La réalité, c’est que lorsque « la Champagne a contingenté tout le monde » (en 2022, donc), l’Union auboise, elle, a su prendre des places « qui étaient à prendre ». Résultat : +29 % de chiffre d’affaires pour Devaux, +31 % pour Charles Collin, +35 % pour Marquis de Pomereuil et +15 % pour Clérambault... Après, tempère le directeur général, faire « une belle performance en 2022, vu le profil de l’année, c’est normal ; ce qui ne le serait pas, ce serait de faire une performance normale... » Désormais, l’objectif de l’Union auboise est clair : continuer de progresser en valeur de tout en stabilisant les volumes. Une gageure ? Avec une marque comme Devaux, tout devient possible. Yann Tourbe
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Chassenay d’Arce
prend de la bouteille Chassenay d’Arce veut limiter son lien de dépendance au négoce. Pour cela, pas de secret : il faut vendre des bouteilles. Ça tombe bien, la coopérative sait faire.
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n expédiant 1,46 million de cols en 2022, Chassenay d’Arce n’a jamais été aussi proche de son objectif, affiché dès 2018, de commercialiser 1,6 million de bouteilles. Bon, c’est vrai que 2022 était une année à part dans le contexte champenois : avec 325,6 millions de bouteilles et un peu plus de six milliards d’euros de chiffre d’affaires, la filière était en surrégime complet. Chassenay d’Arce n’y a pas échappé. Mais la bonne nouvelle, c’est que ces volumes se sont faits avec la manière : sur le total de bouteilles expédiées, 1,1 million l’a été sous les marques propres de la coopérative, dont près de 400 000 sous sa marque étendard (une progression de 276 % en trois ans). 55 % de ces volumes partent à l’export et, sur le marché français, chez quelque 600 cavistes et grossistes. Une bonne nouvelle pour le chiffre d’affaires total (36 millions d’euros en 2022, un record absolu) comme pour la marge.
En Champagne, c’est connu, si le vignoble produit plus de 90 % des raisins, plus de 72 % des bouteilles sont produites par l’une ou l’autre des quelque 320 maisons de négoce. L’Aube, qui compte dans ses 8 000 et quelque hectares de vignes la moitié des pinots noirs de la Champagne, est un fournisseur primordial pour ces maisons de négoce, dont une bonne partie y a même des vignes. En 2018, alors que les grands mouvements de concentration se préparaient dans l’appellation, la sortie de l’Union auboise pouvait être perçue comme contre-intuitive. Elle répondait en réalité à une vision stratégique. Le modèle économique des coopératives « est basé sur l’activité de pressurage », analyse Manuel Henon, le directeur général de Chassenay. C’est même, historiquement, pour cela qu’elles ont été fondées. Mais c’est un modèle économique qui « a vécu » : les coopératives, continue-t-il, vont « perdre, à terme, les primes de vinification ». Le développement de la marque n’est donc pas une option. Chassenay d’Arce l’a bien compris. Et la coopérative de Ville-sur-Arce travaille sa singularité.
Que signifie cet objectif de 1,6 million de cols ? Il s’agit tout simplement pour Chassenay de commercialiser en bouteilles la moitié de la vendange passée dans ses pressoirs et issue des 315 hectares sur 14 crus qui composent son approvisionnement. 50 %, ça paraît peu mais, pour une coopérative, c’est un objectif ambitieux.
Yann Tourbe
En 2022, la coopérative a expédié 1,46 millions de cols dont 1,1 sous l’une ou l’autre de ses marques propres.
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Aux Riceys,
Arnaud Fabre, Riceton d’adoption, est à la manœuvre de la transformation du négoce en domaine viticole.
Alexandre Bonnet travaille son ancrage
Quand une maison de négoce se transforme en domaine viticole, il y a toujours une histoire à raconter. Et le terroir y prend une place non négligeable.
R
evendiquer le terroir, c’est presque une nouveauté en Champagne. Les vignerons, bien sûr, l’ont toujours fait : le terroir fait partie de leur héritage. Mais quand c’est un négoce qui le fait, il y a matière à s’interroger sur sa stratégie. « Les grands négoces assemblent les crus, nous, nous assemblons les contrées », s’amusait, en décembre 2022, Arnaud Fabre, qui dirige Alexandre Bonnet depuis la vendange 2019. Depuis, il y a eu une autre vendange. L’ancien chef de caves, Alain Pailley, qui a créé les nouvelles cuvées, a cédé la place à Irvin Charpentier. Mais la stratégie annoncée n’a pas changé : la maison de négoce ricetonne, propriété du groupe Lanson BCC, a cédé sa carte de négociant à une autre maison, créée pour l’occasion et dont le nom, Ferdinand Bonnet, dormait dans un tiroir. À la place, elle a pris une carte de récoltant manipulant. Récoltant ? Oui, parce qu’Alexandre Bonnet ne vinifie plus que les raisins issus de ses propres vignes. Qui plus est, ses propres vignes des Riceys. Celles de Mussy-sur-Seine ou de Balnot-sur-Laignes, tout comme les tailles issues des vignes ricetonnes, prennent le chemin du négoce. La maison Alexandre Bonnet est devenue le domaine Alexandre bonnet, qui ne travaille que les jus les plus fins, ces 20 premiers hectolitres d’un marc qu’on appelle la cuvée. Bien sûr, une telle transformation ne s’opère pas du jour au lendemain : il faut adapter la cuverie (quand on parle de terroir, impossible de ne pas vinifier les parcelles séparément), repenser les cuvées et l’habillage. Il faut aussi retravailler la commercialisation, quitte à changer de clientèle parce qu’on change de gamme tarifaire. Et c’est là que toute la stratégie prend son sens : c’est en produisant des vins identitaires que le domaine peut prétendre à la montée en gamme. La revanche du terroir sur l’assemblage, en quelque sorte.
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Yann Tourbe
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Chanvre industriel :
l’Aube au centre de l’Europe Barycentre de la production européenne de chanvre industriel et berceau de la coopérative qui traite, à elle-seule, la moitié de la production française, l’Aube aime le chanvre.
I
Il lui a fallu un demi-siècle pour y arriver. Mais cette fois, ça y est : la Chanvrière a atteint la taille critique. Avec 11 000 hectares de Cannabis sativa, la Chanvrière a doublé ses surfaces en cinq ans et ambitionne de recommencer « avant la fin de la décennie », comme l’explique son président, Benoît Savourat. Ses 700 agriculteurs pèsent la moitié de la production totale de chanvre français, soit un cinquième du chanvre européen, et c’est dans sa nouvelle usine de Saint-Lyé, située au barycentre de son bassin de production actuel et officiellement inaugurée en septembre 2023 par le Commissaire européen Thierry Breton, que toutes ces fibres et ces graines sont transformées. Sobre en in-
trants, bon pour les sols, avec des marges semi-nettes comparables à celles du blé (quand la céréale ne crève pas les plafonds), le chanvre est une de ces cultures qui peut peser dans la construction d’une agriculture à faible émissions de carbone.
IL Y A CHANVRE ET CHANVRE Attention, pourtant, on parle ici du chanvre industriel, pas du chanvre qui fait rire ou qui part en fumée… Même si, ironiquement, le papetier Bolloré a longtemps fabriqué avec des fibres de chanvre aubois son papier à cigarettes OCB, celui-là même qui avait été
La Chanvrière récolte et transforme la moitié de la production de chanvre français, un cinquième de la production européenne.
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chanté en 1993 par Billy Ze Kick et les gamins en folie. C’est ce chanvre industriel que l’Aube a continué à cultiver alors que, partout dans le monde, il disparaissait. Parce que le chanvre revient de loin. À la fin du XIXe siècle, il était cultivé sur 180 000 hectares en France. Aujourd’hui, on est à peine à plus de 20 000. Entre les deux, que s’est-il passé ? Le coton et les fibres synthétiques issues du pétrole se sont imposées « Il faut qu’on ait tous conscience que la culture du chanvre a été interdite » au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, expliquait Benoît Savourat le 2 février 2023. Pourquoi ce jour-là ? Parce que c’est le jour où le Pôle européen du chanvre a été porté sur les fonts baptismaux devant une bonne partie de la filière européenne. Maintenant, les feuilles dentelées sont un spectacle normal dans les plaines champenoises et, autour, c’est tout un écosystème qui sort de terre. Un écosystème dont on peine encore à distinguer les limites, parce que tout est bon dans le chanvre. On le mange, on en fait des vêtements, des panneaux plastiques, du béton, des cosmétiques, du papier… Et les entreprises s’installent, testent, font évoluer les procédés. Le béton de chanvre, par exemple, posait un problème de séchage ? Il n’y a qu’à le vendre en plaques préformées (ce que fait l’entreprise auboise Cibios) ou en parpaings séchés à l’air, sans consommation d’énergie, ce que fait IsoHemp. Ce n’est pas un hasard si l’entreprise belge a installé une représentation commerciale dans le Parc du Grand Troyes : une fois qu’elle aura réussi à saturer son outil de production à Namur, l’Aube aura de bonnes chances d’accueillir son deuxième site de production. Au plus près de la matière première.
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Le malt se fait mousser en Champagne
Berceau de deux des géants du malt mondial, Malteurop et Malteries Soufflet, la Champagne est aussi au cœur d’un des principaux bassins de production d’un ingrédient dont le marché est en pleine révolution.
L
d’hiver ou de printemps, est une des grandes spécialités des agriculteurs aubois. Parce que ces deux acteurs du malt, deux des quatre plus importants au monde, sont en réalité des entreprises multinationales, concurrentes sur un marché très spécialisé d’environ trente millions de tonnes par an.
a Champagne est au cœur d’un des trois principaux bassins mondiaux de production d’orge de brasserie : cette zone nord-européenne qui s’étend du quart nord-est de la France jusqu’à Belgorod. Les deux autres bassins sont la zone nord-américaine entre Canada et États-Unis (autour des grands lacs) et l’Australie. D’autres zones de production existent (en Éthiopie, en Amérique centrale), mais leur poids est largement inférieur.
Ces trente millions de tonnes et quelque, à l’échelle du marché mondial des céréales, ne paraissent pas grandchose, surtout pour un marché qui est, encore aujourd’hui, un marché dit « de commodités ». Et pourtant. En croissance constante (entre 2 et 6 % par an), le marché du malt est également en train de quitter la case « commodité » pour entrer dans celle des « spécialités », ou des ingrédients. Le marché
Entre Malteurop, la filiale de Vivescia industries, et Malteries Soufflet, la filiale d’InVivo basée à Nogent-sur-Seine, la Champagne est donc le pays du malt. Enfin, le pays des malteurs, pour être plus exact, même si l’orge de brasserie,
L’orge de brasserie, d’hiver ou de printemps, est une des cultures phares de l’Aube. Sur le marché du malt, l’opération majeure de l’année est due à Malteries Soufflet, avec le rachat d’United.
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L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
« craft », celui des bières artisanales, tire sa valeur par le haut. Sans oublier l’apparition de la traçabilité du champ jusqu’à la canette, avec l’arrivée dans les rayons des premières bouteilles de 1664 brassées à l’orge tracée issue, entre autres, d’exploitations auboises.
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La grande opération de l’année, sur le marché du malt, a été l’acquisition de l’Australien United par Malteries Soufflet, annoncée dès le 28 avril 2023 avec la proposition de rachat au-dessus du cours du marché des actions de ce malteur qui pèse environ 1,3 million de tonnes. En juillet, le tarif était connu : cinq dollars australiens par action. Soit un total d’un milliard de dollars australiens, autour de 600 millions d’euros, à quelques millions près en fonction du taux de change. Mais à ce niveau-là… En novembre, le milliard était dépensé et le rachat d’United était acté. Ce milliard n’a pas été dépensé se faire mousser : avec l’acquisition d’United, Malteries Soufflet passe à 3,7 millions de tonnes de capacité, devant Malteurop (environ 2,5 millions de tonnes), Boortmalt (l’autre Français du secteur, puisqu’il s’agit d’Axéréal, qui était devenu premier mondial en passant à près de trois millions de tonnes avec le rachat des activités malt de Cargill) et, même, devant ABInBev, le géant belgo-brésilien de la bière, qui produit en interne plus de trois millions de tonnes par an. Devenir le leader incontestable de ce marché très spécial était un des objectifs stratégiques avoués d’InVivo au moment où ils ont fait l’acquisition du Groupe Soufflet. L’idée, exprimée par Thierry Blandinières, le directeur général de l’union de coopératives InVivo, est de faire pencher le marché en atteignant une taille critique. En d’autres termes, il ne s’agit pas seulement d’améliorer les marges, il s’agit d’aller chercher des potentiels de marges qui n’existaient pas encore. Yann Tourbe
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Le cidre du Pays d’Othe et le nerf de la guerre
Longtemps à la peine, le cidre du Pays d’Othe s’offre la possibilité d’une renaissance avec une jeune garde motivée et un double signe de qualité en route.
L
a jeune garde du cidre du pays d’Othe est en train de réussir un joli coup, avec la recherche d’une indication géographique protégée non seulement pour son cidre mais aussi pour son jus de pomme. La France compte déjà cinq Appellations d’origine pour le cidre, ainsi qu’une autre en route, deux IGP et un label rouge. Mais, s’il est validé par l’Inao, le cahier des charges du jus de pomme du Pays d’Othe sera le premier du genre en Europe.
du Pays d’Othe connaît une renaissance, aujourd’hui, Eclor boissons, à Chaource, n’y est sans doute pas étranger : en continuant à acheter les pommes de ses adhérents quand le cidre était au creux de la vague, la coopérative a contribué à maintenir des vergers en production pendant que les producteurs fermiers, Christophe Duminil, Gérard Hotte et Bruno Farine, réinventaient leur modèle économique et exploraient de nouveaux marchés.
L’Aube est un territoire où mettre le carbone en bouteille est une longue tradition. Même si l’Aube est devenue une terre de champagnes, c’est d’abord avec la pomme qu’elle a su profiter du chemin de fer pour exporter ses bulles sur les zincs parisiens. À la fin du XIXe siècle, alors que le phylloxéra entamait son œuvre de destruction des quelque 30 000 hectares de vignes cultivées dans le département, le Pays d’Othe produisait 30 millions de litres de cidre. À titre de comparaison, de nos jours, la consommation française est d’environ 90 millions de litres par an.
Ces éléments, la jeune garde du cidre aubois les connaît : elle a grandi dedans. Mais son heure est arrivée. Rémi Dangon, qui dirige le site Eclor de Chaource, est une des forces motrices du collectif. Bruno Farine a revendu à Thibault Verger, qui pousse les feux de la commercialisation. Théo Hotte est en train de prendre la main derrière son père. Christophe Duminil fait figure d’ancien, ce qui ne manque pas de le faire sourire, ni ne l’empêche de voir ses cidres figurer dans la très respectée Revue des vins de France. Avec cette IGP, le syndicat cidricole espère créer un cercle vertueux : le signe de qualité n’est pas une fin en soi, c’est une étape pour améliorer la valorisation. Et la valorisation, c’est le nerf de la guerre.
Au XXe siècle, l’étoile du cidre a pâli. Il a été supplanté sur les zincs par d’autres boissons et les vergers ont été remplacés par des cultures plus rentables. Si le cidre
Yann Tourbe
Les producteurs du Pays d’Othe sont en passe de réussir un joli coup avec l’obtention d’une Indication géographique protégée.
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PUBLI-INFORMATION
INTERVIEW CROISÉE DE DEUX AVOCATS TROYENS DU CABINET RÉFÉRENT EN DROIT DES AFFAIRES (1 300 AVOCATS / 87 SITES). ME PHILIPPE LECOURT ET ME FABIEN BLONDELOT NOUS EXPLIQUENT COMMENT ILS CONJUGUENT EXPERTISE ET PROXIMITÉ EN CAS D’ACCIDENT GRAVE.
FIDAL
CABINET D’AVOCATS AU SERVICE DES ENTREPRISES travail de tout accident mortel dans les 12 heures sous peine de contravention depuis un décret du 9 juin 2023. Il y a une volonté de chercher les causes de l’accident et d’identifier un dysfonctionnement très vite. F.B. : C’est un moment traumatisant avec une multitude de sollicitations (victime, famille, enquêteurs, élus CSE, médias…). Il faut savoir prioriser. Nous dispensons des formations très concrètes sur le sujet. Nous avons développé une application (REAGIR) pour traiter ces situations d’urgence. La réactivité est essentielle. En fait, nous intervenons en amont pour mieux former aux risques professionnels, et accompagnons tous les acteurs jusqu’à l’audience en cas de poursuites. Il faut donc connaitre le secteur d’activité, les risques les plus courants, et les attentes des enquêteurs. P.L. : Il y a un travail d’équipe en fonction du secteur d’activité. Me Chloé RICARD connait très bien le secteur de la construction, Me Arnaud TAILLANDIER et Me Pierre-Antoine JOUDELAT celui du monde rural. Nous échangeons pour apporter une réponse immédiate. F.B. : Au-delà du drame humain, il y a un impact économique qui pèse sur les entreprises. P.L. : Il y a là aussi un sujet très actuel. Le 20 janvier 2023, la Cour de cassation a opéré un revirement. Pour faire simple, la rente allouée en cas d’accident ou de maladie professionnelle était censée intégrer certains préjudices. La Cour de cassation a dit qu’il n’en était rien pour certains d’entre eux. Autrement dit, la réparation pourrait être demandée en supplément de la rente perçue par le salarié. L’idée est de permettre une meilleure indemnisation de la victime. Le coût économique doit être bien compris par l’employeur.
Comment se distingue le cabinet ? Fabien Blondelot : Par son expertise pour commencer. Le cabinet offre une approche transversale et pluridisciplinaire. Elle nous permet de couvrir la totalité des grands domaines du droit des affaires (droit des sociétés, fiscal, social, pénal des affaires, immobilier, …), et d’apporter des réponses pragmatiques à tous les acteurs économiques, quelle que soit leur taille, et dans tout secteur (TPE, PME, grands groupes, associations ou collectivités territoriales). Philippe Lecourt : J’ajouterais sa proximité. Nous avons l’habitude de nous déplacer chez nos clients pour identifier leurs besoins, et connaitre leurs objectifs de développement. Cette proximité est possible par notre capacité à mobiliser une équipe de 10 avocats. Que ce soit en droit des sociétés avec Me Céline Milandre et Me Olivier HALLEY, en droit fiscal avec Me Stéphanie KLEIN et Me Sylvie VEYSSIERE, et en droit social avec Me Arnaud TAILLANDIER et moi-même. F.B. : Le contentieux est également très présent avec des compétences variées. Me Chloé RICARD intervient en droit de la construction, Me Pierre-Antoine JOUDELAT en droit rural et commercial, Me Alexandre DIRINGER en droit de la copropriété, et moi-même en droit pénal et commercial. P.L. : L’expertise veut aussi que nous sollicitions les compétences offertes par l’ensemble de nos bureaux, en France et à l’étranger. Pouvez-vous nous donner un exemple concret ? F.B. : Prenez l’exemple des accidents graves. Chaque jour 100 travailleurs sont blessés gravement et 2 décèdent. Certains secteurs d’activité sont plus touchés en particulier ceux de la construction, de l’industrie et de l’agriculture. On sait également que le quart des accidents concerne des salariés ayant moins d’1 an d’ancienneté. Nous traitons un grand nombre de dossiers tous les ans ce qui nous donne une expérience irremplaçable. P.L. : Il s’agit d’ailleurs d’un sujet très actuel. Le gouvernement lance une vaste campagne de communication. L’employeur doit désormais informer l’inspection du
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Une bioraffinerie
pour le sainfoin en 2024 Une technologie développée dans le Grand Est, une plante revenue des limbes de l’histoire et une filière qui continue à se construire. Les plats de l’histoire repassent pour le sainfoin.
C’
est peut-être une bioraffinerie de plus, dans le paysage agroindustriel déjà très dense de la plaine champenoise. Mais ce n’est pas n’importe quelle bioraffinerie. En 2024, Multifolia aura son usine, construite autour du procédé développé par la société nancéenne Biolie. Non sans humour, Pascale Gombault, qui porte la voix de la filière depuis le début, explique qu’il s’agit de passer de Viâpres-le-Petit, où est basée la filière pour l’instant, à Viâpres-le-Grand, puisque c’est sur ce village, un lieu-dit de Plancy-l’Abbaye, que se trouvent les bâtiments qui vont accueillir l’unité. Une fois démarré, le démonstrateur industriel devrait permettre de traiter « entre quelques dizaines et 200 tonnes de matière première entrante ». Pas vraiment des volumes industriels mais, continue Nicolas Attenot, de Biolie, l’intérêt n’est pas de monter d’énormes usines mais de déplacer la technologie « là où il y a la biomasse ». Le procédé développé par l’entreprise lorraine est une extraction enzymatique, sans utilisation de sol-
vant et, en particulier, sans hexane. Les effluents ? « Que des coproduits », se félicite-t-il. L’investissement est conséquent : un million d’euros, partiellement financé par Business Sud Champagne et la région Grand Est. Avec l’acquisition de ce démonstrateur industriel auprès de la société nancéenne Biolie, c’est toute la filière sainfoin qui passe un palier. Et d’abord parce qu’en produisant des extraits, Multifolia peut commercialiser des produits moins pondéreux que ses granulés, viser d’autres marchés, d’autres usages. Sur la question du court-noué, cette virose de la vigne qui touche 60 % du vignoble français, l’utilisation de composés liquides plutôt que des granulés permettrait d’éviter de se poser la question du plan de fertilisation des parcelles… De la même manière, Michaël Routier, le chef de produit ruminant du fabricant d’aliment MG2Mix, qui suit la filière depuis le début, note l’intérêt d’avoir sous la main les molécules sous forme liquide plutôt que dans le produit brut. 60
La Maison du Boulanger Centre Culturel et événementiel de la Ville de Troyes
La plante à fleurs roses avait failli disparaître ? Avec cette bioraffinerie, elle confirme son retour sur le devant de la scène.
En attendant, la légumineuse refait son trou dans la plaine. En 2023, la coopérative Sainfolia compte 800 hectares et 80 adhérents répartis sur quatre départements, du sud de la Marne à la Côte-d’Or, en passant par la Haute-Marne et, bien sûr, l’Aube, qui compte la plus grande partie de ces champs à fleurs roses. Le sainfoin n’aime pas qu’on le force : il ne répond pas à la potasse et n’apprécie guère les rotations trop rapides. Ses rendements (9,6 tonnes de matière sèche à l’hectare en trois coupes en 2022, une belle année) sont modérés, comme la rémunération (85 € par tonne de matière sèche). Mais modérés, ça ne veut pas dire faibles: les coûts de culture limités (entre 500 et 600 € par hectare en fonction de l’itinéraire cultural) permettent tout de même de dégager une marge à l’hectare correcte. « Les plats de l’histoire ne repassent pas », note Christian Huyghe, le directeur scientifique de l’Inrae, quand il raconte l’histoire du sainfoin et son passage d’un million d’hectares et quelque en 1950 à presque rien au tournant des années 2000. L’exception confirme la règle : les plats de l’histoire semblent bien repasser pour les petites fleurs roses… Yann Tourbe
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TOP_100_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 11:32 Page1
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LA PREUVE PAR LES CHIFFRES Rang
Société
Top 100
Secteur d’activité
TOP_100_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 11:32 Page1 1 SOUFFLET NEGOCE Distribution 2
CRISTAL UNION
Agroalimentaire
Ville
Téléphone
CA 22 en Meuros
Effectifs
Résultat net
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
2 328,481
-
-35,012
VILLETTE-SUR-AUBE
03 25 37 11 00
2 288,000
2 000
179,000
-
2,542
6
Voici le classement des 100 entreprises les plus importantes de l’Aube, classées par chiffre Agroalimentaire NOGENT-SUR-SEINE 03 25 39 41 11 1 831,220 d’affaires. Les données sont, soit celles que lesBARBEREY-SAINT-SULPICE entreprises ont bien03 voulues nous donner, GROUPE AMPLITUDE Distribution 25 82 62 66 388,809 soit celles qu’elles ont déposées au greffe. Certaines entreprises auboises devraient356,038 figurer MALTERIE SOUFFLET Agroalimentaire NOGENT-SUR-SEINE 03 25 39 72 92 dans ce classement mais elles n’ont pas répondu, ni déposé leurs comptes. PETIT BATEAU Luxe, habillement TROYES 03 25 71 36 36 192,302
7
PM PRO
Distribution
FEUGES
03 25 72 12 92
167,156
350
4,218
8
CEMOI CONFISEUR
Agroalimentaire
TROYES
03 25 82 51 89
165,408
-
-11,324
9 Rang 10
UNION AUBOISE Société FRANCO BELGES MALTERIES
Agroalimentaire Secteur d’activité Agroalimentaire
BAR-SUR-SEINE Ville NOGENT-SUR-SEINE
03 25 38 30 65 Téléphone 03 25 39 41 11
116,822 CA 22 en Meuros 110,267
65 Effectifs 104
5,233 Résultat net -3,566
111 122
LA MAILLE NEGOCE SOUPLE SOUFFLET BABEAU CRISTAL SEGUIN UNION
Distribution Distribution BTP Agroalimentaire
TROYES NOGENT-SUR-SEINE CRENEY-PRES-TROYES VILLETTE-SUR-AUBE
03 03 25 25 71 39 36 41 36 11 03 03 25 25 71 37 27 11 37 00
97,444 2 328,481 90,447 2 288,000
--
133 144
SCARA SOUFFLET AGRICULTURE DISLAUB GROUPE AMPLITUDE
Agroalimentaire Agroalimentaire Agroalimentaire Distribution
VILLETTE-SUR-AUBE NOGENT-SUR-SEINE BUCHERES BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 03 25 25 37 39 81 41 05 11 03 25 41 03 25 82 64 62 30 66
86,321 1 831,220 83,025 388,809
0,332 -35,012 2,612 179,000 1,307 2,542
155 166
ACCURIDE WHEELS TROYES MALTERIE SOUFFLET GROUPE BRODART INDUSTRIES PETIT BATEAU
Mécanique Agroalimentaire Services Luxe, habillement
LA CHAPELLE-SAINT-LUC NOGENT-SUR-SEINE ARCIS-SUR-AUBE TROYES
03 25 25 39 71 72 48 92 00 03 03 25 25 74 03 71 78 36 30 36
67,633 356,038 67,459 192,302
177 188
BRODART PM PRO PACKAGING CARBURANTS SOUFFLET CEMOI CONFISEUR
Distribution Distribution Distribution Agroalimentaire
ARCIS-SUR-AUBE FEUGES NOGENT-SUR-SEINE TROYES
03 03 25 25 74 72 78 12 30 92 03 03 25 25 39 82 40 51 28 89
63,431 167,156 62,663 165,408
199 20 10
GATICAR UNION AUBOISE SOUFFLET MALTERIESTRANSPORTS FRANCO BELGES
Distribution Agroalimentaire Services Agroalimentaire
BARBEREY-SAINT-SULPICE BAR-SUR-SEINE NOGENT-SUR-SEINE NOGENT-SUR-SEINE
03 03 25 25 80 38 02 30 70 65 03 25 39 41 03 25 39 41 11 11
61,347 116,822 54,905 110,267
21 11 22 12
KEOS TROYES BY AUTOSPHERE LA MAILLE SOUPLE PETITJEAN BABEAU SEGUIN
Distribution Distribution Métallurgie-Sidérurgie BTP
TROYES TROYES SAINT-ANDRE-LES-VERGERS CRENEY-PRES-TROYES
03 25 25 71 80 36 02 36 87 03 03 03 25 25 71 71 32 27 00 37
53,458 97,444 52,493 90,447
23 13 24 14
PROLAC SCARA BARBOT DISLAUB
Agroalimentaire Agroalimentaire Distribution Agroalimentaire
NOGENT-SUR-SEINE VILLETTE-SUR-AUBE SAINT-ANDRE-LES-VERGERS BUCHERES
03 03 25 25 39 37 41 81 11 05 03 03 25 25 71 41 69 64 69 30
51,884 86,321 51,559 83,025
25 15 26 16
JEANNIN 10 ACCURIDEAUTOMOBILES WHEELS TROYES ETOILE 10 GROUPE BRODART INDUSTRIES
Distribution Mécanique Distribution Services
TROYES LA CHAPELLE-SAINT-LUC ROSIÈRES-PRÈS-TROYES ARCIS-SUR-AUBE
03 03 25 25 76 71 95 48 89 00 03 25 71 37 00 03 25 74 78 30
50,749 67,633 48,827 67,459
27 17 28 18
EST AUTOMOBILES BRODART PACKAGING COMPTOIR GENERAL DU BATIMENT CARBURANTS SOUFFLET
Distribution Distribution Distribution Distribution
BARBEREY-SAINT-SULPICE ARCIS-SUR-AUBE LAVAU NOGENT-SUR-SEINE
03 25 25 74 80 02 03 78 70 30 03 03 25 25 76 39 42 40 42 28
47,133 63,431 44,590 62,663
29 19 30 20
PISCINES GATICAR MAGILINE BARDIS SOUFFLET TRANSPORTS
BTP Distribution Distribution Services
TROYES BARBEREY-SAINT-SULPICE BAR-SUR-AUBE NOGENT-SUR-SEINE
03 03 25 25 45 80 12 02 40 70 03 03 25 25 92 39 37 41 92 11
44,477 61,347 43,614 54,905
31 21 32 22
CHAMPAGNE KEOS TROYESDRAPPIER BY AUTOSPHERE COOPERATIVE PETITJEAN AGRICOLE CAPDEA
Agroalimentaire Distribution Agroalimentaire Métallurgie-Sidérurgie
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41,763 53,458 41,576 52,493
33 23 34 24 35 25
AUTO BOULEVARD PROLAC AUB ALIMENT BARBOT SYMPHONIE JEANNIN AUTOMOBILES 10
Distribution Agroalimentaire Distribution Distribution Mécanique Distribution
BARBEREY-ST-SULPICE NOGENT-SUR-SEINE VALLIERES SAINT-ANDRE-LES-VERGERS NOGENT-SUR-SEINE TROYES
03 03 25 25 71 39 55 41 55 11 06 03 15 25 47 71 64 69 04 69
41,393 51,884 40,729 51,559
36 26 37 27
TCP DISTRIBUTION ETOILE 10 SEDIS EST AUTOMOBILES
Services Distribution Mécanique Distribution
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS ROSIÈRES-PRÈS-TROYES TROYES BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 03 25 25 39 76 41 95 11 89 03 03 25 25 71 71 25 37 25 00
39,471 50,749 39,396 48,827
38 28 39 29
CHAMPAGNEGENERAL CHASSENAY D’ARCE COMPTOIR DU BATIMENT CHAMPAGNE GRUET PISCINES MAGILINE
Agroalimentaire Distribution Agroalimentaire BTP
VILLE-SUR-ARCE LAVAU BUXEUIL TROYES
03 29 70 50 03 25 25 76 80 02 03 25 38 30 70 03 25 76 42 42
38,581 47,133 36,287 44,590
40 30 41 31
CARBONEX BARDIS - GROUPE SOLER FRAENKISCHE FRANCE CHAMPAGNE DRAPPIER
Transformation Distribution des résidus de biomasses GYE-SUR-SEINE BAR-SUR-AUBE Chimie TORCY Agroalimentaire URVILLELE GRAND
03 03 25 25 38 45 54 12 94 40 03 25 38 21 03 25 92 37 04 92
35,251 44,477 34,973 43,614
42 32 43 33
J.SOUFFLET CIE COOPERATIVEETAGRICOLE CAPDEA TRACTEL AUTO BOULEVARD
Services Agroalimentaire Mécanique Distribution
NOGENT-SUR-SEINE ASSENCIERES SAINT-HILAIRE SOUS ROMILLY BARBEREY-ST-SULPICE
03 03 25 25 47 27 78 40 10 15 03 03 25 25 39 42 41 62 11 62
33,978 41,763 33,417 41,576
44 34 45 35
ROUSSEY AUB ALIMENT SDUA SYMPHONIE
BTP Distribution Distribution Mécanique
SAINT-ANDRE LES VERGERS VALLIERES BAR-SUR-SEINE NOGENT-SUR-SEINE
03 25 25 71 21 55 07 55 00 03 03 15 25 47 79 64 90 04 19 06
33,293 41,393 31,848 40,729
46 36 47 37
JUDIS TCP DISTRIBUTION RAYMOND SEDIS PONCELET
Distribution Services Distribution Mécanique
SAINT-JULIEN-LES-VILLAS SAINT-ANDRE-LES-VERGERS PLANCY TROYES L’ABBAYE
03 03 25 25 38 39 30 41 65 11 03 25 71 50 03 25 71 25 00 25
31,556 39,471 31,483 39,396
48 38 49 39
AG NET CHAMPAGNE CHASSENAY D’ARCE VALLEE CHAMPAGNE GRUET
Services Agroalimentaire Distribution Agroalimentaire
30,274 38,581 29,666 36,287
50 40
GCS HOPITAL- GROUPE PRIVE DESOLER L’AUBE CARBONEX
SAINTE-SAVINE VILLE-SUR-ARCE CRANCEY BUXEUIL Services TROYES Transformation des résidus de biomasses GYE-SUR-SEINE
03 03 25 25 37 76 12 29 22 50 03 03 25 25 71 38 29 30 60 70 03 25 25 38 24 54 85 94 40 03 08 25 20 38 15 21 11 04 11 03
41 : L’Est-Eclair FRAENKISCHE FRANCE Source 42 J.SOUFFLET ET CIE
Chimie
TORCY LE GRAND
Services
NOGENT-SUR-SEINE
43
TRACTEL
Mécanique
44
ROUSSEY
45 46
3 4 5
SOUFFLET AGRICULTURE
524
3,839
-
3,811
-
1,070
2 213 000 6394 524 21130126 350
8,477 3,839 -0,731 3,811 3,226 1,070
2465-
0,145 4,218 0,714 -11,324 0,685 5,233
135 104 --
0,337 -3,566 0,938 0,332
245 213 633
-2,412 2,612 1,401 1,307
137 94 70 211
1,644 8,477 0,658 -0,731 0,256 3,226
30175 26 107 24 -117 135 4787 245 643 26 137 70360261 75 32 107 13158 117 66 47 87116 64
0,836 0,145 0,840 0,714 3,218 0,685 0,739 0,337 10,862 0,938 0,797 -2,412 0,415 1,401 0,434 1,644 0,010 0,658 1,501 0,256 0,489 0,836 0,713 0,840 3,317 3,218 0,7391,390 10,862 2,053 0,797
121 26 37-
5,817 0,415 0,552 0,434 0,421 0,010
360261-
0,041 1,501 1,544 0,489
28,793 35,251 28,332 34,973
3213195 158
2,342 0,713 0,799 3,317 2,570-
03 25 47 78 10
33,978
66
1,390
03 25 39 41 11
33,417
-
2,053
SAINT-HILAIRE SOUS ROMILLY
33,293
116
5,817
BTP
62
03 25 21 07 00
SAINT-ANDRE LES VERGERS
03 25 79 90 19
31,848
121
0,552
SDUA
Distribution
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
31,556
37
0,421
JUDIS
Distribution
SAINT-JULIEN-LES-VILLAS
03 25 71 50 00
31,483
-
0,041
36
TCP DISTRIBUTION
Services
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 25 25
39,396
360
1,501
37
SEDIS
Mécanique
TROYES
03 25 76 29 50
38,581
261
0,489
38
CHAMPAGNE CHASSENAY D’ARCE
Agroalimentaire
VILLE-SUR-ARCE
03 25 38 30 70
36,287
32
0,713
39
CHAMPAGNE GRUET
Agroalimentaire
BUXEUIL
03 25 38 54 94
35,251
13
3,317
40
CARBONEX - GROUPE SOLER
Transformation des résidus de biomasses GYE-SUR-SEINE
TOP_100_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 11:32 Page2 41 FRAENKISCHE FRANCE Chimie
03 25 38 21 04
34,973
158
-
TORCY LE GRAND
03 25 47 78 10
33,978
66
1,390
42
J.SOUFFLET ET CIE
Services
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
33,417
-
2,053
43
TRACTEL
Mécanique
SAINT-HILAIRE SOUS ROMILLY
03 25 21 07 00
33,293
116
5,817
44
ROUSSEY
BTP
SAINT-ANDRE LES VERGERS
03 25 79 90 19
31,848
121
0,552
45
SDUA
Distribution
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
31,556
37
0,421
46
JUDIS
Distribution
SAINT-JULIEN-LES-VILLAS
03 25 71 50 00
31,483
-
0,041
47
RAYMOND PONCELET
Distribution
PLANCY L’ABBAYE
03 25 37 12 22
30,274
-
1,544
48
AG NET
Services
SAINTE-SAVINE
03 25 71 29 60
29,666
-
2,342
49 Rang 50
VALLEE Société GCS HOPITAL PRIVE DE L’AUBE
Distribution Secteur Services d’activité
CRANCEY Ville TROYES
03 25 24 85 40 Téléphone 08 20 15 11 11
28,793 CA 22 en Meuros 28,332
Effectifs 195
0,799 Résultat2,570 net
51 : L’Est-Eclair ACS AUTOMOBILES Source 52 REMONDIS ELECTRORECYCLING
Distribution
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 41 16 01
27,875
-
0,488
Services
ST-THIBAULT
03 25 41 62 62
27,117
-
0,615
53
J.P. FROMENT
Distribution
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 45 14 45
26,535
-
0,311
54
LABORATOIRE DYNALAB *
Services
TROYES
03 25 24 04 12
26,181
-
5,139
55
STTI
Services
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 75 90
25,768
-
0,466
56
DISTRAME
Distribution
SAINTE-SAVINE
03 25 71 25 83
25,565
69
0,395
57
ROYAL VELO FRANCE
Distribution
TORVILLIERS
03 25 40 39 39
25,335
45
0,650
58
GAMBA & ROTA
Services
VENDEUVRE-SUR-BARSE
03 25 43 83 93
25,214
216
0,469
59
AMBIANCE AUTOMOBILES
Distribution
BARBEREY-ST-SULPICE
03 25 80 02 70
24,909
-
0,059
60
ARIES PACKAGING
Services
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 39 00
23,520
-
0,791
61
CONSEIL SERVICE AGRI
Distribution
PLANCY-L’ABBAYE
03 25 37 44 24
23,167
-
1,199
62
ELECTROLUX PROFESSIONAL LAUNDRY SYSTEMS
Mécanique
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 82 91 33
22,836
-
1,141
63
MAISON ALEXANDRE BONNET
Agroalimentaire
LES RICEYS
03 25 29 30 93
22,766
-
0,804
64
AGC IVB
BTP
MERY-SUR-SEINE
03 25 39 52 52
22,339
112
0,954
65
VEKA RECYCLAGE
Services
VENDEUVRE-SUR-BARSE
03 25 43 83 06
22,307
45
4,278
66
HUGUIER FRERES
Agroalimentaire
MAILLY LE CAMP
03 25 37 30 10
22,080
-
0,495
67
SIPPA
Métallurgie-Sidérurgie
BAR-SUR-AUBE
03 25 27 34 02
21,795
34
1,193
68
FILIX
Textile
SAINTE-SAVINE
03 25 76 22 70
21,653
128
0,462
69
VAL LEGUMES FERME DE FONTENAY
Agroalimentaire
FONTENAY-DE-BOSSERY
03 25 39 54 20
21,550
49
-
70
SCIAE DIENVILLE
Fabrication de meubles en kit
DIENVILLE
03 25 92 37 00
21,096
73
-
71
ENTREPOT GUERIN ET FILS
Agroalimentaire
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 84 64
20,051
13
0,389
72
PRO ARMATURE CHAMPAGNE
Métallurgie-Sidérurgie
BUCHERES
03 25 83 14 14
19,816
-
0,249
73
TOP POMMES DE TERRE
Agroalimentaire
VILLETTE-SUR-AUBE
03 25 37 76 95
19,596
7
0,084
74
COLLIN ETANCHEITE
BTP
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 79 33 23
19,472
19
-
75
AGRI CONDIMENTS
Agroalimentaire
SAINT-AUBIN
03 25 21 10 90
19,122
37
1,906
76
POLYCLINIQUE MONTIER LA CELLE
Services
ST-ANDRÉ-LES-VERGERS
03 25 43 45 45
18,817
-
1,835
77
TECHNOPLAST GROUP
Plasturgiste
TROYES CEDEX
03 25 71 51 71
18,365
109
-
78
CDM
Distribution
BUCHERES
03 25 71 20 71
18,130
-
1,221
79
C PARFUMS COSMETIQUES
Services
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 24 13 17
18,037
-
1,230
80
NORELEM
Mécanique
FONTAINE-LES-GRES
03 25 71 89 30
17,575
46
1,849
81
POK
Mécanique
NOGENT-SUR-SEINE
03 74 95 30 00
17,178
84
2,749
82
PREMIUM AUTOMOBILES
Distribution
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 82 56 87
17,160
-
0,357
83
PHARMA 10
Services
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 24 85 06
16,649
-
1,676
84
SAVY TROYES
Distribution
ROSIÈRES-PRÈS-TROYES
03 25 82 03 76
16,099
-
0,077
85
CRN-BROCARD
BTP
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 82 06 01
16,032
78
1,017
86
COOP LES COTEAUX DU LANDION
Agroalimentaire
MEURVILLE
03 25 27 41 15
15,843
-
0,382
87
FESTILIGHT
Distribution
VILLECHETIF
03 25 83 23 00
15,008
-
-
88
AUBELEC
BTP
SAINT-JULIEN LES VILLAS
03 25 71 28 30
14,858
117
-
89
FRANCE 2000
Menuiserie aluminium
TORVILLIERS
03 25 81 44 25
14,800
43
1,023
90
ESCAO ASSOCIES
BTP
LUSIGNY-SUR-BARSE
03 25 43 84 00
14,791
-
0,443
91
RO.PA.MIL
Agroalimentaire
SALON
03 25 37 05 36
14,641
-
0,295
92
L’EST ECLAIR
Communication, édition, imprimerie
TROYES
03 25 71 75 75
14,420
50
1,089
93
NEUT
Mécanique
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 76 10 10
13,895
47
0,137
94
PAC DAMAS
Métallurgie-Sidérurgie
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 39 52 10
13,882
67
-
95
COOPERATIVE VINICOLE DE BAROVILLE
Agroalimentaire
BAROVILLE
03 25 27 07 09
13,415
22
0,504
96
CHAPLAIN
BTP
VINETS
03 25 37 98 93
13,305
49
0,577
97
SPRAY GUN IMPORT
Distribution
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 75 33 14
12,683
-
0,367
98
KÖRBER SUPPLY CHAIN
Services
SAINTE-SAVINE
03 25 76 36 80
12,481
-
1,311
99
LES COURRIERS DE L’AUBE
Services
TROYES
03 25 71 28 43
12,477
-
0,170
100
FRANCE VOLET
BTP
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 13 13
12,252
90
0,192
Source : L’Est-Eclair - * Exercice de 9 mois
63
TOP_50_RECRUT_2023:Maquette Agro 04 15/01/23 15:28 Page1
Recrutement Les effectifs repartent à la hausse avec des embauches, de la croissance externe mais aussi des changements périmètre. Celles qui vont de l’avant ne sont toutefois pas si nombreuses.
Rang
Société
Secteur d’activité
Ville
Téléphone
Effectifs 2022
Effectifs 2021 Variation en nbre
1
GROUPE AMPLITUDE
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 82 62 66
524
334
2
CARBONEX - GROUPE SOLER
Production charbon de bois, biocarbonne, énergies vertes
GYE-SUR-SEINE
03 25 38 21 04
158
103
55
3
SEDIS
Fab. d’engrenages et d’organes mécaniques de transmission TROYES
03 25 76 29 50
261
237
24
4
UNION AUBOISE
Elaboration et commerce de champagne
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
65
43
22
5
SANI
Nettoyage
PONT-SAINTE-MARIE
03 25 73 28 93
186
166
20
6
TCP DISTRIBUTION
Transports routiers, affrêtement, entreposage
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 25 25
360
343
17
-
ESTAC
Activités sportives
TROYES
03 25 70 48 30
66
49
17
8
BARBOT
Commerce de gros en revêtement de mur et de sol
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 69 69
137
122
15
9
GAMBA & ROTA
Transport et logistique
VENDEUVRE-SUR-BARSE
03 25 43 83 93
216
204
12
10
CAFFET ET COMPAGNIE
Alimentation
TROYES
03 25 73 35 73
80
69
11
11
PM PRO
Ventes et réparations de machines agricoles
FEUGES
03 25 72 12 92
350
340
10
-
SDUA
Commercialisation de vins de champagne et autres
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
37
27
10
13
FRANCE VOLET
Menuiserie industrielle
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 13 13
90
81
9
14
PETITJEAN
Fabricant de mâts et candélabres
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 32 00
245
237
8
190
-
PRECIGNE THERMOFORMAGE INDUSTRIES
thermoformage plastique et technique
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 51 71
54
46
8
16
TECHNOPLAST GROUP
Fab. pièces techniques matières plastiques
TROYES CEDEX
03 25 71 51 71
109
102
7
-
CHAPLAIN
Exploitation de gravières et sablières
VINETS
03 25 37 98 93
49
42
7
-
CHAPLAIN TRANSPORTS
Transport public routier de marchandises
VINETS
03 25 37 98 93
49
42
7
19
FILIX
Fabrique de fils guipés
SAINTE-SAVINE
03 25 76 22 70
128
122
6
-
VAL LEGUMES FERME DE FONTENAY
Production et commercialisation toute production agricole
FONTENAY-DE-BOSSERY
03 25 39 54 20
49
43
6
21
COOPERATIVE AGRICOLE CAPDEA
Deshydratation
ASSENCIERES
03 25 42 62 62
87
82
5
-
DISTRAME
Négoce d’appareils de mesures électroniques
SAINTE-SAVINE
03 25 71 25 83
69
64
5
-
BUGIS
Fabrication tissus en maille mode & technique
LA RIVIERE DE CORPS
03 25 71 18 88
30
25
5
-
DEGOISEY
Sous-traitance usinage montage
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 79 99
42
37
5
25
TRACTEL
Machines à usage général
SAINT-HILAIRE SOUS ROMILLY
03 25 21 07 00
116
112
4
-
HITACHI ZOSEN INOVA FRANCE
Ingénierie
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 45 32 31
34
30
4
27
BARDIS
Commerce de détail
BAR-SUR-AUBE
03 25 92 37 92
117
114
3
-
COOPERATIVE VINICOLE DE BAROVILLE
Elaboration et commerce de Champagne
BAROVILLE
03 25 27 07 09
22
19
3
-
PREF’AUB
Construction modulaire
VILLECHETIF
03 25 70 40 20
28
25
3
-
AUBE FROID
Installation, maintenance, sav, matériel cuisine collective, ENR LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 74 21 78
20
17
3
31
ACCURIDE WHEELS TROYES
Fabrication et vente de roues
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 71 48 00
211
209
2
-
BRODART PACKAGING
Commercialise le Groupe Bodart industrie
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 74 78 30
26
24
2
-
EST AUTOMOBILES
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 80 02 70
75
73
2
-
VEKA RECYCLAGE
Recyclage PVC
VENDEUVRE-SUR-BARSE
03 25 43 83 06
45
43
2
-
TRANSPORTS DANIEL FERON
Transports routiers
POUAN-LES-VALLEES
03 25 37 71 35
74
72
2
-
ROSIERES THERMOFORMAGE INDUSTRIES
Fabrication de pièces techniques
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 51 71
51
49
2
-
HUOT
Fabriquant de parquets
SAINT-ULIEN-LES-VILLAS
03 25 82 54 05
36
34
2
-
PROMABAT
Bâtiment
SAINTE-MAURE
03 25 40 23 66
13
11
2
39
MALTERIES FRANCO BELGES
Boissons
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
104
103
1
-
BABEAU SEGUIN
Construction et vente de maisons individuelles
CRENEY-PRES-TROYES
03 25 71 27 37
213
212
1
-
CHAMPAGNE CHASSENAY D’ARCE
Elaboration et commerce de Champagne
VILLE-SUR-ARCE
03 25 38 30 70
32
31
1
-
AGC IVB
Transformation du verre plat
MERY-SUR-SEINE
03 25 39 52 52
112
111
1
-
ENTREPOT GUERIN ET FILS
Boissons
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 84 64
13
12
1
-
TOP POMMES DE TERRE
Producteurs et négociants en pommes de terre
VILLETTE-SUR-AUBE
03 25 37 76 95
7
6
1
-
NORELEM
Machines-outils
FONTAINE-LES-GRES
03 25 71 89 30
46
45
1
-
POK
Equipement mécanique
NOGENT-SUR-SEINE
03 74 95 30 00
84
83
1
-
COOP VINICOLE COLOMBE LE SEC
Vinification et commerce de Champagne
COLOMBE-LE-SEC
03 25 92 50 70
6
5
1
-
SNG PIECES AUTOMOBILES
Automobiles
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 82 00 15
6
5
1
49
CRISTAL UNION
Fab. et commerc. de sucre, alcools et bioéthanol
VILLETTE-SUR-AUBE
03 25 37 11 00
2 000
2 000
0
-
CHAMPAGNE DRAPPIER
Elaboration et commerce de Champagne
URVILLE
03 25 27 40 15
47
47
0
Source : L’Est-Eclair
64
TOP_50_EFFECTIF_2023:Maquette Agro 04 15/01/23 15:22 Page1
Effectifs
Les grands employeurs aubois sont ici. Du moins, ceux dont le siège social est basé dans l’Aube, principe de ce classement, et ceux qui ont transmis leurs données...
Rang
Société
Secteur d’activité
Ville
Téléphone
Effectifs 2022
Effectifs 2021
CA 2022
1
CRISTAL UNION
Fab. et commerc. de sucre, alcools et bioéthanol
VILLETTE-SUR-AUBE
2
GROUPE AMPLITUDE
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 37 11 00
2 000
2 000
2 288,000
03 25 82 62 66
524
334
3
TCP DISTRIBUTION
Transports routiers, affrêtement, entreposage
388,809
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 25 25
360
343
4
PM PRO
39,396
Ventes et réparations de machines agricoles
FEUGES
03 25 72 12 92
350
340
167,156
5 6
GROUPE BRODART INDUSTRIES
Imprimeur, transformateur d’emballages
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 74 78 30
301
305
67,459
SEDIS
Fab. d’engrenages et d’organes mécan. de transmission TROYES
03 25 76 29 50
261
237
38,581
7
PETITJEAN
Fabricant de mâts et candélabres
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 32 00
245
237
52,493
8
GAMBA & ROTA
Transport et logistique
VENDEUVRE-SUR-BARSE
03 25 43 83 93
216
204
25,214
9
BABEAU SEGUIN
Construction et vente de maisons individuelles
CRENEY-PRES-TROYES
03 25 71 27 37
213
212
90,447
10
ACCURIDE WHEELS TROYES
Fabrication et vente de roues
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 71 48 00
211
209
67,633
11
GCS HOPITAL PRIVE DE L’AUBE
Services hospitaliers
TROYES
08 20 15 11 11
195
197
28,332
12
SANI
Nettoyage
PONT-SAINTE-MARIE
03 25 73 28 93
186
166
3,277
13
CARBONEX - GROUPE SOLER
Prod. charbon de bois, biocarbonne, énergies vertes
GYE-SUR-SEINE
03 25 38 21 04
158
103
34,973
14
BARBOT
Commerce de gros en revêtement de mur et de sol
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 69 69
137
122
51,559
15
SOUFFLET TRANSPORTS
Transports routiers
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
135
138
54,905
16
FILIX
Fabrique de fils guipés
SAINTE-SAVINE
03 25 76 22 70
128
122
21,653
17
ROUSSEY
Travaux publics
SAINT-ANDRE LES VERGERS
03 25 79 90 19
121
126
31,848
18
BARDIS
Commerce de détail
BAR-SUR-AUBE
03 25 92 37 92
117
114
43,614
-
AUBELEC
Equipements et installations électriques
SAINT-JULIEN LES VILLAS
03 25 71 28 30
117
118
14,858
20
TRACTEL
Machines à usage général
SAINT-HILAIRE SOUS ROMILLY
03 25 21 07 00
116
112
33,293
21
AGC IVB
Transformation du verre plat
MERY-SUR-SEINE
03 25 39 52 52
112
111
22,339
22
TECHNOPLAST GROUP
Fab. pièces techniques matières plastiques
TROYES CEDEX
03 25 71 51 71
109
102
18,365
23
COMPTOIR GENERAL DU BATIMENT
Commerce de gros
LAVAU
03 25 76 42 42
107
110
44,590
24
MALTERIES FRANCO BELGES
Boissons
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
104
103
110,267
25
DISLAUB
Achat vente régénération alcools solvants
BUCHERES
03 25 41 64 30
94
96
83,025
26
FRANCE VOLET
Menuiserie industrielle
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 13 13
90
81
12,252
27
COOPERATIVE AGRICOLE CAPDEA
Deshydratation
ASSENCIERES
03 25 42 62 62
87
82
41,576
28
POK
Equipement mécanique
NOGENT-SUR-SEINE
03 74 95 30 00
84
83
17,178
29
EMO
Tricotage et confection articles textiles
TROYES
03 25 79 43 14
82
83
5,070
30
CAFFET ET COMPAGNIE
Alimentation
TROYES
03 25 73 35 73
80
69
11,601
31
CRN-BROCARD
Bâtiment
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 82 06 01
78
88
16,032
32
EST AUTOMOBILES
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 80 02 70
75
73
47,133
33
TRANSPORTS DANIEL FERON
Transports routiers
POUAN-LES-VALLEES
03 25 37 71 35
74
72
11,505
-
L’ATELIER D’ARIANE
Habillement
LAVAU
03 25 80 76 99
74
99
8,044
35
SCIAE DIENVILLE
Fabrication de meubles en kit
DIENVILLE
03 25 92 37 00
73
73
21,096
36
SANTERNE ENERGIES EST
Bâtiment
SAINTE-SAVINE
03 25 79 19 56
71
-
11,550
37
JEANNIN AUTOMOBILES 10
Commerce automobile
TROYES
03 25 76 95 89
70
-
50,749
38
DISTRAME
Négoce d’appareils de mesures électroniques
SAINTE-SAVINE
03 25 71 25 83
69
64
25,565
39
PAC DAMAS
Fabrication de bloc-porte métal
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 39 52 10
67
68
13,882
40
FRAENKISCHE FRANCE
Production de plastiques
TORCY LE GRAND
03 25 47 78 10
66
66
33,978
-
ESTAC
Activités sportives
TROYES
03 25 70 48 30
66
49
7,611
42
UNION AUBOISE
Elaboration et commerce de champagne
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
65
43
116,822
43
AUTO BOULEVARD
Commerce automobile
BARBEREY-ST-SULPICE
03 25 71 55 55
64
64
41,393
44
SCARA
Appro. achats, stockage et vente de céréales
VILLETTE-SUR-AUBE
03 25 37 81 05
63
-
86,321
45
PROVEXI
Consultant en ingénierie
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 75 77 99
55
55
4,603
46
PRECIGNE THERMOFORMAGE INDUSTRIES
thermoformage plastique et technique
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 51 71
54
46
9,016
-
SAULAS ET CIE
Métallurgie
PAISY COSDON
03 25 46 71 51
54
-
7,317
48
ROSIERES THERMOFORMAGE INDUSTRIES
Fabrication de pièces techniques
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 51 71
51
49
11,382
49
L’EST ECLAIR
Presse
TROYES
03 25 71 75 75
50
51
14,420
50
VAL LEGUMES FERME DE FONTENAY
Prod. et commercialisation toute production agricole
FONTENAY-DE-BOSSERY
03 25 39 54 20
49
43
21,550
Source : L’Est-Eclair
65
TOP50_EXPORT_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 16:32 Page1
Export
Du blé, du champagne, des légumes mais aussi du textile et du métal : l’Aube exporte le meilleur d’elle-même. Avec des entreprises championnes sur certains marchés.
Rang
Société
Secteur d’activité
Ville
Téléphone CA export 22 en Meuros
CA total 22
Part en %
1
SOUFFLET NEGOCE
Commerce de gros
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
2 051,554
2328,481
88,11
2
MALTERIE SOUFFLET
Transformation d’orge en malt
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 72 92
298,933
356,038
83,96
3
SOUFFLET AGRICULTURE
Alimentation
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
189,957
1831,220
10,37
4
PETIT BATEAU
Habillement
TROYES
03 25 71 36 36
69,882
192,302
36,34
5
PROLAC
Alimentation
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
47,884
51,884
92,29
6
CHAMPAGNE GRUET
Elaboration et commerce de Champagne
BUXEUIL
03 25 38 54 94
20,582
35,251
58,39
7
TRACTEL
Machines à usage général
SAINT-HILAIRE SOUS ROMILLY
03 25 21 07 00
20,009
33,293
60,1
8
CHAMPAGNE DRAPPIER
Elaboration et commerce de Champagne
URVILLE
03 25 27 40 15
19,508
41,763
46,71
ROSIERES-PRES-TROYES
77,73
9
ARIES PACKAGING
Ingénierie
03 25 71 39 00
18,281
23,520
10
SEDIS
Fab. d’engrenages et d’organes mécaniques de transmission TROYES
03 25 76 29 50
16,861
38,581
43,7
11
C PARFUMS COSMETIQUES
Conditionnements de parfums
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 24 13 17
15,876
18,037
88,02
12
FILIX
Fabrique de fils guipés
SAINTE-SAVINE
03 25 76 22 70
14,269
21,653
65,9
13
J.SOUFFLET ET CIE
Auxiliaires de transport
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
14,254
33,417
42,65
14
TOP POMMES DE TERRE
Producteurs et négociants en pommes de terre
VILLETTE-SUR-AUBE
03 25 37 76 95
14,245
19,596
72,69
15
VEKA RECYCLAGE
Recyclage PVC
VENDEUVRE-SUR-BARSE
03 25 43 83 06
13,928
22,307
62,44
16
REMONDIS ELECTRORECYCLING
Traitement des déchets
ST-THIBAULT
03 25 41 62 62
10,855
27,117
40,03
17
SUCASTAR
Alimentation
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
10,684
10,684
100,00
18
GROUPE BRODART INDUSTRIES
Imprimeur, transformateur d’emballages
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 74 78 30
10,571
67,459
15,67
19
BRODART PACKAGING
Commercialise le Groupe Bodart industrie
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 74 78 30
10,571
63,431
16,67
20
PETITJEAN
Fabricant de mâts et candélabres
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 32 00
10,011
52,493
19,07
21
UNION AUBOISE
Elaboration et commerce de champagne
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
9,083
116,822
7,78
22
SDUA
Commercialisation de vins de champagne et autres
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
9,083
31,556
28,78
23
PISCINES MAGILINE
Bâtiment
TROYES
03 25 45 12 40
8,596
44,477
19,33
24
POK
Equipement mécanique
NOGENT-SUR-SEINE
03 74 95 30 00
8,595
17,178
50,03
25
DISLAUB
Achat vente régénération alcools solvants
BUCHERES
03 25 41 64 30
7,612
83,025
9,17
26
SIPPA
Profilage à froid
BAR-SUR-AUBE
03 25 27 34 02
7,237
21,795
33,20
27
MALTERIES FRANCO BELGES
Boissons
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
6,924
110,267
6,28
28
NORELEM
Machines-outils
FONTAINE-LES-GRES
03 25 71 89 30
5,990
17,575
34,08
29
SCIAE DIENVILLE
Fabrication de meubles en kit
DIENVILLE
03 25 92 37 00
4,200
21,096
19,91
30
AGRI CONDIMENTS
Alimentation
SAINT-AUBIN
03 25 21 10 90
3,488
19,122
18,24
31
AGC IVB
Transformation du verre plat
MERY-SUR-SEINE
03 25 39 52 52
3,014
22,339
13,49
32
TECHNOPLAST GROUP
Fab. pièces techniques matières plastiques
TROYES CEDEX
03 25 71 51 71
2,580
18,365
14,05
33
STTI
Messagerie, fret express
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 75 90
2,390
25,768
9,28
34
RO.PA.MIL
Alimentation
SALON
03 25 37 05 36
2,176
14,641
14,86
35
ROSIERES THERMOFORMAGE INDUSTRIES
Fabrication de pièces techniques
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 51 71
1,997
11,382
17,55
36
SAMR
Equipement mécanique
PONT-SAINTE-MARIE
03 25 72 13 21
1,792
3,298
54,34
37
COOPERATIVE VINICOLE DE BAROVILLE
Elaboration et commerce de Champagne
BAROVILLE
03 25 27 07 09
1,725
13,415
12,86
38
SAVIPLAST
Equipements automobiles
SAINTE-SAVINE
03 25 72 54 54
1,632
8,768
18,61
39
SAULAS ET CIE
Métallurgie
PAISY COSDON
03 25 46 71 51
1,139
7,317
15,57
40
PAC DAMAS
Fabrication de bloc-porte métal
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 39 52 10
1,081
13,882
7,79
41
DISTRAME
Négoce d’appareils de mesures électroniques
SAINTE-SAVINE
03 25 71 25 83
1,075
25,565
4,20
42
GAMBA & ROTA
Transport et logistique
VENDEUVRE-SUR-BARSE
03 25 43 83 93
1,032
25,214
4,09
43
DEMENAGEMENTS BERGEON
Transports
TROYES
03 25 79 00 23
0,958
1,340
71,49
44
CAFFET ET COMPAGNIE
Alimentation
TROYES
03 25 73 35 73
0,935
11,601
8,06
45
BREGER CENTRE
Imprimeur, transformateur d’emballages
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 74 78 30
0,892
11,162
7,99
46
COOP VINICOLE COLOMBE LE SEC
Vinification et commerce de Champagne
COLOMBE-LE-SEC
03 25 92 50 70
0,847
10,491
8,07
47
ODIL-OMNIUM
Commerce de gros
SAINTE-SAVINE
03 25 80 30 07
0,842
11,903
7,07
48
L’AUBE DES CHAMPS
Alimentation
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 07 07
0,685
11,295
6,06
49
CHAMPAGNE CRISTIAN SENEZ *
Elaboration et commerce de Champagne
FONTETTE
03 25 29 60 62
0,606
4,419
13,71
50
PRECIGNE THERMOFORMAGE INDUSTRIES
Thermoformage plastique et technique
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 51 71
0,581
9,016
6,44
Source : L’Est-Eclair - * Exercice de 9 mois
66
SÉMINAIRES CHAMPAGNE GRUET
Situé au cœur des vignobles classés au Patrimoine Mondial de L’Unesco, entre coteaux et vallées, Buxeuil est un charmant village sur la route touristique du Champagne. Immergez-vous dans l’univers d’une Maison de Champagne emblématique de le Côte des Bar et découvrez ce lieu qui vous ravira par son authenticité et son histoire. Vous y trouverez l’attrait des caves traditionnelles avec de magnifiques foudres en chêne mais aussi un pressoir traditionnel des années 1920. Dans un cadre chaleureux et convivial, un éclairage modulable vous permettra de créer l’ambiance qui sied le mieux à vos projets. Vous bénéficierez d’équipements techniques (Wi-Fi, écran géant, micro, régie son et vidéoprojecteur) et d’une cuisine professionnelle équipée. Une visite des caves commentée et une dégustation de champagnes pourront animer vos évènements. Capacité assise : 100 personnes. Pour tout renseignement, n’hésitez pas à nous contacter. Notre équipe mettra tout en œuvre pour faire de votre événement un moment unique et agréable.
10
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LE 3X+/BISTROQUET
Domaine de réception pour vos évènements professionnels. Réunion, séminaire, activité, dîner. Deux espaces : la Maison Beaurepaire et La Grange. De 10 à 700 personnes. Ouvert toute l’année et devis sur-mesure à la demande. Elisabeth & Olivier Meunier Fondateurs du Clos de Beaurepaire
Le 3X+ / Bistroquet vous accueille sur 1 200 m2 pour tous vos événements entreprises grâce à ses salles de spectacles et salons privatifs Séminaires, conférences, repas, cocktail... Nous nous adaptons à vos besoins pour un événement réussi.
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AU DOMAINE DU MONT-RÉMY
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10
LE CLOS DE BEAUREPAIRE
Nous proposons dans un parc de 5 ha un lieu de charme et de sérénité pour accueillir vos séminaires et évènements entre collaborateurs. Possibilité de traiteur et repas au château. Pour conforter l’esprit d’équipe, pétanque, tennis, ping pong, billard et piscine sont à disposition. La Bergerie accueillera le repas des plus grands groupes ainsi que des salles de séminaires et un salon dit mexicain.
2 rue du Château - 52300 Nomécourt Tél. 33 - (0)6 08 49 29 47 jacquesdemontremy@gmail.com http://www.chatnom.com/
2001684452
10
Un cadre d’exception pour vos séminaires & événements
TOP50_DYNAMISME_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 16:55 Page1
Dynamisme
Quelles progressions ! Oui mais 2021 était une année « Covid », il ne faut donc pas surinterpréter les progressions. Le champagne, c’est à souligner, va très bien. Rang
Société
Secteur d’activité
Ville
Téléphone
1
TRANSGALLIA
Agences de voyage
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 43 40 40
4,238
1,095
287,16
2
ANCRAGE
Culture
POLISOT
03 25 29 01 47
3,898
1,056
268,98
3
ESTAC
Activités sportives
TROYES
03 25 70 48 30
7,611
2,258
237,16
4
COOP LES COTEAUX DU LANDION
Elaboration et commerce de Champagne
MEURVILLE
03 25 27 41 15
15,843
6,920
128,94
5
COOP. VINICOLE ARRENTIERES-ENGENTE
Vinification
ARRENTIERES
03 25 27 00 08
3,649
1,668
118,76
6
COOP VINICOLE COLOMBE LE SEC
Vinification et commerce de Champagne
COLOMBE-LE-SEC
03 25 92 50 70
10,491
5,160
103,31
7
ENTREPOT GUERIN ET FILS
Boissons
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 84 64
20,051
10,411
92,59
8
LAURDI TRANS
Transports routiers
SAINTE-SAVINE
03 25 81 61 76
3,614
1,937
86,53
9
CHAMPAGNE CHASSENAY D’ARCE
Elaboration et commerce de Champagne
VILLE-SUR-ARCE
03 25 38 30 70
36,287
20,403
77,85
10
ELA GLOBAL
Meubles
VENDEUVRE-SUR-BARSE
09 87 10 68 48
3,944
2,302
71,30
11
UNION AUBOISE
Elaboration et commerce de champagne
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
116,822
68,794
69,81
12
SDUA
Commercialisation de vins de champagne et autres
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
31,556
19,537
61,52
13
PROCARS CHAMPAGNE
Transports routiers
TORCY-LE-GRAND
03 25 37 83 51
1,928
1,200
60,74
14
MAROQUINERIE DE CHAMPAGNE
Cuirs
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 24 06 66
2,852
1,777
60,50
15
CHAMPAGNE DRAPPIER
Elaboration et commerce de Champagne
URVILLE
03 25 27 40 15
41,763
26,701
56,40
16
PADI-ENERGIE
Electricité
LE MERIOT
03 25 39 83 16
2,154
1,380
56,01
17
ALTERO TRAVAUX PUBLICS
Travaux publics
TORVILLIERS
03 25 43 01 03
4,400
2,844
54,69
18
4 M FRANCE
Revêtement des sols et des murs
TROYES
06 11 10 29 50
8,761
5,775
51,71
19
SOMABON
Intermédiaires de commerce
TROYES
03 25 82 46 76
3,733
2,486
50,14
20
LE SUCHOT
Boissons
CELLES-SUR-OURCE
03 25 29 11 03
6,094
4,115
48,09
21
SCIAE DIENVILLE
Fabrication de meubles en kit
DIENVILLE
03 25 92 37 00
21,096
14,230
48,00
22
SOUFFLET AGRICULTURE
Alimentation
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
1 831,220
1 256,021
45,80
23
CARBURANTS SOUFFLET
Commerce de gros
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 40 28
62,663
43,371
44,48
24
C PARFUMS COSMETIQUES
Conditionnements de parfums
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 24 13 17
18,037
12,571
43,48
25
SOUFFLET NEGOCE
Commerce de gros
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
2 328,481
1 635,302
42,39
26
SOUFFLET TRANSPORTS
Transports routiers
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
54,905
38,561
42,38
27
SICAE DE PRECY SAINT- MARTIN
Distribution, fourniture et production d’énergie
PINEY
03 25 70 96 00
8,892
6,253
42,20
28
TOP POMMES DE TERRE
Producteurs et négociants en pommes de terre
VILLETTE-SUR-AUBE
03 25 37 76 95
19,596
13,940
40,57
29
SOTRATEX
Textile
TROYES
03 25 72 13 33
2,420
1,731
39,75
30
DATAC
Commerce de gros
SAINT-JULIEN-LES-VILLAS
6,008
4,311
39,36
31
CRN-BROCARD
Bâtiment
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 82 06 01
16,032
11,642
37,71
32
GOSSIAUX FRERES
Bâtiment
ROSIÈRES-PRÈS-TROYES
03 25 71 38 70
5,826
4,259
36,79
33
BIOGAZ D’ARCIS
Energie
ARCIS-SUR-AUBE
07 63 97 23 15
3,451
2,528
36,49
34
ROYAL VELO FRANCE
Distributeur matériels pour cycles
TORVILLIERS
03 25 40 39 39
25,335
18,591
36,28
35
RO.PA.MIL
Alimentation
SALON
03 25 37 05 36
14,641
10,892
34,42
36
PRO ARMATURE CHAMPAGNE
Métallurgie
BUCHERES
03 25 83 14 14
19,816
14,758
34,28
37
HITACHI ZOSEN INOVA FRANCE
Ingénierie
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 45 32 31
6,188
4,623
33,85
38
SEM ENERGIE
Energie
TROYES
03 25 70 64 65
7,382
5,522
33,69
39
PREF’AUB
Construction modulaire
VILLECHETIF
03 25 70 40 20
8,960
6,714
33,50
40
COOPERATIVE AGRICOLE CAPDEA
Deshydratation
ASSENCIERES
03 25 42 62 62
41,576
31,146
33,48
41
MAISON ALEXANDRE BONNET
Négoce champagne
LES RICEYS
03 25 29 30 93
22,766
17,075
33,33
42
AUB ALIMENT
Fabrication et commercialisation aliments pour bétail
VALLIERES
06 15 47 64 04
40,729
30,846
32,04
43
RESIDENCE AUGUSTE RENOIR
Services hospitaliers
SAINT-JULIEN-LES-VILLAS
03 25 42 11 87
2,931
2,222
31,95
44
METAL STRUCTURES
Métallurgie
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 82 35 12
6,048
4,613
31,11
45
CHATEAU DE BLIGNY
Vins de Champagne
BLIGNY
03 25 27 40 11
4,625
3,536
30,81
46
SYMPHONIE
Instrumentation
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
39,471
30,308
30,24
47
CRISTAL UNION
Fab. et commerc. de sucre, alcools et bioéthanol
VILLETTE-SUR-AUBE
03 25 37 11 00
2 288,000
1 760,000
30,00
48
COOPERATIVE VINICOLE DE BAROVILLE
Elaboration et commerce de Champagne
BAROVILLE
03 25 27 07 09
13,415
10,328
29,89
49
FRANCE 2000
Menuiserie alu, miroterie
TORVILLIERS
03 25 81 44 25
14,800
11,403
29,78
50
GROUPE AMPLITUDE
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 82 62 66
388,809
302,171
28,70
Source : L’Est-Eclair
68
CA 22 en Meuros CA 21 en Meuros Variation en %
TOP20_MECA_METALLURGIE_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 12:07 Page1
Métallurgie
La métallurgie, c’est la force de l’Aube, avec ses grandes usines, comme Accuride, Petitjean et Sedis. On y trouve aussi les plasturgistes, comme Fraenkische ou Technoplast. Rang
Société
Secteur d’activité
Ville
Téléphone
CA 22 en Meuros
Effectifs
Résultat net
1
ACCURIDE WHEELS TROYES
Fabrication et vente de roues
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
2
PETITJEAN
Fabricant de mâts et candélabres
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 48 00
67,633
211
-0,731
03 25 71 32 00
52,493
245
3
SYMPHONIE
Instrumentation
NOGENT-SUR-SEINE
-2,412
03 25 39 41 11
39,471
-
4
SEDIS
0,010
Fab. d’engrenages et d’organes mécan. de transmission TROYES
03 25 76 29 50
38,581
261
0,489
5 6
FRAENKISCHE FRANCE
Production de plastiques
TORCY LE GRAND
03 25 47 78 10
33,978
66
1,390
TRACTEL
Machines à usage général
SAINT-HILAIRE SOUS ROMILLY
03 25 21 07 00
33,293
116
7
ELECTROLUX PROFESSIONAL LAUNDRY SYSTEMS Machines à usage spécifique
5,817
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 82 91 33
22,836
-
1,141
8
SIPPA
Profilage à froid
BAR-SUR-AUBE
9
PRO ARMATURE CHAMPAGNE
Métallurgie
BUCHERES
03 25 27 34 02
21,795
34
1,193
03 25 83 14 14
19,816
-
0,249
10
TECHNOPLAST GROUP
Fab. pièces techniques matières plastiques
TROYES CEDEX
11
NORELEM
Machines-outils
FONTAINE-LES-GRES
03 25 71 51 71
18,365
109
-
03 25 71 89 30
17,575
46
1,849
12
POK
Equipement mécanique
NOGENT-SUR-SEINE
03 74 95 30 00
17,178
84
2,749
13
NEUT
Appareillage orthopédiques, chaussures et matériel médical SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 76 10 10
13,895
47
0,137
14
PAC DAMAS
Fabrication de bloc-porte métal
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 39 52 10
13,882
67
-
15
ROSIERES THERMOFORMAGE INDUSTRIES
Fabrication de pièces techniques
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 51 71
11,382
51
0,350
16
R PONS
Equipement mécanique
FONTAINE
03 25 92 31 00
10,399
-
0,760
17
TECHMAGRI
Construction de matériels agricoles
AMANCE
03 25 41 37 59
10,147
22
1,369
18
SOTRAMO
Construction métallique
SAINT-PARRES-LES-VAUDES
03 25 40 73 31
9,922
42
0,185
19
ACR METAL
Métallurgie
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 25 18 30
9,644
-
0,598
20
PRECIGNE THERMOFORMAGE INDUSTRIES
thermoformage plastique et technique
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 51 71
9,016
54
0,203
Source : L’Est-Eclair
Grand parc arboré - 3 salles de réception - 5 belles suites - Petite chapelle
MARIAGES - RÉCEPTIONS - SÉMINAIRES - SUITES 1, rue Charles-Herbelot - 10500 CRESPY-LE-NEUF - 03 25 92 80 14
TOP50_DISTRIBUTION_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 12:41 Page1
Distribution
De la grande distribution aux concessionnaires automobiles, en passant par les spécialistes des appareils de mesure, tous ceux qui achètent, conseillent et revendent sont ici. Rang
Société
Secteur d’activité
Ville
Téléphone
1
SOUFFLET NEGOCE
Commerce de gros
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
2
GROUPE AMPLITUDE
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 82 62 66
3
PM PRO
Ventes et réparations de machines agricoles
FEUGES
4
LA MAILLE SOUPLE
Commerce d’habillement
5
BRODART PACKAGING
6 7
Effectifs
Résultat net
2 328,481
-
-35,012
388,809
524
3,839
03 25 72 12 92
167,156
350
4,218
TROYES
03 25 71 36 36
97,444
-
0,332
Commercialise le Groupe Bodart industrie
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 74 78 30
63,431
26
0,145
CARBURANTS SOUFFLET
Commerce de gros
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 40 28
62,663
24
0,714
GATICAR
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 80 02 70
61,347
-
0,685
8
KEOS TROYES BY AUTOSPHERE
Commerce automobile
TROYES
03 25 80 02 87
53,458
-
0,938
9
BARBOT
Commerce de gros en revêtement de mur et de sol
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 69 69
51,559
137
1,644
10
JEANNIN AUTOMOBILES 10
Commerce automobile
TROYES
03 25 76 95 89
50,749
70
0,658
11
ETOILE 10
Commerce automobile
ROSIÈRES-PRÈS-TROYES
03 25 71 37 00
48,827
-
0,256
12
EST AUTOMOBILES
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 80 02 70
47,133
75
0,836
13
COMPTOIR GENERAL DU BATIMENT
Commerce de gros
LAVAU
03 25 76 42 42
44,590
107
0,840
14
BARDIS
Commerce de détail
BAR-SUR-AUBE
03 25 92 37 92
43,614
117
0,739
15
AUTO BOULEVARD
Commerce automobile
BARBEREY-ST-SULPICE
03 25 71 55 55
41,393
64
0,415
16
AUB ALIMENT
Fabrication et commercialisation aliments pour bétail
VALLIERES
06 15 47 64 04
40,729
26
0,434
17
SDUA
Commercialisation de vins de champagne et autres
BAR-SUR-SEINE
03 25 38 30 65
31,556
37
0,421
18
JUDIS
Grande distribution
SAINT-JULIEN-LES-VILLAS
03 25 71 50 00
31,483
-
0,041
19
RAYMOND PONCELET
Vente et réparation de machines agricoles
PLANCY L’ABBAYE
03 25 37 12 22
30,274
-
1,544
20
VALLEE
Commerce automobile
CRANCEY
03 25 24 85 40
28,793
-
0,799
21
ACS AUTOMOBILES
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 41 16 01
27,875
-
0,488
22
J.P. FROMENT
Commerce automobile
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 45 14 45
26,535
-
0,311
23
DISTRAME
Négoce d’appareils de mesures électroniques
SAINTE-SAVINE
03 25 71 25 83
25,565
69
0,395
24
ROYAL VELO FRANCE
Distributeur matériels pour cycles
TORVILLIERS
03 25 40 39 39
25,335
45
0,650
25
AMBIANCE AUTOMOBILES
Commerce automobile
BARBEREY-ST-SULPICE
03 25 80 02 70
24,909
-
0,059
26
CONSEIL SERVICE AGRI
Vente et réparation de machines agricoles
PLANCY-L’ABBAYE
03 25 37 44 24
23,167
-
1,199
27
CDM
Négoce de matériaux de construction
BUCHERES
03 25 71 20 71
18,130
-
1,221
28
PREMIUM AUTOMOBILES
Commerce automobile
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 82 56 87
17,160
-
0,357
29
SAVY TROYES
Commerce automobile
ROSIÈRES-PRÈS-TROYES
03 25 82 03 76
16,099
-
0,077
30
FESTILIGHT
Conception, fabrication et commercialisation d’illuminations VILLECHETIF
03 25 83 23 00
15,008
-
-
31
SPRAY GUN IMPORT
Commerce de gros
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 75 33 14
12,683
-
0,367
32
ODIL-OMNIUM
Commerce de gros
SAINTE-SAVINE
03 25 80 30 07
11,903
-
-0,365
33
CATEQUIP
Commerce de gros
BOUILLY
03 25 40 29 10
11,313
-
0,185
34
PRIAM ENTREPOT
Commerce de détail
SAINT-PARRES-AUX-TERTRES
03 25 80 70 70
10,463
-
0,848
35
BANRY MICHEL PERE ET FILS
Commerce de gros de fleurs et plantes
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 83 16
9,033
-
0,988
36
SHOES 10
Commerce de détail
TROYES
03 25 46 95 07
7,578
-
0,176
37
AUBE LUZERNE
Intermédiaires de commerce
AULNAY
03 25 92 80 33
5,988
-
0,001
38
JET COMMUNICATION
Commerce en téléphonie
SAINT-JULIEN-LES-VILLAS
03 25 49 30 30
5,890
-
0,214
39
ARTHUR COLLET
Commerce de gros
BRIENNE LE CHATEAU
03 25 92 83 63
5,861
-
0,175
40
PHARM CENTRA
Commerce de détail
NOGENT-SUR-SEINE
03 26 05 11 33
5,833
14
0,340
41
HF ECREVOLLES
Commerce de détail
MAILLY LE CAMP
03 25 81 65 90
5,748
-
0,137
42
NESTHY
Commerce de gros
SAINT-PARRES-AUX-TERTRES
03 25 75 25 97
5,518
-
0,320
43
THEVENIN
Fabricant de compositions florales artificielles
RADONVILLIERS
03 25 92 20 13
5,141
-
0,420
44
SAINT PIERRE
Commerce de gros
DIERREY-ST-PIERRE
03 25 40 66 74
4,545
-
0,093
45
COMPAGNIE DES AGRAFES A VIGNE
Commerce de gros
BUXIERES SUR ARCE
03 25 38 78 39
4,162
-
0,148
46
SOMABON
Intermédiaires de commerce
TROYES
03 25 82 46 76
3,733
-
0,328
47
PHARMACIE LAURENT
Commerce de détail produits pharmaceutiques
SAINT-JULIEN-LES-VILLAS
03 25 75 36 59
3,718
-
0,340
48
CHEURLIN-ARNOULT
Commerce de gros
CELLES-SUR-OURCE
03 25 38 56 85
3,558
-
0,068
49
WISENET
Commerce de détail
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 49 95 31
3,374
-
0,368
50
SCA DE DOSNON
Commerce de gros
DOSNON
03 25 37 35 66
3,364
-
0,158
Source : L’Est-Eclair
70
CA 22 en Meuros
6
MALTERIES FRANCO BELGES
Boissons
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
110,267
104
-3,566
7
SCARA
Appro. achats, stockage et vente de céréales
VILLETTE-SUR-AUBE
03 25 37 81 05
86,321
63
1,307
8
DISLAUB
Achat vente régénération alcools solvants
BUCHERES
03 25 41 64 30
83,025
94
8,477
9
PROLAC
Alimentation
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
51,884
3
1,401
10
CHAMPAGNE DRAPPIER
Elaboration et commerce de Champagne
URVILLE
03 25 27 40 15
41,763
47
10,862
ASSENCIERES
03 25 42 62 62
41,576
87
0,797
VILLE-SUR-ARCE
03 25 38 30 70
36,287
32
0,713
BUXEUIL
03 25 38 54 94
35,251
13
3,317
11 COOPERATIVE AGRICOLE CAPDEA Deshydratation TOP40_AGRO_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 14:29 Page1 12 CHAMPAGNE CHASSENAY D’ARCE Elaboration et commerce de Champagne
Agroalimentaire
13
CHAMPAGNE GRUET
Elaboration et commerce de Champagne
14
CARBONEX - GROUPE SOLER
Prod. charbon de bois, biocarbonne, énergies vertes GYE-SUR-SEINE
03 25 38 21 04
34,973
158
-
15
MAISON ALEXANDRE BONNET
Négoce champagne
03 25 29 30 93
22,766
-
0,804
-
0,495
produit des matières premières et22,080 enrichir. HUGUIERBlé, FRERESbois, raisins… L’Aube Viandes et charcuteries MAILLY LE CAMPqu’elle sait aussi 03 25 37transformer 30 10
17
AvecFERME sesDEchampions, Cristal Union groupe mais aussi avec 03de25 39belles VAL LEGUMES FONTENAY Prod.et commerc.et toutele production agricoleSoufflet, FONTENAY-DE-BOSSERY 54 20 PME.
21,550
49
-
18
ENTREPOT GUERIN ET FILS
Boissons
03 25 37 84 64
20,051
13
0,389
19 Rang 20
TOP POMMES DE TERRE Société AGRI CONDIMENTS
Producteurs et négociants en pommes de terre VILLETTE-SUR-AUBE Secteur d’activité Ville Alimentation SAINT-AUBIN
03 25 37 76 95 Téléphone 03 25 21 10 90
19,596 CA 22 en Meuros 19,122
COOP LES COTEAUX DU LANDION CRISTAL UNION RO.PA.MIL SOUFFLET AGRICULTURE
Elaboration et commerce Champagne MEURVILLE Fab. et commerc. de sucre,dealcools et bioéthanol VILLETTE-SUR-AUBE Alimentation SALON Alimentation NOGENT-SUR-SEINE
03032525372711410015 03032525393741051136
COOPERATIVE VINICOLE DE BAROVILLE MALTERIE SOUFFLET CAFFETCONFISEUR ET COMPAGNIE CEMOI
Elaboration et commerce de Champagne Transformation d’orge en malt Alimentation Alimentation
BAROVILLE NOGENT-SUR-SEINE TROYES TROYES
03032525392772079209 03032525827351358973
15,843 2 288,000 14,641 1 831,220
L’AUBEAUBOISE DES CHAMPS UNION SUCASTAR MALTERIES FRANCO BELGES
Alimentationet commerce de champagne Elaboration Alimentation Boissons
ARCIS-SUR-AUBE BAR-SUR-SEINE NOGENT-SUR-SEINE NOGENT-SUR-SEINE
03032525383730076507 03032525393941411111
COOP VINICOLE COLOMBE LE SEC SCARA HAUTS DISLAUBDE VILLIERS
Vinification commerceetdevente Champagne Appro. achats,et stockage de céréales Alimentation Achat vente régénération alcools solvants
COLOMBE-LE-SEC VILLETTE-SUR-AUBE VILLIERS-HERBISSE BUCHERES
03032525379281500570 03032525413764853010
EUPHORBE PROLAC GAGET CHAMPAGNE DRAPPIER
Alimentation Alimentation Fabricationetdecommerce produits aromatiques Elaboration de Champagne
MAIZIERES GRANDE PAROISSE NOGENT-SUR-SEINE NOGENT-SUR-SEINE URVILLE
03032525393941291149 03032525273940591559
LE SUCHOT AGRICOLE CAPDEA COOPERATIVE CHATEAU DECHASSENAY BLIGNY D’ARCE CHAMPAGNE
Boissons Deshydratation Vins de Champagne Elaboration et commerce de Champagne
CELLES-SUR-OURCE ASSENCIERES BLIGNY VILLE-SUR-ARCE
03032525422962116203 03032525382730407011
CHAMPAGNEGRUET CRISTIAN SENEZ * CHAMPAGNE DOMAINE ALEXANDRE BONNET CARBONEX - GROUPE SOLER
Elaborationetetcommerce commercededeChampagne Champagne FONTETTE Elaboration BUXEUIL Viticulture LES RICEYS Prod. charbon de bois, biocarbonne, énergies vertes GYE-SUR-SEINE
0325 2538 2954 6094 62 03 03 25 29 30 03 25 38 21 0493
ANCRAGE MAISON ALEXANDRE BONNET COOP. VINICOLE HUGUIER FRERES ARRENTIERES-ENGENTE
Culturechampagne Négoce Vinification Viandes et charcuteries
POLISOT LES RICEYS ARRENTIERES MAILLY LE CAMP
03032525292930019347 03032525372730001008
PRIMEURS DEFERME LA CHAMPAGNE VAL LEGUMES DE FONTENAY PRESTATIONS BONNET ENTREPOT GUERIN ET FILS
Alimentation Prod.et commerc. toute production agricole Vinification Boissons
PONT-SAINTE-MARIE FONTENAY-DE-BOSSERY LES RICEYS ARCIS-SUR-AUBE
03032525398054452091 03032525372984306493
21 1 22 2
23 3 24 4 25 5 26 6 27 7
28 8 29 9
1030 1131
1232 1333
34 14 1535
1636 1737
1838 1939
ARCIS-SUR-AUBE
13,415 356,038 11,601 165,408 11,295 116,822
10,684 110,267 10,491 86,321
7 0,084 Effectifs37 Résultat1,906 net 2 000 --
0,382 179,000 0,295 2,542
22 80 -
0,504 3,811 0,650 -11,324 0,307 5,233
65 104 636 94-
-2,004 -3,566 0,260 1,307
9,933 83,025 7,445 51,884 6,386 41,763
347 -
0,284 8,477 0,194 1,401 0,011 10,862
4,419 35,251 4,176 34,973
87 32 -
0,372 0,797 0,267 0,713
139 158 -
0,618 3,317 0,247 -
3,137 21,550 1,245 20,051
---
1,444 0,804 -0,030 0,495
49 13 -
-0,062 0,206 0,389
737-
-0,023 0,084 0,182 1,906
6,094 41,576 4,625 36,287
3,898 22,766 3,649 22,080
1,182 19,596 1,064 19,122
FROMAGERIE DE TERRE MUSSY SUR SEINE TOP POMMES DE 40 BOUCHARD CEDRIC 20 AGRI CONDIMENTS Source - *COTEAUX Exercice deDU9LANDION mois 21 : L’Est-Eclair COOP LES
Alimentationet négociants en pommes de terre VILLETTE-SUR-AUBE CHAOURCE Producteurs Culture de la vigne CELLES-SUR-OURCE Alimentation SAINT-AUBIN
03032525377376249535 03032525212910699078
Elaboration et commerce de Champagne
MEURVILLE
03 25 27 41 15
15,843
-
0,382
22
RO.PA.MIL
Alimentation
SALON
03 25 37 05 36
14,641
-
0,295
23
COOPERATIVE VINICOLE DE BAROVILLE
Elaboration et commerce de Champagne
BAROVILLE
03 25 27 07 09
13,415
22
0,504
CAFFET ET COMPAGNIE
Alimentation
TROYES
03 25 73 35 73
11,601
80
0,650
L’AUBE DES CHAMPS
Alimentation
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 07 07
11,295
-
0,307
SUCASTAR
Alimentation
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
10,684
-
-2,004
COOP VINICOLE COLOMBE LE SEC
Vinification et commerce de Champagne
COLOMBE-LE-SEC
03 25 92 50 70
10,491
6
0,260
HAUTS DE VILLIERS
Alimentation
VILLIERS-HERBISSE
03 25 37 85 10
9,933
-
0,284
EUPHORBE
Alimentation
MAIZIERES GRANDE PAROISSE
03 25 39 29 49
7,445
-
0,194
GAGET
Fabrication de produits aromatiques
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 59 59
6,386
-
0,011
Boissons
CELLES-SUR-OURCE
03 25 29 11 03
6,094
-
0,372
Vins de Champagne
BLIGNY
03 25 27 40 11
4,625
-
0,267
Elaboration et commerce de Champagne
FONTETTE
03 25 29 60 62
4,419
9
0,618
Viticulture
LES RICEYS
03 25 29 30 93
4,176
-
0,247
Culture
POLISOT
03 25 29 01 47
3,898
-
1,444
Vinification
ARRENTIERES
03 25 27 00 08
3,649
-
-0,030
Alimentation
PONT-SAINTE-MARIE
03 25 80 45 91
3,137
-
-0,062
Vinification
LES RICEYS
03 25 29 30 93
1,245
-
0,206
24 25 26 27 28 29 30
L’ÉCONOMIE VOUS PASSIONNE ?
LE SUCHOT 31 Retrouvez notre
32
CHATEAU DE BLIGNY
SUPPLÉMENT CHAMPAGNE CRISTIAN SENEZ * 34 ÉCONOMIE DOMAINE ALEXANDRE BONNET 35 pour ANCRAGE tout connaître 36 COOP. VINICOLE ARRENTIERES-ENGENTE surPRIMEURS l’actualité 37 DE LA CHAMPAGNE de la région 38 PRESTATIONS BONNET 33
39
FROMAGERIE DE MUSSY SUR SEINE
Alimentation
CHAOURCE
03 25 73 24 35
1,182
-
-0,023
40
BOUCHARD CEDRIC
Culture de la vigne
CELLES-SUR-OURCE
03 25 29 69 78
1,064
-
0,182
Bruno et Graziella BROCHETON
Source : L’Est-Eclair - * Exercice de 9 mois
Ouverture du mardi au vendredi 9 h 30 - 12 h 30/14 h 30 - 19 h Le samedi sans interruption 9 h 30 - 19 h
Pour vos commandes : www.chocolaterie-charpot.fr Livraison possible ou retrait sur place 30 C, mail des Charmilles - 10000 TROYES Tél. 03 25 76 16 51 ChocolaterieCharpot
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71
2001700389
16
LES RICEYS
TOP50_SERVICES_2022:Maquette Agro 04 13/11/23 12:55 Page1
Services
Transporteurs, cliniques ou entreprises de recyclage, toutes les entreprises de services, très dynamiques dans le département, se retrouvent dans ce classement. Rang
Société
Secteur d’activité
Ville
Téléphone
CA 22 en Meuros
Effectifs
Résultat net
1
GROUPE BRODART INDUSTRIES
Imprimeur, transformateur d’emballages
ARCIS-SUR-AUBE
2
SOUFFLET TRANSPORTS
Transports routiers
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 74 78 30
67,459
301
3,226
03 25 39 41 11
54,905
135
3
TCP DISTRIBUTION
Transports routiers, affrêtement, entreposage
0,337
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 25 25
39,396
360
4
J.SOUFFLET ET CIE
1,501
Auxiliaires de transport
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 39 41 11
33,417
-
2,053
5 6
AG NET
Nettoyage
SAINTE-SAVINE
03 25 71 29 60
29,666
-
2,342
GCS HOPITAL PRIVE DE L’AUBE
Services hospitaliers
TROYES
08 20 15 11 11
28,332
195
2,570
7
REMONDIS ELECTRORECYCLING
Traitement des déchets
ST-THIBAULT
03 25 41 62 62
27,117
-
0,615
8
LABORATOIRE DYNALAB *
Laboratoires d’analyses
TROYES
03 25 24 04 12
26,181
-
5,139
9
STTI
Messagerie, fret express
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 75 90
25,768
-
0,466
10
GAMBA & ROTA
Transport et logistique
VENDEUVRE-SUR-BARSE
03 25 43 83 93
25,214
216
0,469
11
ARIES PACKAGING
Ingénierie
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 71 39 00
23,520
-
0,791
12
VEKA RECYCLAGE
Recyclage PVC
VENDEUVRE-SUR-BARSE
03 25 43 83 06
22,307
45
4,278
13
POLYCLINIQUE MONTIER LA CELLE
Services hospitaliers
ST-ANDRÉ-LES-VERGERS
03 25 43 45 45
18,817
-
1,835
14
C PARFUMS COSMETIQUES
Conditionnements de parfums
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 24 13 17
18,037
-
1,230
15
PHARMA 10
Centrale d’achat pharmaceutique
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 24 85 06
16,649
-
1,676
16
KÖRBER SUPPLY CHAIN
SSII
SAINTE-SAVINE
03 25 76 36 80
12,481
-
1,311
17
LES COURRIERS DE L’AUBE
Transports routiers voyageurs
TROYES
03 25 71 28 43
12,477
-
0,170
18
TRANSPORTS CLIVOT
Transports routiers
SAINTE-SAVINE
03 25 49 67 25
11,931
46
0,920
19
TRANSPORTS DANIEL FERON
Transports routiers
POUAN-LES-VALLEES
03 25 37 71 35
11,505
74
0,099
20
GPC LOGISTIC & OVERSEAS
Transport et logistique
LAVAU
03 25 72 17 17
11,433
-
0,042
21
BREGER CENTRE
Imprimeur, transformateur d’emballages
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 74 78 30
11,162
41
-0,414
22
MONTGOLFIER FILS & CIE
Emballages alimentaires papiers et cartons
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 71 08 08
10,392
-
0,757
23
PRIEUR ET ASSOCIES
Activités juridiques et comptables
TROYES
03 25 73 95 95
8,911
-
0,530
24
SICAE DE PRECY SAINT- MARTIN
Distribution, fourniture et production d’énergie
PINEY
03 25 70 96 00
8,892
13
0,453
25
FORESTIERE DE LA VALLEE DE L’AUBE
Transports routiers
RHEGES
03 25 37 71 71
8,713
-
0,100
26
PRIMEVER TROYES
Transports routiers
BUCHERES
03 25 41 81 69
8,270
-
0,192
27
ESTAC
Activités sportives
TROYES
03 25 70 48 30
7,611
66
-31,080
28
SEM ENERGIE
Energie
TROYES
03 25 70 64 65
7,382
-
0,781
29
TCP LOGISTIQUE
Transport et logistique
ST-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 25 25
7,243
-
0,126
30
TRANSPORTS BOJKO
Transports routiers
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 75 90 00
6,934
45
0,211
31
CHAZELLE
Récupération
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 82 46 67
6,885
-
-4,247
32
CHAPLAIN TRANSPORTS
Transport public routier de marchandises
VINETS
03 25 37 98 93
6,862
49
-0,027
33
RUBINO TRANSPORT
Transports routiers
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 75 22 14
6,810
-
0,308
34
HITACHI ZOSEN INOVA FRANCE
Ingénierie
BARBEREY-SAINT-SULPICE
03 25 45 32 31
6,188
34
-0,535
35
HALLIER
Distribution, maintenance, installation
SAINT-JULIEN-LES-VILLAS
03 25 71 30 29
6,020
25
-0,026
36
NOGENTAISE TRANSPORTS COMBINE
Auxiliaires de transport
NOGENT-SUR-SEINE
09 75 32 60 57
5,998
3
0,019
37
TCP MARNE
Transports
SAINT-ANDRÉ-LES-VERGERS
03 25 71 25 25
5,884
-
0,146
38
NATUR’AL PACKAGING
Emballage alimentaire
SAINTE-SAVINE
03 25 70 31 20
5,108
-
0,522
39
EXPERTISE COMPTABLE DE CHAMPAGNE
Activités juridiques et comptables
TROYES
03 25 43 51 50
5,017
-
0,793
40
PRET A PARTIR TOURING CAR
Transports routiers
MAROLLES-SOUS-LIGNIERES
03 25 70 52 31
4,910
-
0,045
41
CERENE SERVICES
Ingénierie
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 74 12 55
4,726
-
-0,111 0,695
42
PROVEXI
Consultant en ingénierie
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 75 77 99
4,603
55
43
ADAM FRERES
Transports routiers
VALLANT-SAINT-GEORGES
03 25 39 42 42
4,273
-
-
44
SUP INTERIM 10
Travail temporaire
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 39 07 06
4,268
-
0,271
45
TRANSGALLIA
Agences de voyage
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 43 40 40
4,238
12
1,145
46
IMPRIMERIE DE LA HALLE
Impression d’étiquettes
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 64 06
3,993
-
0,409
47
PANAIS ENERGIE
Energie
THENNELIÈRES
03 25 28 46 14
3,861
-
0,488
48
TCP DEVELOPPEMENT
Transports routiers
ST-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 25 25
3,669
-
1,135
49
LAURDI TRANS
Transports routiers
SAINTE-SAVINE
03 25 81 61 76
3,614
8
0,346
50
LES ALYSES
Hébergement médicalisé pour personnes âgées CRENEY-PRÈS-TROYES
03 25 46 66 70
3,577
-
-3,332
Source : L’Est-Eclair - * Excercice de 9 mois
72
TOP20_TEXTILE_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 13:10 Page1
Textile
Lacoste, dont le siège est parisien, et Le Coq sportif sont absents. Sinon, presque toute la filière textile se retrouve dans ce classement qui reste une des vitrines du département. Rang
Société
Secteur d’activité
Ville
Téléphone
CA 22 en Meuros
Effectifs
Résultat net
1
PETIT BATEAU
Habillement
TROYES
03 25 71 36 36
2
FILIX
Fabrique de fils guipés
SAINTE-SAVINE
03 25 76 22 70
192,302
-
1,070
21,653
128
3
FRANCE TEINTURE
Teinture et apprêts sur tissus
TROYES
03 25 75 78 78
0,462
10,777
-
-0,017
4
L’ATELIER D’ARIANE
Habillement
LAVAU
03 25 80 76 99
8,044
74
0,855
5
BUGIS
Fabrication tissus en maille mode & technique
LA RIVIERE DE CORPS
03 25 71 18 88
7,200
30
0,627
6
TISMAIL
Fabrication de chaussettes
TROYES
03 25 75 01 18
5,354
-
-0,425
7
EMO
Tricotage et confection articles textiles
TROYES
03 25 79 43 14
5,070
82
0,121
8
TRACTEL PROTECTION INDIVIDUELLE
Textile
NOGENT-SUR-SEINE
03 25 21 27 31
3,443
-
0,044
9
COMPOSITEX
Habillement
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 49 58 76
3,386
-
0,236
10
MAROQUINERIE DE CHAMPAGNE
Cuirs
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 24 06 66
2,852
39
0,532
11
SOTRATEX
Textile
TROYES
03 25 72 13 33
2,420
-
0,293
12
GUY DE BERAC
Habillement
SAINTE -AVINE
03 25 80 07 50
1,593
-
0,049
13
AUBE TRICOTAGE
Habillement
SAINTE-SAVINE
03 25 75 69 08
1,524
20
0,030
14
VENTURA SOCKS
Habillement
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 25 20 05
1,269
-
0,033
15
ETE
Textile
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 78 41 45
0,809
-
0,010
16
CONTRECOLLAGE DE CHAMPAGNE
Assemblage de matériaux souples
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 83 41 04
0,770
-
0,084
17
COLSON ET FROMONT
Toiles, bâches et tissus
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 74 15 23
0,488
-
0,019
18
TRICOTAGE DU PONT
Textile
TROYES
03 25 46 02 69
0,466
5
0,107
19
LA COUTURE CREATIVE
Habillement
SAINTE-SAVINE
03 25 74 53 23
0,120
-
-
20
D & D CONFECTION
Habillement
CHAMOY
03 25 42 10 76
0,074
-
-0,003
2001659099
Source : L’Est-Eclair
TOP50_BTP_2023:Maquette Agro 04 13/11/23 11:51 Page1
Bâtiment et travaux publics Le bâtiment reste un des points forts du département. Avec de belles entreprises qui sont en conquête de marchés à l’extérieur, comme Babeau-Seguin et Magiline, devenus des champions aubois.
Rang
Société
Secteur d’activité
Ville
Téléphone
CA 22 en Meuros
Effectifs
Résultat net
1
BABEAU SEGUIN
Construction et vente de maisons individuelles
CRENEY-PRES-TROYES
2
PISCINES MAGILINE
Bâtiment
TROYES
03 25 71 27 37
90,447
213
2,612
03 25 45 12 40
44,477
-
3
ROUSSEY
Travaux publics
3,218
SAINT-ANDRE LES VERGERS
03 25 79 90 19
31,848
121
4
AGC IVB
0,552
Transformation du verre plat
MERY-SUR-SEINE
03 25 39 52 52
22,339
112
5
0,954
COLLIN ETANCHEITE
Etancheité, bardage
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 25 79 33 23
19,472
19
-
6
CRN-BROCARD
Bâtiment
ROSIERES-PRES-TROYES
03 25 82 06 01
16,032
78
1,017
7
AUBELEC
Equipements et installations électriques
SAINT-JULIEN LES VILLAS
03 25 71 28 30
14,858
117
-
8
FRANCE 2000
Menuiserie alu, miroterie
TORVILLIERS
03 25 81 44 25
14,800
43
1,023
9
ESCAO ASSOCIES
Fabrication d’escaliers
LUSIGNY-SUR-BARSE
03 25 43 84 00
14,791
-
0,443
10
CHAPLAIN
Exploitation de gravières et sablières
VINETS
03 25 37 98 93
13,305
49
0,577
11
FRANCE VOLET
Menuiserie industrielle
ARCIS-SUR-AUBE
03 25 37 13 13
12,252
90
0,192
12
SANTERNE ENERGIES EST
Bâtiment
SAINTE-SAVINE
03 25 79 19 56
11,550
71
0,521
13
DEOUST
Electricité, plomberie, chauffage, sanitaire, CVC
TROYES
03 25 79 62 20
10,251
-
2,278
14
HUOT
Fabriquant de parquets
SAINT-ULIEN-LES-VILLAS
03 25 82 54 05
9,889
36
0,891
15
PROFIL TP
Travaux publics
TROYES
03 25 76 24 24
9,675
-
-0,458
16
BATITEG
Bâtiment
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 24 38 66
9,520
-
0,847
17
PREF’AUB
Construction modulaire
VILLECHETIF
03 25 70 40 20
8,960
28
0,272
18
BOIS DEROULES DE CHAMPAGNE
Fabrication de placage et de panneaux de bois
MARIGNY-LE-CHÂTEL
03 25 39 35 25
8,865
-
0,312
19
4 M FRANCE
Revêtement des sols et des murs
TROYES
06 11 10 29 50
8,761
-
0,124
20
CARRIERES DE SAINT-CHRISTOPHE
Matériaux de construction
BLIGNICOURT
03 25 79 90 19
8,600
20
0,424
21
SAMP
Travaux de terras. courants et travaux préparatoires
BOULAGES
03 25 37 12 60
7,992
-
0,950
22
MASSON
Installation plomberie, chauffage, climatisation
PONT-SAINTE-MARIE
03 25 81 05 78
7,917
46
0,043
23
CR.BPE
Matériaux de construction
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 82 84 65
7,020
-
0,501
24
DYBIEC OBS
Bâtiment
BREVIANDES
03 25 49 50 70
6,963
-
0,232
25
WELDED LINERS
Matières plastiques pour la construction, liner
LA CHAPELLE-SAINT-LUC
03 10 72 02 60
6,656
-
0,451
26
UNIBEO PISCINES
Fabrication de piscines en béton
SAINTE-SAVINE
03 25 40 39 11
6,471
-
0,447
27
SNBR
Restaur. mon. historique, maçonnerie, taille de pierre
SAINTE-SAVINE
03 25 71 29 40
6,082
48
0,574
28
GOSSIAUX FRERES
Bâtiment
ROSIÈRES-PRÈS-TROYES
03 25 71 38 70
5,826
-
0,337
29
CLAROPLAST
Fabrication de menuiseries PVC
TROYES
03 25 83 26 90
5,821
-
0,086
30
MASSON ET FILS
Matériel d’élevage
ESTISSAC
03 25 40 41 63
5,674
-
0,318
31
MARTINOT IMMOBILIER TROYES
Gestion immobilière
TROYES
03 25 82 82 82
5,278
-
-0,063
32
CHAMPAGNE DEVELOPPEMENT HABITAT
Promotion immobilière
SAINT-GERMAIN
03 25 75 91 55
4,817
7
0,269
33
STELEC
Electricité industrielle, réparation, vente moteurs élec. PONT-SAINTE-MARIE
03 25 45 24 24
4,713
30
0,371
34
LAMBERT MENUISERIE
Bâtiment
SAINT-PHAL
03 25 42 16 34
4,682
-
0,236
35
ALTERO TRAVAUX PUBLICS
Travaux publics
TORVILLIERS
03 25 43 01 03
4,400
7
0,121
36
VILLEMIN - VM
Bâtiment
VILLECHETIF
03 25 81 07 09
4,319
-
0,100
37
GECIBA
Bâtiment
SAINT-THIBAULT
03 25 43 58 94
4,088
-
0,041
38
REDEUILH
Travaux publics
VILLELOUP
03 25 76 89 79
4,042
15
0,216
39
ETEL
Travaux d’installation électrique
TROYES
03 25 79 62 20
3,951
-
0,003
40
AGENCEMENT & POSE PASCAL STOLTZ
Cuisiniste
SAINT-PARRES-AUX-TERTRES
03 25 41 82 64
3,877
-
0,105
41
LAMBLIN DECORS ET FINITION
Isolation, peinture et décoration
BREVIANDES
03 25 82 28 97
3,751
47
-
42
SIABA
Gestion immobilière
TROYES
03 25 42 56 66
3,716
-
0,075
43
LOUIS PASTEUR
Gestion immobilière
ROMILLY-SUR-SEINE
03 25 24 48 24
3,302
-
0,212
44
LOUIS LAIRE ET FILS
Gestion immobilière
TROYES
03 25 71 38 38
2,933
-
0,067
45
HABITAT SERVICE
Gestion immobilière
TROYES
03 25 83 12 12
2,902
-
0,423
46
BETON DE LA HAUTE SEINE
Exploitation de carrières
VAUDES
03 25 40 90 41
2,846
18
-
47
GROUPE SOLSTIS
Bâtiment
SAINT-ANDRE-LES-VERGERS
03 25 71 71 20
2,679
16
0,044
48
LES BATISSEURS AUBOIS
Bâtiment
VERRIERES
03 25 79 41 20
2,650
-
0,018
49
PEYTHIEU CLAUDE ET FILS
Bâtiment
VINETS
03 25 37 83 86
2,376
-
0,147
50
INVESTIMAZUR
Promotion immobilière
TROYES
03 25 41 89 23
2,250
-
0,072
Source : L’Est-Eclair
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