JA SION 1 L-'ÉCOL-E
Sections primaire, commerciale (avec diplôme de commerce reconnu par l'université de Genève). Raccordement - Langues. Enseignement par classe de 3 . à 5 élèves. Sports: Ski - Patinage - Tennis Equitation - Natation Cours de vacances en juillet et août
Ecole pour jeunes gens dès l'âge de 8 ans
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ALAISANNE
L'ECOLE VALAISANNE F~RS -
Bulletin mensuel du Personnel Enseignant du Valais Romand
g ,U INCAlLlERIE
No 5, janvier 1962
VIe année
ART 1C LES 0 E MEN AGE
SOMMAIRE ARTICLES DE SPORT
S Avenu~ du
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Midi - Téléphone (027) 2102'1
Partie générale
FOURNEAUX POTAGERS CAL 0
R l 'F E RES
4Ù~JL? ~Ig LE LAIT PASTEURiSÉ ET HOMOGÉNÉISÉ CONTIENT , TOUT CE QUI EST NECESSAIRE A L'ORGANISME HUMAIN.
CrocUS
Un cadeau pour 1962
2
R. Zuchuat
La formation du personnel enseignant (2e article)
4
Hérémence
L'examen d'admission à l'école secondaire
6
M. Veuthey
L'Art à travers les âges: Les Primitifs
7
Communications officielles
Communications diverses
27
Pour troubler votre bonne conscience
29
Vacances en Espagne et aux USA
29
Partie pratique Fiches de développement
Ces - ses - c'est -
Religion
Leçons sur le Concile .
9
Son - sont
13
Couverture: Bois gravé d'André Pent.
R'ENSEIGNEMENTS Publicité: Publicitas, Avenue du Midi, Sion - Téléphone 24422.
L'ECOLE VALAISANNE paraît à Sion, le 15 de chaque mois, juillet et août exceptés .
Pages 3 et 4 de la couverture (10 insertions) l/~ Fr. 700.7'2 Fr. 380.X Fr. 200.-
Rédaction: Eug. Claret, Office de l'Enseignement, Sion. Délai de rédaction: le 1er de chaque mois.
beau choix aux
Edition, administration et expédition: Office de l'Enseignement, Sion.
Pages ordinaires, 1 insertion: lit Fr. 7'2 Fr. X Fr. lis Fr.
Impression: Imp. Fiorina & Pellet, Sion.
SION
Abonnement annuel: Fr. 10.-, C.C.P. II c 12, Etat du Valais, Sion (pour le personnel enseignant, l'abonnement est retenu sur le traitement du mois d'avril).
5 insertions: rabais de 5 % 10 insertions: rahais de 10 %
Sur présentation de la carte, 5 % de rabais 1
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Un beau cadeau pour 1962
- Pardon! Vous êtes mon homme, bien au' contraire, dit le Président en se levant et en tendant la main avec un large sourire. Parfaitement! vous êtes mon homme, et je vous engage. Voyez-vous, .. votre prédécesseur était tout cela: organiste, directeur de fanfare, secrétaire. communal, agent d'ass urances, 1narchand de vin ... et maître d'école quand il lui restait du temps. La population n'en a plus voulu ! C'est Radio-Lausanne qui racontait dernièrement cette anecdote digne du Quart d'heure vaudois. Avouez qu'elle n'est pas invraisemblable!
Le Président, grisonnant, bedonnant, avec un a~r de circonstance qui se voulait sévère, prit place à sa table. - Asseyez-vous, je vous prie, dit-il à son hôte. Le visiteur s'assit timidement. C'était un jeune homme fraîchement sorti de l'Ecole Normale et qui, pour son premier poste, avait sollicité la place ~e régent da,n s ce vill~ge montagn~r~ mi-hôt,elier, mi:paysan. Avec son beau colhe~' noir et ses yeux no~sette, on le d~sau assure du succes. Alors, vous venez pour la place ? Oui, Monsieur le Président. - Je ne vous ferai pas un long discours ... Mais je voudrais tout de même m'assurer de certaines choses. D'abord, savez-vous chanter? - Un peu, Monsieur le Président. - Notre chorale est sans directeur depuis trois mois; les offices du diman· che s'en ressentent, bien que les chantres fassent tout ce qu'ils peuvent ... Accepteriez-vous de les diriger? Je ne m'en sens pas capable, Monsieur le Président. - Je vois ... vous préféreriez toucher l'orgue à l'église? - Encore moins, Monsieur le Président; je n'ai vraiment aucune dispo. sition marquée pour la musique. - Sapristi! Voilà qui renverse tous mes plans. On m'avait pourtant assuré que vous jouiez d'un instrument ... M'aurait-on trompé? Le candidat sentit fondre son espérance. V raisentblablement il n'obtiendrait pas le poste convoité. , - Dans mon village, je jouais du petit bugle, dit-il en avalant sa sahve. Mais j'ai cessé toute activité durant mes deux dernières années d'école normale. - Malgré cette interruption - et moyennant quelques cours de d~rection au Conservatoire - vous seriez certainement capable de seconder le du'ecteur de notre fanfare: il est surchargé et commence à prendre de l'âge ... - Franchement, je préfère m'abstenir, Monsieur le Président. - Vraiment vous m'étonnez ... oui, vous m'étonnez. Encore une question: est-ce que la charge de secr~taire communal? Oh ! vous savez ... notre commune n'est pas bien grande ... - Il me paraît superflu de continuer cet entretien, Monsieur I.e Présid~nt. J~ vois trop bien que je ne suis pas votre homme ... Permettez que Je me l'eUre. 2
Je me garderai bien d'incriminer qui que ce soit. C'est notre régime scolaire qui veut cela. Ce régime fut sage à l'origine. A la montagne, le sol était ingrat et bien maigres les ressources familiales. L'enfant représentait un capital qu'il fallait faire produire le plus tôt possible. Six mois de classe étaient estimés suffisants. L'instituteur n'étant payé que pour six mois, il était normal qu'il se trouvât une occupation rémunératrice pour le reste de l'année. Cette occupation, saisonnière et complémentaire au début, est devenue souvent, par le jeu des circonstances, annuelle et parallèle à la classe. L'école, dirent les mauvaises langues, devint l'accessoire et le reste ... le principal! L'augmentation de la scolarité à 7 mois, 7 mois et demi, 8 mois... ne fut jamais qu'un palliatif. Il fallait bien vivre durant les mois impayés et les occasions de travail furent même plus diffici~es à trouver pour 4 mois . que pour six ... Il n'y a qu'un vrai remède à cette situation archaïque, nous le savons tous: c'est la normalisation de la scolarité à 42 semaines par année, avec un traitement du personnel enseignant qui soit aussi « à l'année ». La nouvelle loi s~olaire, dont le pro jet imprimé vient d'être envoyé à tous les députés, prévoit une durée minimum obligatoire de 37 semaines, les cinq' . dernières étant laissées à la compétence des communes. Devant l'attitude de certains électeurs attardés ou récalcitrants, c'est là une sagesse. Le Département sait très bien à quoi s'en tenir et il faut le féliciter de sa prudence, comme il faut le féliciter d'ailleurs de l'ensemble de ce pro jet de loi qui est remarquable. Quel beau cadeau nous apporterait l'année 1962 avec l'école annuelle! Mais vous savez, les cadeaux, il faut parfois les solliciter ...
Se dire que le Département est sage, les députés compréhensifs et les électeurs intelligents ne suffit pas. Il faudra bie,n y mettre du nôtre, nous intéresser aux débats, convaincre les copains du Café de la Poste ... et jusqu'à la vieille Honorine dont chacun se plaît à louer le gros bon sens. Il faudra du tact, de la diplomatie, de l'entregent. Ilconviendrait même de ne pas s'appesantir sur la question des traitements, comme risque de faire mon ami Cyprien toujours très habile dans les plaidoyers pro domo. Celui qui doit en premier bénéficier d'une scolarité prolongée, c'est l'enfant dont le capital « instruction» se verra accru de façon sensible et permettra d'affronter la vie avec plus de chances de succès. Au fond, n'est-ce pas cela le grand argu~nent ? Crocus 3
La formation du corps enseignant (II) LA CULTURE GENERALE DE L'INSTITUTEUR
Dans le dernier nunléro, nous avons énuméré quelques raisons qui nous font souhaiter une réforme du mode de formation des maîtres. Avant d'aller plus en avant, nous voudrions indiquer la composition de la «sous-commission romande» qui a émis les 'propositions dont je rapporte ici l'essentiel. N'est-il pas humain, devant une responsabilité, de jouer à Ponce Pilate ou de se couvrir par l'anonymat d'un groupe? ' Ce n'est pourtant pas le sentiment qui nous anime ici. Il nous est apparu nécessaire de répéter que ce l'apport est le fruit d'un travail d'équipe, d'une équipe comprenant dans son sein quelques personnalités compétentes pour parler de formation pédagogique. Voici donc les membres de cette sous-commission: M. le chanoine L. Barbey, professeur de pédagogie à Lyon et à Fribourg; M. l'abbé Gachet, direct eur de l'Ecole normale de Fribourg; Mme Reymond, maîtresse secondaire à Lausanne; M. Grandjean, instituteur à Fontainemelon; M. Haeberli, maître secondaire à Porrentruy; M. Miauton, instituteur à Rolle; M. Rochat, maître sup. à Blonay; M. Yersin, directeur des écoles de Payerne; M. Zuchuat.' président-rapporteur. Le premier principe que ce groupe de travail a posé concerne la culture générale des maîtres: «Les enseignants recevront la plus large formation de base commune: maturité, baccalauréat ou autre titre permettant l'accès à l'Université. Cette préparation donnerait des garanties plus grandes en ce qui concerne la culture générale de l'instituteur et serait de nature à rehausser son prestige social. De plus, une maturité étant dans la plupart des cas indispensable pour avoir accès aux grades académiques, toute spécialisation universitaire demeure· rait possible pour le maître primaire qui désirerait ultérieurement s'y consacrer.» Cela ne signifie nullement la suppression des écoles normales. Celles·ci doivent subsister au titre d'établissements spécialisés. A notre avis, elles sont aussi indispensables pour la préparation des enseignants que le petit séminaire l'est pour celui qui aspire à devenir prêtre. Il est avantageux que cel~i. qui s~ destine à l'enseignement vive dès le seuil de l'adolescence dans un mIlIeu qUI entretienne et affermisse sa vocation. «Pour correspondre au principe énoncé, il suffira que les écoles normales portent la durée des études à 5 ans et qu'elles adoptent les exigences d'entrée des gymnases. Elles pourraient ainsi conduire les normaliens à une culture générale équivalente à celle des bacheliers. » Tel est le cas des instituteurs zurichois. A cet effet, l'Ecole normale de Winterthur délivre une maturité moderne en même temps que le brevet d'enseÎ.
gnement. En France «les écoles normales ont élevé au niveau du baccalauréat la formation de leurs élèves» (R. Gall). Un sytème analogue fonctionne en Belgique depuis peu et paraît donner satisfaction -x- . Mais en Valais qu'en est-il? La durée de la scolarité est déjà de 5 ans. question du niveau des élèves à l'entrée et du titre de sortie. La nouvelle loi sur l'instruction publique va y répondre d'une manière adéquate. En effet, les écoles normales sont intégrées dans l'enseignement secondaire du deuxième degré. Le message du Conseil d'Etat au Grand Conseil dit ceci: « Le recrutem_ent des instituteurs devra se faire dans les écoles secondaires du 1er degré. » Et dans le projet, au chapitre des écoles normales, article 69, on peut lire: «L'élève qui réussit les épreuves réglementaires obtient la maturité pédagogique. » Mais voilà, cela fait sourire un chroniqueur qui trouve 'c e titre grandiloquent! Depuis plusieurs années déjà, Neuchâtel décerne un baccalauréat pédagogique. Personne ne s'est avisé de le qualifier d'emphatique. Pour ce correspondant occasionnel, la maturité moderne de Zurich serait-elle une expression moins h yperbolique? Si nous voulons sauvegarder la qualité du recrutement et partant la valeur de notre école publique, il nous faut trouver une solution satisfaisante au problème de la culture générale de l'instituteur pour lui rendre possible l'accès à l'Université. C'est l'expre'ssion même de M. Ernest Bille, chef de service au Département de l'instruction publique du canton de Neuchâtel, lors d'une séance plénière de la commission « ers une école romande ».
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Le f ameux «tunnel» de l'école normale - formule actuelle - apparaît comme anachronique dans l'état présent de la société. En effet, un certificat d'apprentissage permet aujourd'hui de gravir tous les échelons de la hiérarchie des emplois en obtenant le certificat de maîtrise ou le diplôme de technicien. Certains esprits craindr ont peut-être de trop nombreux départs de l'enseignement primaire. Ils ignorent probablement que des 842 instituteurs formés par l'école normale de 1913 à 1957, 403 seulement, c'est-à-dire de 48 %, enseignent encore à l'école primaire. Faute de promotion possible, de leur aveu même, quantité d'instituteurs ont désel,té la profession. La création d'une maturité pédagogique, en élevant le niveau culturel du maître, va lui permettre en tout temps de compléter sa formation. Cette culture générale ne représente qu'un aspect de la formation de l'instit~teur. Il nous faut encore parler de la préparation professionnelle proprement
dIte. Ce sera l'objet de notre prochain article.
Rémy Zuchuat
* En Belgique, les élèves entrent à l'E.N. à 15 ans, après avoir terminé avec succès le cycle inférieur de l'enseignement secondaire, ou encore après un examen d'admission. Le programme est le m ême que celui des sections des Athénées et. Lycées (correspondant à nos gymnases), mais les étud es durent 4· ans au lieu de 3. A 19 ans, ces jeunes gens sortent avec deux diplômes: un diplôme d'humanités qui leur permet d'entrer à l'Université et un diplôme d'instituteur. ' (G. Pallchaud, Educateur du 25.6.60).
L'exalTten d'entrée aux écoles secondaires
REMARQUES
du 24 lnai 1960 I.
L'EXPERIENCE DE LA COMMUNE D'HEREMENCE
Pour mettre un peu d'ordre et unifier les exigences à travers toute la pal·tie rOl1iande du canton, le Département de l'Instruction publique avait demandé à M. Michel Salamin, professeur au Collège de Sion, de préparer les épreuves d'admission, d'en contrôler la correction et de déterminer un barème de passage valable pour toutes les écoles secondaires. L'examen comprenait une dictée, une analyse grammaticale et logique et quatre problèmes d'arithmétique. Il fut administré le 24 mai dernier à tous les élèves désireux d'entrer dans une école secondaire. MaJgré la nature sommaire de ces épreuves, elles offrent un matériel de documentation intéressant à plus d'un point de vue. Nous nous proposons d'y revenir en publiant les épre~lVes et en examinant quelques résultats susceptibles d'intéresser le corps enseIgnant. Pour aujourd'hui, nous nous contentons de présenter l'expérience tentée par la commune d'Hérémence. Rappelons qu'une éçole secondaire s'est ouverte au début de la présente année scolaire et que cet examen constituait le premier acte de cet impOl·tant événement. De plus, M. Camille Sierro, président et inspecteur scolaire, avait convoqué tous les garçons de la commune âgés de 12 à 15 ans. Ceux de 14 et 15 ans, recalés par l'examen, allaient être réunis dans une classe dite «préprofessionnelle» organisée parallèlement à la section secondaire. A titre de comparaison, uniquement, les candidats avaient à subir en plus des épreuves normales. deux tests d'intelligence.
1. Le pourcentage des garçons admis, nés en 1948 s'élève à 46 %. Il correspond, à 1 % près, à celui obtenu par les jeunes gens nés en 1946. (Il faut ajouter deux élèves de 1946 fréquentant l'Ecole secondaire régionale de Sion). Cette constatation nous autorise à conclure provisoirement ceci: a) La plupart des élèves recalés à 13 ans le seront encore à 15 ans. b) L'âge d'entrée à l'école secondaire devrait être fixé à 12 ans pour les · éléments doués, à 13 ans pour les moyennement doués. L'admission à 14 ans devrait constituer une exception. c) Le programme scolaire du cours supérieur primaire ne convient pas aux « restés ». L'institution, pour ces derniers, d'école «préprofessionnelle », répond à un besoin. 2. Quatre élèves de 12 ans ont été admis. Les tests révèlent que ce sont des enf ants doués d'une intelligence nettement au-dessus de la moyenne. Pourtant leur examen fut médiocI'e et les résultats voisinent le seuil de passage. Oll peut se demander quelles en sont les causes. Nous en voyons deux: a) La courte durée annuelle de la scolarité. Il ne faut pas se leurrer: on ne peut approfondir un programme de la même manière en 6, 7 ou 9 mois de classe. b) Dans une école terminale à plusieurs degrés" l'effort principal du maître se porte sur les élèves de 15 ans. La réussite de l'examen d'émancipation est son souci majeur. On le comprend. Mais les jeunes sont par le fait même un peu négligés. Evidemment, nous devons le répéter, la nature sommaire de l'examen, le petit nombre des élèves examinés, ne nous autorisent nullement à formuler des conclusions exhaustives. Les jug~ments émis ici ne peuvent avoir qu'une vaJ~lu d'indication, d'hypothèse: des épreuves nouvelles et nombreuses devraient les confirmer ou, au contraire, les infirmer.
Rémy Zuchuat
Les 67 élèves présents se répartissaient de la manière suivante:
1949 21
année de naissance nombre d'élèves
1948 15
1946 19
1947 12
Les moyennes des résultats par âge et sur 6 se sont établies comme suit: (entre parenthèses: moyenne des « admis») Moyenne générale Problèmes Analyse Dictée
1946 1947 1948 1949
4,3 2,1 3,5 2,1
3,4 1,6 2,9 1,2
2,5 2,1 2,5 1,1
3,4 1,8
(4,9) (3,8)
3,0
(4,0)
1,5
(3,7)
Voici le % de reçus, par âge: Année de naissance %
1948 46
1949 19
Le seuil de passage fut fixé à 3,5. 6
1947 33
1946 42
.....
L'art a travers les ages .A
LES PRIMITIFS Précisons d'abord le sens de ce terme. On parle d'art primitif à propos des peuples non civilisés. On utilise le même adjectif pour les peintres des XIIIe et XIVe siècles. Cette seconde utilisation - celle qui nous intéresse aujourd'hui est fausse, mais elle montre bien l'incompréhension des esthètes de la Renaissance pour les artistes qui avaient préparé son avènement. Dans tous les domaines, une nouvelle génération a tendance à mépriser celle. qui la précede. La Renaissance regarde de haut les artistes immédiatement antérieurs. Grâce au recul, notre époque apprécie plus justement les valeurs du 7
moyen âge. Si, pal' habitude, elle continue d'appeler « gothique» (synonyme de « ba ~,'bare ») une cathédrale et « primitif» un peintre du XIIIe s., ces termes n'ont plus aucune nuance péjorative et nous pouvons sans peine accorder n otre l'egard à l'œuvre portant cette mauvaise étiquette. « Sans peine» est peut-être ex cessif. Cal', si l'on a formé son goût au seul contact des pièces reconnues « classiques », si l'on croit que le peintre idéal doit se l'approcher le plus possible de Raphaël ou de Léonard de Vinci, on risqu~ d'être réfractaire aux autres formes d'ex pression picturale. Une œuvre ne vaut pas d'abord pal' l'habileté de sa perspective, pal' tel procédé destiné à rendre les ombres ou pal' le choix d'un éclairage particulier: tout cela contribue à la réussite, mais relève de la technique et présente donc un caract~re accidentel. Une œuvre est belle pal' son équilibre propre, pal' ses l'apports de formes et de couleurs, pal' l'unité des procédés. Une statue, pOUl' prendre un exemple facile, n'est pas plus belle qu'un bas-relief parce qu'elle est statue. Mais chacune des deux œuvres peut être belle si l'artiste, ayant voulu initialement réaliser une statue ou un bas-relief, est resté fidèle à ce parti, u sant, dans l'un et dans l'autre cas, des porcédés propres à la technique choisie. Devant l'œuvre d'un primitif, il faut se libérer de certaines habitudes visuelles, rechercher positivement ce qui doit nous toucher et nous plaire: équilibre, atmosphère, expression, lignes, valeurs, couleurs, en essayant simple. ment de faire correspondre sa vision à celle de l'artiste, de voir l'œuvre selon de «langage» plastique adopté pal' lui. A.
ITALIE
E. V. No 5, janvier 1962
Fiches de développement Ces . ses . c'est Remplace les points de suspension pa~ ces - ses - c'est 1. Jean a terminé ... devoirs; ... du travail soigné. 2. Se taire en classe ... bien, écouter ... mieux! 3.. . . maIsons de bois noir au-dessus de ... grandes forêts de sapins sont typiquement valaisannes. 4. Au retour du travail, le père embrasse ... enfants. 5. ... avec beaucoup de courage que ... soldats défendent le pays et ... frontières. 6. . .. grâce à ... magnifiques montagnes, à ... immenses glaciers et à ... petits lacs bleus que le Valais attire tous ... étrangers. . 7. . .. du haut de la chaire que le curé prêche à ... paroissiens. 8. .. . enfants ont congé: ... jeudi. 9. Dès que les récoltes sont l'entrées, ce paysan laisse paître ... moutons sur . . . champs. 10. .. . jeunes gens partent en mission, ... un bel exemple de dévouement.
Situation historique Il faut donner ici au mot Italie un sens purement géographique, cal', d'un point de vue politique, la situation au XIIIe s. est très complexe. o.n peut dire que l'histoire tourne alors autour du Saint-Siège, les Etats pontificaux étant pris entre le Saint-Empire et le Royaume de Sicile, réunis au début du siècle sous l'autorité unique de Frédéric II de Hohenstaufen. Tandis que l'influence germanique suscite de violentes oppositions dans le Nord et le Centre de la péninsule, la France vient jouer son rôle dans le Sud avec Charles d'Anjou (1265). L'Espagne intervient à son tour avec Pierre III d'Aragon (1282). Les villes essaient d'obtenir des libertés, mais les divers souverains suscitent partout de multiples intrigues, compliquées pal' des lettres de classes et des querelles de familles. L'Italie n'est donc que le lieu de conflit de ces influences, dont la principale forme se manifeste dans les luttes fratricides entre Guelfes et Gibelins. C'est également durant le XIIIe s. que se déroulent les dernièI'es Croisades. Indépendamment de leur origine religieuse et de leurs conséquences politiques, elles jouent un l'ôle important dans le sujet qui va nous occuper. En effet, elles favorisent les échanges avec l'Orient; grâce à elles, Venise devient la grande (Suite page 25)
8
Ces . ses . c'est Remplace les points de suspension par ces - ses - c'est 1. Il m'a montré tous ... timbres-poste: ... vraiment une belle collection. 2. . . . avec une vive émotion que nous avons appris la chute mortelle de trois alpinistes. 3. L e Rhône 'zigzague à travers la plaine, reflétant dans ... eaux l'image des , p eupliel's qui bordent ... rives. . 4. Derborence? ... un cirque sauvage avec ". rochers à pic, ... pierriers chaotiques et son lac ,l égendaire. 5. J eanne a rangé tous ... effets avant de sortir; ... une élève ordrée et soigneuse. 6. D aniel a mis ... souliers neufs; il va à Genève en visite chez ... cousins. 7. J e connais bien Montana et ... alentours; j'ai fait du ski sur toutes ... pistes. 8. .. . la première fois que je chausse ... skis. 9. N ous avons vu un très beau film sur la Palestine, ... paysages, ... habitants et ... lieux sacrés. 10. J' aime beaucoup fleurs sur ton tablier: elles ont des teintes si vives! 9
E. V. No 5. janvier 1962
Son · sont Remplace les points de suspension par son - sont 1. T ous 'les élèves ... sortis à la cour pour voir l'accident; seul Michel est resté à ... travail. 2. . . . application et ... courage ont été la cause de ... succès. 3. Ce ... des Hollandais qui occupent ... chalet. 4. Chaque matin, il offrait sa journée, à genoux au pied de ... lit. 5. . , . livre et ... cahier ... tombés dans le ruisseau. 6. Alain et René se ... battus sauvagement; l'un a eu ... pantalon déchiré, l'autre ... blouson. 7. Champex me ravit en été; .,. lac et ses forêts de sapins ... très reposants. 8. L ouisa n'a pas d'ordr e; ... pupitre est plein de taches; ses cahiers ... mal soignés; je ne suivrai pas ... exemple. 9. Monique et ... frère ... rentrés très tard; leur maman les a bien grondés. 10. Ce . : . les mauvais camarades qui ont entraîné ... frère.
Son (possessif) - son (nom commun) • sont Remplace les points de suspension par son (possessif) - son (nom commun - sont 1. Ce ne ... pas toujours les malades qui ... le plus à plaindre. 2. ... grand-père a plus de quatre-vingts ans; ... visage marqué de rides profondes et sa démarche cassée témoignent de ... grand âge. 3. La vitesse du ... est de 340 mètres à la seconde; les avi.ons qui dépassent cette vitesse ... dits supersoniques. 4. Louis fait ... malin parce que ... père vient d'acheter une nouvelle voiture. 5. L'enveloppe du grain donne du . " qui sert à l'engraissement des animaux domestiques. 6. Ce . . . les Norvégiens et les Danois qui se ... aventurés les premiers dans l'Arctique. 7. L'oreille 'humaine ne perçoit ni les. " aigus ni les ... les plus graves. 8. Ces bagatelles ne ... pas dignes de retenir ... attention. 9. Jean-Luc ne sait pas encore si ... oncle et sa tante ... ~'entrés de voyage. 10. . . . -elles disposées à lui rendre ... album ? 11
E. V. No 5, janvier 1962
RELIGION
Schéma de leçons sur le Concile Pourquoi un Concile?
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T oute société, toute organisation humaine doit, périodiquement, réunir ses ch efs, ses membres dirigeants et compétents pour «faire le point» c.à.d. examiner la situation de l'œuvre, apprécier les résultats obtenus, corriger abus et déviations, parer aux déficiences, modifier, adapter en vue d'un m eilleur rendem.ent. Exemples: Société par actions, club sportif, etc. L'EGLISE est une œuvre divine confiée à des hommes; de plus, elle est très ancienne et dure depuis 20 siècles.:. Donc, rien d'étonnant qu'on puisse trouver chez elle des choses démodées, usées ou même faussées (traditions, pratiques, règlements). D 'où la nécessité pour elle de s'adapter aux besoins actuels. « L'Eglise n'est pas un musée, dit joliment Jean XXIII; elle est la vieille fontaine du village qui donne de l'eau aux générations. » L e PAPE et son gouvernement (à Rome) le font assez fréquemment. ExempIes: la messe du soir, le jeûne eucharistique, la liturgie de la Semaine Sainte. M ais parfois, le Pape éprouve le besoin de réunir les chefs de toute la catholicité pour les consulter et prendre, avec eux, les mesures qui s'imposent.
Qu'est-ce qu'un Concile? Nous ne nous occuperons pas ici des Conciles provinciaux ou nationaux, des synodes provinciaux, des assemblées annuelles qui réunissent de nos jours l'épiscopat de tel pays. Présidées ou non par un légat pontifical, ces ré~nions sont très utiles sur le plan régional ou national. Seul nous intéressera le Concile « œcuménique» qui fait appel aux évêques du m onde entier. Un Concile œcuménique est donc la réunion des évêques de toutes les parties du m onde sous la présidence du pape - en personne ou par son légat - pour prendre, avec lui, les mesures opportunes intéressant l'Eglise universelle. Dans l'Eglise, l'autorité appartient au pape et aux évêques, successeurs des apôtres, tant qu'ils sont en communion avec le pape. Le pape peut exercer seul cette autorité en vertu de son infaillibilité, mais uniquement dr:ns le domaine de la foi et sous certaines réserves (quand il parle « ex cathedra », c'est-à-dire au nom de l'Eglise et pour l'Eglise). 13
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La
SWIS
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D'autre part, le Concile n'est pas supérieur au pape (comme le voulait une théorie au temps du Grand Schisme); il ne saurait engager l'Eglise sans l'approbation du pape et à plus forte raison contre le pape. Peut-oJ;l comparer le Concile à une sorte de Parlement (Etats-généraux, Assemblée Constituante, Grand Conseil) ? . La comparaison n'est jamais exacte: - le Concile ne nomme pas le pape, tandis que le parlement choisit le chef d'état et le chef du gouvernement; - le pape n'a pas à rendre compte au Concile de son administration; - les évêques ne sont ni élus ni mandatés par les fidèles; - l'Eglise est déjà « constituée» depuis 20 siècles. En communion avec le pape et approuvé par lui, le Concile est infaillible. Il apporte au magistère suprême une sorte de collaboration et d'approbation collective. En un sens, le Concile est l'œuvre du pape. La convocation, le programme, l'ordre à suivre, la suspension, la dissolution du Concile, de même que l'approbation et la promulgation des décrets dépend uniquement du pape. Le Concile est ipso facto interrompu si le pape vient à mourir; il appartient à son successeur de le reprendre, s'il le juge opportun. Qu iconque a reçu une convocation au Concile a l'obligation absolue de s'y rendre, sauf empêchements majeurs: âge, maladie, barrières politiques. Un père du Concile ne peut quitter l'assemblée qu'avec la permission du président.
Arrangements - Location - Vente Conditions au personnel enseignant
Place Centra le et Rue du Gd Verger
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Les Concile~ à travers l'histoire Certains conciles ne sont pas reconnus comme valables, n'ayant pas été convoqués ou l'atifiés par le pape. Exemples: Pise (1409-1410), Bâle (1431). Les historiens en ont fixé le nombre à 21, qui se divisent en 3 catégories.: 1. Les 8 premiers se Eont tenus en Orient; ce sont des conciles doctrinaux, ayant pour but de préciser la doctrine contre les hérétiques. Les deux principaux furent: En 325, le Concile de Nicée contre l'arianisme; enseigne un seul Dieu en 3 personnes, publie le symbole de Nicée; 318 évêques; débats en langue grecque. En 431, le Concile d'Ephèse contre de nestorianisme; reconnut à Marie le titre de mère de Dieu; influence de St Cyrille d'Alexandrie. 2. Les sept conciles suivants se tiennent en Occident, en l'espace de 2 siècles (de 1123 à 1312): 4 à Latran, 2 à Lyon, l à Vienne en Dauphiné. Ds ont surtout pour tâche de délimiter les pouvoÎl's spirituels et temporels entre le pape et les princes (empereurs, rois; quel' elle des investitures). Le nombre des participants augmente: rois, princes ou leurs délégués, évêques, abbés, théologiens. Exemple: 800 pères au 4ème Concile de Latran (1215) qui rendit obligatoire la communion pascale.
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3. Les Conciles de crise. Le Grand Schisme d'Occident, puis la Réforme protestante sont deux CrIses très graves qui affaiblissent l'Eglise dès la fin du XIIIe siècle. Divers Conciles tentent d'y remédier: Constance, Bâle, Florence. Le plus grand Concile de cette époque - et probablement le plus grand de tous les Conciles - fut celui de- Trente (1545-1563). Son œuvre est considérable et il opéra la vraie réforme dont l'Eglise avait-besoin (influence de St Charles Borromée). Le dernier Concile, celui du Vatican (1870), après 300 ans 'd'interru'ption, ne fut pas officiellement terminé (prise de Rome par les troupes italiennes durant le Concile). Mais il proclama l'infaillibilité pontificale. Participation: 700 évêques.
Qui fera partie du Concile? Le Concile est avant tout formé des évêques; même si les princes ont eu jadis quelque influence politique, le Concile est une réunion à caractère clérical. Ont voix délibérative: les membres constitutifs de l'Eglise enseignante, soit les cardinaux, archevêques, patriarches, évêques résidentiels ou titulaires (in partibus), les prélats et abbés « nullius » (dépendants directeur du St Siège), les supérieurs généraux des ordres de prêtres. Ont voix consultative: les théologiens et canonistes invités. On estime que les pères du prochain Concile seront entre 2800 et 3000. E t les laïcs? En communion avec la hiérarchie, les laïcs y participeront d'une façon indirecte et spirituelle. Il est possible que quelques-uns y participeron t intellectuellement avec voix consultative. Et les non-catholiques? Ils enverront probablement, avec l'agrément du pape, des observateurs (orthodoxes, anglicans, protestants).
Le déroulement du Concile A. L a préparation (dure plusieurs années). 3 actes officiels marquent les étapes préparatoires: 1. L'annonce du prochain Concile (la décision de principe): elle fut faite le 25 janvier 1959. 2. La bulle solennelle d'indiction: elle fut communiquée à Noël 1961, fixant l'ouverture du Concile pour 1962. 3. La convocation officielle à Rome pour telle date d'ouverture (n'est pas encore publiée). Dès qu'est faite l'annonce officielle du prochain Concile, une triple préparation commence: a. Une préparation spirituelle. Des prières sont delnandées à toute l'Eglise. Le Concile devient un événement qui suscite livres, articles de presse, conférences, etc., et ne doit laisser personne indifférent.
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«L'événement peut-être le plus important du XXe siècle» (Ch. Malik, anc. prés. de l'Ass. générale de l'ONU). b. Une préparation matérielle. Quoique secondaire, elle est énorme: Problème des locaux pour sessions. Sessions plénières: 3000 personnes (probabl. St Pierre). Sessions particulières: autres locaux. Ameublement rationnel, secrétariats, imprimerie, service de liaison, éclairage, chauffage, service de diffusion: micro, écouteurs, presse, radio, télévision, installations sanitaires. Problème des logements à Rome. On retient sa place une année à l'avance! - Problème du ravitaillement. - Problème des transports. c. Une préparation théologique: la plus importante! Un premier relevé des grandes questions à traiter est faite à Rome même. Puis consultation de tous les évêques du monde pour qu'ils fassent des propositions. 2700 réponses ont été reçues, étudiées, classées et imprimées ... en 15 volumes! Nomination des commissions de travail chargées de préparer les schémas qui serviront de base aux discussions du Concile. Ces commissions sont au nombre de 15, présidées par un cardinal, avec un secrétaire pour chacune d'elles. _ La commission centrale compte 67 membres et est présidée par le pape lui-même; elle examine et trie les schémas des autres commissions. Les membres des 15 commissions sont environ 800, tous spécialistes désignés par les nonces et les ordinaires dans septante-deux pays du monde! Ces commissions siègent depuis 2 ans bientôt. La préparation est extrêmement minutieuse: mieux elle est faite, plus le Concile sera rapide et efficace. C'est quand le travail des commissons est terminé que le pape envoie la bulle de convocation, avec un bref de -convocation à chaque membre. B. Le déroulement, fixé par un règlement précis, peut durer des mois, voire plusieurs années ! Séance d'ouverture solennelle. Séances de travail par « 's ections »: étude des schémas, rédaction du texte. Séances générales où le texte est soumis à tout le Concile - vote et confirm ation par le pape. P ublication officielle des actes du Concile par décrets du pape. Liberté de discussion. Les pères du Concile restent des hommes ... «Dans un Concile, disait Pie IX, il y a toujours trois périodes: celle du diable qui cherche à tout brouiller, celle de l'homme qui cherche à tout confondre, enfin celle du Saint-Esprit qui éclaire tout. » 19
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Le Concile de Vatican II sel'a la manifestation extérieure et intérieure de la vitalité de l'Eglise, de l'éternelle jeunesse de l'Eglise. «Le but principal du Concile sera de promouvoir le développement de la foi catholique, le l'enouveau de la vie chrétienne des fidèles, l'adaptation de la discipline ecclésiastique aux conditions de notre temps. Ce sera assurément un admirable spectacle de vérité, d'unité et de charité, une douce invitation pour nos frères séparés à chercher et à trouver l'Unité. » Jean XXIII, 3 juillet 1959. Les perspectives du Concile seront donc: 1. Doctrinales - Approfondissement réel et vécu de la vérité. - L 'Eglise dans le monde moderne, technique, communiste et matérialiste. - Autorité, hiérarchie, gouvernement de l'Eglise. - D éfinitions dogmatiques nouvelles (?). 2. Sociales . Attitude de l'Eglise en face de la technique, déséquilibre des classes, libér alisme, colonialisme. Pays sous-développés. L a faim dans le monde. 3. Pastorales, apostoliques, missionnaires Rapports de l'Eglise avec les fidèles. Sacrements - Liturgie et paraliturgie. Pastoration et techniques de diffusion. Formation du clergé et de ses auxiliaires, place et apostolat des laïcs. - L a notion moderne de « Missions ». - Missions intérieures et extérieures. - L'Eglise de couleur. 4. Oecuméniques . -- Dialogue avec orthodoxes, anglicans, protestants. Possibilités de réconciliation. (Certains fidèles ne voient dans le pro,c hain Concile que cet unique objet: la r éconciliation de frères séparés. Le Concile y travaillera certainement, mais a aussi d'autres buts, en attendant l'heure de la Providence). Conclu~ions
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pratiques
La prière collective et privée pour le Concile. L'admiration pour l'éternelle jeunesse de l'Eglise et la foi en l'assistance du Saint-Esprit. Petit questionnaire sur quelques Conciles célèbres: Nicée, Ephèse, Latran, Trente, Vatican J. Faire dresser la carte géographique des Conciles. Constituer en classe un dossier d'articles de journaux et de revues relatifs au pl'o('~ain Concile. .
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Relever les visites faites auprès du Saint Père par les représentants des Eglises orthodoxe, anglicane, protestante, et l'écho qu'éveille dans leur presse les travaux du Concile. E. Claret
Bibliographie sur le Concile Georges HubeI': Vers le Concile, Bonne Presse, Paris 1961. Daniel.Rops: Vatican II, le Concile de Jean XXIII, Ed. Arthème Fayard, Paris, 1961. . Hubert Jedin: Brève histoire des Conciles, Desclées, Paris, 1960. Les Moines de Chevetogne: Le Concile et les Conciles, Edit. Le Clerf, Paris, 1960.
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puissance maritime et commerciale de la Méditerranée orientale, multipliant les contacts artistiques. Ainsi, les icônes, les étoffes, les coffrets et les manuscrits de Byzance et de tout l'Orient affluent en Occident, apportant les thèmes et les formes plastiques dont se servira l'art naissant. Grâce aux Arab es, on a r edécouvert les t ext es de l'A ntiquité. On recommence également à voir les monuments que le sud de la Fran ce et l'Italie ont conservés de la période glorieuse de l'Empire romain.
Peinture Pend ant plusieurs siècles, l'Italie sera à la tête d e la peinture européenne. C'est à F lorence et à Rome que les artistes du Nord viendront chercher leurs maîtres. Pourtant, nous l'avons entrevu, ce pays est encore loin d'avoir sa propre existence politique. C'est durant les rares accalmies sél)arant les massacres suscités p arfois par de mesquines rivalités que naissent tant de chefs-d'œuvre. L'une des plus anciennes Vierges siennoises, celle de Coppo di Marcovaldo, est due à la sanglante bataille de Montaperti (1260), où Sienne battit Florence: Coppo était l'un d es 15 000 prisonniers florentins; Sienne lui promit la liberté s'il acceptait de peindre pour une église de la ville une Vierge à l'Enfant. Heureux temp s, malgré tous ses côtés sombres, durant lequel un prisonnier est relâché p arce qu'il sait peindre, avec art et piété, une image de la Vierge! Les œuvres les plus anciennes sont directement inspirées des icônes byzantines. Le fond est d'or, les personnages sont figés dans une attitude hiératique, l'impression générale est faite de dignité et de recueillement, les visages et les vêtements restent soumis à des formules traditionnelles. Peu à peu, l'or du fond cède la place à un paysage, manifestant le souci d'évoquer un espace. Les plis d'or s'effacent, remplacés par le jeu des valeurs. Surtout, des scènes apparaissent, avec des personnages en action, des visages expressifs. La Vierge, personnage préféré de ces artistes, s'humanise et devient maternelle. Lentement, mais sÎlrement, la peinture italienne se dégage des traditions iIpmuables de Byzance. L' art reste r eligieux, mais le sentiment se substitue peu à peu à l'idée théologique pure de l'Orient, la vie remplace l'immobile contemplation. Il y là une question de tempérament: n'oublions pas qu'autrefois l'Eglise d'Occident célébrait Noël (le Christ fait Homme, humblement manifesté aux gens simples) et celle d'Orient l'Epiphanie .(la «Manifestation» de Dieu aux grands esprits de ce monde); n'oublions pas non plus que l'Italie a vu vivre s. François au début du XIIIe 5., ce poète de la création, de la nature, du sentiment, de la vie et de la simplicité.
Quelques noms Î
Deux écoles se partagent la gloire du Duecento (<< 200 » en italien: le siècle commençant par 1200, donc le X IIIe s.) et du Trecento (notre XIVe s.): Florence et l'Ombrie, avec - Cim abuë (1240-1302; toutes ces dates sont approximatives), qui peignit à Florence et à . Assise; certaines œuvres (Vierges, anges) sont encore très
byzantines, alors que les thèmes neufs (s. François) montrent un souci cl réalisme et de vie psychologique. e Giotto (1267-1337), le grand peintre (et aussi architecte) qui travailla à Assise, Florence et Padoue; sens de l'équilibre, de la construction; intense vie intérieure des personnages. Orcagna (1308-1369) qui fut aussi architecte et sculpteur et peignit notalu_ ment à Florence (Santa Maria Novella). Sienne, avec Duccio (1255-1319), dont nous mentionnerons l'admirable Maestà (Vierge en majesté avec anges et saints; au verso du panneau, série de petits tableaux avec des scènes de la Passion). Simone Martini (1281-1344) qui peignit à Sienne, Assise et Avignon, et dont tout le monde connaît la charnlante Annonciation. les frères Pietro et Ambrogio Lorenzetti (morts de la peste en 1348).
Genres et thèmes Tous ces peintres exécutèrent des fresques et des tableaux (polyptyques surtout) . Les thèmes sont d'abord ceux de Byzance (Vierges à l'Enfant, saints), puis apparaissent des sujets plus proches du tempérament occidental: Christ en croix, représenté avec un réel souci d'expression pathétique et douloureuse sur de nombreux crucifix peints; tabeaux de saints (s. François) avec des scènes anecdotiques pleines de fraîcheur. Sienne a plus de p'e ine à évoluer, et l'on verra, en plein XVe s., des peintres continuer la tradition des Vierges en majesté sans y apporter beaucoup d'éléments nouveaux. Sculpture C'est à Pise qu'elle prend son essor, inspirée surtout des bas-reliefs romains. Cette première sculpture italienne nous vaut de belles chaires, aux panneaux très chargés, recherchant plus l'équilibre sur les surfaces que la valeur expressive. Les principaux maîtres de cette époque sont: Niccolo Pisano (1208-1278), auteur de bas-reliefs au Baptistère de Pise et au Dôme de Sienne. Giovanni Pisano, son fils (1250-1328), sculpteur de la chaire de la cathédrale de Pise. Andra Pisano (1270-1350), qui travailla aux portes du Baptistère de Florence. Architecture Dans ce domaine, l'Italie n'innove guère pour le moment, bien qu'on voie apparaître cert~ins éléments annonciateurs de la Renaissance. Mais elle profite surtout des riches Jeçons . de l'art gothique français. Les cathédrales italiennes n'ont pas la rohuste beauté de leurs modèles. Car, si l'architecte use parfois des
mêmes procédés techniques, il couvre l'édifice d'un revêtement de marbre. Cela peut être beau, comme sur les flancs et sur .le campanile de la cathédrale de Sienne. Mais l'emploi de marhres de couleurs (verts, l'oses) mêlés au marbre blancs édulcore trop souvent les façades, des formes disparates s'accumulent parfois ou, au contraire, c,ertaines parties sont i~achevées. Les principaux. édifices de ce style sont les cathedrales de Florence (t açade du XIXe s.), de SIenne et d'Orvieto. Si Florence attend la Renaissance pour se s,i gnaler par ses merveilleux palais, Sienne compte plusieurs palais gothiques remarquables dont le plus important est le Palazzo pubblico. M. V.
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PARTIE
OFFICIELLE
ENGAGEMENT A NEUCHATEL Comme ces années passées, le Canton de Neuchâtel engagera un certain nombre d'enseignants valaisans, mais surtout des institutrices, pour la période des grandes vacances 1962. Préférence sera donnée à ceux et à celles qui ont une scolarité moins longue en Valais. Les candidats et candidates qui s'intéressent à cette offre sont priés de s'inscdre auprès de l'Instruction publique, à Sion , Le chef de service du Département SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION Chacun sait que le drapeau de la SVE est une glorieuse loque, presque aussi vénérable que la bannière de la bataille de la Planta. ' Aussi le comité a-t-il décidé de faire confectionner un nouveau drapeau. Dessinateurs et artistes sont invités à présenter leurs projets. Le concours est ouvert jusqu'au 10 mars 1962. Un premier prix de Fr. 100.- et deux autres prix de Fr. 50.-:- récompenseront les lauréats. Dimensions: 120 x 120 cm. Les projets sont à envoyer jusqu'au 10 mars au président de la SVE, M. Marcel Revaz, MiévillejVernayaz. SOCIETE SUISSE DES MAITRES DE GYMNASTIQUE La Société suisse des maîtres de gymnastique organise, sous les auspices du département militaire fédéral, les cours suivants pendant les vacances de pdntemps: Deux cours de ski pour la formation de chefs d'excursions et de chefs de camps du 10 au 14 avril, entrée au cours le 9 avril au soir. Lieux de cours: Bivio - Schwarenbach ob Kandersteg. Les participants doivent être de bons skieurs. Ils indiqueront sur la formule d'inscription s'ils dirigent personnellement ou collahorent à la direction d'un camp. Indemnités: 5 indemnités journalières de Fr. 7.-, 5 indemnités de nuit de Fr. 4. -, le remboursement des frais de voyage, irajet le plus court du lieu où l'on enseigne au lieu du cours.
Inscription auprès de M. Paul Curdy, inspecteur cantonal, Avenue Ritz Sion, jusqu'au 8 mars 1962. Tous les maîtres recevront une réponse jusqu'a~ 24 mars. Nous les prions de bien vouloir s'abstenir de toute démarche inutile. Le Président de la commission technique: N. Yersin, Lausanne PROGRAMMES D'ETE AUX USA POUR DE JEUNES SUISSES « Experiment in International Living », institution internationale reconnue par l'UNESCO, offre aux jeunes Suisses et Suissesses d'au moins 18 ans la possi. bilité de faire la connaissance des Etats-Unis en partageant pendant un cer tain temps la vie américaine de tous les jours, grâce à l'hospitalité de familles disposées à les accueillir. Par de telles rencontres, ces jeunes gens peuvent contribuer à une meilleure compréhension internationale. . Le programme de l'été 1962, publié par le secrétariat suisse d'« Experiment» à ThalwiljZH, annonce divers séjours de 5 à 10 semaines aux Etats-Unis ainsi que de nombreuses bourses qui permettent de ramener les frais d'un tel Pl·o, gramme à Fr. 1500.-. « Experiment» assure des séjours analogues au Mexique, en Israël et aùx Indes. Des programmes détaillés peuvent être obtenus au secrétariat de 1'« E xpéri. ment» et à la Chancellerie du Conseil de l'Ecole Polytechnique fédérale à Zurich (Leonhardstrasse 33, Bureau 47 di). AUX MAITRESSES D'OUVRAGE MANUEL Les maîtresses n'ayant pu participer à la réunion de mise au point de Marti. gny (1er décembre dernier) sont priées de considérer comme nulles les modifi. ~ations parues dans le no 3 - novembre 1961 de L'Ecole Valaisanne et con. cernant le programme d'ouvrage manuel des écoles primaires. L'inspectrice: Suzanne Dubois-Quinodoz, Evionnaz RECTIFICATION
RESUME DE GEOGRAPHIE: LES CANTONS SUISSES 43 p ages polycopiées (2 francs). C'est un service que l'on a demandé à l'auteur qui met, sans prétention, à la disposition de ses collègues le fruit de son travail personnel. Cette documentation serait à compléter; en particulier, il serait intél'essant de préparer un questionnaire sur chaque canton, pour aider les élèves à « réfléchir », la géographie, a-t-on dit, est la science des pourquoi. Avis aux intéressés, .et merci de leurs suggestions. S'adresser à Mlme A.-M. Gay-Balmaz-Revaz, Vernayaz. VACANCES D'ETE A MADRID ET A SALAMANQUE Pour donner aux élèves de nos écoles secondaires et de nos collèges l'occasion de passer de saines et enrichissantes vacances estivales, des éducateurs esp agnols organisent un Centre de .villégiature en juillet-août à MADRID et à SALAMANQUE pour garçons de 10 à 16 ans. Deux groupes sont prévus, avec départ respectif le 9 juillet et le 6 aoÎlt. Durée de la villégiature: 25 jours, moitié à Madrid, moitié à Salamanque. Logement et pension: A Madrid, au Collège N.D. deI Pilar, le plus grand collège de la capitale, de nlagnifique style gothique. A Salamanque: au Foyer Universitaire. - Cuisine espagnole authentique, variée, copieuse. Quatre repas par jour. Lessive et repassage sur place. Assistance religieuse et médicale. Assurances accidents et responsabilité civile. Bains - Sports - Corrida (course de taureaux ) - Cinéma - Camping de 3 jours dans la sierra. Un professeur ou un moniteur suisse accompagnant par groupe de 15 garçons. Formation culturelle: Chaque jour: Cours de langue espagn,o le par petits groupes ; Conférence avec projections sur l'art espagnol; visites guidées des musées, des monuments et autres curiosités artistiques, scientifiques, folkloriques. Quatre excursions en car: Tolède et Aranjuez - L'Escurial et la vallée des Héros Avila - Valladolid. Pèlerinage facultatif (en supplément de prix et si les inscriptions sont suffisantes) à FATIMA et à LISBONNE (3 jours et demi). Prix du séjour: Fr. 420.-. Le pèlerinage à Fatima et à Lisbonne, ainsi que le voyage aller et retour jusqu'en Espagne ne sont pas compris dans cette somme. On étudiera la possibilité d'organiser le voyage en pullmann dès la frontière esp agnole~ éventuellement dès Genève. Inscription et renseignements auprès de M. Ignacio Sujana, Villa St. Jean, Fribourg.
Dans la brochure qu'il vient d'envoyer aux 450 institutrices du Valais romand, M. Maurice Zermatten défend, avec autorité et compétence, l'éducation et l'instruction des filles au niveau secondaire. Tout le monde lui saura gl'é de sa courageuse et clairvoyante campagne. Toutefois, plusieurs passages de sa brochure semblent insinuer que le Département, dans son «Etude pour servir de base à un avant-projet de législation scolaire» - c'est le texte que M. Zermatten avait sous les yeux - omet ou ignore l'enseignement secondaire des filles. Sans doute, l'enseignement secondaire des filles ne fait pas l'objet d'une mention spéciale, mais l'article 67 affirme explicitement que l'enseignement secondaire est ouvert aux garçons ET AUX FILLES et que les communes sont tenues d'assurer cet enseignement. » Ces mêmes termes sont repris (art. 57) dans le Projet de loi sur l'Instruction publique qUI vient d'être remis ' aux députés. Il arrive qu'emporté par sa fougue dans une cause dont le bien-fondé est aveuglant, un avocat oublie de compulser à fond son dossier. Ces lignes de mise au point n'ont d'autr e but que de rendre à César ce qui revient à César. L'Ecole Valaisanne
L'action de Noël en faveur d'un ancien collègue, lancée dans les numéros de novembre et de décembre de L'Ecole , Valaisanne a produit la somme de Fr. 460.-. C'est peu et c'eEt beaucoup, suivant le point ~e vue auquel on se place ... Peu, si l'on songe que plus de 800 maÎtr~s et maîtresses du Valais l'omand reçoivent L'Ecole Valaisanne, (mais la lisent-ils?). Beaucoup, quand on saura .que 30 collègues seulement ont répondu à l'appel. Parmi eux, je me plais à relever que les révérendes Sœurs et les institutrices ont été les plus généreuses. Comment n e pas signaler le geste d'une institutrice qui envoie 50 francs, celui d'une communauté religieuse qui verse 100 francs?
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