Numéro 10 - octobre 2011 - w w w. s ain tdenis . r e
Projet éducatif global Nouvelles technologies Brigitte Adame, portrait Transports en commun
L’éducation : e l b a r u d n o i t i b m a une
SOMMAIRE 4 à 12 DOSSIER
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De l’idée à la réalisation Certifié bilingue Donner à chaque éléve sa chance… Les centres de loisirs se développent Sur la même longueur d’ondes Permettre aux parents de s’impliquer Association de parents médiateurs Une logique gagnant-gagnant
13 Amélioration du cadre de vie 14 Des équipements à échelle humaine 15 Une initiative en faveur des plus démunis 16 Accompagner chaque étape de la vie 17 Portrait sensible d’une battante 18 Accompagnement socioéducatif et insertion professionnelle 19 Faciliter la vie au quotidien 20 à 21 Tribunes 22 à 23 Retour en image DIRECTION DE LA COMMUNICATION Mairie de Saint-Denis 1 rue Pasteur 97400 St-Denis tél : 0262 40 03 02 fax : 0262 40 07 66
Directeur de publication : Joël Périgaud Rédacteur en chef : Ingrid Joubert Coordinateur : H.-J. Riquel Rédaction, photo, maquette : la SDI OI Photographe mairie : Gaël Ayan Dépôt légal octobre 2011. Imprimé à 60 000 exemplaires. N°ISSN 4754 Imprimerie Graphica. Papier écologique.
Toute reproduction, images et textes, interdite sans accord de la SDI OI. EN COUVERTURE : Photo FLA, atelier de percussion, école Gabriel Macé.
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Stéphane Trapier est un des grands caricaturistes français contemporains. Il collabore à des publications comme Fluide Glacial, Le Monde ou Télérama. Ses dessins sont présents dans tous les couloirs du métro parisien sur les affiches du Théâtre du Rond-Point des Champs Elysées. Pour Ici-Saint-Denis, Stéphane Trapier nous donne sa vision de la rentrée scolaire à Saint-Denis.
Vous souhaitez participer au Marché de Nuit, adresser une demande à la Direction Economie, Commerce et Artisanat Mairie de Saint-Denis – Hôtel de Ville de Saint-Denis 97717 Saint-Denis Messag Cédex 9 Tél. : 0262 40 07 43 / Fax : 0262 41 46 54 Pièces à fournir : • copie du registre de sécurité sociale agricole • copie de la pièce d’identité correspondante • justificatif d’adresse récent • copie de l’attestation d’assurance de responsabilité civile couvrant l’activité et le personnel Les prochaines thématiques : Octobre : Arts culinaires et traditions Novembre : Fleurs, couleurs, senteurs Décembre : Mode, nouvelles tendances et solidarité
ÉDITORIAL
ÉCRIVEZ-MOI :
g.annette@saintdenis.re
UNE AMBITION DURABLE Le Projet Éducat if numérique», «Un chef G l obal n ’ e s t pa s un à la récré» (éducation s i m pl e d i s p o s i t i f, nutritionnelle), «Je connais mais un projet politique la musique» (éducation volontariste aux finalités musicale), yoga, échecs, multiples. Au delà du «Bons plans vacances» sont renforcement qualitatif de autant d’activités offertes l’offre sur le territoire de la à nos enfants dans le seul commune, il porte en lui souci d’épanouir tous leurs l’ambition de transformer la sens et d’en faire des adultes manière de porter l’action éclairés. éducative (décloisonnement Bien évidemment ces seules et coopérations entre les activités ne suffiraient pas si services communaux, dans le même temps, la Ville l’école, les familles), de ne se donnait pas les moyens positionner la commune de ses ambitions. Nous comme légitimement avons donc fait un effort «éducatrice» dans un paysage considérable en matière de institutionnel fragilisé formation de nos personnels, (réformes de l’Éducation qu’ils soient ATSEM ou Nationale, de la Politique personnels de cantine ; mais de la Ville, des dispositifs aussi au niveau du bâti et d’accompagnement financier des infrastructures : mise en des actions de loisirs...) et dans peinture bien évidemment, un contexte économique et mais aussi réaménagement Gilbert ANNETTE social difficile. des toilettes ou refonte totale Maire de Saint-Denis En faisant du Projet Éducatif des restaurants scolaires. Global SA Priorité, la Ville de Mais au-delà de cet Saint-Denis fait le choix d’une politique qui donne sa chance investissement municipal, l’important est la réussite du à chaque enfant, pour en faire un individu ouvert sur le partenariat permanent qu’est le P.E.G. Il ne s’agit en aucun monde, libre et épanoui. cas, dans cet esprit, de municipaliser quoique ce soit, mais de Le P.E.G. se développe ainsi dans le temps de l’école, en consolider le rapprochement des acteurs comme un élément donnant aux enfants les meilleures conditions de réussite déterminant et pertinent afin d’agir auprès des enfants, auprès scolaire, les meilleures conditions dans leur temps de loisirs, des familles, chacun à sa place, chacun dans son rôle. avec notamment les plans thématiques, mais aussi, et surtout, L’Éducation est la résultante des actions des uns et des autres en permettant aux parents de prendre toute leur place dans et dans ce cadre nous ne devons ambitionner rien de moins l’éducation de leurs enfants et en les associant encore plus que la Haute Qualité Éducative pour nos enfants. n aux projets qui leur sont proposés. «Génération Ambition» est le slogan que nous avons choisi de mettre en avant, tant il incarne notre volonté de donner à nos enfants le maximum d’outils, qu’ils soient sportifs, culturels ou socio-éducatifs qui, demain, leur permettront d’avoir les clefs de compréhension du monde qui les entoure. Gilbert ANNETTE «Plan Anglais», «Plan savoir nager», «Plan théâtre», «Plan
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DOSSIER
Projet Éducatif Global
De l’idée à la réalisation Parmi les grands axes du projet de ville, le Projet Éducatif Global est une réalité. Il place l’enfant au centre d’un dispositif qui réunit parents, associations d’éducation populaire, Éducation Nationale et municipalité. L’objectif est de faire de l’école le lieu d’épanouissement de l’enfant. E r i ck a B a r e i gt s , t r o i s an s après sa mise en place, où en est le P.E.G. ? En trois ans, nous sommes passés du principe à la réalisation. Nous le mettons en place dans chaque quartier, chaque école pour que les parents se l’approprient et puissent se dire : «avec la ville de Saint-Denis mon enfant a le soutien d’un projet éducatif global». Ce qui signifie une place plus large accordée aux parents dans le dispositif ? Il s’agit de rassurer les parents, de leur dire qu’ils y ont leur place. Une co-éducation se réalise avec les enseignants, les artistes intervenants, les éducateurs, les associations et les parents. Les institutions participent à cette dynamique comme la Caisse d’Allocations Familiales et le Département. C’est la garantie que cette démarche d’éducation globale va s’inscrire dans la durée pour les trois, voire dix, quinze prochaines années. Quel s sont les ob ject ifs de «Génération Ambition» ? Le slogan de ce projet éducatif global «Génération Ambition» se décline au fil des années à venir. Dans ce projet éducatif, il s’agit de construire une future «Génération Ambition» qui pourra être un modèle pour nos jeunes. Comme nos étudiants en Master d’anglais qui interviennent dans le cadre du «Plan Anglais» ou des étudiants qui participent, avec les associations de quartier au soutien scolaire. Ce sont aussi des jeunes qui ont peut-être eu un
Ericka Bareigts, une élue impliquée dans les actions du Projet Éducatif Global.
parcours éducatif un peu plus chaotique, tels nos ambassadeurs éco-dionysiens. Ils montrent l’exemple de leur ténacité et sont aujourd’hui dans une dynamique constructive. La nouvelle «Génération Ambition» s’élabore aussi avec l’actuelle jeunesse et c’est ce que nous voulons montrer.
Quelle est la dimension de la transmission par l’exemple ? Passé et présent construisent le futur. Il faut vraiment savoir d’où l’on vient, c’est le principe de l’arbre. Des racines qui plongent dans le passé, se nourrissent de toute l’histoire, et puis cette sève qui remonte et permet aux branches et aux bourgeons de sortir. C’est vraiment cela que nous essayons de construire. Après l’angla is, le mandarin, pourquoi ? Construire un projet comme le «Plan Anglais», élément phare de la première partie du Projet Éducatif Global, cela reste capital. Celui-ci concerne aujourd’hui 7 000 enfants d’une classe d’âge. Maintenant nous mettons le cap sur le mandarin. Nous avons la chance à La Réunion d’avoir un Consul Général de Chine à Saint-Denis. C’est un acte politique fort d’une puissance comme la Chine. Nous avons compris le message et mettons à profit cette ouverture sur l’Asie. Et nous voulons que les dionysiens participent à cette ouverture. Il faut pouvoir communiquer et donc il faut apprendre, en l’occurrence, le mandarin. C’est la prochaine étape que nous allons construire avec l’Éducation Nationale, le Consul Général de Chine, l’Institut Confucius et l’association Saint-Denis Ville. n
site
www.univ-reunion.fr www.ac-reunion
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DOSSIER
P.E.G. 2010, coup d’œil dans le rétroviseur
Certifié bilingue Le «Plan Anglais» est une action phare du Projet Éducatif Global. L’équipe municipale s’est engagée depuis 2008 à développer la pratique de l’anglais au sein des écoles dionysiennes.
Apprendre en s’amusant, «english class» à la Chaumière
En 2011, 1 9 3 0 enfants ont fréquenté régulièrement les cours dispensés par 103 intervenants (85 intervenants locaux et 18 étudiants bénéficiant du programme européen ERASMUS) lors de la pause méridienne et le mercredi. Les premiers ayant bénéficié de ce dispositif, sont aujourd’hui en première année de cours élémentaire. Depuis la grande section de maternelle,
ils sont ainsi 355 à avoir suivi l’initiation dispensée sur les trois ans. Le 15 juin dernier, la Ville a décidé de marquer cet engagement par la remise d’une attestation de participation validant l’acquisition d’une première langue étrangère. Décorée aux couleurs de la GrandeBretagne, la salle polyvalente a ainsi accueilli parents et enfants pour la
remise officielle de ce diplôme. Ces jeunes possédant aujourd’hui les bases du bilinguisme ont également reçu un livret de jeu dans la langue de Shakespeare. Activité à la fois ludique et pédagogique, comme l’initiation à la pratique des échecs, il s’agit d’un «plus» notable pour les jeunes élèves dionysiens, au titre du Projet Éducatif Global. n
Réussir grâce aux échecs En 2010, sur la base d’une c o llab o r at i o n e nt r e l e s partenaires du Projet Éducatif Global et la L igue Réunion Échecs, plus de 400 enfants scolarisés en primaire ont été initiés aux échecs durant la pause méridienne ou le mercredi. Le samedi 18 juin 2011, à la salle polyvalente de l’Hôtel de ville, la grande finale scolaire a réuni les 40 meilleurs joueurs de SaintDenis, issus des mini-tournois organisés
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dans chaque classe d’apprentissage. Chaque enfant jouait six parties, le vainqueur étant celui qui avait remporté le plus grand nombre de victoires.Cette journée était également une occasion de découvrir cette discipline grâce au club d’échecs de Saint-Denis. Intégrer les échecs à l’éveil de l’enfant correspond au Plan Sciences national, en février 2011. Celui-ci reconnaît officiellement «l’intérêt pédagogique du jeu d’échecs, par
sa capacité, notamment, à stimuler le raisonnement». Du 1er au 8 octobre, à la salle des fêtes de Bellepierre. se déroulait le 13e OPEN International d’échecs de l’Ile de La Réunion. Contact : Jean Olivier «Les échéquiers du Nord» 0692 07 02 00. n
site
www.cds-saintdenis.re www.liguereunionechecs.com www.education.gouv.fr
DOSSIER
École Numérique Rurale
Donner à chaque élève sa chance de maîtriser les technologies... Saint-Denis, c’est aussi les hauts et la ruralité. Le Brûlé en est un exemple. L’école élémentaire de ce village perché à près de 1 000 m. d’altitude va bénéficier du plan «Écoles Numériques Rurales».
École Numérique Rurale L’équipement d’une école numérique se compose ainsi : • 1 tableau blanc interactif avec vidéo projecteur, enceintes, système de fixation et logiciel adapté, • 1 ordinateur pour le professeur des écoles, • 12 ordinateurs portables pour les élèves (1 pour 2 élèves) logiciel de supervision pédagogique des postes, • 1 caisson mobile étanche et sécurisé pour les portables et l’ordinateur du professeur pour recharger les postes après usage, • 1 imprimante, • 1 ensemble serveur et logiciel de sécurité. n
Le tableau blanc interactif
Le plan «École Numérique Rurale» a pour objectif de «donner à chaque élève, partout sur le territoire, les mêmes chances de maît riser les techniques d’information et de communication et de développer des outils nouveaux au service de l’enseignement». Lancé fin mars 2009, il devait permettre à 5 000 écoles de communes rurales de s’équiper en ordinateurs et accès Internet. Ce sont plus de 12 000 écoles qui ont déposé un dossier de demande d’équipement, à l’échelon national. Parmi elles, l’école du Brûlé, dont le statut d’«École Numérique Rurale» fait l’objet de la signature d’une convention entre le Rectorat de La Réunion et la Ville de Saint-Denis. Sur un investissement de 20 000 euros, le Rectorat subventionne une partie des équipements à hauteur de 9 000
euros. Il assure également la formation à l’animation du projet à hauteur de trois heures par école. À la charge de la Ville : le coût de la ligne haut débit ainsi que les raccords aux réseaux électricité et télécommunication.
l’Éducation virtuelle Le Tableau Blanc Interactif (TBI) est l’outil qui change la manière d’enseigner. Les documents peuvent être projetés sur le tableau, un très grand écran d’ordinateur. Ainsi, documents, vidéos, ou fichiers trouvéss sur Internet peuvent être visionnés par l’ensemble de la classe.
Comme le souligne un enseignant, «il est possible d’écrire sur tout ce qui apparaît sur le tableau et de conserver en image et sous forme de fichiers toutes les étapes importantes d’une leçon. Tout document vierge peut aussi être numérisé et complété collectivement. On peut même revenir en arrière si on a pris le soin d’enregistrer son travail. Des possibilités qui permettent d’envisager différemment le déroulement des cours et de capter l’attention d’élèves réticents aux méthodes traditionnelles». n
site
www.cds-saintdenis.re www.liguereunionechecs.com www.education.gouv.fr
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DOSSIER
Activités loisirs
Les centres de loisirs se développent Le millésime 2011 des bons plans vacances a concerné 13 641 jeunes, soit 787 de plus qu’en juillet 2010. Une augmentation qui concerne surtout la fréquentation des ateliers.
Les arts plastiques pour l’imagination et la concentration
1 0 4 0 1 j e u n e s o nt a i n s i bénéficié de 40 ateliers, dont 14 nouveaux proposés par la Mairie de Saint-Denis. Les centres de loisirs sans hébergement ont fait le plein avec 3 240 participants. Si la cuisine, la danse traditionnelle ou le hip-hop conservent leurs adeptes, quelques disciplines nouvelles ont, cette année, leur part de succès : le bricolage, la 3D, la création sonore ou le reportage radio. Des ateliers de découvertes comme la robotique et la théorie de la relativité
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Mieux pour moins cher ont aussi attiré les jeunes. Au final, en 2010, un budget de 1 630 581 euros était consacré à l’accompagnement de 12 854 jeunes et en 2011 un budget de 1 674 547 euros pour 13 641 jeunes. Avec une augmentation de 787 bénéficiaires, les services municipaux
ont donc réussi en 2011 à faire mieux pour moins cher. Un bilan qui, au-delà des chiffres, s’est matérialisé lors de la journée de clôture du 5 août dernier où parents, grand public et institutionnels ont pu découvrir les réalisations des ateliers sportifs, culturels ou de loisirs. Les élus, et en particulier Ericka Bareigts, en charge de ce dossier, sont passés des terrains aux salles du gymnase de Champ-Fleuri, qui accueillait cette journée de clôture, pour féliciter les participants. n
DOSSIER
Découvrir les médias
Sur la même longueur d’ondes Pour Jean-Pascal Jehan, promoteur des activités «reportage radio «et «création sonore» ces ateliers étaient vraiment l’opportunité de présenter le travail radiophonique. Un média que les jeunes connaissent sans appréhender l’envers du décor.
La radio, une aventure studieuse
C o m m e nt fab r i q u e r u n e émi s s ion de r a dio ? Comment les journalistes réalisent-ils leurs journaux ? Avec des outils simples on peut libérer son imagination et faire un reportage, finalité de ce premier stage. La création radiophonique, objet du second stage, est une autre facette du média radio avec la création d’un conte radiophonique. Au départ, travailler avec des enfants de 9 à 17 ans, dans le même atelier, avait suscité un certain nombre de questions. Tout le monde était sur la
Le groupe favorise la créativité
LA RADIO, UN JEU EDUCATIF même longueur d’onde, avait envie de découvrir le média et d’apporter ses idées. Ils se sont même rendus compte qu’au cours de ces stages, ils avaient fait du français et des mathématiques, sans même s’en rendre compte. Du français, pour apprendre à poser des questions ouvertes ou des questions fermées et
faire la différence. Reconnaître quelle information mettre en avant, quelles sont les questions essentielles à poser ont été des occasions de s’exprimer. Les mathématiques ont permis de calculer la durée d’un enregistrement, d’un générique, d’un jingle, et d’organiser tout cela dans la durée générale d’une émission. Preneur de son, rédacteur, journaliste ou encore réalisateur, ils ont touché du doigt ces métiers qui donnent toujours un petit frisson et laissent vagabonder l’imagination. n
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DOSSIER Projet Éducatif Global et co-éducation
Permettre aux parents de s’impliquer Le Projet Éducatif Global (P.E.G.) prend forme quartier par quartier. Le samedi 3 septembre, Ericka Bareigts, élue chargée du Projet Éducatif Global, et son équipe débutaient leur parcours par l’école de Champ-Fleuri. Plus de 80 personnes, dans la cour d’une école primaire, un samedi après-midi pour parler d’éducation, la chose est suffisamment rare pour être soulignée. À l’invitation de la Ville, parents, enseignants, associations d’éducation populaire et institutions se retrouvaient pour débattre. Éducation ou co-éducation. Des parents impliqués, une équipe de direction disponible et dynamique, un champ associatif riche et porteur de multiples activités, voilà pourquoi le tour des écoles a démarré par ChampFleuri. L’occasion était ici donnée de placer l’enfant au centre d’un dispositif de réussite. Pendant près de deux heures, le débat animé par Carine, l’animatrice télé spécialiste des tout-petits, fut riche et fructueux. De nombreux thèmes ont été abordés : la place des parents dans l’école, la violence, les diminutions de postes et la surcharge des classes. Il fut également question du rapport du créole à l’école, de l’éducation à Internet et aux médias, et de la formation des animateurs…
Motiver et impliquer les parents, une volonté de la municipalité et des partenaires concernés
Les associations d’éducation populaire ( A R C V, C E M E A , F R A N C A ) , l e s associations de parents d’élèves (FCPE, PEEP), les services de la Ville et différentes associations intervenant dans le champ de l’enfance ont reconnu l’utilité de ce type de débats qu’ils souhaitent renouveler.
Deux bémols à cette initiative ont été cependant relevés, la faible présence des parents et de l’Éducation Nationale. n
site
www.chancegal.com www.sen-fcpe974.org sig.ville.gouv.fr
Pour l’égalité et le respect entre filles et garçons «La loi garantit aux femmes et aux hommes des droits égaux d an s t o u s l e s d o m a i n e s »... «Chancegal», l’agence pour l’égalité des chances entre hommes et femmes, a été créée le 4 mai 2001. «Chancegal» intervient sur deux sites pilotes, l’école élémentaire de Champ-Fleuri et l’école
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élémentaire des Églantines. «Nous avons commencé par aborder le sujet de l’égalité professionnelle, dans les lycées et les collèges», précise Fabienne Rubira, responsable de l’association. Dans ces lycées et collèges, «nous avons constaté qu’il fallait aller en amont auprès des plus petits. Il s’agit de travailler sur les
représentations que les filles et les garçons ont déjà très tôt. Voilà ce qui est fait par «Chancegal» au niveau de la co-éducation. L’égalité s’apprend tout petit !» En partenariat avec la Ville de SaintDenis, «Chancegal» travaille ainsi à rendre plus respectueux les échanges entre filles et garçons.n
DOSSIER
Prévention et éducation
Association de parents médiateurs L’association Aparmedia agit dans le cadre d’interventions de proximité basées sur l’écoute, le dialogue, la négociation et l’accompagnement. Cette action intervient en amont et en complément des métiers traditionnels du travail social et de la prévention de la délinquance.
Des adultes relais pour accompagner
Son rôle est de confier des missions de médiation sociale et culturelle à des habitants de quartiers prioritaires. Les intervenants ont plus de 30 ans, sont précédemment sans emploi ou en contrat aidé. Cette approche s’inscrit dans le cadre du programme «adultesrelais» qui vise le développement des démarches de médiation sociale (Comité interministériel des villes du 14/12/1999)
FAVORISER LA MEDIATION Aparmedia a été créée en novembre 2002. Il s’agissait de mettre en place un dispositif «adultes-relais» dans les collèges et les lycées de La Réunion. «Nous avons démarché les établissements
pour connaître leurs besoins en matière de parents-relais. Le rectorat a pris la suite et il y a maintenant entre 40 et 60 adultes-relais dans les collèges et lycées de l’île.» Gilette Aho, soutenue par la Ville de Saint-Denis, a souhaité l’extension du dispositif aux écoles maternelles et élémentaires. Une des premières actions a été l’élaboration et la diffusion des livrets «l’essentiel de l’éducation», dans différentes écoles élémentaires à l’occasion des journées associatives. n
Le projet de réussite éducative C e p r o g r a m m e nat i o nal , qui s’applique dans les zones d’éducat ion pr ior i ta ire, a été créé par le Plan de Cohésion Sociale Borloo en 2004 en tant que dispositif de prévention. Son objectif est de favoriser l’égalité des chances entre les enfants quelle que soit leur origine. La Ville de Saint-
Denis a confié la gestion de ce projet à la Caisse des Écoles. Les intervenants ont différentes missions : repérer les enfants en difficulté ou qui présentent des signes de fragilité et proposer un accompagnement personnalisé. Cet accompagnement repose sur des interventions éducatives auprès des écoles et des familles. «Nous proposons
au x familles de l’accompag ne me nt s o c i a l », s o u l i g n e S o n i a B e r r i r i , coordinatrice du P.R.E. «On ne peut pas dissocier l’éducation de l’enfant du contexte familial.» Le Projet de Réussite Scolaire est le lien entre les familles et les intervenants. Ils assurent une présence quotidienne et établissent une relation de confiance. n
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DOSSIER
Service civique volontaire
Une logique gagnant-gagnant «Sensibiliser et mieux informer chaque personne sur les questions de citoyenneté et de protection de la nature», cette priorité définie par Gilbert Annette, maire de la Ville de Saint-Denis, a été expliquée aux cinquante volontaires du service civique recrutés début mars 2011.
Service civique, mode d’emploi
S’ouvrir au dialogue, un moyen de se responsabiliser
Di x-hui t d’entre eux sont affectés sur des écoles élémentaires et primaires de la Ville et ont la tâche de faire partager ces valeurs aux plus jeunes. Les jeunes, entre 16 et 25 ans, participent à des missions d’intérêt collectif. La ville a voulu en faire une force pour faire évoluer les mentalités en vue d’une société plus citoyenne, plus soucieuse de protection de l’environnement et de développement durable. «Une mission difficile, mais que les jeunes sont les plus à même de mener, puisqu’elle s’adresse à eux en priorité» selon Gilbert Annette. Une manière de donner, à la nouvelle Génération Ambition, des modèles issus de leurs aînés. «Sensibiliser la population afin d’améliorer la vie de tous les jours», Élodie est ambassadrice éco-citoyenne à l’école de Domenjod. Titulaire d’un brevet de technicien supérieur, elle a fait le choix
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de consacrer une année à un engagement solidaire. «À la base, j’ai entendu parler du service civil volontaire par des personnes qui m’ont recommandées de m’adresser à la ligue de l’enseignement. En attendant de trouver un emploi, je réalise une année d’intervention citoyenne. Cela me donne une expérience.» Pendant la pause de midi, elle intervient auprès de huit enfants et anime des
PARTAGER SON SAVOIR activités autour de l’environnement (tri sélectif, recyclage etc.) et de la citoyenneté. «Les enfants, à partir du moment où je les fais jouer tout en leur faisant apprendre quelque chose, sont intéressés. Il faut passer par le ludique pour
Ouvert aux 16-25 ans, sans aucune distinction de qualification ou de diplôme, le service civil volontaire fournit un socle commun à des dispositifs de nature diverse. Ce socle commun s’articule notamment autour d’un tutorat, d’une formation aux valeurs civiques et d’un accompagnement à la recherche d’emploi ou à une formation qualifiante. Une fois le contrat signé (six, neuf ou douze mois, renouvelable à hauteur de trois ans), la mission varie selon le type de volontariat effectué (volontariat associatif, contrat d’accompagnement à l’emploi, volontariat international en administration, cadets de la République, Défense 2e chance...). La durée du travail est de 26 heures hebdomadaires au minimum, et le volontaire percevra une indemnité de 300 à 700 euros environ. n
leur faire comprendre sinon ils se lassent vite.» Élodie n’avait pas d’expérience particulière dans les domaines où elle intervient. Les formation reçues, depuis le début de son service civique, lui donnent une base. Organiser les activités pour les enfants, complète son apprentissage. n site
www.ddjs-reunion.jeunessesports.gouv.fr www.reunion.pref.gouv.fr
VIE QUOTIDIENNE
La Ville au quotidien
Amélioration du cadre de vie Souhaités par les élus et les conseils de secteurs, les travaux de proximité se poursuivent. Chaque quartier a élaboré une liste des améliorations à apporter afin de faciliter la vie quotidienne des habitants. (voir Ici Saint-Denis N° 9 - spécial cantons)
Un revêtement antichoc pour plus de sécurité
Les conseillers de secteur ont proposé des améliorations pour répondre aux attentes des habitants des quartiers : ralentisseurs, éclairages publics, rénovation de sites de loisirs, fleurissement, des sujets abordés et transmis aux services techniques qui les étudient avant de les soumettre aux élus. Mise à jour quotidiennement, la liste des travaux réalisés témoigne de l’avancée vers une qualité de vie améliorée. Chaque demande fait l’objet d’une attention particulière que ce soit par l’élu de secteur, le président du conseil de secteur ou par les services municipaux. Les budgets sont attribués en fonction de l’urgence des travaux à mener et des partenariats engagés, notamment
pour la voirie. Les sites sportifs et le fleurissement, l’éradication des nuisances et des sources de pollution participent à la démarche volontariste de la commune, en terme de développement durable. Des améliorations réalisées comme des mises aux normes de conformité dans les lieux recevant du public, aménagement de parkings, réhabilitation d’édifices, font partie intégrante des travaux de proximité. Il est également possible pour chaque dionysien de faire des propositions auprès de son Conseil de secteur. n contact
Direction de la Démocratie de Proximité : 0262 29 66 42 ou se rendre dans sa mairie annexe
Rue du Général-de-Gaulle inaugurée A p r è s q u i n z e m o i s d e t r ava u x d ’a m é nag e m e nt e t de rénovation, la rue du Généralde-Gaulle a été inaugurée le 27 août dernier. Durant les travaux, ce nouvel aménagement de la rue a été géré de manière participative (point info travaux, réunions régulières avec les riverains, la Cinor et la Ville...), ce qui s’inscrit pleinement dans une démarche de développement durable. Désormais piétons, cyclistes, automobilistes et transports en commun circulent en toute quiétude. «C’est bien d’avoir installé des voies pour le vélo, indique ce jeune cycliste, car je peux maintenant être en sécurité.» Les personnes porteuses d’un
handicap bénéficient de sécurisation pour se déplacer et de structures adaptées dans le square Capagory, pour les plus jeunes. «Des aménagements restent à faire concernant, entre autres les voies d’accès aux rues perpendiculaires, comme l’accès à la rue Jules-Aubert et le réglage des feux, constate un habitant du chef-lieu.» Le réaménagement de la rue a permis d’installer de nouveaux abribus, près de la rue Bouvet, du Square Capagory, et du collège Bourbon. Coût du projet : 5,9 millions d’euros dont 4,6 millions d’euros pour la Cinor et 1,3 millions d’euros pour la Ville de Saint-Denis. n
Une des nombreuses animations de cette journée
site
www.cds-saintdenis.re www.cinor.fr
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DÉVELOPPEMENT URBAIN
Les Grands Projets
Des équipements à échelle humaine Espace Océan, Cœur Vert Familial, Cité des Arts, Programme de Rénovation Urbaine (PRU), sont prévus dans les deux prochaines années... Vision futuriste de la cité dionysienne. Espace Océan Logements sociaux, bureaux, commerces, hôtel et parking font partie intégrante du projet Espace Océan. «Cet ambitieux projet avant-gardiste, est le ref let d’une action d’envergure souhaitée par la Ville», explique la directrice. Wally, 24 ans, monitrice éducatrice : «J’ai hâte de voir ce nouveau centre pour me sentir dans une ville moderne». Prochaines étapes : 2012 : travaux d’aménagement 2013 : démarrage chantier Le Cœur vert familial Il permettra des activités sportives pour tous avec un parcours pédestre et cycliste pour rejoindre le sentier littoral. «Toutes les grandes villes européennes disposent d’espaces de respiration. Nous avons souhaité doter Saint-Denis d’un «poumon vert» dédié à la famille et aux loisirs.» explique la directrice adjointe, chargée de l’urbanisme. Isabelle, 54 ans, mère au foyer et sportive : «Je suis heureuse d’habiter dans ce quartier et de savoir que mes enfants et mon mari vont pouvoir se détendre dans ce nouvel environnement». Prochaines étapes : Novembre 2011 : dépôt permis de construire et validation Mars 2012 : Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) Décembre 2013 : livraison du Parc Aquatique (17 mois de travaux) La «Cité des Arts» Réalisé sur l’îlot Jeumont, ce futur équipement culturel béneficie d’une
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Une Maison des grands projets : pour découvrir Saint-Denis 2020
situation favorable sur les grands axes routiers. Des espaces de création et de pratique artistique formeront un centre culturel ouvert sur le quartier et sa population. Angie et Claire, 20 ans, étudiantes : «C’est super ! On adore les concerts et puis c’est sympa de pouvoir partager avec les autres et de rencontrer des artistes ! ». Prochaines étapes : 2012 - 2013 : début des travaux de réalisation 2e semestre 2013 : ouverture au public de la Cité des Arts Dès 2014 : finition des travaux de la Cité des Arts Le Programme de Rénovat ion Urbaine (P.R.U.) Dans le respect du développement durable, le quartier des Camélias va prendre un nouveau départ dans un environnement agréable d’ici 2013 avec des logements neufs ou rénovés : la rénovation et la création de bureaux, de services publics et de commerces, d’un pôle santé, d’une plate-forme multi-
services et la réhabilitation du marché forain. Michel, des Camélias, 55 ans, habite le quartier depuis 25 ans : «J’attends avec impatience cette rénovation du quartier et j’espère que mon fils pourra trouver un emploi après ses études». Quelques chiffres : 523 constructions neuves (282 logements Camélias + 241 logements Croisée des Ravines) 155 démolitions 1027 réhabilitations 1204 résidentialisations (rénovation urbaine) n
contact et site
Espace «Saint-Denis 2020» Rue du Maréchal Leclerc Contact : 0800 09 74 Du mardi au samedi de 9h00 à 17h00 en continu
contact CINOR
Tél: 0262 924 900 www.saintdenis.re www.cinor.fr
DÉVELOPPEMENT HUMAIN
Le Plan d’Action Contre Toute Exclusion
Une initiative en faveur des plus démunis Le Plan d’Action Contre Toute Exclusion (PACTE) participe à l’amélioration des conditions de vie des personnes en difficulté sociale. L’objectif est de réfléchir et de formaliser une politique globale d’aide et d’accompagnement en mobilisant les services compétents sur l’ensemble du territoire.
Le PACTE en chiffres • Les personnes âgées : 14 830 en 2007 contre 9 302 en 1999 (source INSEE)+ de 1 890 118 euros consacrés à l’aide à domicile en 2010, 254 aides ménagères, 265 personnes bénéficiaires du portage de repas à domicile. • 38 000 familles à Saint-Denis (en 2008), 12 000 monoparentales, Période 20102013 : 1 905 936 euros de subvention versée aux structures d’accueil de la petite enfance (CAF et Ville). • Handicap : 2 485 adultes et 513 enfants. • Difficultés sociales : 130 personnes sans abri dans le Nord, 120 repas servis chaque jour à l’Espace Dionysien de Solidarité et 2 abris de nuit en construction pour l’accueil de 23 personnes. • Jeunes en difficulté : près de 47 % de la population a moins de 30 ans. La ville consacre plus de 3 500 000 euros chaque année pour le public jeune en grandes difficultés sociales et professionnelles. Office Dionysien du Troisième Age (ODTA) 8, rue Jacob de Cordemoy - Chaudron. Tél : 0262 92 03 64. n
Apporter du soutien, une priorité pour Marie Sonia
« L a p r é o c c u pat i o n e s s e nt i e ll e d e la v i ll e » , e xpl ique la responsable du service, «est que la solidarité ne soi t pas un va in mot. Notre volonté est que chaque public bénéficie d’un plan d’actions adapté qui réponde à sa situation. Un réseau de partenaires et un véritable plan d’actions sociales doivent nous permettre de répondre aux situations les plus problématiques.» L’objectif du PACTE est d’accompagner dans la vie quotidienne en apportant des prestations adaptées. Marie Sonia Elisabeth travaille auprès de personnes âgées : «Je suis aide à domicile auprès de six à sept personnes. Ce qui est important», explique Marie
Sonia, «c’est le dialogue, apporter du soutien et partager des activités. Les gens vivent souvent avec beaucoup de solitude. Je commence la journée par discuter. Le ménage vient après l’écoute.» Une autre partie de son travail est parfois d’accompagner en fin de vie. «C’est difficile car je suis attachée aux personnes», précise Marie Sonia. Des aides matérielles et financières complètent les actions d’amélioration de la qualité de vie. La Maison Départementale des Personnes Handicapées constate le besoin et attribue des aides en complément de l’Allocation des Personnes Agées ou de la Prestation de Compensation du Handicap. Le Centre
Communal d’Action Sociale soutenu par les différents services municipaux, propose des moyens et des actions pour un avenir meilleur. Dont acte ! n
site et contact
www.cds-saintdenis.re CCAS : 0262 40 04 11
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SERVICE PUBLIC Proximité des services municipaux
Accompagner chaque étape de la vie Les services municipaux vous accompagnent dans toutes les étapes de votre vie, de la naissance au décès. À proximité de chez vous, les mairies annexes complètent, avec efficacité, le rôle de l’Hôtel de Ville, situé rue de Paris. le cadre du recensement militaire auprès du bureau militaire et devra effectuer la journée nationale d’appel à la défense. Ce recensement est obligatoire et permet de s’inscrire aux examens nationaux. «J’ai été inscrit sur la liste électorale», confie Hervé, 20 ans, «sans rien faire parce que je me suis fait recenser dès l’âge de 16 ans. C’est pratique.»
Faciliter la vie des jeunes parents (bureau des naissances de Sainte-Clotilde)
Déclaration de naissance : Simple et pratique Depuis le 1 er janvier 2011, il est possible d’établir la déclaration d’une naissance directement au CHR Félix Guyon et à la Clinique de SainteClotilde. «Nous avons découvert ce se r v ice pour la naissance de not re troisième enfant», disent Ambroise et Christine du Moufia. «Là, c’est simple tout se fait sur place.» Recensement : Obligatoire dès 16 ans Entre 16 et 18 ans, un jeune est dans l’obligation de se faire connaître dans
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Passeport et carte d’identité nationale A partir du 1er janvier 2012, il ne sera plus possible de faire des photos au sein de la mairie. Il faudra choisir un photographe qui répond aux normes en vigueur pour le portrait «officiel». Les demandes de passeport et carte d’identité peuvent être faites en mairie annexe. «C’est dommage qu’on ne puisse plus faire les photos sur place», explique Damien de Sainte-Clotilde, «c’était plus facile.» Perte d’un proche La déclaration d’un décès est effectuée en mairie centrale. En dehors des horaires d’ouverture des services municipaux, une permanence (samedi et dimanche matin) et un
service d’astreinte sont assurés 7 jours sur 7. «Mon père est décédé un dimanche», se souv ie nt I rè ne du centre ville, «ce fut rapide pour faire les démarches auprès de la mairie grâce à la permanence.» Hébergement d’une personne étrangère L’attestation d’hébergement des ressortissants étrangers hébergés au domicile d’un particulier est obligatoire pour une visite d’une durée maximale de trois mois. «Je reçois la famille de ma femme qui vient de Madagascar», explique Marco du Moufia, «c’est bien de pouvoir faire cette attestation d’hébergement à la mairie annexe.» Nuisances de proximité Que la nuisance soit olfactive ou sonore, le dépôt de déchets intempestifs ou encore des édifices dangereux, il est possible de le signaler par courrier ou par téléphone aux services municipaux. «Mes voisins déposaient leurs poubelles devant chez moi», dit Julien de la Source, «j’ai appelé la mairie annexe et dans la journée cela s’est réglé.» n
Service État Civil à l’Ancien Hôtel de Ville, rue de Paris.
Tél : 0262 40 04 59 - Fax : 0262 40 04 56 Permanences décès Tél : 0262 40 04 60 / 0692 34 51 31 Pour tous renseignements complémentaires et la liste des pièces à fournir, consulter le site de la ville ou se rendre en mairie. www.saintdenis.re
VIE PUBLIQUE
Brigitte Adame
Portrait sensible d’une battante En mars 2008, Brigitte Adame saute le pas ! Cette jeune femme sportive, très impliquée dans la vie du quartier de Montgaillard suit les traces de sa mère qui militait déjà en 1989, auprès de Gilbert Annette. Elle est aujourd’hui une conseillère municipale qui continue à se battre sur le terrain. «Je suis issue d’une famille défavorisée qui a vécu en bas de la Rivière-Saint-Denis puis aux Camélias,» se souvient Brigitte Adame. «À cette époque, nous nous aidions les uns les autres. Dans les années 70, les gens se donnaient un coup de main. Il y avait de l’entraide et de la solidarité. Aujourd’hui, les gens attendent trop des autres.» De son activité professionnelle, elle a acquis le sens de l’écoute. Les séances sportives qu’elle anime se terminent par des échanges avec les familles. Cela permet de les rencontrer et de mieux les connaître. Lors de ses audiences et sur le terrain, l’élue mobilise en rassurant : «Vous êtes capable de faire. On peut s’en sortir avec de la volonté». Son métier d’élue, elle l’a appris sur le terrain. Parfois, surtout dans les premiers mois, Brigitte Adame n’a pas toujours bien dormi. «Je ne m’attendais pas à rencontrer cette grande souffrance qui existe encore de nos jours», poursuit l’élue. «Bien sûr, je savais qu’il existait des situations difficiles, mais pas à ce point.» Elle évoque ces familles qu’elle découvre, vivant dans des lieux «parfois clos, sans ouverture vers l’extérieur de peur d’être découvert». Il est parfois difficile de répondre aux attentes alors Brigitte Adame prend le temps d’écouter chacun et fait preuve de diplomatie pour faciliter le contact. «J’ai pris beaucoup de temps pour écouter chaque personne parce qu’elle est unique, précise l’élue de quartier.» À la mairie annexe de Montgaillard, on vient chercher du travail, trouver un logement
Brigitte Adame, une écoute attentive et confiante
ou des solutions à des situations de précarité. Sa priorité est de soutenir les femmes maltraitées. «Nous travaillons avec l’équipe municipale pour trouver un logement au plus grand nombre et apporter du soutien», poursuit la jeune femme. «Dans les situations d’urgence, nous accompagnons la personne physiquement afin de la protéger et lui apporter du réconfort. Il ne s’agit plus seulement d’écoute mais d’action pour protéger ces femmes qui se retrouvent à la porte de leur logement. Un jour, l’une d’elle m’a dit qu’elle se serait sans aucun doute suicidée
si nous n’étions pas intervenus.» Brigitte Adame souhaite que le personnel communal soit totalement investi dans sa mission. Cela permet le relais avec des organismes de soutien pour créer ainsi un véritable réseau d’entraide. Parfois, elle retrouve certains de ces concitoyens dans les salles de sport, sur le marché. «Il s’agit d’orienter et de conseiller afin de trouver des solutions», précise Brigitte Adame. «Il ne s’agit pas de les renvoyer à leurs difficultés mais de redonner espoir. Cela a permis de sauver des personnes. Il nous faut tisser une toile de solidarité.» n
Contact
Mairie annexe de Montgaillard Tél. : 0262 30 36 14 b.adame@saintdenis.re Permanence le jeudi et le samedi matin sur rendez-vous
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VIE ASSOCIATIVE Association «Jeunesse des Deux-Canons»
Accompagnement socio-éducatif et insertion professionnelle Cinquante-cinq adhérents et des bénévoles participent aux différentes activités de l’association. Outre l’aide aux devoirs, des activités sont proposées comme le mercredi-loisirs, des cours de danses africaines ou encore du karaté kyokushinkai, encadrés par des professionnels.
Animation et expression corporelle, pour être bien dans sa vie
B a s é e a u x D e u x - Can o n s , l’a s soci at ion « Jeunes se des Deux-Canons» existe, dans sa forme actuelle depuis 2008, sous la présidence de Frédéric Rafougilet. Le dynamisme de sa responsable, Alexandra Courbon, a permis de développer activités et volontarisme au sein d’un quartier réputé difficile. Alexandra Courbon, présidente de l’Association Réunionnaise des Femmes Actives, partenaire de l’association, apporte au quartier un esprit positif pour mener des actions solidaires. Actuellement, l’association accueille douze salariés en contrat d’insertion. Certains animateurs ont commencé par profiter des activités proposées avant d’intégrer l’équipe. S’ajoutent des stagiaires du lycée professionnel qui sont en terminale «secrétariat». «Pour les jeunes, c’est la possibilité de rencontrer
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Frédéric Rafougilet, Président de l’association
du monde, de travailler avec les enfants et de trouver sa voie professionnelle, explique Alexandra Courbon. Il s’agit de proposer une méthode de travail, de créer des conditions de bonne entente au sein du groupe, de donner envie de connaître et de s’exprimer.» L’équipe se réunit régulièrement pour échanger des idées et organiser les activités. Afin de faciliter les pratiques destinées aux différentes classes d’âge, la rénovation du préau extérieur est prévue prochainement. Depuis deux ans, l’association prépare un voyage de quatorze jours en métropole. «C’est l’occasion», poursuit Alexandra Courbon, «de faire connaître les joies de la neige et de découvrir Paris.» Intitulé «les petits réunionnais font du ski», le séjour
contact association :
permettra à dix-sept enfants de classe primaire et à vingt-deux adolescents (pour l’encadrement) de profiter de ce voyage. Le projet, soutenu par la Fédération des Œuvres Laïques, a pu se réaliser grâce aux appuis financiers des familles, de l’Agence de l’Outremer pour la Mobilité, avec le soutien de la Caisse d’Allocations Familiales et des institutions. Depuis 2008, l’association «Jeunesse des Deux-Canons» a su marquer de son dynamisme, ses actions au sein du quartier et le bouche à oreille a permis sa croissance. L’enthousiasme de la responsable et de son équipe augure de jours heureux pour un plein épanouissement des jeunes du quartier. Un exemple à suivre ! n
Alexandra Courbon : 0693 94 40 60
site
www.fol974.com
SERVICE PUBLIC
Le transport à Saint-Denis
Faciliter la vie au quotidien Le réseau Citalis et les transports scolaires participent à la fluidité de la circulation et répondent aux attentes des familles. Particulièrement utilisé par les femmes et les jeunes, le transport en commun est souvent le seul moyen de déplacement sur la commune.
Transports scolaires La rentree en chiffres : • 135 véhicules, pour 127 établissements scolaires, 9 sociétés différentes dans le cadre de 20 contrats • 12 000 élèves, ajoutés aux 4 000 du réseau Citalis soit 16 000 élèves • 8 900 cartes de transport scolaire • 34 agents de la Ville de Saint-Denis assurent la sécurité des élèves • Coût des services spéciaux de transport scolaire : 7 millions d’euros n
Flash Mob de Citalis pour sensibiliser au respect (21/09/2011 rue Maréchal Leclerc)
L a Cinor pa r t i c i p e activement à cette dynamique (à hauteur de 40%) en offrant la gratuité, avec le soutien de la commune, sur l’ensemble du réseau scolaire. Huit mille élèves dionysiens (primaires, collégiens et lycéens compris) bénéficient de ce service de transport scolaire ou de celui de Citalis. Pour la rentrée scolaire du 18 août 2011, le transport scolaire a mobilisé 64 cars sur la commune de Saint-Denis. À la Bretagne, un nouveau transport scolaire a été mis en place pour les élèves de la cité Bois-Rouge vers les écoles BorySaint-Vincent et la maternelle Aurore. Les horaires de transport scolaire de l’école Philibert Commerson et du collège Émile-Hugot de la Bretagne ont été adaptés en fonction des cours et de la demande des chefs d’établissements. Sous l’impulsion de l’élue du secteur de
Saint-François, la Cinor a mis en place un petit car de 22 places pour assurer la desserte du chemin Niaoulis tant pour l’école du PK7, que pour les collégiens et lycéens. Environ 35 élèves bénéficient de ce transport supplémentaire. Après le transport scola ire, le transport urbain. «Je vis seule», précise Huguette du Chaudron, «prendre le bus est le seul moyen que j’ai pour aller au centre ville.» Le centre ville bénéficie du Transport en Commun en Site Propre. Cette mesure doit prochainement s’étendre sur l’ensemble du territoire dionysien. Comme le souligne Stéphanie, de Sainte Clotilde : «Utiliser le bus au lieu de la voiture, c’est pratique, plus économique et c’est aussi plus écolo». Les quelques cent-vingt conducteurs, dont une vingtaine de femmes, bénéficient d’un plan de formation.
Cela permet une meilleure adaptation en terme d’ergonomie, d’accueil des clients, de self défense ou de gestion des conflits. Rien de tel qu’un «flash mob» avec les conducteurs volontaires et les usagers pour sensibiliser sur les bons gestes et attitudes au sein du réseau. Sous la direction d’Ismaël Aboudou (danseur et chorégraphe), deux «f lash mob» se sont tenus le 18 septembre dernier à la mairie du Chaudron et le 21 septembre rue du Maréchal-Leclerc. Vivre bien aujourd’hui, c’est considérer le transport en commun comme un outil essentiel à la vie communautaire et au développement durable. n
site
www.cinor.fr www.citalis.re
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TRIBUNES Le groupe “Saint-Denis pour tous” LES MOYENS D’UNE AMBITION… La ville consacre le dossier de cette édition du magazine à notre projet pour l’éducation des jeunes dionysiens. Nous ne reviendrons pas sur l’ensemble des actions qui sont menées ni sur le partenariat au sein du comité de pilotage du Projet Éducatif Global avec l’ensemble des acteurs de l’éducation qui conditionne directement l’avenir de nos enfants. Beaucoup d’entres-vous, et plus particulièrement les parents, connaissent les efforts consentis en terme d’investissements pour améliorer l’accueil des vos enfants depuis maintenant trois ans. Vous êtes aussi nombreux à remarquer, avec nous, qu’il reste encore beaucoup à faire dans telle ou telle école pour en améliorer le cadre ou tout simplement parfois atteindre un niveau simplement acceptable selon les objectifs que nous nous sommes fixés. Certes, l’éducation ne se réduit pas uniquement aux questions d’investissements, mais indéniablement ces efforts se traduisent par des choix et des priorités décidées au niveau du budget communal. Bien sûr, cela peut se faire au détriment d’autres investissements ou actions. L’ambition politique que nous nourrissons pour les jeunes dionysiens et pour l’avenir de Saint-Denis nous impose ces priorités. C’est un choix que nous assumons avec le sentiment de faire avancer notre société. Bien qu’acteur de second plan derrière l’Education Nationale, nous avons la volonté de construire un véritable partenariat avec l’Education Nationale pour offrir une Haute Qualité Educative aux jeunes dionysiens. Or, nous n’avons de cesse de déplorer la politique éducative menée actuellement par le gouvernement. En appliquant de façon systématique une logique comptable de réduction des effectifs sans tenir compte des particularités locales, le gouvernement Sarkozy est en train d’hypothéquer l’avenir des jeunes dionysiens et plus généralement des jeunes réunionnais. Toutes les évaluations nationales réalisées par l’Education Nationale confirment que l’Académie de la Réunion se retrouve en queue de classement. Une analyse plus globale montre que ce sont les mêmes académies qui sont en difficulté :
Martinique, Créteil, Guadeloupe, Réunion, Guyane, Mayotte. Les raisons de ces mauvais résultats sont probablement multiples mais il est à noter que le dénominateur commun, c’est une population en grande difficulté sociale et une mauvaise maîtrise du Français. Alors que les réductions des effectifs pourraient donner lieu à un rééquilibrage en faveur de ces académies en difficulté, on applique les mêmes décisions à tous au détriment notamment de celle de la Réunion. Cette politique décidée au plus haut niveau est relayée localement par une technocratie académique qui nous abreuve de comptes d’apothicaires ne tenant pas compte de la réalité. La moyenne est certes à 24,4 élèves par classe dans le primaire à la Réunion. Mais, lors de cette rentrée, les équipes éducatives et autres intervenants, les syndicats, et surtout les parents ont pu constater des classes à 26, 28 voire 30 enfants. Que fait-on dans ces cas-là ? Cette même moyenne n’est-elle pas de 22 élèves au niveau national ? Ce qui implique que de nombreuses classes, probablement en métropole, sont à moins de 20 élèves. Voilà l’objectif que devrait se donner l’Education Nationale à la Réunion ! Au vu du contexte local et des difficultés de nombreux jeunes dionysiens, Au vu de la nécessité d’une Haute Qualité Educative à la Réunion pour le développement de l’île, Au vu de notre ambition pour les jeunes réunionnais, Nous demandons que l’objectif soit de 20 élèves par classes dans le primaire à la Réunion. Dans un premier temps, la cible pourrait être les classes pendant lesquelles se fait l’acquisition des connaissances fondamentales comme l’année de CP. Aussi, nous disons aux autorités de l’Education Nationale : S’il y a une véritable décrue du nombre d’élèves en primaire, alors mettez en place pour la Réunion et les académies en difficulté un véritable plan de rattrapage ayant pour ambition un encadrement de qualité et suffisant pour nos élèves ! n
Le groupe “Saint-Denis pour tous”
Ce magazine est ouvert à la pluralité des opinions, dès lors ces pages sont proposées aux trois groupes politiques qui composent le conseil municipal de Saint-Denis. Ces articles n’engagent que leurs auteurs et aucunement la rédaction.
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TRIBUNES Le groupe “Les Dionysiens en toute confiance”. Communiquer à «tous» prix. L’information des citoyens en général et des usagers du service public en particulier, par les collectivités territoriales, concourt au bon fonctionnement de la démocratie et conditionne la liberté individuelle et le vivreensemble dans la Cité. Etre informé, c’est pouvoir participer à la vie dans la ville en toute responsabilité. Si l’information du public est une exigence nécessaire et bénéfique pour la qualité de vie des habitants, il n’en va pas de même pour ce que nous appelons la communication. Communiquer sur tel aspect de la vie publique ou telle personnalité , c’est choisir d’orienter l’information en la traitant de façon particulière, souvent différenciée, avec un coût pour les Finances publiques et les contribuables. La question est aujourd’hui clairement posée face à la dérive de la sur-communication à Saint-Denis. Pour quels objectifs réels ? Pour quels résultats ? Des sommes publiques considérables sont engagées, non pour informer, mais pour vanter les manifestations, les projets,les bilans de la ville, les bilans des secteurs.... A la radio, dans la presse écrite, à la télévision, sur les bus, sur les voies publiques, dans les boites aux lettres, la Ville communique à tout-va et c’est nous qui payons l’addition. Les panneaux fleurissent partout au détriment de l’aménagement des espaces publics et de
l’embellissement de la Ville. Cette pollution visuelle cache une tentative malsaine pour endormir la population. Pour beaucoup de Dionysiens, la politique municipale se résume aux fêtes et à la Communication. Soyons réalistes, cette sur-communication, par pure répétition, donne l’impression que la municipalité agit. Mais en réalité elle masque un objectif inavoué : faire de la promotion et améliorer l’image de la Ville et des élus, comme ces sondages très orientés qui sont réalisés et dont on ne connait pas les résultats. Si l’on reprochait à l’ancienne majorité municipale d’avoir trop communiqué, le budget est là pour prouver le contraire. Il suffit de comparer les comptes administratifs au compte 6238 : la différence des mandats émis pour l’exercice 2007 et pour l’exercice 2010 est de plus d’un million d’euros. Retrouvons le bon équilibre, retrouvons le sens de l’intérêt général et les priorités dans les dépenses de la Ville, car la capitale ne se construit plus, mais elle se détruit chaque jour un peu plus au détriment des autres villes de La Réunion. n
René-Paul Victoria Pour le groupe «Les Dionysiens en toute confiance»
La solidarité plus que jamais d’actualité UNE RENTREE… SOLIDAIRE Crise financière qui n’en finit plus, mollesse économique et son cortège d’emplois détruit, Europe en panne et en danger, baisse des dotations de l’état et suppression de classes, cette rentrée des classes placée sous tensions s’est déroulée malgré tout de manière « sereine ». Plus que le signe d’une résignation c’est plutôt l’émergence d’une plus grande solidarité qui se fait jour. Les françaises et les français savent pertinemment qu’il n’y a pas de remèdes miracles devant une telle situation au niveau Européen et mondial et que les marges de manœuvre, quel que soit le gouvernement, sont et seront très serrées. Cette réalité a pour vertu de responsabiliser un peu plus les citoyens qui font preuve d’ingéniosité et de solidarité pour tenter de trouver des solutions, et surtout qui s’interrogent réellement sur le sens de la politique et des enjeux du vote qui désigne les représentants du peuple.
Et leurs aspirations sont pragmatiques : plus de justice sociale mais pas de philanthropie, des moyens mieux employés mais pas de gabegie, des représentants qui parlent vrai mais pas d’utopie, un projet d’avenir mais pas de démagogie. Finalement quand les choses vont mal la solidarité se renforce, la démocratie gagne en puissance et la nation devient plus unie. C’est peut être aussi le moment de changer de modèle, de préférer la croissance de l’IDH (Indice de développement humain) à celui du PIB (produit intérieur brut). Les modèles ultralibéraux et supra sociétaux ont montré leurs limites. Il est temps de changer de modèle et de trouver une autre voie : celle de la solidarité responsable. n
Le groupe Saint Denis Solidaire.
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RETOUR EN IMAGE
Ambiance festive et réussie pour la Nuit des soldes
Big up kartié Champ-Fleuri août 2011
Concert pour l’Eid Ul Fitr au Barachois
Fête du Chaudron : Fabrice Aurieng champion du gala de boxerécompensé par Gilbert Annette. Monique Orphé et Marylise Isidore, élue de Primat, entourées des Miss
Spectacle de danse lors de l’inaugurationde la rue du Général-deGaulle
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Défilé impressionnant lors du Guandi 2011
Inauguration du kiosque Jules-Arlanda en août 2011
Inauguration du chemin Montauban à la Bretagne
Découverte du chemin Montauban par les habitants du quartier
Festivités lors de l’inauguration de la rue du Général-de -Gaulle
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Inauguration officelle de la rue du Général-de-Gaulle
Journées du Patrimoine démonstration de moringue
Gala Millenium de Boxe, Fabrice Aurieng vs. Muhammad Durmaz
Sensibilisation lors de la Journée des addictions à Saint-Denis
Gala Millenium de Boxe, Myriam Lamare vs. Lely Luz Florez
Handball : Trophée de Saint-Denis
Opération Jour de Plage au Chaudron
Journées du Patrimoine, une réussite sur Saint-Denis
Noces d’Or des époux Ivoula de Primat avec Marylise Isidore
Le Marché de nuit, un rendez-vous devenu incontournable
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r u o p e l b m e s n Tous e . s t n a f n e s o n la réussite de
Crédits Photos : Studio Lumière - David Dijoux