Dossier pédagogique
Saison 2016 - 2017 Contact : Hervé Petit • tél + 33 (0)3 68 98 75 23 • courriel : jeunes@onr.fr Opéra national du Rhin • 19 place Broglie BP 80 320 • 67008 Strasbourg
Constellations Sébastien Perrault / Douglas Lee / Ed Wubbe
En deux mots La danse contemporaine est à l’honneur dans ce programme détonnant ! Le bal sera ouvert par le jeune et pétulant Sébastien Perrault, prêt à plonger dans les méandres de l’inconscient ; suivi par le Britannique Douglas Lee dont la pièce Ophelia madness and death s’inspire directement d’Hamlet de Shakespeare. Enfin, c’est après une création de l’éclectique et reconnu Ed Wubbe que le rideau tombera.
du rhin
opéra d'europe
operanationaldurhin.eu
Mulhouse La Sinne me 31 mai 20 h je 1er, ve 2 juin 14 h3 0 * et 20 h Colmar Théâtre sa 10 juin 20 h di 11 juin 15 h lu 12 juin 14 h3 0 * Strasbourg Opéra me 21 juin 20 h je 22, ve 23 juin 14 h3 0 * et 20 h sa 24 juin 20 h di 25 juin 17 h * Séances scolaires
L’université de la danse Conférence dansée Mulhouse Studios du Ccn je 11 mai 19 h (sur inscription) Danse à l’université Conférence dansée Strasbourg Université, Le Portique ma 16 mai 18 h 30 Coulisses studio Répétition ouverte au public Mulhouse Studios du Ccn ma 23 mai 18 h (sur inscription) Répétition publique Répétition sur scène Mulhouse La Sinne sa 27 mai 18 h 30 entrée libre
Le Vaste Enclos des songes
Création
Chorégraphie et musique originale Sébastien Perrault Ballet présenté avec des musiques enregistrées
Ophelia Madness and Death Chorégraphie, costumes et décors Douglas Lee Musique Henry Purcell, David Lang Arrangement musical Jean Gay Lumières Bonnie Beecher
Dans le ciel noir
Création
Chorégraphie et décors Ed Wubbe Musique Antonio Vivaldi Costumes Pamela Homoet Lumières Ramuntxo Stoete Assistante à la chorégraphie Marlies Achthoven Artistes de l’Opéra Studio de l’OnR Direction musicale Wolfgang Heinz Orchestre symphonique de Mulhouse Ballet de l’OnR
Durée approximative : 1 h 45 Conseillé à partir de 6 ans : élémentaire, collège et lycée
Le Vaste Enclos des songes Sébastien Perrault Note d’intention du chorégraphe De part le travers des corps, le dessein de cette pièce serait de pénétrer dans la matrice de l’Inconscient. À l’image du Mandala ou d’un Dédale cette instance est la plupart du temps représentée par un labyrinthe. Le Vaste Enclos des songes est une intrusion dans les méandres labyrinthiques de ce cryptogramme de l’inconscient où le réel perd parfois sens. Se faire explorateur de ce lieu utopique aux multiples ramifications composé d’inextricables symboles et où demeure un grand nombre d’entités. Et de par la transfiguration physique, faire appel aux énergies qui animent ce monde parallèle.
À propos de la chorégraphie Dans cette pièce, Sébastien Perrault propose une danse contemporaine ancrée dans le sol. Son travail, très abstrait, repose sur l’art du mandala. Terme sanskrit, « mandala » signifie cercle, sphère, environnement ou encore communauté. Le mandala se décline sous plusieurs formes artistiques : dessin, peinture ou encore une sculpture inscrite dans un cercle. Diverses formes géométriques telles que le carré ou le triangle s’adjoignent à l’intérieur d’un cercle pour constituer la structure basique du mandala. À l’origine, le mandala est un support de méditation et de connaissance de soi indo-européen. Sébastien Perrault tend ainsi à reproduire au mieux les formes du mandala dans une chorégraphie avant-gardiste.
Sébastien Perrault
Chorégraphie
Il commence la danse au conservatoire d’Angers et intègre le Jeune Ballet International de Cannes Rosella Hightower en 2000 puis le Ballet Junior de Genève en 2001. Il danse entre autres dans des pièces de Malandain, Barnes, Debrock et Wood. C’est en 2002 qu’il crée son premier duo, L’Afange. En 2004, il participe à la tournée française du Jeune Ballet du Québec (Études sur quelques caprices de Blackburn et Lo Sposalizio de Garcia). De 2005 à 2008, il travaille en tant qu’interprète dans la Pietragalla Compagnie, puis en 2009, il intègre la Compagnie CFB 451 pour la création Résistance au droit. Par la suite, il danse également au sein du projet On Air de la Cie Shayela avec le groupe Guns of Brixton et danse pour la Cie Thomas Duchâtelet dans Demain j’ai rencontré. En 2011, il est assistant à la chorégraphie du solo N d’Aurélien Kairo. En 2012, il participe à la création de Tragédie d’Olivier Dubois au Festival d’Avignon. En 2013, il est interprète pour Gilles Baron dans Rois. Olivier Dubois, devenu directeur du Ballet du Nord, crée pour lui un solo dont la première sera présentée en été 2015. Il fonde en 2014 la Cie Sébastien Perrault et crée de nombreuses pièces comme L’Ardent, La Dépouille de Narcisse, Felles, Caïn. Il est soutenu depuis 2013 par le Ballet de l’OnR dans le cadre du dispositif Accueil studio du CCN de Mulhouse. Il interprète son solo Nekyia et présente un work in progress du Vaste enclos des songes lors de Cabaret danse, en mars 2015.
Ophelia Madness and Death Douglas Lee Dans cette création, Douglas Lee fait danser les grandes tragédiennes shakespeariennes, celles que le désespoir pousse jusqu’à la folie, si ce n’est jusqu’à la mort. Il place au centre de sa pièce l’une des plus célèbres d’entre elles : l’Ophélie d’Hamlet.
Résumé d’Hamlet Après son décès, le Roi de Danemark, père d’Hamlet, est remplacé sur le trône par son frère aîné, Claudius, qui prend également pour épouse la reine Gertrude. Une nuit, Hamlet rencontre le spectre de son père qui lui révèle qu’il a été assassiné par Claudius et lui demande de venger sa mort. Pour tromper et démasquer l’usurpateur, Hamlet simule la folie. Son comportement étrange est assimilé par tous ses proches à l’amour qu’il porte à Ophélie, fille de Polonius, conseiller du roi. Ne parvenant pas à ses fins avec cette ruse, Hamlet décide d’inviter une troupe de théâtre à jouer la reconstitution des véritables circonstances de la mort de son père. Cette fois, Hamlet n’a plus de doutes : au beau milieu du spectacle, Claudius interrompt les comédiens. Tiraillé, Hamlet révèle la vérité à sa mère et, pensant que Claudius se cache derrière un rideau, y plante son épée et tue en réalité le conseiller du roi, Polonius. Le régicide condamne alors Hamlet à l’exil, en Angleterre, rendant folle de chagrin Ophélie, qui se noie. Son frère, Laërte, promet vengeance à sa sœur ainsi qu’à son père et projette d’assassiner Claudius. Attaqué par des pirates, Hamlet annonce son retour au Danemark. Saisissant l’occasion, Claudius met tout en œuvre pour que l’héritier légitime affronte en duel Laërte. Il enduit non seulement de poison la lame de Laërte, mais en verse également dans la coupe de vin d’Hamlet. Alors que le combat a lieu, Gertrude boit malencontreusement à la coupe et meurt. Laërte blesse ensuite Hamlet de sa lame empoisonnée, mais se blesse aussi lui-même et décède à son tour. Dans un dernier effort, Hamlet parvient à tuer Claudius avant de trépasser.
Le personnage d’Ophélie Fille de Polonius et sœur de Laërte, Ophélie, délaissée par son bien-aimé Hamlet qui assassine son père, sombre dans la folie avant de mourir noyée. Accident ou suicide, le mystère reste entier… Dans la tragédie de Shakespeare, Ophélie est incapable de comprendre la conduite d’Hamlet, son amant, qui simule la démence pour venger son père. Elle sombre dans la folie et, se croyant abandonnée de son amant, finit par se noyer dans le désespoir. Pourtant, dans une lettre, Hamlet lui avait déclaré son amour : « Doute que les astres soient de flammes, doute que le soleil tourne, doute que la vérité soit la vérité, mais ne doute jamais de mon amour. » Et, sur la tombe d’Ophélie, Hamlet crie à Laërte, le frère de sa bien-aimée : « J’aimais Ophélie. Quarante mille frères ne pourraient pas, avec tous leurs amours réunis, parfaire la somme du mien. » [… ] Au péril de tomber dans des clichés sexistes, Jean Starobinski compare Caton « en plein éveil héroïque et viril », à Ophélie « inconsciente de sa détresse », qui « s’abandonne et se laisse submerger ». Ophélie représenterait alors l’image « féminine, passive et nocturne : elle implique la défaite intérieure, la montée de l’ombre, la dépossession ; l’être fait retour aux ténèbres originelles et à l’eau primitive » (Trois fureurs, Paris, Gallimard, « le chemin », 1974, p. 46-47). Ophélie semble vivre son drame en vase clos. Elle ne prendra pas le risque, comme Hamlet, d’exprimer sa colère et d’affirmer son désir, encore moins de simuler et de passer pour folle. Sans interlocuteur pour entendre sa détresse et la sortir de son isolement, elle jouera son attachement à Hamlet et perdra son unique raison de vivre. Extrait de « Les 15-30 ans : Être ou ne pas être » dans Équilibre en tête, D. Aubin, vol. 17, n. 3, 2002.
Ce drame a rendu célèbre le personnage d’Ophélie au-delà de la pièce de Shakespeare : figure de la passion malheureuse, elle a inspiré beaucoup d’écrivains et de peintres. De ces derniers, on retiendra les toiles de John Everett Millais (1852), d’Eugène Delacroix (1842) et d’Alexandre Cabanel (1883).
Alexandre Cabanel, Ophelia (1883)
Eugène Delacroix, La mort d’Ophélie (1842)
John Everett Millais, Ophelia (1852)
Nombreux sont ceux qui choisissent de représenter la noyade d’Ophélie, associant fortement le personnage à l’eau : « L’eau […] est la vraie matière de la mort bien féminine. […] Ophélie pourra donc être pour nous le symbole du suicide féminin. […] L’eau est le symbole profond, organique de la femme qui ne sait que pleurer ses peines. » (L’Eau et les rêves, Gaston Bachelard) Côté littérature, Arthur Rimbaud lui dédie un poème (Ophélie, 1870) qui semble se référer au tableau de Millais : « Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles, La blanche Ophélia flotte comme un grand lys, Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles. »
Extrait d’Hamlet Acte IV, scène 7 La reine Un malheur vient sur les talons de l’autre Tant ils se suivent de près. Votre sœur est noyée, Laërte. Laërte Noyée ? Où s’est-elle noyée? La reine Au-dessus du ruisseau penche un saule, il reflète Dans la vitre des eaux ses feuilles d’argent Et elle les tressait en d’étranges guirlandes Avec l’ortie, avec le bouton d’or, Avec la marguerite et la longue fleur pourpre Que les hardis bergers nomment d’un nom obscène Mais que la chaste vierge appelle doigt des morts. Oh, voulut-elle alors aux branches qui pendaient Grimper pour attacher sa couronne florale ? Un des rameaux, perfide, se rompit Et elle et ses trophées agrestes sont tombés Dans le ruisseau en pleurs. Sa robe s’étendit Et telle une sirène un moment la soutint, Tandis qu’elle chantait des bribes de vieux airs, Comme insensible à sa détresse Ou comme un être fait pour cette vie de l’eau. Mais que pouvait durer ce moment ? Alourdis Par ce qu’ils avaient bu, ses vêtements Prirent au chant mélodieux l’infortunée, Ils l’ont donnée à sa fangeuse mort. Laërte Hélas, elle est noyée? La reine Noyée, noyée.
Biographies Henry Purcell Musique
Né le 10 septembre 1659 à Londres, Purcell compte parmi les plus grands compositeurs anglais. Il a su incorporer à sa musique des éléments de style baroque mais a aussi développé un style anglais particulier. Musicien complet, sa production est variée et abondante (environ 800 œuvres) et aborde tous les genres. Issu d’une famille de musiciens professionnels, Purcell suit naturellement une formation et devient par la suite musicien officiel du roi, dans le chœur de la Chapelle royale. Lorsqu’il mue, il prend la voie de la conservation d’instruments et devient très vite compositeur. Il assimile le patrimoine traditionnel de la musique anglaise de l’âge d’or (Byrd et Gibbons) et les grands courants novateurs, tant français (Lully) qu’italien (Corelli). En 1679, Purcell est nommé organiste de l’abbaye de Westminster. Une année plus tard, il compose sa première œuvre musicale, Fantasias pour cordes. En 1683, il sort sa première composition publiée, Twelve Sonatas pour cordes à 3, de style italien. Cette même année, il en profite pour composer et terminer Magnificat and Nunc dimittis. En 1689, le compositeur anglais produit le premier grand opéra anglais, Dido and Eneas (Didon et Enée). Il poursuit en 1691 avec King Arthur et l’Ode à Sainte Cécile en 1692. En 1695, il compose sa dernière œuvre The Indian Queen. Il décède prématurément à l’âge de 36 ans, le 21 novembre 1695 à Londres.
Douglas Lee Chorégraphie Né en 1977 à Londres, il commence la danse à la Arts Educational School de Londres avant de recevoir une bourse pour intégrer le Royal Ballet School. Il remporte l’Alicia Markova Award en 1996. Il entre ensuite au Ballet de Stuttgart, où il devient premier danseur en 2002. Il danse alors les rôles principaux des chorégraphies de Cranko, Kylian, Neumeier, Tetley, Balanchine, Forsythe. Il fait ses débuts en tant que chorégraphe en 1999 pour le projet « Jeunes chorégraphes » de la société Noverre. Il travaille également, à deux reprises, avec le New York City Ballet. Il présente ses premiers travaux pour le Ballet de Stuttgart avec Aubade et Lachrymal : Viewing Room, Dummy Run et Leviathan. En mars 2010, il présente sa dixième chorégraphie avec le Ballet de Stuttgart avant de se lancer comme chorégraphe indépendant à l’international. Il crée Fractured Wake et 5 for Silver pour le Norwegian National Ballet ; Rubicon Play pour le Royal Ballet of Flanders et Lifecasting pour le New York City Ballet sur une musique de Steve Reich, désignée par le Time Out NY comme l’une des œuvres chorégraphiques les plus en circulation en 2009. Il crée ensuite Miniatures et Aria pour le Ballet de Stuttgart, Souvenir pour le Perm Opera Ballet Theatre, qui reçoit trois nominations pour le Mask Award, Septet (Tulsa Ballet) Iris and A-life (Ballet de Zurich), Chimera (Ballet d’Augsburg), Legion (Netherlands Dance Theatre), Piano Piece (Ballet de Dortmund), The Fade (Ballet de Mainz) et Doll Songs (Ballet de Nuremberg). Pour le Ballet de l’OnR, il crée Ophelia madness and death en 2015-2016.
Dans le ciel noir Ed Wubbe À propos de la chorégraphie Dans le ciel noir est inspirée du contraste entre, d’une part, la beauté et, d’autre part, le déclin. Très intéressé par l’époque baroque, que cela soit dans le domaine de l’art visuel, de la musique ou de la mode, Ed Wubbe puise ses idées dans cette période afin de créer « un lieu paradisiaque dans les ténèbres ». La décadence, la grandeur et la vacuité cohabitent dans la pièce et révèlent toute l’ambivalence de l’existence : qui sommes-nous réellement entre la façade que nous affichons au quotidien, notre ‘‘decorum’’, et ce que nous cachons au fond de nous ? La danse d’Ed Wubbe trouve ses fondements dans le classique, auquel il adjoint des éléments excentriques pour enrichir et moderniser ses créations. Dans le ciel noir sera portée par des morceaux choisis du répertoire d’Antonio Vivaldi et par les voix puissantes des chanteurs de l’Opéra Studio.
Biographie Ed Wubbe Chorégraphie Ed Wubbe est né à Amsterdam en 1957. Depuis 1992, il est directeur artistique du Ballet Scapino de Rotterdam. Son style est indubitablement éclectique, pour créer, il explore plusieurs domaines artistiques en se les appropriant : des ballets traditionnels en passant par le théâtre ou par des collaborations avec des architectes... Il s’inspire également de thèmes littéraires, historiques ou politiques. Côté musique, il est autant porté par le baroque que le hip-hop. L’atmosphère de ses pièces varie ainsi énormément, mais sa danse reste très reconnaissable : d’une solide base classique, elle se pare souvent d’éléments excentriques. Au total, Ed Wubbe a créé plus d’une cinquantaine de pièces pour le Ballet Scapino de Rotterdam. Depuis 2004, il est également directeur artistique de la International Competition for Choreographers d’Hannover. Il crée régulièrement des pièces pour l’émission de télévision So You Think You Can Dance. En décembre 2013, il a reçu le prix ‘’Merit of the Dancers’ Fund ’79’’ pour la totalité de son œuvre. Parmi ses productions ayant eu le plus de succès, on compte Romeo & Julia, Nico, Holland, Songs for Drella, Kathleen, Pearl, Le Chat Noir ou encore The Great Bean.
À propos de la musique Pour sa création, Ed Wubbe a sélectionné des extraits du répertoire d’Antonio Vivaldi, qui seront interprétés par l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, dirigé par Wolfgang Heinz, et par les chanteurs de l’Opéra Studio de l’OnR : > « Mentre dormi amor Formentera » (extrait de L’Olimpiade) > « Perdonna o figlio amat » (extrait de Farnace) > « L’été » (extrait des Quatre saisons, Concerto pour violon en sol mineur)
Biographies Antonio Vivaldi Il est né le 4 mars 1678 à Venise. Son père est barbier, mais aussi violoniste à la basilique Saint Marc depuis 1665. Antonio est l’aîné de neuf enfants, dont deux mourront fort jeunes. Il apprend le violon avec son père qu’il remplace ponctuellement à la basilique, tant il est doué. Ses parents le destinent aux ordres. En 1703, il est ordonné prêtre et engagé comme maître de violon à l’Ospedale della pieta, un hospice pour jeunes filles dont certaines reçoivent une éducation spécifiquement musicale. Il y est nommé maître de violon puis maître de composition. Il y « expérimente » beaucoup de ses œuvres, ayant destiné à son jeune public nombre de ses œuvres de l’époque. 1705 est l’année de ses premières éditions. Sa notoriété grandit. Ainsi le roi du Danemark assiste en 1708 à un de ses concerts. « Il prete rosso », le prêtre rouge, surnom donné en raison de sa chevelure rousse, impressionne autant par sa dextérité que par ses compositions. Après une période d’absence de l’Ospedale della pieta, il y retourne en 1711 et, en 1716, y est nommé « maestro di concerti ». Il y compose essentiellement de la musique religieuse. Sa popularité gagne l’Europe entière. En 1711, son éditeur devient le célèbre Étienne Roger, à Amsterdam, qui fait paraître son opus 3 L’Estro armonico, recueil de douze concertos pour violon, qui lui assure le succès dans une bonne partie de l’Europe du Nord. Même Jean Sébastien Bach en fera des transcriptions pour clavier. En 1714, il publie La Stravaganza, autre recueil de concertos pour violon. À partir de 1718, il voyage et compose entre autres dans le nord de l’Italie. De 1718 à 1720, il est à Mantoue, de 1723 à 1725 à Rome, où il joue par deux fois devant le pape, puis est à nouveau Vénitien de 1726 à 1728. Il aura là l’occasion de se consacrer au théâtre. Son opus 8 : Il cimento dell’armonia e dell’invenzione, dans lequel figurent Les Quatre Saisons, est dédié au comte Morzin. Le triomphe des Quatre Saisons est européen, y compris à Paris en 1725. L’opus 10 La Cetra est dédié en 1728 à l’empereur d’Autriche Charles VI, devant lequel il joue à Vienne en 1733. En 1738, il joue au théâtre Schouwburg à Amsterdam. De retour à Venise en mars, il apprend que son poste lui a été définitivement retiré. Après Dresde où il joue les fameux Concertos de Dresde, Vivaldi gagne Vienne en 1740
Wolfgang Heinz Direction musicale Né à Wiesbaden (Allemagne), Wolfgang Heinz grandit à Munich et étudie le piano et la direction d’orchestre au conservatoire de Cologne auprès de Volker Wangenheim. Après avoir obtenu ses prix, il est engagé comme chef et directeur musical à Essen, Detmold, Plauen et Pforzheim. En 1999, il dirige opéras et ballets à l’Opéra de Stuttgart dont il devient directeur musical du département Jeune public de 2002 à 2008 puis assistant du directeur musical du Ballet. Au sein de cette maison, il dirige les grands ballets du répertoire, les pièces chorégraphiques de John Cranko mais également plusieurs œuvres symphoniques adaptées pour la danse. Il accompagne le Ballet dans ses tournées européennes et mondiales. Wolfgang Heinz est également invité à diriger dans plusieurs prestigieuses institutions comme l’Opéra de Tel Aviv ou encore l’Opéra royal de Stockholm avec Don Quichotte en 2015. Il est d’ailleurs régulièrement engagé au Ballet royal de Birmingham ainsi qu’au West Australian Ballet de Perth. Depuis 2011, il a également été invité par l’Opéra de Dresde (Le Lac des cygnes), le Deutsch Oper (Roméo et Juliette) et le Staatsoper Unter den Linden de Berlin (Onegin), l’Opéra d’État de Bavière à Munich. Il se consacre au répertoire symphonique avec l’Orchestre philharmonique de Constance ou l’Orchestre national de Wiesbaden. Il est directeur musical du gala du Ballet Birgit Keil qui a lieu tous les deux ans. Pour le Ballet de l’OnR, il partage avec Myron Romanul en janvier 2016 la direction musicale d’All we love about Shakespeare.
L’Opéra Studio Avec ses 8 chanteurs et ses 2 pianistes chefs de chant, l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin est l’une des rares structures en France à offrir aux jeunes artistes le chaînon manquant entre les années de formation et le monde du spectacle. Sous la direction de Vincent Monteil, la cellule de formation met l’accent sur l’acquisition de savoirs et de savoir-faire, grâce à des masterclasses avec les plus grands professionnels de l’art lyrique, des coachings diversifiés répondant aux besoins de la scène moderne, des concerts apéritifs, et la participation à des manifestations diverses. Elle met également l’accent sur l’insertion professionnelle des chanteurs. Chaque saison, l’OnR dédie deux productions d’opéra avec orchestre, dont une production d’opéra pour enfants, à l’Opéra Studio.
prolongements pédagogiques Le Vaste Enclos des songes Arts du visuel > Le Mandala, représentations et pratique en classe > L’art éphémère : le Mandala de sable tibétain > Kaléidoscopes animés Arts du spectacle vivant > Chorégraphie contemporaine de Sébastien Perrault : nombreux mouvements au sol par exemple
Mathématiques, sciences physiques et EPS > Le mandala géométrique : sphères, cercle > Notions d’infini et d’expansion continue
Arts du langage > Inconscient et symboles à travers le Mandala > La « quête d’absolu de soi » > La méditation du Mandala Histoire > Mandala et bouddhisme Arts du son > Découvrir les musiques de The new Compagny & Harry Bicket, Zomby et Sébastien Perrault PEAC, EPI, histoire des arts > « Soyons zen », concentration et recentrage sur soi pour apprendre à communiquer avec les autres - EPS, SVT, éducation musicale, arts plastiques, théâtre : maîtrise du souffle et du geste à l’aide d’improvisations chorégraphiques, sportives, chantées, dessinées ou calligraphiées - Avec un intervenant danseur et éducation musicale : danser pour apprendre à écouter, se concentrer, aller chercher en soi des ressources de créativité, communiquer - Éducation musicale : écoute intérieure, la notion de silence, chants tibétains, la méthode Tomatis et la musique de Mozart - EPS : Qi gong, pratique des arts martiaux - Technologie : construire un objet de luminothérapie > Avec des professionnels : gestion du stress (techniques de concentration et de relaxation, jeux de rôle), communication et image de soi : - Métiers du bien-être, art thérapie, kinésiologie, musicothérapie
Ophelia Madness and Death Arts du langage > Le personnage d’Ophélie dans Hamlet, les tragédiennes shakespeariennes > « Ophélie » poème d’Arthur Rimbaud, 1870 > Littérature jeunesse : Tales from Shakespeare (21 Contes d’après Shakespeare) de Charles et Mary Lamb, 1807 > Shakespeare, une œuvre entre tragédie et comédie, son influence sur le théâtre moderne > Les répliques célèbres des pièces de Shakespeare
Anglais, théâtre > Lire ou jouer des extraits d’Hamlet (folie et mort d’Ophélie) Éducation aux médias > Créer une affiche d’annonce du spectacle > Blogs, page web, twitter, radio : présentation et retours critiques du spectacle Constellations, résumé de la pièce d’Hamlet, petit documentaire sur Shakespeare Sujets de réflexion, débats > L’amour empêché, la passion amoureuse, le défi à l’ordre établi, la folie, les intrigues liées au pouvoir Arts du spectacle vivant > Relecture de la danse, narration et détournement : imaginer une histoire différente à partir de la chorégraphie > « Arts, corps, expressions » : concevoir, interpréter ou improviser une chorégraphie à partir d’extraits musicaux entendus dans le spectacle EPS, SVT, technologie > Mouvement, énergie, rythme cardiaque et appareils connectés pour les sportifs Arts du son > Chanter, jouer, écouter des extraits d’œuvres de Purcell > Lieder der Ophelia de Richard Strauss > Découverte de la musique anglaise du temps de Shakespeare (celle de William Byrd par exemple) Arts du visuel > Beaux-arts : représentations d’Ophélie Arts plastiques, français ou langues > Galerie de portraits des tragédiennes shakespeariennes Art de l’espace > Le théâtre du Globe et le théâtre élisabéthain, la ville de Londres Histoire des arts, PEAC, EPI > Shakespeare et les arts > L’Angleterre et l’ère élisabéthaine à partir des portraits du National Portrait Gallery à Londres
Dans le ciel noir Arts du son > Écoutes d’extraits « Mentre dormi amor Formentera » et « Perdonna o figlio amat » de Vivaldi : expression et raffinement de la musique baroque (voix de contreténor, ornements, vocalises, virtuosité, figuralisme) > Écoute de « L’été » extrait des Quatre saisons de Vivaldi, réalisation de partitions (notions de forme et répétition, de mouvements mélodiques, tempo, contrastes d’espace et de densité) ; possibilité d’interprétation gestuelle ou chorégraphique en lien avec le professeur d’EPS Arts du visuel Clair-obscur et peinture baroque : « Ronde de nuit » (Rembrandt), « Le Nouveau-né » (Georges de La Tour), œuvres de Le Caravage
Histoire des arts, PEAC, EPI > « Autour de l’œuvre d’art » (En relation avec les compétences du cycle 4 en arts plastiques, éducation musicale, EPS) : - Éducation à la sensibilité, compréhension de l’œuvre, donner des repères - L’œuvre, l’espace, le spectateur, inscription du corps dans la relation à l’œuvre - Mise en œuvre d’un projet artistique : à partir d’une intention, construction d’un projet artistique expressif afin de composer et interpréter un numéro, une chorégraphie collective, de réaliser des projets musicaux d’interprétation ou de création - Interpréter un projet devant d’autres élèves, présenter les choix artistiques effectués - Activités pédagogiques liées à des visites de musées, à des représentations et répétitions de spectacles musicaux, chorégraphiques, circassiens - Description de l’œuvre d’art : s’exprimer, établir une relation avec la pratique des artistes, vocabulaire approprié pour dire ce qu’on observe, imagine, analyse