Publié à Berlin en 1922, Une danse macabre de Walter Draesner emprunte sa technique au répertoire de l’art populaire : les Scherenschnitte ou papiers découpés étaient particulièrement appréciés dans l’Allemagne du XIXe siècle. Son sujet s’inscrit dans une longue tradition iconographique remontant à Holbein. Elle présente la Mort comme une figure unificatrice, réservant aux hommes et aux femmes de toutes conditions le même sort funeste. Le recueil, connu seulement d’amateurs du genre et de rares bibliophiles, modernise le traitement de la figure allégorique de la Mort, en y associant une forme de mélancolie désabusée.