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INSEEC,
ÉCOLE CAPITALE ! Le capital sympathie de l’INSEEC auprès des préparationnaires n’est plus à démontrer. Avec 3 200 inscrits en moyenne au concours ces trois dernières années, la business school affiche une augmentation globale de 13 % des candidatures. En septembre prochain, 350 étudiants effectueront leur première rentrée sur ses campus de Paris, Bordeaux ou Chambéry avant de pouvoir profiter de ses implantations internationales à Londres, Monaco, Chicago et ailleurs. L’INSEEC achève en effet une année très intense en annonçant l’ouverture de campus à Genève et San Francisco pour élargir encore les opportunités des étudiants. En plus des travaux qu’elle mène en matière de numérique et de l’extension de sa Faculté, l’École, dont le capital vient de changer de mains, a pour projet de décrocher l’AACSB. Tous les signaux sont au vert et l’année qui se présente sera certainement aussi capitale que celle écoulée. Interview avec la directrice générale, Catherine Lespine, qui pilote le Groupe INSEEC, rassemblant 15 000 étudiants, depuis plus de 10 ans. plus grandes universités priEspace Prépas. L’INSEEC vées américaines, DEPaul, au s’installe à Genève et San sein du Harrington College of Francisco. Pourquoi ces nouDesign qui offre l’accès à velles implantations pour une toutes ses infrastructures et de école déjà largement internason matériel technique à nos tionalisée ? étudiants. Pourquoi penser que Catherine Lespine. Il est vrai que l’INSEEC n’irait pas plus nous sommes déjà installés à Londres, Monaco, Chicago et Catherine Lespine, directrice loin ? À partir de 2015, nos étudiants pourront suivre des même Shanghai. Sur chacun générale de l’INSEEC. business sessions dédiées à de ces campus, nos liens avec l’innovation et au numérique à San les entreprises locales sont une priorité et Francisco, au cœur de la Silicon Valley. Et nous permettent de développer nos experd’ici la fin 2014, nous proposerons à tises en relation directe avec les problémaGenève des programmes en gestion de patiques de ces zones économiques matrimoine, Luxury Retail and Hospitality et jeures. À Londres, notre spécialisation en International Relations. finance de marché trouve un terrain d’expression particulièrement favorable grâce aux travaux d’un groupe de professeurs de E.P. Qu’ont en commun vos campus frantrès haut vol ; à Monaco, la proximité des çais et internationaux? sièges sociaux d’entreprises renommées a C.L. En ouvrant il y a plus de 30 ans une imposé le déploiement de notre spécialisaécole jumelle à Paris, l’INSEEC, initialetion en management du luxe ; à Chicago, ment basée à Bordeaux, a clairement donnous sommes tout proches de l’une des né le ton de son développement straté-
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gique : choisir des implantations en centreville. À la fois parce que cette localisation est évidemment attractive pour les étudiants de toutes nationalités et que l’INSEEC dispose d’une situation idéale pour prendre le pouls de l’économie de chaque zone concernée et ainsi participer activement à son développement. Certes, cela représente un coût pour l’École, mais en les plongeant dans ces lieux hyperdynamiques, nous encourageons l’ouverture et la curiosité de nos étudiants qui sont au meilleur endroit pour nouer des contacts professionnels, décrocher des stages, se constituer un réseau, etc. Vous remarquerez aussi que nous ne choisissons pas ces destinations au hasard mais que tous nos campus sont implantés dans des « villesmarques », ce qui est capital pour le C.V. de nos étudiants. Les noms de Paris, Bordeaux, Londres, Chicago, etc. résonnent partout dans le monde et l’on connaît ces « capitales » pour leur histoire autant que pour l’image (vin, luxe, finance, design, etc.) qui leur est associée. E.P. Quelle est donc l’image associée à Chambéry ? L’intégration de ce campus est-elle complètement achevée? C.L. L’INSEEC Alpes-Savoie est un campus situé au cœur d’une zone touristique majeure en France et d’une région résolument innovante. Beaucoup l’ignorent peutêtre, mais la Savoie est la 2e région touristique de France après Paris et avant la Côte d’Azur, et l’ESC Chambéry a su développer une expertise dans tous les métiers du tourisme et du sport de haut niveau. L’INSEEC compte désormais en son sein une équipe de chercheurs très active, notamment dans le secteur de l’économie de la montagne, et bénéficie d’une implantation au cœur de l’une des plus grandes
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technopoles de France. L’incubateur Savoie-Technolac est accessible à nos étudiants qui ont porté 56 projets de création d’entreprises ces trois dernières années. La future promotion intégrera un programme Grande École entièrement harmonisé sur nos trois campus français. E.P. Vous avez engagé un important développement de la recherche à l'INSEEC. Quels en sont les premiers résultats ? C.L. Nous avons regroupé et structuré les expertises de notre corps professoral au sein d’un laboratoire qui permet de rendre plus visibles l’ensemble des travaux des 70 enseignants-chercheurs qui le composent. Cette année, ils ont décroché plus de 100 étoiles en publiant dans des revues spécialisées visées par le CNRS. Cela sera pris en compte dans les classements à venir. L’INSEEC a également accueilli le premier colloque mondial de recherche sur le luxe en avril dernier, à Monaco, et s’est constitué une équipe spécialisée en marketing emmenée par les meilleurs de la discipline : les professeurs Jean-Louis Chandon, directeur du laboratoire, Alain Jolibert, Pierre Valette-Florence ou encore Gilles Laurent et Jean-Noël Kapferer, venus d’HEC. Nous mettons l’accent sur quatre axes de différenciation en nous donnant les moyens de figurer d’ici trois à cinq ans parmi les leaders mondiaux dans ces secteurs : « Luxury & Premium », « Wine & Spirits », « Hospitality & Art de vivre » et « Digital Marketing ». E.P. À propos de « digital », ou plutôt de numérique, où en sont vos travaux sur l’enseignement à distance? C.L. Nous avons tiré les leçons du e-learning classique qui s’avère relativement ennuyeux pour les étudiants dont un fort pourcentage décroche en cours de route… Pour endiguer ce phénomène et redynamiser l’apprentissage à distance, l’INSEEC a travaillé sur un concept totalement innovant, le « e-movie learning ». Inspirés par les séries TV dont le succès mondial, notamment auprès des jeunes générations, est révélateur de nouvelles pratiques de consommation du divertissement, nous avons mobilisé des scénaristes, de vrais acteurs et des experts techniques pour organiser des tournages aux quatre coins du monde. Il ne s’agit pas d’amuser nos étudiants mais de leur proposer un outil aujourd’hui destiné à devenir la référence en termes de formation pour les plus grands groupes de luxe et d’hôtellerie haut de gamme et qui sera décliné sur d’autres secteurs. La Luxury Attitude Academy se décline en français, en anglais et en mandarin en se basant sur l’expertise d’une société de conseil rattachée au groupe INSEEC. Nous proposons une nouvelle façon d’enseigner qui tient compte de l’importance des réseaux communau-
Temps forts et nouveautés sur les campus internationaux
Londres Juillet 20144ouverture d’un incubateur ; Septembre 20144organisation de business sessions d’une durée d’un mois, conçues comme des séances de coaching, puis poursuite de l’expérience par un stage (50 ont déjà été négociés avec des entreprises par l’INSEEC).
Monaco
Avril 2014 4tenue du premier colloque mondial de recherche sur le luxe.
Chicago
Toute l’année4Un studio image et son à disposition des étudiants de l’INSEEC sur le campus de Chicago, en collaboration avec le Harrington College of Design et accessible au cours des sessions d’études de 6 semaines proposées.
Genève Fin 20144annonce de l’inauguration et déploiement de programmes en Gestion de patrimoine, Luxury Retail and Hospitality et International Relations.
San Francisco 20154ouverture du campus et organisation de business sessions orientées innovation et digital.
pour vous faire prendre la mesure des opportunités d’internationalisation offertes et qui concernent environ 300 étudiants par promotion aujourd’hui, et certainement plus demain. C’est notamment au moment de leur expatriation que les étudiants pourront profiter des nouveaux modes d’apprentissage mis en place par l’INSEEC dans la logique des approches pédagogiques originales déployées sur les campus (notamment des sessions de mise en situation de plusieurs jours sur des problématiques spécifiques comme l’international, le green business, la gestion de crise, etc.) et via une plateforme puissante sur laquelle nous continuons d’investir. E.P. Vous avez choisi de travailler avec un investisseur français, APAX Partners, après avoir longtemps avancé aux côtés d’un groupe américain. Quel en est l’impact sur votre stratégie? C.L. Comme toutes les organisations, le groupe INSEEC est un organisme vivant. Avoir été aux côtés d’un grand groupe américain pendant onze ans nous a donné beaucoup d’opportunités et surtout, nous a aidés à prendre un virage international rapide. Aujourd’hui, APAX Partners, investisseur historique né il y a 40 ans aux États-Unis, est sans aucun doute le meilleur partenaire pour l’INSEEC. Nous nous engageons ensemble dans un développement quantitatif et qualitatif qui sonne le début d’une nouvelle ère et la poursuite de notre développement international, comme vous l’avez lu. Nous allons d’ailleurs déposer notre dossier d’éligibilité AACSB à la rentrée prochaine et sommes accompagnés dans cette procédure par Jacques Chaniol, ex-délégué général d’Ecricome, qui prend la direction de notre campus parisien, et deux autres spécialistes, dont un coach ancien directeur de l’une des trois premières écoles du tableau. Le cap est plus que maintenu ! =
taires ; une déclinaison du LinkedIn traditionnel pour renforcer l’employabilité de nos étudiants. E.P. Comment s’imbrique cette formation originale dans le parcours des étudiants? C.L. Les étudiants de l’INSEEC réalisent tous leur 1 re année en France, à Paris, Bordeaux ou Chambéry, avant de profiter de toutes les passerelles possibles entre campus en fonction de la spécialité choisie. Ils partiront en sessions d’apprentissage à Monaco dans le cadre de la Majeure « Tourism & Hospitality », y effectueront un semestre entier s’ils optent pour « Global Affairs » et plus longtemps encore s’il s’agit de « Luxury, Goods & Services » ; ils se rendront à Londres s’ils suivent la Majeure « Financial Markets & Private Equity », voyageront à Chicago pour « Design & Visual Communication », etc. Il ne s’agit que de quelques exemples
Et sur tous les campus français…
une vie associative intense avec un Sporting Club triplement victorieux en 2014. Pour la 2e année consécutive, l’INSEEC est championne de France de rugby, de handball et de basket !
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L’ESC Pau remastérisée ! La commission d’évaluation du ministère de l’Enseignement supérieur vient officiellement d’annoncer son avis favorable quant au renouvellement du grade Master du programme Grande École de l’ESC Pau. Le renouvellement sera donc valable pour les trois prochaines années, jusqu’en 2017, date à laquelle l’École devra s’adapter pour l’évaluation de son visa. En décrochant à
nouveau le Grade de Master, le programme Grande École, déjà certifié EPAS, prouve que les formations de niveau bac + 5 sont d’une qualité toujours aussi grande. La Commission
d’évaluation des formations et diplômes de gestion (CEFDG) souligne ainsi la confiance qu’elle a en la business school, et reconnaît ses avancées et innovations constatées particulièrement en matière d’internationalisation, de renforcement du corps professoral et de développement de la recherche. Ce label démontre, entre autres, la qualité de l’innovation pédagogique, de la culture de l’apprentissage de l’École ainsi que son efficacité pour s’insérer dans le tissu local au travers de collaborations avec des entreprises de la région.=
Allées et v enues Nomination
Nouvelle ère pour KEDGE Business School
KEDGE Business School a levé le voile sur le nom de son futur directeur : Thomas Froehlicher, actuellement directeur général et doyen de HEC Liège, prendra la tête de la business school française à partir du 25 août prochain. Professeur agrégé des universités et docteur en sciences de gestion, ce dernier a conduit d’une main de maître plusieurs écoles
Aux commandes
Jacques Chaniol à l’INSEEC Paris À compter du 30 juin 2014, la direction du campus parisien de l’INSEEC est confiée à Jacques Chaniol, délégué général de l’association Ecricome (banque d’épreuves communes à ICN, KEDGE BS et NEOMA BS) depuis 2011. Ce dernier devra non seulement superviser un campus de 1700 étudiants, mais sera aussi chargé des admissions et des concours, ainsi que du processus d’accréditation AACSB — spécialiste de ce thème, il a en effet soutenu une thèse de doctorat à propos des accréditations des écoles de management. Luimême diplômé de l’ESC Poitiers, il a travaillé, de 1998 à 2000, sur le projet de fusion entre les
de management et possède une expertise dans différents domaines (management stratégique, responsabilité sociale, management de l’innovation). Il a notamment développé des programmes délivrés à l’international et préside régulièrement des audits d’accréditation internationale. De nombreux atouts qui, à n’en pas douter, permettront à l’École d’atteindre ses prochains objectifs. Avec une augmentation de 17 % de ses effectifs, un plan d’investissement de 167 millions d’euros sur 5 ans, le partenariat avec KUBS (Korea University Business School) et la création de la chaire « Business as unusual », rien ne semble pouvoir arrêter l’ascension de KEDGE BS ! « Je suis très heureux d’accueillir Thomas Froehlicher à la direction générale de KEDGE BS. Je suis convaincu que son expérience de la direction générale de business schools, ses qualités managériales et sa passion pour ce métier nous permettront d’atteindre pleinement l’ambition de KEDGE BS : figurer dans le top 15 des business schools en Europe », confirme François Pierson, président du conseil d’administration de KEDGE BS.=
deux anciennes ESC de Tours et de Poitiers, et fut également directeur du programme Grande École de l’ESCEM (aujourd’hui intégrée dans FBS) de 2001 à 2010. =
Évolution
François Bonvalet : de NEOMA BS à TBS
Après avoir annoncé il y a quelques semaines son départ de la direction générale de NEOMA Business School, François Bonvalet vient d’être nommé directeur de Toulouse Business School. Il aura consacré treize années à NEOMA BS (ex-RMS) : introduit tout d’abord en tant que directeur du programme Grande École, poste qu’il a occupé de 2001 à 2004, il a pris la tête de RMS pour les neuf années qui ont suivi. Sous sa direction, l’École rémoise se distingue non seulement par l’obtention de la triple accréditation (AACSB, Equis, AMBA), mais également par son entrée dans le classement du Financial Times, ainsi que par le développement de l’internationalisation… D’autre part, il a accompagné la fusion avec Rouen Business School qui a abouti à la création de NEOMA Business School, en 2013. Désormais, en plus de dispenser des cours à la Sorbonne et à l’École supérieure des affaires de Beyrouth, François Bonvalet sera à la tête de TBS. Succédant ainsi à Jacques Igalens, il prendra ses fonctions dès le 1er septembre prochain. « Dans ce secteur de l’enseignement supérieur en pleine mutation, l’une de mes priorités sera d’assurer la compétitivité de TBS, de maintenir l’excellence de son corps professoral et de renforcer sa reconnaissance à l’international, tout en respectant ses valeurs humaines et son sens de la responsabilité sociétale », explique François Bonvalet.=
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Le gel qui vous fera du bien
Merci Handy : l’entreprise de demain Pour fêter la fin des oraux, vous avez décidé d’aller boire un verre avec vos amis. Attentionné, le serveur vous apporte des chips. Vous hésitez, mais vous finissez par piocher dedans — après tout, vous allez faire un jogging mardi prochain… Pourtant, une fois votre palais satisfait, vous êtes embarrassé. Oui, tout ce que vous avez pour nettoyer vos fragiles menottes se résume à un gel antibactérien qui semblerait provenir de Sainte-Anne tant son odeur et son aspect sont repoussants ! Et cela, Roland, Louis et Antoine l’ont bien compris. Alors, pour remédier à votre désespoir, ils ont créé Merci Handy : une marque de gels antibactériens que l’on prend enfin plaisir à sortir de son sac (sans se cacher) et à utiliser. Comme nous savions que vous voudriez plus de détails, nous avons demandé à Roland, l’un des trois cofondateurs, de nous éclairer un peu. Espace Prépas. Comment vous est venue l’idée de lancer une marque d’antibactériens ? Roland Jais-Nielsen. Initialement, nous avions plutôt un projet dans la restauration. Je m’explique : à l’époque, c’était le début du snaking, et en regardant autour de nous, nous avons réalisé qu’il y avait une flambée d’intérêt pour le phénomène de finger food. Nous avons donc réalisé un benchmark des entreprises afin de trouver quel produit serait innovant. Cela nous a amené à prendre conscience du véritable problème que les consommateurs rencontraient. Ils n’avaient en effet souvent rien à disposition pour se laver les mains avant de manger, alors même qu’ils s’apprêtaient à toucher leur nourriture. Ce manque de praticité et d’hygiène qui les incommodait nous a poussés à proposer aux restaurateurs et aux entreprises des capsules dotées de petite quantité de gel antibactérien.
E.P. Comment a débuté votre histoire ? R.J.N.A l’origine de Merci Handy, existe tout simplement un groupe d’amis : Antoine, Louis et moi-même. Nous nous sommes rencontrés à l’INSEEC et puis nous sommes devenus trois bons copains qui passaient leur temps ensemble. Cela a débouché sur des envies communes et des choix pris à plusieurs. Quand on a démarré cette aventure, on était seulement en 2e année à l’École et c’était le moment ou jamais de se lancer. Nous n’avions pas encore de responsabilités trop lourdes, nous jouissions de temps libre et nous étions surtout dotés de l’énergie suffisante pour entreprendre plein de choses. Plus tard, ça aurait été plus difficile, car nous aurions été propulsés dans le monde de l’entreprise. E.P. En quoi votre concept est-il original ? R.J.N. Si vous prenez le gel antibactérien le plus proche de vous, vous vous rendrez compte qu’il sent la vodka, qu’esthétiquement parlant il vous évoque le milieu médical et que son unique but est d’aseptiser. Or, tuer 99,99 % des bactéries nous paraissait être une promesse insuffisante ; nous voulions quelque chose de plus ludique et davantage orienté cosmétique (notre gel est enrichi en vitamine E et émollients). Notre but était que le produit donne envie aux gens de l’utiliser non plus seulement quand ils venaient de toucher la barre du métro, mais au quotidien. Nous voulions qu’ils prennent du plaisir à l’avoir sur eux et à s’en servir, que ça ne soit pas une corvée. Notre nom reflète d’ailleurs bien cette volonté : en anglais, handy signifie pratique, ou à portée de main, et le « merci » vient souligner le bien-être qu’on peut en tirer.
Concrètement, bénéficier d’une structure organisée pour faciliter l’échange et l’innovation — en bref l’entrepreneuriat —, ce n’est pas donné à tout le monde, surtout quand elle est en plein centre de Paris. Ça nous a, entre autres, permis d’alléger considérablement nos charges, puisque nous n’avions pas à louer de bureaux et que nous avions les outils nécessaires à disposition. Par ailleurs, il faut savoir qu’avoir été portés par une école et continuer d’être soutenus par cette dernière nous a apporté une réelle crédibilité, qui a facilité le lancement de notre marque. E.P. Pourquoi avez-vous choisi de lancer un magasin éphémère ? R.J.N. Merci Handy est, au départ, une marque qui n’est accessible que par Internet. Alors nous avons décidé qu’il était temps de rencontrer nos clients, de prendre le pouls du marché. Nous avions également hâte de faire découvrir au public notre univers expérientiel : dans notre pop-up store (ouvert du 23 mai au 6 juin dernier), les produits n’étaient pas simplement exposés sur un présentoir. Ils vivaient au travers d’une infographie et de jeux qui racontaient notre histoire. Et bien que je ne puisse vous révéler les surprises que nous préparons pour la suite, j’invite toutes les personnes qui le désirent à nous contacter, même si c’est juste pour discuter ou prendre un café ! = Et c’est par ici : http://www.mercihandy.fr/
E.P. Quel rôle a joué l’INSEEC ? R.J.N. Sans l’Ecole, nous ne nous serions déjà pas rencontrés. Nous avons également pu suivre un Master en entrepreneuriat qui nous a donné les fondements pour la suite de notre histoire, et nous a permis d’aménager notre emploi du temps. Et puis, surtout, on a eu la chance de pouvoir exploiter l’incubateur.
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