Perspectives d’investissement | juin 2018
Naviguer sous tensions
Sommaire
INTRODUCTION 3 NAVIGUER SOUS TENSIONS
4
ALLOCATION : SORTIR DES SENTIERS BATTUS
6
LES VENTS PORTEURS S’AFFAIBLISSENT, MAIS L’ÉCONOMIE GARDE LE CAP
8
ACTIONS : TOUJOURS BIEN ORIENTÉES
10
THÈME ACTIONS : POSITIONNEMENT EN FONCTION DES ÉVOLUTIONS DÉMOGRAPHIQUES
12
OBLIGATIONS : NAVIGUER EN PÉRIODE DE HAUSSE DES RENDEMENTS
14
INVESTISSEMENT DURABLE : VERS UN NOUVEAU CAP
16
IMMOBILIER : PERSPECTIVES PROMETTEUSES
17
PRIVATE EQUITY : LA CLASSE D’ACTIFS RESTE INTÉRESSANTE
18
MATIÈRES PREMIÈRES : OPINION POSITIVE À LONG TERME
19
DEVISES: L’EURO SOUS PRESSION
20
PROFILS D’ALLOCATION DES ACTIFS
21
CONTRIBUTIONS 22
La présente publication ABN AMRO s’adresse à un public international. Les profils de risque et la disponibilité de certains produits de placement peuvent varier d’un pays à l’autre. Votre conseiller local pourra vous fournir davantage d’informations.
2
Perspectives d’investissement | juin 2018
Introduction
Dans ces Perspectives d’investissement, nous présentons les opinions de l’équipe d’investissement d’ABN AMRO Private Banking concernant le positionnement sur les marchés financiers. Dans un contexte porteur, puisque l’économie se porte toujours bien et maintient le cap. C’est avec grand plaisir que je vous présente les Perspectives d’investissement pour le second semestre 2018. Je voudrais commencer par remercier Didier Duret, qui était auparavant chargé de cette mission. Les Perspectives d’investissement ont toujours reçu un accueil favorable et prendre la relève après tant d’années ne sera pas aisé.
Richard de Groot Global Head Investment Centre ABN AMRO Private Banking
Fin 2017, nous étions convaincus de la vigueur de l’économie. La conjonction d’une forte croissance et d’une inflation faible crée un contexte propice à de bonnes performances sur les marchés financiers. Nous avions également appelé à la vigilance face aux risques susceptibles de se concrétiser dans le courant de l’année. Ces risques se sont matérialisés puisque la menace d’une guerre commerciale perdure dans un marché devenu plus volatil. Pour le reste de l’année 2018, notre opinion n’a guère changé. Les indicateurs économiques se sont éloignés de leurs plus hauts historiques mais restent solides. Aux Etats-Unis, les taux d’intérêt ont augmenté mais les signes d’inflation sont difficilement perceptibles. Globalement, nous pensons que l’économie maintient son cap. Par conséquent, nous recommandons les actifs risqués, tels que les actions, pour votre portefeuille d’investissement.
Erik Joly Chief Investment Officer ABN AMRO Private Banking België
juin 2018
Dans la présente édition des Perspectives d’investissement, vous trouverez également un article évoquant le développement durable et l’impact des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance sur la performance future des entreprises. Nous revenons également sur l’importance de la diversification dans le cadre d’un portefeuille international, tant du point de vue de la performance que des risques.. L’équipe d’investissement d’ABN AMRO Private Banking qui a rédigé ces Perspectives d’investissement apporte des informations supplémentaires sur ses recommandations dans les pages suivantes. Votre Chargé de relation ou vos spécialistes de l’investissement sont à votre disposition pour vous aider à préparer votre stratégie pour le reste de l’année.
Richard de Groot
Erik Joly
3
Naviguer sous tensions L’économie garde le cap, malgré les tensions géopolitiques et le regain de volatilité. Si le “bruit du marché” a peut-être augmenté, les fondamentaux d’investissement sont solides.
Lorsque les titres sont accrocheurs, le corps du texte est
ralentissement de la croissance. Ces indicateurs doivent
généralement plus nuancé. Certes un gros titre alarmant
donc être suivis de près.
attire l’attention, mais il peut également induire en erreur. En
Les fluctuations peuvent rester importantes
particulier s’il s’exprime par des tweets de 280 caractères
Les marchés financiers n’aiment pas l’incertitude. Si la
maximum, sur le compte Twitter du président des Etats-Unis.
menace d’une guerre commerciale se concrétise, la volatilité sera de retour sur les marchés, en tout cas bien davantage
Selon nous, si l’actualité du premier semestre a été
qu’au cours des 12 derniers mois et probablement jusqu’à la
peu enthousiasmante, la réalité des faits reste positive.
fin de l’année.
L’économie se porte bien et devrait continuer sur cette voie au moins jusqu’à la fin de l’année. La reprise économique, qui accélère progressivement depuis la fin de la crise
… mais les fondamentaux des marchés et des sociétés restent robustes
financière, s’avère exceptionnellement longue et par moments, étonnamment forte. Malgré les trous d’air
La croissance économique se stabilise et reste solide
et les inquiétudes, nous continuons de tendre vers un
La croissance mondiale devrait atteindre 3,9% cette année
environnement de marché normalisé ne nécessitant plus le
et dépasser 3,5% en 2019. En 2018, la croissance devrait
soutien des banques centrales. Cette transition sera selon
être un peu plus ferme aux Etats-Unis (3%) qu’en Europe
nous bien orchestrée et clairement signalée.
(2,8%). Les perspectives économiques restent donc prometteuses et favorables à l’investissement.
Certes, les sources de tensions se multiplient…
Les banques centrales visent une normalisation graduelle Les banques centrales communiquent clairement leur stratégie et la normalisation des politiques monétaires devrait rester à l’ordre du jour. Aux Etats-Unis, les taux
Les inquiétudes géopolitiques doivent être suivies de près
d’intérêt vont ainsi progressivement augmenter mais à un
Les risques politiques ont augmenté, surtout lorsque
rythme qui ne portera pas atteinte à la croissance. L’Europe
l’administration Trump a décidé du jour au lendemain
n’en est pas encore à ce stade, la croissance économique
d’imposer des droits de douane, notamment sur les
y étant moins soutenue et l’inflation, moins élevée. Par
importations chinoises. Une décision qui pourrait entraîner
conséquent, nous ne prévoyons pas de hausse des taux
une véritable guerre commerciale, susceptible de freiner la
d’intérêt avant 2019 dans la zone euro.
croissance économique. Nous ne pensons pas que ce sera le
Les résultats des sociétés demeurent robustes
cas car les deux parties ont intérêt à trouver un compromis.
La vigueur de la croissance et les conditions financières
Les signaux concernant la croissance future sont passés de très satisfaisants à satisfaisants
favorables soutiennent la croissance bénéficiaire des
Pour prévoir la croissance future, nous avons souvent
dividendes et à l’investissement des entreprises. Les dépenses
recours aux indicateurs macroéconomiques, qui servent de
d’investissement peuvent améliorer la productivité et préparer la
signaux avancés. Dans le cas de l’Europe, ces indicateurs
croissance future.
ont fléchi, mais par rapport à des niveaux intenables. Cela étant, de nouvelles baisses pourraient signaler un
4
entreprises. L’environnement est donc propice au versement de
Perspectives d’investissement | juin 2018
neu t r e
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ACTIONS
géographique est neutre. Au plan sectoriel, nous préférons
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des liquidités et des obligations d’Etat. Notre positionnement
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pour les actions des rendements nettement supérieurs à ceux
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performances à deux chiffres cette année, nous prévoyons
OBLIGATI
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ACTIONS
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Si les investisseurs ne doivent pas s’attendre à des
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Les actions restent le moteur de la performance.
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Il existe encore des leviers de croissance du portefeuille
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OBLIGATIONS
l’énergie, les biens de consommation cycliques et l’industrie.
Les thèmes peuvent jouer un rôle important dans votre portefeuille Le monde est davantage interconnecté et les entreprises sont de plus en plus internationales. L’investissement dans certains thèmes mondiaux reste pertinent car ces tendances vont probablement se poursuivre malgré les fluctuations de la croissance économique. Nous considérons ces investissements thématiques comme des approches capables de diversifier efficacement les portefeuilles d’actions.
Reconstituer l’exposition aux obligations d’Etat de façon sélective tout en restant diversifié Les banques centrales se dirigeant lentement vers le relèvement de leurs taux, il redeviendra bientôt opportun d’investir davantage dans les obligations. Un environnement de hausse des rendements est toujours délicat pour les marchés obligataires. Cette période pourra être l’occasion de reconstituer progressivement l’exposition aux emprunts d’Etat et de redonner aux obligations leur statut d’outils de diversification au sein des portefeuilles. Nous recommandons également de diversifier les portefeuilles obligataires très exposés aux crédits d’entreprises. Alors que la croissance arrive à maturité et que la BCE solde progressivement ses investissements dans les crédits d’entreprises, les investisseurs devraient envisager de se diversifier en renforçant l’exposition à l’international et en investissant dans des segments présentant différentes caractéristiques de risque tout en offrant des perspectives de rendement prometteuses.
Richard de Groot Global Head Investment Centre
5
Allocation : sortir des sentiers battus Nombre d’investisseurs particuliers tendent à privilégier l’investissement sur leur marché domestique. Bien que naturelle, la préférence pour les marchés locaux limite la diversification du portefeuille et les performances des investissements.
Un principe qui vaut non seulement pour les actions mais
Pour un investissement réussi, il est essentiel d’utiliser
Grâce à une approche diversifiée et mondiale de
toutes les sources de performance. D’où le concept de
l’investissement, il est possible de tirer parti de diverses
diversification à l’échelle internationale. Même les gesti-
tendances de croissance et des opportunités qui leur sont
onnaires d’actifs qui ne sont pas présents dans le monde
associées, tout en contribuant à réduire les risques. La
entier peuvent mettre en œuvre une telle stratégie. C’est
diversification repose sur l’idée qu’un portefeuille construit
le cas d’ABN AMRO, qui s’appuie sur son expertise euro-
à partir de divers types d’investissements sera plus efficace
péenne pour intervenir avec succès dans le monde entier.
à long terme que chacun des investissements qu’il contient,
pour toutes les classes d’actifs.
Meilleur profil rendement/risque
et ce quel que soit le niveau de risque souhaité. En effet, les L’analyse des performances des investissements sur trois
marchés n’évoluent pas de manière uniforme, ce qui peut
ans met clairement en évidence l’intérêt d’une approche
protéger les performances du portefeuille lorsqu’un marché
d’investissement mondiale. Sur les trois dernières années,
baisse mais pas l’autre.
l’indice Dow Jones a gagné 39%, le Nasdaq 51%, et l’Euro Stoxx 50, 11% (au 28 avril). Ces performances indi-
Le graphique ci-dessous illustre la relation entre risque et
quent que les actions américaines sont proches de leurs
rendement et les avantages de la diversification. La ligne
niveaux records, tandis que l’Euro Stoxx 50 est plus de
rouge, appelée « frontière efficiente » , représente tous les
30% en-dessous de son pic. Ces simples comparaisons
portefeuilles efficients. Elle montre les rendements opti-
montrent clairement qu’une approche trop étriquée de
maux pour un niveau de risque donné, ce à partir de porte-
l’investissement en actions peut affecter la performance.
feuilles idéaux théoriques. Il n’est pas possible d’obtenir des
Investir sur un marché spécifique n’est pas optimal en termes de profil risque/rendement performances
12% Frontière efficiente
7
10%
8%
6%
4%
2% 0%
4
3
9
6
2 1
10
5%
10%
Source: Bloomberg, ABN AMRO Private Banking
6
5
15%
8
20% 25% volatilité
1. Bunds allemands 2. Obligations d’entreprises européennes 3. Portefeuille équilibré 30/70 (30% d’actions et 70% d’obligations) 4. Portefeuille équilibré 70/30 (70% d’actions et 30% d’obligations) 5. Actions mondiales (Indice MSCI All Country World) 6. Actions européennes (MSCI EMU) 7. Dette des marchés émergents 8. Actions néerlandaises (AEX dividende non compris) 9. Actions allemandes (DAX ) 10. Actions françaises (CAC 40 dividende non compris)
Données mensuelles sur la période 1997-2017. Les performances et la volatilité sont annualisées.
Perspectives d’investissement | juin 2018
rendements supérieurs, du moins avec des titres standards.
domestique est encore forte. Or, la part de l’Allemagne dans
Comme on peut le voir, les rendements d’un indice de
l’indice d’actions mondiales MSCI World n’est que de 3,6%,
marché donné sont nettement inférieurs à ceux du porte-
et celles des entreprises françaises et néerlandaises, de 4%
feuille optimal (efficient).
et de moins de 2% respectivement.
Les titres des marchés domestiques restent dominants
Le manque à gagner découlant de la préférence pour le marché domestique n’est pas une fatalité. Bien que cela impose de sortir des sentiers battus, un portefeuille bien diversifié offre à terme un meilleur profil rendement/risque.
Malgré les preuves scientifiques des avantages de la diver-
Reinhard Pfingsten Global Head Asset Allocation Services
sification, le comportement des investisseurs n’a guère changé. La préférence des investisseurs particuliers allemands pour leur marché domestique est ainsi d’environ 60%-70% en moyenne. Les investisseurs néerlandais sont davantage diversifiés à l’international mais la préférence de l’investisseur français ou allemand pour son marché
s a B s y Pa e e
o
Italie
Belgique
Russie 7
Les vents porteurs s’affaiblissent, mais l’économie garde le cap L’économie américaine progresse plus rapidement que prévu. L’Europe connaît un trou d’air, qui ne devrait être que temporaire.
atteint des niveaux exceptionnels, ce qui explique peut-être leur repli. Certains facteurs temporaires – les intempéries, les nombreuses grèves et l’épidémie de grippe – ont peutêtre également joué un rôle en début d’année. La baisse des
En 2017, la croissance économique a surpris à la hausse,
exportations, en particulier vers l’Asie et la Russie, a aussi
surtout en Europe et en Asie, tandis qu’elle a été conforme
joué. L’appréciation de l’euro au cours des 15 derniers mois
aux attentes aux Etats-Unis. Jusqu’à présent en 2018, les
n’a pas non plus aidé mais au vu de son ampleur, l’impact ne
indicateurs donnent à penser que les économies de la zone
devrait pas être énorme. Les chiffres du commerce montrent
euro et de plusieurs pays d’Asie ralentissent tandis que les
par ailleurs que la croissance des échanges mondiaux a ralenti
Etats-Unis semblent tirer leur épingle du jeu (cf. graphique.)
jusqu’à présent en 2018. Cette évolution touche davantage la
Les mesures de relance stimulent la croissance américaine
zone euro, plus ouverte aux échanges que les Etats-Unis, et surtout davantage tributaire de la Chine. Ces facteurs temporaires vont disparaître. Quant à la Chine,
La réforme fiscale, les baisses d’impôts et les hausses des
son économie ne devrait ralentir que très progressivement et
dépenses maintiendront probablement la croissance améri-
Pékin veillera à ce qu’elle ne s’écarte pas de cette trajectoire.
caine à un niveau élevé. Celle-ci pourrait même accélérer avec
Dans l’ensemble, nous ne pensons pas que le ralentissement
l’effet des mesures de relance. Un plan de relance dans une
sera très marqué dans la zone euro, et la croissance écono-
économie proche du plein emploi n’est pas chose commune,
mique devrait rester supérieure à sa tendance de long terme.
d’où les craintes de poussée d’inflation et de hausse des taux d’intérêt sous l’effet du creusement du déficit budgétaire.
Au vu de la solidité des résultats, de la faiblesse des taux
Nous pensons cependant que la hausse de l’inflation sera
d’intérêt, de la facilité d’accès au crédit, de la pénurie de
limitée en raison des pressions exercées par la digitalisation
main-d’œuvre et des progrès technologiques rapides, les
de l’économie.
entreprises augmenteront probablement leurs dépenses d’investissement. Si l’on en juge par les commandes de biens
En outre, l’augmentation des besoins de financement de l’Etat
d’équipement auprès des producteurs allemands et améri-
américain sous l’effet des mesures de relance ne devrait pas
cains, c’est déjà le cas.
poser de problème majeur à court terme en raison de l’appétit mondial pour les actifs réputés sûrs tels que les emprunts d’Etat américains. L’année prochaine, les choses seront peutêtre différentes. L’effet des mesures de relance diminuera et
La croissance de l’investissement améliore la productivité
le durcissement progressif et continu de la politique monétaire commencera à se faire sentir. Nous tablons ainsi sur une
L’accélération de la croissance de l’investissement améli-
décélération de la croissance américaine en 2019.
orera à terme la productivité, ce qui limitera l’inflation. La normalisation monétaire ne devrait être que très graduelle.
Trou d’air sans gravité en Europe
La Fed continuera selon nous de relever ses taux de 25pb par trimestre en 2018. La BCE devrait poursuivre ses achats d’actifs, comme prévu, a minima jusqu’en septembre. Quant
Si les indicateurs de confiance ont fléchi en Europe, les
à sa première hausse des taux, elle n’est pas prévue avant
raisons ne sont pas claires. Ces indicateurs avaient, il est vrai,
le courant de l’année 2019. La Banque du Japon devrait
8
Perspectives d’investissement | juin 2018
également maintenir ses mesures accommodantes jusqu’à
entre les économies. Et si la situation politique est inquié-
ce que l’inflation approche de son objectif.
tante en Italie, nous ne croyons pas qu’un nouveau chapitre de la crise de la zone euro soit en train de s’ouvrir.
L’un des risques pesant sur la poursuite de la croissance
Han de Jong Chief Economist
économique mondiale serait celui d’une guerre commerciale. Si les tactiques de négociation employées actuellement sont agressives, nous ne pensons pas qu’une véritable guerre commerciale aura lieu compte tenu des interdépendances
Etats-Unis et Europe : les circonstances ont changé entre 2017 et 2018 Indice
PMI manufacturier
Indicateurs macro (%)
64 62
Europe Etats-Unis
60
25 mai 2018
Croissance du PIB
Inflation
2018
2019
2018
2019
Zone euro
3,0 2,8
2,7 2,3
2,1 1,7
2,0 1,4
Japon
1,7
1,3
1,0
0,8
UK
1,4
1,7
2,3
1,9
Chinois
6,5
6,0
2,5
2,5
Monde
3,9
3,7
3,4
3,2
US
58 56 54 52 50 mai '15
déc '15
jul '16
fev '17
sep '17
avr '18
Voir https://insights.abnamro.nl/en pour les prévisions les plus récentes d’ABN AMRO.
Telles que mesurées par l’indice PMI du secteur manufacturier en Allemagne et aux Etats-Unis.
Source: Thomson Reuters Datastream, ABN AMRO Group Economics
Source: Bloomberg
9
Actions : toujours bien orientées La volatilité a fait son retour sur les marchés d’actions au premier trimestre, incitant les investisseurs à se demander si la phase haussière touche à sa fin. Pour le moment, nous ne le pensons pas.
Les fondamentaux restent favorables Malgré le regain de volatilité, les fondamentaux de l’économie et des sociétés devraient continuer de soutenir les actions jusqu’à fin 2018. L’économie mondiale continu-
La poursuite de la croissance économique, la solidité des
era de croître et alimentera les résultats des entreprises. Les
résultats des entreprises et le durcissement modéré des
analystes prévoient une croissance bénéficiaire de l’ordre de
politiques monétaires devraient continuer de soutenir les
8% en Europe et 20% aux Etats-Unis en 2018.
marchés d’actions. Après une période prolongée de taux d’intérêt très bas, la donne a toutefois changé et il convient
Aux Etats-Unis, les résultats sont dopés par les réfor-
de rester vigilant.
mes fiscales de l’administration Trump, et les entreprises utilisent leur excédent de trésorerie pour procéder à des
En février, les investisseurs ont été pris de court. Après plusi-
rachats d’actions. Les prévisions de croissance bénéficiaire
eurs trimestres de calme et un très bon début d’année, la
des analystes pour le premier trimestre ont été confirmées
volatilité a fait son grand retour. Les actions ont chuté de
puisque dans l’ensemble, cette croissance atteint près de
10%. L’indice VIX, qui mesure la volatilité de l’indice S&P
24%. Les résultats étant un des moteurs de la performance,
500 (et qui est également appelé « indice de la peur »), s’est
il est probable que le marché haussier perdure.
envolé. L’une des causes de ce regain de nervosité est la réévalua-
Les actions sont devenues moins chères
tion des risques entourant les perspectives économiques et monétaires, à savoir la possibilité d’une inflation plus élevée
Depuis la correction du mois de février, les mesures tradi-
et de relèvements des taux plus nombreux que les hypothè-
tionnelles de valorisation sont revenues à des niveaux plus
ses de la Fed. Ces craintes se sont ensuite atténuées.
réalistes. Les principaux ratios de valorisation en Europe
La volatilité des marchés a culminé en 2018 et reste élevée Volatilité du marché américain Volatilité du marché européen
40
comme aux Etats-Unis sont proches des moyennes de long terme et soutient notre scénario d’un potentiel de hausse supplémentaire des actions cette année.
Positionnement régional neutre
30
Malgré les perspectives prometteuses de l’investissement en actions, les marchés tant émergents que développés présentent des faiblesses intrinsèques. Notre position-
20
nement régional est donc neutre. Bien que relativement sous-évalués, les marchés émergents sont très sensibles
10
au durcissement de la politique monétaire de la Fed et aux fluctuations du dollar US. Les marchés européens offrent de l’attrait par rapport aux Etats-Unis mais les fondamentaux
0 jan '16
août'16
Source: Bloomberg
10
mars '17
oct '17
mai '18
de l’économie et des entreprises sont moins solides en Europe. Enfin, les marchés américains tirent leur épingle du
Perspectives d’investissement | juin 2018
jeu depuis un certain temps en raison de la taille du secteur
Nous restons neutres à l’égard de la technologie. Les chif-
technologique, mais les valorisations de ce dernier sont
fres d’affaires et la croissance bénéficiaire sont solides mais
devenues chères. Nous recommandons donc une diversifi-
les valorisations élevées. La volatilité du secteur a en outre
cation sur l’ensemble des régions afin d’éviter une trop forte
augmenté ces trois derniers mois. Nous sommes prudents
exposition aux risques d’un marché donné.
à l’égard des télécommunications, des services aux collectivités et de la majeure partie des biens de consommation
Investir dans les secteurs exposés à la croissance économique
courante, qui tendent à sous-performer lorsque les taux d’intérêt augmentent.
Nous préférons toujours les secteurs cycliques, qui se portent généralement bien dans un environnement de croissance. Nous sommes notamment optimistes à l’égard des
Olivier Raingeard Global Head Equity
biens de consommation cycliques et de l’industrie, susceptibles de profiter de la hausse des dépenses d’investissement et de la consommation qui accompagne l’embellie de l’économie. Nous sommes aussi positifs sur l’énergie, que le renchérissement du pétrole soutiendra. Ce secteur offre également des caractéristiques défensives en cas de montée des risques géopolitiques.
11
Thème actions : positionnement en fonction des évolutions démographiques Trois tendances démographiques à l’origine de changements présenteront des opportunités d’investissement : le nombre croissant des plus de 80 ans, l’impact de la diminution de la maind’œuvre et le style de vie des « millennials ».
du siècle. Certains grands pays disposeront donc d’un nombre plus restreint d’actifs pour la prise en charge physique et financière des personnes âgées. D’ici 2050, pour 100 travailleurs, il y aura entre 60 et 70 personnes âgées en Allemagne, en Espagne, en Italie et
Les plus de 80 ans dépensent différemment
au Japon. Il en va de même dans certains pays émergents comme la Corée et la Chine. Cela signifie que la prochaine génération devra travailler plus longtemps. D’où la nécessité
La plupart des « baby boomers » (nés entre 1946 et 1964)
de se former en permanence car les professions évoluent
arrivent ou sont à l’âge de la retraite. Cette génération vivra
constamment, mais aussi d’automatiser davantage et de
plus longtemps que toutes celles qui l’ont précédée. Selon
recourir aux robots. C’est l’une des raisons pour lesquelles
les Nations Unies, à l’échelle mondiale, tous les cinq ans,
la robotisation est l’une des priorités en Chine.
l’espérance de vie des nouveau-nés augmente d’un an. Au cours des cinq prochaines années, les plus de 80 ans
Les « millennials »
connaîtront la plus forte croissance démographique (cf. graphique). C’est aussi l’une des catégories les plus aisées
Heureusement, tous les pays ne connaissent pas une telle
jamais observées. Partout dans le monde, les person-
contrainte démographique. Grâce à des taux de natalité plus
nes âgées profitent de leur temps libre. Mais le vieillisse-
élevés et à l’immigration, le Royaume-Uni et la France ne
ment entraîne des évolutions significatives en termes de
voient pas leur main-d’œuvre baisser. Aux Etats-Unis, la
consommation. Outre le Japon, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Corée, la Chine et la Russie compteront également une forte proportion de personnes âgées. Aux Etats-Unis, les plus de 80 ans connaîtront une croissance de 7% par an à partir d’environ 2021.
Les plus de 80 ans sont la catégorie de population qui est amenée à croître le plus aux Etats-Unis % 8
Le vieillissement démographique se traduit par une hausse des dépenses de santé, de logements pour seniors et de
7
produits améliorant la qualité de vie. Parallèlement, les
6
dépenses de transport et d’habillement diminueront.
5 4
La baisse de la main-d’œuvre soutiendra l’automatisation et la robotisation Les économies avancées sont à un tournant. Pour la première fois depuis 1950, la population en âge de travailler diminue. Le Japon et l’Allemagne, par exemple, devraient voir leur main-d’œuvre se contracter d’un tiers d’ici le milieu
12
3
2018
2 1 0 2015
2022
2029
2036
Croissance en pourcentage des plus de 80 ans aux Etats-Unis
Source : Nations Unies
2043
2050
Perspectives d’investissement | juin 2018
génération des « millennials » (ceux qui ont actuellement entre 20 et 40 ans) contrebalance ce phénomène. Les quelque 2 milliards de « millenials » produisent 30% du revenu brut mondial. Il s’agit d’une catégorie importante, notamment aux Etats-Unis et en Chine, comparable à celle née à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les « millennials » ont généralement un niveau de formation élevé et la technologie fait partie intégrante de leur vie. Ce qui les distingue des générations passées est le niveau de formation des femmes et leur taux d’activité. Les « millennials » mettent davantage l’accent sur le rapport qualité-prix, l’expérience, le développement durable et la technologie que les générations précédentes. Comme ils travaillent davantage en tant qu’indépendants et disposent d’une moindre sécurité de l’emploi, ils préfèrent parfois la location et le partage d’actifs à la propriété. Regarder des matchs de jeux vidéo professionnels (« e-sports ») est une activité de plus en plus populaire chez cette génération. En 2017, les finales de League of Legends, jeu vidéo de type arène de bataille en ligne multijoueur, ont attiré plus de spectateurs que les finales de la NBA et les Oscars réunis.
Opportunités d’investissement Le secteur pharmaceutique semble être l’un des bénéficiaires évidents de ces évolutions démographiques mais les pressions sur les prix y sont élevées ; les soins hospitaliers et les services de soins à domicile y gagneront davantage. Les produits destinés aux seniors (soins de beauté, prothèses auditives, implants dentaires et lunettes) auront également le vent en poupe. Les voyages et les loisirs continueront de faire l’objet d’une forte demande. Et dans quelques années, le secteur des logements pour seniors enregistrera un net afflux lié aux plus de 80 ans. Les produits et services axés sur un mode de vie sain via le sport et une alimentation produite de manière durable sont aussi très prisés de tous tandis que les sociétés de jeux vidéo profitent de l’intérêt croissant pour l’e-sport.
Piet Schimmel Senior Equity Thematic Expert
13
Obligations : naviguer en période de hausse des rendements La hausse des rendements pèse sur la valorisation des portefeuilles obligataires mais elle pourrait être l’occasion de se repositionner sur les emprunts d’État à des taux plus intéressants. La diversification demeure nécessaire, y compris via des prises de profits sur les obligations d’entreprises
d’Etat de la périphérie de l’Europe et les obligations indexées sur l’inflation (protection en cas de hausse inattendue de l’inflation) sont une bonne entrée en matière.
Obligations d’entreprises : envisager des prises de bénéfices
Les rendements obligataires ont commencé à remonter après des décennies de baisse. Malgré des divergences
Ces dernières années, les obligations d’entreprises ont géné-
entre Etats-Unis et Europe, le rebond du rendement du bon
reusement rémunéré les investisseurs, l’accélération de la
du Trésor américain à 10 ans à plus de 3% en avril a marqué
croissance et la baisse des taux d’intérêt ayant soutenu les
un tournant.
bilans des entreprises. Les achats d’obligations d’entreprises par les banques centrales ont tiré les cours à la hausse,
La croissance synchronisée de l’économie, la hausse des
surtout en Europe. La plupart des portefeuilles obligataires
anticipations d’inflation et le durcissement des politiques
contiennent désormais d’importantes positions sur le crédit,
monétaires font que la hausse escomptée des rendements
constituées dans une optique de quête de rendement.
devrait se poursuivre. Elle ne sera toutefois pas linéaire et des replis ponctuels sont inévitables. Le contexte demeure globa-
La croissance arrivant à maturité, les spreads des obligations
lement peu propice aux portefeuilles obligataires : les rende-
d’entreprises approchent de leur point bas (cf. graphique).
ments restent négatifs sur de nombreux segments euro-
Les spreads reflètent la prime de risque de ces obligations.
péens et le coupon diminue depuis de nombreuses années. Pour garder le cap en période de hausse des taux, les investisseurs doivent faire preuve d’agilité et de vigilance. Nous suggérons de profiter de chaque épisode de hausse pour accroître progressivement les positions. Cette stratégie contribuera à rétablir les rôles traditionnels de protection et
Les spreads des obligations d’entreprises investment-grade et à haut rendement atteignent un plus bas points de base 900
US high-yield
de diversification que les obligations jouent au sein des portefeuilles, notamment ceux exposés aux risques actions. 600
Opportunités sur les emprunts d’Etat des pays européens périphériques 300
La plupart des investisseurs ont nettement réduit leur exposition aux emprunts d’Etat des principaux pays européens après la crise financière. Nous recommandons de reconstituer ces positions dès que leur rendement excèdera l’inflation et après le sommet des titres à haut rendement. Ceci n’est peut-être pas pour tout de suite vu que la BCE n’est pas pressée de relever ses taux. D’ici là, les emprunts
14
Euro investment- grade corporate bond 0 jan '10 oct '12 jul '15
avr '18
Comparaison entre les spreads des obligations d’entreprises américaines et européennes. L’Europe est représentée par l’indice Barclay’s Euro Investment-grade Corporate Bond. L’indice Barclays US High-Yield Index représente les Etats-Unis. Source: Bloomberg
Perspectives d’investissement | juin 2018
Lorsqu’ils atteignent leurs plus bas, l’attrait de ces titres est
Etats-Unis et ME à des fins de diversification
maximal. C’est alors le moment de réduire la position. Le durcissement des conditions d’octroi des prêts bancaires et
Les spreads des obligations d’entreprises étant probablement
la hausse des fusions-acquisitions indiquent l’amorce d’une
à des plus bas, nous recommandons une prise progressive des
nouvelle phase. En termes d’investissement obligataire, ils
bénéfices et une diversification vers d’autres segments obli-
signalent une détérioration des bilans. La BCE réduit par ailleurs
gataires et à l’international (p.ex. les Etats-Unis, où les rende-
ses achats d’obligations et donc son soutien à ce segment.
ments sont plus proches de leurs pics qu’en Europe). Nous conseillons d’acheter des prêts senior américains et pensons
Tolérer l’accès de volatilité des obligations des pays européens périphériques
que les titres adossés à des prêts hypothécaires américains présenteront bientôt de l’intérêt. Nous conseillons également d’acheter des obligations des ME en devises fortes. Il se pourrait aussi que l’achat d’obligations des ME en devises « locales
En début d’année, nous avions suggéré d’accroître l’exposition
» se prête un jour à la diversification du portefeuille.
aux obligations d’Etat italiennes, leurs rendements étant relativement attractifs par rapport aux obligations d’entreprises
L’investissement en obligations américaines pose un risque
investment-grade européennes. Malgré les récentes tensi-
de change pour les investisseurs dont la devise de base est
ons politiques, nous recommandons aux investisseurs de
l’euro. Nous recommandons de couvrir l’exposition au dollar
conserver ces positions. Quitter l’euro ne nous semble par
US, malgré le coût éventuel (environ 2% par an). Les actifs
une option viable pour l’Italie. Tant que les obligations italien-
américains restent d’importantes sources de diversification.
nes seront remboursées en euro, leurs rendements attractifs
Les investisseurs ne craignant pas un regain de volatilité
finiront par être réalisés, ce qui, selon nous, sera le cas au
peuvent s’abstenir de couvrir le risque de change.
cours des prochaines années. L’Italie a toutefois réussi à jeter de sérieux doutes sur la réputation et la pérennité de l’Union économique et monétaire, et les cours resteront donc proba-
Mary Pieterse-Bloem Global Head Fixed Income
blement volatils.
Taux d’interets et rendements obligataires 31 mai
déc
déc
2018
2018
2019
Fed
1,75
2,50
3,00
3 mois
2,32
2,60
3,00
10 ans
2,82
3,20
2,80
Refi BCE
-0,40
-0,40
-0,20
3 mois
-0,32
-0,33
-0,13
10 ans
0,34
0,70
1,20
Etats-Unis
Europa
Voir https://insights.abnamro.nl/en pour les prévisions les plus récentes d’ABN AMRO.
Source: Thomson Reuters Datastream, ABN AMRO Group Economics
15
Investissement durable : vers un nouveau cap Si les tendances actuelles se poursuivent, en 2030, soit dans 12 ans à peine, les besoins en énergie, en eau potable et en produits alimentaires augmenteront de 50%, 40% et 35% respectivement. Ces prévisions représentent un solide argument en faveur du développement durable et donc de l’investissement durable. Il y a urgence.
d’investissement durable, ABN AMRO investit en mettant l’accent sur les changements positifs apportés dans des domaines tels que la propreté de l’eau, l’énergie verte, la vie saine et la baisse des émissions de CO2, pour ne nommer que quelques-uns de nos objectifs en termes de durabilité.
Intérêt croissant pour l’investissement durable
Des avancées progressives sur la voie des objectifs de durabilité
Nombreux sont ceux qui investissent déjà dans des entrepri-
Certaines entreprises font preuve d’une ingéniosité remar-
ses durables. Selon une récente étude commandée par ABN
quable. Il existe ainsi un spécialiste du nettoyage industriel
AMRO aux Pays-Bas, d’autres s’apprêtent à le faire. Notre
(notamment de textiles), qui après avoir réduit sa consom-
enquête révèle que près de 40% des sondés envisagent
mation d’énergie, est allé plus loin en mettant au point des
d’étoffer leurs portefeuilles durables cette année. Fait intéres-
techniques pour que ses clients réduisent leur propre consom-
sant, les investisseurs se déclarant attirés par l’investissement
mation d’énergie en diminuant la consommation d’eau et en
durable pour ses performances sont plus nombreux (35%) que
abaissant les températures de nettoyage – ainsi que les coûts
ceux qui adoptent cette approche essentiellement « pour faire
– d’une centaine de laveries commerciales en Europe. Cela ne
une bonne action » (23%). Les résultats de l’enquête confir-
fait peut-être pas la « une » mais c’est un pas dans la bonne
ment cet optimisme quant à la performance des portefeuilles
direction pour faire face à la hausse des besoins en énergie et
durables. Plus de la moitié des investisseurs disposant déjà
en eau potable (50% et 40% respectivement) d’ici 2030.
de portefeuilles durables indiquent que la performance de ces investissements est « satisfaisante ou très satisfaisante ». Compte tenu de la hausse des besoins en énergie, en eau et
Faire bouger les choses
en produits alimentaires, les investissements sur ce segment vont clairement augmenter et les entreprises en bénéficieront,
Dans la littérature sur l’investissement « écologique », on
soutenant la performance à venir.
trouve le concept d’« immobilisme abusif ». Ce concept a été élaboré par le futuriste américain Alex Steffen, qui le définit
Qu’est-ce que l’investissement durable ?
comme « le ralentissement délibéré du changement afin de prolonger un état rentable mais non viable, au détriment des générations futures ».
Si le terme « investissement durable » recouvre de multiples aspects, il peut se définir relativement simplement
Nous ne croyons pas à cette stratégie. Nous sommes
comme le fait d’investir dans des entreprises proposant des
convaincus qu’il faut accélérer les changements nécessaires
produits et des services ayant un impact négatif minime sur
à la viabilité de notre planète. Et nous pensons que les inves-
les personnes, l’environnement et la société. Les processus
tisseurs peuvent tirer profit de leurs placements dans des
d’investissement des portefeuilles gérés par ABN AMRO
entreprises qui agissent de manière durable et contribuent à
favorisent l’identification de sociétés durables. Grâce à un
la viabilité de la société.
système de notation, nous pouvons identifier les entreprises qui se distinguent en termes de responsabilité environnementale, sociale et de gouvernance. Dans le cadre des mandats
16
Richard de Groot Global Head Investment Centre
Perspectives d’investissement | juin 2018
Immobilier : perspectives prometteuses L’immobilier a connu un début d’année difficile, la correction ayant touché tous les actifs risqués. Il s’est redressé depuis, à la faveur de flux de trésorerie stables, de dividendes généreux et de ses atouts par rapport à d’autres actifs.
Pour les investisseurs dont la devise de base est l’euro, les effets de change peuvent avoir une incidence considérable sur les performances immobilières. En effet, la majorité des sociétés immobilières de l’indice de référence mondial sont liées au dollar US. Une appréciation de l’euro (hausse de la parité EUR/USD) se traduit directement par une baisse de l’indice
En 2017, la croissance des flux de trésorerie des sociétés
de référence, tandis qu’une dépréciation de l’euro a l’effet
immobilières a reculé mais elle se stabilise désormais à 2-3%
inverse. Après une forte hausse en 2017, nous prévoyons que
grâce à une conjoncture favorable aux Etats-Unis ainsi qu’en
le dollar se stabilisera face à l’euro, ce qui devrait également
Europe et en Asie. Le niveau d’endettement de ces sociétés
contribuer à stabiliser les performances immobilières.
est également gérable. L’effet de la hausse attendue des taux d’intérêt sur les bilans ne devrait pas être très prononcé. Au
S’agissant des rendements totaux attendus de l’immobilier en
cours des dernières années, la plupart des sociétés immobili-
2018, nous prévoyons une performance positive intéressante,
ères ont refinancé leurs prêts à des taux très faibles et sur de
certes inférieure à celle des actions, mais pour un risque de
longues périodes. Enfin, les valorisations immobilières sont
marché moindre. Compte tenu des revenus qu’il génère et de
raisonnables et les dividendes (environ 4%), intéressants. Par
son profil risque/rendement séduisant, il nous paraît opportun
rapport aux performances attendues des liquidités ou des
de détenir de l’immobilier dans le cadre d’un portefeuille bien
obligations, les dividendes des sociétés immobilières offrent
diversifié, également composé d’actions et d’obligations.
de solides flux de revenus aux investisseurs.
Piet Schimmel Senior Equity Thematic Expert
17
Private Equity : la classe d’actifs reste intéressante L’investissement dans le private equity reste attractif pour plusieurs raisons : les distributions toujours généreuses des fonds de private equity, l’optimisme des investisseurs et la quête de rendement.
equity payer les actifs à un prix excessif. Les récentes données du marché montrent toutefois que les prix d’achat ont légèrement baissé au premier trimestre, à environ 10x l’EBITDA pour les buyouts américains et européens, indiquant que les prix ont atteint un plateau et que les gérants
Les investisseurs continueront probablement d’investir des
déploient prudemment les capitaux.
montants considérables de capitaux dans le private equity. Par conséquent, nous ne tablons pas sur une diminution
Il convient toutefois de regarder ces chiffres de plus près. Les
sensible du volume des capitaux souscrits non investis («
multiples de prix d’acquisition moyens sont souvent gonflés
dry powder »), qui a atteint un plus haut historique de 1 700
par les multiples généreux des opérations de plus grande
milliards USD, au cours des 6 à 12 prochains mois. Environ
taille. La majorité des opérations de buyout (mesurées par le
633 milliards USD de ces capitaux à investir sont destinés à
nombre d’opérations) concerne toutefois le middle-market,
des fonds de buyout, le solde étant affecté aux infrastructu-
où les prix sont généralement plus faibles.
res, à l’immobilier et à la dette privée. Les investisseurs sont en droit de se demander s’il est Ce volume élevé de capital à investir a intensifié la concur-
opportun de se repositionner sur le private equity. Le timing
rence en matière d’investissements cibles intéressants et
parfait n’existant pas, nous pensons que les investisseurs
propulsé les multiples d’acquisition à un niveau historique-
devraient continuer d’investir dans le private equity pour les
ment élevé. D’où la crainte de voir les gérants de private
raisons suivantes. XXLe
private equity constitue un bon instrument de
diversification, qui permet de saisir des opportunités d’investissement non proposées par des investissements plus liquides comme les actions et les obligations. XXLes
capitaux engagés dans les fonds de private equity
sont investis sur plusieurs années, exposant les investisseurs à différentes conditions de marché. XXLes
données historiques montrent qu’un investissement
régulier et discipliné dans des fonds de private equity sur différentes années (« millésimes ») constitue un facteur de succès essentiel. Il va de soi que les investisseurs doivent prendre soin de bien choisir leur gérant et donner la priorité aux sociétés de private equity de premier ordre, qui s’appuient sur leur vaste expérience pour réaliser des opérations fructueuses mêmes quand les prix sont élevés.
Oliver Schebela, Senior Investment Professional Private Equity Andreas Hegedüsch, Senior Investment Professional Private Equity
18
Perspectives d’investissement | juin 2018
Matières premières : opinion positive à long terme Le marché des matières premières, tel que mesuré par l’indice CRB, a poursuivi son rebond au T1 2018 et atteint son plus haut niveau sur plus de deux ans. Le renchérissement du pétrole, des céréales et des matières premières agricoles (blé et cacao essentiellement), ainsi que de certains métaux de base comme le nickel et l’aluminium, ont exacerbé la hausse du CRB.
– essentiellement à destination de l’Europe – en pâtiront. Une partie se reportera peut-être sur l’Asie. La majorité des importations européennes devront être remplacées par des exportations d’autres membres de l’OPEP comme l’Arabie saoudite et l’Irak. S’il n’y aura pas de pénurie à court terme, l’état déjà critique de l’offre à plus long terme s’en trouvera aggravé. Faute d’investissement dans les activités amont, l’offre à venir pourrait s’avérer insuffisante pour satisfaire la demande mondiale.
Les prix des métaux de base et du pétrole ont été soutenus par la menace de possibles perturbations de l’offre future
Dans les prochains mois, les prix des matières premières
qu’a fait planer la montée des tensions géopolitiques, notam-
pourraient reculer sous l’effet de nouvelles tensions commer-
ment l’incertitude sur l’Iran et les sanctions américaines à
ciales entre les Etats-Unis et la Chine, d’un tassement des
l’encontre d’oligarques russes. La hausse de la demande
données économiques et d’accès d’aversion pour le risque.
et l’actualité relative à l’offre, notamment la diminution des
Nous restons toutefois optimistes à l’égard des perspectives
stocks et la perspective de récoltes moins abondantes l’an
macroéconomiques et pensons que la croissance devrait
prochain, ont entraîné une hausse des prix du cacao et du blé.
soutenir l’indice CRB à plus long terme.
Hans van Cleef Senior Energy Economist
Les cours de l’aluminium et du nickel resteront volatils tant que perdurera l’incertitude sur les droits de douane et les sanctions des Etats-Unis. S’agissant du zinc, la hausse de l’offre au S2 2018 fera reculer les prix. Le marché des métaux de base devrait s’avérer tendu en raison d’un redressement saisonnier de la demande et de possibles perturbations de l’offre. Avec à la clé un regain d’appétit pour le risque des investisseurs.
La demande de pétrole continue de croître
Prévisions sur les matières premières 23 mai 2018
moy. 2018
fin 2018
Pétrole S’agissant du pétrole, l’attention des investisseurs sera
Brent USD/le baril
73
71
75
centrée sur l’offre jusqu’à la fin de l’année, la demande
WTI USD/le baril
68
66
70
continuant de croître de façon soutenue. L’OPEP décidera probablement de maintenir son accord de réduction de la
Métaux
production. Si elle change de position, elle devra expliquer sa
Or USD/once
1.310
1.287
1.250
décision afin d’empêcher un choc sur les cours.
Argent USD/once
16,5
16,2
16
Platine USD/once
900
916
900
Les Etats-Unis sont sortis de l’accord nucléaire avec l’Iran et
Palladium USD/once
975
944
900
lui imposeront de nouvelles sanctions d’ici six mois. Malgré
Aluminium USD/tonne
2.325
2.210
2.200
le souhait des parties européennes (outre la Chine et la
Cuivre USD/tonne
6.820
7.020
7.200
Russie) de maintenir l’accord, les exportations iraniennes
Voir https://insights.abnamro.nl/en pour les prévisions les plus récentes d’ABN AMRO.
Bron: ABN AMRO Group Economics
19
Devises: l’euro sous pression Les évolutions négatives intervenues dans la zone euro et le regain de confiance à l’égard des EtatsUnis ont entraîné une baisse de la parité EUR/USD. La faiblesse de l’euro pourrait être plus durable que ce que nous avions prévu.
Le dollar devrait se déprécier en 2019 A plus long terme, nous prévoyons toujours une dépréciation du dollar, essentiellement sous l’effet d’une détérioration des fondamentaux (p.ex. creusement du déficit budgétaire américain). D’autre part, comme la Fed se défait progressi-
Les facteurs à l’origine de la dépréciation de l’EUR/USD sont
vement de ses positions obligataires, l’Etat fera sans doute
multiples. Au regard de tous ces facteurs, nous pensons que
appel aux investisseurs étrangers pour financer le déficit.
cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochains
Une dépréciation du dollar facilitera probablement ce proces-
mois. Nos nouvelles prévisions pour fin juin, fin septembre
sus, les bons du Trésor américain offrant alors plus d’attrait.
et fin décembre s’établissent respectivement à 1,15 (1,21
Par ailleurs, la diminution de l’effet des mesures de relance
précédemment), 1,10 (1,21 précédemment) et 1,15 (1,20
(réforme fiscale) et le durcissement de la politique monétaire
précédemment).
ralentiront l’économie. La croissance économique et les rendements des bons du Trésor américain devraient culmi-
Voici quelques-unes des raisons de l’affaiblissement de
ner fin 2018, ce qui pèsera sur le dollar en 2019. Il est égale-
l’EUR/USD :
ment peu probable que la Fed relève ses taux au-delà des hypothèses du marché, à savoir deux tours de vis de 25pb en
XXLes
tensions sur le marché obligataire italien ne font que
commencer, ce qui pèsera sur l’euro. XXLes
positions longues nettes sur l’euro restent très impor-
2019. Autant de facteurs qui suggèrent une baisse du billet vert. Notre prévision pour l’EUR/USD à fin 2019 est maintenant de 1,25 (contre 1,30 précédemment).
tantes. La parité EUR/USD se négociant en-dessous de
Georgette Boele Senior FX Strategist
sa moyenne mobile sur 200 jours, une nouvelle détérioration du sentiment à l’égard de l’euro entraînera probablement une réduction de ce positionnement long net. XX A
court terme, les perspectives de croissance de la zone
euro sont beaucoup plus incertaines que celles des EtatsUnis. L’euro en pâtira également jusqu’à ce que les statis-
Prévisions
tiques de la zone euro soient à nouveau nettement meil-
Monnaie
leures que prévu. Nous prévoyons toujours une reprise de
EUR/USD
l’économie de la zone euro. Les fondamentaux cadrent
29 mai 2018
T4 2018
T4 2019
1,1571
1,15
1,25
USD/JPY
108,75
110
100
avec la poursuite d’une croissance supérieure au niveau
EUR/JPY
125,84
127
125
tendanciel mais les données mettront peut-être du temps
GBP/USD
1,3241
1,34
1,42
à se redresser suffisamment pour apaiser les craintes du
EUR/GBP
0,8739
0,86
0,88
marché.
USD/CHF
0,9930
1,06
1,00
continuons de penser que les investisseurs sont un
EUR/CHF
1,1490
1,22
1,25
peu trop optimistes en ce qui concerne le calendrier de
USD/CAD
1,2999
1,28
1,18
la hausse des taux de la BCE. Alors que le marché table
EUR/CAD
1,5041
1,47
1,48
sur un relèvement des taux à l’été 2019, nous prévoyons
USD/CNY
6,42
6,50
6,70
quant à nous qu’elle attendra jusqu’en septembre 2019.
USD/BRL
3,74
3,70
3,20
XXNous
Ceci devrait également se traduire par un repli de l’EUR/ USD, a fortiori si la Fed continue de relever régulièrement les siens.
20
Voir https://insights.abnamro.nl/en pour les prévisions les plus récentes d’ABN AMRO.
Source: ABN AMRO Group Economics
Perspectives d’investissement | juin 2018
Profils d’allocation des actifs Les profils de risque du modèle de portefeuille du Comité d’Investissement Global d’ABN AMRO, en pourcentage, du plus prudent (Profil 1) au plus exposé aux risques de marché (Profil 6). Allocation d’actifs
Profil 1 Stratégique Neutre
Min.
Profil 2 Tactique
Ecart
Max.
Stratégique Neutre
Min.
Tactique
Ecart
70
16
11
Max.
5
0
60
32
27
5
0
90
40
100
63
-27
70
30
85
50
-20
Marchés d’actions
0
0
10
0
0
15
0
30
19
4
Placements alternatifs
5
0
10
5
0
10
0
20
15
5
Marchés monétaires Marchés des capitaux
Fonds de Hedge funds
5
5
0
5
5
0
Immobilier
0
0
0
3
8
5
Matières premières
0
0
0
2
2
0
Allocation totale
100
100
100
Allocation d’actifs
100
Profil 3 Stratégique Neutre
Min.
Profil 4 Tactique
Ecart
Max.
Stratégique Neutre
Min.
Tactique
Ecart
Max.
5
0
70
11
6
5
0
70
5
0
Marchés des capitaux
55
20
70
39
-16
35
10
55
25
-10
Marchés d’actions
30
10
50
35
5
50
20
70
55
5
Placements alternatifs
10
0
20
15
5
10
0
30
15
5
Marchés monétaires
Fonds de Hedge funds
5
5
0
5
5
0
Immobilier
3
8
5
3
8
5
Matières premières
2
2
0
2
2
0
Allocation totale
100
100
100
Allocation d’actifs
100
Profil 5 Stratégique Neutre
Min.
Profil 6 Tactique
Ecart
Max.
Stratégique Neutre
Min.
Tactique
Ecart
Max.
5
0
70
2
-3
5
0
60
3
-2
Marchés des capitaux
15
0
40
11
-4
0
0
25
0
0
Marchés d’actions
70
30
90
75
5
85
40
100
87
2
Placements alternatifs
10
0
30
12
2
10
0
30
10
0
Marchés monétaires
Fonds de Hedge funds
5
5
0
5
5
0
Immobilier
3
5
2
3
3
0
Matières premières
2
2
0
2
2
0
Allocation totale
100
100
100
100
L’allocation tactique des actifs reflète les stratégies actives qui tiennent compte des visions à court et moyen terme et s’écartent de l’allocation stratégique à plus long terme.
21
Contributions ABN AMRO Beleggingscomité Richard de Groot
richard.de.groot@nl.abnamro.com
Global Head Investment Centre
Han de Jong
han.de.jong@nl.abnamro.com
Chief Economist
Reinhard Pfingsten
reinhard.pfingsten@de.abnamro.com
Global Head Asset Allocation Services
Olivier Raingeard
olivier.raingeard@fr.abnamro.com
Global Head Equity
Mary Pieterse-Bloem
mary.pieterse-bloem@nl.abnamro.com
Global Head Fixed Income
Georgette Boele
georgette.boele@nl.abnamro.com
Senior FX Strategist
Hans van Cleef
hans.van.cleef@nl.abnamro.com
Senior Energy Economist
Olivier Raingeard
olivier.raingeard@fr.abnamro.com
Global Head Equity
Paul van Doorn
paul.van.doorn@nl.abnamro.com
Senior Portfolio Manager, Equities
Bastian Ernst
bastian.ernst@nl.abnamro.com
Portfolio Manager, Equities
Maurits Heldring
maurits.heldring@nl.abnamro.com
Equity Research & Advisory Expert
Rainer Kloppert
rainer.kloppert@de.abnamro.com
Senior Portfolio Manager, Equities
Eric Lafrenière
eric.lafreniere@fr.abnamro.com
Senior Portfolio Manager, Equities
Esther van Munster
esther.van.munster@nl.abnamro.com
Senior Portfolio Manager, Equities
Jaap Rijnders
jaap.rijnders@nl.abnamro.com
Equity Research & Advisory Expert
Sandra Saidi
sandra.saidi@fr.abnamro.com
Senior Portfolio Manager, Equities
Piet Schimmel
piet.schimmel@nl.abnamro.com
Senior Equity Thematic Expert
Mary Pieterse-Bloem
mary.pieterse-bloem@nl.abnamro.com
Global Head Fixed Income
Roel Barnhoorn
roel.barnhoorn@nl.abnamro.com
Senior Fixed Income Thematic Expert
Florian Bardy
florian.bardy@fr.abnamro.com
Fixed Income Portfolio Manager
Willem Bouwman
willem.bouwman@nl.abnamro.com
Fixed Income Portfolio Manager
Chris Huys
chris.huys@nl.abnamro.com
Senior Fixed Income Portfolio Manager
Fidel Kasikci
fidel.kasikci@de.abnamro.com
Senior Fixed Income Portfolio Manager
Torben Kruhmann
torben.kruhmann@de.abnamro.com
Fixed Income Portfolio Manager
Jacques Verdier
jacques.verdier@fr.abnamro.com
Senior Fixed Income Portfolio Manager
Reinhard Pfingsten
reinhard.pfingsten@de.abnamro.com
Global Head Asset Allocation Services
Paul Groenewoud
paul.groenewoud@nl.abnamro.com
Quant Risk Specialist
Martien Schrama
martien.schrama@nl.abnamro.com
Product Manager
Chris Verzijl
chris.verzijl@nl.abnamro.com
Product Manager
Romeo Chamman
romeo.chamman@nl.abnamro.com
Product Manager
Arkadi Odintsov
arkadi.odintsov@nl.abnamro.com
Quant Risk Specialist
Thomas Domeratzki
thomas.domeratzki@ de.abnamro.com
Senior Strategist
Steffen Kunkel
steffen.kunkel@de.abnamro.com
Senior Strategist
Oliver Schebela
oliver.schebela@de.abnamro.com
Senior Investment Professional Private Equity
Andreas Hegedüsch
andreas.hegeduesch@de.abnamro.com
Senior Investment Professional Private Equity
Etudes économiques du groupe
Global Investment Centre
Private Equity
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Perspectives d’investissement | juin 2018
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