Final Fantasy VII

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Écrit par Dante_Sparda_62 pour Dante_Sparda_62's Novels. Aucune copie sans citer le nom de l'auteur et sans son accord, ni aucune utilisation commerciale ne sauront être tolérées. Ce roman est sous copyleft.

Note de l'auteur : « Ce roman en cours d'écriture racontant la fabuleuse histoire de Final Fantasy VII vous fera découvrir le scénario et l'ambiance de ce jeu qui pour beaucoup est considéré comme le meilleur au monde. Les thèmes abordés y sont forts, et d'une maturité encore rarement égalée dans un simple jeu pour l'époque. Découvrez des personnages aux caractères sensiblement différents s'allier pour sauver le monde d'une menace terrible : Sephiroth, un homme perdu qui a décidé de détruire la planète par vengeance le jour où il a appris qu'il n'était pas un être humain normal, mais le fruit d'une expérience sordide de la compagnie Shinra. En vous souhaitant une bonne lecture,

Dante. »



I L’ex-SOLDAT Il était dans un monde nommé Gaïa, relativement différent du nôtre, une ville que l’on appelait Midgar. C’était là une cité bien étrange. Et pour cause, elle avait été construite sur deux niveaux, une immense plaque circulaire étant disposée au-dessus de la ville. Tout naturellement, les plus pauvres vivaient sous la plaque, privés de la lumière du jour, et bénéficiaient des bienfaits d’une accumulation de déchets en tout genres. Audessus se trouvaient évidemment des quartiers plus riches. En huit points à la périphérie du cercle se trouvaient d’énormissimes réacteurs Mako, qui fournissaient de l’énergie à la ville. De tels réacteurs avaient été montés partout dans le monde par la puissante compagnie Shinra, compagnie dont le siège résidait en une énorme tour à soixante-neuf étages, au centre de la plaque de Midgar, au niveau supérieur (faut-il le préciser ?). De chaque réacteur partaient, jusqu’à la tour Shinra, des tuyaux si gros qu’ils divisaient la ville en huit Secteurs. La nuit commençait à peine à tomber sur la plaque supérieure, quand un train propriété de la Shinra - s’arrêta à la gare du Secteur 8 Un jeune homme, de longs cheveux blonds en épi, le teint pâle, portant des vêtements bleus avec des épaulières décorées de têtes de tigres, sauta du train en un sublime salto. Deux miliciens de la Shinra devant cet inhabituelle situation accoururent et se figèrent en voyant à la main du jeune homme une épée surdimensionnée, telle que jamais vous n’en avez vue : l’Epée Broyeuse mesurait près de deux mètres de long. Sa lame plate était large de trente centimètres. Deux petits trous au bas de la lame permettaient d’y incruster des Materiae. Les deux soldats tombèrent raide morts après un simple coup du jeune homme. Sortirent alors du train quatre personnes. Le dernier était très grand et très musclé, et avait la peau noire. Sur son bras droit était greffée une mitrailleuse d’argent. « Par-ici ! » lança-t-il au jeune homme en lui montrant la route à suivre. Le petit blond courut, suivant les trois autres jusqu’à un portail. Le premier, nommé Biggs, se tourna vers notre jeune homme et lança : - Alors comme ça tu étais du SOLDAT, hein ? La vache, on n’en voit pas tous les jours, des comme toi, dans un groupe tel que Avalanche. - Le SOLDAT ?! Mais, ce n’est pas un groupe de la Shinra ?! Que fait-il parmis nous ? demanda Jesse qui s’affairait à pirater le système de la grille. - Ecoute, Jesse, il faisait partie du SOLDAT, et ce n’est plus le cas. Il est des nôtres maintenant ! Au fait, je n’ai pas saisi ton nom… ? - Cloud, répondit le jeune blond. - Cloud ? Ok, moi c’est… - Peu m’importent vos noms. Quand ce travail sera terminé, je m’en irai d’ici.


Le grand noir au bras-mitrailleur, dont le nom était Barret, arriva en courant et en scandant qu’il leur avait dit de ne point rester en groupe. La porte s’ouvrit. Leur cible était le réacteur Mako nord. Biggs, Wedge, et Jesse partirent devant. Cloud et Barret les suivirent ensuite. A la vérité, Barret n’avait pas pleinement confiance en son vieil ami. Il avait après tout travaillé pour la plus puissante et la plus horrible compagnie qui soit. Ils arrivèrent bientôt sur un pont en T, suspendu à cent mètres au-dessus de la plaque. Ils prirent la branche unique qui menait au réacteur. Barret tenta à nouveau de convaincre Cloud en chemin. Il engagea le sujet en demandant à son ancien ami s’il était jamais venu dans un réacteur Mako. C’était bien évidemment le cas. Barret continua : « La planète est bourrée d’énergie Mako. Chaque jour, les gens utilisent cette énergie pour améliorer leur niveau de vie. Mais personne ne sait vraiment ce dont il s’agit… Et toi, en as-tu la moindre idée ? La réponse est simple : c’est l’énergie vitale de cette planète, son sang ! et cette fichue Shinra est en train de puiser toute l’énergie avec ces grosses boîtes de conserve ! ». Cloud haussa les épaules et fit mine de s’en moquer. Il lança qu’il n’était point là pour recevoir des cours, et qu’il leur fallait se dépêcher. Wedge resta à l’entrée, caché, afin de surveiller l’éventuelle arrivée des autorités. Après quelques piratages de portes, Cloud Strife et Barret Wallace prirent un ascenseur avec Jesse. Le grand noir profita du moment pour tenter à nouveau de convaincre le jeune homme. - Petit à petit, chaque forme de vie va s’épuiser. C’est ce qui nous guette. - Ce n’est pas mon problème, répondit Cloud. - La planète meurt, idiot ! s’énerva Barret, de nature impulsive. - Tout ce qui m’intéresse, c’est de finir ce boulot avant l’arrivée des gardes et de la sécurité. Jesse resta près de l’ascenseur tandis que les deux hommes en froid continuèrent leur route vers le cœur du réacteur. Ainsi arrivèrent-ils bientôt sur un pont une vingtaine de mètres au-dessus d’un bassin d’une lueur bleue/verte éclatante, fluroescante, magnifique. C’était de l’énergie Mako, en train d’être puisée. Au bout du pont se trouvait une valve qui régulait l’alimentation. Il s’avancèrent et Barret s’exprima : « Lorsque cette bombe aura sauté, ce réacteur ne sera plus qu’un tas de cendre. Cloud, tu poses la bombe ? ». Ce dernier demanda si ce ne devrait pas plutôt être à Barret de le faire. « Faisle, imbécile ! je t’ai à l’œil ! », lui lança-t-il. Cloud se résigna à accomplir cette tâche. Il s’approchait de la valve quand soudain, sa tête se mit à lui faire affreusement mal. Il crut qu’elle allait exploser. Une voix y résonna alors : « Attention ! Ce n’est pas n’importe quel réacteur ! ». - Qu’est-ce qui ne va pas ? demanda la grosse voix de Barret. - Hein ? fit Cloud revenant à lui. - Qu’est-ce qui cloche, mon vieux ? allez, fais vite ! - Oui… Bien qu’il s’inquiétait quelque peu d’entendre des voix, Cloud posa la bombe. C’est à ce moment précis qu’une énorme machine accompagnée de quatre miliciens de la Shinra, et de deux gardes robotisés, sortirent de la porte à l’extrémité du pont. Il attrapa


l’Epée Broyeuse dans son dos et fonça tête baissée vers l’ennemi tandis que Barret le couvrait avec son bras mitrailleur. Ne subsista bientôt plus que le gros robot rouge armé, à l’image d’un énorme scorpion. Il leva la queue l’air menaçant. Cloud utilisa sa Matéria de foudre afin de l’immobiliser quelques secondes, et d’un coup net trancha le monstre d’acier en deux. La réacteur exploserait dans quelques minutes. Ils prirent la fuite vers le pont en T qu’ils avaient précédemment traversé. Cloud vint en aide à Jesse qui s’était coincée le pied. Quelques gardes leur barrèrent la route, mais aucun ne résista au groupe terroriste. Lorsqu’enfin ils arrivèrent au pont, il était tout juste temps. Il s’engouffrèrent dans la sortie menant au Secteur 7, puis ce fut l’explosion. Pensez-vous, quel spectacle que de voir et d’entendre le huitième de la périphérie de la ville partir en fumée. Le Président Shinra furieux, du sommet de sa tour, ordonna que l’on recherche plus activement encore ce groupe « Avalanche », qui commençait réellement à nuire aux intérêts de la Compagnie. Barret ordonna au autres de se séparer. Ils se retrouveraient à la gare. Cloud réclama son argent : il l’aurait une fois qu’ils seraient dans leur repère. Ainsi le jeune homme se retrouva-t-il seul au beau milieu du Secteur 8 Les gens courraient, terrifiés par l’horrible explosion qui venait de retentir. Dans la panique, une jeune fille du nom de Aerith, toute de rose vêtue, ses longs cheveux bruns tressés noués d’un ruban rose également, se fit renverser par un inconnu. Elle se releva et son regard croisa celui de Cloud. Chacun tomba sous le charme des yeux de l’autre. Ceux de Cloud étaient d’un bleu électrique, profond : c’était la marque de l’injection de Mako faite aux membres du SOLDAT. Ceux de la jeune femme étaient d’un vert tout aussi sublime. - Excuse-moi… sais-tu ce qui s’est passé ? demanda-t-elle ? - Bah… écoute… bafouilla Cloud. Tiens, ce sont des fleurs ? demanda-t-il alors surpris et contournant ainsi la question. - Oui ! répondit Aerith montrant le panier accroché à son bras. Elles sont à vendre. C’est un Gil pour une fleur. - On n’en voit pas beaucoup à Midgar… s’aperçut Cloud achetant alors la fleur sans trop savoir pourquoi. La jeune femme s’éloigna et disparut bientôt. Cloud s’aperçut alors qu’il allait arriver en retard à la gare. Il était presque au bout du chemin, sur un pont sous lequel passait la voie ferrée) quand deux miliciens de la Shinra, portant des uniformes bleus et armés de fusils mitrailleurs, lui barrèrent la route. Avant qu’il eut compris ce qui lui arrivait, l’ex-SOLDAT était encerclé par huit hommes. On lui ordonna de se rendre. Il entendit alors le train arriver, et à la grande stupéfaction de tous les miliciens, il sauta du pont et atterrit sur l’un des wagons, disparaissant dans un tunnel.



II Le Septième Ciel A bord du dernier wagon, le petit groupe se demandait où se trouvait Cloud. Barret, inquiet, et donc les nerfs à vif, frappa du poing sur une caisse lorsqu’on lui demanda son avis, n’en sachant après tout pas plus qu’eux. Wedge demanda alors « et notre argent ? », et le chef, à nouveau, frappa du poing, faisant sursauter le gros jeune homme à casquette. Ils crurent alors entendre quelque chose cogner au-dessus de leur tête. Puis encore une fois. Soudain une vitre se brisa et Cloud apparut dans le wagon. « Je vous ai manqué ? » s’amusa-t-il à dire devant leur air ahuri. - Mais qu’est-ce que tu fichais ?! demanda Barret furieux. - Oh, ne me dis pas que tu t’inquiétais pour moi ? - Quoi ?! Je déduis ça de ton argent ! répliqua le chef en s’éloignant. Chacun se mit à le suivre, félicitant Cloud pour ses exploits au réacteur. Jesse essuya son visage tout noir de poussière et le remercia encore de lui avoir décoincé la jambe. L’ex-SOLDAT suivit les autres vers la compartiment suivant. En voyant arriver l’imposant Barret, les passagers prirent la fuite et sortirent vers l’avant du train. Le chef d’Avalanche s’assit sur un banc, prenant toute la place, à son aise. L’employé de la Shinra vêtu de rouge qui se trouvait là fit mine d’examiner la porte de l’avant du train, effrayé par cet énergumène. Un vieil homme était allongé dans un coin. Il dit à Cloud que c’était là sa maison, et qu’il pouvait venir quand bon lui semblait. Jesse se trouvait au fond du wagon, devant une sorte de moniteur. Cloud s’approcha, curieux. La jeune fille lui expliqua que le train descendait en spirale autour du pillier central de Midgar. De temps à autres, il franchissait un point de vérification d’identité, une sorte de dispositif qui contrôlait l’identité des personnes à bord. Toutefois, les membres d’Avalanche portaient de fausses identités, bien évidemment. Ils semblaient malgré tout très suspects. Surtout grâce à Barret et sa discrétion légendaire. Jesse était une folle de technologie, c’était elle qui avait fabriqué la bombe du réacteur. Cloud s’approcha de son ancien ami au bras mécanique. Ce dernier observait la plaque, sous laquelle ils venaient de passer, depuis la vitre du train. - Midgar… une ville qui n’a ni jour, ni nuit… tout ça à cause de cette plaque… les gens du dessous ne voient jamais le ciel… l’air qu’ils respirent est pollué… et tout ça à cause de cette foutue pizza ! - Une ville flottante… un spectacle insolite, songea Cloud. - Hein ? fit Barret surpris. Je n’aurais jamais cru entendre ça de toi ! - Mais, si l’air du dessous est si pollué… pourquoi les gens ne partent-ils pas au-dessus de la plaque ? - Je… j’imagine qu’ils aiment leur terre, malgré tout. C’est chez eux, tu comprends ? - Ouais… c’est comme ce train : il ne peut aller que là où ses rails le mènent… Ils furent bientôt arrivés à la gare des taudis.du Secteur 7. L’ambiance était bien


sinistre. Un employé de la Shinra, vêtu de rouge et réputé pour être quelqu’un d’honnête et droit, se tenait là, à son poste, accueillant les rares arrivants. Un couple se disputait devant les marches sales et couvertes de sable. De l’autre côté des rails, le Cimetière des Trains. Des tas et des tas de wagons endommagés disposés en vrac, à perte de vue. Et le plus choquant. Le ciel. D’un noir métallique. Fait de tuyauteries. Un énorme spot, cadeau de la Shinra, éclairant les taudis jour et nuit. Ce secteur du ciel était maintenant par un énorme pillier, qui retenait ainsi ce quartier de la « pizza » une cinquentaine de mètres plus haut. Barret dit au groupe qu’ils se retrouveraient « à la planque ». Ils se séparèrent plus ou moins, et Cloud avança directement vers le cœur des taudis du Secteur 7. Lorsqu’il arriva au niveau des habitations, faites de morceaux de tôle et de restes ramassés çà et là, il fut malgré tout agréablement surpris de voir des gens aimables, très aimables. On riait. On essayait de ne pas s’appitoyer sur son sort. On protégeait son honneur et sa fierté en ne se laissant pas abattre. Quelques magasins à l’air non plus glorieux que celui des habitations, étaient disposés par endroits. Cette mauvaise organisation accentuait plus encore la sensation d’étouffement ressentie. L’eau devait se faire rare, ici. Etait-ce là le résultat de l’extraction de Mako ? Sans doute… Les gens étaient debout malgré l’heure tardive. Le bruit courait qu’une explosion terroriste avait eu lieu, au-dessus. Que de nombreux innocents avaient été tués. Cela avait engendré une coupure de courant dans les taudis, durant quelques secondes. L’attentat aurait fait perdre plus d’un milliard de Gils à la Shinra. Un chiffre qui laissait rêveur les habitants des taudis, mais qui n’impressionnait en rien la compagnie totalitaire. Cloud vit Barret foncer dans un grand bâtiment en bois, plus beau que les autres. Un bar nommé le Septième Ciel. On entendit des coups de feu émaner de son bras mécanique, puis tous les clients prirent la fuite, paniqués. Biggs, Wedge et Jesse entrèrent. Cloud les imita. Il fut alors surpris par Barret, qui l’attendait à la porte. « Passe devant, je reviens très vite », lui dit-il. Lorsque la petite Marlène, qui avait sept ans à peine, vit la porte du bar s’ouvrir, elle se mit à courir vers elle, arborant un grand sourire, et en appelant « Papaaaaa ! ». Mais surprise, elle fit demi-tour et se cacha derrière une jeune femme, voyant Cloud entrer dans la pièce, et non pas son père. « Voyons, Marlène, tu ne dis rien à Cloud ? » demanda la jeune femme du même âge que l’ex-SOLDAT en souriant. C’était Tifa. Son amie d’enfance. Elle portait de longs cheveux bruns, un teeshirt blanc, petit et serré, ainsi qu’un court short noir, en cuir, avec des bottes rouge foncé.


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