l’hebdo du basketball
JEUDI 30 septembre 2010 - N° 519
08 Ricardo / Lagardère-Asvel / Pigistes en Pro A 14 Supercopa Pour Le Barça 18 Don Nelson 22 Sangaré PAGE 11
PAGE 04
SPÉCIAL PRO B
Un troisième larron peut toujours griller la politesse aux hommes de Jean-Louis Borg (ici Jérémy Leloup) et de Michel Veyronnet (ici Pierrick Poupet), mais, à 24h d’un début de championnat casse-gueule (Dijon se déplace à Châlons-Reims et Rouen au Portel), les deux anciens pensionnaires de la Pro A partent avec un a priori favorable. Analyse des forces en présence.
LÉONARD, FOURNIER…
EXPLOSION ATTENDUE PAGE 12
NOUVELLES RÈGLES
CE QUE ÇA CHANGE VRAIMENT PAGE 15
EUROLEAGUE
LE MANS OU L’ASVEL ? PAGE 16
MONDIAL FÉMININ
ET SI LES BRAQUEUSES JOUAIENT UNE MÉDAILLE ? NEW YORK / MINNESOTA À BERCY
STOUDEMIRE CONTRE LOVE Nathaniel S. Butler et David Sherman/NBAE via Getty Images
DIJON OU ROUEN ?
PAGE 20
Hervé Bellenger / IS
M 03252 - 519 - F: 3,00 E
3:HIKNMF=WUXUU^:?a@f@l@j@k; BasketNews n°519 - jeudi 30 septembre 2010
DOM avion : 4,20 € - BEL : 3,60 € - Port.cont : 4,30 €
www.basketnews.net
médias
! E L B A S N E P S I IND 1 S A IS O N 20 10 -2 01 L E G U ID E D E L A L L’O F F I C I E T E K S A B U D 4
LE SONDAGE DE LA SEMAINE
7 Page1 1 16/09/10 13:0 Mise en page
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COUV OKbis.Q
Qui va monter directement en Pro A ?
€
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Sondage réalisé sur www.basketnews.net (981 réponses, décompte arrêté mardi)
54%
SEULEMENT
176 pages joueurs de Pro A, Les portraits des ! B NBA et LF Les calendriers tionale 1, NBA Pro A, Pro B, Na Ligue Féminine Les infos des clubs s ce + Les cases dédica
22% 10%
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SAISON 11 0 2 0 1 0 2 E 176 PAGES D E U IQ N U E GUID
Dijon
J
LE PORTRAIT DE TOUS RS LES JOUEU ) (JOUEUSES
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13:11 Page40 r_LFB 16/09/10
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1re JOURNÉE :
CHICAGO BULLS
Jerry Reinsdorf
General Manager
West Madison Street, United Center, 1901 60612, USA Chicago, Ilinois,
Site Internet Salle :
United Center (21.711
:
Gar Forman
Coach :
:
places)
Luol DENG#9 2,06 m. Né le 16/04/1985. Poste 3. Britannique. Saisons NBA : 6. Club 2009-10 : Chicago Bulls.
Keith BOGANS#6 1,96 m. Né le 12/05/1980. Poste 2-3. Américain. Saisons NBA : 7. Club 2009-10 : San Antonio Spurs.
Taj GIBSON#22 2,06 m. Né le 24/06/1985. Poste 4. Américain. Saisons NBA : 1. Club 2009-10 : Chicago Bulls.
Carlos BOOZER#5 2,06 m. Né le 20/11/1981. Poste 4. Américain. Saisons NBA : 8. Club 2009-10 : Utah Jazz.
Omer ASIK#3 2,13 m. Né le 04/07/1986. Poste 5. Turc. Saisons NBA : 0. Club 2009-10 : Fenerbahçe (Turquie).
Jannero PARGO#2 1,85 m. Né le 22/10/1979. Poste 2. Américain. Saisons NBA : 7. Club 2009-10 : Chicago Bulls.
Derrick ROSE#1 1,91 m. Né le 04/10/1988. Poste 1. Américain. Saisons NBA : 2. Club 2009-10 : Chicago Bulls.
Kyle KORVER#26 2,01 m. Né le 17/03/1981. Poste 2-3. Américain. Saisons NBA : 7. Club 2009-10 : Utah Jazz.
2e JOURNÉE : 16 .... URG. . . . . . . . . . ASVEL - STRASBO .. KERQUE - CHOLET GRAVELINES-DUN . .............. LE HAVRE - CHALON. ... .............. ORLÉANS - NANCY
Joakim NOAH#13 2,11 m. Né le 25/02/1985. Poste 5. Français. Saisons NBA : 3. Club 2009-10 : Chicago Bulls.
Ronnie BREWER#11 2,01. Né le 20/03/1985. Poste 3. Américain. Saisons NBA : 4. Club 2009-10 : Memphis Grizzlies.
C.J. WATSON#32 1,88 m. Né le 17/04/1984. Poste 1. Américain. Saisons NBA : 3. Club 2009-10 : Golden State Warriors.
. .............. LIMOGES - ORLÉANS ... NES-DUNKERQUE NANCY - GRAVELI .... - ASVEL. . . . . . . PARIS LEVALLOIS ............ STRASBOURG - ROANNE
13:15 Page14 XP_LFB 16/09/10
.... Z - LE MANS . . . PAU-LACQ-ORTHE .... LEVALLOIS . . . . POITIERS - PARIS ... TOULON . . . . . . ROANNE - HYÈRES.... .............. VICHY - LIMOGES
Maja MILJKOVIC 1,75 m. Née le 11/04/88. Poste 1. Serbe. 0. Saison en LFB : Club en 2009 : Sopron
KO Margaux GAILLOU-LO 1,82 m. Née le 12/04/93. Poste 3. Française. 0. Saison en LFB : Club en 2009 : Bourges
(HON)
107
13:16 Page71 roB_LFB 16/09/10 FFBB p58A75-P photos : Bellenger/IS/
NANTERRE e des Jeunesse Sportiv
Var Basket Toulon (4500 places) Hyères Toulon des Sports de Salle : Palais places) à Hyères (2200 et Espace 3000 Aubry Président : Philippe : Francis Beaux General Manager
avenue du Maréchal Adresse : 14 92000 Nanterre 1.85 Tel : 01.47.24.3 4.58 Fax : 01.47.24.6 : Site Internet www.jsfnanterre.com
Rick HUGHES # 2,04 m. Né le 22/08/73. Poste 5. Américain. 2. Saison en LNB : Club 2009-10 : Apoel Nicosia (CHY)
# Damir KRUPALIJA 2,05 m. Né le 13/06/79. Poste 4-5. Bosniaque. 3. Saison en LNB : Dijon Club 2009-10 :
(Zadar, CRO), Hrovje Perincic B), (Saint Vallier, Pro Florent Tortosa (Trabzonspor, Derrick Obasohan (Aris, GRE), TUR), Pierre Pierce (Charleroi, BEL), Mouhamed Sene UKR), Curtis Millage (Khimik, Thomas Terrell FFBB photos : Bellenger/IS/
Marc JUDITH #5 1,93 m. Né le 19/01/87. Poste 2. Français. : 1. Saison en LNB Club 2009-10 : Nanterre
Loïc AKONO #6 1,76 m. Né le 01/06/87. Poste 1. Français. : 6. Saison en LNB Club 2009-10 : Nanterre
# Tony WASHAM 1,98 m. Né le 07/01/82. Poste 3. Américain. 0. Saison en LNB : Club 2009-10 : (ISR) Elitzur Maccabi Netanya
#9 Xavier COROSINE 1,83 m. Né le 12/03/85. Poste 1-2. 8. Saison en LNB : Club 2009-10 :
Le 5 Majeur
#7 Antoine GOMIS 2,05 m. Né le 02/04/89. Poste 4. Français. : 2. Saison en LNB Club 2009-10 :
Nanterre
Nanterre
Mykal RILEY #10 1,98 m. Né le 14/07/85. Poste 3. 1. Saison en LNB : Club 2009-10 :
#8 Guillaume PONS 1,98 m. Né le 13/11/79. Poste 2-3. 10. Saison en LNB : Club 2009-10 :
# Kevin HOUSTON 1,79 m. Né le 21/06/85. Poste 1. Américain. 3. Saison en LNB : Rouen Club 2009-10 :
COLO #10 Nobel BOUNGOU 2,02 m. Né le26/04/88.ais. Poste 2. Franco-congol 3. Saison en LNB : Club 2009-10 : Hyères-Toulon
# Paccelis MORLENDE 1,89 m. Né le 19/04/81. Poste 1-2. Français. 7. Saison en LNB : Club 2009-10 :
des Sports Salle : Palais (1500 places) Donnadieu Président : Jean u : Pascal Donnadie Général Manager Coach : u Pascal Donnadie : Assistant coach Franck Le Goff
Zeb Cope (arrêt), (Boulazac), Malick Badiane (Dijon), Jonathan Tornato Pro A) Evan Fournier (Poitiers,
Ducteil Johann Passave (Limoges), Will Daniels (Bakersfield, NBDL)
# Jonte FLOWERS 1,96 m. Né le 12/04/85. Poste 2. Américain. 1. Saison en LNB : Vichy Club 2009-10 :
Départs :
Nanterre Fontenelles de
Départs :
Entrées :
#13 Vincent MASINGUE 2,04 m. Né le 31/01/76. Poste 5. Français. 16. Saison en LNB : Club 2009-10 : Hyères-Toulon
#9 Laurent LEGNAME 1,85 m. Né le 13/08/77. Poste 1-2. Français. 14. Saison en LNB : Club 2009-10 : Hyères-Toulon
Joffre
E-mail : nadoo.fr esn-jsfn.basket@wa
Coach : Alain Weisz : Assistant coach Miguel Calero
SIGNE LE LIVRE D’OR...
Entrées : (Rouen), Kevin Houston (-), Paccelis Morlende B), Pro Shaun Fein (Fos, Jonte Flowers (Vichy),Maccabi Tony Washam (Elitzur Netanya, ISR), (Dijon), Damir Krupalija Nicosia, CHY) Rick Hughes (Apoel
Ilona BURGROVA 1,96 m. Née le 15/03/84. Poste 5. Tchèque. 1. Saison en LFB : Club en 2009 : Bourges
40
ULON HYÈRES-TO
Shaun FEIN # 1,91 m. Né le 13/07/78. Poste 2-3. Américain. 9. Saison en LNB : Club 2009-10 : Fos (Pro B)
Jennifer DIGBEU 1,90 m. Née le 14/04/87. Poste 3-4. Française. 5. Saison en LFB : Club en 2009 : Bourges
Styliani KALTSIDOU 1,88 m. Née le 12/01/83. Poste 3. Grecque. 1. Saison en LFB : Club en 2009 : Bourges
photos
E-mail : fbeaux@yahoo.fr
Paoline SALAGNAC 1,76 m. Née le 13/03/84. Poste 2. Française. 7. Saison en LFB : Club en 2009 : Bourges
Endéné MIYEM 1,88 m. Née le 15/05/88. Poste 4. Française. 4. Saison en LFB : Club en 2009 : Bourges
roA-OK.Q p08a39_P : D.R.
Toulon 420 des Sports de Adresse : Palais Toulon Aube – 83000 avenue Amiral 15 94 Tel : 04 94 15 15 95 Fax : 04 94 15 : Site Internet www.htv-basket.com
Anaël LARDY 1,70 m. Née le 24/10/84. Poste 1. Française. 5. Saison en LFB : Club en 2009 : Bourges Emmeline NDONGUE 1,90 m. Née le 25/04/83. Poste 5. Française. 10. Saison en LFB : Club en 2009 : Bourges
Catherine JOENS 1,80 m. Née le 12/02/82. Poste 2. Américaine. 1. Saison en LFB : Club en 2009 : Rivas Ecopolis (ESP)
OCTOBRE 2010
V D DIFF. PTS Classement ____________ D DIFF. PTS ________________ Classement _____ 19 ________ ____________ ________________ ________________ _____ 10 ________ ____________ 1 ________________ ________________ ________________ _____ 11 ________ ____________ 2 ________________ ________________ ________________ _____ 12 ________ ____________ 3 ________________ ________________ ________________ ____ _____ 13 ________ 4 ________________ ________________ ________________ ________ ________ ________ ____ _____ 14 5 ________ ________________ ________________ ____ 15 ________________ 6 ________________ _____________ ________________ ________ ________ _____ 16 ________ 7 ________________ ________________ 8 ________________
135
SIGNE LE LIVRE D’OR...
Le 5 Majeur
V
Ronald MURRAY# 1,91 m. Né le 29/07/1979. Poste 1-2. Américain. Saisons NBA : 8. Club 2009-10 : Chicago Bulls.
places) Salle : du Prado (3100 Palais des Sports Président : Pierre Fosset Coach : Pierre Vincent : Assistant Coach Hervé Bouty
E-mail : asket.com secretbb@bourgesb
V D DIFF. PTS Classement ____________ V D DIFF. PTS ________________ Classement _____ 19 ________ ____________ ________________ ________________ _____ 10 ________ ____________ 1 ________________ ________________ ________________ ____ _____ 11 ________ 2 ________________ ________________ ________________ ____ 12 ________________ 3 ________________ _____________ ________________ ________ ________ _____ 13 ________ ____________ 4 ________________ ________________ ________________ _____ 14 ________ ____________ 5 ________________ ________ ________ ________ ________ ____ _____ 15 ________ 6 ________________ ________________ ________________ 16 ________________ _____ 7 ________________ ________________ 8 ________________
Tom Thibodeau
www.chicagobulls.com
t Bourges Baske Adresse : – 18000 Bourges 6 rue du Pré Doulet 13.29 Tél : 02.48.70. 53.37 Fax : 02.48.70. : Site Internet t.com www.bourgesbaske
9 OCTOBRE 2010
.... .............. CHALON - VICHY. ... Q-ORTHEZ . . . . . CHOLET - PAU-LAC .... - POITIERS . . . . . HYÈRES-TOULON . .............. LE MANS - LE HAVRE
Président :
Adresse :
BOURGES
r ndrie Cale 011 SAISON 2010-2
BULLS
Nanterre
Nanterre
#15 Wills DANIELS 2,03 m. Né le 21/04/86. Poste 3-4. Américain. 0. Saison en LNB : Club 2009-10 : Bakersfield (NBDL)
COACH : Alain WEISZ Né le 29/05/53. 11. Saison en LNB : Club 2009-10 : Hyères-Toulon
Nate CARTER #4 1,99 m. Né le 27/11/83. Poste 5. 2. Saison en LNB : Club 2009-10 :
DUCTEIL #13 Johan PASSAVE 2,00 m. Né le 13/07/85. Poste 5. Français. : 7. Saison en LNB Club 2009-10 : Limoges
LLE #12 Alexis DESEPRINGA 1,92 m. Né le 31/01/91. Poste 2. Français. : 2. Saison en LNB Club 2009-10 : Nanterre
Nanterre
Le 5 Majeur
15
FFBB photos : Bellenger/IS/
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Bourg
Nanterre
Les matches d’exhibition de la NBA sont-ils toujours excitants ?
TOUS LESS EFFECTIF
Complet.QXP_LFB
Autres
6%
PRISES DE POSITION
B ● PRO A ● PRO NBA ● NM1 ● LFB ●
P132a161NBA
Rouen
8%
71
Oui
NON
Par Antoine LESSARD
Par Pascal LEGENDRE
e ne vais pas essayer de vous vendre ces matches d’exhibition comme la crème de la crème du basket US. À plusieurs semaines de la reprise, toutes les équipes sont en rodage, essaient d’installer un semblant de collectif. Les amateurs de jeu léché seront forcément déçus. Mais je doute que cela concerne la majorité des aficionados de NBA. Sauf à se déplacer aux États-Unis, ces matches constituent la seule possibilité de voir évoluer, en chair et en os, des joueurs NBA. D’observer, au plus près, la vitesse de jeu unique du basket US. D’apprécier les qualités athlétiques de ces avions de chasse. Je n’avais jamais assisté à un match NBA avant le San AntonioMemphis de 2003 à Bercy. Ce soir-là, j’ai pris une claque. C’est une chose de regarder des matches NBA sur son petit écran, c’en est une autre d’y assister physiquement. Remarque valable pour tous les sports, soit dit en passant. J’entendais l’autre jour David Cozette avouer qu’il ne s’était pas réellement rendu compte de la taille, de la longueur des segments de Kevin Durant avant de l’avoir vu jouer à Istanbul. Ceux qui seront à Paris le 6 octobre pourront réellement mesurer à quel point certains joueurs NBA sont des monstres athlétiques, ce que cela représente réellement de shooter à 7,23 m. Bref, en quoi ce basket est différent de celui pratiqué sur le Vieux Continent. En cela, les matches d’exhibition – je préfère le terme de préparation – sont toujours aussi intéressants aujourd’hui qu’hier. Ce qui me dérange, en revanche, ce sont les prix astronomiques des places pour l’affiche New York – Minnesota. De 40 à 122 euros. Sans parler du billet « prestige » à 526 euros (?!?). On se doute bien que le caractère de cette tournée n’est pas à but totalement philanthropique, qu’il faut rentabiliser le déplacement en Europe des franchises. Faire du business. De là à demander aux fans de s’endetter sur trois générations...
O
ctobre 1994. La NBA présente pour la première fois en France deux équipes NBA sur le même parquet, les Golden State Warriors et les Charlotte Hornets. Soit Larry Johnson, Chris Mullin, Latrell Sprewell, Tim Hardaway, les deux extrêmes Manute Bol (c’est toi le grand…) et Muggsy Bogues (… et moi le petit). Et même Dorothée en guest star. Il ne manque que Chris Webber et Zo Mourning. C’est un tohu-bohu indescriptible. La NBA Hysteria est à son apogée et la salle archipleine pullule de kids énamourés. À cette époque, la simple vue d’un NBAer provoque une émeute. Nike exploite d’ailleurs le filon en faisant venir en Europe des gars comme Charles Barkley, Scottie Pippen et David Robinson qui trottinent sur le parquet entre deux nuits blanches. Les temps ont changé. La NBA n’est plus un phénomène générationnel. Le public qui vient à Bercy est beaucoup plus adulte, BCBG, VIP. Un peu à l’instar des groupes de rock des années 60 et 70 qui rassemblent des foules de tous âges et plus seulement des ados rebelles. Un Miami Heat vs. New Jersey Nets, il y a deux ans, n’a pas mis les tribunes sens dessus dessous. Mercredi prochain, ça va être sympa de découvrir Ronny Turiaf sous le maillot des Knicks, voir en vrai Amaré Stoudamire et Kevin Love, l’un des champions du monde. Pas sûr que l’excitation ne retombe pas dans le 3e quart-temps. C’est un match de pré-saison, donc un tour de chauffe, un peu comme un Hyères-Toulon vs. Le Havre à Palavas-les-Flots à la fin août. Un ersatz car rien ne vaut la compétition, la vraie. Paris – si la ville se dotait enfin d’un SuperDome – mériterait une rencontre de saison régulière comme en sont programmées deux à Londres en mars. Ou alors une bagarre NBA/Europe style Lakers vs. Barça qui va avoir lieu le lendemain à Barcelone. Oui, ça c’est excitant !
03
édito
UNE CANDIDATURE PAS COMME LES AUTRES Par Fabien FRICONNET
job, c’est incontestable. Pourquoi le cacher, tellement cela saute aux yeux ? À BasketNews, on apprécie Jacques, le mec et le consultant. Les plus expérimentés l’ont côtoyé lorsqu’il était joueur, d’autres lorsqu’il était entraîneur, et, désormais, il fait partie de notre corporation. Sa candidature ne nous laisse donc pas indifférent. Nous lui voyons des avantages évidents. Elle est séduisante, quoi.
Placer le curseur Du copinage ? Deux choses. 1- Il convient de voir dans quelle mesure Jacques peut imposer un projet, quel projet, et dans quelle mesure il sera soutenu – « avec qui », comme il le dit lui-même dans le quotidien sportif – pour le réaliser. On ne gouverne pas seul, surtout pas une ligue. Les clubs sont derrière lui, par l’entremise de l’UCPB. C’est un appui majeur. Décisif, on l’imagine. Mais quid de la FFBB et de sa nouvelle direction ? Quid, aussi, du passage au marbre du « système » ? C’est notamment de cela qu’il s’agit : secouer le système lorsque cela est nécessaire, et où cela est nécessaire. Gouverner, c’est trouver un consensus et il est difficile de savoir où placer le curseur, pour rester novateur et courageux tout en ménageant les uns et les autres. 2- Jacques ne sera peut-être pas le seul candidat. C’est à espérer, pour la démocratie. Et, le cas échéant, nous donnerons la parole à tout le monde, cela est bien évident. À ce propos, BasketNews, qui change de peau mais pas d’âme (voir par ailleurs), entend, comme il a essayé de
Hervé Bellenger / IS
E
n début de semaine, L’Équipe annonçait que Jacques Monclar se posait en éventuel candidat à la présidence de la Ligue Nationale de Basket (LNB), poste vacant depuis le décès de René Le Goff, et ouvert à succession, sans doute cet hiver, sinon au printemps 2011. Le consultant vedette de Sport+ a en tous cas (re)mis un pied dans la place, la LNB, en tant que « personnalité qualifiée extérieure. » Voilà qui n’est pas une mauvaise nouvelle. « Qualifié », le fiston de Robert et le papa de Benjamin et Julien l’est. Joueur, il connaît. Plus de vingt ans dans l’élite, champion avec l’ASVEL et Limoges, une Coupe des Coupes avec le CSP, 201 sélections en équipe de France, les Jeux de Los Angeles. Bref, du lourd. Coach, lourd aussi. Antibes, Pau-Orthez, Limoges, Paris, Dijon, la Côte d’Ivoire, deux fois champion de France, une Coupe de France et tout le reste. Dirigeant ? Il fut président du syndicat des joueurs, puis président de celui des entraîneurs. Les arcanes des clubs, notamment ceux où il a évolué, mais pas seulement, n’ont pas vraiment de secret pour lui. L’espace extérieur, il connaît aussi. Jacques Monclar, 53 ans, a de l’entregent hors de nos frontières, mais aussi dans les autres sports et leur environnement. C’est l’une de ses forces. Son nom dépasse d’ailleurs les limites du petit milieu du basket français – l’artiste décalé et savoureux Philippe Katerine l’a récemment encensé dans un entretien vidéo posté sur le site www. lequipe.fr. Son aura, sa gueule (et les coups qui vont avec), sa voix, tout cela est notoire. Son CV est à la hauteur du
marre, bref dire quelque chose, que ces gens-là n’hésitent pas à nous contacter spontanément. Cela ne nous empêchera pas, nous, de faire notre travail de journaliste, de mettre en perspective – car le contrat est là – si nous ne sommes pas d’accord – surtout si nous ne sommes pas d’accord. Les idées, ça finit toujours par avoir du bon. Et au nouveau président de la LNB, quel qu’il soit, on souhaite d’en avoir beaucoup, et de pouvoir les mettre en œuvre. n
Son CV est à la hauteur du job le faire jusque-là, être un espace de dialogue, de débat et d’expression. Ainsi, passons l’appel, si des acteurs du milieu ont envie – et pas uniquement sur la question d’une candidature à un poste – d’exprimer un avis, un projet, développer une idée, en contredire une autre, débattre, jeter un pavé dans la
Jacques Monclar, candidat à la présidence de la LNB.
À NOS LECTEURS
la SEMAINE PROCHAINE BasketNews change de format
La semaine prochaine (le jeudi 7 octobre pour être précis), vous trouverez dans vos kiosques, ou dans votre boîte aux lettres, la nouvelle formule de BasketNews. Pas une révolution, mais une évolution. Un changement de format, de look (un peu), 8 pages en plus (32 au lieu de 24), mais même prix et même jour de parution. Et même équipe. Quelques nouvelles rubriques, quelques aménagements, pour le meilleur nous l’espérons ! Le prochain numéro sera un peu spécial puisqu’il sera largement consacré à la présentation de la Pro A et au retour sur le championnat du monde féminin. Et puis les premiers numéros de nouvelle formule sont des laboratoires et pas des versions figées ; l’évolution se fera au fur et à mesure des semaines. Bref, nous remettons votre journal sur l’atelier alors n’hésitez pas à vous manifester pour donner votre avis ! Bonne lecture.
BasketNews Directeur de la publication : Pierre-Olivier MATIGOT (po.matigot@tomar-presse.com) Directeur de la rédaction : Pascal LEGENDRE (p.legendre@tomar-presse.com) Rédacteur en chef : Fabien FRICONNET (f.friconnet@tomar-presse.com) Rédacteur en chef-adjoint : Thomas BERJOAN (t.berjoan@tomar-presse.com) RÉDACTION DE PARIS
3 rue de l’Atlas, 75019 Paris Téléphone : 01-73-73-06-40 – Fax 01-40-03-96-76
JOURNALISTES
Thomas BERJOAN, Thomas FÉLIX (06-47), Fabien FRICONNET, Florent de LAMBERTERIE (06-46), Pascal LEGENDRE (02-43-39-16-26), Antoine LESSARD, Pierre-Olivier MATIGOT, Laurent SALLARD. RÉDACTION AUX USA
Jérémy BARBIER (Chicago), Pascal GIBERNÉ (New York). CORRESPONDANTS À L’ÉTRANGER
David BIALSKI (USA), Giedrius JANONIS (Lituanie), Kaan KURAL (Turquie), Pablo Malo de MOLINA (Espagne), Streten PANTELIC (Serbie), Bogdan PETROVIC (Serbie); Yannis PSARAKIS (Grèce), Sran SELA (Israël), Stefano VALENTI (Italie). ONT COLLABORÉ À CE NUMERO
Vincent BONNAY, Yann CASSEVILLE.
Secrétaire de rédaction : Cathy PELLERAY (02-43-39-16-21).
IMPRESSION
ROTO PRESSE NUMERIS – 36 Boulevard Schuman – 93190 Livry Gargan Conception charte graphique : Philippe CAUBIT (tylerstudio) Direction artistique : Thierry DESCHAMPS (t.deschamps@tomar-presse.com). RÉGLAGE Maquettiste : Émilie CAILLAUD-HOUËL À JUSTE TITRES (Benjamin Boutonnet) ABONNEMENT : 04-88-15-12-41 (b.boutonnet@ajustetitres.fr) Laurence CUASNET (02-43-39-16-20, COMMISSION PARITAIRE : abonnement@tomarpresse.com) Tomar Presse – Service abonnements 1110 K 80153 RCS : Paris B 432 886 349 B.P. 25244 – 72005 LE MANS CEDEX 1 ISSN : 1271-4534. Dépôt légal : à parution RÉALISATiON GRAPHIQUE
PUBLICITÉ RÉGIE
Hexagone Presse – 12 rue Notre-Dame des Victoires – 75002 Paris Patrick GOHET (01-42-60-36-35), hexagonesport@gmail.com Loïc BOQUIEN (01-73-73-06-40), l.boquien@tomar-presse.com
La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro est la propriété exclusive de BasketNews qui se réserve tous droits de reproduction et de traduction dans le monde entier.
04
spécial PRo B
LA Pro B, C’EST CE WEEK-END
DIJON ET ROUEN CALIBRÉS POUR REMONTER Les deux clubs descendus de Pro A, Dijon et Rouen, se sont donné les moyens – avec respectivement 3 millions et 2,7 millions de budget – de remonter immédiatement, imitant ainsi Paris Levallois en 2009 et Pau en 2010. La hiérarchie est clairement établie en haut de tableau, avec deux autres équipes, Nanterre et Boulazac, à l’affût du moindre faux pas. Par Antoine LESSARD
Hervé Bellenger / IS
Dijon (ici David Melody) et Rouen (Williams Soliman) sont attendus en haut de tableau.
’07, déjà avec Borg. Ces deux hommes ont déjà gagné à ce niveau. Ils sont aussi BEAUCOUP DE les garants d’une forte orientation défenRESSOURCES sive. On a bien dit orientation. Car rien ne Trois millions d’euros. La JDA n’a pas permet d’affirmer à ce jour que ce groupe, monté un budget de cette ampleur pour végéter à ce niveau. Dijon, 20 saisons de à forte consonance Pro A (Leloup, Dia, Monclar, Mendy), sera capable de suivre Pro A entre 1990 et 2010 – la dernière le rythme, de respecter les consignes fut un calvaire – veut très clairement retrouver au plus vite son standing. Pour collectives qui font un bloc défensif. rebondir, le club a recruté ce qui se faisait À voir notamment si la paire US, Craven-Bing, reconstituée deux ans après de mieux sur le marché des coaches. Jean-Louis Borg, familier des spécificités Clermont, accepte de se mettre minable dans ce secteur. En fin de préparation, de la Pro B, avec deux montées à son tout ce petit monde n’était pas encore actif (HTV ’01 et Vichy ’07). L’entraîneur de la JAV a apporté dans ses bagages un à l’unisson (84 points encaissés contre l’Élan Chalon, 76 le week-end dernier à homme de confiance, David Melody, lui aussi rompu aux joutes de l’antichambre : Bourg). De l’autre côté du terrain, la JDA MVP du championnat en 2004, il a décro- est suffisamment armée pour voir venir. ché la montée avec Clermont ’04 et Vichy Quoique Jean-Louis Borg était insatisfait
ces derniers temps de l’apport de son banc. Jérémy Leloup bénéficie du statut d’un ailier US. Cette option permet de conserver un joker « non JFL » sous le coude. C’est clairement un avantage de la JDA, par rapport à la concurrence, d’avoir la possibilité de se renforcer en cours de route pour corriger un point défaillant.
L’ALTERNATIVE : ROUEN
CHALLENGER OFFICIEL
Le SPO a l’avantage, par rapport à Dijon, d’avoir conservé une bonne ossature. Michel Veyronnet, 15 ans de boutique, peut toujours compter sur Pierrick Poupet, Cheick Soumaoro et trois fidèles des Cotonniers, Cheikhou Thioune (4e saison), Williams Soliman (5e saison en 3
passages) et Darnell Williams (7e). Trois éléments ayant déjà dominé à ce niveau – combien se souviennent que Soliman y tournait à 17,2 d’évaluation en 2004-05 ? – et connu une montée sous ce même maillot. De belles assurances. Nanti d’une enveloppe financière inédite (2,7 millions d’euros de budget, soit 1 million de plus que lors de la dernière montée en 2008), Veyronnet a sécurisé ses trois postes « non JFL » en allant pêcher trois gros poissons du championnat. Jason Siggers, Devonne Giles et Ronnie Taylor étaient, dans cet ordre, les 2e, 3e et 4e meilleurs joueurs à l’évaluation du dernier opus. Du lourd. Ce « 7 majeur », accompagné de jeunes talents à polir (Soumaoro, Diakite, Samake), permet très clairement à Rouen d’ambitionner un re-
Jean-François Mollière
LE FAVORI : DIJON
05
Hervé Bellenger / IS
spécial PRo B
Pascal Allée / Hot Sports
Pascal Allée / Hot Sports
JEAN-LOUIS-BORG (DIJON)
Boulazac (Thomas Dubiez) et Nanterre (Loïc Akono) : deux parfaits outsiders.
plus difficile finalement pourrait être de répartir les temps de jeu et de satisfaire les egos.
« REMONTER DÈS LA PROCHAINE SAISON »
Cela fait beaucoup trop d’interrogations pour un candidat à la première place. Évreux, 8e l’an passé est capable de rééditer un tel parcours. Son axe 1-5 (Da Silva, Dahak, Toffin, Correa) a été AIX-MAURIENNE, BOURG, Grand habitué de la Pro B, l’entraîneur du favori préservé. Remy Valin a perdu des éléÉVREUX, LE PORTEL dijonnais ne fait pas mystère de ses ambitions. ments importants, Houmounou, Gomes DE SÉRIEUX Notre objectif c’est de remonter rapidement dès la prochaine saison. La et, surtout, James Mathis, intérieur à NANTERRE, BOULAZAC CANDIDATS AUX JDA n’a pas envie de passer plusieurs années à l’échelon inférieur mais, tout faire depuis trois ans. En contreMIEUX QUE DES PLAYOFFS pour l’avoir vécu, je sais que c’est compliqué car il y a beaucoup d’équipes POILS A GRATTER Aix-Maurienne, demi-finaliste surprise partie, les trois nouveaux US, rookies en qui affichent le même objectif que nous. J’ai déjà vécu deux montées (Hyèresdes playoffs 2010, a perdu le MVP fran- Pro B, possèdent de solides arguments Aucune équipe a si peu retouché son Toulon en 2000 et Vichy en 2007), je sais à quoi m’attendre mais le club n’a pas çais du championnat, Moussa Badiane, offensifs. L’arrière Daviin Davis valait roster que Nanterre. Il n’y avait aucune ces habitudes-là, le contexte particulier de la Pro B. Il faut que tout le monde soit 17,8 points en Lettonie. À l’aile, Calvin raison de détruire un groupe ayant vécu et doit recomposer sa raquette et 60% conscient de l’enjeu, à tous les échelons. Les joueurs, le staff mais aussi tout Watson a terminé meilleur scoreur de son effectif. Cela fait beaucoup en parfaite osmose, terminant 6e de l’entourage du club qui doit amener de la sérénité. Il faut savoir faire preuve de (19,0 pts) chez le champion de Hongrie. pour un club à petit budget qui avait la saison régulière puis demi-finaliste maîtrise quelle que soit la situation. La preuve, l’an dernier Pau avait perdu deux L’Américain a passé 31 points à la trouvé une belle cohérence l’an passé. des playoffs. Sept joueurs sont restés de ses quatre premiers matches, dont un à domicile contre le promu Fos. C’est défense de Rouen en préparation. Enfin, Heureusement, des cadres (Darnauzan, dont le duo d’arrières français Akonodans ces moments-là qu’il faut rester serein, même si l’objectif est haut et ne donne pas le droit à l’erreur. C’est là-dessus qu’on travaille, chaque club a ses Joldersma, Sonko) sont restés en place, Drake Reed, petit intérieur vaillant (21,5 Corosine, re-signé pour deux ans, ainsi particularités et celles de Dijon ont été mises au-devant de la scène l’an dernier. rejoints par un JFL calibré Pro A (Joakim pts et 7,5 rbds en NCAA), a le bon profil que la paire US Riley-Carter. Pascal Mais l’essentiel est de faire changer les mentalités et tout le monde a bien pris Donnadieu a perdu sa jeune pépite, Evan Ekanga, MVP français de Pro B en 2007). pour faire de gros chantiers en Pro B. conscience qu’on ne pouvait plus travailler de la même manière. Comme l’an passé, la petit salle DamGuillaume Quintard a bien ferré un bon Fournier. Il a récupéré son capitaine, rémont du Portel va rester un territoire Guillaume Pons, remis d’une rupture des gros pivot (Dillion Sneed) et obtenu « Des structures de Pro A » hostile. L’ESSM est allé piocher des les prêts de bons espoirs (Hoyaux de croisés. Dessous, deux bonnes pioches Même si on sait que ce ne sera pas facile, on a une équipe construite pour l’objectif de la montée avec des joueurs qui ont évolué en Pro B et qui y ont valeurs sûres. Terry Williams pour Ronavec Will Daniels (13,4 pts en Grèce en Chalon, Andre de Cholet). Mais point, été très performants (Bing, Melody, Craven, Dia) et des jeunes qui sont dans nie Taylor : un ex-meneur boulazacois a priori, de joueurs réellement domi2009) et Johan Passave, à la relance l’attente de la confirmation (Mendy, Monclar...), des prospects pour l’avenir. On en chasse un autre. Une pioche bien après deux annnées à Limoges. La JSF a nants comme pouvaient l’être Badiane s’est quand même accordé une petite porte de sortie en ne prenant que deux pensée même si Williams n’a pas brillé dessous et Chris Dunn à l’arrière. La démontré lors des derniers matches de US, ce qui permet éventuellement, en cas de difficulté, de pouvoir piocher un dans le Périgord. À l’aile, l’ex-Carolopréparation (-2 contre Orléans, -4 contre solution sera collective pour le club étranger de plus. Mais l’idée c’est que les jeunes franchissent rapidement un macérien Chris Davis, meilleur scoreur Poitiers) que les automatismes collectifs doyen de Pro B. Ou ne sera pas. palier. Je me refuse de raisonner sur du court terme, on leur accorde cette du championnat. Sans croquer s’il vous La JL Bourg, 5e en 2010, vise mieux que étaient déjà présents. En avance sur chance et si ça marche, ce sera bien pour les années suivantes. Car la JDA a tous ses concurrents ? cela, mais s’est-elle donné les moyens de plaît (18,2 pts à 49,4%). Et puis encore des structures de Pro A, il ne lui manque plus qu’à rebondir. » À l’inverse, Boulazac aura besoin de ses ambitions ? Fabrice Courcier ne pourra Ismaïla Sy et Mehdi Labeyrie pour Propos recueillis par F.d.L. blinder les postes 2 et 4. L’équipe est temps pour tirer la quintessence de son pas capitaliser sur le dernier exercice ➜➜➜ roster, potentiellement parmi les 2 ou 3 puisque trois joueurs seulement sont meilleurs de Pro B. On sait bien, surtout restés en place. Le club a laissé filer des dans le Périgord, qu’une simple addition éléments de valeur (Bronchard, Chathuant, de noms n’a jamais suffi à former une Dubiez, McClark voire Mullins) et accueilli Saison Club Bilan Coach Top scoreur étranger Top scoreur français équipe compétitive. Sylvain Lautié devra des nouveaux, Cédric Ferchaud mis à part, 2000-01 Limoges 23-7 Didier Dobbels Malik Dixon (24,8) Ahmadou Keita (13,0) trouver l’alchimie qui a fait défaut ces moins référencés. Le club burgien a galéré 2001-02 Vichy 24-6 Jean-Michel Sénégal Rahshon Turner (23,1) Babacar Cissé (8,4) dernières saisons, le BBD n’étant jamais pour trouver un remplaçant à Mullins et 2002-03 Reims 23-7 Francis Charneux T.J. Lux (21,7) Olivier Bardet (14,4) parvenu à se qualifier pour les playoffs. fini par jeter son dévolu, à une semaine 2003-04 Clermont 26-4 Jean-Aimé Toupane Izett Buchanan (12,5) David Melody (16,3) Lautié a renouvelé 90% du groupe – tous de la reprise, sur Parfait Bitee, meneur 2004-05 Brest 27-5 Yves-Marie Verove Eric Schmieder (19,5) Stephen Brun (16,9) les joueurs sauf Yannick Gaillou – il a camerounais qui tournait à 8,4 points 2005-06 Besançon 24-10 Germain Castano Cedrick Banks (20,6) Mehdi Labeyrie (11,5) choisi ses hommes. À commencer par et 2,5 passes en championnat belge, 2006-07 Vichy (*) 29-5 Jean-Louis Borg Jimmal Ball (14,9) William Gradit (12,8) des « JFL » référencés (Dubiez, Gradit, avec Louvain. Le pivot US, David Monds Adjiwanou). Mis la main sur l’axe 1-4 (5,9 pts et 4,5 rbds en ESAKE), peut-il se 2007-08 Rouen 23-11 Michel Veyronnet Ronald Dorsey (16,3) Cheikhou Thioune (14,0) US qui avait œuvré avec bonheur à transformer en vraie menace intérieure ? 2008-09 Paris Levallois 28-6 Jean-Marc Dupraz Rodney Elliott (13,0) Jimmal Ball (11,8) Saint-Vallier (McIntosh et McKenzie). Et L’hypertalentueux Daniel Coleman est-il 2009-10 Pau-Lacq-Orthez 28-6 Didier Dobbels Teddy Gipson (16,3) Antoine Mendy (13,0) consolidé l’ensemble avec des joueurs prêt à devenir le go-to-guy de l’équipe, ce (*) Premier de la saison régulière, Vichy n’avait gagné sa montée qu’après sa victoire contre Quimper en finale de playoffs, la de devoir (Kerckhof, Diarra, Badiane). Le qu’il a trop rarement montré jusque-là ? Pro B n’offrant qu’une seule place pour l’élite cette année-là en raison du passage de 18 à 16 clubs en Pro A. tour immédiat en Pro A. « On a clairement construit un groupe pour être dans le haut du tableau », dit Veyronnet. « On peut ambitionner très largement d’être dans les cinq meilleures équipes de Pro B. » Très largement, oui.
«
LES DIX DERNIÈRES MONTÉES « DIRECTES »
06
Jérémy Leloup (Dijon)
Un vrai joueur de Pro A avec Vichy qui est parti à Dijon pour suivre son coach et poursuivre sa marche en avant.
David Monds (Bourg)
Habitué des ligues mineures US et testé par les Lakers l’année dernière, cet intérieur massif remplace au pied levé Terrence Dials, qui vient de planter Bourg.
Hervé Jalce (Châlons-Reims) Artisan de la montée du CCRB l’an dernier, cet habitué des divisions amateurs va découvrir la LNB à presque 30 ans.
Frens Johwé Casseus (Antibes)
Un prospect de grande taille (2,11 m) qui va chercher à Antibes le temps de jeu qui lui faisait défaut à Orléans.
Dreke Bouldin (Clermont)
Passé par presque toutes les divisions espagnoles, un joueur polyvalent qui émargeait à près de 13 points l’année dernière en LEB Oro.
Karon Bradley (Lille)
Présent au Final Four NCAA 2003 avec Marquette, athlétique et gros joueur du championnat suisse, c’est lui qui assurera la mène à Lille.
Ferdinand Prénom (Dijon)
Champion d’Europe U20 cet été, ce jeune intérieur massif qui dominait l’an dernier en championnat espoir (18,5 pts et 8,7 rbds), pourrait bien exploser cette année.
Kyle Shiloh (Saint-Valier)
Star du championnat finlandais, ce meneur rapide va trouver un gros temps de jeu au sein une équipe de Saint-Vallier qui compte beaucoup sur lui.
Landon Milbourne (Boulogne)
L’un de ces joueurs tout juste issus de la NCAA et qui débutent une carrière pro. Top scoreur des matches amicaux (24,3 pts) à une semaine de la reprise.
Calvin Watson (Évreux)
Champion de Hongrie l’année dernière avec Zalakeramia et 5e scoreur de la ligue, le nouvel ailier d’Évreux devrait être l’une des attractions de la division. n
talentueuse, a du banc. Mais possèdet-elle un pivot d’impact comme l’était Nigel Wyatte, reparti au Paris Levallois ? On attendra de voir à l’œuvre Marcus Campbell et son surphysique à l’échelle de la Pro B (2,14 m et 120 kilos !).
FOS/MER ET ANTIBES
DES SURPRISES AU SUD ?
10e l’an passé pour sa saison de promu, Fos s’est habilement renforcé tout en conservant une large ossature. Mohamed Hachad est un choix subtil. L’arrière marocain a déjà fait ses preuves (12,3 pts et 4,2 rbds avec Saint-Étienne en 2008) avant de goûter pendant deux ans à la Pro A. Zainoul Bah apporte du peps au poste de meneur en relais de Babou Cissé. Enfin, Karim Atamna, officieux MVP de NM1, offre beaucoup de solutions à l’aile. Rémi Giuitta croit beaucoup en la progression de son ailier US Lee Cummard (11,7 pts), arrivé en cours de saison dernière. Bien acclimaté, avec un peu plus de munitions, ce fort shooteur peut exploser. Et permettre à son équipe de jouer les playoffs. Le turnover opéré à Antibes, 80% de l’effectif, et le nouveau « projet jeunes » impulsé, peuvent faire des étincelles. Dans un sens comme dans l’autre. Les options choisies par Savo Vucevic sont pour le moins singulières. Bojovic ? Un ancien meilleur marqueur du championnat serbe, mais qui tournait à moins de 8 points en Ukraine l’an passé. Massot ? Role-player à Charleroi depuis trois ans. Sur le banc ? Des jeunes, rien que des jeunes. Certains à gros potentiel (Sambe, Ho You Fat, Ramseier). Il n’y a guère que Justin Ingram, un meneur de top niveau Pro B, et Lesly Bengaber pour apporter des garanties sur la ligne de départ. Ce cocktail peut conduire Antibes en playoffs comme aux portes de la rélégation.
quette à deux US. Parmi eux, Milbourne sorti de Maryland (12,7 pts et 4,9 rbds) s’est très nettement imposé comme le leader offensif de l’équipe. Germain Castano peut envisager sereinement sa saison de promu. La force du Champagne ChâlonsReims Basket, produit de la fusion des deux clubs pros marnais ? Son coach, Nikola Antic (ex-Charleville), gage de sérieux, de collectif et de défense. Les valeurs affichées par le CCRB lors de la préparation. Doté d’une enveloppe très confortable pour un promu, Antic a choisi de construire un groupe de dix pros, se privant de très fortes individualités. Cela constituera d’ailleurs la limite de cette équipe. Mullins, Chathuant voire Diakite sont de bonnes valeurs. Mais les deux Américains, Wilson et Daniels, ont-ils assez de talent pour porter l’équipe dans les moments difficiles ? Par ailleurs, il faudra gérer tout un nouvel environnement extra-sportif, apprendre à vivre sur deux sites. Une première saison pour voir. Lille veut se donner le temps avant de viser la montée en Pro A. C’est pourquoi BOULOGNE, CHÂLONS-REIMS, son entraîneur Philippe Namyst, jugé trop ambitieux par rapport aux moyens LILLE ET SAINT-VALLIER du club, n’a pas été reconduit. Et avec DANS LE lui, une partie du groupe qui avait VENTRE MOU décroché la montée puis la 3e place du Le SOM Boulogne, vainqueur des playoffs de N1, a fait ses emplettes en Pro A championnat. Un socle de quatre an(Stanley, Kante et Zaki) et confié sa raciens (Malet, Taccoen, Defoe et Gouez)
blanche, Yannick Zachee arrive de Suisse, Yunss Akinocho du Maroc… L’ensemble, très athlétique, manque d’expérience à ce niveau. Cependant, l’Étoile a peut-être gagné son maintien en allant chercher Jo McClark (exBourg). L’homme saura veiller sur la raquette ardennaise. Le Stade Clermontois traîne comme un boulet la lourde dette qui handicape son recrutement. Régis Racine s’est équipé tant bien que mal à l’intérieur. L’ailierfort US Bouldin évoluait l’an passé en est bien resté en place mais les leaders LEB après avoir été élu MVP de la LEB Bronze, équivalent de la N2 en France. ont mis les voiles. Le nouveau coach, Fabien Romeyer, arrivé de Saint-Étienne, À ses côtés, Abdoulaye N’Diaye sort ainsi que deux joueurs (Gillet et Harris), d’une bonne saison au Portel mais n’est pas un vrai point de fixation en attaque. n’a pas été rassuré par la préparation La mène est incertaine. Le titulaire, et a changé d’ailier américain. Pas sûr que l’arrivée de Sean Barnette change le O’Darien Bassett, sort du championnat paysage. Faute d’avoir pu avancer, Lille roumain. Les ailes sont encore plus inquiétantes avec une pénurie de shoots’apprête à reculer dans la hiérarchie. eurs. Saison compliquée. Depuis quatre ans, Saint-Vallier « Inventons demain ». C’est le nouveau compose avec des bouts de ficelle. Un projet sorti de terre à Nantes. Encore un budget de N1. Cette année encore, le pour ce club qui n’arrive pas à décoller club a été pillé de ses meilleurs éléments et a dû reconstruire pratiquement depuis quinze ans. Premier objectif du de fond en comble, autour du seul David projet ? Le maintien. Il semble clairement dans les cordes du groupe à Denave. Et pourtant, on y croit. Parce que Laurent Pluvy a encore pioché deux disposition d’Antoine Michon lorsqu’on bons joueurs français de N1, Kevin Bich- regarde les cinq « JFL » (Gayon, Charles, ard (16,2 pts) et Mathieu Tensorer. Qu’il Bardet, Dondon, Cel). Déjà moins après s’être attardé sur le profil de ses trois a aussi mis la main, miraculeusement, Américains, de 22 et 23 ans. Risqué. sur de solides pivots, Charles-Henri À Quimper, Olivier Cousin récupère Bronchard et Brice Vounang et un Américain tournant à 13,3 points en A2 Vincent Mouillard. Il était le meneur de l’UJAP lorsque l’équipe avait atteint la italienne. Proprement inespéré. finale du championnat en 2007. Depuis, CHARLEVILLE, CLERMONT, le club finistérien s’est écroulé dans la hiérarchie et a failli, par deux fois, être NANTES ET QUIMPER relégué en N1. Le nouvel ensemble EN GALÈRE manque d’individualités reconnues Cas unique dans la division, l’Étoile de pour amorcer une réelle remontée. Le Charleville a reconstruit son roster en Canadien Volcy (17,4 pts et 8,8 rbds en intégralité, coach compris. Rodrigue Suisse) et l’athlétique rookie US JefferM’Baye, ex-Reims et Châlons, a tenté son (9,2 pts et 6,2 rbds à Idaho) devront beaucoup de paris, finances obligent, pour constituer un groupe de 11 pros (!). se multiplier dessous pour assurer la survie du club en Pro B. n Kris Morlende reste sur une saison
3 QUESTIONS À… TONY STANLEY (BOULOGNE-SUR-MER)
« ÇA VA PLUS VITE EN Pro B » Après huit saisons de Pro A, Tony Stanley va découvrir la Pro B avec Boulogne. À quelques jours du début de saison, l’ex-shooteur de Gravelines nous livre ses impressions.
D
’après toi, quelles sont les différences entre Pro A et Pro B ?
Je trouve que ça joue plus vite en Pro B. Il n’y a pas beaucoup de grands pivots mais beaucoup de joueurs qui peuvent jouer 3/4 ou 4/5. C’est plus petit donc ça court plus, et je trouve aussi que les défenses ne sont pas les mêmes, c’est moins serré. Pour les attaquants, la Pro B c’est mieux, on peut marquer plus facilement. Ensuite, niveau salaire, là-aussi ça change beaucoup ! (Rires)
Pourquoi as-tu choisi de découvrir ce championnat chez un promu ? Parce que Boulogne est un club très ambitieux qui veut absolument monter en Pro A. J’avais besoin de cette envie collective, j’ai préféré un club de Pro B
avec beaucoup d’ambition plutôt qu’un club de Pro A qui cherche simplement à se maintenir.
En tant qu’ancien de Pro A, on attend beaucoup de toi à Boulogne ? Oui, c’est clair, la preuve c’est qu’à 33 ans, j’ai signé pour deux ans. L’année dernière, on avait une grosse équipe à Gravelines et je n’ai pas joué tant que ça, je ne pouvais pas totalement m’exprimer. Avec Boulogne, je dois marquer des points, apporter de la défense et même passer à la mène si besoin et annoncer les systèmes. Mais je reste un shooteur et d’ailleurs, la nouvelle ligne à trois-points je l’accueille avec grand plaisir. n Propos recueillis par F.d.L.
Pascal Allée / Hot Sports
Hervé Bellenger / IS
Comme Tony Stanley, ces dix hommes vont faire leurs débuts dans la division. On aura un œil sur eux.
La saison s’annonce compliquée pour Clermont (ici, Abdoulaye N’Diaye).
➜➜➜
Hervé Bellenger / IS
ILS VONT DÉCOUVRIR LA Pro B
spécial PRo B
07
spécial PRo B
LES ROSTERS AIX-MAURIENNE Joueur Chris Matthews* Simon Darnauzan Jonathan Hoyaux Joachim Ekanga-Ehawa Eric Joldersma Thomas Yvrande Moses Sonko* Erwan André Moustapha Diop Dillion Sneed* Coach : Guillaume Quintard
Taille 1,95 1,78 1,92 1,88 1,98 1,95 1,96 2,02 2,01 2,03
Âge 25 30 22 33 33 26 27 21 21 26
Poste Nationalité 1 USA 1 FRA 1-2 FRA 2 FRA-CMR 2-3 FRA-USA 3 FRA 4 SLE 4 FRA 4 FRA-SEN 5 USA
ANTIBES Joueur Justin Ingram* Yann Siegwarth Lamine Sambé Lesly Bengaber Milos Bojovic* Maxime Courby Steeve Ho You Fat Sacha Massot David Ramseyer Frens Johwe Casseus Coach : Savo Vucevic
Taille 1,75 1,84 1,88 1,95 1,95 2,00 2,01 2,04 2,00 2,11
Âge 25 17 20 30 28 19 22 25 23 21
Poste Nationalité 1 USA 1 FRA 1-2 FRA 2 FRA 2-3 SRB 3-4 FRA 4 FRA 4-5 BEL 4-5 FRA-SUI 5 FRA
BOULAZAC Joueur Corey McIntosh* Arnaud Kerckhof Thomas Dubiez Nicolas Arteil William Gradit Yannick Gaillou Amadi McKenzie* Frédéric Adjiwanou Malick Badiane* Dramane Diarra Coach : Sylvain Lautié
Taille 1,83 1,93 1,95 1,88 1,97 1,94 2,01 2,04 2,11 2,03
Âge 25 26 30 19 28 30 24 30 26 29
Poste Nationalité 1 USA 1 FRA 2 FRA 2 FRA 3 FRA 3 FRA 4 USA 4-5 FRA 5 SEN 5 FRA
Taille 1,86 1,87 1,92 1,99 1,98 1,98 2,01 1,98 2,01 2,15
Âge 33 24 33 23 26 26 23 19 24 22
Poste Nationalité 1 LTU 1-2 FRA 2 FRA-USA 3 FRA 3 FRA 3 FRA 4 USA 4 FRA 4-5 USA 5 FRA-NGR
Taille 1,88 1,88 1,90 1,95 1,97 2,06 2,04 2,05 2,05 2,03
Âge 25 25 26 30 20 25 25 21 27 23
Poste Nationalité 1 CMR 1 FRA 1-2 FRA 2 FRA 3 FRA 3-4 USA 4 FRA 4 FRA 5 USA 5 FRA
Poste Nationalité 1 USA-IRL 1 FRA 2 USA 2-3 FRA-SRB 2-3 FRA 3 FRA 3-4 USA 4 FRA-MLI 5 FRA 5 FRA
Joueur O’Darrien Bassett* Mathieu Guichard Mahamadou Dramé Souarata Cissé Xavier Delarue Raphaël Wilson Dreke Bouldin* Papa Beye Karim Ouattara Abdoulaye N’Diaye* Coach : Régis Racine
Taille 1,88 1,88 1,85 1,96 1,96 1,95 2,02 2,03 1,98 2,10
Âge 24 22 23 24 33 21 30 20 31 26
Poste Nationalité 1 USA 2 FRA 2 FRA-MLI 2-3 FRA-MLI 2-3 FRA 3 FRA 3-4 USA 3-4 FRA-SEN 4 FRA 5 SEN
Joueur Philippe Da Silva Karim Dahak Ludovic Chelle Calvin Watson* Daviin Davis* Aziz Dia Benoît Toffin Grégory Filet Drake Reed* Mory Correa Coach : Rémy Valin
Taille 1,83 1,81 1,91 1,93 1,98 1,94 2,03 2,02 2,01 2,01
Joueur Babacar Cissé Zaïnoul Bah Mohamed Hachad* Lee Cummard* Karim Atamna Philippe Haquet Sherman Gay* Mamadou Dia Christophe Humbert Louis Labeyrie Coach : Rémi Giuitta
Âge 31 23 24 26 23 24 26 23 21 33
Poste Nationalité 1 FRA 1-2 FRA 2 FRA 2-3 USA 3 FRA-MAR 3 FRA-CAF 4 USA 4 FRA 4 FRA-CIV 5 USA
Joueur Edouard Choquet Terry Williams* Ismaïla Sy Chris Davis* Martin Le Pellec Christophe Copin Mehdi Labeyrie Guillaume Leburgue Marcus Campbell* Jean-Philippe Ludon Coach : Cédric Binauld
Taille 1,82 1,92 1,92 1,92 1,94 1,98 1,98 2,03 2,01 2,19
Âge 27 26 24 27 24 25 32 24 25 26
Poste Nationalité 1 USA 1 FRA 2-3 FRA 2-3 FRA 3 USA 3 FRA 4 FRA 4-5 FRA 5 USA 5 FRA
Joueur Loïc Akono Xavier Corosine Alexis Desespringalle Marc Judith Mykal Riley* Guillaume Pons Will Daniels* Antoine Gomis Nate Carter* Johan Passave-Ducteil Coach : Pascal Donnadieu
Taille 1,76 1,83 1,92 1,93 1,98 1,98 2,03 2,05 1,99 2,00
Âge 23 25 19 23 25 30 24 21 26 25
Poste Nationalité 1 FRA 1-2 FRA 2 FRA 2-3 FRA 3 USA 3 FRA 4 USA 4 FRA 5 USA 5 FRA
Taille 1,85 1,88 1,90 1,93 1,93 1,93 2,02 2,04 2,03 2,01
Âge 24 31 28 18 23 27 30 33 23 23
Poste Nationalité 1 USA 1 FRA 2 FRA 2 FRA 2-3 USA 3 FRA 3-4 FRA 4 FRA 4 FRA 4-5 USA
Taille 1,87 1,79 1,89 1,93 1,94 1,98 2,02 1,96 2,06 2,06
Âge 27 22 24 20 31 22 28 23 24 22
Poste Nationalité 1 FRA 1 FRA 2 LTU 2 FRA 3 FRA 3 FRA 4 CAN 4 FRA 5 USA 5 FRA
Taille 1,84 1,80 1,91 1,92 1,93 1,97 2,05 2,00 2,01 2,03 2,11
Âge 29 20 26 25 26 24 20 32 30 27 20
Poste Nationalité 1 USA 1 FRA 1-2 FRA 2 USA 3 FRA-SEN 3 FRA 3 FRA-MLI 4 FRA-USA 4-5 FRA 5 USA 5 FRA-MLI
Taille 1,88 1,72 1,92 1,95 1,94 1,96 2,00 1,98 2,01 2,02
Âge 25 19 24 24 27 21 28 21 27 27
Poste Nationalité 1 USA 1 FRA 2 FRA 2 FRA 3 FRA 3 FRA 4 USA 4 FRA 4-5 FRA 5 CMR
NANTES
DIJON Joueur Errick Craven* Anthony Christophe David Melody Benjamin Monclar Lens Aboudou Jérémy Leloup Elson Mendy Samba Dia Erroyl Bing* Jonathan Tornato Ferdinand Prenom Coach : Jean-Louis Borg
Joueur Karon Bradley* Romain Malet Benoît Gillet Rochel Chery Sean Barnette* Mamadou Sy Akim Defoe Nicolas Taccoen Andre Harris* Olivier Gouez Coach : Fabien Romeyer
NANTERRE
CLERMONT-FERRAND
Taille 1,84 1,89 1,84 1,90 1,90 2,02 1,99 2,01 1,98 2,10 2,05
Âge 27 27 33 22 20 23 24 26 28 21 19
Poste Nationalité 1 USA-CIV 1 FRA 2 FRA 2 FRA 2-3 FRA 3 FRA 3-4 FRA-SEN 4 FRA 5 USA 5 FRA 5 FRA
Taille 1,92 1,80 1,83 1,96 1,98 2,00 2,05 1,97 1,96 2,05
Âge 30 22 27 25 24 20 33 18 23 31
Poste Nationalité 1 FRA-POR 1 FRA 1-2 FRA 2 USA 3 USA 3-4 FRA 4 FRA 4 FRA 4-5 USA 5 FRA
Taille 1,88 1,85 1,93 1,99 1,94 1,98 2,01 2,02 2,02 2,09
Âge 34 26 27 25 29 23 28 32 31 18
Poste 1 1 1-2 2-3 3 3 4 4 5 5
Nationalité FRA-SEN FRA MAR-CAN USA FRA-ALG FRA JAM-USA FRA-SEN FRA FRA
Joueur Anthony Farmer* Fayçal Sarhaoui Nicolas Gayon Brice Pierard David Gonzalez* Armand Charles Olivier Bardet Stéphane Dondon Aaron Cel Korvotney Barber* Coach : Antoine Michon
QUIMPER Joueur Vincent Mouillard Aurélien Rigaux Marius Runkauskas* Florian Thibedore Aurélien Toto N’Koté Jean Bernage Jean-Richard Volcy* Grégory Lessort Marvin Jefferson* William Molas Coach : Olivier Cousin
ROUEN Joueur Ronnie Taylor* Elliott Saint-Gilles Pierrick Poupet Jason Siggers* Cheikhou Thioune Mahmoud Diakité Cheick Soumaoro Darnell Williams William Soliman Devonne Giles* Negueba Samaké Coach : Michel Veyronnet
SAINT-VALLIER
LE PORTEL
CHARLEVILLE-Mézières Joueur Kris Morlende Damien Jean-Joseph Kaba Daye Jara Doyne* Yunss Akinocho Yannick Zachee Corey Rouse* Garry Florimont Namory Boundy Jonathan McClark* Coach : Rodrigue M’Baye
Âge 23 22 26 29 22 27 28 29 24 29
FOS-sur-Mer
BOURG-en-bresse Joueur Parfait Bitee* Jesse Delhomme Angelo Tsagarakis Cédric Ferchaud Jérôme Sanchez Daniel Coleman* Kevin Corre Octavio Da Silveira David Monds* Ibrahima Koma Coach : Fabrice Courcier
LILLE Taille 1,85 1,90 1,94 1,97 1,90 1,93 2,00 2,07 2,03 2,01
éVREUX
BOULOGNE-sur-mer Joueur Klemensas Patiejunas* Etienne Plateau Tony Stanley Lamine Kanté Moustapha N’Diaye Romain Ba Landon Milbourne* Kevin Mondésir Darryl Monroe* Amadou Aboubakar Zaki Coach : Germain Castano
CHÂLONS-REIMS Joueur Bryan Mullins* Benoît Mangin Donald Wilson* Gorjan Radonjic Kevin Joss-Rauze Garry Chathuant Chris Daniels* Nouha Diakité Julien Bestron Hervé Jalce Coach : Nikola Antic
Taille 1,76 1,92 1,92 1,96 1,98 1,96 2,02 2,05 2,14 2,00
Âge 22 27 31 30 23 20 32 30 28 27
Poste Nationalité 1 FRA 1-2 USA 1-2 FRA 3 USA 3 FRA 3 FRA 4 FRA 4 FRA 5 USA 5 FRA
Joueur Kyle Shiloh* Pierre Landy David Denave Kevin Bichard Mathieu Tensorer Florent Tortosa Anthony Dill* Yann Zonnet Charles-Henri Bronchard Brice Vounang* Coach : Laurent Pluvy (*) : joueurs non JFL
08
échos FRANCE
Par Fabien FRICONNET, Florent de LAMBERTERIE et Yann CASSEVILLE
ASVEL, GRANDE SALLE
BOGDANOVIC À ROANNE, FORD À PAU
PARKER ATTIRE DU MONDE
HÉCATOMBE EN BÉARN
l « On aurait pu trouver un pigiste pour ces deux matchs. C’est une faute de notre part », pestait Jean-Denys Choulet dans les colonnes du Progrès. Car Roanne a été sorti de l’Euroleague sans Dylan Page, arrêté pour six semaines (fracture au pied). La Chorale a depuis trouvé un pigiste médical de qualité, l’ancien du Mans Luka Bogdanovic (2,03,m, 25 ans). Le Serbe reste sur deux saisons convaincantes à Badalone (10,0 pts et 3,1 rbds en Euroleague puis 10,3 pts et 4,3 rbds en Eurocup). Avec toujours un taux de réussite intéressant à trois-points. Pas de quoi faire oublier Page, mais une bonne solution de repli. À Pau, la situation est nettement plus critique puisque les quatre intérieurs sont out ! « Marko Maravic (lumbago) va passer un scanner en début de semaine, Travon Bryant (aponévrose de la cuisse) va passer une IRM dans les jours à venir, Georgi Joseph (déchirure du psoas) attend aussi une IRM, seul Mike Bauer (fracture du pouce) a repris l’entraînement, mais sans opposition », résume le directeur exécutif Didier Gadou, qui ne sait donc pas qui sera opérationnel pour la reprise de la Pro A. « Pour prendre un pigiste médical, il faut 6 semaines d’arrêt et aujourd’hui on n’a pas de joueur arrêté 6 semaines. » Le pivot américain Tremaine Ford (2,08 m, 23 ans) est tout de même arrivé en renfort pour 3 semaines. Sorti de l’université de Cal State Northridge, il a vécu sa 1e expérience pro à Prague (13,7 pts et 10,9 rbds). Pour ses débuts avec l’Élan Béarnais au tournoi du Cap d’Agde, il a signé 10 points et 9 rebonds contre Boulazac puis 4 points contre Gravelines-Dk.
De passage à Lyon la semaine dernière, le Vice-président de l’ASVEL a fait le point sur l’avancée du projet, et pas seulement sportif. Arnaud Lagardère aussi était là
A
Le projet Arena de Gilles Moretton et Tony Parker pour l’ASVEL intéresse Arnaud Lagardère
Pascal Allée / Hot Sports
Hervé Bellenger / IS
u premier rang, au pied de l’estrade, Denis Masseglia, le président du CNOSF. Au fond, debout, Laura Flessel, deux fois championne olympique et six fois championne du monde d’escrime, aujourd’hui coach au « Lagardère Paris Racing ». Entre les deux, et partout sur les côtés, des journalistes – un peu –, des politiques et des spectateurs intéressés – beaucoup. Vendredi, à 18h15, quand Tony Parker a pénétré dans l’un des salons de l’Astroballe, bondé pour l’occasion, il était attendu. Le meneur de jeu all-star, un peu, le « Vice-président des opérations basket de l’ASVEL », beaucoup. Le boss était en visite depuis deux jours. Il a notamment découvert le nouveau parquet, signé Tarkett, de l’Astroballe, ainsi que le réaménagement d’un couloir en « Wall of Fame » des légendes de la Maison Verte. Et puis il a vu son équipe à l’œuvre, contre le Buducnost Podgorica, en tour préliminaire d’Euroleague. A-t-il apprécié ce nouveau maillot vert pomme, rayé verticalement ? Tony Parker a surtout amené dans ses bagages ce qui pourrait être une bonne surprise pour ceux qui s’impatientaient de ne pas voir paraphée l’édification de la nouvelle salle. Un nom, qui ouvre la plupart des portes juste quand on le prononce. Arnaud Lagardère ne s’est pas adressé à la presse ni à l’assemblée mais il a assisté au match, aux côtés de Tony Parker et Gilles Moretton, le président de l’ASVEL et de Gones et Sports. Surtout, il a publié, conjointement avec « Gones et Sports », un communiqué. Le PDG de « Lagardère Unlimited » y expose un intérêt pour le projet de grande salle dans l’agglomération lyonnaise, dans la lignée de
Luka Bogdanovic à Roanne.
celui manifesté en son temps pour OL Land, dossier dans lequel il est déjà « partenaire. »
Pour que ça bouge En clair, et même si officiellement on reste très mesuré des deux côtés, Arnaud Lagardère veut en être. Et Tony Parker, avec qui il s’est entretenu plusieurs fois, n’y est pas pour rien. En clair, aussi, la présence dans le dossier du nom Lagardère a tout pour accélérer les choses, adoucir des tempéraments et stimuler les décideurs politiques. « Le projet de Gilles Moretton et Tony Parker rassemble les principaux facteurs clés de succès : une parfaite connaissance de la région et de ses enjeux, de nombreux succès de l’équipe fondatrice dans l’organisation d’événements sportifs de haut niveau, et la
présence active et précieuse de Tony Parker qui connaît mieux que quiconque, pour le vivre au quotidien dans la NBA, les besoins des athlètes et des fans. » Dixit le communiqué de presse de « Lagardère Unlimited ». Mine de rien, le temps passe. Et la perspective de la licence A en Euroleague dépend de l’avancement du dossier. Gilles Moretton parle d’un « parcours d’obstacles. » « Je ne suis pas quelqu’un de très patient », a admis Tony Parker. « Et, des fois, j’aimerais que ça avance un peu plus vite, mais en même temps, il faut laisser le temps au temps. Je suis très content de la manière dont ça avance. » « On est dans le timing que nous nous sommes fixés, même si TP nous fixe parfois des timings qui sont un peu hors norme, en fonction de ce qui se passe en France », a ajouté Gilles Moretton. Dans un autre registre, Tony Parker a révélé qu’il avait changé ses plans vis-à-vis de l’équipe de France. D’une échéance 2012 pour une fin de carrière international, le (toujours) meneur des Spurs envisage de repousser à… 2016. « J’avais dit que j’arrêtais en 2012 mais j’ai changé car il me manque des médailles. Donc c’est 2016. J’ai un petit problème au niveau des médailles. (Rires) Quand Yvan (Mainini) m’a annoncé que la France était bien placée pour accueillir le championnat d’Europe 2015, avec les Jeux au Brésil derrière… » n
LE MVP 2010 à la SIG
RICARDO EN CHIFFRES
Signature de dernière minute en remplacement de Justin Hawkins, Ricardo Greer s’est engagé pour deux ans avec la SIG. Strasbourg récupère un de ses champions de France 2005, mais, surtout, un monstre statistique sans équivalent en Pro A ces dernières années, qui sort tout juste d’une saison avec Nancy où il fut élu MVP étranger. Retour chiffré sur la carrière de ce grand monsieur. Club
MJ
Min
Tirs
%
3pts
Rb Pd
19
34
121-250
48,4
7-29
5,3 4,4 2,2 0,2 3,9 16,6 15,8
2003-04 Gravelines
3
25
15-31
48,4
1-6
2004-05 Strasbourg
34
27
126-253
49,8
21-65
In
6,3 3,0 1,3
Co Bp Pts Éval -
2,0 11,3 14,3
4,5 3,5 1,2 0,1 2,1 10,3 12,9
2005-06 Strasbourg
32
29
130-260
50,0
26-83
4,7 3,8 1,6 0,1 2,8 11,0 13,2
2006-07 Pau-Orthez
33
29
129-257
50,2
23-69
6,7 3,8 1,5
-
2,2 10,4 15,3
2007-08 Nancy
29
35
175-322
54,3
29-73
6,2 4,7 1,7 0,1 3,9 16,0 18,3
2008-09 Nancy
29
35
160-338
47,3
26-92
7,1 4,9 1,6 0,3 3,4 15,3 18,1
2009-10 Nancy
30
37
166-353
47,0
38-117
8,6 6,0 1,9 0,1 3,6 15,9 21,6
Hervé Bellenger / IS
Saison
2002-03 Le Havre
échos FRANCE Samedi 25 septembre
LE HTV EN FORME
Hyères-Toulon continue de séduire. Au tournoi du Cap d’Agde, le HTV a disposé de Gravelines-Dk 81-74 (16 pts de Washam contre 20 pour
1er tour Groupe A Ostrava
Jeudi 23 septembre
Biélorussie bat Chine Australie bat Canada
68-57 72-47
Hervé Bellenger / IS
Vendredi 24 septembre
Woodside) pendant que Boulazac battait Pau-LacqOrthez 66-61 (12 pts de McKenzie et Gaillou contre 15 de Rimac). En finale, le HTV n’a fait qu’une bouchée du BBD, 95-68 (19 pts de Boungou Colo et Flowers contre 15 de McKenzie et Gradit). Surtout, Kevin Houston confirme son retour en force avec 20 points puis 12 points-10 passes. Le BCM a gagné la petite finale, 78-65 contre l’Élan Béarnais (15 pts pour Jomby, 20 pour Bennett).
LIMOGES ESSAIE
Après le Nigérian Jeff Varem, le Serbe Strahinja Milosevic, un autre ailier était à l’essai au CSP, l’Américain Awvee Storey (1,98 m, 33 ans). Malgré ses 10 points en 17 minutes en amical face au PL, l’ex-NBAer n’a pas été conservé non plus avant la fin de sa période d’essai. Éric Girard souhaitait mardi que le club fasse une proposition à l’ailier américain Travarus Bennett (2,02 m, 30 ans), qui évoluait en N1, au Puy, la saison dernière (12,6 pts), et en Suisse, à Lausanne, en 2008-09 (9,0 pts).
CHALON CHERCHE
Fragile sur le poste 3, où Blake Schilb est secondé par le seul Jordan Aboudou (né
Canada bat Chine Australie bat Biélorussie
65-61 83-59
Samedi 25 septembre
Australie bat Chine Biélorussie bat Canada
91-68 61-49
Classement 1
Australie
3 0
2
Biélorussie
2 1
3
Canada
1 2
4
Chine
0 3
Groupe B Jeudi 23 septembre
États-Unis bat Grèce France bat Sénégal Min Tirs 33 5-15 18 3-6 23 2-7 23 2-6 12 1-6 18 1-6 21 1-2 12 1-2 12 9 1-4 4 15 0-5 200 17-59 Min Tirs 24 5-7 20 5-7 12 4-6 19 3-6 18 3-4 12 3-5 20 3-8 21 2-3 19 3-7 18 2-3 11 0-4 6 0-2 200 33-62
3pts 0-3 0-2 0-2 1-4 0-1 0-2 1-14 3pts 0-1 2-4 2-2 2-2 0-1 0-1 6-11
99-73 99-73 LF Rb Pd - 2 2-4 6 3-4 11 0-2 6 2-2 1 - - - 1 - 1 2-2 - - - 1-2 - - - 10-16 34 LF Rb Pd 2-2 3 1 2-2 4 6 2-3 1 - 4 1 2-4 1 2 - - 1-2 6 2-4 6 - 5 3 - 5 1 - 3 2 - - 11-17 41 16
In 1 1 In 1 3 1 1 6
Co Bp Pts - 2 10 2 - 8 - 2 7 1 1 4 - - 4 - 2 3 - 1 2 - 1 2 - 3 2 - - 2 - - 1 - - 3 13 45 Co Bp Pts - 1 12 - - 12 - 2 10 - 1 8 - - 8 - - 8 1 - 7 - - 6 1 - 6 - - 6 - - - - 2 6 83
Vendredi 24 septembre
États-Unis bat Sénégal France bat Grèce France E.Miyem J.Digbeu E.Ndongue F.Lepron P.Jannault C.Dumerc C.Beikes E.Godin A.Lardy Total Grèce S.Kaltsidou O.Chatzinikolaou E.Maltsi P.Papamichail D.Kalentzou Z.Dimitrakou L.Lymoura N.Soulis K.Sotiriou Total
Min Tirs 30 7-11 23 3-8 32 2-4 32 2-4 13 2-8 32 2-6 20 2-5 10 2-2 8 1-1 200 23-49 Min Tirs 37 4-11 27 5-7 30 4-14 34 4-6 28 2-5 19 1-7 12 10 0-1 3 0-1 200 20-52
3pts 1-1 2-5 1-1 1-5 0-3 1-1 6-16 3pts 0-4 1-3 1-6 2-4 0-3 4-20
Min Tirs 26 5-11 19 4-5 17 3-3 26 4-4 17 4-7 15 4-9 22 2-4 11 2-3 21 1-2 16 1-4 6 0-2 4 200 30-54 Min Tirs 23 7-13 19 1-1 23 2-9 18 3-12 22 2-8 20 2-4 17 1-3 10 2-4 10 2-2 18 12 0-4 9 0-1 200 22-61
3pts 1-2 1-1 1-4 3-7 3pts 1-1 1-3 1-6 2-4 0-2 0-2 5-18
LF Rb Pd 4-4 6 2 2-4 3 3 4-4 6 - 2 1 1-1 3 - 8 1 2-2 2 2-5 2 3-4 4 - 2 2 - - - 1 18-24 41 9 LF Rb Pd - 4 7-10 2 1 2-2 3 - - 2 - - 1 - 4 1 2-2 3 - - 2 - 2 - 2 - - - - 1 11-14 25 8
In 1 3 1 1 6 In 3 2 5
Co Bp Pts - 3 15 - 3 10 - 1 10 - 1 9 - 2 9 - 3 9 - - 6 - 2 6 - 1 5 - - 2 - 1 - 1 - 18 81 Co Bp Pts - 1 15 - 1 9 - 1 7 - 3 7 - - 6 - 2 4 - 1 4 - 1 4 - 1 4 - 2 - - - - - 15 60
Classement 1
États-Unis
3 0
2
France
2 1
3
Grèce
1 2
4
Sénégal
0 3
108-52 69-55 LF Rb Pd 4-4 7 3-4 4 6-9 10 4-6 - 3 - 1 1 - 7 4 - 4 1 - 1 1 - 2 17-23 37 10 LF Rb Pd 4-6 6 1 1-1 2 1 1-2 - 1-2 9 2-2 1 2 2-2 4 1 - 1 2 - 1 - - 11-15 26 7
In 1 1 3 1 1 7 In 2 1 2 2 7
Co Bp Pts - - 19 - 2 11 1 5 10 - 3 9 - - 5 - 1 4 - 3 4 - - 4 - - 3 1 15 69 Co Bp Pts - 5 12 - - 12 - 1 10 1 2 9 - 3 8 - 1 4 - 1 - - - - 1 13 55
En BREF
Brno
Espagne bat Corée du Sud Brésil bat Mali
61-60 80-36 84-69 80-73
Samedi 25 septembre
Corée du Sud bat Mali Espagne bat Brésil
68-66 69-57
Classement 1
Espagne
3 0
2
Corée du Sud
2 1
3
Brésil
1 2
4
Mali
0 3
Clémence Beikes, lors de France – États-Unis. Matches joués le mardi 28 septembre
Canada – Grèce Australie – France Biélorussie – États-Unis Matches jouées le mercredi 29 septembre
Grèce – Biélorussie France – Canada États-Unis – Australie
Groupe F Japon – Espagne République Tchèque – Corée du Sud Russie – Brésil Matches joués le mardi 28 septembre
Brésil – Japon Espagne – République Tchèque Corée du Sud – Russie Matches jouées le mercredi 29 septembre
Japon – Corée du Sud République Tchèque – Brésil Russie – Espagne
Jeudi 23 septembre
Russie bat Japon 86-63 République Tchèque bat Argentine 67-53 Vendredi 24 septembre
59-58 55-52
Saint-Chamond bat *Blois 76-62 *Brest bat Centre Fédéral 96-70 *Denek Bat bat Souffelweyersheim 84-80 Saint-Quentin bat Roche 82-72 *Orchies bat GET Vosges 79-67 Denain bat *Angers 82-69 *Liévin bat Le Puy 66-56 Bordeaux bat *Challans 80-77 Sorgues bat *Saint-Étienne 82-78 Classement : 1- Denain, Sorgues (4-0), 3- Saint-Chamond, Blois (3-1), 5- Souffelweyersheim, GET Vosges, Orchies, Brest, Denek Bat, Angers, Liévin, Saint-Étienne, Saint-Quentin, Bordeaux (2-2), 15- Challans, Le Puy (1-3), 17- Roche, Centre Fédéral (0-4).
petites annonces
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Votre annonce doit nous parvenir au plus tard le vendredi pour une parution le jeudi. Rédigez-la sur papier libre et envoyez-la avec son règlement (par chèque à l’ordre de Tomar Presse ou par carte bancaire) à :
Tour FInAL Karlovy Vary
Jeudi 30 septembre
Brno
NATIONALE 1 4e journée
Quarts de finale
Groupe D
Japon bat Argentine Russie bat République Tchèque
Jeudi dernier, les Choletais se sont entraînés à 9h30 sans Claude Marquis… qui s’est
Matches joués le lundi 27 septembre
Jeudi 23 septembre
Corée du Sud bat Brésil Espagne bat Mali
FOUTU RÉVEIL
Brno
Groupe C
Vendredi 24 septembre
Ostrava
Sénégal A.Traore M.Sy A.Diop B.Diouf A.Traore D.Diouf O.Sarr N.Diame F.Dieng S.Diatta J.Senghor A.Gueye Total France C.Beikes C.Dumerc E.Ndongue J.Digbeu F.Lepron M.Laborde E.Miyem M.Amant E.Godin P.Jannault A.Lardy J.Gomis Total
États-Unis D.Taurasi T.Charles C.Dupree S.Bird A.Mccoughtry M.Moore T.Catchings S.Fowles S.Cash L.Whalen A.Jones J.Appel Total France E.Miyem F.Lepron J.Digbeu C.Dumerc P.Jannault C.Beikes E.Godin A.Lardy M.Amant E.Ndongue M.Laborde J.Gomis Total
83-68 81-60
BASKETNEWS - Petites Annonces 3 rue DE L’ATLAS - 75019 PARIS 1 semaine (TTC) : 5 lignes : 22,90 € 10 lignes : 44,20 € / 15 lignes : 68,60 € 3 semaineS (TTC) : 5 lignes : 53,40 € 10 lignes : 103,70 € / 15 lignes : 126,50 €
Demi-finales Samedi 2 octobre
Finales Dimanche 3 octobre
Samedi 25 septembre
Russie bat Argentine République Tchèque bat Japon
77-59 66-60
Classement 1
Russie
3 0
2
Rép. Tchèque
2 1
3
Japon
1 2
4
Argentine
0 3
Huitièmes de finale Groupe E Ostrava
Matches joués le lundi 27 septembre
Grèce – Australie France – Biélorussie États-Unis - Canada
cette semaine à la TV JEUDI 30 SEPTEMBRE 08H00 10H15 15H00
Sport+ Sport+ Eurosport2
Mondial féminin Mondial féminin Sofia-Aris Salonique
VENDREDI 1er OCTOBRE 13H15 15H30 18H30 20H45
Sport+ Sport+ Sport+ Sport+
SAMEDI 2 OCTOBRE 18H30 22H15
Sport+ Sport+
Mondial féminin – Quart de finale Mondial féminin – Quart de finale Mondial féminin – Quart de finale Mondial féminin – Quart de finale Mondial féminin – Demi-finale Mondial féminin – Demi-finale
Pascal Allée / Hot Sports
Grèce bat Sénégal États-Unis bat France
09
Hervé Bellenger / IS-FFBB
Chiffres
En BREF
Par Yann CASSEVILLE
manifesté seulement à 14h vers le staff, rapporte Ouest France. « Il a dit que son réveil n’avait pas sonné. On l’a suspendu (pour le tournoi de Bonn le week-end dernier) », commente Erman Kunter, « et on règlera ça au retour, mais il y aura une amende financière. » Pendant que ses coéquipiers battaient Braunschweig et Bonn, le pivot est resté avec le préparateur physique. De quoi se réveiller.
GIRLS POWER
Dans l’univers du basket masculin forcément très... masculin, Le Havre insuffle un peu de douceur. Le site du club a ouvert une nouvelle rubrique, « Girls Power ». Une interview de Lindsay Wilkinson, la femme de Wesley, inaugure cette page. L’occasion d’apprendre que Wes « est très drôle et romantique », que le couple a « deux chiens, des pinschers miniatures, Bentley et Stella ». Et aussi que la journée type d’une femme de basketteur, ce n’est pas très funky : « Je prépare les sandwiches de Wesley quand celui-ci part en déplacement. » Amusant, léger, on en redemande !
POUR VOUS MESDAMES « Parce qu’il est important de se faire plaisir, le HTV millésimé 2011 n’a aucune autre ambition », peut-on lire
DIMANCHE 3 OCTOBRE
Hervé Bellenger / IS
en 1991), l’Élan Chalon s’est mis en quête d’un joueur pour combler ce manque. « Schilb peut jouer 2, donc on cherche une rotation extérieure, d’abord poste 3, mais s’il peut avoir en plus une bonne densité physique ce serait bien », nous a détaillé Gregor Beugnot. Avec Aminu, Haynes et Schilb, Chalon n’a pour l’instant que 3 non JFL.
Sport+ Sport+ Sport+ Sport+ Canal+ Sport
LUNDI 4 OCTOBRE 09H45 11H15
Sport+ Sport+
MARDI 5 OCTOBRE 19H15
Sport+
France-Biélorussie France-Russie Mondial féminin Mondial féminin – Finale Milan-New York Mondial féminin – Finale Milan-New York Minnesota-L.A. Lakers
MERCREDI 6 OCTOBRE 09H30 16H30 21H00 22H30
Sport+ Sport+ Canal+ Sport Sport+
JEUDI 7 OCTOBRE 20H25
Canal+ Sport
Minnesota-L.A. Lakers FIBA World Basketball Minnesota-New York Minnesota-New York Barcelone-L.A. Lakers
VENDREDI 8 OCTOBRE 00H00
Sport+
Barcelone-L.A. Lakers
HTV
01H00 02H00 08H30 21H00 22H40
sur le site du HTV. Ainsi à la boutique du club les soirs de match, vous trouverez sweats, écharpes, mais aussi Ducky toy. Mesdames, ce petit canard avec le logo du club, certifié « pure pleasure », vous raviera… Au grand dam de Vincent Masingue et Nobel Boungou Colo qui, pour la promo, posent vêtus d’une simple serviette, encadrant une jolie jeune fille plus enthousiasmée par son canard que par les muscles de Bang Bang.
10
Anticipation
PRO A : 5 JOUEURS À SUIVRE
ILS PEUVENT EXPLOSER !
et l’impression générale laissée aux observateurs extérieurs. La faute à une absence de tir extérieur fiable et à une facilité naturelle qui, aux dires de coach Kunter, inciterait Léonard à se reposer sur ses acquis. Pourtant, à désormais 20 ans, le Martiniquais ne peut plus attendre. Cette année, dans un roster de Cholet que Gelabale et Larrouquis ont déserté, il doit devenir une vraie rotation derrière Sammy Mejia, sous peine de définitivement laisser passer sa chance. Champion d’Europe des moins de 20 ans cet été, il a une fois encore séduit tous les coaches étrangers et ses débuts en préparation sont plus qu’encourageants. Ce jeune homme a trop de talent pour passer à côté de sa carrière.
Jusqu’à présent, ils sont surtout restés dans l’ombre mais ils pourraient bien enfin se révéler cette année. Focus sur cinq hommes – liste non exhaustive, évidemment – dont on pressent qu’ils vont bientôt devenir des joueurs qui comptent en Pro A. Par Florent de LAMBERTERIE
NICK POPE (Le Havre) Fils de Derrick Pope, ancienne gloire de Pro A, et passé par la NCAA, ce Franco-Américain avait réussi une jolie première saison pro (14,8 pts, 3,5 rbds, 2,2 pds) qui laissait présager de belles promesses. Seul
qui à mon sens lui permet de rivaliser à son poste avec n’importe qui. Il n’y a pas de raison qu’il n’y arrive pas. »
CHRISTOPHE LÉONARD (Cholet)
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27/09/10
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Drôle de cas que celui de Christophe Léonard. Fleuron de sa génération à l’INSEP, brillant en équipe de France de jeune et star du championnat espoir (16,1 pts, 5,9 rbds). Loin d’être un inconnu, le jeune ailier n’a toujours pas réussi à faire son trou avec les pros de Cholet malgré ses qualités athlétiques, des gestes qu’on ne voit jamais chez les espoirs
Hervé Bellenger / IS
Hervé Bellenger / IS
Blessé presque toute la saison 2008-09, et cantonné à un petit quart d’heure de jeu l’an dernier, Étienne Brower n’a pas vraiment confirmé le potentiel que laissait entrevoir ses stats plutôt sympathiques avec UMass (12,7 pts, 6,9 rbds, 42,9% à 3-pts en 2008). Mais malgré cette discrétion, Jean-Philippe Besson a jeté son dévolu sur l’ailier franco-américain, qu’il croit capable de bien plus. « C’est mon titulaire au poste 3 », explique le nouveau technicien de Vichy. « Depuis le début de la préparation, il prouve qu’il a largement le niveau pour être un vrai joueur français de Pro A. » Athlétique, sûr dans ses choix et dans son shoot, Brower trouve à Vichy un contexte nettement plus favorable pour son développement qu’à Roanne, où la route était barrée par David Noel. Dans une équipe de Vichy qui ne regorge pas de solutions offensives, les talents de Brower vont être mis à contribution. « J’attends de lui de la prise d’initiative dans le drive, dans son jeu individuel », poursuit l’entraîneur. « Il a la puissance physique, il AP 259x175 LANCEMENT ET MATCH DES CHAMPIONS.ai est coordonné, il a une maîtrise des fondamentaux
Pascal Allée / Hot Sports
ÉTIENNE BROWER (Vichy)
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Anticipation
Joffrey Lauvergne (Chalon) : Comme pour Lang, Beugnot compte beaucoup sur son apport dans le groupe. Ousmane Camara (Le Havre) : Déjà deux double-doubles l’an dernier pour ce jeune intérieur qui n’a découvert le basket qu’à 16 ans.
c’est que dans cette équipe de Chalon telle qu’elle est construite, la donne semble plus favorable pour Nicolas Lang. Arrière titulaire de l’Élan, Marquez Haynes va devoir alterner avec le poste 1, conditon sine qua non à sa venue en Bourgogne. Beugnot cherchant encore un poste 3, voire un 3-4, la voie est donc dégagée pour Nicolas. À lui de briller.
« Non seulement ils peuvent mais il est même EVAN FOURNIER (Poitiers) important qu’ils aient un rôle ! Sans penser à leur Grosse cote pour le (très) jeune extérieur de mettre de pression, si c’était un échec ça déstaPoitiers. À même pas 18 ans, l’ancien de l’INSEP biliserait l’équipe. » La tirade est signée Gregor ne risque probablement pas de devenir une Beugnot, à propos de ses deux pépites, Joffrey star du championnat dès sa première saison. Il Lauvergne et Nicolas Lang. Après avoir montré de n’empêche que le néo-Pictavien a des arguments. jolies choses l’an passé, les deux jeunes joueurs doi- « Superstar » en équipe de France des moins de 18, vent franchir un palier cette année. Mais s’il fallait Fournier est incontestablement l’un des joueurs les miser sur l’un des deux, on serait tenté de mettre la plus doués de sa génération, du moins en Europe. pièce sur Lang. Le garçon a d’indéniables qualités : De plus, le garçon a de l’ambition et n’avait pas une grande taille pour un arrière (1,96 m), un shoot hésité à quitter l’INSEP à 16 ans pour signer à extérieur solide (48,1% en 2010) et déjà un match Nanterre en Pro B. Un joueur qui sait ce qu’il veut, référence. 27 points à 9/11 aux shoot, 2 rebonds, signe d’une maturité peu commune à son âge. 4 passes etAP 31 259x175 d’éval contre Pesaro, voilà qui vous « En préparation, ça s’est18:24 plutôt bien passé pour LANCEMENT ET MATCH DES CHAMPIONS.ai 1 22/09/10 classe un bonhomme. Mais l’argument majeur, l’instant », nous confiait Ruddy Nelhomme. « C’est
SAISON 2010 - 2011
DECOLLAGE IMMINENT Reprise Pro B : 1er et 2 octobre Match des champions : 2 octobre - 2010. © Corbis, Shutter.
ET AUSSI…
Reprise Pro A : 8 et 9 octobre
www.LNB.fr
BASKET
Fréjus Zerbo (Gravelines-DK) : Seul grand gabarit du BCM, Christian Monschau croit beaucoup en lui. Alexis Tanghe (Roanne) : Un intérieur shooteur comme les affectionne Choulet, surtout avec Dylan Page out pour deux mois.
Sébastien Jawo / PB86
NICOLAS LANG (Chalon)
un faux lent, un joueur qui joue sur un rythme particulier mais grâce à sa lecture de jeu, sa capacité à prendre les intervalles et les shoots ouverts a toujours ce danger offensif qui est intéressant. Il perd peu de ballons et fait moins d’erreurs qu’un jeune classique. » Si l’entraîneur reste prudent sur la capacité de son poulain à évoluer d’entrée en Pro A, les signes sont tout de même plutôt encourageants. À Poitiers, où la profondeur de banc n’est pas forcément des plus significatives, ce jeune talent pourrait bien éclore plus tôt que prévu n Hervé Bellenger / IS
hic, c’était avec Évreux, en Pro B, et pour le moment, les débuts sont restés sans suite. Car l’an dernier, à Gravelines, au sein d’une équipe compétitive où concurrence et exigence faisaient partie de quotidien, on ne peut pas dire que Nick ait franchement brillé. Un shoot en grosse délicatesse (17,9% à 3-pts, 45,5% aux lancers), des stats proches du néant (2,1 pts, 1,7 rbd) et surtout un temps de jeu digne d’un espoir (11’) ont plombé sa saison. Pourtant, le garçon a des qualités. Sans être excellent dans aucun compartiment du jeu, ce poste 3 est un vrai polyvalent. Du drive, de la défense et un shoot qui ne demande qu’à revenir, pour peu que la confiance soit là. Ce que Nick Pope trouvera sans doute plus facilement au Havre qu’à Gravelines. Avec Bernard King et quelques jeunes espoirs sur les postes extérieurs, Pope devrait avoir un rôle bien plus conséquent en Normandie que dans le Nord. Même en cas de renfort, ce que Le Havre semble encore chercher (John Cox ?) , il devrait au moins constituer la première rotation. Et géographiquement, Le Havre n’est pas si loin que ça d’Évreux.
Bangaly Fofana (ASVEL) : Seul vrai pivot de Villeurbanne derrière Andrija Zizic, il devrait confirmer les belles promesses vues l’année dernière en Euroleague.
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DOSSIER
NOUVELLES RÈGLES : ÇA CHANGE QUOI ?
CHANGER PLUS POUR La nouvelle raquette, que l’on verra dans toutes les salles de basket cette saison.
ET LES FÉMININES ?
Pour les deux premières divisions féminines, toutes les modifications sont applicables. Un coach, Laurent Buffard (Nantes Rezé), et une joueuse, Isis Arrondo (Tarbes), livrent leurs premières impressions. Laurent Buffard : « La nouvelle ligne c’est très dur pour les filles. Il va falloir un temps d’adaptation énorme, ça demande une musculature, plus de puissance. Sans opposition, elles marquent quelques paniers, mais avec opposition c’est beaucoup plus compliqué. (…) Le jeu sera beaucoup plus aéré en attaque et beaucoup plus compliqué en défense. Je pense que les défenses de zone vont s’installer. (…) Ces règles, ça amène un peu de piment, ça permet de trouver de nouvelles idées tactiques. » Isis Arrondo : « Il a des changements dont on n’a pas trop parlé en club, comme le demi-cercle, les 14 secondes, je ne sais pas si toutes les filles sont au courant. C’est tellement évident pour le coach qu’on s’intéresse à ça ! Les 14 secondes, c’est s’il y a une faute en zone avant, euh…. Après 13 secondes… Enfin c’est pas très clair encore (rires) ! (…) Je pense que les pourcentages ne vont pas tant bouger, une fois que l’on se sera adapté. Il faut plus utiliser les jambes quand il y a la fatigue, mais ce n’est pas un énorme changement. (…) Le basket évolue, c’est normal qu’il y ait des modifications. »
Pascal Allée / Hot Sports
« C’EST TRÈS DUR POUR LES FILLES »
Regardez un match de basket, certaines choses ont changé : le tracé des lignes, l’horloge des 24 secondes et tout un tas d’autres règles. BasketNews a interrogé des coaches, joueurs et arbitres pour éclaircir la situation. Alors, un jeu révolutionné ? Non. Un jeu plus offensif ? Oui, répondent-ils en chœur. Par Yann CASSEVILLE
T
ournoi d’Alfortville, jeudi 16 septembre. Dans une demiheure, Vichy affronte les Ukrainiens de Dnipropetrovsk. Il est 17h30, les deux équipes s’échauffent : les espoirs sont sous le cercle, pour rendre les balles aux pros qui tirent, la plupart à trois-points. Ah, oui, il y a deux lignes : l’ancienne, en pointillés, et la nouvelle, 50 cm plus loin. Les joueurs déclenchent leurs tirs les pieds parfaitement derrière cette marque, sans laisser paraître le moindre changement dans leur mécanique de shoot. Et puis le match commence… par un 4/4 derrière l’arc pour la JAV. Double bingo pour Etienne Brower, imité par Kareem Reid et Curtis Sumpter. La saison passée, Reid tournait à 32,7% à trois-points, Brower à 29,1% et Sumpter à 12,5%. Ces trois-là ne sont pas des artilleurs en chef, pourtant leur réussite en ce jeudi 16 septembre, bien qu’inhabituelle, n’est pas un
exploit. Nous voulions voir des matches pour juger vraiment de l’influence de ces nouvelles règles, et en quatre jours à Alfortville (sans compter les autres tournois, les stats), deux évidences se sont imposées. D’une, tirer de plus loin est évidemment plus difficile ; mais de deux, 6,75 m n’est pas une distance insurmontable.
Sans aller jusque-là, il apparaît qu’une ligne à 6,75, cela diffère d’une ligne à 6,25 – « Il faut un peu plus pousser, je me suis renforcé musculairement », reconnaît Thomas Larrouquis –, mais cela diffère peu. « La distance, on l’a tous plus ou moins », avance Corosine. Ces 50 cm devraient donc être facilement englobés, mais peut-être pas de façon immédiate, le temps pour les non spécialistes de prendre leurs repères. À 6,75 m les yeux bandés « On risque de retrouver ce qu’on avait vu « Un shooteur reste un shooteur », réen 1984, quand la ligne avait été créée », pètent inlassablement nos intervenants, se remémore Alain Weisz, entraîneur comme Xavier Corosine, de Nanterre, le Français qui a réussi le plus de « triples » de Hyères-Toulon et spécialiste de la question du tir, « c’est-à-dire des joueurs la saison dernière en LNB, avec 95 (sur qui s’exerçaient à tirer à trois-points mais 203, soit 46,8%) : « Les vrais shooteurs ne seront pas gênés. On prenait déjà nos qui avaient un très faible pourcentage de réussite. Là, en reculant de 50 cm, les tirs une dizaine de centimètres derrière l’ancienne ligne. » Jeff Greer, néo Graveli- shooteurs vont souffrir assez peu mais nois, nous avait confié qu’il pouvait « tirer d’autres, qui tournaient à 30 ou 35%, risquent de perdre 10 ou 15%. » sans problème à huit ou neuf mètres, Pourtant tous les joueurs interrogés, as voire peut-être jusqu’à onze mètres ! »
du shoot ou non, sont prêts à jurer-cracher que, une fois le temps d’adaptation digéré, ils dégaineront sans peur – et sans reproche – à 6,75 m. Les yeux bandés s’il le faut. Ainsi Yannick Bokolo, de Gravelines, se dit plus à l’aise maintenant : « Ça permet de se lâcher parce qu’avant, comme on était plus près, les jours où tu avais trop de force il fallait doser alors que là, il vaut mieux lâcher la balle. » « C’est juste une habitude à prendre », continue Andrew Albicy, de Paris, « je ne fais pas attention à la nouvelle ligne et en ce moment je suis adroit, j’ai des moments comme ça où ça rentre (rires) ! » Le premier bilan des entraîneurs découle de la même veine : « Le nombre de tirs tentés à trois-points va rester le même, le pourcentage va diminuer un peu, et encore je n’en suis pas tellement convaincu », déclare Jean-Luc Monschau, entraîneur de Nancy. « La ligne n’est pas reculée
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DOSSIER
R MARQUER PLUS suffisamment pour que ça modifie la façon de prendre des tirs », renchérit Jean-Philippe Besson, coach « rookie » de Vichy. Alors, aurait-il fallu passer directement à 7,23 m ? « La distance NBA, là, ça changerait vraiment ! » s’enthousiasme Thomas Heurtel. « Aujourd’hui, les joueurs sont identiques, les niveaux proches, il n’y a plus tellement de raisons de retarder cette échéance », analyse Alain Weisz. « Si on estime que 7,23 est la bonne distance, tout le monde devrait jouer avec cette ligne. »
(voir par ailleurs). Cette modification, au contraire des sus-citées, est loin d’avoir été adoptée. Ou plutôt elle a mal été identifiée. Pour beaucoup, comme Bokolo, défenseur dans le demi-cercle = jamais faute offensive. « On ne peut plus jouer le passage en force sous le panier et ça change pas mal, comme en NBA, le gars joue le passage mais il se fait dunker dessus, le panier est accordé. » Alain Weisz En réalité, ce demi-cercle diffère de la NBA : une faute offensive qui trouvent là l’occasion de développer peut toujours être sifflée. « Un joueur au de nouvelles stratégies. « Cette histoire sol qui percute un autre dans le demides 14 secondes, ça peut changer la donne. Elle est sideline, sur la ligne côté, cercle, il y aura toujours charge ! », clarifie Pascal Dorizon, le Directeur or on travaille plus baseline d’habitude, ligne de fond. Cette règle nous a amenés National de l’Arbitrage. « Pour qu’il n’y ait pas passage, il y a des conditions, à plus réfléchir sur une fin de possesl’attaquant doit être en l’air. C’est difsion », dissèque Besson. Les joueurs férent de la NBA, les joueurs aussi semblent trouver leur compte, qui viennent des USA n’ont pas mais pour des raisons moins cérébrales tout compris. » Bokolo n’est et moins glorieuses : « Parfois on fait pourtant pas américain, mais des fautes à la fin d’une possession et il serait injuste de lui donner on se dit : Putain encore 24 secondes le bonnet d’âne car même à défendre ! Là c’est 14 donc c’est une des arbitres ont été surpris en flagrant bonne règle (rires) ! » Nous ne dévoiledélit d’incertitude. « Il y a eu quelques rons pas le nom du fainéant… On vous dira juste qu’il s’agit d’un meneur MVP de matches où un arbitre disait : faute défenseur ! Et un autre répondait : non, l’Euro U20 qui était au Mondial turc ! d’après la règle il n’y a plus de faute ! », La troisième mesure qui agite les reconnaît Dorizon. Pour relativiser cerveaux des acteurs du basket est l’apparition du demi-cercle de non-charge l’importance de ce simple trait, Fabrice remise en jeu, mais l’horloge des 24 n’avait pas terminé de défiler jusqu’à 14. Un simple « Attendez » de l’arbitre, et le match reprenait. Ce point de règlement ravit les coaches,
« Laissez le temps aux tireurs de régler la mire, après il y aura plus de points »
Encore des incompréhensions Si la nouvelle ligne est la modification la plus évidente, un bon nombre de coaches accordent autant d’importance à la règle de la remise en jeu à 14 secondes (voir par ailleurs). Un changement pas aussi apparent que le nouveau tracé, mais déjà assimilé par tous, nous garantissait l’arbitre Fabrice Canet après CholetVitoria, son premier match arbitré avec le nouveau règlement : « On n’a pas eu le sentiment de la part du public d’une incompréhension, on n’a pas eu de cris : Mais remets à 24 ! » Au tournoi d’Alfortville, un seul ralentissement a rappelé le caractère inédit de cette règle. Pendant le match opposant Chalon à Liège, un joueur voulait effectuer la
Canet assure que « cette zone sera peu utilisée. »
systèmes pour obtenir un tir plus vite », prédit Dorizon. Le demi-cercle ? « Il incite à rentrer dedans », convient Heurtel. La raquette rectangulaire (voir par ailleurs) ? Favoriser l’attaque « Les intérieurs sont plus proches du panier À Alfortville, d’autres « incidents » ont en attaque et les aides défensives plus loin rappelé que ces règles n’étaient pas totalement maitrisées. Pour une remise en comme la ligne à trois-points est reculée, donc ça donne plus d’espaces », décortique jeu, Nicolas Lang s’est placé sur le trait à l’entraîneur des filles de Nantes Rezé, 8,325 m de la ligne de fond (voir croquis), Laurent Buffard. avant que l’arbitre ne lui explique qu’il « Plus d’espaces », un espoir, un couplet devait se positionner au niveau de la ligne médiane… avant que Steed Tchicambdoud repris à l’unisson par les petits, à l’aise interpelle ce même arbitre : « Hé ! Je peux dans ce « nouveau jeu », de Kevin Houston – « Le travail du spacing est primordial demander la balle des deux côtés ? » maintenant, si tu as des joueurs intelliCet été, les joueurs ont pu se prélasser gents, ça peut faire mal » – à Albicy – « Ça quand les arbitres devaient plancher sur leur cahier de vacances . « Ça ne sert à rien espace le jeu et comme je suis un créateur de casser la tête des joueurs à leur donner c’est parfait » – en passant par Heurtel – « Sur pick’n’roll tu as plus de facilités des infos qui ne causeront des migraines qu’aux arbitres », considère Jean-Luc Mon- pour pénétrer » – et Larrouquis – « c’est schau. « C’est des règles, il faut s’y adapter, plus aéré, ça favorise les pénétrations, les dunks. » L’engouement est peut-être exagéré, la révolution du basket n’a pas eu lieu. « Rien ne change tellement. » Jean-Luc Monschau, Thomas Heurtel l’homme qui glaçait d’une phrase mais ce n’est pas dérangeant dans le jeu », vos rêves les plus enflammés. Révolution, bien sûr que non, mais évolution, oui. résume Albicy. « C’est formidable », plaide Weisz, « ça En tout cas, les attaques pourraient être montre à quel point le basket tient compte avantagées. « C’est le but », confirme de l’évolution stratégique et tactique, c’est Weisz. « Laissez le temps aux tireurs un sport qui recherche en permanence de régler la mire, après il y aura plus de l’oxygène. » n points. » Les 14 secondes ? « Il y aura des
« La distance NBA, là, ça changerait vraiment ! »
CE QUI CHANGE
LES 5 MODIFICATIONS À CONNAÎTRE 22 articles ont été modifiés dans le règlement de jeu de la FIBA, le diaporama « Règles 2010 » est visible sur ffbb.com. Ces règles sont directement applicables en totalité pour six divisions : Pro A, espoirs Pro A, Pro B, NM1, Ligue Féminine et Ligue 2 Féminine. Pour les autres divisions, c’est l’application des règles en vigueur 2010-2012, quatre règles 2010 ne seront pas utilisées de suite : la ligne à 6,75, le demi-cercle, la remise à 14 secondes et les lignes de remise en jeu.
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Remise à 14 secondes
1 Ligne à trois-points • La ligne à trois-points est reculée de 6,25 à 6,75 m du cercle.
• Raquette rectangulaire
Si le jeu est arrêté par un arbitre pour une faute ou violation commise par l’équipe ne contrôlant pas le ballon (ou pour toute raison valable liée à l’équipe n’ayant pas le ballon, ou liée à aucune des deux équipes), et que la remise en jeu (REJ) a lieu en zone avant : s’il reste un chiffre X de 14 secondes ou plus sur la possession, X ne change pas ; s’il reste 13 secondes ou moins sur la possession, l’horloge des 24 est remise à 14 secondes.
3 • Demi-cercle de non-charge Dans une situation de pénétration, un contact provoqué par un attaquant, en l’air, contre un défenseur à l’intérieur du demicercle ne doit pas être sifflé comme faute offensive quand : l’attaquant contrôle le ballon, ou tente un tir ou une passe vers l’extérieur ; le défenseur a les pieds à l’intérieur du demi-cercle (la ligne traçant le demi-cercle n’en fait pas partie).
Les zones restrictives ne sont plus trapézoidales mais rectangulaires.
4 • Lignes de remise en jeu Pendant les 2 dernières minutes du dernier quart ou d’une prolongation, après un tempsmort accordé à l’équipe ayant le ballon, dans sa zone arrière, la REJ est effectuée sur des lignes de REJ, qui se trouvent dans la zone avant, à 8,235 m de la ligne de fond.
En vrac • L’arbitre est autorisé à utiliser l’équipement technique (si disponible) pour décider avant de signer la feuille de marque si, lors d’un tir à la fin d’une période, le ballon a quitté les mains du tireur pendant le temps de jeu et si le panier vaut 2 ou 3 points. • S’il y a faute alors que, sur REJ, le ballon a quitté les mains du joueur chargé de la REJ, la sanction dépend de l’endroit où se trouve l’attaquant qui a subi la faute. S’il a reçu ou est sur le point de recevoir le ballon et que la faute est sans rudesse, c’est une faute simple ; avec rudesse, c’est antisportive voire disqualifiante. S’il est éloigné de la REJ, c’est antisportive. • S’il ne reste que 0,1 ou 0,2 seconde au chrono pour une REJ ou après un rebond sur lancer, les seules actions pouvant être tentées sont « la frappe et le smash ». • Les chaussettes doivent être de la même couleur dominante pour les joueurs d’une équipe... Les bas de contention doivent être de la même couleur que les shorts. Pour le haut (respectivement le bas) de la jambe, ils doivent s’arrêter au-dessus (respectivement au-dessous) du genou.
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échos EUROPE
SUPERCOPA ACB
Par Laurent SALLARD
EN BREF
PREMIER TROPHÉE POUR LE BARÇA
HEURTEL ABSENT UN MOIS
Coup dur pour le jeune meneur français. Alors qu’il avait réalisé de bons matches
de préparation avec Alicante, Thomas Heurtel a été victime d’une grosse entorse de la cheville la semaine dernière face au Real Madrid. Une blessure qui le tiendra éloigné des parquets durant quatre semaines. Il manquera par conséquent le début de la saison.
l L’ancien Manceau a finalement trouvé refuge en Ukraine. Après avoir quitté Maroussi avant même le début de la saison, Dee Spencer a signé pour un an avec le Budivelnik Kiev. Il y retrouvera un autre ancien du championnat de France, Lamayn Wilson, mais aussi Billy Keys (ex-Maroussi) et le Britannique Andrew Betts. Il disputera demain vendredi le match retour du deuxième tour préliminaire de l’Euroleague sur le parquet du Khimki Moscou. Le Budivelnik devait affronter le Maroussi au premier tour, mais le club grec s’est vu refusé son engagement dans la compétition à quelques jours seulement de son premier match, n’ayant pas fourni les documents requis. Bien que s’étant hissé la saison dernière jusqu’au Top 16 de l’Euroleague, Maroussi est en proie à de graves problèmes financiers. Suite au départ de son coach, le club a perdu un à un tous ses joueurs, dont Dee Spencer et Mamoutou Diarra.
À la recherche d’une recrue médiatique, le président du club du Besiktas Istanbul souhaite s’attacher les services d’Allen Iverson. Alors que l’ancien MVP NBA aurait
Liga ACB
Le Real châtié de 34 points Vendredi, le Real Madrid est en revanche apparu encore en plein rodage, du fait de l’arrivée à l’intersaison de quatre recrues et de la réintégration tardive de ses six mondialistes. Le club de la capitale s’est vu offrir un véritable clinic par les Catalans,
Randy Belice/NBAE via Getty Images
même le panier de la victoire en évitant le contre de Mirza Teletovic. Le Français a cumulé 17 points et 3 rebonds, Sergei Lishchuk a ajouté 18 points et 4 rebonds, et le pigiste Bruno Sundov 14 points et 7 rebonds. Fernando San Emeterio a terminé à 12 points et 11 rebonds, et Stanko Barac – qui aura la lourde tâche cette saison de tenter de faire oublier Tiago Splitter – 13 points et 10 rebonds. Les concours de dunks et de shoots à trois-points ont couronné deux jeunes et talentueux prospects. Le Tchèque Tomas Satoransky (Séville) s’est imposé chez les dunkers, et l’Ukrainien Sergei Gladyr (Manresa) chez les tireurs d’élite. n
refusé de signer en Chine pour 4 millions de dollars la saison, le dirigeant turc espère le convaincre de rallier le club stambouliote pour un salaire compris entre 1,5 et 2 millions de dollars la saison.
SIENNE RE-SIGNE HAIRSTON
SUPERCOPA Demi-finales Valence bat Vitoria Barcelone bat Real Madrid
67-66 89-55
Finale Barcelone bat Valence
83-63
MVP : Juanca Navarro (Barcelone)
17 pts pour De Colo en demi-finale.
Nando De Colo décisif Vendredi, en ouverture de cette Supercopa, le tenant du titre de l’Eurocup avait gagné sa place en finale en sortant Vitoria, hôte de la compétition, dans une fin de match à suspens (67-66). Sorti du banc au relais d’Omar Cook et Rafa Martinez, Nando De Colo a fait la différence en deuxième mi-temps, tout en percussion (aucun tir à 3-pts), inscrivant
Blessé au dos, Malik Hairston, recruté durant l’intersaison, avait été laissé libre par Sienne il y a quelques semaines. La Montepaschi a finalement décidé de faire signer à l’Américain un nouveau contrat, mais avec un salaire revu à la baisse. Hairston devrait être sur pieds pour la fin octobre.
DEUX ANCIENS DE PRO A À LJUBLJANA
Liga ACB
E
qui ont rapidement pris le large, l’emportant au final de 34 points (89-55). Après un championnat du monde très mitigé, Ricky Rubio (13 pts, 3/4 à 3-pts, 6 rbds et 3 pds) a surclassé Pablo Prigioni (0 pt, 3 pds et 3 bps) et la recrue Sergio Rodriguez (6 pts à 1/7 aux tirs, 1 pd et 2 bps). Terence Morris a ajouté 16 points et 4 rebonds, et Pete Mickeal a marqué 13 points. Pour le Real, seuls les nouveaux venus Clay Tucker (15 pts à 3/5 à 3-pts) et D’Or Fischer (10 pts, 3 rbds) ont réussi à tirer leur épingle du jeu face à la terrible défense catalane. Le lendemain en finale, si les Valenciens ont su limiter la casse (63-83), ils n’ont pas plus inquiété des Blaugranas en état de grâce. Grâce à 10 points consécutifs de Juan Carlos Navarro, ceux-ci menaient en effet déjà de 17 points à l’issue du premier quart (24-7). Le shooteur catalan a terminé à 22 points et 5 rebonds, s’adjugeant le titre de MVP de la compétition. Le précieux Pete Mickeal a inscrit 17 points, et Boniface N’Dong a ajouté 13 points et 6 rebonds. Dusko Savanovic a terminé à 16 points et 5 rebonds pour Valence.
L’Olimpija Ljubljana a porté la touche finale à son recrutement en signant Kenny Gregory (1,97 m, 31 ans) et Kevinn Pinkney (2,08 m, 26 ans), après avoir testé Luka Bogdanovic, parti depuis à Roanne. Gregory va donc retrouver l’Euroleague, qu’il avait déjà disputé avec Le Mans en 2006-07. Pinkney était pour sa part passé par Clermont en 2005-06.
UKRAINE
DEE SPENCER à KIEV
BESIKTAS VEUT IVERSON
n juin dernier, sur ce même parquet de la Fernando Buesa Arena, les Catalans avaient assisté au sacre de Vitoria, qui les avaient privés d’un titre de champion d’Espagne qui leur aurait permis de réaliser un triplé historique après leurs victoires à la Copa del Rey et en Euroleague. Balayé en trois manches, le Barça s’était incliné à Vitoria lors du dernier match sur un panier décisif de Fernando San Emeterio. Un mauvais souvenir que les Catalans se sont évertués à effacer le week-end dernier en conservant la Supercopa ACB, déjà remportée en 2009. À une semaine du début de la saison, le Barça a montré qu’il était déjà au point, et prêt à partir à la reconquête du titre de champion d’Espagne. Pas étonnant puisque les Catalans n’ont apporté qu’une très légère retouche à leur effectif en remplaçant Jordi Trias, parti à Badalone, par Kosta Perovic, arrivé de Valence. Les hommes du coach Xavier Pascual n’ont par conséquent pas tardé à retrouver leurs automatismes et l’alchimie qui leur avait permis de tout emporter sur leur passage la saison dernière jusqu’à la veille de la finale de la Liga ACB.
Jean-François Mollière
Liga ACB
Barcelone a remporté samedi à Vitoria la Supercopa ACB en dominant largement le Real Madrid (89-55), puis Valence en finale (83-63). Juan Carlos Navarro a été élu MVP.
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ANALYSE
TOUR QUALIFICATIF EUROLEAGUE
LE DUEL QUI TUE Depuis mardi soir, hors nos délais de bouclage, l’ASVEL et Le Mans sont embarqués dans un duel presque familial, voire filial, pour accrocher une place en « finale » de leur moitié de tableau, c’est-à-dire pour être à 80 minutes de l’Euroleague. Dénouement ce vendredi. Pour en arriver là, les Manceaux n’ont pas souffert, tandis que les Rhodaniens ont tremblé. Roanne, de son côté, est sorti de la route à Berlin. Par Fabien FRICONNET
ASVEL-BUDUCNOST
Duel fratricide au 2e tour entre l’ASVEL (ici, Clifford Hammonds) et Le Mans (ici, l’ex-Villeurbannais Ben Dewar).
Hervé Bellenger / IS
Antony Thiodet, le directeur exécutif de l’ASVEL, en bras de chemise et installé debout derrière le panier où attaquait l’ASVEL, eut un petit geste d’épaule de soulagement. Et l’Astroballe aussi. Vendredi dernier, en effet, l’invité du tour préliminaire faillit se tirer une balle dans le pied, dans un énième épisode du feuilleton des fins de matches mal gérées par les équipes françaises, sous l’œil intéressé d’Arnaud Lagardère et Tony Parker (voir page 8). Nantie d’un avantage de huit points à 12 secondes de la fin, après un lancer réussi (sur deux) d’A.D. Vassallo, c’est-à-dire une marge minime de trois points sur l’ensemble des deux matches, l’ASVEL laissa s’écouler sept secondes avant de commettre une faute stratégique sur Marko Simonovic. Si l’ailier serbe de l’équipe monténégrine avait vu clair, il aurait largement pu expédier un tir à trois-points. Il ne marqua finalement qu’un point. Soulagement ? Non. Car Simonovic, à -7, manqua intentionnellement son deuxième lancer et, après cafouillage, la balle fut rendue à Podgorica avec une 1,6’’. Après un temps-mort, ce qui devait arriver arriva : seul sous le cercle, le grand Bosnien Marko Scekic ramena les siens à -5 et envoya tout le monde en prolongation, dans la stupeur générale. Et encore, que se serait-il passé si le coach du Buducnost, Dejan Radonjic, n’avait pas oublié la « Kalachnikov » bosnienne Sead Sehovic sur le banc ? Ce jeune homme (21 ans, 2,00 m), en effet, aura réussi cinq paniers à trois-points sur six tentatives en… moins de 18 minutes, prolongation comprise.
Pascal Allée / Hot Sports
LA CATA N’ÉTAIT PAS LOIN
première mi-temps (0/5, -3 d’éval), en attaque comme en défense, il a pris feu (20 points à 5/8 après la pause). Les jeunes Tillie, Fofana et Lacombe ont été au niveau, souvent décisif dans leur registre, notamment Lacombe en apport offensif, et Andrija Zizic est un vrai joueur d’Euroleague à l’ancienne (11 points, 10 rebonds, 2 passes, des écrans maousses, des fautes habiles, du travail en bas et du tir au poste haut), mais l’ASVEL n’apporte pas (encore) toute les garanties.
LE MANS-BANVIT
LES DOIGTS DANS LE NEZ
Contrairement à l’ASVEL, le MSB n’a jamais tremblé. Il a maîtrisé. À l’aller en Turquie, l’équipe de J.D. Jackson a montré son axe fort. À la mène, Antoine Diot et Marco Pellin se sont complétés Jefferson est fort ! à merveille (11 points, 9 rebonds et 11 En « extra-time », Davon Jefferson s’occupa de tout (six points, avec notam- passes à deux), soit alternativement soit ensemble sur le parquet. Et dans ment un rebond offensif décisif), dans la boîte, J.P. Batista, Thierry Rupert la lignée de son premier quart-temps et Alain Koffi ont rendu une copie (10 points et 4 rebonds). L’intérieur impeccable : 42 points à 20/27 ! Ryvon américain de l’ASVEL est bien le fort Covile, en 7 sept minutes, a complété un joueur annoncé. Pour le meneur Cliff Hammonds, qui a face à lui Marco Pellin quatuor d’intérieurs qui va rendre dingue la Pro A (6 points à 3/4). et Antoine Diot au deuxième tour, on attendra pour se prononcer. Sa capacité Au retour, les big men se sont une nouvelle fois imposés (32 points à 12/18), les de créateur est patente, son sérieux meneurs idem (26 points et 10 passes), aussi, mais ses qualités de patron avec une gourmandise de Diot (18 points et d’organisateur seront à juger. Ses à 6/10) mais, en sus, Ben Dewar (12 12 points, 4 rebonds et 4 passes ont points) a compensé les difficultés d’Alex toutefois pesé. Acker (0/5 aux tirs), pas encore dans le A.D. Vassallo n’a pas nécessairecoup. Le Mans : un gros effectif, de la ment été l’homme du match mais, continuité dans le club et dans l’effectif, après avoir pédalé dans la semoule en
du championnat de France (38 points à 6/9 à trois-points) et les rotations ont alternativement apporté, de Braud à Mipoka, en passant par Tanghe et Dunn.
un coach qui a une idée précise d’où il veut aller, la défense… Solide !
ROANNE-BERLIN
TROP COURTS, MAIS TANT PIS
AILLEURS
Comme cela avait été suggéré dans la Loire en amont de la saison européenne, l’Eurocup, ma foi, ça n’est pas mal non plus. En fait, cela suffira amplement. Ce qui ne veut pas dire que Jean-Denys Choulet et ses boys n’ont pas essayé. Au contraire, ils ont même failli cueillir un ALBA Berlin bâti pour l’Euroleague. Après l’aller, la Chorale partait avec sept points d’avance. Au retour, les choses étaient encore en équilibre après 27 minutes (-7) et puis… Et puis sans Dylan Page (dont le remplaçant temporaire sera l’ancien Manceau Luka Bogdanovic), avec un jeu toujours en construction, et confronté au public allemand, ça a craqué. Alex Gordon et K.C. Rivers auront toutefois rassuré. Le meneur a compilé 31 points et 5 passes en deux matches, et l’ailier 30 points. Pape-Philippe Amagou a montré qu’il était l’un des meilleurs arrières
IL FAUDRA BATTRE KHIMKI
Vrsac s’est fait peur contre le champion d’Israël surprise, Gilboa : +13 à l’aller, -9 au retour. Mais Milan Macvan, de retour du Mondial en pleine forme, veillait au grain : 52 points à 19/26 en deux matches… Kazan s’est baladé contre Groningen, avec 37 points pour Marko Popovic en deux matches (encore un mondialiste) et 26 points, 13 rebonds, 2 passes et 2 steals de Maciej Lampe à l’aller… Charleroi est passé sans souci contre Nymburk et peut remercier Jo Gomis (18 puis 16 points)… Le Khimki Moscou n’a pas plus tremblé, l’essentiel étant fait à l’aller à Caserte, avec 19 points de Keith Langford. Les Russes devraient passer l’obstacle Budivelnyk Kiev et affronter soit le MSB soit l’ASVEL dès mardi. n
LE TOUR PRÉLIMINAIRE
1er tour
alba Berlin élimine Roanne : 1-1 (+6) *Roanne bat Berlin 86-79 *Berlin bat Roanne 95-82 Vrsac élimine Gilboa : 1-1 (+4) Vrsac bat *Gilboa 97-84 Gilboa bat *Vrsac 86-77 Kazan élimine Groningen : 2-0 (+27) Kazan bat *Groningen 84-72 *Kazan bat Groningen 78-63 Charleroi élimine Nymburk *Charleroi bat Nymburk *Nymburk bat Charleroi
1-1 (+9) 79-68 73-71
ASVEL élimine Podgorica : 1-1 (+4) *Podgorica bat ASVEL 69-64 *ASVEL bat Podgorica 85-76 (a.p.) Le Mans élimine Banvit : 2-0 (+18) Le Mans bat *Banvit 78-72 *Le Mans bat Banvit 78-66 Khimki élimine Caserte : 2-0 (+22) Khimki bat *Caserte 77-74 *Khimki bat Caserte 85-66 Kiev élimine Maroussi par forfait.
2e tour (28/09 et 01/10)
Berlin-Vrsac Kazan-Charleroi ASVEL-Le Mans Khimki-Kiev
LE TOUR PRÉLIMINAIRE ALBA Berlin Chorale Roanne Hemofarm Vrsac Hapoel Gilboa Galil Unics Kazan Gasterra Flames Groningen CEZ Nymburk Spirou Charleroi
Berlin
ASVEL
Vrsac
Le Mans Qualifié A
Kazan Charleroi
Qualifié B Khimki Kiev
ASVEL Lyon-Villeurbanne Buducnost Pogdorica Le Mans Sarthe Basket Banvit Basket Kulubu Khimki Moscou Pepsi Caserta Budivelnyk Kiev Maroussi Athènes
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MONDIAL féminin
TROIS QUESTIONS à ENDY MIYEM
« ON A VU À QUOI RESSEMBLE LE PLUS HAUT NIVEAU »
La Berruyère a fait une entrée tonitruante dans le Mondial et répond toujours aux questions avec bonne humeur. Contre la Grèce, tu as bien défendu face à Styliani Kaltsidou avec qui tu joues à Bourges. C’est plus facile lorsque l’on connaît bien la façon de jouer de quelqu’un ? Plus ou moins. J’ai l’habitude de la voir jouer, je connais un peu ses mouvements forts, mais avec nous, elle joue 3 pas 4 et, au final, c’est comme si je la découvrais. Je me retrouve très rarement contre elle à l’entraînement. Pierre (Vincent) m’a dit de l’orienter plutôt à gauche, d’être prêt car on sait qu’elle a un très bon shoot à trois-points, d’essayer de ne pas me faire passer et de contrôler la ligne de fond car si elle passe vers le couloir central, les aides pourront venir.
On a l’impression que vous avez oublié tous vos déboires de la préparation, les absences. Vous aviez accusé le coup lorsque vous avez appris les forfaits un à un ? C’est vrai que ça a commencé dès le stage de l’Alpe-d’Huez, on savait qu’Isabelle (Yacoubou) s’était blessée en fin de saison et qu’elle était incertaine. Mais, ensuite, il y a eu aussi Dorine (Tahane), Sandrine (Gruda), Émilie (Gomis), d’autres, et c’est à chaque fois un coup sur la tête. On se dit cependant qu’il y a quand même un coup à jouer, même si des filles sont blessées, que l’on peut faire quelque chose, pour elles, pour nous, et ce n’est pas en ayant des regrets, en pensant à elles tout le temps que l’on va réussir. Si on est là, c’est que l’on a quand même toutes du talent. On peut faire le mieux qu’on peut.
Tu as battu ton record de points contre la Grèce (19 points) et tu as mis 13 points contre les États-Unis en première mitemps. Tout va bien ? C’est clair que jouer contre les États-Unis, ça va rester gravé. C’était ma première fois, c’est une chance de jouer contre elles. J’étais hyper contente. Mon nombre de points, ça fait plaisir mais ce n’est pas une fin en soi. Je sais qu’il reste des matches derrière plus importants que contre les États-Unis. C’était un match de prestige. Ça fait mal de jouer contre le Sénégal car on reçoit des coups. Contre les Américaines, c’est différent, c’est physique, vraiment dur, rapide, ça va haut. On s’est vraiment donné à fond. On a vu à quoi ressemble le plus haut niveau. On a vraiment l’impression de sortir d’une séance de PMA avec le préparateur physique !
CE N’ÉTAIT PAS LA FIN DU MONDE
Ce jeudi, les Françaises disputent un quart de finale périlleux, mais avec les filles de Pierre Vincent nulle mission n’est impossible. Elles se sont qualifiées grâce à une bravoure, un don de soi et un « QI Basket » hors normes. Par Pascal LEGENDRE
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ans l’album L’Étoile Mystérieuse de l’inégalable Hergé, Tintin est prévenu qu’une gigantesque météorite va percuter la Terre et y détruire la vie humaine. Un certain Philippulus le Prophète prédit la fin du Monde. Pierre Vincent s’est inspiré de cette bande dessinée pour que le moral de ses troupes ne tombent pas au fond de leurs chaussettes suite à la pandémie de blessures qui a sévi tout au long de la préparation. « On s’est dit qu’on avait des qualités, qu’on allait les faire voir. Quand est-ce que l’on devient un Philippulus ? Quand on fait du catastrophisme devant chaque situation. Les écolos sur la fin du monde, les altermondialistes sur le capitalisme. Alors qu’il faut trouver des énergies pour chercher des solutions. » C’est sur le trajet du retour de Beauvais, suite au dernier match de prépa, alors qu’il venait d’apprendre la confirmation du forfait d’Émilie Gomis, que le coach a recherché de nouvelles voies tactiques, notamment en discutant avec des collègues comme Ruddy Nelhomme et Jacky Commères. Deux heures d’entraînement, voilà ce qu’il a eu comme délai pour reformater offensivement son équipe. 2 minutes et 40 secondes contre les Grecques auront été suffisantes pour comprendre que ses filles avaient épongé ses nouvelles directives. 9-0. Les Grecques ne reverront jamais véritablement le jour, pressurisées par une défense aussi solide qu’un bunker de dictateur. Lors d’un match amical en Espagne, Evanthia Maltsi avait empilé 32 points à 13/19 et la France s’était inclinée de 12 points. Seulement, Pierre Vincent est un malin. Il avait procédé à quelques essais – infructueux – et Florence Lepron n’avait pas défendu sur la MVP du dernier Euro. Cette fois Maltsi a pu sentir de nouveau le parfum de son ancienne équipière à Bourges. Elle l’a toujours eu dans sa ligne de mire. Premier panier après 12 minutes de jeu. 4/14 au final. L’horreur. « De nous avoir battus en préparation les a peut-être endormies », confie le coach.
Dumerc, une géante Même les Américaines ont pu apprécier à sa juste valeur la qualité de
la défense des Bleues. Elles n’avaient inscrit que trois points après huit minutes de jeu. Inimaginable pour une telle constellation d’étoiles. Après, forcément, leur puissance de feu a pris inexorablement le dessus sur une équipe dont le banc est un peu étriqué. « Au championnat d’Europe, on n’avait qu’un match tous les deux jours alors que là, c’est un par jour pendant trois jours. Notre cible prioritaire au 2e tour, c’est le Canada. Ça arrive au 6e match. Si on s’amuse à se battre à toutes les rencontres, on risque d’être usé dans la mesure où on n’a pas une équipe qui peut se permettre comme sa devancière d’intégrer facilement tout le monde dans sa rotation », expliquait le coach après ce match. De fait, face à la Biélorussie, le Berruyer a beaucoup sollicité ses cadres – mais aussi une Marielle Amant
pleine de culot – et, par séquences, l’énorme dépense d’énergie s’est payé dans la réussite aux tirs. Un moment groggy, les Biélorusses ont récupéré leurs sens et sont ainsi passées en tête dans le 3e quart-temps. Les Françaises n’ont pas de vraies shooteuses, mais pour ce qui est du cœur, il est gros comme un ballon
d’une centrale nucléaire. En plus, en première mi-temps, elle a rentré des shoots pas possibles. Les Françaises ont dégoûté les Biélorusses avec un 14-0 en 5 minutes 30 à un moment donné en seconde mi-temps. Essorées, Yelan Leuchanka (17 pts, 14 rbds) and Co. s’en sont tirées avec un pitoyable 14/50 aux shoots. Sur une dernière contre-attaque contre les Grecques, Dumerc, Beikes et Lepron se sont transmis la balle dans un superbe ballet à trois. Le mot « collectif » va si bien pour décrire cette équipe de France. Il faut préciser que le chef d’orchestre sur le banc est un grand maître. n
Le chef d’orchestre sur le banc est grand un maître de basket. « On est heureuses sur le terrain, on se la donne », apprécie Céline Dumerc. Florence Lepron aime ces matches âpres où le vaincu est évacué sur une civière. Quant à Céline Dumerc, c’est une géante. Elle a miné le moral des arrières biélorusses (6 interceptions) et conservé la main sur la balle pendant tout le match. Son énergie produite est égale à celle
En battant la Biélorussie, les Bleues de Jennifer Digbeu ont assuré leur place en quarts.
Hervé Bellenger IS / FFBB
Hervé Bellenger IS / FFBB
LES BLEUES EN QUARTS AUJOURD’HUI
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MONDIAL féminin
ÉLODIE GODIN
L’ART DU REBOND dans la saison. Je jouais en championnat mais c’était de niveau Nationale 2. Les plus grandes en face faisaient 1,80 m et on gagnait de 40 points. C’était dur. Tu ne connais personne, tu ne parles pas la langue. Heureusement que j’avais Sandra (Le Dréan) dans l’équipe, sinon je serais partie en cours de saison. J’ai demandé une explication au coach. Il m’a dit que j’étais jeune, que j’avais du potentiel, qu’il allait me faire travailler. « Mais tu ne joues pas ! » Super l’explication. J’ai pris une sacrée claque et je me suis remise en question. » Surtout qu’Élodie se voit refouler une seconde fois de l’équipe de France que Pierre Vincent venait de prendre en mains pour la sortir des qualifs de l’Euro 2009.
Ex-prodige du basket féminin européen, Élodie Godin est devenue une role player en équipe de France. Sa marque : un incroyable sens du rebond. Par Pascal LEGENDRE
É
Heureuse en Italie
Hervé Bellenger IS / FFBB
lodie Godin a fait connaissance avec Marielle Amant au stage de l’Alpe-d’Huez. Elle ignorait tout de la Martiniquaise, son visage, son niveau de jeu. C’est l’inconvénient d’être toute l’année à l’étranger. Ce que savait quand même Élodie, c’est que Marielle est l’une des jeunes intérieures qui montent, comme Dorine Tahane ou Allison Vernerey, toutes les deux sur le flanc. « En France, on a de très gros potentiels et si je veux conserver ma place en équipe de France, je suis consciente qu’il faudra prouver chaque année », déclare avec modestie celle qui fut un véritable prodige du basket féminin. Rappel des faits. Une médaille de bronze à l’Euro cadettes alors qu’elle vient tout juste de fêter ses 14 ans. Un titre dans la même catégorie deux ans plus tard ; le premier de l’Histoire de France. Une médaille d’argent avec les juniors, une autre de bronze au Mondial des 21 ans et moins – avec Céline Dumerc et Claire Tomaszewski qui avaient trois ans de plus qu’elle – et encore une d’argent à l’Euro des 20 ans et moins. « Chaque médaille en jeunes, c’était quasiment à chaque fois avec une nouvelle équipe et ce n’était que du bonheur », savoure Élodie qui tient à l’honnêteté : « Ma première médaille figure sur mon palmarès mais ne m’appartient pas vraiment. J’ai été rajoutée à la fin car Gaëlle Skrela s’était blessée et je n’ai pas joué du tout (ndlr : une poignée de secondes). En revanche, la médaille d’or avec les “85”, on avait travaillé ensemble toute l’année à Toulouse et c’était un projet construit pour avoir un titre. C’est celle-là qui m’a le plus marquée. » Le plus stupéfiant ? Élodie entre en équipe de France, la vraie, l’équipe A, le 22 août 2003 à Lorient pour un match contre la Belgique. Elle est majeure depuis un mois et comme elle est pensionnaire de l’INSEP, elle n’a encore jamais joué en Ligue féminine. Tout concorde pour que sa promotion soit expresse. Isabelle Fijalkowski et Laetitia Moussard viennent de prendre leur retraite alors que Lucienne Berthieu a été mise au piquet pour avoir préféré la WNBA. Lors de l’Euro en Grèce, Nathalie Lesdema qui avait rarement enlevé son survêtement un an auparavant au Mondial chinois est propulsée titulaire au pivot et s’en délecte. Élodie se rue dans son sillage en parfaite back-up. Elle livre lors du 3e quart-temps face à Israël une production hollywoodienne : 10 rebonds et 10 points avec 5 shoots réussis sur 6. Autre moment mémorable, ses 16 rebonds sur le dos des Grecques. « Quand j’ai appris que j’étais appelée en équipe de France, j’ai fait waouh ! », se remémore-t-elle. « J’étais déjà trop contente de faire un premier stage. Je jouais avec des professionnelles, j’étais à la limite fan. J’étais à mille lieux de penser que je serais retenue dans les douze. L’Euro ? Un gros clash. Les journalistes venaient vers moi, L’Équipe, BasketNews, les gros journaux. À 18 ans, ça fait
bizarre. Mais sur le terrain, je n’étais pas stressée. J’étais jeune et quand tu es jeune, tu ne réfléchis pas aux conséquences. »
En perdition à Prague
Le rebond – c’est inévitable chez Élodie – a eu lieu à l’orée de la deuxième saison. Elle est tricarde à Prague mais le coup de veine, c’est qu’une joueuse se blesse à Tarento – une ville de 200.000 habitants en bas de la botte –, le club alors d’Audrey Sauret. La pige de trois mois va se prolonger jusqu’à la fin de la saison suite à l’indisponibilité de la joueuse en question. Surtout,Élodie a su séduire son coach qui lui a fait apprécier de nouveau toutes les saveurs du basket. « Il n’y a que le basket dans la ville, comme à Bourges, sauf que Tarento est plus grand. C’est un public de fou, très présent, qui vient nous voir jouer à l’extérieur. Quand on sort en ville, on est reconnu partout. » Comme son coach ne parle qu’italien, elle n’a pas eu d’autres alternatives que d’apprendre la langue de Visconti, sur le tas, elle qui avait pris des cours de tchèque. Elle n’avait rien gagné à Prague, elle a remporté deux championnat d’Italie, en étant élue MVP des finales 2009, et fait une finale d’Eurocup. Elle va retrouver l’EuroLeague dans quelques semaines. « Tant que je pourrai rester à Tarento, j’y resterai », clame-t-elle. Pas de fantasmes du côté de la Russie ni de la WNBA. « J’ai vécu une année à Prague, aussi je ne me vois pas en Russie. Même s’il y a beaucoup d’argent, je ne suis pas du tout attirée. J’ai besoin d’être proche des gens et, en République tchèque, ils sont froids. En Italie, c’est la famille. Il n’y a pas que l’aspect financier qui compte, l’essentiel, c’est le bien-être. » Quant à la WNBA, c’est clair : « tant que l’équipe de France m’appellera, j’irai en stage ! » Et l’équipe de France a besoin de cette Élodie Godin rassérénée, surtout par gros temps comme cet été. « Elle n’a pas que le rebond. Défensivement, c’est quelqu’un de très bon niveau. Elle peut défendre sur les postes 4 et 5. En plus, elle avait perdu son efficacité, sa confiance dans les shoots extérieurs. Elle a un tir un peu à plat, mais elle peut scorer à cinq mètres », juge Pierre Vincent. Il n’y a pas d’autres recettes que le travail. À Tarento, son coach lui donne des cours particuliers après les entraînements. « Il y a des systèmes pour que je puisse prendre mon petit shoot à zéro degré ou en tête de raquette. » Même la nouvelle ligne à 6,75 m ne lui fait pas peur. À l’Euro, dans l’ombre, elle avait pris davantage de rebonds (4,7) que de points (3,3). À ce Mondial, elle est partie sur des bases comparables avec toujours cette capacité à donner son corps à l’équipe, sans faire de mousse. Élodie n’est pas une virtuose mais c’est grâce à l’abnégation de telles joueuses que la France est performante. n
« Si je veux conserver ma place en équipe de France, je suis consciente qu’il faudra prouver chaque année »
« J’ai beaucoup appris avec Pierre Vincent qui me disait : si elle shoote là, neuf fois sur dix le ballon va tomber ici », commente Élodie quand on lui demande de nous dévoiler les secrets de son extraordinaire pouvoir au rebond. À l’Euro cadettes 2001, elle était déjà la meilleure rebondeuse de sa génération (12,0), juste devant une certaine Fatimatou Sacko. Il y a donc au moins autant d’inné que d’acquis. À 19 ans, elle se positionnait comme la 3e rebondeuse d’EuroLeague derrière la Russe Maria Stepanova et l’Américaine Taj McWilliams. Un don, vraiment. « Je ne fais qu’1,90 m, je ne suis pas super grande. Ce n’est pas ma super détente qui fait que… Je ne m’accroche pas au cercle. » Elle se dit aussi formatée. « Quand tu es jeune, si tu es intérieure, tu prends des rebonds, tu fais des passes, tu poses de bons écran et si tu ne regardes pas le cercle, on s’en fout. Tu fais ce qu’on te demande. » « Par rapport à son âge – 25 ans –, elle a un background assez important », explique Pierre Vincent. « Elle a joué pour Bourges alors qu’elle avait 18 ans. Elle a accumulé beaucoup d’expérience et c’est quelqu’un qui connaît très bien son métier. Et puis dans le registre du rebond, c’est l’une des meilleures en Europe. On peut la comparer à
Dennis Rodman dans sa capacité à toucher, dévier, piquer toutes les balles. Elle s’engage très fort. Ça lui pose d’ailleurs des soucis physiques et elle a eu des problèmes au dos dès le début de la préparation. » L’épisode malheureux ? Après trois saisons à Bourges et une à Valenciennes, Élodie a choisi de signer à l’USK Prague. L’erreur dans sa trajectoire n’est-elle pas d’avoir choisi si tôt de partir à l’étranger ? Avec le recul, elle ne remet pas en cause cette option, regrettant juste d’être tombée dans la mauvaise case. Pour être précis, il est à constater que la Bordelaise sortait d’une saison fort moyenne à l’USVO (5,2 pts et 5,0 rbds), ce qui l’amènera à se faire écarter de la sélection nationale pour l’Euro 2007. « Prague, c’était un club à ma portée. Il n’y avait pas d’intérieures, donc pour moi, je devais avoir du temps de jeu », explique-telle. « Comme je n’étais pas en équipe de France, j’ai demandé au club d’arriver plus tôt pour ne pas cogiter. Je n’ai pas pris de vacances. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Au début, je jouais un peu puis plus rien. Je restais sur le banc en EuroLeague et contre Brno, bref les matches qui comptent
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ÉCHOS NBA
LA FIN D’UNE ÉPOQUE
DON NELSON « DÉMISSIONNÉ » Un renouvellement s’opérait en Californie depuis le rachat de la franchise, et le coach des Golden State Warriors, Don Nelson, quitte une seconde fois la baie de San Francisco.
O
n aurait dû l’apprendre lundi mais c’était sans compter sur quelques fuites dans les journaux. La nouvelle est finalement tombée en fin de semaine dernière : Don Nelson ne coachera plus les Warriors à la reprise du championnat en octobre prochain. Si, officiellement Nellie démissionne, les nouveaux propriétaires de la franchise, Joe Lacob et Peter Gruber, auraient poussé l’illustre entraîneur vers la sortie. Sous contrat pour une saison encore, Nelson a fait les frais du grand nettoyage estival opéré par les nouveaux patrons, soucieux de faire table rase d’un passé au bilan quelque peu mitigé, pour repartir sur de bonnes bases. On n’achète pas une franchise au prix record de 450 millions de dollars (!) si l’on n’entend pas faire quelque chose de l’équipe en question. Après les transferts de joueurs (Turiaf, Randolph, Azubuike aux Knicks, Maggette aux Bucks etc…), la création d’un nouveau logo (pourtant un peu vieillot), c’est donc au tour de Don Nelson et son Run&Gun de prendre la porte. Son successeur n’est autre que Keith Smart, son assistant depuis 2003 au sein de la franchise californienne. qui aura donc pour mission de relancer la franchise autour de la recrue de l’intersaison, David Lee, du fou furieux Monta Ellis, et du tout jeune champion du monde, Stephen Curry. Cette fin de contrat est synonyme de fin carrière pour Nelson qui ne devrait pas tenter de poursuivre sur les parquets NBA. Remercié à quelques jours de l’ouverture du training camp, ce n’est pas ce que l’on pourrait qualifier de fin « honorable » pour un coach de cet acabit. Mais malgré tout, Lacob et Gruber lui offre de quoi vivre tranquillement sa première année de retraite puisque son salaire pour
l’année à venir devrait lui être versé, soit environ 6,2 millions de dollars.
Un monument baroque S’il était décrié et que certains fans sont ravis de le voir transmettre le flambeau, c’est un sacré personnage qui s’éloigne des salles NBA. Le 7 avril dernier, après une victoire face aux Timberwolves, Don Nelson était entré dans l’histoire en devenant le coach au plus grand nombre de victoires (1.335), dépassant ainsi Lenny Wilkens (1.332). L’apothéose d’une carrière d’entraîneur après celle d’un joueur déjà bien couronnée. Cinq titres NBA en dix saisons sous le jersey des Boston Celtics aux cotés des grand noms comme Bill Russell, Sam Jones et John Havlicek entre 1966 et 1976. Il sera considéré comme un des meilleurs sixièmes hommes de l’époque et son numéro 19 est retiré et trône aujourd’hui au dessus du parquet de Boston. Enfin, en tant qu’entraîneur, un des derniers faits d’arme de coach Nelson fut son retour victorieux à Golden State en 2006. Après avoir coaché la franchise de 1988 à 1995, il débarque à Oakland. En concluant la saison 2006-07 par dix victoires d’affilées, il permet aux Warriors d’accrocher la huitième place à l’Ouest et de retrouver les playoffs. Ils fêteront l’événement de la plus belle des manières, en éliminant le premier de la conférence et finaliste de la saison précédente, l’ancienne équipe de Nelson, les Dallas Mavericks, qui ne s’en remettront jamais. Enfin cet été, on a beaucoup parlé de la dernière médaille d’or remportée à un championnat du monde par l’équipe américaine. Il y a 16 ans, en 1994, la Dream Team II, et bien sur le banc, c’était lui ! n
Cette fin de contrat est synonyme de fin carrière pour Nelson
Andrew Bynum était un colosse en argile négligent. Son opération du genou a eu lieu, mais plus tard que prévue, notamment pour ne pas perturber son voyage en Afrique du Sud pour le Mondial de foot. Alors qu’il était censé être de retour pour le training camp, il ne doit pas subir de pression forte sur ses genoux pour encore quatre semaines. Bynum a lui-même estimé qu’il ne ferait pas son retour en saison avant novembre, ce que Phil Jackson a trouvé exagéré. Quant à Kwame Brown, le protégé de son Altesse Jordan, il n’a vraiment pas de bol. Qualifié allègrement d’être l’un des plus gros fiascos de la Draft, le numéro 1 de la cuvée 2001, à peine arrivé chez les Charlotte Bobcats pour se relancer, se blesse. Une entorse de la cheville assez grave qui va l’éloigner des parquets pour plusieurs semaines. Jordan voulait peut-être prouver qu’il ne s’était pas trompé en le draftant lorsqu’il était GM des Wizards, mais la révélation sera encore repoussée !
EN VRAC
Utah a signé Kyrylo Fesenko (2,16 m, 23 ans) et Earl Watson (1,85 m, 31 ans). Le pivot ukrainien soulagera Al Jefferson, Okur étant blessé, et le meneur sera la doublure de Deron Williams... Parmi les 20 joueurs qui sont au camp de Miami se trouve un certain Anthony Mason Jr., fils d’Anthony Mason, All-Star 2001, la saison où il évoluait au Heat.
LA PHRASE
« CHRIS BOSH N’EST PAS UN LEADER » CB4 n’avait jamais eu l’occasion de rigoler dans la ligue, embourbé à Toronto. En signant à Miami, tout allait désormais lui sourire, et quand bien même il y aurait un problème, cela retomberait sur James et Wade. Et non ! Jay Triano, le coach de Layne Murdoch / NBAE via Getty Images
Noah Graham/NBAE via Getty Images
INFIRMERIE TIME
Toronto, s’est fendu sur les ondes d’une radio canadienne d’une pique à l’égard de son ancien joueur. « Quand vous parlez de Chris Bosh comme d’un leader dans le vestiaire, je pense que c’est la seule chose qu’il n’était pas pour nous. (…) Tout le monde attendait de lui qu’il prenne les commandes de l’équipe l’année dernière et c’est peutêtre l’une des raisons de nos difficultés. »
MARBURY, IVERSON, FRANCIS…
L’ASI(L)E DES FOUS
Stephon Marbury a complètement lancé une mode qui existait déjà, mais n’était pas tendance : partir jouer en CBA. La ligue chinoise est également intéressée par Allen Iverson, Steve Francis, Flip Murray, Von Wafer et Rafer Alston.
ChinaFotoPress/Getty Images
En BREF
Stephon Marbury avec Shanxi Zhongyu
E
n 2001, Allen Iverson, lutin génial, et Stephon Marbury, meneur bourré de talent, menaient la sélection de l’Est à un incroyable come-back pour remporter le All-Star Game. Presque une décennie plus tard, Marbury se contente désormais du match des étoiles chinois, et Iverson pourrait finir par le rejoindre. Une pré-retraite dorée mais humiliante, voire un asile pour fous. Désormais, les anciennes gloires de la NBA, souvent persona non grata dans la grande ligue, essaient pathétiquement de faire croire qu’elles sont prêtes à partir en Chine, avec pour premier objectif de recentrer l’attention des franchises NBA sur leur personnne. Puis, si nul ne veut vraiment d’eux, de s’exiler réellement. Stephon Marbury a signé avec le club chinois de Shanxi Zhongyu en cours de saison passée, avec pour objectif sportif de qualifier son équipe. « Starbury » n’a pas réussi ce pari, bien que tournant à 23,1 points, 9,4 passes et 6,2 rebonds et étant élu MVP du All-Star Game national, et empochant, pour 15 matches, 100.000 dollars. L’ex-Knick a paraphé cet été un nouveau contrat de trois ans (le montant n’a pas été dévoilé) avec Shanxi, et a demandé à devenir assistant coach après les deux prochaines saisons. Mais comme un ancien All-Star NBA, ça se mérite, son club joue à donnant-donnant : le propriétaire a déjà ouvert trois boutiques Starbury et a garanti qu’il continuerait de promouvoir la marque de son meneur.
Iverson a demandé 30 millions Un incroyable duo aurait pu voir le jour puisqu’Iverson a été contacté par Shanxi, et une autre équipe de la CBA. Mais « The Answer », en totale perdition, aurait demandé un salaire carrément indécent. Le chiffre de 30 millions de dollars a été évoqué, une somme inabordable pour un club chinois. En décodé, Iverson est encore bien trop fier pour s’envoler vers un tel championnat, et a tenté un coup pour faire parler de lui, une sorte d’appel au secours désespéré en direction des franchises NBA. Dans la famille « meneurs finis en NBA », après le père, Marbury, le cousin éloigné, Iverson, on trouve, également talentueux, le fils, Steve Francis, et clairement moins coté, les petits-fils, Flip Murray, Von Wafer et Rafer Alston. Francis est l’ancien binome de Yao Ming aux Rockets, il est donc très respecté en Chine. Et Marbury lui a donné des idées : « Je jouerai en Chine si le contrat est intéressant. Entraîner est une autre possibilité. » Le club de Zhejiang Guangsha espérait, lui, attirer Flip Murray, mais il semble qu’il ait encore un avenir en NBA. Le club a donc trouvé une autre cible américaine en la personne de Von Wafer. L’ailier a signé à Boston, mais les Celtics, pour être à 15 au début de la saison régulière, sont contraints de couper un joueur. Et dans un effectif tellement riche, la guillotine pourrait s’arrêter sur Wafer. Quand bien même l’ancien Rocket resterait à Boston, Zhejiang Guangsha a déjà activé une autre piste, la troisième, et celle-ci mène à Rafer Alston. Actuellement sans contrat, la légende des playgrounds new-yorkais n’a pas caché que la CBA était une possibilité très envisageable. En Chine, il pourra amuser la galerie avec ses dribbles, et parler NBA avec Marbury. En attendant d’autres « losers ». n
échos NBA
CAMPS D’ENTRAÎNEMENT DES KNICKS
EDDY MOI QUE C’EST PAS VRAI… Les saisons passent, les Knicks changent, Eddy Curry, le dernier vestige des années Isiah Thomas, reste... fidèle à lui-même.
C
Nathaniel S. Butler/NBAE via Getty Images
hez les New York Knicks, tout a changé cet été et surtout l’envie de gagner, la confiance en son potentiel. Pour une équipe qui n’a pas joué les playoffs depuis la saison 2003-04, la venue d’un joueur du calibre d’Amaré Stoudemire a de quoi redonner espoir. Pour vite oublier ces six années de disette sportive, les New-Yorkais travaillent dur depuis des semaines. Le Stoud’, Ronny Turiaf et les autres en veulent, mais il reste un petit, ou plutôt un énorme, détail qui fait tâche durant cette reprise : Eddy Curry. Le pivot n’a pas participé aux séances d’entraînement facultatives et vient tout juste de rejoindre le groupe. Les dirigeants avaient décidé de responsabiliser encore EC, qui avait fait de grands efforts en fin de saison dernière pour redevenir un joueur de basket. Il a donc assuré tout seul sa préparation et résultat : 147,5 kilos sur la balance. « Pourquoi personne n’a prêté attention à moi quand je me suis entraîné deux mois ici l’été dernier ? ». Quand on voit après coup le résultat… En ayant travaillé deux mois il n’a joué que 7 malheureux matches l’an dernier (10 en deux saisons !!) pour 3,7 points de moyenne. Étant donné la fiabilité de son mastodonte, Mike
D’Antoni n’a qu’une confiance limitée en lui et avait pris les devants. Bien lui en a pris. Parce qu’à un mois de la reprise, si Eddy Curry est, pour changer, hors de forme, il y en a un qui carbure. Le nouvel arrivant, Timofey Mozgov, a fait forte impression depuis le
début du trainning camp. Un membre du staff des Knicks a rapporté que le pivot russe s’est montré impressionant lors d’un entraînement et que Mike D’Antoni le considérerait déjà comme starter au poste 5 : « Nous devons voir comment il va s’adapter au jeu NBA, mais avec 2,16 m et 113 kg, il est peut-être le plus athlétique de nos joueurs. Il court, c’est un bon gars, il a de bonnes mains et sait comment jouer ! ». Autant de qualités que n’a pas Curry, sauf pour les mains. Certes Mozgof, à l’inverse de son homologue, est un peu léger, mais dans le jeu rapide de D’Antoni cela peut faire des étincelles. Ajoutez à ça les signatures du Stoud’, de notre Ronny Turiaf national et d’Anthony Randolph pour boucler la raquette, et vous pouvez être sûr que le seul intérêt de Curry aux yeux des dirigeants des Knickerbockers, après cette nouvelle désillusion, n’est que la valeur qu’aurait son contrat dans le cadre d’un transfert avec une équipe cherchant à gagner de la place dans sa masse salariale en fin de saison. Il ne reste donc plus à ce pauvre Eddy Curry, qui pour couronner le tout vient de se blesser, qu’à empocher ses 11,3 millions de dollars et finir sa saison (sa carrière ?) aux Knicks, au bout du banc. Triste pour un quatrième choix de la Draft. n
Par Vincent BONNAY, avec Yann CASSEVILLE
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FAUTES TECHNIQUES
LE RèGLEMENT C’EST LE RèGLEMENT
l Pendant que les équipes se préparent à attaquer cette nouvelle saison, les officiels NBA réfléchissent et, pour la saison prochaine, ils se sont penchés sur le sujet cher à certains bad boys : les fautes techniques. Fini les mouvements d’humeur. Les arbitres siffleront une faute technique lorsque les joueurs feront part de leur mécontentement de manière trop « expressive ». Tout les petits (ou gros) gestes auxquels on est habitués devront donc se faire plus discrets, et même invisibles si leurs auteurs veulent éviter de finir la plupart des matches aux vestiaires. « Désaccords démonstratifs, courses immédiates vers l’arbitre pour se plaindre », ne seront plus tolérés. Dans le souci d’effacer « la violence » des parquets, ce sont même les demandes d’information insistantes concernant un coup de sifflet qui feront l’objet de sanctions, même si elles sont faites sur un ton « civilisé ». Pour Ron Johnson, le vice-président des arbitres NBA, ce règlement répond aux attentes des spectateurs : « Les gens s’attendent à ce que les joueurs de hockey se battent. Ils s’attendent à ce que les managers de baseball hurlent sur les arbitres, mais ce n’est pas notre jeu. Ce n’est pas ce que veulent nos fans. » Que la violence disparaisse oui, mais il y a violence et violence non ?
Ne manquez pas
MEDIA DAY
ÇA TCHATCHE !
ET
Le « Media Day » c’est le retour aux choses sérieuses pour les franchises NBA. La première rencontre entre celles-ci et les journalistes. L’occasion pour les équipes orphelines de leurs stars d’essayer de garder la face quand, pour d’autres, il s’agit de répondre aux rumeurs. Morceaux choisis.
L
orsque qu’on parle à Kevin Durant des propos de Dwight Howard le disant sur le point de dépasser LeBron, il reste, Kevin Durant, toujours humble malgré son titre mondial : « Comme compétiteur, pour être franc avec moi-même, je ne pense pas encore être au niveau de LeBron James. J’y travaille. » Nenad Krstic a connu un Mondial légèrement « mouvementé » (suspendu plusieurs matches pour la bagarre générale face à la Grèce). Cette fois il a choisi de s’asseoir sur une chaise pour répondre. « C’était juste un malheureux, malheureux, malheureux incident. J’ai juste essayé de protéger mes coéquipiers. Tous ceux qui pratiquent un sport savent que ça arrive. Ça fait partie du jeu, je suppose. Je ne dis pas que ce que j’ai fait est une bonne chose. » Alors que l’on ne parle quasiment que de lui depuis plusieurs semaines, qu’il représente le dernier fantasme de gros transfert de l’intersaison, Carmelo Anthony, son beau maillot
des Nuggets sur les épaules, a déclaré ceci : « Je n’ai jamais dit que je voulais être transféré (…) Je suis ici aujourd’hui (…) Quel que soit l’avenir. »
day du Heat), c’est difficile à dire mais ce ne sont que des matches de basketball. »
Du côté des Three Amigos…
Au media day des Wizards, Gilbert Arenas s’est montré très peu disert et a indiqué que désormais il voulait sourire seulement sur les parquets… Au camp de Washington, outre un Arenas aussi barbu que Baron Davis, un John Wall acculé par les médias, se trouvait Adam Morrison, qui a retrouvé sa coupe de cheveux fétiche, longue et digne des années 70… Pour rassurer les fans du Colorodo, dès que Carmelo Anthony est entré dans le vestiaire des Nuggets, J.R. Smith l’a immédiatement publié en photo sur son compte Twitter… Zaza Pachulia a chauffé tout le monde à propos de la qualification de la Géorgie pour l’Euro 2011… Elton Brand s’est présenté au camp des 76ers très affiné, annoncé à 116 kilos… « Je ne me sens pas bien. Je préfère le jeu européen. » Pour Rudy Fernandez, un transfert paraît la seule issue possible. n
LeBron James répond aux propos des stars du passé : Michael Jordan, Magic Johnson et Charles Barkley. « J’ai entendu de tout cet été. Tout ce à quoi je m’attendais et certaines choses auxquelles je ne m’attendais pas. » (…) « J’ai pris mes propres décisions et je vis avec. Malgré tout, je respect toujours Mike, Magic, Charles et tous les autres. » « On a l’impression qu’il s’est écoulé des années depuis juillet. C’est pourquoi on est heureux d’en revenir enfin au basket. » Dwyane Wade a hâte d’en découdre et relativise, chose bien rare depuis quelques mois. Même si c’est toujours plus facile dans sa situation que dans celle des joueurs de Cleveland. « Après avoir regarder autour de nous (plus de 300 personnes étaient présentes au media
Et pour les autres…
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20
événement
NBA EUROPE LIVE 2010 : 6 OCTOBRE, 20H, BERCY, NEW YORK VS MINNESOTA
POUR LE FUN…
Ah ça, l’affiche ne vaut pas un Barcelone-Lakers (jeudi 7 octobre), soit le champion d’Euroleague contre le champion NBA ! On ne peut pas dire que les stars pullulent des deux côtés. D’ailleurs, Knicks comme Wolves n’ont pas fait les playoffs depuis 2004. Mais ce match reste une (mini) affiche, sans doute pas désagréable à regarder. L’occasion de voir Turiaf et Stoudemire se frotter au trio de pivots européens de Minnesota. Petite visite guidée des Knicks et des Wolves.
David Sherman/NBAE via Getty Images
Nathaniel S. Butler/NBAE via Getty Images
Par Fabien FRICONNET
Les acteurs principaux du match NBA Europe Live de Bercy : côté New York, un All-Star (Amaré Stoudemire) et un Français (Ronny Turiaf). Côté Minnesota, un champion du Monde (Kevin Love).
PEUVENT-ILS SE RELANCER ?
Il faut une patience surhumaine, mais aussi une grande fidélité, pour être un fan des Knicks (n’est-ce pas, Jacques ?). Le Madison Square Garden n’a pas vu un match de playoffs depuis 2004, et encore il ne s’agissait que d’un premier tour de playoffs. Le coach était alors Lenny Wilkens, et les stars s’appelaient Stephon Marbury, Allan Houston, Tim Thomas et Keith Van Horn. Depuis, nibe de nibe. Quatre coaches ont tenté leur chance : Herb Williams, Larry Brown, Isiah Thomas et, depuis 2008-09, Mike D’Antoni. Sans succès, donc, puisque les fiches de victoires sont, depuis 2004 : 33, 23, 33, 23 (y voyez-vous comme une sorte de récurrence ?), 32 (ah non) et 29 l’an dernier. Le dernier résultat de référence de cette franchise mythique remonte à 2000, lorsque Jeff Van Gundy, Pat Ewing, Latrell Sprewell, Allan Houston, Larry Johnson et Marcus Camby avaient atteint la finale de conférence Est (défaite contre Indiana en
six manches). Chacun espère désormais que les arrivées d’un meneur organisateur (Felton), d’un « franchise player » théorique (Stoudemire) et de talent sous les arceaux changent la donne. Le souci, c’est que la colonne « départs » est riche de David Lee (incompréhensible !), Al Harrington et Chris Duhon, notamment. Du mieux, il devrait y en avoir. De là à aller en playoffs… Qui sait ? Le cinq théorique : Raymond Felton, Kelenna Azubuike, Danilo Gallinari, Amaré Stoudemire, Ronny Turiaf Les rotations principales : Toney Douglas, Roger Mason, Wilson Chandler, Anthony Randolph, Timofey Mozgov
Azubuike et Ronny Turiaf, du package envoyé aux Knicks, par les Golden State Warriors, en échange de David Lee… Ronny Turiaf sous l’uniforme de la franchise new-yorkaise. L’ancien des Warriors est le premier Français à poser ses sacs dans la ville qui ne dort jamais. En théorie, il sera titulaire. L’occasion pour lui de faire du chiffre… L’adaptation (ou non) de Timofey Mozgov en NBA. Le grand Russe, qui a impressionné son monde à l’Euro 2009, sort d’une saison honorable avec le Khimki Moscou en Euroleague, mais sans plus (6 points et 4 rebonds à 51% aux tirs). Seul pivot de taille dans l’effectif des Knicks, il doit pouvoir se montrer un peu… En revanche, aucune chance de voir à l’œuvre Eddy Curry, 10 matches au total des deux dernières saisons dans la « Grosse Pomme », plus À DÉCOUVRIR Les grands débuts de Pat Ewing Junior, du tout en odeur de sainteté. En fin de contrat l’été prochain, il devrait, d’ici fils de son père, avec un maillot des là, être « tradé ». Si les Knicks trouvent Knicks sur le dos. Sorti de Georgetown preneurs, of course. (comme « daddy ») en 2008, cet ailier (pas comme papounet), drafté 43e par les Kings la même année puis échangé dans LE SAVIEZ-VOUS ? la foulée à New York, a passé sa saison Isiah Thomas a été consultant pour en D-League, chez les Reno Bighorns… les Knicks en août dernier. Oh, pas Le timing de saut et les qualités athlélongtemps ! Même pas une semaine. tiques d’Anthony Randolph, auteur d’un L’ancien coach de la franchise, pour le match à 8 contres face à la Nouvelle-Or- moins controversé, s’est engagé le 6 léans le 23 décembre 2009 (!). Randolph août comme « consultant » (sic) pour les a fait partie l’été dernier, avec Kelenna Knicks mais, le 12 août, a dû renoncer,
son statut de coach universitaire (à Florida International) lui interdisant de cumuler avec une équipe professionnelle… Même si ça commence à dater, n’oublions pas que les Knicks ont remporté deux fois le championnat NBA, en 1970 et 1973… Les Knicks sont l’une des deux seules franchises dans l’histoire de la ligue à n’avoir jamais changé de nom et/ou de ville. Les Boston Celtics sont dans le même cas… Mike D’Antoni a été élu « coach of the year » en 2005, après sa première saison complète aux Phoenix Suns.
ROSTER Joueur
Taille Âge Pos. Nat.
Raymond Felton Toney Douglas Kelenna Azubuike Roger Mason Bill Walker Andy Rautins Landry Fields Danilo Gallinari Wilson Chandler Patrick Ewing Jr Shawne Williams Amaré Stoudemire Anthony Randolph Ronny Turiaf Eddy Curry Timofey Mozgov
1,85 1,88 1,95 1,95 1,98 1,93 2,01 2,07 2,03 2,03 2,05 2,08 2,08 2,07 2,10 2,15
26 24 26 30 22 23 22 22 23 26 24 27 21 27 27 24
1 1 2 2 2 2 2 3 3 3 3 4 4 5 5 5
USA USA USA USA USA CAN USA ITA USA USA USA USA USA FRA USA RUS
événement avec les statistiques les plus faméliques Tony Campbell, Tyrone Corbin et Sam au niveau NCAA puisque, lors de sa Mitchell… On ne peut pas parler de dernière année à Wisconsin (2007-08), « filière yougo » dans le Minnesota il tournait à 3,5 points et 3,1 rebonds… mais enfin, depuis la création de la Kevin Love. Ce big man académique, franchise, sept joueurs originaires de fortement charpenté et au « QI basket » l’ancienne Yougoslavie ont porté élevé a été un élément clé de la conle maillot des Wolves : le Croate quête de l’or mondial par le Team USA Stojko Vrankovic, le Slovène Rasho Nesterovic, le Monténégrin Nikola UN FRÉMISSEMENT ? en Turquie cet été. Après une année rookie convaincante en 2008-09 (11,1 Pekovic et les Serbes Igor Rakocevic, Donnons crédit aux Wolves, et à leur points et 9,1 rebonds), il a poursuivi sa Marko Jaric, Darko Milicic et Sasha coach Kurt Rambis, du processus de progression l’an dernier (14,0 points et Pavlovic… Ils ont joué aux Wolves « reconstruction », symbolisé par le 11,0 rebonds)… Michael Beasley. et en France (sans exhaustivité) : Pat backcourt, composé de deux anciens coéquipiers de l’université de Syracuse, Perdu dans sa tête, celui qui fut numéro Durham, Brad Sellers, Marlon Maxey, deux de la Draft 2008 (derrière Derrick Jerome Allen, Stanley Jackson, Tellis le meneur Jonny Flynn, drafté 6e en Rose) est venu dans le Minnesota pour Frank, Gerald Glass et Chris Smith. 2009, et l’arrière Wesley Johnson, se relancer. Il connaît Bercy puisqu’il y drafté 4e le 24 juin dernier. Ceci est a affronté les Nets, avec Miami, il y a d’autant plus savoureux – et intrigant ROSTER deux ans. Joueur Taille Âge Pos. Nat. – que le reste de l’effectif est jeune, de Beasley à Love, en passant par Jonny Flynn 1,83 21 1 USA Luke Ridnour 1,88 29 1 USA Ellington, Webster et Koufos. Le souci LE SAVIEZ-VOUS ? Sebastian Telfair 1,83 25 1 USA avec la « reconstruction » c’est qu’il Pourquoi la franchise s’appelle-t-elle Wesley Johnson 2,01 23 2 USA s’agit souvent d’un pis-aller à une vraie les « Timberwolves », littéralement Wayne Ellington 1,93 22 2 USA construction. Et de socle sur lequel les « loups de bois » ? Parce que Corey Brewer 2,03 24 3 USA « construire », les Wolves n’en ont l’état compte l’une des plus fortes Martell Webster 2,01 23 3 USA guère. Comme les Knicks, leur dernière populations de « loups gris » du pays Lazar Hayward 1,98 23 3 USA apparition en playoffs, qui correspond (environ 3.000). Ce sont les (futurs) Kevin Love 2,08 22 4 USA à la meilleure saison de leur histoire, fans qui, après consultation, ont choisi Michael Beasley 2,06 21 4 USA remonte à 2004, lorsque les Kevin ce surnom… La première saison de la Anthony Tolliver 2,05 25 4 USA Garnett, Sam Cassell, Latrell Sprewell franchise, 1989-90, n’a évidemment Darko Milicic 2,13 25 5 SRB et autre Wally Szczerbiak avait atteint, pas été fameuse mais, avec 22 succès, Kosta Koufos 2,13 21 5 GRE sous le magistère de Flip Saunders, les jeunes loups avaient fait mieux Nikola Pekovic 2,10 24 5 MNE la finale de conférence Ouest, après qu’en 2009-10. Le coach était alors Bill Greg Stiemsma 2,10 24 5 USA une saison à 58 victoires. Le « Loups » Musselman et les joueurs majeurs avaient sorti Denver (4-1) puis Sacramento (4-3) avant de buter sur les Lakers (2-4). Depuis ? Quatre coaches LE PROGRAMME DU NBA EUROPE LIVE 2010 (Dwane Casey, Randy Wittman, Kevin Quand ? Où ? Quoi ? McHale et, donc, Rambis) et des bilans Dimanche 3 octobre Milan (Italie) Armani Jeans Milano vs New York Knicks en décrépitude : 44 succès, 33, 32, 22, 24 et 15 l’an dernier (seul les Nets Lundi 4 octobre Londres (Angleterre) Minnesota Timberwolves vs Los Angeles Lakers ont fait pire, avec 12 victoires). Al Mercredi 6 octobre Paris (France) Minnesota Timberwolves vs New York Knicks Jefferson est parti, Michael Beasley Jeudi 7 octobre Barcelone (Espagne) FC Barcelona vs Los Angeles Lakers est arrivé, en plus d’une palanquée de joueurs de rotation, plus le rookie Johnson. La lutte pour les playoffs ? Euh… Pas là, non. 25 succès seraient DANS LE RÉTRO déjà beaux. Si les confrontations NBA vs Europe ont une trentaine d’années, et qu’elles se sont accélérées Le cinq théorique : dans la deuxième moitié des années 90, le « NBA Europe Live Tour » existe, lui, depuis 2006, Jonny Flynn, Wesley Johnson, Corey et a également mis face à face des équipes NBA. 23 matches ont été disputés sur le territoire Brewer, Kevin Love, Darko Milicic européen. Les voici. Les rotations principales : Année Lieu Match Score Luke Ridnour, Wayne Ellington, Martell Villeurbanne San Antonio Spurs battent ASVEL 115-90 Webster, Michael Beasley, Kosta Kou(France) fos, Nikola Pekovic Barcelone (Espagne) Barcelone bat Philadelphia Sixers 104-99
À DÉCOUVRIR
L’assemblage Flynn-Johnson, vu à Syracuse le temps de la saison 2008-09, au terme de laquelle les « Orange » avaient buté sur Oklahoma en demi-finale de la région sud du tournoi final NCAA (71-84). À noter, lors de cette saison, qu’en quart de finale du tournoi de la conférence Big East, Syracuse avait surpris Connecticut 127-117 après… six prolongations ! Le match avait commencé le 12 mars et s’était terminé le 13. Il s’agissait du deuxième match le plus long de l’histoire de la NCAA… Le trio de pivots européens, avec le Grec Kosta Koufos, le Serbe Darko Milicic et le Monténégrin Nikola Pekovic (dont on verra les premiers pas en NBA). Une curiosité. Et ça n’est pas le dénommé Greg Stiemsma qui devrait faire de l’ombre aux trois big men du Vieux Continent car ce gros bébé n’a été signé que pour la présaison. Ce Stiemsma doit être l’un des joueurs entrés en NBA
2006
Rome (Italie)
Phoenix Suns battent Rome
100-93
Moscou (Russie)
Los Angeles Clippers battent Khimki Moscou
98-91
Moscou (Russie)
CSKA Moscou bat Los Angeles Clippers
94-75
Tel-Aviv (Israël)
San Antonio Spurs battent Maccabi Tel-Aviv
97-84
Cologne (Allemagne) Philadelphia Sixers battent Phoenix Suns Cologne (Allemagne) CSKA Moscou bat Maccabi Tel-Aviv Cologne (Allemagne) Phoenix Suns battent Maccabi Tel-Aviv
119-102 85-71
Istanbul (Turquie)
Minnesota Timberwolves battent Efes Pilsen Istanbul
84-81
Rome (Italie)
Boston Celtics battent Toronto Raptors
89-85
Rome (Italie)
Toronto Raptors battent Virtus Rome
93-87
Unicaja Malaga bat Memphis Grizzlies
102-99
Londres (Angleterre) Boston Celtics battent Minnesota Timberwolves
2009
90-81
Cologne (Allemagne) Philadelphia Sixers battent CSKA Moscou
2007 Malaga (Espagne)
2008
103-100
92-81
Madrid (Espagne)
Memphis Grizzlies battent Estudiantes Madrid
Madrid (Espagne)
Real Madrid bat Toronto Raptors
104-103
Paris (France)
New Jersey Nets battent Miami Heat
100-98
Londres (Angleterre) New Jersey Nets battent Miami Heat
94-92
Berlin (Allemagne)
98-73
New Orleans Hornets battent Washington Wizards
96-80
Barcelone (Espagne) New Orleans Hornets battent Washington Wizards
102-80
Londres (Angleterre) Chicago Bulls battent Utah Jazz
102-101
Malaga (Espagne)
109-87
Utah Jazz battent Real Madrid
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vs Le mercredi 6 octobre 2010 à Paris-Bercy Pour jouer, c’est simple : envoyez votre nom, votre prénom et votre adresse e-mail à : hannspree-1@actual.fr Et venez retirer votre place sur le stand BasketNews situé sur le parvis de Bercy (Paris 12e) dans l’espace FanZone de la NBA le mercredi 6 octobre de 14h00 à 20h00.
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Règlement : Jeu gratuit sans obligation d’achat. Envoyez votre nom, prénom, adresse e-mail à : hannspree-1@actual.fr. Les gagnants seront tirés au sort et informés par retour de mail au plus tard lundi 4 octobre à 17h00. Les places sont à retirer sur le stand BasketNews situé sur le parvis de Bercy (Paris 12e) dans l’espace FanZone de la NBA.
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Décalé
Salut ! Ça va ? Propos recueillis par Jérémy BARBIER
Yohann
différent, très physique. La première année, à Milan, j’ai pris cinq kilos. Et puis j’en ai encore pris cinq la deuxième année. En quelque sorte, c’est ce qui me manquait pour m’exprimer à haut niveau. Je pouvais pas être Carcasse toute ma vie ! (Il rigole)
SANGARé (LE HAVRE)
Ça va très bien, la forme. Heureux de retrouver la France ?
Très heureux. Après deux ans à l’étranger, j’avais vraiment envie de revenir. Au Havre, je suis avec Max Zianveni et Bernard King, des gars que j’ai connus dans le championnat français. C’est plus des potes, contrairement à ce que j’ai vécu en Italie. Est-ce si difficile d’avoir le statut d’étranger au sein d’un championnat européen ?
On observe toujours plus les joueurs étrangers que les locaux. Quand on passe de ce côté, c’est parfois très bizarre. Mais je ne m’attendais pas à ce que cela soit facile. C’est la difficulté que je recherchais en allant là-bas. On sait que le racisme s’invite parfois dans les tribunes des salles italiennes. Tu l’as vécu ?
À Milan ça allait, car il y a beaucoup d’étrangers et les mentalités sont différentes. Mais à Ferrara, lors de certains matches, il y avait des chants
racistes. Quand un joueur de couleur touchait le ballon, on entendait des bruits de singe ou des mecs qui se faisaient insulter de sale noir. C’est sûr que ça, je l’ai vécu. Ouais, ça existe toujours. (Un peu dépité) En 2010…
En décembre 2009, tu avais été temporairement écarté du groupe à Ferrara. Yohann Sangaré serait-il devenu un garçon ingérable ?
Non, rien à voir. C’était plutôt le président qui était ingérable. (Il éclate de rire) Il a voulu couper un peu tout le monde. Il a voulu me virer puis il m’a rappelé. Je ne m’étais pas entraîné depuis deux ou trois semaines, et quand je reviens, je mets 16 points. Du coup, le jour même, il a coupé l’Américain après le match. Il ne savait pas trop ce qu’il voulait, on subissait tous ses humeurs.
Revenons à des choses plus légères. Lors de ta première saison en Italie, tu as joué pour le Milan du président Armani. Tu en as profité pour refaire ta garde-robe ?
C’est clair. On avait pas mal de primes de match qu’on pouvait aller dépenser dans les magasins de la marque. Avec ma famille, on a pu profiter des fringues Armani.
Hervé Bellenger / IS
Salut Yohann, ça va ?
Sympa le boss ?
Ouais, il est super sympa. Pas du tout comme je l’imaginais. Il est très humble et il discutait facilement avec nous. As-tu gardé ton célèbre surnom « Carcasse » en Italie ?
J’ai été surpris, il y a des gens qui connaissaient ce surnom. Certaines personnes sont venues me voir pour me demander si on m’appelait vraiment Carcasse. Mais sinon, là-
SE » « JE RESTE CARCAS un peu de fonte ? bas, j’ai changé de surnom. En fait, les supporters ont un chant pour chaque joueur. En Italie, on m’appelait « Sanga » ou « Il Francese ». Mais si je comprends bien, tu n’as pas profité de cet exil pour soulever
Attends, depuis l’ASVEL, j’ai pris dix kilos. Mais je reste quand même Carcasse. (Il se marre)
Dix kilos ! C’est grâce à la cuisine italienne ?
Non, j’ai joué dans un championnat
Tu as joué aux États-Unis, en Espagne et donc en Italie. J’imagine que ta maîtrise des langues est impeccable. Tu envisages une reconversion de traducteur ?
Peut-être, si j’ai l’opportunité. Cela pourrait être une option. Aujourd’hui, je parle français, anglais, espagnol et italien. Je parle aussi le Wolof, un dialecte du Sénégal. J’aimerais ensuite apprendre l’un des dialectes du Mali, le Bambara. Mais après ma carrière, je pense quand même que je préfèrerais rester dans le basket. n
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LE LIVRE D’OR 2010 Réalisé pour la première fois par la rédaction de Basketnews !
ImmanquaBLE, La VERsIOn 2010 Du tRaDItIOnnEL LIVRE D’OR Du BaskEt, ÉDItÉ paR LEs ÉDItIOns sOLaR Et quI a suBI un RELOOkagE. suR 120 pagEs cOpIEusEs, LEs autEuRs REVIsItEnt La saIsOn 2009-2010 Et LEs DEux mOnDIaux. DE La chEVauchÉE DEs LakERs à cELLE DE chOLEt, DEs cOups DE guEuLE aux cOups DE sang, DEs saLaIREs aux RÉVÉLatIOns, Du FInaL FOuR DE BERcy à L’aVEntuRE DE taRBEs, LE LIVRE D’OR RacOntE LEs pEtItEs Et LEs gRanDEs hIstOIREs D’unE saIsOn RIchE.
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Édition prestige « Beau Livre » 120 pages, 180 photos
sortie le 10 novembre 2010 prix public en librairie : 29€ pOuR VOus : 25€
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17/09/2010
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